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Les bourses de voyages (et bien sûr les sponsors) sont un très bon moyen pour financer en partie un projet. Assez nombreuses, elles ne sont pas forcément toujours bien connues du grand public, ce qui est dommage car elles offrent quand même beaucoup de possibilités surtout pour les jeunes et les étudiants. Et de fait l'on constate que, pour qui sait bien si prendre, obtenir certaines d'entre elles représente une excellente entrée en matière pour ceux et celles qui souhaitent vivre un jour de leur passion du voyage.
 
Choix et faisabilité du projet :

Bien évidemment tout doit commencer par une idée originale et de préférence aussi une passion. Tout comme les généreux donateurs, les thèmes de voyages possibles et retenus sont très variés. Toutefois, il faut savoir que désormais l'aventure gratuite n'a que rarement sa chance. Aujourd'hui ce sont le culturel, le sportif ou l'humanitaire "intelligents" qui sont les plus recherchés. Et il n'est pas nécessaire de mélanger tous ces thèmes pour réussir. Pas besoin d'objectif "alibi".
Malgré tout, au delà de l'idée, les phénomènes de modes au niveau destinations ou aventures, incluant donc à priori un aspect médiatique, ne doivent pas être négligés. Ils peuvent en effet à l'occasion jouer en la défaveur du demandeur par le côté "déjà vu - déjà fait" (ex. : projets mécanisés en Afrique), ou au contraire plaider la cause de celui-ci (ex. : sujet sur un pays qui va s'ouvrir au tourisme). De même, sans pour autant renoncer à ses envies, il faut être conscient que pour les financements privés, l'image du projet doit si possible coller à celle des organismes que l'on compte solliciter. Mais attention aussi aux risques, car un projet dans un pays ou une région un peu trop sous le feu de l'actualité pour cause d'insécurité a des chances de ne guère accrocher les jurys; la terre est vaste et les donateurs tout de même un peu responsables de leurs lauréats.
Le projet doit donc avant tout comporter un aspect original et innovant avec un but précis et surtout crédible, correspondant aux capacités réelles des demandeurs tant sur le plan physique que psychologique. Rien ne sert de vouloir partir un an en terrain difficile si l'on n'est jamais sorti plus de trois semaines hors d'Europe ! A cet effet, avoir déjà une petite expérience du milieu et du type d'aventure que l'on va vivre est un plus. Alors pourquoi, à l'occasion, ne pas d'abord se tester à travers certains circuits proposés par des voyagistes hautement spécialisés dans l'aventure ou travailler avec des organismes oeuvrant dans le domaine que l'on a choisi ? Autant d'expériences qui sauront apporter un plus au dossier le moment venu.
Egalement, rencontrer des personnes connaissant bien la région choisie ou ayant effectué le même type de projet permettra de bénéficier de leurs conseils et de leurs expériences. De même, une recherche bibliographique (et pas uniquement dans les guides touristiques !) et cartographique pourra servir le cas échéant à palier, une fois sur place, à certaines déconvenues. Et pourquoi pas, pour certains projets conséquents, un voyage de repérage sur place ? Dans tout les cas, cette recherche d'informations et de contacts permettra d'établir la faisabilité et par la suite la mise en forme nécessaires à tout projet.
 
Constitution du dossier :

En règle générale, la présentation d'un projet est aussi importante que l'idée en elle-même (surtout si la concurrence est rude) car, dans la plupart des cas, c'est d'abord par l'intermédiaire du dossier que les financeurs potentiels découvriront le projet. Donc, pour qu'ils aient envie de le lire, ne négligez pas cet aspect des choses; bien au contraire.
Même s'il n'y a pas de recette miracle, il y a toutefois dans le contenu d'un dossier quelques chapitres ou sous-chapitres qu'il vaut mieux indiquer. L'ordre est à la limite arbitraire et l'on peut choisir d'en développer ou d'en ignorer certains. Selon les cas, c'est à chacun de juger en fonction de ses interlocuteurs, tout en tenant compte évidemment des réglementations propres à certaines dotations (et de la date de dépôt des dossiers). Mais de toute manière, mieux vaut être concis et aller à l'essentiel (10 à 12 pages maxi). Comme un projet ne se prépare pas en quelques jours, il est donc recommandé de ne pas s'y prendre au dernier moment. Et puis bien sûr, n'attendez pas les résultats d'une demande pour démarcher auprès d'autres financeurs.

