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Brésil (15)

Brésil

< Fiche pratique Brésil (2016)

J’ai séjourné au Brésil 5 semaines et demi, du 27 janvier au 6 mars 2016, donc essentiellement durant la haute saison touristique. Avantage : c’est la saison des vacances des brésiliens (et de leurs voisins argentins qui viennent en nombre profiter des superbes plages) et c’est aussi la saison des carnavals donc l’ambiance générale est joyeuse et festive, bref excellente. Inconvénients : il fait très chaud (c’est l’été dans l’hémisphère sud), les hébergements sont plus chers et les bus parfois complets si on s’y prend à la dernière minute.

< La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps estival avec un soleil qui tapait souvent très fort en milieu de journée (du coup la plage c’était soit tôt le matin soit en fin d’après-midi) et très peu d’épisodes pluvieux.

< Mes coups de coeur
J’ai bien aimé le carnaval de rue de Rio avec son atmosphère très festive. Le carnaval « officiel » (défilé dans le Sambodromo) un peu moins (trop formaté, et j’étais placé loin des chars et des danseurs donc difficile d’apprécier la gestuelle de la samba). J’ai bien aimé les plages d’Isla Grande et celles de Florianopolis. J’ai beaucoup aimé les chutes d’Iguaçu (une vraie merveille de la nature). La gentillesse des brésiliens m’a beaucoup touché également : c'est un peuple vraiment très chaleureux. Dire que j'ai failli supprimer le Brésil de mon itinéraire de tour du monde ! (à cause du coût du voyage dans ce pays et à cause du temps nécessaire pour découvrir cet immense pays) J'ai été bien inspiré de persévérer dans mon idée de départ ! (j'ai cependant supprimé certaines étapes afin de simplifier un peu ce voyage)

< La descente de l’Amazone en bateau pour aller de Colombie au Brésil
J’avais deux possibilités pour rejoindre le Brésil depuis la Colombie : soit prendre un vol Bogota – Rio de Janeiro (assez cher), soit prendre un vol Bogota – Leticia (petite ville située à l’extrême sud de l’Amazonie colombienne) puis un bateau Tabatinga – Manaus puis un vol Manaus – Rio de Janeiro. Sur les conseils d’un ami, et après avoir lu des récits sur plusieurs blogs de voyageurs, j’ai choisi la seconde option, et je ne le regrette absolument pas, bien au contraire ! D’une part cela m’a permis d’économiser une cinquantaine d’euros par rapport à un trajet effectué 100% en avion, d’autre part cela m’a permis de découvrir l’Amazonie colombienne depuis le charmant village de Puerto Narino, avec observation de dauphins roses nageant dans l’Amazonie et randonnée de nuit dans la jungle pour observer toutes sortes de bestioles notamment de terrifiantes araignées... A Leticia j’ai fait une heure de shopping pour m’acheter (pour pas cher) un hamac de taille suffisante en longueur et en largeur (en effet, pour dormir à peu près à plat, il faut pouvoir se mettre légèrement en travers du hamac) ainsi que les cordes pour l’attacher.
Ensuite j’ai pris un taxi pour effectuer rapidement les formalités douanières (un coup de tampon à l’aéroport de Leticia et un autre à la préfecture de Tabatinga) puis pour relier l’embarcadère de Tabatinga où m’attendait un gros ferry (600 personnes dont seulement 10 touristes ! ambiance très locale donc...) pour descendre le fleuve Amazone durant 3 jours et 3 nuits et en dormant sur des hamacs... Au final, ce fut une expérience très intéressante (bien que les paysages depuis le bateau soient un peu monotones... monotones comme le furent les paysages de la Sibérie à bord du transsibérien), un long trajet qui m’a permis de rencontrer quelques touristes français très sympathiques avec qui j’ai d’ailleurs voyagé quelques jours de plus... et tout ça pour un prix imbattable : 200 Reals (50 euros) nourri-logé-transporté en bateau pendant 3 jours ! Qui dit mieux ?...

