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Portraits (48)

Vous avez réalisé une interview ou un portrait d'un voyageur ou d'une personne rencontrée lors d'un voyage ? Cette rubrique est pour vous ! Contactez nous à adhabm@free.fr.

mardi, 15 juillet 2014 17:15

Nathalie et Frederic Dufour invité au festival des globe trotters


Rien ne nous prédestinait à voyager loin et longtemps. Certes, nos pas nous portaient à chaque vacances dans de nombreuses régions françaises que nous sillonnions à pied, sac au dos, en autonomie, le plus souvent en bivouac.

Et puis un jour, nous avons voulu découvrir les montagnes du monde. Mais les saisons ne correspondant pas toujours à nos disponibilités, il nous fallait prendre une décision radicale. C'est à partir de ce moment que l'idée a commencé à faire son chemin.

Pendant 4 ou 5 ans, nous en avons parlé, en avons rêvé, en avons pesé les avantages et inconvénients. Mais les circonstances, la situation, ne nous permettaient alors pas d’envisager ce bouleversement.
mercredi, 09 juillet 2014 12:32

Olivier Grunewald invité au festival des Globe-Trotters

OLIVIER GRUNEWALD ET RÉGIS ETIENNE

fILM DIFFUSE LE SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014


Tout a commencé d’une manière finalement assez simple, c’était à l’automne 2008.
J’étais chez Régis Etienne un ami passionné comme moi par les volcans et Président de la Société de Volcanologie de Genève, la SVG.

Il rentrait tout juste d’un voyage sur les volcans de l’Île de Java en Indonésie. Il me raconte son périple et me parle de quelque chose d’étrange dans le cratère du Kawah Ijen, connu pour son immense lac d’acide et ses mineurs de soufre.

Ingrid la guide de leur petit groupe leur propose de descendre en pleine nuit dans le cratère de ce volcan pour voir un phénomène particulier. Le groupe fatigué préfère se coucher mais Régis, toujours motivé, décide de l’accompagner. La surprise est grande de découvrir dans la zone ou les mineurs travaillent des flammes dansantes d’un bleu électrique, incandescence totalement inhabituelle pour un volcan, produite par la combustion de l’acide sulfurique. Et en plus des mineurs en pleine obscurité s’activent pour récolter le minerai !
Il n’aurait pu imaginer ce que ses photos, prise la nuit, sur laquelle on distinguait des lueurs bleutées et la silhouette de personnages en contre jour sur les lumières orangées de leurs torches, allaient déclencher …..

J’ai tout de suite imaginé me lancer dans un projet de reportage sur cette « vie nocturne » du Kawah Ijen. Un angle différent pour un sujet déjà mainte fois réalisé.

Des recherches sur internet sur ce phénomène n’ont apporté aucune réponse : les flammes sont-elles présentes tout le temps? Les mineurs travaillent-ils régulièrement en pleine nuit ?

Seul moyen d’en savoir plus ….. y aller !


mardi, 08 juillet 2014 09:55

La Ribambelle : festival de musique à Marseille

La Ribambelle organise son premier festival de musique : Festi’belle, le 19 juillet au Théâtre Silvain à Marseille

De 17h à 19h Festi'belle sera consacrée aux enfants de 5 à 105 ans !

< Le voyage et l’imagination avec l'atelier Jorus Mabiala, conteur africainhttps://www.facebook.com/jorus.mabiala

< Venez danser et chanter avec le groupe d'Ibou Sarrhttp://www.ibousarr-danse.com/

A partir de 19h jusqu’à 23h le son prendra le relais des rires

  • SAMBA REGGAE                                        
Ce groupe résolument festif a signé son premier album « Coup de Force ». 

Il est déjà salué par la critique avec des passages en radio et des programmations dans les festivals.
http://www.sambareggae.org

  • Cyril Benhamou dit CYRIL B        
Ce jeune musicien surdoué et touche-à-tout, issu du jazz et des musiques actuelles, est devenu un pilier de la scène marseillaise ces dernières années. Il nous présentera aussi son tout nouvel album.http://cyrilb.fr/index.html

Aurélie Vaneck, marraine de l’association, présentera la soirée !

