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Carnet de route

< Voyage Argentine, Chili, Bolivie du 22/4/2016 au 17/5 2016

22/4 : Départ 23 h par la TAM. Bon confort, un bon espacement entre les sièges et des repas très corrects. Arrivée à Sao Paulo à 5 h , pour repartir à 9 h 15 vers Foz de Iguaçu au Brésil où nous arrivons à 10 h 50.
Bus jusqu'à la frontière et taxi ensuite vers Puerto Iguazu. Hôtel La Sorgente très bien .870 ARS. N’acceptent la carte bleue que si la réservation est faite en direct.
Bus à 14 h 30 pour les chûtes côté brésilien (80 ARS/pers AR). Visite des chutes jusqu'à 17 h. Superbe, petit chemin qui descend au pied d'une des chutes. Dîner à la Sorgente 500 ARS pour 2.

24/4 : Départ à 9 h en bus pour les chutes côté argentin (80 ARS/pers). Entrée du parc 260 ARS/pers. Petit train jusqu'à la Garganta del diablo. Magnifique. Retour au point central à 12h 30 pour pique nique (cher et pas très bon). Puis parcours inférieur très beau et parcours supérieur superbe donnant une vue générale des chutes. Paseo ecologico (200 ARS/pers) sans grand intérêt. Retour à 16 h 30 à l’hôtel. Dîner à Puerto Iguazu à terra avenue missiones 375 ARS pour 2 très bien.

25/4 : Départ à 9 h 15 pour aéroport en taxi 250 ARS. Avion à 11 h 45, arrivée à Salta à 14 h. Taxi pour le centre 120 ARS. Hôtel del Antiguo Convento Calle Caseros 650 ARS très bien. Visite du musée ethnologique tenu par un original (70 ARS/pers) assez peu intéressant, de l'église San Francisco dont l'intérieur n'est pas terrible et du centre culturel sur la place principale où nous assistons à un petit concert des élèves du conservatoire. Dîner au Dona Calle Cordoba, près de la place, sympa, 260 ARS/pour 2.

26/4 : Départ à 9 h avec voiture de location (Duster 1650 € pour 14 jours) pour Cachi. La route monte dans une vallée verdoyante avec des riches de couleur rouge. Puis passage d'un col avec des montagnes pelées et de très jolies couleurs mises en valeur par une neige tombée dans la nuit qui a gelé sur la végétation. Pique nique près de la vallée Encantada (fermée exceptionnellement aux voitures). Vue sur la vallée du mirador mais elle ne semble pas exceptionnelle. Poursuite de la montée splendide vers le col où il y a une petite chapelle, puis descente vers l'altiplano (vigognes) et les champs de cactus (parc des Cardones). Arrivée à Cachi à 16 h 30. Jolie petite place avec une ambiance paisible. Montée au cimetière pour voir la vue et au site archéologique sans grand intérêt. Dîner au restaurant Oliver très bien 300 ARS/pers

27/4 : Départ 9 h par la piste pour Seclantas, petite place de village sympa. Puis arrêt à Molinos sans intérêt et visite du Cuadero Coquera, centre d'élevage de vigognes et de l'hacienda de Molinos. Ensuite, Antagasco, jolie église et place sympa. Pique nique dans la Quebrada Flechas, superbe. Nombreux arrêts. Arrivée à San Carlos vers 15 h 30 pour prendre un pot sur la place et à 17 h à Cafayate (bonne route goudronnée de San Carlos à Cafayate). Hôtel Tinkunaku moyen 550 ARS.

28/4 : Départ à 9 h pour Salta par la quebrada de Cafayate. Arrêt au Rio Colorado pour une petite marche dans le rio. Puis tous les arrêts indiqués sur la route pour profiter de ces sites exceptionnels. Arrivée à 13 h 30 au restaurant à Alamania (rien avant). Arrivée à 16 h à Salta. Dîner sur la place près du MAAM 350 ARS pour 2 très moyen.

29/4 : Départ 9 h pour San Salvador de Jujuy par route 9, moins rapide car beaucoup de virages mais jolie et bien verdoyante. Arrivée à 11 h 30. Visite de la cathédrale et du petit musée attenant qui contient des petites sculptures amusantes. Le musée archéologique est fermé. Déjeuner dans un resto végétarien près de la cathédrale très bien 300 ARS pour 2. Départ vers le nord par une assez belle route dans une grande vallée. Arrêt à Purmamarca très touristique. Marche à pied pour aller voir la montagne des 7 couleurs, étonnante mais pas très belle. Départ à 17 h pour Tilcara mais erreur de route, nous prenons la route du paso Jama sur 20 km !! Arrivée à 19 h à Tilcara. Difficile de trouver un hôtel. On trouve le Rincon de Jujuy 650 ARS très bien et on dîne dans le resto en face.

