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mardi, 17 novembre 2015 11:09

Travailler en échange du gîte et du couvert

Déja un an que Nicolas est sur la route du monde !La Colombie est sa dernière destination.
 Épuisé de voyager, il souhaite se sédentariser et retrouver un cadre, une routine des repères… et pourquoi pas travailler ?

Aujourd’hui, nous sommes jeudi. Dès lundi, je veux débuter un nouveau travail, pour une durée d’une à deux semaines dans la région “Eje Cafetero” (la région du café), et tout cela sans avoir de compétences particulières à faire valoir. Impossible, vous dites ? Un ami m’a indiqué qu’il existe des endroits où il est possible de travailler quelques heures par jour contre le gîte et le couvert. Il s’agirait d’un échange de services entre des organisations ou des familles qui ont besoin d’un coup de main et des voyageurs qui cherchent à se loger et à se restaurer gratuitement.

Pour les mettre en relation, il existe des réseaux. Je paye une cotisation sur le site Internet de l’un d’entre eux. Puis je lance une recherche en Colombie où une centaine d’organisations et de familles sont inscrites : des auberges dejeunesse, des fermes biologiques, des écovillages…

Ils proposent différents types de travaux tels que la cuisine, le baby-sitting, le jardinage, l’agriculture…

Travailler et pratiquer le yoga dans une hacienda colombienne Une ferme-ashram me répond rapidement.

La proposition me plaît : le matin, nous travaillons à la ferme et l’après-midi, nous pratiquons le yoga. Après un folklorique trajet sur un chemin cahoteux entouré de champs de canne à sucre s’étendant à perte de vue, j’arrive dans un village situé dans la vallée des Andes.

J’y découvre une jolie hacienda au bord d’une rivière surplombée d’une colline. Krishna, la propriétaire, une Américano-Colombienne hindouiste, a fait de cette ferme un lieu spirituel, communautaire et écologique. Cette ferme joue un rôle important pour les habitants de ce village isolé, car en plus de fournir une alimentation, c’est un centre social et culturel proposant des activités pour les jeunes et un lieu incitant à la mise en place d’un programme de développement durable. Plusieurs voyageurs-travailleurs sont déjà là : Gabriel, un Chilien, Sim, un Suédois et Tifany, une Française.

Un lieu participatif Le matin, si quelqu’un a une compétence ou une idée à apporter, il est le bienvenu. Gabriel, notre ami Chilien en a une : il construit un abri de jardin avec des briques écologiques réalisées à base de déchets.

L’après-midi et le soir, chacun peut proposer des activités : musique, jeux, séance photo…Cette ferme incarne des valeurs d’échange, de partage, de confiance et d’apprentissage mutuel qui, selon moi, correspondent à l’esprit proposé par ce concept de “travail contre gîte et couvert”.

(Lire la suite dans l’ouvrage Hors des sentiers battus, découvrir le monde autrement de Nicolas Breton) avec toutes les informations pratiques…

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