Entrée 5€ / gratuit -12 ans
Suivez notre actu sur la page Facebook https://www.facebook.com/pages/Festibelle









mardi, 18 mars 2014 15:39

"Mouts" invité au festival "Partir autrement"

Guillaume Mouton , "Mouts" dans la série Nus et culottés, sera présent lors du prochain festival "Partir autrement" à Paris, le samedi 12 avril  .

À travers 17 pays, il aura traversé toute l'Amérique en stop et chez l'habitant, pour rencontrer une centaine d'acteurs du développement durable afin de réaliser des reportages sur leurs actions.

Venez le rencontrer , à l'Espace Reuilly ..
mercredi, 12 mars 2014 17:27

"Partir autrement" Madagascar

Tsaratanana, le beau village

Tsaratanana, c’est un village dans les collines oubliées de Madagascar.

Un village, c’est le lieu de vie et de création d’une communauté.

Une communauté, c’est un ensemble d’Hommes gardiens du passé et bâtisseurs d’avenir.

L’avenir, c’est un espoir.

Avec l’association Medima 2000 (Mission Espoir et Dignité pour Madagascar) et la Fondation Abbé Pierre, les destins brisés du peuple malgache voient un nouveau souffle. Souffle de la Terre face à la folie destructrice de la ville qui les avait exclus et laissés sur le bord du chemin.

La naissance de ce « village pionnier autonome » vient du désir commun d’une quête d’indépendance. L’autonomie se développe ici autour d’un développement agricole durable. Ainsi, ces hommes se reconstruisent au milieu des champs fertiles et des fruits de la Nature.

Le village abrite aujourd’hui plus de 80 familles, auparavant sans-abris. L’étincelle de la vie s’enflamme ; une école accueillant 400 élèves a été ouverte depuis peu.

< Le film de Stéphane Etienne sera diffusé le dimanche 13 avril à 17h45...

lundi, 10 mars 2014 19:21

"Partir autrement" Tour de France à pied

Tour de France à pied



Chaque année, des millions de français partent en Inde, au Brésil, en Angleterre ou au Sénégal…. Mais combien d’entres eux connaissent leur propre pays ?

C’est sur cette réflexion que Laurent Granier et Aurélie Derreumaux décident de partir à la découverte de la France. Et, il n’existe pas d’autre manière de découvrir que par l’ancrage corporel offert par la marche à pied !

Pendant un an, un pas après l’autre, ils suivront les côtes françaises sur 6 000km.

Partis sans tente ni sac de couchage, ils marcheront à la rencontre des autres, confiants quant à la bonté humaine.

Nos deux aventuriers partageront ainsi d’inoubliables instants de félicité et de complicité avec les familles de la France entière. Le chemin de l’amitié est l’un des plus difficiles à gravir mais le sommet en est grandiose.


D’un sens comme de l’autre, la solidarité humaine sera au centre de ce périple, Laurent et Aurélie s’engageant symboliquement à revendre chaque kilomètre parcouru à Handicap International.

De la solitude des falaises d’Etretat au bouillonnement du festival de Cannes, c’est une véritable palette de décors et d’ambiances qu’ils nous font découvrir.

< Diffusion du film d'Aurélie et Laurent au festival "Partir autrement" le samedi 12 avril à 17h15.







vendredi, 07 mars 2014 10:18

Partir autrement "Marcheuses aux semelles de mots"

< Film diffusé au prochain festival « Partir autrement » le samedi 12 avril à 11h45 qui se tiendra à Paris

Qu’est-ce que le chemin ? Partir ailleurs ou revenir vers l’intérieur ?

Après avoir réalisé un périple de plus de cinq ans à vélo, Florence et Sylvie se lance dans une nouvelle aventure. Aventure commune à des milliers d’autres gens et pourtant solitaire et unique dans le sentiment.

Sur les routes de St-Jacques de Compostelle, elles trouveront peu à peu le recueillement dans le piétinement.

