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Carnet de route

A LA DECOUVERTE DE L'EQUATEUR

< QUITO : Premières impressions

L'arrivée sur l'ancien a aéroport de Quito est absolument spectaculaire ; la capitale de l'Equateur occupe une vallée en altitude entourée de volcans . La ville coloniale historique ne représente plus qu'une infime partie de cette métropole tentaculaire de plus de 2 millions d'habitants. C'est une ville très colorée, surtout en cette période de Noël, car plus encore que dans les autres pays andins, les Équatoriennes portent encore les costumes traditionnels.

Le quartier historique s'articule autour de plusieurs Plazas, dont la principale est bordée par le Palais Présidentiel et la cathédrale, curieusement bâtie parallèlement plutôt que perpendiculairement à la place. Le troisième côté est occupé par l'ancien archevêché et le plus bel hôtel de la ville.
QUITO Plaza MayorA toute heure du jour et de la nuit une foule bariolée se presse sur cette place si pittoresque. Il ne faut pas manquer de se promener dans les rues avoisinantes et de visiter les autres Plazas, tout aussi pittoresques : la Plaza de San Francisco – cœur historique de la fondation de Quito, et celle de .....
De nombreuses églises parsèment la ville coloniales, toute aussi spectaculaires les unes que les autres. On ne peut manquer que d'être impressionné par la décoration somptueuse de ces églises et l'abondance de dorures. L'art religieux « quiteño » est célèbre en Amérique du Sud pour sa richesse ornementale et la finesse de ses sculptures religieuses dont on a un bon aperçu dans le musée du couvent de San Francisco mais aussi au gré des visites des diverses églises.
Le clou en est sans doute la décoration intérieure de celle des Jésuites entièrement dorée a la feuille jusqu'à la voute.

L'architecture coloniale des grandes demeures de la noblesse et de la bourgeoisie a été bien préservée; elle est caractérisés comme partout en Amérique du Sud par une organisation des pièces autour d'un patio central. La présence de balcons atténue l'austérité des façades.

< Otavalo et San Clemente

Après avoir célébré Noël à Quito, nous sommes partis vers le nord pour découvrir le célèbre marché d'Otavalo où tous les Indiens de la région viennent vendre leur produits et leur artisanat est le marché le plus pittoresque et coloré du pays et constitue une étape incontournable pour les amateurs de pittoresque et de bonnes affaires.

A proximité nous découvrons la lagune de Cuicocha au pied du volcan Imbabura ; il s'agit d'un ancien volcan, maintenant éteint, dont le cratère est devenu un lac. En chemin nous recevons l'hospitalité de la communauté agricole de San Clemente, une organisation communautaire célèbre pour ses plantes médicinales et l'élevage du « cuy » (notre cochon d'Inde) qui est un mets de fête très apprécié là-bas.

< Le Parc National du volcan Cotopaxi

Volcan COTOPAXIOn ne peut visiter l'Equateur sans escalader quelques uns des nombreux volcans qui constituent l'arête dorsale du pays; la plupart dépassent les 4000m et sont encore en activité. Le plus célèbre d'entre eux, visible depuis Quito, est le Cotopaxi (« croissant de lune » en Quechua) qui atteint 4800m, soit l'altitude de notre Mont Blanc. La route s'arrête au pied du volcan ; de là on peut monter jusqu'au refuge à 4500m – initialement au bord de la calotte glaciaire qui le recouvre. A cette altitude l'oxygène se fait rare ; il faut donc s'habituer et marcher lentement avec de nombreuses pauses pour reprendre son souffle. Par bonheur nous avions anticipé et apporté avec nous des pastilles contre le mal d'altitude ( un savant dosage d'aspirine et de caféine) qui sont très efficaces.

Ce n'est quand même pas une promenade de tout repos mais l'effort ne vaut la peine car la vue du refuge sur les paysages lunaires du Parc National du Cotopaxi est aussi à couper le souffle. En chemin nous faisons une pause à l'Hacienda Cusin , l'une des plus anciennes du pays, qui incorpore dans ses bâtiments un ancien temple inca, reconnaissable à ses murs de grosses pierres taillées parfaitement imbriquées sans joint de façon irrégulière, une technique antisismique mise au point par les Incas. A proximité la Hacienda del Porvenir offre des possibilités de promenade à cheval au pied du Cotopaxi.

< Baños : aux confins de l'Amazonie

Après une nuit passée dans la hacienda historique de La Cienaga où l'explorateur français La Condamine a séjourné lors de son expédition scientifique en Amérique du Sud en 1742, nous nous dirigeons vers Baños, au pied du volcan Tungurahua (5016m) en éruption quasi permanente.