30/4 : Temps couvert. Balade dans Tilcara pour aller voir la forteresse de Pukara. Jolie vue et jardin botanique intéressant. Visite du musée de Tilcara. Départ à 12 h sous le soleil. Arrivée à Humahuaca Hôtel La Sonada très bien 450 ARS. Jolie petite ville bien authentique et pas trop touristique. Montée à Hornoqual par une piste qui débouche à 4350 m sur un col d'où on a une vue exceptionnelle sur la montagne aux 14 couleurs. A ne pas manquer. Dîner au Portillo très bien 300 ARS pour 2

1/5 : Départ 9 h 30, achats sur le marché de Humahuaca, très typique et route pour Uquia, visite de l'église qui présente un beau retable et des portraits d'anges habillés de costumes du XVII ème. Puis balade au Cerro de Las Senoritas. Très beaux rochers rouges. Pique nique sur place. Retour à 14 h pour aller à Hordanitas chez Hector et Clara Lamas, près du terrain de football. Ils sont très sympathiques et Hector fait une visite guidée de pétroglyphes dans la vallée du rio, de l'église et d'un vieux cactus de 350 ans. C'est une famille très agréable et pleine d'humour. Dîner à San Andino assez bien 300 ARS.

2/5 : Départ 9 h à Tilcara pour acheter pique nique sur le marché sympa. Sur la route, jolie vue sur la « Palette du peintre » et visite de la Posta, ancien relais de poste, bien présenté. Route vers le Chili. La montée du col offre de belles vues. Arrêt aux Salinas Grandes et arrivée à Susques à l'hôtel pastos Chicos perdu au milieu de l'altiplano. 750 ARS Dîner moyen 350 ARS pour 2.

3/5 : Départ à 9 h pour SPDA. Route superbe dans l'Altiplano, avec lagunes, couleurs superbes, vigognes et immensités désertiques. Passage de la douane sans problème et descente impressionnante sur San Pedro avec vue sur les volcans boliviens. Arrivée à 13 h 30 à San Pedro (aucune alimentation entre Susques et SPDA 250 km). Déjeuner sur la place près de l'église très bien 17000 pesos pour 2. Par contre l'hostal Désert que nous avions réservé par booking est très moche : petites chambres aveugles ou donnant sur un mur, près de la grande route pour 60 euros. On n'y reste qu'une nuit et trouve des chambres plus sympas eu Camino de l'Inca pour 35000 pesos. En fin d'après midi petite balade dans la vallée de la muerte étonnante. Dune de 80 m. Dîner à ckunna bien mais cher 25000 pesos pour 2.

4/5 :  Départ à 9 h avec changement d'hôtel. Achat du pique nique et route vers Yerbas Buenas à 50 km de SPDA. Superbe montée au dessus du désert d'Atacama et de la vallée de la Lune. Atteinte de la route pour Rio grande au sommet et arrivée au site de Yerbas Buenas, avec des pétroglyphes très nombreux à découvrir le long d'un circuit de visite dans des amas rocheux, à pied. Intéressant. On pique nique sur place et on continue la route vers la vallée arc en ciel qui porte bien son nom : très belles couleurs mises en valeur par les herbes de la pampa au fond du rio, avec des roches découpées par l'érosion. Ensuite on continue la même route jusqu'à Rio Grande, au fond d'un superbe canyon, jolie petite église à toit de chaume où se déroule une fête religieuse qui ressemble plutôt à une bacchanale ! Retour à 17 h à l'hôtel. Dîner à Tierra Todo natural, rue Caracoles très bien 24000 pesos pour 2.

5/5 : Départ à 9 h pour la Laguna Chaxa. D'abord visite du village de Toconao. Joli clocher d'église et petite place avec de nombreux artisans de tissage de laine de lama. Puis visite de la Quebrada de Jere, à la sortie du village : très joli petit ruisseau bordé de jardins et de peupliers au milieu du désert. Ballade très agréable. Arrivée à midi à la Laguna Chaxa. Une petite dizaine de flamands roses et de beaux reflets sur la lagune (ciel et paysage). Pique nique sur place et retour à SPDA pour aller à la vallée de la lune à 15 h. Marche dans un canyon amusante car elle passe sous les roches. Montée à un point de vue superbe dominant la vallée. On va jusqu'au bout (amphithéâtre avec cristaux de sel). Au retour, nouvelle montée sur le haut d'une crête pour voir le coucher du soleil. Retour à l'hôtel à 19 h 30 et dîner à la Plaza très bien 22000 pour 2.

