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Le coin des bourlingueurs (116)

Le coin des bourlingueurs, ce sont des nouvelles d'ABémistes partis aux quatres coins du monde. N'hésitez pas à nous envoyer les vôtres à adhabm@free.fr !

vendredi, 05 août 2016 14:11

Randonner au Sultanat d'Oman

Décidés à partir au soleil et rêvant de marcher dans le désert depuis quelque temps, nous avons opté pour un circuit préparé par une agence réputée, car notre temps de réaction pour organiser était très court.

Nous avons choisi un circuit basé principalement sur la randonnée avec bien sur des transferts en 4X4

Le groupe était constitué de 11 personnes, d'un guide français et 3 chauffeurs/cuisiniers Omanais, fort sympathiques et drôles.

Après la visite de Mascate, capitale moderne, et un premier bivouac au milieu de nulle part, nous traversons le massif du Djebel Hajar et plantons les tentes à 1650 mètres d'altitude. Le sol est bien caillouteux et il fait froid. Très mauvaise nuit. De plus, elle est longue car le soleil disparaît très rapidement !

Le lendemain, arrivée à Wadi Bani Khaled, c'est un lieu de villégiature avec de superbes vasques émeraudes. Belle récompense.

Là, nous croisons des coureurs de l'extrême qui effectuent la Transomania et pour certains 300 kilomètres avec assistance tous les 30 kilomètres. Ce trajet est à effectuer en 5 jours maximum.
Les organismes sont mis à rude épreuve car le soleil tape dans la journée. D'ailleurs nous monterons l'un d'entre eux dans une voiture jusqu'au prochain poste, à bout de forces. Il avait parcouru 220 kilomètres et était plus que déçu d'abandonner.

Ensuite se sont alternées les randonnées dans le désert d'environ 10/12 kilomètres, celles en bord de plage, la superbe journée de randonnée aquatique dans un Wadi, la visite du port de Kaluf.

Les plages sont immenses, vierges de toute construction, mais que de sacs plastiques partout et de déchets de bâteaux et cargos !

Nous avons eu aussi la chance de visiter une maison de bédoins proche du port.

Excellent accueil, comme savent le faire les Omanais mais surtout nous constatons que la jeune femme avec son enfant reste à l'écart. Celle-ci porte un masque noir comme souvent dans les régions proches du désert des Wahibas.

Nous traversons donc ce désert, où les chauffeurs s'en donnent à cœur joie et ensablent bien évidemment 2 des 3 véhicules.

Nous croisons de temps en temps sur la route des pancartes pour des grands campements organisés, que nous laissons puisque nous montons nos tentes tous les soirs dans des endroits merveilleux et isolés. Plutôt facile finalement puisque c'était notre seule « tâche ».

La popote est préparée par les chauffeurs. Tout est cuit au feu de bois et c'est sympathique de faire connaissance et d'échanger sur nos voyages et impressions dans cette ambiance !

Après les Sugar Dunes (le sable est fin comme du sucre), nous remontons vers le Nord en direction de Nivza, de son fort et du vieux village de cultures en terrasses de Misfat.

Ensuite dernière randonnée sublime dans le canyon du Wadi Ghul profond de 1000 mètres avec son village tout au bout abandonné seulement voici une quarantaine d'années avant un retour à Mascate pour une dernière soirée.
Anecdote, la bière était la bienvenue après beaucoup de recherches dans un bar à l'arrière d'un grand hôtel pour occidentaux.

Conclusion :
De belles rencontres, des paysages dépaysants, de succulents repas et de beaux efforts sportifs.

< Marie-Reine et Bertrand Chiron
mardi, 12 juillet 2016 15:10

« Les femmes girafes »: Les Karen-Padaung

Thaïlande : A la lisière de la frontière birmane vit un peuple connu dans le monde entier pour leurs coutumes ancestrales « les Padaung » et leurs célèbres femmes girafes. Je suis partie à leur rencontre et voici ce que j'ai appris.

Photographe, c'est ma 4e escapade en Thaïlande, cette fois ci je décide de longer la frontière birmane1 pour rentrer en contact avec la population réfugiée birmane. Voilà 3 semaines que je bourlingue et je me suis installée dans la petite ville de Mae Hong Sun pour explorer la région.