< Le carnaval de Rio
Le carnaval de Rio n'était pas prévu dans mon tour du monde, c'est un concours de circonstances qui a fait que je me suis trouvé à Rio au moment de cet événement (notamment le fait que je sois resté plus longtemps que prévu en Colombie), mais je ne regrette pas de l'avoir vécu ! Le carnaval de Rio est plus populaire et sympa dans les quartiers (le « carnaval de rue ») que les défilés officiels du Sambodrome qui sont très formatés et très chers surtout si on veut une place près des chars et des danseurs de samba. Voici 2 petites vidéos de mon bloco préféré "Simpatia é quase amor" (bloco est le nom donné pour désigner un groupe musical de carnaval de rue) : d'abord les percussions et la samba puis c'est une marée humaine de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui dansent en suivant le cortège au bord de la plage d'Ipanema... Un truc à vivre...
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< Le Brésil, un pays en crise...
Le Brésil en ce moment (fin 2015 / début 2016) traverse à la fois une crise politique (corruption), une crise économique (récession), une crise environnementale (la catastrophe écologique du barrage qui a explosé en novembre 2015), une crise footballistique (défaites lors de la coupe du monde de 2014 puis lors de la Copa America 2015) et, cerise sur le gâteau (si on peut dire...), une crise sanitaire (le virus Zica). Bref, tout va bien...
Catastrophe écologique au Brésil après une coulée de boue toxique
Début novembre 2015 est survenu un évènement tragique : un barrage qui retenait des déchets miniers a sauté dans l’Etat du Minas Gerais, répandant l'équivalent de 20 000 piscines olympique de boue toxique dans le 5ème fleuve du pays : le Rio Doce. Cette vague de boue, en plus d'avoir fait 13 morts sur son passage, a privé 280 000 personnes d'eau potable et le fleuve est maintenant considéré comme mort par les scientifiques. Après avoir tué toute la faune sur son passage, la boue toxique a atteint l'océan Atlantique, 650 km plus loin. Cette catastrophe écologique est déjà considérée comme la plus importante de l'histoire du Brésil. Des négligences humaines au niveau des contrôles de sécurité du barrage sont à l’origine de cette catastrophe.

< Ce que j'ai moins aimé
Ce pays est moins dépaysant (pour un européen) que la Colombie ou le Mexique. Cela m’a empêché de ressentir un gros coup de cœur pour le Brésil. Donc je pourrais dire que j’ai moins aimé son côté très « européen » (surtout au fur et à mesure qu’on s’approche du sud du pays : il y a même des villages peuplés en majorité d’immigrés allemands qui organisent chaque année la fête de la bière !).
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< Ce que j'ai mangé
La nourriture au Brésil est assez proche de la nourriture colombienne mais avec des influences portugaises (colonisation oblige), italiennes et japonaises (à cause de la forte immigration en provenance de ces deux pays). Les amateurs de pizzas et de sushis seront donc comblés, en particulier à Sao Paulo, capitale gastronomique du Brésil. On trouve aussi de temps en temps des boulangeries françaises (par exemple celle de Copacabana qui est très connue), et on peut déguster de délicieux ceviche péruviens (mon nouveau péché mignon...).
Au Brésil on peut manger équilibré en allant dans des resto au kilo : ce sont des self-service où on paie au poids avec un choix élargi de plats. Sinon, on sert à tous les coins de rue de délicieux jus à partir de fruits que l’on choisit à l'étalage. Le Brésil est un pays où on mange bien et beaucoup, d’ailleurs l’obésité se développe ici comme presque partout ailleurs dans le monde (le Japon et Cuba faisant exception à cette triste évolution).

< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
J’ai décidé de faire l’impasse sur le fameux Nordeste (Belem, Sao Luis et son désert du Parc national des Lençóis Maranhenses, Recife, Salvador de Bahia), car cela m’aurait obligé à rallonger mon séjour et à prendre d’autres avions internes à cause des très longues distances : compliqué car je ne pouvais pas trop retarder mon arrivée en Patagonie (météo défavorable après mars) et au niveau budget cela coûtait cher de prendre 2 avions supplémentaires. J’ai renoncé aussi à aller visiter l’Etat du Minas Gerais avec ses villes à l’architecture coloniale (notamment Ouro Preto, Tiradentes et Mariana) à cause de la canicule et surtout à cause de la fatigue des longs trajets en bus (depuis Rio cela me faisait remonter vers le nord alors que mon itinéraire vers l’Argentine me commandait de mettre le cap au sud). Je ne suis pas allé admirer l’architecture futuriste (œuvre du fameux architecte brésilien Oscar Niemeyer) de la capitale Brasilia car là encore cela nécessitait de prendre un avion et cette ville n’était pas une priorité pour moi. Quant au fameux Pantanal, c’est une région très excentrée qui est loin de tout, et y aller et y séjourner coûte très cher.

< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans ce pays
Le Brésil est un pays immense, imaginez : c’est presque 3 fois plus grand que l’Inde !!! Pour ceux qui connaissent l’Inde, cela donne une idée de l’immensité du pays, sachant qu’une très grande partie est constituée de la forêt amazonienne et est donc quasi inhabitée. Le Brésil possède au nord des frontières avec la Guyane française, le Suriname, le Guyana et le Venezuela, à l’est avec la Colombie, le Pérou, la Bolivie et le Paraguay, et au sud avec l’Argentine et l’Uruguay. Concernant les formalités d'immigration : il n’y a pas d’obligation de visa pour un français pour entrer au Brésil. Le passeport est bien entendu obligatoire.
Le Brésil est un pays facile à visiter en mode sac à dos (mais assez cher à cause des longues distances qui nécessitent de prendre des avions internes, à moins de se limiter à une petite partie du pays ou d’avoir beaucoup de temps pour faire de très longs trajets en bus). Concernant la sécurité, comme dans toutes les grandes villes d’Amérique latine il faut faire attention et ne pas montrer qu’on possède des objets de valeur quand on marche dans la rue.
Pour les transports, en haute saison touristique il faut penser à acheter ses billets de bus (et parfois de bateau) au moins un jour à l’avance si on ne veut pas se retrouver coincé (j’ai eu un peu de mal à quitter la station balnéaire de Paraty pour cette raison).
On trouve des hébergements pour tous les budgets, il y a aussi des auberges de jeunesse avec dortoirs et des pousadas (petits hôtels) qui permettent de se loger à prix raisonnable. Le couchsurfing a moyennement fonctionné pour moi dans ce pays. Attention, en période de carnaval le prix des hébergements à Rio double ou triple...
Pour téléphoner, on peut acheter pour pas très cher une carte SIM brésilienne prépayée, à condition bien sûr d’avoir un téléphone débloqué.
Concernant les passages de frontière terrestres depuis / vers la Colombie et l’Argentine : cela se fait très facilement (pour les français en tous cas), un coup de tampon sur le passeport à la douane du pays de sortie, un autre tampon à la douane du pays d’entrée et le tour est joué !

< Le mot de la fin...
J’ai beaucoup aimé le Brésil, même si ce pays est moins dépaysant pour un européen que le Mexique et la Colombie (je précise que je parle de la partie sud du Brésil (entre Rio et Florianopolis), car je n’avais pas le temps ni le budget avion pour aller visiter le Nordeste ou le Pantanal qui sont certainement des coins plus dépaysants). La partie sud du Brésil est moins dépaysante que le nord car elle est très européanisée au niveau du style de vie.
Mon seul (petit) problème dans ce pays a été la communication car je ne parle pas portugais, mais ici beaucoup de gens comprennent le "portugnol" (mélange entre portugais et espagnol qui facilite la communication entre argentins, paraguayens et brésiliens)... Je vais probablement repasser quelques jours au Brésil tout à la fin de mon périple car les vols pour la France y sont les moins chers d’Amérique latine.

