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Le coin des bourlingueurs (109)

Le coin des bourlingueurs, ce sont des nouvelles d'ABémistes partis aux quatres coins du monde. N'hésitez pas à nous envoyer les vôtres à adhabm@free.fr !

vendredi, 22 décembre 2017 10:46

Cap sur les rêves coréens !

Into the Dream est un voyage à la découverte des rêves de l'humanité entamé en janvier 2017. Depuis le mois de septembre nous sillonnons l'Asie, retour sur notre séjour de quelques jours en Corée du Sud.

Nous faisons désormais cap sur la Corée du Sud afin de découvrir les rêves des habitants de cette péninsule située entre deux géants : la Chine et le Japon. Pour effectuer les quelques centaines de kilomètres qui nous séparent de Fukuoka sur l'archipel nippon à Pusan en Corée du Sud nous avons décidé de prendre un ferry. D'où nous vient cette idée ? Tout simplement d'un coup d'œil à une carte qui nous a fait prendre conscience que les deux pays étaient proches.

Après plusieurs heures de traversée un peu mouvementée sur un vieux bateau, nous débarquons sous la pluie à Pusan. Il s'agit de la seconde plus grande ville du pays située au sud est. Nous explorons alors pendant deux jours cette ville portuaire où la pêche est la principale industrie. Nous découvrons d'ailleurs les rêves de Dean, un jeune coréen, sur le marché de poisson de la ville. Par ailleurs, nous profitons d'une belle journee ensoleillé pour découvrir les collines et les plages de la ville. Pour rester dans le thème nous regardons le frissonnant blockbuster du cinéma coréen "Dernier train pour Busan", que nous vous recommandons vivement.

Il est déjà l'heure de quitter Busan pour nous rendre en bus à Séoul la capitale coréenne où nous avons prévu de rester une semaine. À notre arrivée nous sommes accueillis par nos hôtes Mi-ok et son mari que nous avons rencontré grâce au site d'échange de maison Guesttoguest. Nous découvrons les lieux et notre quartier avant de rejoindre un ami coréen pour fêter comme il se doit l'anniversaire d'Océane autour d'un succulent barbecue coréen et de la boisson locale, le soju, un alcool de riz.

À Séoul, nous découvrons les superbes palais, les parcs, la N Séoul Tower et la vie des coréens. De nos échanges avec les locaux nous retenons notamment leur amour pour les Etats-Unis qui s'explique par le soutien du pays lors de la guerre de Corée dans les années 50. Nous remarquons également que la société coréenne est très accès sur la consommation et le travail. Nous apprenons avec effroi le fort taux de suicide chez les jeunes étudiants coréens soumis à la pression de la réussite sociale. Pour la première fois depuis notre départ un rêve revient régulièrement : gagner beaucoup d'argent pour maintenir sa famille.

Un séjour en Corée ne peut être complet sans s'intéresser au conflit qui oppose le Nord et le Sud du pays depuis bientôt 70 ans. Nous décidons donc de nous rendre sur la zone démilitarisée, une bande longue de XX km et large de 4 kilomètres qui coupe le Nord et le Sud de la péninsule. Cette "frontière" date du cesser le feu signé entre les deux pays. En effet, dans les années 50 un violent conflit opposa le Nord communiste soutenu par l'URSS et la Chine au Sud capitaliste soutenu par les Etats-Unis dans un contexte de guerre froide. Que de frissons lorsque nous pensons aux familles séparées par ce terrible conflit et lorsque nous nous tenons à quelques dizaines de mètres de la Corée du Nord. Nous comprenons mieux après cette expédition les ressorts du dossier Nord coréen dont nous entendons quotidiennement les rebondissements aux informations. La zone que nous avons découvert est l'une des plus militarisées au monde contrairement à ce que son nom indique et d'autant plus depuis le récent regain de tension entre les deux pays qui sont officiellement toujours en guerre depuis 1949. On retiendra également que le service militaire est toujours obligatoire en Corée du Sud pour tous les jeunes entre 18 et 30 ans, ce qui explique aussi l'âge relativement élevé de départ de leur famille des jeunes coréens.