Aux alentours de Mae Hong Sun se trouve environ 4 ou 5 villages Karen, plus ou moins éloignés de la ville, pollués il est vrai par toute sorte de tour touristique en tout genre.

Ces villages Karen ou plus communément appelés villages de femme girafe ou long cou, méritent ils vraiment le détour ? Ou ne sont ils qu'un folklore touristique ?.

Je ne voulais pas être actrice d'une mascarade . Je veux savoir qui sont réellement les Karen .

Venus des minorités ethnique tibéto-birman les Karen sont la 2e minorité birmane après les Shan. Les Karen sont divisé en plusieurs catégories ethniques, elles même divisées en sous catégorie.

Celle qui nous intéresse aujourd'hui sont « les Padaung » ou plutôt les femmes Karen Padaung.

Les Padaung sont installés en Thaïlande, tout le long de la frontière birmane, depuis trois décennies, après avoir été chassés par la dictature en place. Les Padoung on été mieux accueillis que d'autres ethnies Birmanes et ont pu s’installer dans des villages , tandis que les autres populations réfugiées s'entassent dans des camps.

Les Padaung ont le statut de réfugié politique, ce qui leur laisse peu de possibilité de vivre convenablement dans cette économie thaï pourtant en pleine essor.

Les Karen-Padaung sont connus dans le monde pour les coutumes ancestrales de leurs femmes : elles portent des colliers d'anneaux en cuivre ou en laiton autour du cou, des poignets et des genoux. A l'age de 5 ans elles peuvent, si elles le souhaitent, commencer à porter leur premier anneau.

Beaucoup d'idées reçues circulent à leur sujet. J'avais entendu par exemple que le port de ces bijoux était une obligation, que chaque année un anneau supplémentaire devait être rajouté, qu'elles doivent les porter toute leur vie et que la communauté pouvait les punir en leur retirant, leur brisant ainsi le cou.

Toutes ces rumeurs donnent une image très négative de cette culture ancestrale. En effet les muscles du cou des femmes Karen Padaung sont certes affaiblis par le poids mais elles peuvent en toute liberté mettre et enlever leurs anneaux.

L'origine de cette coutume, n'est pas connu avec certitude. De nombreux ethnologues se sont penchés sur ce mystère. Il existe plusieurs hypothèses :

Pour les un les anneaux étaient un subterfuge destiné à enlaidir les femmes pour éviter qu'elles ne se fassent enlever par les hommes d'autres tribus, comme c’était la coutume pour les femmes au visage tatoué qui ont vécu dans les mêmes zones géographiques.

D'autres pensent que les femmes portent ces anneaux en défense contre les attaques de tigres, mais bien d'autres hypothèses existe encore.

Même si l'énigme de l'origine de ces coutumes reste entière elles se sont perpétrées de génération en génération et perdurent encore aujourd'hui. Pour les femmes girafes c'est un signe de coquetterie et un symbole de prestige.

Les femmes Karen Padaungs ont conscience que leurs coutumes traditionnelles sont connues dans le monde entier et celles que j'ai rencontré portaient leurs anneaux avec beaucoup de fierté. D'ailleurs ,une vielle femme, m'a montrée une carte postale datant des années 80 la représentant dans son village donnant le sein a son enfant. Et elle en était effectivement très fière.

Beaucoup disent qu’elles ne portent le vêtement traditionnel que dans leurs villages pour les touristes ,comme un vêtement de travail. C'est faux , j'ai vu des femmes girafes faire tranquillement leur marché à Mae Hong Sun à environ 40 km de leur village.

Le phénomène d’acculturation2 a déjà fait beaucoup de mal à cette culture même si elle tente de perdurer tant bien que mal. Certaine ONG denoncent ces villages qui font payer des droits d'entrée aux touristes et qui vendent leur artisanat. Elles qualifient ces villages de zoo humain,les accusant d' accélérer encore l'acculturation.