6/5 : Départ 9 h pour les Lagunas Miscanti et Miniques (115 km). Après Socaire accessible par bonne route, montée rapide par piste en bon état sur un plateau à 4300 m au dessus du désert d'Atacama. La première lagune, de bonne taille est au pied de plusieurs volcans et d'un bleu turquoise magnifique. La seconde, très proche est d'un bleu plus foncé et plus petite au pied d'un autre volcan. Atmosphère très paisible dont nous profitons pour pique niquer sur place à l'extrémité du chemin. Début du retour à 13 h 30 (on aurait dû en profiter pour pousser un peu plus loin vers le col où il y a un site de Piedras Rojos qui, on l'a su après, semble valoir le coup). Arrêt à Socaire pour voir la petite église à l'entrée du village et prendre un pot mais c'est surtout une étape pour les excursions. Retour vers 16 h 30 à l'hôtel et ballade dans SPDA en fin d'après midi. Dîner à la Cantina de Carmen, rue Calama très copieux et assez bon pour 25000 pesos pour 2.

7/5 :  Départ à 9 h pour la laguna Tebenquiche, grande étendue salée proche de SPDA. Quelques flamands roses et jolis reflets des montagnes sur l'eau. On abandonne l'idée de la lagune Cejar en raison du prix d'entrée (15000 pesos par pers). Après un pique nique dans le salar, on décide d'aller voir la garganta del diablo......que l'on n'a pas pu trouver (aucune indication) mais en montant une piste qui semblait mener à un coin joli, mais en très mauvais état, une roue tombe dans un énorme trou et fausse la jante, ce qui met le pneu à plat ! Après un changement de roue difficile en raison du terrain pentu, on va chez un petit garagiste qui en une demi heure et pour quelques milliers de pesos redresse la jante et nous rassure ….
Dîner rue caracoles pour 24000 pour 2.

8/5 : Départ à 8 h avec l'agence Cordillera Travellers de SPDA pour 3 jours au prix de 220 dollars par pers. Montée au col en bus pour rejoindre la frontière bolivienne. Formalités assez longues d'autant plus que le nombre de 4x4 à passer est élevé ! Départ en 4x4 très confortable avec 3 personnes (une famille portugaise) et le chauffeur bolivien très agréable. Arrivée rapide à la Laguna Blanca grande lagune qui paraît gelée à cause du borax qu'elle contient. Sa position au pied du volcan Licancabur la met en valeur. Ensuite, après peu de route, on découvre la laguna verde d'un bleu turquoise qui contient du cuivre et de l’arsenic. Elle change de couleur en fonction du vent. On traverse le désert de Dali avec des formes sculptées par l'érosion et on passe un col à 4900 m pour redescendre vers des thermes d'eau chaude. Les passagers de notre voiture ne se baignent pas, ce qui nous permet de prendre de la marge sur la meute des 4x4 pour le reste de la journée. On visite des geysers et fumerolles Sol de Manana à la base d'un volcan et arrive à l'hôtel à 13 h pour un déjeuner très correct. A 15, on va marcher près de la lagune, le temps est couvert et il fait un vent glacial mais le site est superbe. Grande lagune, blanche, rose, au pied de volcans, avec des flamands et un grand calme malgré le nombre de visiteurs. On y reste environ une heure et nous rentrons sous une averse de neige !!Dîner à l'hôtel correct avec les membres des 2 autres voitures de l'agence, très sympas (jeunes australiens, brésiliens…). Nuit froide (pas de chauffage mais correcte car grosses couvertures et duvets, dans une chambre de 5 au confort sommaire (pas de douches).

9/5 : Départ à 8 h pour le désert de Siloli (arbre de pierre) curieux mais il fait un vent glacial et une température négative qui n'encourage pas à la balade. Puis route au milieu de l'altiplano et des volcans jusqu'à la laguna Honda très blanche car elle est gelée. Ensuite, laguna Chiarcota, magnifique, avec flamands roses et volcans à l'entour mise en valeur par le ciel devenu bleu. De plus, le vent y est beaucoup moins fort, ce qui permet de se promener longuement sur ce site. Déjeuner sur place.
Ensuite, route vers la laguna Canapa qui n'est pas la moins belle, au pied d'un majestueux volcan. On continue à travers l'altiplano serpentant au milieu des volcans, et notamment le cerro Agua de Perdrix encore actif, qui présente une coulée de lave verte du haut en bas étonnante. Arrivée au désert de sel Chiguana et à San Juan dans l'hôtel de sel très rustique mais avec décoration sympa et des douches !

10/5 :  Départ à 7 h 30 (nous avons décliné l'offre de départ à 4 h pour voir le lever du soleil sur le salar, ce qui nous a permis d'éviter la foule sur l'île et d'être tranquilles sur le salar). Une heure de mauvaise piste pour atteindre le salar et on fonce à 100 km/h sur le salar pour atteindre l'ile d'Incahuasi, où nous sommes pratiquement seuls pour admirer ce point de vue exceptionnel. Arrêt dans le salar ensuite pour prendre des photos étranges en raison de la perte de repères due à l'immensité, et arrêt à l'hôtel de sel-musée à la sortie du salar. Visite du village à proximité sans intérêt (échoppes pour touristes de pseudo artisanat) et du cimetière de locomotives d'Uyuni. Arrivée à 11 h 30 à Uyuni pour déjeuner et l'après midi, balade dans la ville dans l'attente du train partant à 21 h 30 (180 bol par pers en ejecutivo). Nuit en train avec sièges très confortables mais wagons très secoués.