Voilà, il est déjà l'heure de quitter la Corée et de nous envoler en Chine. De notre court séjour en Corée du Sud nous retiendrons évidement le superbe accueil des locaux mais aussi les fantastiques mets tous plus délicieux les uns que les autres, pleins de saveurs et d'épices qui ont ravis nos papilles.

En bonus, quelques succulents plats coréens et une liste de films que nous avons apprécié :

A déguster

Kimchi : choux à la sauce piquante qui accompagne tous les plats
Bibimbap : mélange de riz, de viande et de légumes sautés
Mandus : raviolis coréens à manger en soupe, cuit à la vapeur ou frits
Kimbap : roll de riz, légume et poisson ou viande
Bulogi : barbecue coréen de boeuf ou de porc
Milmyeon : pâtes à la sauce piquante, spécialité du sud du pays
Soju : alcool de riz, à consommer avec modération :)
Ssomaek : mix entre bière et alcool de riz

A regarder
Old Boy
Mademoiselle
Dernier train pour Busan
Opération chromite
vendredi, 15 décembre 2017 13:08

- 东川 红 土地 - Coup de coeur Red Lands

Situé à 40kms de Kunming, l'emplacement exact des Red Lands est gardé secret par quelques photographes chinois. La beauté du paysage est telle que les experts la considèrent comme la deuxième plus belle « terre rouge » au monde après celle de Rio au Brésil. Ses montagnes en arrière-plan, ses cultures, ses arbres et sa topographie si particulière offrent, un cadre coloré, spectaculaire et unique !

Les paysans locaux, qui sont les peintres et les artistes de cette image naturelle, labourent, récoltent l’orge et le blé, et non intentionnellement, créé la plus belle peinture à l'huile terrestre au monde. Siècles après siècle, le climat unique de la région contribue à l’accélération de l’oxydation du minerai en fer dans le sol. Au levé et au coucher du soleil, l’éclairage met alors en évidence le contraste entre les cultures sur pied verts et jaunes et les champs rouges. En hivers vous aurez même la chance de voir danser au vent les fleurs de chou blanches unique au Yunnan. Vous traverserez ces « jardins » immenses et organisés et croiserez les regards encore interloqués et curieux des habitants.

> Infos pratiques Les Red Lands sont indéniablement notre coup de cœur du Yunnan.
Encore peu touristique, ils sont pourtant l’un des plus beaux paysages du Yunnan. Le gouvernement entend cependant bien en faire LA nouvelle destination à la mode. L’autoroute se construit, les hôtels poussent rapidement, nous ne donnons pas plus d’un an ou deux avant l’invasion du tourisme chinois.
DEPECHEZ VOUS !

Les meilleurs périodes pour s’y rendre sont de mai à juin et de septembre à novembre. Vous ne pourrez pas rater vos photos des terrains rouge sang.

Chine 2Les Red lands possèdes 8 spots principaux à ne surtout pas manquer (vous retrouvez la carte de ces spots ci-jointe) . Une voiture est nécessaire pour les visualiser, chaque hôtel propose une location.

Nous vous conseillons l’hôtel Kun Ming Yingju No 7 Huashitou Lvyou Shifan Village Hongtudi Fengjing District Hongtudi County, 654109.
La location de voiture est à 260 yuan la journée, chauffeur et guide compris. Annulation possible en cas de mauvais temps. (Horaires 6H30/ 12h et 14h/ 17h) L’hôtel est très moderne, vous offrant tout le confort possible (hors chauffage bien sûr). Attention en hiver, les températures peuvent très vite variées, passant de 20° en journée, nous passons à 1° la nuit. Couvrez-vous bien.
Vous avez aussi la possibilité d’y prendre chaque repas. Le village n’ayant qu’une petite épicerie rudimentaire, leur excellente cuisine est un véritable atout.