En me rendant sur place j'étais moi même très sceptique mais au contact des Padaung j 'ai réaliser que, malgré qu'ils fassent commerce de leur folklore, leur culture n'en reste pas moins authentique. Le droit d'entrée et les quelques ventes faites au touristes restent presque leur seul moyen de subsistance. On ne peut pas non plus parler d'invasion touristique car certains villages sont très difficiles d’accès comme par exemple l'un des villages que j'ai visité : Huay Pu Kengn situé à 35 km de Mae Hong Sun où l'on ne peut accéder qu'en bateau.

Bien que leurs villages soient sur la route des circuits touristiques ils sont surtout leurs lieux de vie.

Pour ma part même si on ne peut pas nier ce phénomène qui est une vérité, je pense qu' on ne peut pas priver les Karen Padaung de leur unique ressource. Si leurs village venaient à fermer , ils n’auraient guère d'autre choix que de rejoindre les camps de réfugiés. Là-bas leur situation serait encore plus précaire et malheureusement le phénomène d'acculturation serait toujours présent.

Les plus jeunes parlent anglais, (filles et garçons, car oui il y a des garçons !) ils ont pris plaisir à m'expliquer leurs coutumes, leur mode de vie , posant même volontiers devant mon objectif.

Cette expérience et ces échanges humains ont été très enrichissants, j'ai pris un plaisir fou à immortaliser ces instants avec mon appareil.

Le calme régnait, j'ai passé des moments agréables, d'autres émouvants, avec les villageois souriants et plein d'humour.

J'ai voyagé en septembre, en basse saison, et je n'ai croisé aucun autre touriste dans ces villages ; bien sûr je me suis rendue là-bas par mes propres moyens en évitant les tours touristiques.

Les Padaung ont besoin des touristes pour survivre mais le tourisme risque de tuer leur culture. Voilà tout le paradoxe de cette situation.

Les Karen-Padaung sont malheureusement touchés par le phénomène dramatique d'acculturation comme nombre d'autres ethnies minoritaires sur notre planète.

< Léa Bardet (31)
http://www.lea-bardet.com/

1 J’ai choisit d'utiliser le non historique du pays Birmanie, plutôt que Myanmar son nouveau nom imposer par les junte militer au pouvoir .

2 L'acculturation, est l'absorption d'une culture par une autres.


mercredi, 29 juin 2016 18:03

Rencontre avec les Gibbons (Thaïlande)

Photographe de formation, j'aime parcourir le monde et découvrir sa beauté.

Fin septembre 2015, je me trouve avec Julien, mon compagnon de voyage, au village de Mae Hong Son dans le nord de la Thaïlande. Mae Hong Son est un excellent pied à terre pour explorer les villages alentours. Je parcours cette zone pour la seconde fois, fascinée par les richesses de cette région.

En entreprenant ce voyage j'avais comme objectif principal d'aller à la rencontre des Karen, des réfugiés Birmans installés dans la région depuis plusieurs générations, mais également de redécouvrir ces paysages luxuriants dont la beauté m'avait émerveillée.

Chaque jour était un périple en soit ; nous roulions, sur les routes sinueuses du nord de la Thaïlande, environ 150 km à mobylette à vitesse, entre pluie diluvienne et éboulement en tous genre.

Ce matin là, en buvant un dernier café dans la petite cour de l’hôtel nous rencontrons un couple de Français et échangeons des banalités de baroudeurs. Mais au bout de quelques minutes à peine la jeune femme éclate en sanglot et me raconte la terrible mésaventure qu'ils ont vécu la veille :

Alors qu'ils traversaient un pont suspendu en pleine jungle, ils ont violemment été attaqué par 3 singes : un mâle, une femelle et son petit. Ils en portent d’ailleurs les stigmates et ont filmé toute la scène avec leur téléphone. Scotchée par ce que l’on me raconte, je pense tout de suite qu'il doit s’agir de macaques, singe très répandu et très peu farouche avec l’homme voire même pickpocket. Ils me tendent alors leur téléphone pour que nous visionnions la scène de l'attaque ; et là, stupéfaction : ils ont été attaqués par une famille de gibbons !!! le gibbon est un grand singe au chant enchanteur qui vit en pleine jungle à la cime des arbres. J'avais eu la chance lors de trek d'en apercevoir mais toujours de très loin. On m'avait expliqué lors d'une expédition au parc national de Khao Yai que ces singes ne se risquent à fouler le sol que lors de très rares occasions au cours de leur vie. En découvrant l’Asie, je me suis passionnée pour ce mammifère et j’espérais ramener cette fois de meilleurs clichés de l'espèce.