Les éléments en détails :

. Présentation générale, la forme :

Elle doit donner envie de lire et si possible présenter un juste milieu entre un côté trop sobre ou scolaire (rébarbatif) et trop tape à l'oeil (perte de crédibilité). En effet, quoique l'on en dise, on juge souvent d'abord les choses sur leur apparences. Bref, autant que votre dossier soit le reflet de vous-mêmes. En attendant, inutile de dépenser une fortune même si parfois il peut être intéressant de disposer de quelques dossiers "haut de gamme" utiles à convaincre certains partenaires potentiels. Choisissez si possible le format A4 classique et évitez tout ce qui peut compliquer la lecture (texte compact, petits caractères, etc). Et bien entendu, utilisez tous les avantages de l'informatique qui peuvent largement donner du relief à un texte.

. Couverture :
Reflétant la forme du dossier, elle doit comporter quatre éléments essentiels : le titre du projet, une ou deux lignes d'accroche (genre slogan), vos coordonnées, plus une photo ou dessin ou illustration "symbole" du projet. A chacun ensuite de trouver la meilleure mise en page. Au passage signalons que le dossier peut aussi bien se présenter sous forme d'un document relié (nombre de pages plutôt important) que de feuilles agrafées en coin (peu de pages).

. Résumé du projet :
Toujours indispensable, ne serait-ce déjà que parce que certains de vos interlocuteurs ne liront que cela. Il faut donc exposer son idée, son originalité, ses caractéristiques. Soyez bref, clair, direct, allez à l'essentiel en utilisant comme toujours des phrases courtes, un style vivant et des titres et sous-titres évocateurs.

. Curriculum Vitae :
Rien à voir avec un CV d'embauche. Même si l'on peut indiquer succinctement sa formation et/ou son activité professionnelle, le but demeure de mettre avant tout en évidence en quelques lignes sa connaissance des voyages ainsi que ses capacités à se débrouiller, à monter et à mener à bien son projet. Donc, utile de mentionner ses principaux voyages en précisant si c'est le cas leur aspect particulier (longue durée, contexte originaux, etc), ainsi que bien sûr toutes les expériences ayant un rapport direct avec le projet. Dans le dossier, ce CV peut simplement se présenter sous forme d'un encart. Lorsque le voyage doit se réaliser à plusieurs on peut également rajouter la fonction de chacun au sein du groupe, voire même comment l'équipe s'est constituée.

. Buts, déroulement, formalités, matériel :
Ce sont des chapitres qui soit reprennent en détails les points forts ébauchés dans le résumé du projet, soit démontrent la bonne organisation de celui-ci. L'aspect organisation sera surtout mis en avant pour les demandes de bourses ou si l'on est "voyageur débutant", voire lorsque l'aspect matériel est primordial à la réussite. Par contre pour les voyageurs plus confirmés et la recherche de sponsors ce point peut devenir plus que secondaire.

. Budget :
Si votre idée intéresse, c'est un chapitre qui sera alors regardé en détails. Il doit comporter sur deux colonnes les dépenses et recettes complètes par postes (chiffrez aussi en %). Le cas échéant, ne pas hésiter à détailler un peu. Et même s'il est de bon ton d'en surévaluer certains, les coûts doivent quand même rester réalistes sous peine d'entraîner un manque de crédibilité de l'ensemble. En gros, on retrouve dans les dépenses les postes transports, hébergements, restauration, équipements, logistique (communication), divers (assurances, visas, etc). En recettes : apport personnel, bourses, dotations, sponsors et autres. Il peut s'agir d'argent mais aussi d'apports en nature ou de facilités diverses. Au niveau recettes indiquez bien sûr par quels moyens vous pensez obtenir les sommes manquantes afin d'équilibrer le budget.

. Promotion et communication :
Ce sont des éléments essentiels d'un dossier, surtout si l'on recherche des sponsors privés. En effet, c'est dans cette partie que l'on retrouvera les lettres de soutien, les promesses de reportages ou d'édition, votre revue de presse et de manière générale tout document permettant de situer l'intérêt que votre idée a pu susciter auprès des uns et les autres. Autant de preuves de dynamisme. Très souvent c'est d'ailleurs l'aspect média et ses retombées qui accrochera le plus vos futurs financeurs.