Cependant en cas de petit creux ou d’envies sucrées faites le plein en ville avant de venir.
Côté transport trois solutions s’offrent à vous :

> Trajet 1 :  Le bus Kunming – Dongchuan – Huashitou
- Kunming – Dongchuan : Départ tous les jours entre 7h et 19h (toutes les 20 minutes environ) depuis la North bus station (accessible par la ligne 2 du métro). Compter 4 heures de route. Prix : 58 yuan / pers
-  Dongchuan – Huashitou : Départ à 9h00 depuis la Bus station de Dongchuan (il est conseillé de réserver son billet la veille). Compter 2 heures de routes sinueuses mais juste magnifiques. Prix : 19 yuan / pers

Dongchuan n’offre pas grand intérêt à une exception près, elle se trouve à seulement 2 heures des Red Lands. Ce site est encore peu développé. Il y est relativement difficile d’y trouver un hôtel correct, du chauffage et de quoi se nourrir. En cas de brouillard sur les Red Lands, il est donc recommandé d’attendre l’arrivée du soleil depuis Dongchuan. Le village de Huashitou quant à lui, se trouve au plein cœur des Red Lands, vous pouvez donc dès votre arrivée randonner aux alentours et atteindre deux des plus beaux sites à pied.

> Trajet 2 : Le bus direct Kunming – Huashitou
Deux départs par jour 8h00 et 14h00 depuis la North bus station (accessible par la ligne 2 du métro). Compter 8 heures de route. Si vous prenez le bus de 8h00 vous pourrez assister au coucher du soleil sur les Red Lands à votre arrivée. Pour ceux qui souhaitent s’arrêter à Huashitou, prévenir le chauffeur au départ. Prix à vérifier.

> Le retour : Le bus Huashitou – Kunming
La réservation se fait directement via votre hôtel. Départ à 9h30 depuis le centre de Huashitou. Compter 4 heures, la route est bonne mais une place assise n’est pas toujours assurée. Prix : 45 yuan / pers
N’hésitez plus allez profiter du spectacle.

Vous voulez en savoir plus, suivez-nous sur www.asieadeux.com ou contactez-nous
dimanche, 03 décembre 2017 14:35

Des circuits pour découvrir le Brésil

Même sans il n’y être jamais allé, tout le monde a en tête au moins une image liée au Brésil. Pour certains il s'agit de joueurs de football évoluant dans le célèbre stade Maracaña. Pour d'autres il s'agit de danseuses couvertes de plumes multicolores se déhanchant au son d'une musique festive au carnaval de Rio de Janeiro, ou bien la plage de Copacabana, le mont du Pain de Sucre ou encore les danseurs de Capoeira.
Pour d'autres enfin ce pays évoque les plages paradisiaques de la Costa Verde où l'on savoure langoureusement un verre de Caïpirinha. Or si tout cela existe bel et bien au Brésil, il y a tant d'autres choses à voir, de paysages merveilleux dans lesquels plonger des regards admiratifs, qu'il est préférable de ne pas en rester aux clichés et de se décider à s'y rendre, pour le découvrir par soi-même, en suivant par exemple un circuit précis et organisé.

> Avant la découverte du Brésil

Avant tout il est nécessaire de prendre quelques renseignements avant de choisir le Brésil pour destination de son prochain voyage. En effet le pays est extrêmement vaste, ses vingt-six états couvrant plus de 8 millions de kilomètres carrés.
Cela signifie que, pour voyager au Brésil en voyant le maximum de lieux de paysages et de monuments, il faut du temps, ainsi que des moyens financiers suffisants pour se rendre de l'un à l'autre durant son périple et se loger à chaque étape.
Or de l'Amazonie au Nordeste, du Mato Grosso à Rio de Janeiro et des côtes atlantiques de l'Amapá à celles du Rio Grande do Sul, la découverte du Brésil est longue, tant il y a de choses à voir, de l'architecture coloniale à la forêt tropicale luxuriante.
L'idéal est donc d'opter pour un circuit touristique à travers le Brésil, qu'il s'agisse de circuit individuel ou d'un circuit en groupes.