Malheureusement jusqu’ici l’occasion ne s'était pas présentée et sur mes photos les gibbons se fondent complètement dans la végétation très dense.
Imaginez mon excitation lorsque je comprends qu'ils ont approché cette espèce emblématique de la région alors que je désespère d'en faire autant.

Ni une ni deux ma décision est prise : nous partons à leur recherche. Après avoir glané des indications pour parvenir à ce fameux pont, nous prenons la route dans l'heure en direction des cascades « Susa».

Nous roulons une trentaine de km puis entamons les 8 000 derniers mètres de piste chaotique à travers jungle. Sur le chemin j'élabore une stratégie avec Julien : les maintenir à distance, ne jamais leur tourner le dos, et ne pas leur faire ressentir notre peur.

Arrivés enfin sur place, armés d'un gros bambou nous avançons prudemment jusqu'au pont.

Là, l’adrénaline est déjà bien présente ; tous mes sens sont aux aguets. Émerveillée et intimidée en même temps, je traverse le pont aussi silencieusement que possible en ayant la sensation d’être l’héroïne du dernier Indiana Jones.

Brusquement, en face de nous, un gros mâle descend de son arbre à toute vitesse. Il se balance sur le tronc, juste à notre niveau, en nous observant d'un air menaçant.

Immobiles, toujours silencieux, nous voyons le gibbon alerter ses congénères et nous voilà alors encerclés par un groupe de singes. Mon ami tape au sol de toutes ses forces avec le bambou en criant férocement pour intimider les bipèdes et les maintenir à distance.

Les singes se tiennent à une vingtaine de mètres à peine.

Ce moment fut l'une de mes plus belles expériences photo : pendant 10 minutes j'ai photographié sans relâche, j’étais en transe, bercée par les chants envoûtants des femelles. Subjuguée par mon sujet, j'avais oublié la peur, la moiteur étouffante, et les attaques des nuisibles. J'ai enfin obtenu les beaux clichés dont je rêvais comme par exemple celui d'une femelle berçant son petit.

Dévorés par les insectes nous bâtîmes lentement en retraite sans toutefois les quitter des yeux tandis qu'ils nous suivaient jusqu'à la piste. Un moment magique que d’immortaliser les gibbons sur ce pont loin de leurs habitudes arboricoles.

En rentrant nous avons partagé cette aventure avec les locaux du village qui nous dirons que des attaques de gibbon avaient déjà été signalées dans ce secteur, envoyant même quelques personnes à l’hôpital. Bien que nous nous en soyons sortis indemne, je suis tombée gravement malade 6 jours après, atteinte de l'infection tropicale Rickettsiae, transmise très certainement par les puces des singes : une première pour moi en 8 ans de voyage.

Je garde un souvenir inoubliable de cette aventure et chaque fois que j'y repense je revis cette excitation.

L’atmosphère de travail en photo animalière est riche en émotion !!!! J’espère pouvoir revivre beaucoup d'autres expériences comme celle là au cours de ma vie !!!

< Léa Bardet
vendredi, 24 juin 2016 18:01

Trek Santa Cruz à Huaraz au Pérou

Je viens d' effectuer avec 10 autres touristes (dont 3/4 de français) le fameux trek de Santa Cruz, durant 3 jours (le 4ème jour prévu au programme est inutile puisqu'il s'agit de 2h de marche sur du plat dans la vallée pour rejoindre le village pour prendre le bus). Il s'agit d'un trek très populaire au Pérou, pas super difficile physiquement (même s'il est vivement conseillé de faire 2 marches d'acclimatation à l'altitude avant, car on monte quand même à un col de 4700 mètres le 2ème jour...), du coup presque toutes les agences de Huaraz le proposent (et souvent à un tarif très bas).

