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Voyageurs au long cours (139)

Cette rubrique est ouverte aux Abémistes qui préparent un voyage “au long cours” et souhaitent nous présenter leur projet, mais également à ceux qui en reviennent et veulent nous faire partager leur histoire. Envoyez nous de vos nouvelles à adhabm@free.fr !

mardi, 08 juillet 2014 10:07

Les mystérieuses cités d'or

Au cœur des traditions sur le lac Titicaca

Le Pérou est le 4ème des 6 pays de notre voyage et c'est pour nous une certaine énigme. Mis à part le mythique Machu Picchu, nous ne savons pas vraiment ce que nous allons y trouver. Pour l'heure, nous quittons la Bolivie avec nos vélos en direction des rives du lac Titicaca (situé à 3 700 mètres d'altitude) et plus précisément de la ville côtière de Puno. Au premier abord, nous ne voyons pas vraiment de différence avec la Bolivie. La frontière entre les deux pays est plus politique que culturelle puisque les deux ont fait partie de l'Empire Inca et partageaient déjà auparavant des origines communes.

Un peu d'Histoire ?
Vous apprendrez que plusieurs civilisations se sont succédées sur les bords du lac, chacune d'elles chassant la précédente. Ainsi, le peuple des Uros s'est vu mettre en esclavage par la civilisation de Tiwanaku vers l'an 500. Ils se seraient alors enfuis et afin de trouver refuge auraient eu l'idée de construire des îles flottantes sur le lac. Cette situation dura un certain temps jusqu'à ce que les Incas, au XVème siècle, étendent leur domination sur la région et fassent tomber Tiwanaku. La légende veut d'ailleurs que Manco Capac, premier chef des Incas et personnage dont on n'est toujours pas sûr de l'existence réelle, soit né en sortant des eaux du lac Titicaca. Ce lieu est donc important pour tout ce beau monde!

Pendant ce temps les Uros vivaient sur leurs îles et leur dernier représentant ne s'est éteint qu'en 1959. Leur mode de vie traditionnel ne s'est pourtant pas perdu puisque les Aymaras (autre peuple d'origine pré-Inca et toujours existant) l'ont progressivement adopté et se considèrent aujourd'hui comme Uros ! Ils vivent donc 365 jours par an sur des îles flottantes amarrées dans la baie de Puno, à une dizaine de km au large dans la partie Ouest du lac. Nous en avons profité, comme tant d'autres touristes avant nous, pour leur rendre visite. En fait notre excursion a concerné 2 des nombreuses attractions présentes sur ou aux abords du lac : les îles Uros et l'île de Taquile (prononcer Taquilé).

Iles Uros îles flottantesLes Uros donc (ou « Aymaras du lac »), ont cette particularité de vivre sur ces embarcations artificielles dont ils maitrisent la construction. Ces dernières sont au nombre de 43 et sont faites en totora, une plante qui ressemble à une grande tige d'herbe ou de roseau de 2 mètres de long et dont ils font absolument tout ! Ils vivent sur de la totora, en font également leurs maisons, mangent de la totora, se chauffent à la totora, naviguent sur des embarcations en totora... tout on vous dit ! Et d'ailleurs pour y avoir goûté, on comprend que certains ne supportent plus ce mode de vie et aillent vendre leurs compétences de tisseurs à Lima où la gastronomie est réputée autrement plus variée.

Nous aurons entre autres eu droit à une démonstration miniature et ludique de la construction d'une île flottante. Une première couche épaisse de racines de totora et de terre entremêlées, puis plusieurs couches de pousses de totora sur lesquelles nous marchons, puis les maisons, bateaux, etc. 5 minutes pour la démo, un an pour une île grandeur nature.

La visite continue vers Taquile.
Cette « véritable » île est habitée par un peuple qui a eu relativement peu de contacts avec le continent au cours de l'Histoire. Ils ont ainsi pu conserver un certain nombre de leurs coutumes et sont notamment reconnus dans tout le pays comme des tisseurs hors pairs. De plus ils ont une codification bien spécifique des relations hommes / femmes. Ces dernières filent la laine (de lama) tandis que les hommes tricotent ! C'est probablement un des seuls endroits au monde où les hommes savent tous, sans exception, tricoter ! Et pour ce qui est des jeux de séduction, pas d'erreur possible puisque la couleur de leur bonnet indique si un homme est célibataire ou marié, tout comme celle de la coiffe des femmes. Pratique ! Sauf que j'ai mis les pieds dans le plat en demandant à un homme d'un certain âge pourquoi il arborait un chapeau de célibataire... sa réponse me laisse penser qu'il est veuf... tout en tact, bravo Jul !