4000 km avec pour compagnons les mots. Des mots qui volent et s’envolent, prières silencieuses ; rêver, aimer, partager, s’émerveiller, …

En plein hiver, pendant cinq mois, elles marcheront contre le vent, dans le froid et la boue, pour trouver le chemin de l’âme.

Marcher sans savoir où l’on va, accepter de monter pour redescendre, persévérer, tout simplement croire, voilà ce qu’est le pèlerinage vers St-Jacques de Compostelle : la vie.

La beauté du voyage, et de la vie, n’est-ce pas finalement de se perdre ?

mardi, 04 mars 2014 10:50

Partir autrement "Escapade humanitaire"

Le film Escapade humanitaire sera diffusé le dimanche 13 avril à 11 h lors du festival "Partir autrement"  en présence de la réalisatrice, venue d'Afrique spécialement.

Qu’est-ce que la mondialisation ? Un mode économique apportant une libéralisation des échanges et une concurrence globalisée. Mais la mondialisation fait aussi de nous des citoyens du monde. Un citoyen du monde libre de circuler, d’échanger et de rencontrer.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous engager dans des causes humanitaires pour apporter ce dont certains sont privés ; nourritures, médicaments, véhicules, éducation,…

C’est dans cet esprit que six des membres de l’association PASF (Partage et Assistance Sans Frontière) mènent leur expédition humanitaire, direction le Niger, au milieu de l’Afrique. Armés de livres et d’une ambulance, ils partent plein de bonne volonté et de joie à donner.

Le profit n’a cette fois rien de financier mais favorise l’humanité.

Voyager avec ses sens et donner du sens au voyage. Voilà ce que recherchent ces 6 aventuriers. Au risque de parfois se perdre, ils tracent un nouveau chemin.

Partant de Bourges, ils traverseront Espagne, Maroc, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, avant de finalement atteindre leur but. Le voyage s’emplissant de déceptions et d’émotions, de nouvelles interrogations surviendront… Questionnements sur l’humanitaire ; est-ce un véritable don de générosité ou bien un rapport de supériorité, héritage du colonialisme ?

Sur la route, les rencontres culturelles sont riches et bouleversantes. Elles nous offrent un petit bout d’ailleurs à travers les récits d’anonymes, de professeurs, d’acteurs, de jeunes, d’anciens,….véritable jaillissement de vies.

Ce film nous fait voyager au cœur de l’Afrique, mais surtout et avant tout, à l’intérieur de nous-mêmes.

Qui sommes-nous véritablement ? Des voyageurs ou de nouveaux colonisateurs ?

Qu’est-ce qui définit notre identité ? Notre personnalité ou notre société ?

Et notre humanité ? Véritable générosité ou besoin de prouver ?

Qu’est-ce qui finalement nous pousse à voyager ? Le parcours ou le retour ?

Tous ces questionnements que chaque voyageur se pose un jour sur le chemin à la rencontre de l’autre.

Escapade humanitaire nous apporte une réponse, c’est qu’il n’y en a aucune…

mardi, 24 décembre 2013 19:19

Réhahn Croquevielle

Réhahn Croquevielle est un trentenaire français, originaire de Normandie et expatrié au Vietnam depuis 2 ans. En quelques mois, il est devenu un photographe de référence aux yeux des Vietnamiens, après avoir fait la « Une » des télévisions nationales (Vtv1, Vtv Hanoi, Vtv Danang), des journaux nationaux (Courrier du Vietnam, Vietnam News, Tuoi Tre, Thanh Nien, Vietweek, Saigon Times…), mais également des magazines féminins et de voyages. Son secret: les portraits des minorités.

Avec plus de 30 000 photos, prises du Nord au Sud du Vietnam, il continue de parcourir en moto le pays et de partir à la rencontre des 54 minorités qui composent cette véritable mosaïque ethnique ! 

Récemment, le « Los Angeles » Times a publié quelques unes de ses photos, tout comme « Géo Magazine » ou encore « National Geographic »

< Rencontre avec ce voyageur-photographe :

Réhahn, raconte nous d’abord comment tu es arrivé au Vietnam ?