> Un voyage au Brésil

Il existe plusieurs possibilités pour réaliser un circuit au Brésil,en fonction du temps et des moyens dont l'on dispose. L'idéal est bien entendu de pouvoir faire un tour complet du pays, en prenant son temps, et en découvrant étape par étape les différentes régions brésiliennes.
Cependant se lancer seul dans cette aventure est risqué, vu la diversité des lieux et la taille du pays. Il vaut mieux s'adresser à des personnes qui connaissent bien les différentes régions, leurs trésors cachés et leurs points incontournables.
Un circuit pas à pas permet ainsi de profiter de chaque moment de fascination pleinement. Vu que tout le monde ne peut pourtant pas se permettre un voyage long et onéreux -du fait des voyages internes en avion et des différents lieux d'hébergement – on peut aussi opter pour des circuits régionaux au Brésil.

> Le Brésil, région par région

L'une des régions les plus connues au monde est sans conteste l'Amazonie. Celle-ci a en effet servi à de nombreux écrivains et cinéastes à imaginer les histoires les plus extraordinaires comme les plus fantasmatiques.
Cela fait d'ailleurs partie intégrante de l'attirance que beaucoup ont aujourd'hui à son égard. La forêt amazonienne a vu de nombreux héros et héroïnes croiser des populations locales plus ou moins accueillantes, être en contact avec des animaux parfois extrêmement féroces et inhospitaliers. Voilà une autre bonne raison d'aller à la rencontre de ce mythe, afin de lever le voile sur sa réalité et sur sa faune et sa flore incomparables, sans oublier de visiter Manaus, la capitale de l'Etat.

> Tout le Brésil à portée de main

Pourtant il faudra un jour revenir au Brésil, si l'on n'en voit que l'Amazonie, ne serait-ce que pour profiter d'un séjour balnéaire dans le Nordeste - l'une des côtes les plus merveilleuses du continent sud-américain.
Il faudrait de plus ne pas manquer d'admirer les chutes d’Iguaçu, de visiter la capitale du Brésil, Brasilia, mais aussi Belém, Sao Paulo ou Salvador de Bahia... et ce hors des sentiers battus, dans l'idéal. Quitte à faire un voyage en famille, voir le Christ Rédempteur est certes recommandé, mais découvrir le Brésil plus en profondeur l'est encore davantage.
mercredi, 04 octobre 2017 10:56

Un voyage hivernal au cœur de l’Extrême orient russe.

Sportif et aventurier Normand (Cherbourgeois résidant au Havre), je prépare actuellement un projet d’expédition dans l’Extrême Orient russe qui débutera fin décembre 2017 : la descente hivernale inédite du fleuve Amour pris par les glaces en Fatbike et pulka. Le projet se veut à la fois un défi sportif engagé, mais aussi une aventure humaine à la découverte d’une région du globe peu connue.

30 jours durant, bravant l’hiver sibérien, je vais tenter de rejoindre l’embouchure de l’Amour en utilisant comme seule route le lit glacé du fleuve, un parcours de 1 200 kilomètres encore jamais réalisé.  Outre l’aspect sportif de cette expédition, les objectifs sont les suivants :

  • < Réaliser une descente inédite du fleuve Amour pendant l’hiver sans moyen motorisé ;
  • < Explorer une région méconnue de la planète, aller à la rencontre des populations locales ;
  • < Créer des moments de partage et d’échange avec les jeunes et moins jeunes autour des thèmes comme la richesse et à la variété géographique et culturelle de notre planète, les enjeux environnementaux, notre manière de voyager et de vivre ;
  • < Faire émerger les valeurs d’audace, de persévérance et d’adaptation dans vie de tous les jours.

D’ores et déjà, des rendez-vous sont pris avec des établissements scolaires du Havre (Lycée Francois 1er, Ecole primaire Saint Léon,…).

https://www.facebook.com/amurxp/

http://www.amurxp.strikingly.com
vendredi, 18 août 2017 08:46

Hiroshima mon amour

Les mots font contraste et claquent, transgressifs,  ils fascinent bien avant d'avoir vu le film. Le film de Resnais, une histoire d'amour fulgurante et impossible bien sûr. Les amants qui se cherchent et se déchirent dans une ville en noir plus que blanc. L'incompréhension et la dérive sur un fond de souvenirs de leur guerre et d'humiliation. Film témoin de nos années soixante, c'est aussi Hiroshima !