< http://fredalaventure.blogspot.fr/
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< Olinda et les origines du carnaval brésilien

Bien loin de la débauche d’argent et de décibels des défilés-concours du carnaval de Rio, les Nordestins se pressent par centaines de milliers dans les ruelles d’Olinda, l’ancienne capitale du Brésil hollandais.

Basset_Olinda_hautLe rituel du carnaval consiste à suivre les grosses têtes en papier mâché des idoles de l’année. Au son du frévo, enchaîné par les orchestres de fanfares, l’ambiance est toujours aussi chaude mais moins électrique qu’à Salvador, plus authentique aussi.

Les origines du carnaval : le maracatu Pour fêter mardi gras, les coupeurs de canne de l’arrière-pays abandonnent leurs verts bosquets et troquent leurs haillons pour des costumes royaux empruntés aux anciens maîtres hollandais des domaines sucriers. C’est l’occasion, comme à


Santiago de Cuba ou La Nouvelle Orléans, de reconstituer l’ordre social africain avec féticheurs et danseurs, rois et reines. De tous les mélanges que seul le Brésil a su orchestrer, est né le maracatu, une fusion syncopée de rythmes endiablés, empruntés aux mondes indien et noir peuplés des divinités et petits génies des rites du candomblé.

Venus des bourgades agricoles voisines, les caboclos des plantations affrètent des minibus pour se déplacer avec habits brodés, plumes et flèches. Le grand ordonnateur des cérémonies, Mestre Salustiano, a disparu mais sa maison de Cidade Tabajara accueille toujours un rassemblement des meilleurs groupes de maracatu rural. Ce sont eux les rois du carnaval. Armés de leurs lances, le sifflet rivé aux lèvres, ils enchaînent les abordages, drapés dans leur costume dégoulinant de raphias multicolores. Sous des cotes de maille cousues de milliers de perles scintillantes, les plus courageux dissimulent de volumineuses cloches métalliques, les gongués, qui rythment avec les maracas, taillés dans de la noix de coco, les assauts.

La fleur fichée dans la bouche permet aux danseurs de conserver la divinité qui décuple leur force. Sous le cagnard, les lunettes de soleil masquent des yeux injectés de sang. Chaque bourg de l’arrière-pays accueille ces troupes qui enchaînent les simulacres savants de bataille entre rasades de rhum, gâteaux de tapioca et autres substances énergisantes. Au milieu des groupes, certains détonnent avec leurs corps peints à la mode indienne brandissant flèches et haches de pacotille.

D’autres impressionnent avec leur coiffe démesurée en plumes de paon ! Quelle équipée hétéroclite où se côtoient personnages de la cour empâtés, jeunes filles élancées et dames corsetées !

À la nuit tombée, ces héros fatigués, comme illuminés par la grâce, regagnent leur masure. Les tenues carnavalesques retomberont dans l’oubli jusqu’au prochain carême. Demain, les machettes seront de sortie pour une nouvelle journée de labeur dans les champs incendiés durant la nuit. Le patron surveillera comme à l’accoutumé la bonne exécution de la tâche par les forçats de la canne.

Texte et photo Alain Basset (42)





Le train de la mort


En Amérique latine, peu de trains roulent, mais chacun recèle plus que sa part de surprises.

trainbresil1Achevant mon périple péruvien, j’emprunte le rail pour descendre des Andes boliviennes vers les plaines brésiliennes, plus exactement de Santa Cruz à Puerto Quijarro. Ce sera le Train de la Mort ! Cette rame tire son curieux nom de longues décennies de voyages clandestins sur son toit, évitant ainsi le contrôleur honni. Une alternative originale à nos lâches fraudeurs des toilettes de TGV ! — et une réminiscence des fameux surfeurs carioca à peine pubères, qui s’entraînent sur la voûte des tramways et y trouvent la mort sous les caténaires avant même de connaître l’ivresse des vagues.