Je voyage depuis plusieurs années et après avoir visité plus d’une trentaine de pays dont Cuba, le Pérou, le Brésil, New York, la Jordanie, la Birmanie ou bien encore les Philippines, j’ai décidé de m’expatrier au Vietnam en 2011 après avoir effectué plus d’une dizaine de voyage dans ce pays. J’y ai ouvert un restaurant et quelques chambres d’hôtes, et je me consacre à la photo.

Comment voyages-tu

Je ne voyage qu’en moto, sac à dos. C’est pratique et ça offre une liberté totale. Je parcours parfois plus de 2.000 km  dans les régions montagneuses et je pars à la rencontre des minorités ethniques 

Tu es reconnu pour tes portraits, pourquoi ce type de photo ?

En fait, j’aime discuter avec les gens, j’apprends le Vietnamien et je le parle suffisamment pour communiquer et faire rire mes sujets ! Je me fais inviter chez les gens et, la plupart du temps, je partage leur table. Le portrait est unique et j’aime l’art de capturer une expression.

Tu as une collection de portraits nommée « Hidden Smile », peux tu nous en parler ?

Oui, c’est devenu comme une « marque de fabrique ». Je prends les personnes âgées en photo, puis je leur montre. Souvent, ils réalisent qu’ils n’ont plus de dents et je blague avec eux en vietnamien. Ils se mettent aussitôt à rire en cachant leur bouche avec leur mains. Tout ceci donne des photos très expressives !  Leur rides apparaissent et on peut voir leur sourire dans leur yeux. Les Vietnamiens ont beaucoup d’humour !

Tu as fait la une des médias au Vietnam, raconte nous.

En fait, j’ai proposé une exposition pour la journée de la femme vietnamienne le 20 octobre dernier à Hanoi, qui a rassemblé 12.500 personnes. Les médias sont venus et ont improvisé des interviews, en français et en anglais. Ensuite tout a été très vite et, tous les jours, des sites, des blogs, des journaux et autres chaînes de TV m’ont contacté pour des interviews. Du coup, j’ai eu plusieurs autres propositions d’expos à Hanoi, Ho Chi Minh et même dans la ville d’Hoi An, où je vis.

Les Vietnamiens sont fiers de leur pays et sont heureux de voir un photographe français faire autant de clichés des minorités. Je suis passé de 6.000 à 22.000 fans en quelques semaines sur ma page Facebook, dont environ 9.000 Vietnamiens !

Tu as finalisé ton premier livre

Oui, mon premier livre est sorti au Vietnam, édité à 2.000 exemplaires (en français et anglais). C’est une sélection des mes plus belles images. On peut y découvrir environ 150 photos de portraits, mais aussi quelques paysages ou autres scènes de vie. Il s’appelle « VIETNAM, mosaïque de contrastes ». Car le Vietnam, ce sont 54 minorités ethniques, toutes différentes les unes des autres.

Quelle est la prochaine étape ?

J’ai quelques expositions en pourparlers en France et j’ai un contact sérieux pour un éditeur à New York qui distribuerait mon livre sur le marché américain.

D’autres pays à photographier ?

Oui, sans doute le Tibet, prochainement, et j’aimerais également voyager en Argentine et en Colombie… Juste une question de temps ! Et il me reste tellement de choses à découvrir encore, ici au Vietnam...

Plus d’infos:

https://www.facebook.com/Rehahn.Photography

http://www.rehahnphotographer.com
jeudi, 12 décembre 2013 16:32

Un prêtre au pays des lamas

Depuis plus de quatorze ans, Pierrick Van Dorpe est prêtre en Équateur. À son arrivée, frappé par l’extrême pauvreté des habitants et par la forte mortalité infantile, il initie divers projets de développement (Casa de Turismo, fromagerie, jardin d’enfants...).

Puis il crée un Centre du Lama à Palacio Real (Calpi), à une douzaine de kilomètres de Riobamba, au coeur du pays andin.