Baños-Volcan TungurahuaLa cité de Baños est de ce fait une ville thermale à l'étrange cathédrale construite en lave noire. La vallée de Baños constitue l'une des rares routes praticable qui mène des hauts plateaux vers le bassin de l'Amazone et c'est à travers cette trouée que les premiers conquistadors espagnols ont découvert le bassin amazonien. Au fur et à mesure que l'on descend en latitude, le climat et la végétation changent : on passe de la fraicheur des hauts plateaux à la chaleur humide et étouffante de la jungle équatorienne.
En chemin nous faisons un détour pour aller voir la spectaculaire chute d'eau du Pailón del Diablo et l'étrange maison dans un arbre d'un amateur local de solitude, écologiste avant l'heure.
De là on entrevoit le début du Bassin Amazonien que les plus aventureux peuvent survoler en avion à partir de la « paroisse » Shell – bourgade fondé dans les années 50's par la compagnie de pétrole éponyme comme base pour l'exploration pétrolière en Amazonie.

< Le Chimborazo
Le Chimborazo, recouvert d'une calotte glaciaire, culmine à 6310m, ce qui en fait le plus haut volcan de l'Équateur. Les paysages du Parc National du Chimborazo sont splendides et l'on y rencontre de nombreuses « vicuñas ». La vigogne est un petit lama dont la laine très chaude est très appréciée car même sous l'équateur il ne fait pas bien chaud à ces altitudes. Forts de notre expérience du Cotopaxi, nous tentons l'escalade jusqu'au refuge situé à 5000m au pied de la calotte glaciaire. De là l'on découvre un panorama magnifique parsemé de « bombes » volcaniques.

Un détour par Alausi pour prendre le petit train spectaculaire qui descend dans une gorge étroite nous permet d'apprécier son marché de vêtements. En cette période de Noël, nombreuses sont les processions rencontrées en route, toutes plus pittoresques et colorées les unes que les autres.

Une étape incontournable avant Cuenca est le site archéologique d'Ingapirca, surmonté par une forteresse Inca aux murailles cyclopéennes caractéristiques.
En chemin on peut se régaler avec la spécialité locale du cochon au barbecue dont la peau est caramélisée... à la torche à acétylène !

< CUENCA

Première capitale du temps des conquistadores, Cuenca a gardé son charme d'antan et de nombreux vestiges de l'architecture coloniale. Son marché aux fleurs sur le parvis de la catédrale, les promenades sur les bords de sa rivière ou le long des rues bordées de magnifiques demeures coloniales, ses nombreuses églises en font une étape obligatoire pour les amoureux d'histoire.

C'est aussi la région où l'on fabrique les fameux chapeaux de paille de « Panama » qui doivent leur nom au fait que, lors de sa construction, la Compagnie du Canal de Panama en avait commandé des milliers pour protéger ses ouvriers du soleil, les popularisant ainsi.

Nous avons eu la chance d'assister du balcon de notre hôtel à une procession de l'Enfant Jésus, où les familles de la ville se rendent à l'église pour y faire bénir le poupon qui tronera ensuite dans la crêche familiale. Tout le monde se déguise ou revêt ses plus beaux atours pour cette procession familiale. C'est une tradition populaire très pittoresque. Quant au jour de l'an on le célèbre en brûlant dans la rue d'immense poupées de son que l'on vend à tous les coins de rue. Le folklore est reté rès vivant en Equateur et tout cela est très sympathique.

< Le parc naturel de Cajas

Il est rare de voir le Parc National de Cajas autrement que sous une brume fantasmagorique; situé à plus de 4000m d'altitude, sur le rebord abrupt de la chaine des Andes, côté pacifique, ce parc est au premières loges pour recevoir l'air chaud et humide qui vient du Pacifique et se condense en altitude. Nous séjournons à l'Hôtel des Deux Cascades (« Dos Chorreras ») au design éminemment naturel, bâti à flanc de montagne – une cascade naturelle y est même incorporée. Sa mascotte est un daim qui se promène dans les espaces d'accueil. On ne peut pas faire plus écologique.

Le Parc National de Cajas offre de nombreuses promenades parmi un paysage des plus étranges. La route qui relie Cajas à Guayaquil, le grand port sur le Pacifique, offre – au fur et à mesure de cette descente vertigineuse depuis le rebord occidental des Andes vers le Pacifique, une succession de paysages et de végétation qui varient en fonction de l'altitude et de la température ambiante: des paysages alpins du Parc National de Cajas à la luxuriante végétation tropicale des premiers contreforts andins.