 Plus facile de commencer par ce film que par la visite même d'Hiroshima, le dôme restant, le point d'impact, les statues mémorielles... le musée du la Paix, vaste bâtiment de style soviétique forcément austère. 

Même en marchant vite à travers les salles du musée, on n'échappe pas à la vidéo avant et après, à l'onde de choc, aux photos des jours suivants, à la comptabilité de l'arsenal nucléaire depuis 45 jusqu'à nos jours.

Pour moi c'était une évidence de venir ici,  à Hiroshima, l'autre option aurait pu être d'aller visiter la région de Fukushima. 

Témoin ou pédago je ne sais pas, il me faut prendre encore plus conscience, voir de mes yeux, y être, et parler de ce crime de guerre et de tous les autres crimes de guerre. Et c'était la commémoration il y a quelques jours à peine, le 6 août.
 
C'est l'occasion de relire un peu les historiens : le rôle de l'avancée des troupes soviétiques dans la capitulation du Japon en août 45 , la mortalité au moins aussi importante d'autres bombardements aériens et aussi, plus pervers mais bien réels, l'intérêt américain aussi bien que japonais de " valoriser " le rôle de la bombe, pour les uns affirmer leur suprématie, pour les autres éviter d'être accusé d'avoir envoyer le pays à la catastrophe. Cet article est très bien : Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler Ward Hayes Wilson, traduit par Antoine Bourguilleau— 07.06.2013 

 À la sortie du musée on est forcément un peu sonné, j'étais surpris de ne pas trouver de livre de signature ou de pétition par internet, peut être je l'ai loupé .

 À part la bombe, Hiroshima est une grosse ville de 350 000 habitants avec son lot de rues droites et de buildings disparates, ses longues rues marchandes couvertes avec pas mal de resto et son palais du 15 eme siècle refait à l'identique, magnifique.

 Demain on va juste en face sur l'île de Miyajima, l'île sanctuaire avec son énorme torii orange les pieds dans la mer, celui qu'on voit sur les affiches des agences de voyages.

< François Brun (75)
vendredi, 14 juillet 2017 09:13

Maroc la magie d’Essaouira

Après trois heures de route depuis Marrakech, les murailles à créneaux de la cité portuaire d’Essaouira se dressent devant nous. À l’intérieur des murs fortifiés le charme de la médina opère. Ruelles
étroites, murs blancs aux huisseries bleues, entrées de portes ouvragées...
C’est là qu’il faut venir flâner, sentir les montagnes d’épices et herbes médicinales, boire un thé à la menthe, marchander un objet en bois de thuya et observer le mouvement des habitants de la ville.
De l’autre côté des remparts, le port dégage une impression de calme et de sérénité. Tout au long de la journée, chacun vaque à ses occupations.
Les barques bleues posées au garde à vous dansent sans relâche sur l’eau. Et c’est à l’heure où les chalutiers rentrent accompagnés d’une nuée d’oiseaux marins qu’une effervescence palpable s’empare des quais : sardines, soles, espadons.. le poisson est débarqué, exhibé, et rapidement d’âpres marchandages commencent.
En fin de journée, nous nous blottissons aux pieds des remparts à l’abri du vent pour profiter de la masse sombre des îles Purpuraires qui font face à l’étincelante Mogador. Lorsque les vagues lèvent des gerbes d’écume sur les rochers déchiquetés et que l’océan est frappé par les éclairs de feu du couchant, l’instant devient magique.

< Claudette Thomas (07)
mercredi, 25 janvier 2017 10:04

Ils sont demain !

12/01/2017 – 28/06/2017

Pérou-Colombie-Bolivie-Argentine-Chili

Ils Sont Demain.

Mais qui sont-ils ? Nous parlons là des millions d’enfants qui forment la jeunesse d’aujourd’hui et qui créent le Monde de demain, aux quatre coins de la planète.

Conscients du non-respect des droits de l’enfant dans de nombreuses zones du monde et de la nécessité de communiquer sur les initiatives positives mises en place, nous décidons de passer à l’action !