Les villages sont cernés par les montagnes ; par temps dégagé, on peut admirer le volcan Chimborazo. Partout s’étalent de petits champs de cultures traditionnelles : pommes de terre, maïs…

Pierrick devient vite intarissable sur la vie locale.

< Quelle est la place de l’élevage du lama dans la vie locale ?


Contrairement au Pérou et à la Bolivie, l’Équateur s’est désintéressé de cet élevage et la population de lamas n’est que de 20 000 têtes. Depuis 2004, une campagne de repeuplement a été initiée : 600 lamas et 150 alpagas ont été réintroduits dans la région de Calpi.

< Comment a démarré ce projet ?

Les premiers lamas ont été achetés grâce à des prêts. L’association Ahuana en a réintroduit 500 par parrainage. Les lamas sont donnés à des familles qui doivent offrir la première femelle née à une autre famille, créant ainsi une chaîne de solidarité.

< Comment les villageois ont-ils accueilli cette idée ?

Au début, ils doutaient. Trop de promesses non tenues dans le passé ! Douze familles se sont lancées, puis rapidement soixante autres. Mais la pratique de cet élevage ayant disparu, il a fallu mettre en place une formation technique avec l’aide de volontaires – vétérinaires.

< Comment est exploité ce cheptel ?

Les jeunes mâles sont tués pour la viande servie au restaurant.

La laine est filée par les femmes de la communauté et ensuite tricotée pour en faire pulls, écharpes, bonnets…Le musée du Lama permet de connaître mieux ces animaux et de découvrir la cosmovision indigène…sans oublier l’aspect de la santé avec la fabrication de pommade pour les maladies des os ou les maladies respiratoires à base de graisse de lama et de plantes.

< Combien de villageois travaillent au Centre ?

Deux cuisinières, quatre femmes-guides, une administratrice du restaurant et deux bénévoles qui viennent à tour de rôle. Après deux années difficiles, le Centre fait des bénéfices qui profitent à toute la communauté pour différents projets : construction d’un moulin, achat d’un terrain pour les lamas.

< Il n’y a que des femmes ?

En Équateur, sur quatorze millions d’habitants, 1,3 million, surtout des hommes, ont émigré ou travaillent comme maçons dans les villes : les femmes restent seules au village. Elles vivent un pied dans la tradition et un pied dans le futur. Dans des communautés où pauvreté et alcool font des ravages, les femmes, souvent analphabètes, sont dévalorisées, voire battues. Au début, elles étaient très inquiètes de cuisiner pour des étrangers. Travailler pour les touristes procure, outre un revenu complémentaire, fierté et dignité retrouvées.

< Françoise Bardon (35)



- Pratique

On peut résider quelques jours à San Francisco de Cunuguachay dans la Casa del Turismo, participer au travail de la communauté et randonner dans la campagne superbe et authentique.

< Réservation et renseignements

Casa del Turismo Quilla Pacari San Francisco de Cunuguachay – CalpiRiobamba - Ecuador
Tél. : + 593 (3) 2 94 94 16 E-mail : quillapacari@ahuana.com

_Après avoir gravi le Chimborazo, à Palacio Real (Calpi) déjeuner au Palais du lama avec plat de viande de lama (12 h à 15 h et le soir sur réservation) et balade avec une guide de la communauté (sur réservation, à n’importe quelle heure), tél. : (03) 2 620 500 ou 0997005944

_Toujours à Calpi, à La Moya, musée de la montagne et balades avec guide de la communauté (sur réservation) Tél. : 0939915518

jeudi, 28 novembre 2013 15:14

Découvrir le monde à pied

Parti le jour de son 45e anniversaire de Montréal, au Canada, Jean Béliveau a réalisé en solitaire la plus longue marche autour du monde.
Son odyssée de 11 ans, qui l'a mené dans 64 pays, s'est achevée après un périple hors du commun de plus de 75 000 kilomètres.
Morceaux choisis.