Nous traversons d’abord quelques minimissions de mennonites, ces émigrants germains aux costumes et coiffes inchangés depuis des siècles. Ils sont anabaptistes, c’est à- dire que chacun effectue son cheminement religieux à son rythme, et choisit le moment de son baptême. Cela va de pair avec un mode de vie agricole et autarcique qui, bien qu’empreint de rigueur, de discipline et de travail communautaire, se voit quasi-exempt de toute technologie ou appareil moderne—ce qui n’empêche pas leurs produits laitiers de se voir reconnus comme les meilleurs du pays.

Des hommes au visage pâle, en salopette noire, les proposent d’ailleurs tout au long du trajet, partageant l’étroit passage central avec des ambulants, tenant dans leurs mains des plats boliviens plus traditionnels. Ainsi se succèdent selon l’ordre logique du repas les entrées (salteñas, brochettes), les plats de résistance (poisson frit entier posé d’emblée sur les genoux du client stupéfait, poulet frit), les desserts (gélatines, confitures et miel mennonite) ainsi qu’un choix de différents thermos de café (noir, au lait, au chocolat, etc.). Le paroxysme est atteint lors d’un arrêt en plein marché de ville, juste à l’heure du dîner ; on sent le cheminot redémarrer sa locomotive bien doucement, comme à regret !

Au fur et à mesure de la descente, de magnifiques colibris viennent voleter aux alentours des fenêtres, quêtant une miette des bombances dînatoires.

trainbresil2D’irrésistibles enfants vendeurs de douceurs se réunissent sur une banquette pour observer ces oiseaux, les désignant joyeusement puis tentant gravement de les attirer à l’aide d’un appât viandeux. Une fois l’apprivoisement (ou le piège ?) compromis, ils s’égaillent vivement, zigzaguant avec agilité dans la forêt de jambes des voyageurs.

Le Brésil approche ! La transition entre la Bolivie et le Brésil se fait vestimentairement parlant de manière spectaculaire : les manches remontent, laissant naître de ronds et mignons bras nus ; les tissus s’allègent, suggérant d’attirantes formes ; les orteils effectuent une hardie apparition. On murmure même qu’une poignée de nombrils aurait été autorisée à se montrer à la lumière du jour. Pas de doute, le Brésil approche !

Pêle-mêle : grands-mères s’en retournant de la Grande Ville, chefs de famille boliviens allant chercher le pain de leurs enfants dans le BTP brésilien, fraîches adolescentes décolletées apprenant à jouer de leurs charmes en s’allongeant lascivement sur les minuscules banquettes, cheminots au nez couleur de vin et à la langue bien pendue, placides protestants glissant tels des fantômes entre ces silhouettes truculentes.

Au milieu de cette pagaille, petite angoisse familière : le “moment frontière”, le petit stress qu’un souci surgisse tant pour quitter un pays A que pour pénétrer dans une nation B. Lors du poinçonnage de mon billet par une sorte de Mr Loyal, accompagné d’un militaire de petite taille au visage de bouledogue, je songe avec amusement aux fameux “frais d’émission de billet à bord” de la SNCF : je dois être le seul du wagon à avoir acheté mon billet avant le départ !

Tiré de mes pensées “comptables”, j’aperçois, placardées bien en vue de toutes et de tous, les

Cinq Règles Fondatrices de ces vingtquatre heures quotidiennes de trajet :

• Ne PAS fumer ni boire

• Ne RIEN jeter par la fenêtre

• Ne PAS passer la tête par la fenêtre

• Ne PAS s’allonger dans le couloir

• Demi-tarif jusqu’à 11 ans révolus.

train_brsil3Elles sont bien entendu toutes allégrement bafouées, et par moi le premier, ne réussissant à apaiser mes longues jambes qu’en allongeant le reste de mon corps à terre, encadré par un morveux épuisé et une vieillarde au regard aussi fixe que borgne.

