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Cap Vert (12)

Cap Vert


CAP-VERT : Un chemin pavé entre mer et montagne

Les sentiers de randonnée de l'île de Santo Antão au Cap-Vert, permettent la découverte de la montagne, de la mer et la rencontre des habitants.
L'un d'entre eux, de Ponta do sol à Cruzinha, vaut le détour.

Sans effort exceptionnel, ce sentier de la côte nord-est, le long de la mer, se parcourt en une petite journée de marche. Il est certes plus sportif que les sentiers de douaniers en Bretagne : selon le rythme de chacun, on peut prévoir 6 heures de marche avec de nombreux dénivelés qui peuvent atteindre 600 m. La température clémente évite de souffrir de la chaleur. Le vent souffle presque en permanence sur ces côtes : il vaut mieux en tenir compte pour parcourir le sentier dans le bon sens et ne pas avoir le vent de face. Quelques randonneurs l'ont appris à leurs dépens.
Sans carte des sentiers de randonnée sur l'île, nous tâtonnons pour trouver le point de départ dans Ponta do sol. Un passant nous renseigne.

CapVert1Première surprise : plusieurs habitants de la ville, de tous âges, empruntent la même direction que nous, deux seaux à la main. Nous imaginons plusieurs hypothèses, plus ou moins poétiques : ils vont chercher de l'eau, ils évacuent leurs toilettes... Eh non, ils vont nourrir leur cochon logé dans une case quelques centaines de mètres plus loin sur un site en bord de mer, à la vue imprenable.

"Chaque famille possède un ou deux cochons", confirme Silvino, l'un de nos interlocuteurs : "les Capverdiens utilisent les déchets alimentaires et investissent ainsi dans un stock de viande sur patte". On en voit dans la campagne, près de la maison de leur propriétaire.
Entre pics et bord de mer Accrochés aux coteaux, les villages surprennent à chaque passage de col ou au détour d'un chemin.

Les maisons rénovées aux teintes vives et très variées dessinent des touches de couleurs dans le paysage. Nous marchons entre pics et bord de mer, le long des falaises, avec le grondement des vagues en fond sonore. Au creux d'une vallée, un village fantôme et des maisons en ruines : les habitants (trop isolés ?) l'ont abandonné. Nous croisons deux groupes de randonneurs et quelques autres qui parcourent le sentier à deux ou trois. Des plages de sable noir bordent la côte : les rouleaux dissuadent de se baigner, malgré une température agréable, (20° à 25°) en ce mois de janvier. Ce jour-là, à cause d'une mer trop grosse, les pêcheurs n'ont pu sortir leur barque multicolore.

Les chemins nous font passer près des gens, au même niveau qu'eux, le long des terrasses cultivées ou de leur habitation. Accueillants, les habitants parlent facilement. Tel paysan dans son champ de choux explique qu'il vend l'essentiel de sa récolte. Les parcelles en terrasses ou au fond des ruisseaux, en période sèche, sont minuscules. Le travail sur ces quelques mètres carrés n'est pas mécanisable.

Des plantes et des cultures variées jalonnent le sentier. Des légumes, fruits, fleurs exotiques qui, en France, nous font rêver : bananiers, manioc, canne à sucre, patates douces, fèves...
Pourtant, la pauvreté est partout, dans les campagnes et les villages. A priori, ce n'est pas la misère. Les enfants sont scolarisés. Par petits groupes, ils parcourent les mêmes sentiers que nous, allant ou revenant de l'école. Ils nous sollicitent pour des bonbons ou pour être pris en photo, sans insister. Les bancs de la place du village de Corvo, près de l'école, nous accueillent pour un pique-nique. Nous revoyons l'instituteur qui nous a dépassés sur le sentier quelques kilomètres plus tôt.

La langue reste un obstacle pour communiquer avec les villageois qui parlent surtout créole.
Si vous baragouinez un peu de portugais, (bom dia, todo bem ? Bonjour, comment ça va ?), c'est plus facile. La langue officielle est l'héritage de la colonisation par le Portugal jusqu'à l'indépendance en 1975. Au bout du sentier, un peu fatigués, nous faisons une halte au café de Cruzinha pour nous désaltérer. Chercher un transport pour le retour à notre point de départ est très facile. Le taxi collectif nous conduit sur une route tortueuse, en partie en travaux.

À Ponta do sol, nous retrouvons notre chambre d'hôtes Chez Pasquina. Et profitons d'une promenade dans la ville (4 700 habitants) pour découvrir la piste d'un aéroport qui, en soirée, se transforme en terrain de jogging. L'aéroport aurait été fermé suite à un accident de sortie de piste en août 1999. Lors de notre promenade, nous nous laissons tenter par un petit restaurant pour le dîner. Après l'apéritif bienvenu — vous avez le choix entre un pontche (cocktail d'eau de vie et mélasse) ou un grogue (eau de vie locale) — du poisson grillé. Nous nous endormirons au son d'une répétition de batucada.