< Vivre libre

Est-ce que j'avais déjà, à l'époque, ces rêves de grands voyages, ce désir de partir ?
C'est une question que l'on me pose souvent, comme si le goût de l'ailleurs ou la soif d'aventures étaient inscrits quelque part dans les gènes, dès avant la naissance. Les gens semblent parfois déçus lorsque je réponds que non, l'idée ne m'avait jamais traversé l'esprit. J'aimais ma terre, ma famille, ma vie. Mais j'étais convaincu d'une chose : je devais en rester le maître, à tout prix. Enfant, une année de pensionnat avait marqué mon âme d'un souvenir atroce. Il fallait se brosser les dents à la file indienne, faire son lit à heure fixe, entrer dans des cases. Les soeurs qui m'hébergeaient avaient imaginé un système de tableau pour classer les enfants : en face de votre nom, une fleur jaune indiquait que vous étiez un excellent élève.
Il y avait la renoncule bleue, l'oeillet rouge... Et la marguerite mauve. La marguerite désignait les médiocres. Chaque semaine je consultais ce tableau un frisson dans la gorge, certain de trouver mon nom dans le club des incapables. Une entreprise fait-elle autre chose ? J'ai toujours pensé que je devais rester mon propre patron. Au moins je n'aurai jamais à rendre de comptes. C'est devant ce tableau que s'est ancré en moi ce sentiment profond : vivre libre est la seule façon digne de vivre. La liberté est plus importante que la vie.

< Un mzungu en terre kenyane

Un soir, au bord de l'épuisement, je demande mon chemin à des villageois s'en revenant des champs. L'un d'eux me couve d'un regard inquiet. "Tu n'es pas en état de continuer, dit-il, viens chez moi. Je t'invite pour la nuit." Mais je le regarde à peine, répète que je dois partir, que je dois sortir d'ici, je suis incohérent, je me suis ridiculisé et je vois que ça parle, entre ces braves gens, de cet enragé de mzungu [NDLR : une personne à la peau blanche] aux yeux exorbités, mais dont les jambes vacillent. Soudain l'homme hausse la voix : "Ça suffit ! Tu restes." Et tandis que j'écoute enfin cet étranger s'adresser à moi comme s'il n'ignorait rien de ma minable situation, je fonds en pleurs.
J'accepte de le suivre jusqu'à sa modeste demeure où nous partageons, en famille, un maigre repas de riz, de tomates et d'oignons. Je chante et m'amuse avec les enfants à la lueur d'une chandelle, puis ensemble nous sortons admirer une éclipse de lune. En contemplant la voûte étoilée, la pénible route de gravier et de sable me revient en mémoire. Cette route bordée d'acacias et d'herbes rudes que broutent quelques chèvres étiques. Cette route où les paysans ont reçu avec tant de chaleur le mzungu que je suis. Des gens simples qui savent que les objets, même les plus nécessaires, sont des fardeaux qui pèsent sur le dos d'une vie. Des gens limpides comme des cristaux que la moindre imperfection briserait en morceaux. Leur simplicité, leur amour me nettoient comme un feu brûlant le pêché. J'aimerais apprendre le secret de leur richesse...
Je les quitte le lendemain avec le sentiment d'abandonner mes frères.

