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Gili Gede, un coin de paradis.

Gili2Non loin de Lombok, la voisine de Bali, découverte heureuse d’un havre de simplicité préservée.

À l’issue d’un trek de trois jours sur le volcan Rinjani à Lombok, j’avais besoin d’un endroit où me reposer.

La plus grande des îles du sud-ouest de Lombok, peu touristiques pour le moment, me semblait tout à fait indiquée pour cela.

Ce trek, bien que peu technique, est très physique, les dénivelés sont importants, la chaleur la journée et le froid la nuit ajoutant à la fatigue. Cependant, l’effort en vaut la peine : la vue depuis le sommet couvre toute l’île de Lombok, depuis le volcan Gunung Agung à Bali à l’ouest jusqu’au volcan Tambora sur l’île de Sumbawa à l’est. L’ombre conique du Rinjani s’étend jusqu’à Bali pour se réduire progressivement au fur et à mesure que le soleil se lève. Les îles au large de Lombok semblent de petits cailloux jetés dans l’eau ; les trois îles Gili du nord-ouest —Air, Meno et Trawangan — forment un chapelet, comme un gué vers l’Agung qui est dans le prolongement…

À la fin du trek, je suis revenu à mon point de départ au village de Sapit sur le versant sud-est du volcan. Sapit est entouré de champs en terrasse.

Il y règne une ambiance de vie rurale traditionnelle.

Très peu de touristes viennent jusqu’ici et pourtant cela vaut bien le village plus connu de Tetebatu à Lombok ou encore les villages du centre de Bali. La culture du tabac prédomine depuis quelques années, rapportant le double de revenu de la culture du riz.

Il y a cependant une alternance entre tabac et riz, chacune des plantes poussant en trois mois.

Le tabac nécessitant moins d’eau est privilégié à la saison sèche.



De Sapit à Gili Gede.

De Sapit, je suis parti par les moyens de transport locaux jusqu’à Gili Gede au sud-ouest de Lombok. Succession de bemo (minibus), cidomo (carriole à cheval) et ojek (moto taxi) pour y parvenir. Cela permet de partager un peu la vie réelle des Sasaks, les habitants de Lombok, traversant des villes où se tiennent des marchés aussi intensivement fréquentés que colorés : étals de fruits et légumes, d’objets manufacturés en tout genre, entourés de cidomos à l’arrêt, richement décorés, qui attendent les clients chargés de marchandises. Les bemos aussi prennent leur lot de femmes portant des poissons séchés, des montagnes d’oeufs, de durians odorants, d’hommes ayant acheté un coq de combat ou une pièce mécanique, le toit portant un chargement pas toujours bien fixé…
La dernière partie de ce périple se fait en ojek le long de la côte de la péninsule au sud-ouest de Lembar, le port où arrivent les ferries en provenance de Bali.

Gili1Paysages splendides, succession de caps et d’îles, plages de sable blanc sous un soleil clair et un ciel bleu intense, vent dans les cheveux... Cent cinquante kilomètres et huit heures plus tard… me voilà face à mon petit paradis, Gili Gede qui signifie “grande île” en Sasak. Cette île étant la plus grande des douze îles longeant cette côte, elle ne fait pourtant que 4 km de long sur moins d’un kilomètre de large… La traversée s’effectue en quelques minutes à peine à bord d’un prahu à moteur, ces bateaux à balanciers typiques de l’Indonésie.

La guesthouse où je descends — il n’y en a que trois sur l’île — est un ensemble de quelques bâtiments répartis sur une colline, le tout dans un jardin magnifique ; le sentiment de repos commence déjà à se faire sentir.

L’accueil de Peter, le propriétaire américain retraité et la douceur de ses employés font tout de suite pressentir que le séjour sera serein. Le lendemain matin, Nasra le conducteur de bateau nous emmènera, un couple d’Espagnols et moi pour une sortie vers des spots de snorkeling au large de trois petites îles au nord de Gili Gede, trois spots différents par leur composition en coraux de toutes les couleurs, anémones de toutes les formes et poissons multicolores de toutes tailles, tous exaltants de beauté. L’après-midi, je marcherai tout autour de l’île en longeant les plages, traversant les quelques villages et hameaux de pêcheurs.

Presque personne ne parle l’anglais sauf les enfants et les jeunes qui en possèdent quelques notions. Cela ne les empêche pas de s’intéresser aux étrangers encore considérés ici comme une curiosité. Le peu d’indonésien que je connais me permet de communiquer. Les questions d’usage lors d’une rencontre étant toujours les mêmes, il m’est facile de les comprendre et d’y répondre.

Les jeunes qui sont au collège à Mataram, capitale de Lombok, pendant l’année, trouvent l’ambiance de l’île ennuyeuse : on les comprend mais en tant que voyageurs nous ne cherchons pas la même chose, bien sûr… Ici, il n’y a rien, pas de bar, pas de magasin, aucune voiture, les chemins et les distances n’y sont pas adaptés, même les scooters n’y sont pas visibles, pourtant c’est le mode de transport roi en Indonésie. En fait, il semble que dans cette île, tout se fait par bateau. Les habitants sont tous plus ou moins pêcheurs ou du moins ont une activité liée à la mer ; toutes les familles possèdent un bateau.


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