Après la pause déjeuner notre groupe bénéficie d'un « quartier libre » sur la place centrale du seul village de l'île. L'occasion de tenter d'approcher les locaux. Pas une tâche facile entre ceux qui réclament une pièce pour être pris en photo et les autres qui, au contraire, fuient l'objectif...

Revenus sur le plancher des vaches, nous passons une seconde nuit dans notre petit hôtel de Puno avant de reprendre la route le lendemain matin.

Puno – Cusco : 4 jours / 400 km
Avant d'en arriver à Cusco et notre recherche des cités d'or, j'aimerais évoquer ce et ceux que l'on croise sur les routes péruviennes. Car avec les 7 à 8 heures de vélo que nous faisons par jour en moyenne, nous avons le loisir d'en voir de belles ! Et il y a de tout. Du drôle au sérieux, du triste au joyeux. On apprend avec le temps que c'est de toute façon notre interprétation qui est le plus important. Greg et moi ne sommes pas toujours sensibles aux mêmes choses et il n'est pas rare que lorsque nous débriefons, l'un s'enthousiasme pour une chose que l'autre n'a parfois même pas remarquée du tout. Mais on vous rassure on reste témoins des mêmes scènes qui sont tour à tour :

- surprenantes: les moutons et lamas transportés vivants, ligotés sur le toit des voitures, les taxis péruviens identiques aux « tuc-tuc » indiens
- amusantes: les enfants qui aimeraient nous suivre ou parfois faire la course avec nous.
- touchantes: longs échanges de regards avec des personnes prises en stop à l'arrière de camionnettes et qui nous doublent lentement... pas une parole échangée, eux comme nous savons qu'un monde nous sépare pourtant nous avons les mêmes rêves.

- ou qui donnent à penser à notre société occidentale ô combien plus individualiste: prise en stop des cholitas en bord de route qui n'ont pas de voitures, ou employés se rendant sur leur lieu de travail à 12 à l'arrière d'une bétaillère.

Au risque de surfer sur des clichés « naturalistes », « zen » ou que sais-je encore, ce temps passé sur nos vélos donne à réfléchir. On a même tout le temps du monde pour ça ! Au final c'est le spectre des émotions par lesquelles nous passons qui est intéressant. La pratique du vélo à forte dose devient une sorte de méditation. L'effort nous fait plonger dans une rêverie dont nous sommes acteurs et spectateurs. Et ce que nous croisons sur la route vient invariablement entrer en choc avec ce que nous avons à l'esprit à l'instant « t », créant ainsi une nouvelle dynamique qui nous amène à autre chose, etc. Un éternel renouvellement ? Un sport de rêveurs ? Bien possible. Par conséquent la liste de nos « résolutions » de voyageurs n'en finit plus de s'accroître... Au débotté : apprendre à « vraiment » savoir cuisiner, prendre des cours de menuiserie, prendre part à un marathon, ne plus avoir de TV, entamer l'ascension des « 7 sommets », entamer une nouvelle démarche artistique... La liste est longue !

Faute de pouvoir communiquer nos pensées, c'est au moment de nos haltes que peuvent se produire les vrais échanges avec la population locale. Ainsi deux bons moments d'échange nous attendent en ces premiers jours de route péruvienne.

Le premier soir nous sommes au milieu de nulle part à la tombée de la nuit et allons demander l'hospitalité dans une ferme afin de pouvoir planter tentes à l'abri du vent. Tous les animaux de la ferme sont là (seul le coq manque à l'appel!) et nous éprouvons un plaisir ludique à passer la nuit dans cette joyeuse ambiance. Puis au réveil nous discutons gaiement avec Mercedes, la soixantaine, qui vit et travaille ici depuis des temps probablement immémoriaux. Elle nous offrira un fromage en guise d'au revoir et la confirmation, une fois de plus, que les touristes en bus ne se procureront jamais ce genre d'expériences.

Puis le lendemain midi nous avons eu la chance de tomber sur une fête d'école incroyablement festive et chaleureuse. Alors que nos vélos subissaient une petite réparation chez un spécialiste, nous nous baladions et avons été attirés par la musique. La suite a été géniale puisqu'une française travaillant au sein d'une ONG locale nous a fait le plaisir d'une petite visite guidée. Nous nous sommes pliés avec plaisir au jeu des photos. Les enfants et leurs parents étant trop contents d'avoir un souvenir avec des « gringos ». Et nous étions très heureux de capturer ces scènes de vie locale, joyeuses, surtout que pour les 40 ans de l'école tous les enfants étaient mis à contribution dans des danses traditionnelles représentants des scènes de vie locale (vie paysanne, pratiques guerrières, etc.). Un vrai bon moment hors de la route, du vent, des côtes « andines »...