< Comme à la maison

Ce 14 avril, en traversant au soir tombant le village de Lézan, blotti entre de vertes collines recouvertes de
vignes, de pins et d'oliviers, j'aperçois un homme en train de bricoler dans sa remise. Yves Michel répond à mon sourire, simplement.
Le Canada ? Il connaît. Dormir ? Il y a une chambre aménagée dans la remise. "Mais avant cela, tu vas souper", et tandis qu'il m'attrape le coude, son fort accent du Midi m'entraîne comme dans une danse. Il me prévient que sa femme est de nature farouche, mais en passant la porte j'ai l'impression d'entrer dans une maison où j'étais attendu. Nous passons la soirée en discussions légères. Michel me raconte l'histoire des huguenots qui résistèrent ici à l'oppression catholique, celle de la vigne qui donne une "piquette" fameuse, m'avertit de l'accent "pointu" des Français du Nord...
Pendant que Renée, son épouse, tranche mon pain avec un sourire permanent, veillant à ce que mon assiette soit constamment remplie de cette excellente soupe aux choux qui mijote sur le poêle dans un solide chaudron. Je me sens peu à peu glisser dans le bien-être, comme si ce couple de retraités me poussait gentiment à me réconcilier avec ma culture, du bout de sa louche. J'attendais cet instant depuis si longtemps... Il aura fallu quatre mois de marche à travers cette Europe fébrile, efficace et high-tech pour que je parvienne enfin à briser la glace qui me séparait des miens. Je pense à l'origine du mot "indigènes", qui signifie "originaire du pays", les gens de la terre... Dans tous les pays que j'ai traversés, c'est auprès d'eux que j'ai retrouvé les valeurs les plus proches des miennes. En reposant ma cuillère sur la toile cirée de la cuisine, pour la première fois, je me sens réellement bien.

http://wwwalk.org/fr/  
mardi, 03 septembre 2013 03:14

Michel Bizet

"Du film souvenir au documentaire"

Pour Michel Bizet, le voyage est à l'image de cette formule de Paul Eluard : « Dans la vie, il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. »
Cinéaste autodidacte, il a réalisé une quarantaine de documentaires de découverte et de voyage qu'il projette bénévolement dans des salles de cinéma ou des maisons de la culture « pour le plaisir et pour l'échange ». Son dernier film, Sikkim et Bhoutan, sera à l'affiche du prochain festival des Globe-trotters le 28 septembre.
mercredi, 28 août 2013 07:17

Laurent Hasse


La marche vers l'Autre

Laurent Hasse a parcouru à pied les 1500 km qui séparent la frontière franco-espagnole de la mer du Nord. Son objectif, partir à la rencontre de ces « Frances », des petits bouts d'humanité qui mis ensemble, constituent notre pays. Le Bonheur...Terre promise est un film tourné vers les autres, conforme à l'idée que « le Bonheur n'est réel que s'il est partagé. »
A découvrir à l'occasion du prochain festival des Globe-trotters le 27 septembre.

vendredi, 23 août 2013 02:47

Philippe Gloaguen

Dans les pas du Routard

Avec plus de 40 millions d'exemplaires vendus de 1973 à 2013, le Guide du routard reste le leader incontesté sur le marché des guides touristiques. Philippe Gloaguen, son charismatique fondateur, a révolutionné notre façon de voyager : sa grande force, sentir les tendances avant les autres.
Invité de marque du festival des Globe-trotters le 27 septembre prochain.
Portrait d'un homme authentique, généreux et créatif.

mardi, 20 août 2013 11:15

André Brugiroux

Une vie de nomade

Nommé en 2007, le « plus grand voyageur existant sur Terre », André Brugiroux a parcouru 400 000 km en stop à travers 135 pays de 1955 à 1973. A 75 ans, cet aventurier dans l'âme, a réalisé le rêve qu'il convoitait : traverser les 251 entités que l'on peut dénombrer à ce jour sur notre planète.
Invité du prochain festival des Globe-trotters fin septembre,
il nous livre sa vision du voyage : « une fabuleuse école de vie mais un apprentissage ô combien difficile. »

mercredi, 31 juillet 2013 04:56

Jean-Michel Corillion

Sur les traces du Monde Premier

Avec une trentaine de films à son actif, Jean-Michel Corillion s'est forgé une solide réputation dans l'univers des films ethnographiques et zoo-ethnographiques. Sa modeste contribution pour tenter de faire évoluer le monde dans lequel nous vivons.
Le réalisateur revient sur le devant de la scène avec Chamans, les Maîtres du désordre, projeté au Festival des Globe-trotters le 28 septembre prochain.
Portrait d'un aventurier féru d'images, humble et généreux.
mardi, 30 juillet 2013 08:03