11/5 : Arrivée à Villazon à 6 h 30. Un km à pied pour passer la frontière et arriver à la Quiaca et bus à 9 h pour San Salvador de Jujuy où l'on arrive à 13 h 30. Chambres d'hôtes Rincon del Valle un peu à l'extérieur (2,5 km) mais chambres confortables et bien décorées dans une maison agréable avec jardin et accueil sympathique 39 euros. Ballade dans San Salvador de Jujuy : cathédrale, église San Francisco, palais du gouverneur, musée historique. Ville très animée qui nous semble plus agréable que lors de notre premier passage. Dîner à Tierra madre 190 ARS pour 2.

12/5 :  Départ à 8 h 30 pour prendre le bus pour Salta à 9 h et arriver à Salta à 11 h. Déjeuner à El Solar del convento rue Caseros très bien 310 ARS pour 2. Montée par le téléphérique au Cerro et descente à pied agréable (cascades et jolie vue). Puis marche de l'hôtel au centre artisanal (2,5 km). Beaux objets dans une ancienne hacienda avec un cours de danse public, ambiance sympa. Retour à l'hôtel en taxi (50 ARS). Dîner dans une brasserie près de la cathédrale 240 ARS bien.

13/5 :  Départ à 10 h pour le musée archéologique des Andes et de la montagne (MAAM). Très intéressant sur l'histoire des momies des enfants sacrifiés en montagne. Déjeuner au Barton rue Belgrano bien mais cher 419 ARS pour 2. Puis musée d'art contemporain et musée des beaux arts, les 2 sans intérêt. Visite du marché artisanal près du téléphérique sans intérêt. Dîner à la Charrua rue Caseros, cher et pas extraordinaire. Nuit à l'Antiguo Convento dans une suite à 850 ARS.

14/5 :  Départ à 10 h pour visiter l'église de la Vina très colorée (bleue et rose) à l'intérieur et l'extérieur. Déjeuner au resto du MAAM à éviter. L'après midi nouveau passage au marché artisanal et aéroport à 16 h 30 (130 ARS de taxi). Dîner à Puerto Iguazu au resto Terra très bien et sympathique. Nuit au Sorgente 850 ARS.

15/5 :  Départ à 10 h par bus (40 par pers) pour le Brésil. Visite du parc des Oiseaux. Superbe. De 11 h à 15 h. Retour à l’hôtel.

16/5 :  Départ à 9 h 30 en taxi pour l'aéroport de Foz de Iguaçu (400 ARS trop cher). Vol pour Rio sans problème par la TAM, puis pour Sao Paulo avec la TAM également, retard d'une heure à l’arrivée. Vol pour Paris avec la TAM dans de bonnes conditions .
 
< Patrick Jourdan (14)
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De El Bolson à Coihaique
Raoul2Me voilà de retour pour la deuxième partie de mon voyage à vélo... Après avoir rejoint le lac Titicaca en Bolivie, je mets cap au sud pour atteindre Ushuaia.

Je suis parti d´El Bolson en Patagonie argentine. La ville était dans un brouillard. Mais rien à voir avec l´humidité : c´est un volcan chilien qui crache des cendres depuis presque une année et qui gêne principalement l´Argentine. Le tourisme est ruiné dans la région des lacs et de Bariloche, certaines villes, comme Villa Angostura sont couvertes d´un mètre de cendre et on ne peut s´y promener qu´avec un masque. Comme pour le volcan islandais bloquant les aéroports européens, les vols sur Buenos Aires, à plusieurs milliers de kilomètres du volcan sont souvent annulés ou déroutés.

Pour bien commencer cette route vers le sud, je me suis perdu dès les premiers coups de pédales. Sans m´en rendre compte, j´ai roulé plein d´entrain pour arriver finalement à un lac, où la route se terminait ! Ne pouvant rouler sur l´eau, j´ai bien dû me rendre à l´évidence, j´avais loupé un croisement ! Ce petit détour de trente kilomètres était le premier depuis le début de mon voyage, et pourtant, la route prêtait bien moins à confusion que sur les pistes boliviennes se démultipliant, sans indications...



Le parc national Los Alerces est magnifique. Sur une soixantaine de kilomètres, la piste longe des lacs et des forêts de feuillus. Ce sont de véritables montagnes russes, et comme je le découvrirai ensuite, ce type de relief ne me quittera plus jusqu´à la fin de la carraterra austral, soit 1200 kilomètres plus loin.