De retour en selle, le lendemain nous offre une belle côte dès le matin en guise d'échauffement bien poussé. C'est en fait le point culminant de cette région, Abra La Raya, qui atteint 4338m et dont le secret nous a été donné par les « colocs » de La Paz: plusieurs thermes sont situés juste après. Quoi de mieux pour détendre nos cuisses éprouvées par le vent de face de ces derniers jours?! Alors il a beau être 9h du matin on y fonce et on n'est pas déçus!

Cusco capitale
Jeudi 13 heures ! Tout juste le temps de me réveiller de ma dernière rêverie (sûrement une histoire à dormir debout, ou assis en pédalant...), nous arrivons à Cusco!
Toujours selon la légende, Manco Capac, le premier chef Inca sorti des eaux du Titicaca vers l'an 540, se devait de fonder sa ville à l'endroit où son bâton d'or s'enfoncerait complètement dans le sol. Des suites des succès militaires de ses successeurs cet emplacement est devenu de plus en plus important, de plus en plus influent, pour se transformer en la capitale de l'Empire Inca : Cusco.

La ville est donc chargée en Histoire. Dans son architecture, dans ses nombreux musées, son héritage culturel et bien sûr puisqu'elle est la porte d'entrée de la Vallée Sacrée. Pour les raisons évoquées ci-dessus il est impossible de résumer Cusco à « la ville du Machu Picchu », ce serait même plutôt l'inverse car au temps des Incas Machu Picchu était très probablement bien moins importante que la Capitale. Seulement voilà, la colonisation espagnole est passée par l'une et non par l'autre. Ainsi à Cusco tous les temples Incas ont été transformés en églises. La plupart du temps seules les fondations d'origines furent conservées, ne laissant apparaître des murs anciens que d'un mètre de haut dans de nombreux quartiers de la ville, mais aucun bâtiment entier Inca n'a survécu à cette acculturation en masse. Nous faisons donc appel à notre imagination en visitant l'excellent musée d'art pré-colombien où de nombreux objets de la vie quotidienne nous donnent une idée de très haut niveau de raffinement qu'avaient atteint les Incas.
Dans l'ensemble l'architecture actuelle de Cusco est donc clairement coloniale avec des touches Incas qui lui donnent une touche métissée vraiment belle. Tout le centre historique est magnifique et superbement entretenu!
Mais pour se faire une idée de ce que les Incas pouvaient produire en leur temps, il faut aller s'aventurer dans la Vallée Sacrée qui referme une douzaine de sites.

A la recherche des cités d'or: 80km à pied / 3 jours
En effet il s'agit bien d'une recherche puisque, si l'on ne fait comme nous pas appel à une agence de voyage qui propose une package incluant un tour guidé, s'y retrouver dans la multitude de possibilités de visites devient vite compliqué. Chaque personne rencontrée vous dira que sa façon de faire est la mieux pensée, arguments à l'appui, mais le problème est que tout le monde semble avoir raison. Comment trouver ces mystérieuses cités d'or ? Nous avons opté pour la méthode « coqs en selle » qui a déjà porté ses fruits par le passé : l'improvisation.

Nous quittons la capitale Inca samedi aux aurores pour prendre un bus vers Pisac. Là-bas se trouvent les ruines d'une ancienne petite ville inca. Ayant pour but de défendre l'accès de la vallée, ses habitants étaient principalement des agriculteurs mais elle n'en était pas moins fortifiée et difficilement prenable. C'est très impressionnant de voir comment les pentes extrêmement raides de la montagne sur laquelle elle est bâtie ont été transformées, grâce à un système de terrassement, en zone agricole. Très joli et belle entrée en matière mais pas d'or en vue.

Pas découragés nous nous orientons vers le site de Moray où se trouve une zone d'expérimentation agricole Inca. Hé oui ce peuple ingénieux tentait manifestement d'acclimater des plantes exotiques au climat local. Ils pouvaient également tenter de faire des prévisions de rendement agricole ici. Comment ? Grâce au système de terrasses concentriques du site qui simulaient différents microclimats. Dit comme ça on a un peu de mal à y croire mais en tout cas c'est vraiment impressionnant et particulièrement esthétique ! On en a fait tous les coins et recoins, toujours pas d'or.