C’est ainsi que Simon, caméraman professionnel, et moi-même, voyageuse multirécidiviste et engagée pour la solidarité internationale, avons pris la route de l’Amérique du sud pour 6 mois. Nous partons à la rencontre d’une dizaine d’associations qui mettent en place des actions alternatives pour l’amélioration des conditions de vie des enfants sud-américains. Nous leur proposons la réalisation bénévole de vidéos de communication pour faire connaitre leurs actions. Direction Pérou, Colombie, Bolivie, Argentine et Chili pour proposer nos compétences professionnelles au service de l’action solidaire mais aussi pour réaliser nos rêves de voyage au long cours, au rythme de la vie locale de chaque pays et de ses habitants.

< Johanne (25)

Association Ils Sont Demain.
Pour nous suivre :
http://www.ilssontdemain.fr

Page facebook : Ils Sont Demain
Nous écrire : contact@ilssontdemain.fr
vendredi, 20 janvier 2017 12:42

The Moving Cycle Adventure

Le projet “The Moving Cycle Adventure” est une tournée mondiale à vélo dans le but d’apporter la danse aux gens partout dans le monde. 

  Mon objectif est de parcourir le monde à vélo en collaboration avec une organisation non gouvernementale (ONG), «The Red Pencil», et de partager mon expérience professionnelle de danseur avec différentes personnes en marquant des arrêts aux endroits désignés par cette ONG, écoles, villages, en passant du temps avec les habitants et en dansant pour les communautés locales avec cette possibilité supplémentaire de proposer des ateliers de danse. 

  « The Red Pencil » est une ONG offrant de l'Art-thérapie aux personnes, en particulier aux enfants qui ont eu à faire face à des « circonstances de vie écrasantes ». L'Organisation croit que, grâce à des processus créatifs et artistiques, ces personnes peuvent reprendre le contrôle d'une « situation incontrôlable » dans leur vie. 

En vélo autour du monde, je veux partager les connaissances étendues que j’ai acquises en tant que danseur professionnel avec d’autres personnes. 

< L’idée :

L'idée de combiner ma passion pour la danse ainsi que mon intérêt pour le vélo en un seul projet m’est venue après avoir voyagé en Inde pour danser avec «ŻfinMalta», en 2015. 

J'ai été témoin direct des différences extrêmes entre les classes sociales. J'ai réalisé qu’en tant que danseur professionnel, nous dansons principalement pour des personnes qui ont les moyens d’aller au théâtre. C’est alors que j'ai ressenti ce besoin de sensibiliser des gens qui n'auraient peut-être jamais eu l'occasion de découvrir cette merveilleuse forme d'expression. 

Je souhaite partager mon art à travers des ateliers de danse / mouvement thérapeutique et des solos performances avec des groupes minoritaires, des gens marginalisés par le système social et ceux qui font face aux défis de la pauvreté. 

Après des années de formation et de performance avec le Ballet Junior de Genève ainsi qu’avec 'ŻfinMalta', je ressens maintenant le désir de passer à un projet qui m’est plus personnel. 

Une autre de mes motivations, importante à mes yeux, est que vivant dans un monde de haute technologie, utiliser le vélo me permettra d’être en accord avec quatre de mes priorités : 

- Etre écologique.
- Etre économique.
- Me reconnecteravecl'Humainetlanature.
- Motiver et inspirer les gens.Ainsi mon aventure en solitaire servira d’exemple, que tous rêves et objectifs sont réalisables. 

Pour mon voyage, je voudrais également prendre du recul avec toutes formes confort moderne (hôtels, théâtres, etc.) et m'immerger pleinement dans une expérience de danse brute à partager avec diverses communautés.

< L'impact :

Je pense que la danse est une forme d'art très libératrice qui peut aider à créer des liens puissants entre les personnes. À travers l'utilisation du mouvement il est possible d’effectuer un changement positif sur les sentiments, les fonctions physiques et comportementales. 