Le prochain carnaval, en février, exige une préparation intensive : les participants se réunissent pour s'entraîner, le soir après le travail et jusqu'au petit matin.
Découverte en douceur Utilisés pour relier les villages, les sentiers de randonnée, en partie pavés, permettent des balades de plusieurs heures. Aujourd'hui certains sont encore pavés, faute de route d'accès carrossable. Pour la marche, ils sont très confortables. En une semaine, nous en avons empruntés quelques uns, sur une partie de l'île. Il y en a beaucoup d'autres à l'ouest de Santo Antão.

Tout au nord du Cap-Vert, au large du Sénégal, voilà une destination pour les randonneurs.
L'accueil des voyageurs se fait dans de petites résidences : ne rêvez ni de discothèques ni de grande plages, mais de calme et de rencontres sympathiques.

Texte et photos
Fanchette et Jean-François Bourblanc (35)



 

Cap_vert_4Depuis longtemps nous rêvions d’aller randonner aux îles du Cap-Vert.


Situé à 500 km des côtes sénégalaises, l’archipel du Cap-Vert, ce “Petit Pays” comme le chante si bien Césaria Evora se compose de dix îles encore peu connues, à 5h30 d’avion de Paris.


Notre but était de randonner dans l’île de Santo Antâo et de gravir le volcan Pico dans l’île de Fogo.
Le trajet d’île en île se fait en avion si les vents de sable venus du Sahara le permettent ; seule l’île de Santo Antâo est reliée en une heure depuis l’île de Sâo Vicente par un ferry.


Santo Antâo est l’une des îles les plus fantastiques du Cap Vert avec ses imposantes montagnes et ses vallées profondes dont le relief ressemble aux cirques de l’île de la Réunion et aux paysages andins. Ce relief offre des conditions idéales pour la randonnée : il existe une cinquantaine d’itinéraires.


Cap_vert1L’île est traversée par une route en lacets de 38km, entièrement pavée et sans goudron, qui s’élève à 1100m d’altitude. En arrivant par le ferry à Porto Novo, nous gravissons en minibus le versant sud aride et lunaire, puis au sommet la végétation commence à apparaître et nous descendons sur l’autre versant par une route qui parfois se rétrécit en franchissant la crête de la montagne avec le vide impressionnant de chaque côté de notre minibus.


Nous randonnons une semaine dans ces paysages magnifiques ne rencontrant que quelques cap verdiens vaquant à leurs occupations. La rando la plus fabuleuse nous prend 6h par un sentier empierré : 200m de montée et 1600m de descente par une température de 30°.
Grâce à nos bâtons de randonnée , nous épargnons nos genoux dans les descentes très raides et difficiles...

Fogo : nous nous envolons pour l’île afin de gravir le volcan Pico à 2829m d’altitude.
Après une montée de 2h en aluguer (minibus collectif) nous atteignons le village de Châ das Caldeiras construit dans un cirque de hautes falaises de 9km de diamètre né de l’effondrement de la partie centrale du cône d’un volcan. A l’intérieur, le volcan Pico culmine à 2829m avec à son sommet un cratère de 500m de diamètre.


Cap_vert2Nous partons à 7h du matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, de Châ das Caldeiras à 1700m d’altitude et pour plus de sécurité avec un guide local.
La montée dans les coulées de lave, d’abord facile, devient de plus en plus difficile dans un cahot de rochers sur une pente à 45° où les pieds glissent sans arrêt dans la pierraille. Nous nous arrêtons très fréquemment pour reprendre notre souffle. Nous mettrons 5h pour monter, mais la descente en “ramasse” (1) de 1000m de dénivellation dans 1m de “pouzzolane” (2) sera notre récompense ! ... ne pas oublier ses guêtres pour éviter que la cendre noire ne pénètre dans les chaussures...


Nous confions nos bagages à un taxi collectif qui les ramènera dans la vallée à Sâo Filipe où nous avons réservé un hôtel que nous retrouverons le lendemain. Pendant ce temps nous redescendons au niveau de la mer juste avec un petit sac à dos par un petit sentier serpentant dans la forêt tropicale, dans la brume. La descente nous prendra 7h pour une dénivellation de 1600m sur un terrain très glissant. C’est notre dernière randonnée !

Cap_vert_5Les capverdiens sont très accueillants, la vie n’est pas chère, les transports collectifs et les hébergements sont nombreux ... Le Cap-Vert est une merveille, mais ...chut... il ne faut pas le dire !

 

1- "en ramasse" descendre en glissant sur les genous

2- pouzzolane : "cendre" volcani

 

Michel Pla

 

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