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Préparation

Notre sensibilité nous dirige vers l'écotourisme pour une forme de voyage responsable dans des espaces naturels, contribuant à la protection de l'environnement et au bien être des populations locales.


Notre choix :

Le Bénin

Nous avons choisi de réserver  notre circuit via Bénin Ecotourism Concern (Eco-Bénin), une ONG basée à Abomey Calavi (www.ecobenin.org ), qui organise des voyages responsables, équitables et solidaires.
Après plusieurs échanges par e-mail avec Monsieur Gautier AMASSOU, Coordonnateur National de Eco-Bénin qu’il a fondée en 2004, nous avons opté pour un circuit de 21 jours avec un guide béninois. Il nous semblait essentiel d’être accompagnés d’un guide qui saurait nous faire découvrir les multiples facettes du pays. C’est Hermann LOKOSSOU qui nous a ouvert les portes du Bénin.

Itinéraires

Nous avons décrit une boucle couvrant la majeure partie du pays, du sud vers le nord, pendant 21 jours.

Abomey :

Dans cette ville incontournable pour son histoire, la visite du musée installé dans une partie des palais de la dynastie des rois du Dahomey nous introduit à la culture originelle de ce pays.Benin_1Nous passons l'après midi au marché, multicolore, impressionnant par la diversité des étals (notamment de fétiches). Nous sommes frappés par les couleurs des vêtements portés par les Béninois, dont il se dégage une impression de joie de vivre. Différentes ethnies se mêlent ici. Chacune se distingue par son habillement ainsi que par les cicatrices qui marquent les visages, ce qui permet de déterminer à quelle tribu appartient la personne que l'on côtoie.
À Abomey, nous logeons chez Monique, un endroit très convivial et calme. Comptez 12 euros la nuit et 5 euros le repas par personne.

Bohicon :

Pour se rendre à Bohicon, nous prenons le taxi depuis Abomey. Véritable plateforme de transport, très animée, c’est à Bohicon que se trouve la gare routière pour Natitingou. Lors des arrivées et des départs de bus, la gare à l’ambiance bariolée très locale est le théâtre de ventes de toute sorte de plats cuisinés ou fruits par des femmes portant de grands plateaux sur leur tête. À l'arrivée des bus, les vendeuses se hâtent, se bousculent au pied du véhicule pas encore à l'arrêt pour vendre leurs produits. Cette ambiance complètement folle nous fait vivre des moments vraiment surprenants et intenses.
Nous embarquons à bord d’un bus de La Poste (qui gère là-bas un réseau de transport).

Natitingou :

Nous visitons le musée régional qui présente la culture et l’habitat « Tata somba ».
Pause au restaurant Tata somba. Cet endroit est très apprécié pour sa cuisine béninoise et sa bière de mil : le Tchoukoutou(le tchouk pour les branchés).

Koussoukoinggou :

À Koussou, sur les flans de l'Atacora, Eco-bénin œuvre pour la mise en place avec la communauté villageoise d'une association qui propose aux touristes l'hébergement et la restauration chez l'habitant. Lors de notre passage, nous sommes installés chez M. Patron et participons à la vie des villageois (décortiquer le maïs, etc.), qui appartiennent à l’ethnie des Bétamaribès, reconnaissables à leurs striures sur tout le visage.
L'architecture exceptionnelle des habitations Tata somba fait penser à un petit château-fort par ses tours servant de grenier à grain et de chambres pour chaque membre de la famille. Le rez-de-chaussée sert d'abri aux volailles mises en cage et aux chevreaux pour la nuit. Le soir, la porte d'entrée est verrouillée de l'intérieur par un gros madrier. Entre ces murs de terre et de bouse, tous se réunissent après le dur labeur de la journée. Les anciens racontent des contes. Dans la nuit étoilée, on entend le bruit sourd des pilons que les femmes soulèvent et relâchent dans un rythme régulier. Au petit matin, la randonnée avec Mathias dans la vallée nous offre la fraîcheur de la brume et nous fait découvrir les cultures comme les cacahouètes, l'igname, le voandzou ainsi que la flore très variée (arbre de néré, karité, baobab, anacardier, kapokier, fonio, etc.). Observer la myriade d'oiseaux comme le Rollier, l'épervier ou le milan noir est un régal des yeux à travers les jumelles indispensables pour cette aventure.
Le soir arrive l’heure du soutien scolaire : une quarantaine d'enfants se retrouvent dans l'école éclairée par un groupe électrogène. Les plus petits apprennent les chiffres qu'ils recopient maladroitement à la craie sur l'ardoise ; les plus grands révisent le travail fait dans la journée et récitent leurs leçons pour le lendemain. À 22 heures, tous repartent dans la nuit, avec les étoiles comme seul éclairage !
Le peuple Otamari nous a fait partager son mode de vie le temps de notre séjour et cela restera des journées inoubliables.