Raoul33Après avoir campé dans un camping désert à l´entrée sud du parc, avec pour seule compagnie un cheval, j´ai roulé vers la frontière chilienne à Futaleufu où j´ai rencontré Mario mon premier camarade cyclotouriste. Roulant vers le nord, il m´a dressé un topo de tous les cyclistes que j´allais croiser ou dépasser dans les prochains jours ! Le troisième soir, j´ai dressé ma tente sous un préau, à côté du stade de foot de tout petit village de Villa Santa Lucia. Peu de temps après est arrivé Heinz, cycliste allemand de 48 ans. Alors que je lui demandais des informations sur les temps de parcours, il m´a clairement expliqué que nous ne jouions pas dans la même catégorie : lui faisait tout cela pour le sport, moi pour le voyage. Il roule en moyenne 120 kilomètres chaque jour. Il parcourt 2700 kilomètres par mois, alors que moi, j´en fait rarement plus de 1800. Puis il m´a demandé, ou presque ordonné, de lui faire à manger. Il ne possédait ni réchaud ni popotte. De toute façon m´a-t-il dit, "je ne sais pas cuisiner". Comme je lui ai demandé comment il faisait chez lui, en Allemagne, il m´a juste répondu : "Maman cuisine".

Cependant, il a tout de même proposé d´acheter les ingrédients. J´ai cuit du riz et des saucisses pendant qu´il s´attaquait à ses premières canettes de bière. Puis il a attaqué une bouteille de vin. Il m´a expliqué qu´il détestait le camping et qu´il dormirait mal. Il n´avait donc rien à faire de mieux´selon lui, que de boire un maximum. La première bouteille terminée, il s´attaqua à du vin en brique. Et je peux vous garantir que ce soir là il dormait plus vite que moi et ronflait toute la nuit dans son sac de couchage, sans même avoir monté sa tente. Le lendemain matin, il partait pour faire sa performance quotidienne.

J´étais heureux de donner mes premiers coups de pédales sur la carraterra australe à Villa Santa Lucia. Elle est mythique chez les cyclistes car cette piste traverse des paysages vierges et peu peuplés. Elle a été construite par Pinochet mais n´a atteint son terminus, Villa O´Higgins, qu´en 1999. Il me reste encore 600 kilomètres aujourd´hui pour arriver au bout de cette route. Lors des migrations des oiseaux, les ornithologues se postent dans des couloirs stratégiques où passent tous les oiseaux migrateurs. Des cols par exemple, qui sont des passages obligés. La carraterra austral représente la même chose pour les cyclistes migrateurs. Certains voyagent depuis des mois voir des années, parcourt des milliers de kilomètres de routes variés, mais ils se retrouvent tous finalement sur cette piste chilienne, la seule alternative à la pampa argentine ennuyeuse.

Raoul33En une seule journée sur cette route australe, j´ai rencontré plus de cyclo-voyageurs qu´en presque trois mois de voyage en Argentine et en Bolivie. Pour commencer, j´ai rencontré Alexandra et Juan. Elle est allemande et lui espagnol, ayant vécu une année à Strasbourg. Très sympathiques, nous roulerons trois jours ensemble. Rouler ensemble ne signifie pas rester collés les uns aux autres. Chacun va à son rythme et on se retrouve pour les pauses, on se croise, on se dépasse, on se redepasse, pour finalement finir l´étape, camper et manger ensemble le soir. Et cela est très sympathique, cela rend les derniers kilomètres moins éprouvants.

Sur la piste, nous avons aussi rattrapé un couple de Strasbourg. Nous étions alors 5 alsaciens sur cette piste perdu du Chili. Un peu plus loin, nous avons fait une pause avec un couple d´allemand. On était en fin de journée et le soleil avait tapé fort. Dans ses sacoches, l´homme transportait deux packs de six bières. Ah, le savoir vivre allemand ! Après une journée de vélo, 90 kilomètres sous le soleil, une petite bière, c´est de l´eau bénite. Nous étions donc là à sept cyclistes partageant un apéritif au pied d´un glacier, dialoguant sur les voyages mais aussi sur la meilleure manière d´exterminer les taons qui nous harcelaient (surtout dans les montées, les lâches).