Je suis parti avec l'agence Galaxia Expeditions, malgré les commentaires pas toujours très bons qu'elle a sur internet, car je n'ai pas eu le choix. En effet 3 ou 4 agences se sont regroupées afin de constituer un groupe suffisamment nombreux pour remplir un mini bus (les agences ne font pas partir de groupe s'il n'y a pas un minimum de 6 personnes sinon ça n'est pas rentable pour elles).

Le trek s'est bien passé, car les paysages étaient très beaux, le soleil était au rendez-vous, le groupe était super sympa et la guide sympa et compétente (elle parlait un peu anglais mais l'essentiel des touristes du groupe parlaient bien l'espagnol donc la communication s'est faite surtout en espagnol). Il y avait un cuisinier (correct mais sans plus), et un muletier pour faire marcher les 5 mules qui transportaient la nourriture, nos affaires de nuit et de rechange, les tentes, les matelas et les sacs de couchage (tout était inclus dans le prix du trek).

J'ai payé 310 soles en tout, soit 92 dollars pour 3 jours, soit 30 dollars par jour (ce qui n'est pas cher du tout, car le prix normal d'un trek tout inclus avec agence tourne plutôt autour de 50 dollars par jour). Le prix comprenait le mini-bus aller-retour, 5 mules pour transporter nos affaires, la nourriture et le matériel de cuisine, le guide, le cuisinier et le muletier, une tente et un sac de couchage.

N'étaient pas inclus dans le prix : le petit-déjeuner du premier jour, le doit d'entrée dans le parc national (65 soles). J'en profite pour signaler que la plupart du temps, les sacs de couchage de location ne sont pas suffisamment chauds (la nuit il faisait entre +3°C et -3°C), heureusement moi j'avais un sac de couchage en polaire à mettre dedans, plus un sac à viande en soie. Si vous venez avec votre propre sac de couchage, je conseille un sac de température "confort" de 0°C à -5°C.

Chaque participant a laissé le reste de ses affaires de voyage dans son hôtel de Huaraz durant le trek, parfois en échange du paiement de quelques soles. Vous n'emportez en trek que votre petit sac à dos pour transporter l'eau, les snacks, l'appareil photo, la crème solaire et les vêtements de la journée. Le reste est porté par les mules.

Au niveau du matériel prêté par l'agence : pour les tentes c'était la loterie, la plupart étaient en bon état mais une avait sa fermeture éclair cassée et une autre avait 2 trous (s'il avait plu cela aurait pu être très embêtant) ; pour les sacs de couchage, outre le fait que les sacs de location n'étaient pas assez chauds, j'ai réussi à en avoir un suffisamment grand pour moi car la veille du départ je suis allé à l'agence et j'ai insisté à voir des sacs de couchage pour en choisir un qui me convenait, ce qui a agacé le patron de l'agence (un homme assez méprisant et désagréable je dois dire).

En conclusion : pour le prix très bas que j'ai payé, j'ai eu une qualité correcte. Mais pour ce prix il ne faut pas s'attendre à avoir de la top qualité... Pour ceux qui souhaitent un niveau de qualité supérieur et qui ont les moyens de payer le double du prix (200 dollars au lieu de 100), l'agence Quechuandes possède une excellente réputation. Pensez à acheter et à emporter quelques barres de céréales et fruits secs, cela redonne de l'énergie dans les montées...

Au fait, pensez à laisser un pourboire à la fin (genre enveloppe commune qu'on donne au guide, qui la répartit ensuite avec le cuisinier et le muletier) : en effet, même si tout n'est pas parfait dans l'organisation du trek, il ne faut pas oublier que le guide, le cuisinier et le muletier sont payés avec un salaire très faible, l'agence empochant une grosse partie de l'argent versé. J'insiste là-dessus car souvent les français qui voyagent oublient de laisser des pourboires (au prétexte qu'en France on en donne peu voire pas du tout), ce qui fait que souvent dans plein de pays les français ont une réputation de gros radins...

Avis sur le trek en lui-même : beaux paysages (glaciers, lacs de montagne avec eau couleur turquoise...), mais ceux du trek Ausangate (près de Cusco) sont plus spectaculaires (surtout si on le fait en 6 jours avec le Cerro Colorado inclus).