Tania Houlbert

L'appel du grand Nord

Tania Houlbert, jeune réalisatrice de 23 ans, nous livre son premier documentaire Boréalis, un hiver avec les chiens, tourné en Laponie Suédoise.
Ce film, coréalisé avec Guillaume Temps, nous permet de découvrir la vie de Stéphanie et Rémy, un couple français de mushers, éleveurs de chiens de traineau. Récompensé par le prix « coup de coeur » du Paris Jeunes Aventures, il sera projeté au festival des Globe-trotters le 27 septembre prochain. Portrait d'une aventurière, déterminée et passionnée d'images.

samedi, 27 juillet 2013 13:24

José-Marie Bel

José-Marie Bel

De passion et d’eau fraîche


Ecrivain-voyageur et conférencier, José-Marie Bel compte parmi les plus éminents spécialistes de l'architecture et du patrimoine yéménites. Il dirige à Paris, l'Espace Reine de Saba, centre culturel dédié au sud de la péninsule Arabique et à la Corne de l'Afrique. Portrait d'un humaniste, contemplatif et altruiste qui aime faire pétiller la vie.

mardi, 16 juillet 2013 06:18

Philippe Rostan

Avec Le Marché de l'amour, projeté au festival des Globe-Trotters le 29 septembre prochain, Philippe Rostan nous plonge dans les coutumes ancestrales de deux ethnies nord-vietnamiennes. Empreint de tolérance, ce documentaire est un miroir tendu vers nous, spectateurs, qui nous donne à réfléchir sur notre propre condition.

> Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcours ?

Je suis eurasien, de père français et de mère vietnamienne. Je suis né pendant la guerre du Vietnam, à Banmethuot, une petite ville située dans les hauts plateaux. Il y avait pas mal de minorités ethniques à l'époque. J'ai quitté le Vietnam en 1975 après la guerre pour la France.
Après l'obtention de mon baccalauréat, j'ai d'abord entrepris des études scientifiques que j'ai abandonnées au bout d'un an par manque d'intérêt. J'ai alors entamé des études de cinéma à l'université de Vincennes, aujourd'hui Paris VIII. J'ai débuté ma carrière comme assistant-réalisateur, en 1989, sur Paganini de Klaus Kinski. J'ai travaillé entre autres avec des réalisateurs comme Pierre Schoendoerffer et Mathieu Kassovitz sur des longs-métrages, avant de me lancer dans la réalisation de mon premier-court métrage en 1994. J'avais envie de raconter des histoires et à travers le documentaire, plus important encore, raconter celles des autres ; c'est là toute la différence ! Partir à la rencontre de gens qui n'ont pas la parole. Ce qui m'intéresse surtout, ce sont des thèmes inédits, assez intimistes comme dans Le Marché de l'amour où l'on évoque la sexualité en toute liberté. C'est assez rare dans des sociétés comme la nôtre, soit disant « libérées » de parler sans tabous. Les Hmongs, à la frontière sino-vietnamienne, qui s'expriment dans mon film, ont une vision du sexe et de l'amour, totalement libre et dénuée d'hypocrisie, parce que c'est l'un des seuls endroits au monde où la femme est l'égale de l'homme. En chine comme au Vietnam, par exemple, une fille doit être vierge lorsqu'elle s'unit à un homme. Or pour ces minorités ethniques, il n'en est rien. Il est vrai qu'en Occident, on a beaucoup plus de liberté, c'est indéniable, mais pour autant, on évolue dans une société formatée. J'ai envie d'aller au contact de gens différents de ce que l'on est.
jeudi, 11 juillet 2013 08:46

Simon Allix

Simon Allix sera invité au 25e festival des Globe-Trotters du 27 au 29 septembre 

Embarquement immédiat ! Graphiste et voyageur dans l'âme, Simon Allix parcourt le globe depuis plus de vingt cinq ans. Cet artiste vagabond collabore à de nombreux ouvrages et documentaires dédiés à l'exploration, mêlant les styles et les univers. En janvier 2012, il embarque pour un tour du monde de quatre mois sur le paquebot Queen Elizabeth.

Rencontre avec un aventurier et épicurien d'exception.

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