Parc de Pendjari :

Depuis Koussou, nous prenons un 4x4 avec un chauffeur pour rejoindre le parc de Pendjari.
Dans le parc, nous participons à un safari vision.
A la mare Bali, au poste d’observation, nous contemplons le bain des hippopotames, le sommeil des crocodiles. Sur la berge à droite, une tortue tire son cou et semble nous regarder, un jabiru du Sénégal se pose sur le rivage. Rolliers d'Abyssinie et Jacana font leur jeu devant nous.
Sur les pistes, des antilopes, des Cobes de Buffon, des Cobes defassa ou des waterbuck se sauvent à notre approche. Des singes patas, des babouins et des Vervets s'agrippent aux branches et nous observent. Une famille de phacochères passe devant nous. Au loin un éléphant se distingue entre les baobabs.
Dans une végétation de savane et de forêt, nous admirons toute cette diversité avec curiosité et envie de ne pas repartir.

Tanougou :

Nous rejoignons cette nouvelle étape en 4x4. Ici encore, Eco-bénin mène une action pour la mise en place de l'hébergement, de la restauration chez l'habitant et d'un circuit près des chutes de Tanougou.
Nous nous installons chez Fidèle et participons à la vie des villageois, qui appartiennent à l’ethnie des Waamas, reconnaissables à leur cicatrice sur les pommettes du visage.benin_3
La cascade est impressionnante par sa hauteur. Pour accéder au pied des chutes et faire un plongeon dans le bassin, il nous faut passer par plusieurs niveaux de petites chutes sur des roches glissantes. Il est indispensable d’être accompagné d’un guide du village pour se lancer dans cette aventure très rock n'roll. Des piliers en béton pour une passerelle d'accès à la cascade avaient été coulés, mais le village s’est mobilisé contre ce projet et a réussi à stopper les travaux pour ne pas dégrader ce lieu. Une passerelle en liane fait partie des projets de la Fédération es Organisations de Tourisme Responsable et Solidaires (FBO-TRS) pour sécuriser le site.

Tanéka :

À l'arrivée dans ce village, nous sommes dirigés par le prince de ce lieu vers la maison des palabres où nous respectons la coutume de saluer le roi et ses reines. Après de grandes discussions entre le roi et notre guide, une séance de photos est proposée. Chez le prince et la princesse, une dégustation de sodabi (eau de vie) échauffe nos gosiers.

Dassa :

Après un passage à Parakou et son marché aux bestiaux, nous arrivons à Dassa où nous avons rendez-vous avec Hyacinthe de CPN Les Papillons (Connaître et Protéger la Nature), une ONG dotée d'un projet de société, qui travaille selon trois axes :
Préservation de l’environnement et éveil écocitoyen (information sur la gestion des ordures ménagères) ;
Promotion de l’écotourisme (hébergement en gîte, restauration au refuge « les papillons », sortie nature) ;
Développement et solidarité (organisation de camps nature, chantier de reboisement, chantiers de solidarité international de jeunes).
Cette structure héberge les touristes dans ses bungalows, forme des guides de randonnées, sensibilise les enfants et la population aux problèmes de l'environnement.
Avec Hyacinthe, nous partons pour une randonnée qui nous mène au point le plus haut surplombant les reliefs et les forêts du département des 41 Collines.

Possotomè :

En repassant par Cotonou, nous faisons la rencontre de Sylvie (secrétaire d’Ecobénin) avant de nous rendre au lac Ahémé.
À Possotomè, Eco-bénin a participé à la construction d'un gîte construit en matériaux locaux (où nous avons logé), à l'élaboration de plusieurs circuits, à l’ouverture d’un restaurant (chez Préfet) et à la plantation d'un million de palétuviers pour retenir les rives dégradées du lac Ahémé.
Notre circuit « Au fil de l'eau » pour l'apprentissage des techniques traditionnelles de pêche nous mène sur le lac Ahémé au milieubenin_4 d'une multitude de pécheurs. Sur le parcours, les endroits où des pieux sortent de l'eau délimitent la demeure des divinités de l'eau : aucun pêcheur ne s’y aventure au risque d'être frappé d’une malédiction. Une fois le filet lancé par Lucien, le pêcheur que nous accompagnons, nous plongeons et fouillons la vase pour prendre le poisson et le jeter dans la barque ! L’exercice se révèle difficile pour les pêcheurs novices, mais il est ressourçant de se trouver dans une ambiance aquatique aussi agréable.
Le circuit « Traditions et culture vodoun » propose une marche de trois heures au bord du lac avec explications sur les divinités à travers les sentiers, les villages et la forêt sacrée. Les populations de pêcheurs et d’agriculteurs qui vivent autour du lac perpétuent des traditions ancestrales et continuent d’échanger leurs produits au marché de troc sur la place du village. Moments surprenants et vraiment hors du temps !
L'utilisation des plantes est très pratiquée au Bénin. Cela fait partie du quotidien. Le circuit « Effusion des sens » proposé l'après midi nous fait découvrir la phytothérapie. Nous apprenons les différentes utilisations des plantes, leur préparation et achevons le circuit par une dégustation de sodabi parfumé aux plantes.
Possotomè est un endroit calme dans un cadre idyllique sur les bords du lac. Une halte de plusieurs jours s'impose.