Bon voyage !

< Frédéric
fredalaventure.blogspot.fr
jeudi, 19 mai 2016 10:46

Le Malecón sofa de La Havane

Le front de mer de La Havane, le Malecón, est le rendez-vous favori et incontournable des Cubains...

Notre rêve devient réalité à l’aéroport de La Havane. Dehors, une vieille voiture américaine bleu ciel des années cinquante, véritable trésor national et relique d’un passé faste, nous attend. Elle rutile. Nous devons fermer les portières doucement, par respect.
Le moteur, un Toyota, vrombit ; nous voilà embarqués pour une balade de 30 km qui nous mènera à notre casa particular. Nous logeons dans le quartier populaire de Centro Habana.
Nous sommes frappés par l’atmosphère légère, chaleureuse, gaie, nonchalante qui règne dans notre quartier aux maisons et aux rues délabrées.

Les Havanais donnent le ton.

Luminosité, ciel plombé et vagues Nous sommes ensuite surpris par le peu de circulation, l’absence de boutiques ; quelques marchands de quatre saisons arpentent les rues, pas d’enseignes publicitaires. Malgré cela, il y a la vie, du rythme, de la couleur : nous sommes vite happés et fascinés. Nous arrivons devant El Malecón de La Habana, lieu mythique, lieu chanté, poétisé, peint, photographié, dansé...lieu de fête, de rêverie. Le temps est maussade, il bruine et la luminosité de ce ciel plombé est exceptionnelle, les vagues se brisent contre la digue, envahissant la promenade. Le spectacle est incroyable. C’est le côté mer. Côté terre, se déploie sur 8 km une avenue bordée, au début, de maisons bourgeoises aux couleurs pastel délavées, plus loin d’immeubles hauts des années cinquante-soixante. C’est beau, mais nous sommes attristés. Ce pays est comme endormi, arrêté. Depuis la révolution cubaine, rien ou plutôt si, un abandon aux embruns et à la surpopulation de ces magnifiques maisons bourgeoises du XVIIIe et XIXe siècles, patrimoine architectural éclectique inestimable. Mais le tourisme apporte sa note positive, la restauration de ces merveilles est enclenchée.
Nous nous sentons coincés sur un trottoir chaotique, entre la mer et une autoroute urbaine à deux ou trois voies. Si ce n’est quelques voitures et des cocos, taxi-moto locaux en forme de demi-oeuf, la circulation est plutôt fluide. La récompense est au bout du Malecón : un daïquiri à l’hôtel Nacional, lieu mythique des années 1930.

Ambiance joviale

Mais le Malecón c’est avant tout encore l’ambiance joviale. De jour comme de nuit, des groupes d’amis se réunissent pour discuter, boire du rhum ou fumer un cigare, des pêcheurs rêveurs passent le temps en trempant le fil de leur canne à pêche, des musiciens jouent de la salsa, des couples main dans la main échafaudent quelques projets de vie, des enfants jouent, sautent, plongent dans la mer...
Le Malecón, c’est “le sofa de La Havane”. Que dire de l’instant magique, le coucher de soleil sur le Malecón, inoubliable, que je partage avec de chaleureux Havanais. Puis, nous nous perdons dans les ruelles de La Habana Vieja, plongés dans un passé architectural colonial exceptionnel. Habana Vieja n’est pas une ville musée. Le quartier vibre d’une vie sociale authentique, on y côtoie les joueurs de dominos installés à l’ombre, les enfants en uniforme sortant de l’école, les Havanais assis devant leur porte discutant avec leurs voisins, sans oublier la télévision fortissimo sortant par les fenêtres ou les portes toujours grandes ouvertes.
Ces trois jours passés à La Havane nous ont envoûtés. “Cuba es La Habana, y los demas es paisaje” (Cuba, c’est La Havane, le reste c’est du paysage).
La Havane, ville mythique et fascinante se déguste sans modération.

< Texte Chantal Martignon (91)
mardi, 05 avril 2016 17:14

Voyage en Namibie

En 2015, nous sommes allés dans l'hémisphère sud vers une contrée synonyme de grands espaces peu habités: la Namibie.