. Autres conseils :
A un dossier qui doit être envoyé par courrier, il est nécessaire d'adjoindre une lettre de présentation qui vous ressituera si vous avez déjà rencontré votre correspondant ou si vous bénéficiez de recommandation, ou encore vous permettra d'introduire votre projet et l'intérêt qu'il peut présenter pour de futurs partenaires. Bien sûr, évitez les lettres types et ayez au moins quelques connaissances de l'activité et/ou des gens que vous comptez solliciter. Pour de meilleurs résultats, prévoir une relance par téléphone quelques jours plus tard. Sachez qu'à la longue la réalisation de dossiers peut coûter cher. Selon les actions à mener, établissez une hiérarchie et prévoyez également de simples communiqués de presse ou tracts (format 1/2 A4 suffisant) pouvant servir d'amorce à l'occasion.
Enfin, n'oubliez pas qu'un dossier, comme d'ailleurs un projet, évolue avec le temps. Faites le lire à de nombreuses personnes, écoutez (et acceptez) leurs critiques et n'hésitez pas à le modifier au fil du temps.
 
Montants et aides :

Si avec les sponsors tout est possible, dans le cas de bourses le montant des dotations quoique tout à fait variable est quand même assez limité. Il peut aussi bien s'agir de prix en espèces que de matériel ou de facilités diverses une fois sur place. Même pour un premier prix, les aides ne couvrent qu'exceptionnellement le budget nécessaire au voyage, car une bourse est avant tout la récompense d'une initiative et un encouragement à sa réalisation, et non un financement global. Cependant, cela apporte bien sûr une crédibilité certaine auprès de futurs sponsors ou des médias.

. Au sujet des bourses :

Globalement, que ce soit dans le choix et la faisabilité du projet ou dans la constitution du dossier, tout ce qui concerne les bourses de voyages est également valable pour la recherche de sponsors. Simplement, il est vrai aussi que de nombreuses bourses s'adressent d'abord à des jeunes ou à des étudiants et que l'aide octroyée est plutôt désintéressée car il s'agit avant tout d'une incitation. D'où peut-être aussi une exigence moindre dans le fond et la forme des projets....

. Au sujet des sponsors :

Dans ce domaine, tout étant théoriquement possible, il est plus qu'utile de rajouter à ses démarches un plan d'action ciblé (et budgétisé) en direction des financeurs potentiels (les grosses sociétés n'étant pas, loin s'en faut, les plus intéressantes). Sans oublier bien sûr que dans ce cas, c'est aussi et surtout l'intérêt du sponsor qui doit être mis en avant tout au long du dossier. Seul inconvénient, on risque petit à petit de voir se transformer son projet en celui d'un autre avec tous les abus que cela peut présenter. Mais c'est également à chacun de fixer ses limites.
En attendant, si au niveau bourses on sait à quoi s'attendre puisqu'il est assez facile de connaître les donateurs, les conditions de participation ou le montant des aides, au niveau sponsoring l'éventail est nettement plus large et surtout plus flou. De fait, c'est alors au voyageur d'établir les termes de son partenariat et d'être assez convaincant pour obtenir ce qu'il souhaite.
L'idéal est donc de proposer un partenariat à différents niveaux, en déclinant l'ensemble des possibilités. Bien entendu, celles-ci sont à préciser dans le dossier et doivent être chiffrées tout en mentionnant les retombées qu'elles impliquent. Le sponsor exclusif est celui qui prendra tout à sa charge et bénéficiera de toutes les retombées. Solution rêvée mais rarement réalisée et qui d'ailleurs possède aussi quelques inconvénients (retrait soudain de celui-ci, trop d'exigences, etc). A la limite trois ou quatre partenaires importants (si possible non concurrents) semble moins risqué, chacun pouvant d'ailleurs intervenir à différents niveaux (finances, logistique, matériel). Toutefois, dans la réalité c'est souvent dix ou douze qui seront nécessaires au bouclage du budget.
Au delà de ceux qui vont permettre la réalisation du projet sur le terrain par leurs apports, il peut être également intéressant d'avoir un parrain de prestige qui, même s'il ne donne rien de concret, vous apportera une large crédibilité de par son nom. Grâce à lui, les contacts avec d'autres interlocuteurs s'en trouveront facilités. Certains médias, un peut sur le même principe que le parrain de prestige, servent aussi à accroître une audience avant, pendant et après un voyage.
Sachez aussi être persévérant car même si certains n'ont pu vous aider à la concrétisation de votre idée, n'hésitez pas à les recontacter au retour; leur position pouvant être alors différente. Ne négligez pas non plus tous ceux qui peuvent vous donner des conseils ou apporter leur aide. Et puis enfin, si par la suite on vient vous aussi vous solliciter (preuve alors d'une certaine réussite ?), essayez de ne pas avoir la mémoire trop courte....

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