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Fitzroy1Randonnée dans le Cerro Fitz Roy

Le Fitz Roy est la montagne spectaculaire du Parc des Glaciers en Patagonie. Il tient son nom  du mot mapuche qui signifie “la montagne qui fume” à cause des nuages qui le recouvrent la plupart du temps.


Ce pic est en effet réputé comme l’un des sommets les plus difficiles, à cause de sa composition de granit très compact mais aussi à cause des mauvaises conditions météo qui y règnent. Mais même dans le froid, le vent, la pluie, l’endroit reste éblouissant.


 
En milieu d’après-midi, Éric et moi arrivons enfin, après des milliers de kilomètres, à El Chaltén. Ce village reconstruit pour accueillir les touristes est notre point de départ pour notre première marche en Patagonie.

C’est d’ici que partent les sentiers qui mènent au pied du Cerro Fitz Roy. Ce sommet, situé dans le Parc des Glaciers en Argentine, culmine à 3 405 mètres d’altitude.

À notre arrivée dans le parc, nous avons droit au passage obligé à la Maison du Parc des Glaciers, afin d’écouter le discours sur la protection et le respect de la faune et de la flore.

Une bonne initiative, au vu du nombre de personnes de tous horizons qui débarquent ici.



C’est aussi l’occasion de récupérer un plan du parc, avec les temps de marche.

Nous tournons en rond à la sortie du village pendant vingt bonnes minutes avant de trouver le départ du sentier. Une fois celui-ci trouvé, nous montons au moment où toutes les personnes qui étaient parties à la journée redescendent. Et comme bien souvent sur ces sentiers fréquentés de randonnée touristique, une personne sur deux ne répond pas à nos salutations… Nous marchons d’un bon pas, la fin de journée n’est plus très loin. Le paysage est superbe et la météo exceptionnelle. Nous sommes enchantés d’être là. Le sentier remonte la vallée, un peu à l’écart du río Fitz Roy, par les forêts. C’est une surprise pour moi, je ne m’attendais pas à voir de telles forêts verdoyantes avec des arbres si grands ! Nous avons la chance également d’apercevoir au loin le Cerro Torre, dégagé des nuages.

Nous arrivons au lago Torres pour le dernier rayon de soleil. Derrière le lac se trouve le glacier Torres sur lequel nous aimerions bien aller crapahuter. Nous avions prévu les crampons mais pas la tyrolienne à passer pour accéder au glacier… et malheureusement, nous avons laissé nos baudriers à El Calafate.

L’aire de bivouac se situe non loin, dans une petite forêt afin de protéger les campeurs, où plutôt leurs tentes, des vents violents qui font rage ici. Une dizaine de tentes sont déjà installées, mais le camp est grand et confortable, il y a de la place pour tout le monde.

Nous nous y installons et prenons notre premier souper en pleine nature. Au moment de faire la vaisselle dans le cours d’eau qui borde le camp, je pose maladroitement le pied sur une pierre qui roule. Plouf ! La poisse, me voilà avec ma chaussure mouillée à 21 heures, par 10° C… Pour finir la soirée, avant de nous coucher, nous prenons un peu de hauteur sur un rocher pour admirer le lago Torres illuminé par un ciel étoilé. C’est là que nous apercevons un renard roux, apparemment habitué à rôder autour du camp en espérant trouver quelques restes à se mettre sous la dent.

Bienvenue en Patagonie !

Titzroy2Le lendemain, le réveil se fait sous le vent et la pluie. Nous mettons du temps à nous motiver pour sortir des duvets. Nous traversons une nouvelle forêt,qui nous protège des courants d’air. Mais à l’approche des lagos Hija et Madre, le vent glacial souffle avec violence sur ces lacs, créant des courants à la surface de l’eau qui ne donnent aucune envie de s’y baigner.