Le long de la plaine côtière du Pacifique, la principale richesse agricole est la culture du chocolat et des fruits tropicaux, principalement « l'Or Vert », la banane dont l'Équateur est un des principaux exportateurs.

< GUAYAQUIL

Guayaquil même est une ville moderne et un grand port à l'embouchure du Rio éponyme; elle offre peu d'intérêt sinon le quartier historique du Malecón (la Jetée) le long de l'estuaire. Un monument y commémore la rencontre historique des deux grand héros de l'indépendance de l'Amérique du Sud: «El Libertador » Simon Bolivar et le général San Martin, libérateur de l'Argentine. Le Malecón est un lieu de promenade agréable au coucher de soleil, offrant un peu de fraicheur dans un climat chaud et humide.

GALAPAGOS iguane< Les Galápagos

Un voyage en Équateur ne se conçoit pas sans une croisière aux Galápagos, rendu fameuses par le voyage scientifique du Beagle auquel Charles Darwin participa dans sa jeunesse. Ce sont les observations sur la faune et la flore qu'il fit à cette occasion qui jetèrent les bases de la théorie de l'évolution, selon laquelle ce ne sont pas les espèces les plus robustes ni les plus intelligents qui survivent, mais celles les plus aptes à s'adapter au changement. En serait-il de même des économies et des civilisations ?

Nous avions opté pour une croisière courte nous faisant découvrir quelques iles bien différentes. L'aspect le plus sympathique de cette croisière est que les animaux, n'ayant jamais été chassés par l'homme, sont totalement en confiance et l'on peut les observer de très près dans leur milieu naturel. Cela peut même quelquefois donner lieu à des situations cocasses: l'une des membres de notre groupe a vu un phoque s'approprier sa serviette de bain pour s'allonger sur la plage et cela n'a pas été une mince affaire que de la récupérer.

Parmi les animaux les plus étranges que l'on peut y découvrir, en plus des innombrables phoques omniprésents et de nombreux iguanes multicolores, sont diverses espèces de goélands aux pattes de diverses couleurs. Même le crabes y sont spectaculaire. Les Galápagos sont balayées par un courant froid en toutes saisons, ce qui nous a découragé de faire de la plongée, mais cela est tout à fait possible pour les plus braves.

< Conseils Pratiques 

La meilleure saison pour aller en Équateur dépend de votre destination: en effet la saison des pluies sur le plateau Andin diffère de celle sur la côte et aux Galápagos. Nous avions fait le compromis de la période de Noël en partie à cause de l'attrait de l'ambiance de fête particulière en cette saison et des manifestations religieuses et folkloriques qui s'y rattachent. Le climat et les températures varient considérablement selon l'altitude : en montagne les nuits sont fraiches, voire froides, et la température excède rarement les 25 degrés dans la journée ; sur la côte et en Amazonie, le climat tropical sévit et les températures sont considérablement plus élevées, dépassant allègrement 30 degrés, et il y fait très humide. De ce fait la température baisse fort peu pendant la nuit. Il faut se prémunir contre les moustiques et le risque de malaria et prendre les précautions alimentaires habituelles dans ces régions tropicales.

Il y a en Équateur une variété d'hôtels et haciendas pour tous les prix et tous les goûts, depuis les hôtels de grand luxe de niveau international jusqu'au « gites ruraux ». Le réseau routier a été considérablement rénové et amélioré par le gouvernement actuel et est excellent ; une autoroute axiale reliant Quito à Cuenca est en cours d'achèvement et facilite grandement les déplacements sur le plateau central. Il est question de remettre en service prochainement l'ancien réseau de train reliant Quito à Cuenca et à Guayaquil à des fins touristiques, ce qui peut constituer une alternative originale au transport routier.

Du point de vue devises, le dollar est roi ; les cartes de crédit peuvent être soumises à des restrictions et des plafonds très limités pour les retraites en numéraires ; mieux vaut anticiper et avoir avec soi des dollars en petites coupure (maximum de 20 dollars) pour les faux-frais.

Nous avions organisé notre voyage par internet (et téléphone) grâce aux services d'un couple de jeunes français fort sympathiques, amoureux du pays où ils vivent depuis de nombreuses années. Leur agence de voyage INCATREK peut organiser des voyages à thème ou sur mesure, en fonction de vos desiderata et de votre budget. Nous avons été très satisfaits de leur prestation et vous les recommandons sans réserve.

< Luces et Dominique
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