En juillet, nous avons parcouru 5 300 kilomètres en une boucle ni complètement au nord, ni complètement au sud.

Ce voyage fut construit autour de 3 axes : beaux paysages, traces humaines pictographiques et animaux.

Nous en sommes revenus les yeux plein de belles images.

Vous avez envie de voyager avec nous et ainsi de vivre notre parcours, je vous dis en voiture, Monstrounette est prête...

Nous partons... Au cœur des déserts de l'oryx, là où glyphe Dame Nature

< Voir le site

lundi, 28 mars 2016 09:41

Défilé du nouvel an chinois

Dimanche 14 février, nous étions plusieurs ABMistes à nous retrouver dans le quartier chinois de Paris pour fêter l’année
du singe de feu.

Rendez-vous au coeur du Chinatown devant le restaurant Impérial Choisy (1), un des repères de la communauté
chinoise parisienne où nous goûtons aux appétissants canards laqués aux cinq parfums suspendus en vitrine.

Un avant-goût par la cuisine cantonaise au défilé qui commencera en début d’après-midi. Nous étions d’ores et déjà enthousiastes
et dans l’ambiance, parés à fêter le nouvel an chinois.

Alors que Norbert et Mireille, ABMistes du Cours de chinois (2), sont partis chercher des ballons gonflables offerts pour
l’occasion par Tang Frères (3), nous nous préparons et enfilons nos cirés pour nous protéger de la pluie. Qu’importe, le
défilé a été superbe cette année. Les chars des différentes communautés asiatiques défilent, alliant créativité et tradition
asiatique et décorés aux couleurs festives chinoises et à l’effigie du singe en son honneur (photo).

Gabry2
Photos : Norbert Gabry

Malgré le mauvais temps, nous sommes restés sous le ciel gris parisien, ensoleillé ce jour-là avec les couleurs impériales
de la Chine, rouge et jaune, sous les odeurs parfumées de l’encens et des fruits asiatiques distribués à la foule. Le dragon
chinois ouvrait le défilé, suivi par les lions qui dansaient au rythme des tambours.

Nous n’avons pas vu le temps passé. Cette journée a été un merveilleux moment partagé.

Sabine Audouin
Norbert Gabry
Mireille Chamayou

(1) Restaurant Impérial Choisy (32 Avenue de Choisy, 75013 Paris - Tél. 01 45 86 42 40). Recommandé par la Guide Michelin 2016.
(2) Cours de chinois avec Thierry Tastet, accessible à tous et sur la base de situations concrètes pour les voyageurs. Le cours a lieu à la case le premier
lundi du mois mais vous pouvez également le suivre via Skype.
(3) Tang Frères (48 Avenue d'Ivry, 75013 Paris) est le grand supermarché asiatique de la région parisienne, également fournisseur de la plupart des
restaurants asiatiques en métropole.
lundi, 14 mars 2016 15:17

La santé en voyage aux Caraïbes

Pour optimiser son voyage aux Caraïbes, mieux vaut connaitre les risques auxquels on s'expose. Aussi, un point santé s'impose ! En premier lieu, il faut se munir de protection contre les virus et maladies de cette région, le grand ennemi des voyageurs.

Prévoir ses vaccins pour voyager serein

A cette fin, de nombreux vaccins existent : la diphtérie, le tétanos la poliomyélite, la coqueluche et la rouge sont ceux les plus usuels que l'on vous demande de faire même sans voyager. Il faut toutefois redoubler d'attention pour l'hépatite B qui est fortement recommandé en cas de séjour répété ou prolongé. Même chose pour l'hépatite A qui préserve de la fièvre Typhoïde présente dans presque tous les pays de la zone. De même, si vous partez à l'aventure dans les régions reculées, assurez-vous d'être vacciné contre la rage.