J´ai revu aussi Ursula et Alain, déjà croisé un mois plus tôt à Villarica. Voilà un jeune couple de retraité qui sont parti pour trois ans de vélo quelques jours seulement après la fin de leur vie "active". Terme complètement faux car leur vie est encore très active. Après ces trois ans de voyage en Europe et en Asie, et un petit retour chez eux, ils sont repartis pour plusieurs mois en Amérique du sud. Leur énergie et leur fraîcheur rayonne : la curiosité et l´envie ne diminue pas fatalement avec le temps. Je vous conseille de faire un tour sur leur blog : http://ursalain.blogspot.com/


Vous devez remarquer que je parle peu des Chiliens que je rencontre en chemin. C´est très simple : j´en croise peu. Je traverse en moyenne un petit village par jour. Les gens n´y sont pas très bavard et les commerçants rarement sympathiques. Pour exemple, avant hier soir, une famille a refusé que je plante ma petite tente sur le pré de plusieurs hectares entourant leur ferme. Je leur ai expliqué que j´avais déjà roulé presque 90 kilomètres, qu´il se faisait tard et qu´il commençait à pleuvoir. Mais rien à faire, ils m´ont dit d´aller voir ailleurs, en acceptant de me donner comme eau, uniquement de l´eau croupie ! J´ai donc poursuivi ma route, route longée de barrières, pour finalement camper à côté d´un restaurant où le propriétaire m´a accueilli.

Ce matin j´ai changé d´hôtel car la femme restait en permanence sur mon dos. Pour utiliser la cuisine commune, il fallait payer 4 euros en plus du prix de la chambre. Pourquoi pas... Mais payer en plus 1 euros pour l´utilisation des couverts, et payer pour remplir une bouteille d´eau froide, non, je ne peux pas accepter ça. Sacré hostel Maria Ester à Coihaique, où l´on dit de payer avant de dire bienvenue.
Peut être est-ce le climat rude ou l´esprit pionnier qui rend les gens un peu fermés. Bien sûr, ce n´est pas une généralité et certains sont chaleureux et accueillants. J´ai pris mon repas de midi sur une place de village au moment de la sortie de l ´école. J´ai été aussitôt entouré de dizaines d´enfants. Une belle occasion pour les faire chanter... Malheureusement, eux n´étaient pas de cet avis. Ils préféraient toucher voir même ouvrir les sacoches que donner de la voix. L´un d´eux a tout de même esquissé une mélodie. Enfin, pour mélodie, une imitation de boîte rythmique, que l´on entend dans le rap américain.

Les vacances d´été débutant aujourd´hui, je crains qu´il ne sera difficile de glaner des chansons. On verra bien quelles surprises me réserve la route. A défaut de comptines, j´écouterai le chant des oiseaux qui s´ébattent dans les prés immenses couverts de fleurs jaune, violettes ou blanches....

Raoul Jehl




Cuando voy por la Quebrada

Quebradas1L’Atacama est essentiellement connu pour sa partie chilienne, son désert parmi les plus arides du monde, son salar, ses lagunes et ses flamants roses, son ciel d’une pureté absolue attirant les astronomes du monde entier. Justement ce matin au lever, nous avons pu observer une dernière fois la Cintura Cosmica del Sur, ce ciel tellement rempli d’étoiles qu’il en est presque blanc tandis que l’absence d’humidité empêche le paysage de se couvrir du blanc de la gelée nocturne quand la température avoisine les -10° C.

Blanc et bleu profond du ciel, ocre foncé des roches, couleurs dominantes de l’Atacama chilien que nous venons de quitter pour gagner la partie argentine et la Quebrada de Humahuaca où les couleurs dominantes seront plutôt le rouge, l’ocre havane et le bleu. Avant de verser vers la vallée de Humahuaca, la route est encore longue et descend doucement depuis le col de l’Abra de Pacana à 4 750 m d’altitude, point culminant du franchissement des Andes dans la région de la Puna de Atacama, terme employé au pays du Che et des gauchos.

Puis vers 3 400 mètres la route semble flotter dans les airs, pourtant nous n’avons pas abusé de chicha ni de feuilles de coca, est-ce le vent hurlant sur l’Altiplano qui ferait voler le mince ruban de bitume ? Non, tout simplement nous approchons des Salinas

Grandes, immense salar que nous allons traverser.


Certes les Salinas n’atteignent pas la taille du Salar d’Uyuni en Bolivie mais elles y ressemblent grandement. Ici tout est blanc, tout est sel. Le sol, composé de damiers bordés d’une fine croûte de sel, est d’une blancheur immaculée. Seuls les petits tas, amassés de loin en loin par les travailleurs exploitant ces ressources depuis l’époque inca, rompent la planéité absolue du paysage. Paysage qui bien vite retrouve son aspect tourmenté à la Cuesta de Lipan, où après un nouveau passage à plus de 4 000 m sous les yeux de nombreux troupeaux de vigognes et de lamas, la route plonge… non vers l’enfer mais vers la vallée multicolore de la Quebrada de Humahuaca où le rouge va dominer sous le ciel azur. Bien d’autres couleurs vont s’inviter à Purmamarca, petit village touristique au pied de la célèbre Montagne aux sept Couleurs. Trop touristique d’ailleurs, il semblerait que tous les vacanciers argentins de Buenos Aires s’y soient donné rendez-vous !