Les rafales nous poussent violemment, à nous en faire perdre l’équilibre. Je suis emmitouflé dans ma polaire et ma veste pour me protéger mais heureusement, le sentier s’emmitoufle lui aussi à nouveau dans une forêt ! Au camp Poincenot, nous nous arrêtons pour déjeuner sur un terrain dégagé face au Fitz Roy. Que demander de plus ? Nous poursuivons jusqu’au camp río Blanco non loin de là. Il est normalement réservé aux grimpeurs, mais il est trop tard lorsque nous nous en rendons compte. Un groupe de grimpeurs patientent là depuis près d’une semaine qu’une fenêtre météo s’ouvre pour tenter l’ascension du Fitz Roy. La météo est tellement capricieuse ici, que rien que le fait de “tenter l’ascension” est déjà un exploit. Le Fitz Roy est une montagne qui ne se laisse qu’occasionnellement déshabiller du regard...

 

Une fois le bivouac installé, nous grimpons jusqu’au lago de los Tres à 1 171 m d’altitude.

C’est ici, que se trouve le point de vue panoramique du Cerro Fitz Roy. Dans le brouillard, nous apercevons le lago complètement gelé et recouvert par la neige et même si nous ne pouvons pas voir le Fitz Roy, le panorama est de toute beauté, d’un blanc éblouissant.

fitzroy3Au matin du troisième jour, après un réveil frisquet par 1° C, nous prenons la route du glacier Blanco en remontant la rivière du même nom. Beaucoup moins de monde sur cette partie de l’itinéraire, moins bien tracé par ici. Le glacier se jette dans le lago Blanco et quelques blocs de glace flottent à la surface du lac mais des éboulis de part et d’autre nous empêchent de nous en approcher vraiment. De retour au camp, nous plions notre barda avant de rejoindre le camp suivant pour casser la croûte. Nous renouvelons notre petite sieste au soleil, mais même avec toutes nos couches de vêtements sur nous, le vent souffle et il ne fait pas très chaud.

À la sortie du camp, nous croisons deux Argentins qui replient le campement d’un groupe. Ils chargent leurs lamas de tout leur matériel pour rentrer à El Chaltén. Leur trek est fini. Comme il leur reste de la nourriture, ils nous demandent si cela nous intéresse. Oh que oui ! Moi qui suis affamé, nous voilà avec un supplément de trois sandwichs, un paquet de céréales, un gros sachet de fromage râpé et sept soupes. C’est la fête !

Nous faisons ensuite route vers le nord, pour rejoindre la vallée du río Eléctrico. Cette vallée, que nous apercevons de loin depuis notre arrivée dans le parc, semble être un véritable congélateur... et se révèle froide et humide, le vent y souffle fort. Cette partie du parc, un peu à l’écart est peu fréquentée. Nous remontons la vallée à travers une forêt bien verte jusqu’au refuge Piedra del Fraile. Ce refuge est extrêmement bien placé, en plein milieu de la vallée, car abrité derrière un énorme bloc rocheux pour se protéger du vent. Le gardien du refuge nous indique qu’il est préférable de faire de même avec notre tente, de la coller le plus possible du rocher.

Cinquième jour de trek, 6 heures du matin.

Je passe la tête hors de la tente… Miracle ! Le ciel est bleu, il n’y a pas de vent et juste un petit nuage coiffe la tête du Fitz Roy. Je crie alors à Éric : “Bingo ! Nous avons notre fenêtre météo, il faut foncer !” Branle-bas de combat, et en moins de deux nous sommes partis. Nous arrivons les premiers au lago de Los Tres, les nuages qui masquaient les crêtes se dispersent une dizaine de minutes, nous offrant ainsi un moment magique. Nous avons juste le temps de contempler le sommet et de prendre une série de photos avant que celui-ci ne se cache à nouveau. La devise du gardien du refuge Piedra del Fraile était donc juste : “Par ici, quand le ciel est bleu, tu ne te poses pas de question, tu te lèves, tu pars et tu profites à fond car tu ne sais pas de quoi sera faite la météo dans une heure”...

 
 Texte et photos Simon Dubuis

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