Ouidah :

Avant d'arriver à Ouidah nous avons observé les pêcheurs sur le bord de l'océan. Une trentaine d'hommes en sueur tiraient une corde au rythme des cris d'encouragement pour extraire de l’eau et ramener sur la plage un filet de plusieurs centaines de mètres et enfin connaître le fruit de leurs efforts.
Le passage à l'ancien fort portugais transformé en musée va nous plonger dans la sombre période du commerce des esclaves.
En empruntant la route des esclaves, qui relie la ville de Ouidah à la mer par un chemin de sable de plus de 3 kilomètres, nous remontons à pied ce lieu chargé d'histoire, d'émotion et de souffrances. Du point de départ, la place aux enchères bordée par la résidence du marchand d'esclaves le plus connu « Chacha », nous passons devant l'arbre de l'oubli puis devant le bâtiment où l’on laissait les esclaves dans l’obscurité avant de les embarquer vers l’Amérique. Nous approchons de la porte de non retour, mémorial érigé près de l'océan.benin_4

Porto Novo
:

À Porto Novo, nous visitons le centre Songhaï. Il s’agit d’une ferme modèle où tout est produit, consommé et recyclé (culture, élevage, transformation, restauration, production de biogaz sur place : la boucle est bouclée). Ce centre pédagogique accueille des stagiaires, des élèves et organise des séminaires ainsi que des rencontres.
Dans les villes la moto (zem) est le moyen de transport le plus utilisé. Très abordable financièrement, il est très efficace et très rapide. Les conducteurs de zem sont reconnaissables à leurs chemises de couleur différente suivant les villes. C’est en zem, derrière un conducteur à chemise rouge, que nous rejoignons le musée ethnographique de Porto Novo. Dédié essentiellement à la  richesse culturelle du Bénin ; il traite de ka naissance,de la vie, de la mort et possède de nombreux masques Guélédé ( une vaste collection de masque cimiers). En arpentant la ville, nous passons devant la grande mosquée et son architecture inspirée des églises de San Salvador de Bahia au Brésil.
Avec l’ONG Grabe-Bénin, la descente de la rivière noire en pirogue à travers la forêt marécageuse nous fait découvrir des écosystèmes naturels riches en flore et en faune, des mares et des forets sacrées chargées d'histoires liées à la vie des communautés locales.
Nous passons notre dernière nuit à Ganvié, cité lacustre sur le lac Nokoué. Un enchevêtrement de pirogues chargées de grands jerricanes attendent le remplissage d'eau potable. Le commerce se fait par pirogues et les échanges commencent tôt dans la brume du matin. Les pécheurs sur leurs barques se faufilent dans les canaux et vont remplir les filets de poissons. Les enfants partent sur leurs embarcations et rejoignent l'école pour la journée. La vie est organisée sur l'eau.


Arrive l'heure du retour. C’est avec arrachement que nous reprenons l'avion, mais nous éprouvons un intense bonheur d'avoir partagé ces trois semaines avec notre guide Hermann. Il a su nous faire découvrir la culture, l’histoire, les coutumes, les religions et le patrimoine du Bénin. Sans Hermann, dont le professionnalisme et les qualités humaines sont hors du commun, nous n’aurions pas pu entrevoir toutes les facettes de ce pays fascinant. Il nous a entraînés dans un parcours d’explorations dont nous garderons en mémoire chacune des étapes fabuleuses.

Eco-bénin, par l’intermédiaire de son Coordonnateur Gauthier AMASSOU, Président de la Fédération Béninoise des Organisations de Tourisme Responsable et Solidaire (FBO-TRS), tente d'instaurer un tourisme responsable et respectueux de l'environnement tout en créant de la valeur ajoutée pour les populations locales. Les actions de cette organisation sont très positives. Encourager cette démarche dans un pays africain nous semble la meilleure façon, à notre échelle, de participer à l'essor et au développement durable de l'Afrique.

Myriam et Alain Marcillet
2009

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