Le soleil et la mer, des faux amis

Si l'on part aux Caraïbes pour le soleil, il faut aussi apprendre à s'en méfier. L'ensemble de la région est soumise à un ensoleillement intense et exige donc une protection solaire au moins supérieure à 15 qu’on peut acheter même en ligne. Pour les déserts comme ceux du nord du Mexique, les bouteilles d'eau et les chapeaux sont évidemment de mise. Côté plages, la mer des Caraïbes est garnie d'oursins et de poissons venimeux, sans oublier les méduses et les coraux urticants. Regardez où vous mettez les pieds, au risque de vous blesser ! Si vous vous aventurez plus loin, méfiez-vous des requins... On vous aura prévenu !

[h2]Consommez malin pour limiter les risques[/h2]

L'hygiène alimentaire est très importante dans les Caraïbes. La surveiller revient à éviter de nombreuses maladies qui risqueraient de gâcher votre séjour. Concernant l'eau, il vaut donc mieux la préférer en bouteille capsulée. Si vous ne pouvez pas vous en procurer, n'hésitez pas à faire bouillir l'eau du robinet avant de la consommer. Les risques seront ainsi diminués.

La diarrhée du voyageur est aussi légion dans cette zone. Pour vous en prémunir, attention à la consommation de fruits et légumes crus ou encore des fruits de mer. Le poisson présente également certains dangers, demandez un contrôle des autochtones avant de le manger, surtout lors de la saison des cyclones. Enfin, les produits laitiers pasteurisés doivent susciter votre vigilance: la brucellose sévit dans toute l'Amérique centrale.

Ça y est, vous êtes fin prêt à partir !

vendredi, 11 mars 2016 16:10

Eprise de vues

IMG 7245nPhotographe de 29 ans passionnée par les voyages, la nature, les découvertes, l’échange et les rapports humains.

Toute petite, une rencontre avec une jeune femme partant s’installer aux îles Samoa fut déterminante. Je me suis mis à rêver d’horizon lointain.

Apres mes études photo mon âme d’aventurière m’amène à un premier voyage en Amérique centrale en 2011. Là bas j’ai enfin pu découvrir la nature luxuriante dont j’avais tant rêvé depuis mon enfance et confirmer ainsi ma vocation de devenir photographe.

Depuis ce déclic je continue à parcourir le monde, découvrir mille merveilles et surtout à en témoigner à travers mon travail.

http://www.lea-bardet.com/


jeudi, 10 mars 2016 16:17

Bolivie La Paz : Un uppercut au creux de l’estomac

Oui, pour moi, La Paz a été un véritable uppercut dans le creux de l’estomac. Essayez de vous représenter : trois semaines de calme dans la campagne et les paysages du lac Titicaca, puis être confronté à cette banlieue à vomir, et plonger dans cet entonnoir vertigineux de millions de maisons accrochées aux collines. Une des plus grandes émotions que j’ai vécues. Débarquer à La Paz par avion n’offre pas ce contraste : le taxi ou le bus vous font traverser une ville “normale” puis vous plongent, plus bas, dans le centre de La Paz, qui est certes très animé, mais c’est le propre de chaque grande ville. Venant du nord, du Pérou en bus, cela vous fait traverser une zone de banlieue terrifiante.

En construction ou en destruction ?

Le chaos total. Baignée dans une pollution à couper au couteau, la vie se déroule tant bien que mal entre les tranchées dans la route, les zones effondrées, les chiens qui se nourrissent des sacs d’ordures éventrés, des vendeurs de glaces qui zigzaguent entre les voitures dans les bouchons, les véhicules en cours de réparation au milieu de la pseudo artère, les monticules de briques empilées pour une construction quelconque, sans oublier ces centaines, ces milliers de mini-commerces sur deux ou trois roues qui vous offrent absolument tout, aussi bien de la nourriture que des cadenas, soutien-gorges, couvercles de toilette ou des portables en-veux-tu, en-voilà. La position surélevée dans le bus nous permet de voir cette mer de taxis que forme cet embouteillage monstrueux.

Avant de prendre le bus, nous étions encore sur les bords du lac Titicaca, dans un village hors des circuits touristiques. Alors que nous marchions en direction de la route principale, un homme nous approcha et après nous avoir demandé quel était notre intérêt d’être chez eux, nous fit comprendre qu’ils étaient à la pause de midi et que c’est bien volontiers qu’il nous invitait à partager leur menu.

Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters N° 166, page 56

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