Le chant du coq est assuré par les vendeurs de café, achevant de déclore les paupières des dormeurs d’un irrésistible fumet d’empanadas (pommes de terre fourrées) toutes chaudes.

Une employée taiseuse des douanes boliviennes alourdit encore mon passeport, un jovial et moustachu policier brésilien me souhaite la bienvenue d’un retentissant coup de tampon.

Bonjour Brésil... et bonjour Pantanal !

Texte : Louis


 



Elise et William sont partis autour du monde à la découverte des cinémas...


Le CINÉ SANTA TERESA

cinema2Nous avons beaucoup aimé le quartier Santa Teresa qui est  souvent considéré comme une sorte de « Montmartre carioca ». Santa Teresa est  « village » qui surplombe le quartier animé de Lapa. Galeries d’art, bars et petites boutiques habitent les lieux et un esprit bohême enveloppe le quartier.

Situé sur la place principale où se croisaient les mythiques bondes (tramways qui ne circulent plus depuis un tragique accident, en août dernier), le Ciné Santa Teresa, ouvert le 23 juin 2003, propose un film par jour, dans une salle de 60 sièges.

Ce cinéma à un rôle primordial dans la culture alternative, sociale et éducative du quartier car il propose des séances pour les cinéphiles, les écoles, les institutions, les ONG… et une partie de la vente du billet est reversé à des œuvres sociales. Des projections publiques et gratuites ont été organisées par le cinéma à destination des enfants défavorisés et des jeunes qui n’avaient jamais vu de film dans une salle de cinéma et qui ont été transportés par la magie du lieu et du cinéma.

A partir de 2006, le Ciné Santa Teresa diffuse plusieurs séances par jour, en élargissant ses programmes afin de développer des méthodes socio-culturelles et éducatives à destination de toutes classes sociales.

Le Ciné Santa Teresa n'a pas de parrainage ou d’aide financière extérieure.  Il maintient ses activités uniquement par la vente de billets. Ces diverses ventes permettent l’organisation de séances gratuites pour les enfants, les étudiants, les jeunes et les moins jeunes

Cinema1Une galerie d’art et d’exposition est installée dans le hall du cinéma (Galerie Ciné) : les artistes étendant ainsi leur public et amenant de nouveaux admirateurs au cinéma.

Le Ciné de Santa Teresa a remporté pendant trois années consécutives (en  2008, 2009 et 2010) le prix du "plus grand diffuseur de films Brésilien" donnée par l’Ancine (l’organisme fédéral de réglementation du film) :  il semble avoir plus de titres brésiliens en exploitation que tout autre cinéma au Brésil. Cette victoire place le Ciné Santa Teresa comme le plus grand admirateur et défenseur  de l'œuvre de réalisateurs, acteurs et techniciens au Brésil.

Le Ciné Santa Teresa entre dans sa neuvième année d'exploitation complète en enregistrant d’encourageants résultats.

En septembre 2010, il a ouvert sa première succursale, le Ciné Art Macae, où sera créé le concept, utilisé au Ciné Santa Teresa. Le modèle d'affaires développé par ces deux salles représente une révolution sur le marché de l’exploitation cinématographique au Brésil.

Les salles de cinéma sont en interaction avec la vie culturelle, sociale, politique et artistique du quartier dans lequel ils opèrent.

L'intention d'élargir leurs actions (projections gratuites, en plein air, pour des publics défavorisés, …) contribue à réduire les inégalités et permet d’offrir des loisirs sains et éducatifs à leurs publics, tout en maintenant une conscience sociale et culturelle.

http://www.asso-cinemap.fr/

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