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mercredi, 29 janvier 2014 16:28

Wwoofing en Nouvelle-Zélande

La ferme néo-zélandaise

Whakahoro, petite bourgade au bout de la route Oio, au départ du village National Park. Cette route, qui se transforme vite en chemin, s'enfonce dans le Wanganui National Park. Tout au bout, il y a quelques maisons. Je vais passer deux semaines dans l'une d'entre elles, en compagnie de la famille Steele. Richard et Rachel, les parents, ont acheté la propriété il y a une vingtaine d'années pour y lancer un élevage de moutons. En échange du gîte et du couvert, je vais leur donner un coup de main. Au pro - gramme : tonte, transfert des moutons d'une pâture à l'autre, peinture et jardinage. Le matin de mon premier jour, Richard me fait visiter sa propriété. Il me montre les différentes essences d'arbres du parc. De retour à la ferme, je commence à trier le groupe de moutons qui se trouve déjà dans l'enclos près de la zone de tonte, avant d'effectuer la noble tâche de décrotter l'arrière-train des passifs bestiaux. Je n'exercerai pas mes talents de tondeur ce jour, mais à moi de ramasser et de trier la laine.

La mauvaise réputation du marsupial
Place ensuite à l'activité du soir : la chasse à l'opossum. Ce marsupial plutôt attendrissant n'a pas très bonne réputation sous les latitudes néo- zélandaises. Pour beaucoup, c'est même le plus grand fléau écologique du pays. Importé d'Australie pour sa fourrure en 1837, il s'est reproduit très rapidement : on en compte aujourd'hui près de 70 millions en Nouvelle- Zélande. Les opposums sont de redoutables prédateurs pour le kiwi, symbole national du pays, mais aussi pour les autres oiseaux. La végétation des forêts primaires ne résiste pas non plus très longtemps à leurs assauts continus. Pour s'en débarrasser, des programmes d'éradication ont été mis en place. La chasse à l'oppossum est même devenue une activité très lucrative, puisqu'un kilogramme de fourrures se revend en moyenne 120 $ NZ (80 €).

Un pont vers nulle part
Le lendemain, je m'adonne aux joies du désherbage. Et l'après- midi, je suis Jason, le berger, dans sa tournée. Ensemble, nous rassemblons les moutons et les changeons de pâture. La vie suit son cours à Wakahoro jusqu'à ce que, quelques jours avant mon départ, Richard me dépose avec mon vélo à proximité du Bridge of Nowhere , à quarante kilomètres de la ferme. Ce pont, où aucune route ne mène, est perdu dans le Wanganui National Park. Il fut construit en 1935 pour désenclaver la vallée Mangapurua qui, à l'époque, était habitée par quelques familles de pionniers. Le gouvernement leur avait donné la mission de développer cette région. Les débuts furent prospères, mais l'éloignement, les difficultés d'accès et des problèmes économiques obligèrent la majorité des colons à abandonner leurs propriétés. Après une crue très importante, le gouvernement décida de fermer la vallée et les trois dernières familles quittèrent leurs terres.
Sur l'étroit chemin que je parcours pour rejoindre Whakahoro, je traverse les parcelles de ces anciens colons. De nombreux indices trahissent le passé de cette vallée : de vieilles clôtures rouillées et, au loin, une cheminée encore debout, seule au milieu d'une prairie. Cette immersion à la ferme, au cœur de l'île du Nord, restera une de mes plus belles expériences . Je reprends la route plein d'énergie sur les traces du passé volcanique de l'île, pour quelques jours de randonnée dans les paysages lunaires du massif de Tongariro ...

< Texte et photo Arnaud Vens (62)

En savoir plus

_Trajet.
Vous pouvez vous rendre àWhakahoro par vos propres moyens, mais si vous optez pour le volontariat, quelqu'un peut venir vous chercher au village National Park. _Volontariat (Wwoofing). Pour plus d'informations, visitez le site blueduckstation.co.nz

_Hébergement. Plusieurs modes d'hébergements sont disponibles, le plus abordable reste le campsite du Doc (10 $ NZ la nuit).

_Canoë. La descente de la rivière Wanganui en canoë fait partie des neuf "GreatWalks" de Nouvelle-Zélande. N'oubliez pas votre canne à pêche, les truites arc-en-ciel y sont délicieuses !



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