Pour ma part, la danse m'a aidé sur la confiance en moi-même ainsi que pour exprimer ce que je ressentais sans l’usage de la parole. Elle est libératrice et le temps est illimité. Si la danse a un impact sur mon propre bien-être, alors elle peut en avoir un sur celui de l’Autre. 

Ce projet va certainement me permettre de grandir en tant qu'artiste tant il saura me faire partager mes connaissances et mes expériences, mais aussi, potentiellement, en acquérir à travers le monde. 

Donner et partager a toujours été fortement gratifiant.

En faisant le tour du monde à vélo, je veux inspirer les gens et les encourager par un simple engagement humanitaire. 

Puisque 'The Moving Cycle Adventure' consiste à traverser notre planète, cela me permettra de découvrir de nouvelles possibilités internationales pour de nouvelles collaborations, voire même d'étendre le projet à l'avenir.

Car, bien qu'il s'agisse d'une action de grande envergure, elle ne saurait toucher toutes les communautés. J'espère donc que ce ne sera là qu’un début, un quelque chose de plus élaboré se devant d’être prolongé, et, potentiellement, susceptible de permettre une rencontre avec d'autres communautés qui aimeraient faire partie de ce voyage. 

J'espère toucher des personnes qui, chez elles, pourraient peut-être contribuer ou vouloir partager une expérience similaire. 

Suivre ce projet.
vendredi, 02 décembre 2016 10:59

Les Aventures de Fred Wheelchair

Je m’appelle Fred, j’ai vécu au Havre pendant plus de 30 ans. J’étais doué en sport ou pour faire des bêtises qui inquiètent mes parents. La vie et ses surprises m’ont rattrapé un jour de janvier 1991. Je suis à un mois de mes dix-huit ans.

Depuis je suis tétraplégique de niveau C5-C6. Je ne peux me lever ou me coucher seul et j’ai besoin d’une aide extérieur pour voyager (souvent avec des amis mais aussi avec des inconnues).
C’est l’apprentissage du handicap… !

Désormais je fais partie du « monde du handicap ». Mon premier fauteuil roulant sera rouge comme Ferrari... (je n’avais pas le choix)! Bien conscient que ce sera pour la vie, deux choix s’offre à moi : Je rumine et m’injecte des mauvaises ondes ou je me rebelle et prouve qu’on peut réaliser ses rêves malgré tout ?

Je n’ai jamais rêvé de changer de vie. Les personnes valides qui ne connaissent pas ma vie ne comprennent peut-être pas que l’on puisse être heureux en fauteuil roulant. Je comprends ce raisonnement mais je serai tenté de leur dire que dans la vie quel que soit notre situation « il faut aller chercher le bonheur ». Tout se passe dans la tête. Quand on est bien dans sa tête le reste suit…

Aujourd’hui je fais rêver mes amis avec mes escapades de voyages. On me dit même que j’ai de la chance... 

Assis sur mon fauteuil roulant, j'aime faire crisser mes pneus sur le sol américain!

Je voyage très souvent en échangeant mon appartement avec des locaux. C'est ainsi que je vis mes rêves de rencontres et de découvertes...

Je trace mes itinéraires en fonction de ma passion pour le sport et la nature. L'objectif de ces récits de voyages est de démontrer qu'une vie en fauteuil peut être riche en dynamisme, bonne humeur et anecdotes.

Ma devise : "Avant de penser à faire ce que tu ne peux pas faire, fais déjà ce qui est possible...!"     

Voir mon site .                                              
jeudi, 03 novembre 2016 15:25

L’île de Mogador à Essaouira à la nage

GB1898Le samedi 22 octobre 2016 au matin, je marche avec mes accompagnateurs à travers les dunes de sable sur la plage d’Essaouira en suivant un dromadaire qui tracte ... notre bateau .
A l’horizon, les îles, magnifiquement éclairées par le soleil qui se lève, protègent la baie contre les rouleaux de l’Atlantique. Lorsque nous arrivons au bord de l’eau qui commence à se retirer sous les effets de la marée, nous mettons immédiatement à flot l’embarcation.