La Quebrada de Humahuaca. Aucune place d’hôtel pour nous… “dis Papa où va-t-on dormir ?”… un peu plus loin et tant mieux, car nous découvrirons ainsi le tranquille petit village de Maimara au pied de la Palette du Peintre, merveille minérale multicolore à dominante rouge marquant l’entrée dans la Quebrada de Humahuaca. Maimara où dans un petit restaurant vient se produire ce soir-là un groupe amateur nommé Tarpuy, “semer” en langue quechua.

Quebardas2Nous allons très vite nous lier d’amitié avec Humberto et Wilfredo, fiers de nous faire découvrir la musique andine de la Quebrada, leur vie simple tournée vers la musique et les traditions, amoureux de leur vallée chantée dans leur premier CD, Omahüaca Soy. Les jours suivants nous converserons longtemps dans leur modeste atelier où ils fabriquent et réparent charangos, quenas ou zampoñas, rêvant d’ouvrir une école de musique pour les enfants du village où Tarpuy pourrait ainsi semer les graines musicales indispensables à la préservation de la culture andine remplie de traditions de cette région reculée. Lorena et Mayana vont être des élèves attentives d’Humberto, recevant une initiation à l’art de souffler le juste son dans différents types de flûtes de Pan, instruments dont la musique est en parfaite harmonie avec les paysages majestueux de la Quebrada de Humahuaca. Plus tard, en descendant la Ruta 40 vers le sud, tournant le dos à la Quebrada, nous penserons souvent à nos amis musiciens, si chaleureux, si humanistes, nous remémorant la musique de Cuando voy por la Quebrada…


Jean Marc Fiton. 





Croisière dans les canaux de Patagonie


Une échappée belle aux confins du continent sud-américain, dans un dédale de fjords et glaciers, au coeur du royaume des vents.
Une région mythique pour les voyageurs et les navigateurs.


Parti du coin de ma rue à Saint-Laurent-du-Var, quelques heures d’avion me projettent en Tierra del Fuego, “el fin del mundo” ainsi que l’appellent les habitants d’Ushuaia.
Peuplée d’environ 64 000 habitants, c’est la ville la plus australe du monde.

Patagonie1Ushuaia, la bien nommée, tire son nom d’un mot yamana qui signifie “au fond d’une baie ouverte à l’ouest” (ushu = au fond, waia = baie ouverte à l’ouest). Une ville qui a vite grandi depuis l’essor des croisières touristiques en Antarctique. Les passagers arrivent directement en avion et prennent le bateau pour le grand Sud.

Les sommets environnants, encapuchonnés de quelques centimètres de neige fraîche, gardent la ville et nous rappellent que l’hiver elle se transforme en station de ski reconnue dans le monde entier.

Dans cette région, le climat est identique à celui de Reykjavík en Islande, et c’est sous une immuable pluie fine et froide qu’un taxi me conduit au ponton Afasyn où nous attend le voilier.

C’est le point de départ de notre croisière d’expédition sur les mers australes. Passage du cap Horn et découverte des glaciers de la cordillère Darwin dans les canaux de Patagonie chilienne. Après nous être acquittés des formalités administratives de sortie du territoire argentin, nous appareillons pour Puerto Williams.

Patagonie_carteLes cales du voilier sont remplies à ras-bord. Les réservoirs d’eau douce et de fuel sont pleins, les équipés sont saturés de nourriture pour un mois de complète autonomie. Dès le canal de Beagle, nous sommes cueillis par des vents d’ouest de 30 noeuds.
Ici, le vent souffle avec violence presque inlassablement. Le voilier tangue d’un bord sur l’autre, les moments passés à la barre créent nos premières émotions. C’est dans une crique de Puerto Williams réservée aux voiliers que les oiseaux viennent saluer les nouveaux arrivants.
Le ponton du yacht club de Puerto Williams n’est autre que le Micalvi, ce petit cargo allemand qui débuta sa carrière sur le Rhin dans les années 1920. Vendu au Chili, il finira sa route en 1962, transformé en bar du bout du monde.
Certains soirs le vieux bateau se remplit de grands rêveurs des confins fuégiens, et l’ambiance vaut le détour. Les équipages, qui ne l’ont pas connu à flot et qui rentrent d’Antarctique, racontent avec force détails leur retour dans le Drake. Quant à ceux qui partent, ils parlent de leurs angoisses de ce passage tant redouté des marins.
Ces soirées sont copieusement arrosées de Pisco, eau-de-vie de raisin, accompagnée de glace, citron et sucre. Dehors, il pleut.




Patagonie4Le lendemain, soleil généreux, ciel bleu, mer plate et calme absolu. Seuls des albatros, profitant d’un léger souffle de vent, planent en un vol silencieux autour du bateau. De nature curieuse, ils viennent fêter notre passage du cap Horn. Grand moment d’émotion que de contempler cet austère rocher du bout du monde, haut de 425 m, là où se rencontrent les océans Pacifique, Atlantique et Austral, lieu de tant de récits et de légendes.