C’est avec un vent force 3 à 4 et des vagues de bord de presque 2 mètres que j’embarque sur le bateau moteur qui va me conduire 2km plus loin jusqu’à une petite plage située au sud de l’île, au pied de l’ancienne prison. Cette baie d’Essaouira est mondialement connue des véliplanchistes et des surfeurs car ici la force et la régularité des vents en font un « spot » de rêve. A l’approche de l’île, nous sommes secoués par les vagues provenant de l’Atlantique et les courants inverses causés par les effets de la marée. Le bateau ne peut s’approcher et c’est à la nage que je rejoins le lieu de départ de ce qui doit être ma 21ème évasion à la nage d’une ancienne île-prison jusqu’au continent.

Lorsque je pose le pied sur le sable, je suis accueilli par des centaines de goélands qui tournent autour de moi. Tout comme le vent et les vagues, les cris des goélands font partie de l’atmosphère de l’île. Comme elle est interdite au public, ma présence les intrigues et ils me le font savoir par leur cri strident. Je marche sur le sable où, à demi enfoui, se trouve un canon du temps de la fortification de l’île. Je m’assied à ses côtés en attendant le moment du départ qui devrait être donné par le bateau accompagnateur.

Malheureusement l’embarcation a noyé son moteur à cause des fortes vagues et ne peut plus assurer ma sécurité. Les goélands, de leur côté, se sont habitués à ma présence et quelques-uns s’approchent de moi par curiosité. L’attente commence à se faire longue et je profite de l’occasion pour contempler les différentes ruines. C’est un moment privilégié, car les visites sont interdites sauf dérogation à caractère scientifique. J’admire ce cadre magnifique. Evasion, détente, culture, bien-être… Je réalise à quel point mes aventures aquatiques peuvent me faire découvrir des sites extraordinaires.

Soudain, les goélands se remettent à voler et crier dans le ciel, des embarcations arrivent aux abords de l’île pour m’accompagner et me font signe de me mettre à l’eau. Je jette un dernier regard vers l’île et sa prison et rentre progressivement dans l’eau. Je plonge dans cet océan Atlantique à 17°C qui me secoue dans tous les sens. Je suis emporté par les courants et repoussé par les vagues, un peu comme dans une « lessiveuse ». Je m’éloigne du bord pour être protégé de l’île et la remonte en la longeant. Je ne distingue que des falaises où se trouvent les fortifications avec leurs canons d’origine puis un petit port où seuls quelques pêcheurs accostent ponctuellement. A sa hauteur, je change de direction et me dirige vers la grande plage d’Essaouira. Les vagues me viennent de la droite et légèrement de dos. Je respire donc sur la gauche pour éviter d’avaler de l’eau. A chaque respiration, je distingue la ville d’Essaouira avec son vieux port, ses remparts et sa médina. De temps en temps lorsque je respire sur la droite je distingue les dunes et ses collines d'arganiers. Je me dirige vers la plage, les vagues sont de plus en plus puissantes et m’emportent, certaines font plus de 2 mètres, je nage au milieu des surfeurs et j’en termine avec mon évasion en faisant du bodysurf.

Après plus de 2km, je pose les pieds sur la plage où je suis accueilli par la foule venue m’encourager. Parmi eux, il y a les nageurs qui vont prendre part à la 1ère édition du « Swim Mogador Island » ( une épreuve de 4km dans la baie pour promouvoir la natation en eau libre au Maroc), les dirigeants de Fédération Royal Marocaine de Natation et celles que je remercie chaleureusement pour leur incroyable talent d’organisation, Edith Molina et Renata Thieck Alami pour m’avoir permis de m’évader de ma 21ème île-prison.

A la suite de mon évasion à la nage de l'île de Mogador à Essaouira, j'ai pu participer en collaboration avec la Fédération Royale Marocaine de Natation, à une sensibilisation aux risques de noyades, aux marées, aux courants et apporter des notions de base autour de la natation en eau libre à une cinquantaine d'enfants de l'Association "Au Coeur de L'amitié Euro-Marocaine".

Une très belle initiative mise en place par les organisateurs Edith et Renata qui œuvre pour la pratique et le développement de l'eau libre au Maroc !

< Jacques Tuset (34)
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