Nous faisons halte à Puerto Toro avant notre retour dans le canal de Beagle, en direction de la cordillère Darwin. Petit port de pêche chilien situé sur l’île Navarino, Puerto Toro est le peuplement continu le plus austral du monde. Lors de la saison de la pêche de la centolla, une espèce locale de crabe royal (Lithodes santolla), la population culmine à une centaine de personnes.

Sa capilla San Pedro Pescador, aux murs jaunes et au toit bleu, est considérée comme l’église la plus sud au monde. Nous continuons notre échappée aux confins de la terre par la remontée vers l’ouest du canal de Beagle. Le temps est très changeant dans la journée. Le ciel est noir de nuages, les vagues recouvrent le pont, les embruns nous giflent le visage, le froid cingle nos mains mouillées. Nous tirons des bords dans le canal et passons d’un côté à l’autre de la frontière Argentine- Chili.

Patagonie3Direction le fjord de Yendegaya, où vivent José et Anémie entourés de leurs chevaux. Étape atypique dans ce circuit des glaciers pour les passionnés et les amateurs d’équitation. Alors que le voilier reste ancré face aux maisons rustiques de l’estancia, José le gaucho chilien et Anémie, d’origine belge, sont nos guides pour remonter la vallée jusqu’au glacier Yendegaya.

Une journée de cheval est nécessaire pour faire l’aller-retour dans ce vaste territoire parsemé de rivières glaciaires. Ce matin, le vent est quasiment nul. Une étape de navigation motorisée nous emmène calmement vers le fjord Pia.

Commence pour nous la chasse aux belles images des fleuves de glace bleutée. Dévalant sur plus de 1 000 m les monts Français et Italien, les glaciers terminent leur vie dans les eaux tumultueuses du Beagle. La passe d’entrée est animée par des dauphins qui nous guident au travers des falaises titanesques du fjord. Nous nous frayons un passage entre les blocs de glace à la dérive. La glace vient frapper la coque en aluminium du voilier. On ne peut venir ici, ni par la terre, ni par les airs, seulement par la mer, via le Beagle et le labyrinthe de ses fjords.



Patagonie5Sous un soleil de midi éblouissant apparaît enfin la montagne de glace aux centaines de tonalités de bleu irréelles. Un bloc de glace vêle dans un vacarme étourdissant. Tout au long de ces journées, nous découvrons les superbes sites de la cordillère Darwin et de l’île Gordon, coeur d’une nature insolite et hostile frappée par les vents. Nous enchaînons les Caleta Beaulieu, Bahia Tres Brazos, Caleta Cinco Estrellas, Estero Fouque et bien d’autres merveilles de cette partie occidentale du Beagle.

Nous pénétrons dans cette nature encore préservée, sous les couleurs chaudes du crépuscule, alors que les glaciers de la Terre de Feu s’embrasent sous les derniers rayons du soleil. Le mouillage forain dans les eaux calmes de la Caleta Coloane, sur l’île Hoste, nous offre une nuit sereine. Sacs à dos légers, nous atteignons, par une sente à guanaco, un petit lac glaciaire situé sur les hauteurs de la Caleta. Merveilleux point de vue panoramique sur la cordillère. À chaque pas, nous nous enfonçons dans un sol de mousse spongieuse.

Nous traversons une forêt de hêtres Evergreen recouverts de lichen épais. Dans les cieux peuplés de multiples espèces d’oiseaux et de rapaces, le vol majestueux des condors ravit nos yeux. Je profite de notre dernier passage à Puerto Williams pour partir à la découverte de la Villa Ukika, dernier village yamana, situé sur l’île Navarino.

Les Yamana, nomades amérindiens qui peuplaient la Grande Île de Terre de Feu ainsi que les îles situées au sud du canal Beagle, disparurent au seuil du XXe siècle. Ils furent massacrés par les estancieros (fermiers) chiliens et argentins, qui voulaient étendre leurs terres, ou condamnés par les maladies des colonisateurs occidentaux que leurs défenses immunitaires ne pouvaient combattre. Aujourd’hui, Christina, la dernière descendante de cette communauté, habite à la Villa Ukika.

Je n’aurai malheureusement pas eu la chance de la rencontrer. Ushuaia, Puerto Williams, Puerto Toro, cap Horn, cordillère Darwin, indiens Yamana... autant de noms qui résonnent au coeur des tempêtes, autant de terres lointaines balayées par les vents, cernées par les glaces. Qui plus est, une expérience rendue authentique par le voilier, seul moyen d’accès à ce Bout du

Monde.


Texte et photos Jean-Bernard Pioppa.

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