En route donc pour le site des salines de Maras. Il paraît que ça brille... peut-être serons-nous plus chanceux là-bas ? Nous y allons à pied, croisons quelques ânes sur le chemin et notamment un berger qui, apprenant que nous sommes français, nous demande « un bonbon s'il vous plaît? » Le spectacle des salines, ces piscines accrochées au flanc de la montagne, est vraiment superbe. Le mélange du blanc du sel avec l'ocre de la terre, qui s'étend sous nos pieds et qui brille avec la réflexion du Soleil est plutôt inattendu! Ça brille certes, mais toujours pas d'or en vue... Au suivant!

Ollantaytambo, où nous arrivons pris en stop à l'arrière de la camionnette de locaux et où nous passerons la nuit, est un charmant village à l'activité touristique débordante. Et pour cause, à seulement 300 mètres de la place centrale se trouve l'imposante citadelle militaire. Prise par l'armée de conquistadors de Pizarro alors qu'elle n'était pas complètement finie, la forteresse avait pour but de protéger la ville de Cusco. Comme à Pisac et Moray il s'agit principalement de terrasses mais cette fois bien plus hautes car non pas destinées à l'agriculture mais à bloquer l'avancée de ses ennemis. Encore une fois on a eu beau chercher nous n'avons pas trouvé de trésor secret caché par les troupes avant leur fuite du site.

Thermes dAguas CalientesAlors aux grands maux les grands remèdes, nous décidons de tenter notre vatou. Nous avons entendu dire que 28km plus loin, en longeant une voie ferrée, nous pouvions atteindre une ville qui serait située au pied de « la cité perdue des Incas ». Plus rien à perdre donc allons-y! Nous commençons notre marche et effectivement 5h30 plus tard nous arrivons à la petite ville d'Aguas Calientes, également appelée Machu Picchu village, et nous sentons que nous approchons du but. Après une bonne mais courte nuit de sommeil c'est parti pour une ascension d'une heure qui grimpe fortement. Nous empruntons des escaliers Incas qui attisent notre impatience et une fois arrivés en haut nous voyons poindre le Graal. Seul point d'ombre au tableau, nous avons été devancés par environ 200 autres « chercheurs d'or » qui se pressent à l'entrée du site. 6h00, nous pouvons tous entrer, tous à l'affût du meilleur chemin à prendre pour dénicher la ou les fameuses pépites.
Les stratégies divergent. Tandis que beaucoup se jettent sur le site principal pour en inspecter les moindres recoins en détail avant les autres, Greg et moi choisissons de prendre de la hauteur. Nous nous mettons en tête de gravir la montagne Machu Picchu (vieux sommet en Aymara). Elle fait face à sa petite sœur Wayna Picchu (jeune sommet) et à elles deux elles encerclent la cité perdue. Depuis les hauteurs les nuages sont épais mais avec un peu (beaucoup) de patience (près de 5h!) ils finissent par se dissiper et nous laisser découvrir ce que les autres en bas ne peuvent pas voir: la beauté du site dans son ensemble. La voilà LA pépite tant attendue!

Nos pérégrinations des jours précédents, loin de nous avoir fait perdre du temps, nous ont plutôt préparés à ce que nous allions voir ici. Selon les spécialistes, petite précision pour mon père, le site était un lieu de culte ainsi qu'une possible résidence secondaire possible pour l'empereur de l'époque qui en a d'ailleurs ordonné la construction en 1440: Pachacùtec.

Tout à la joie de notre découverte nous restons sur place un moment avant de redescendre de notre perchoir et d'aller voir les ruines de plus près. Puis nous reprenons la route au plus vite afin de pouvoir regagner Cusco le soir-même. Au programme 12km de marche, à nouveau le long des voies ferrées avant d'enchainer avec 6h de bus. Le retour au confort de notre petit hôtel nous fait du bien et c'est exténués mais ô combien satisfaits que nous nous effondrons de sommeil. Ces 3 derniers jours nous nous sommes levés à 6h deux fois puis à 4h30 le 3ème jour, avons marché en moyenne 6h par jour pour une distance totale d'environ 80km et gravi 5 000 marches très raides.
Vive le sport!

< Textes & Photos par Greg & Jul alias « Les coqs en selle »

NB : Les coqs en selle, c'est l'histoire de 2 amis de longue date, Greg & Jul, qui au cap de la trentaine se sont lancé un défi incroyable : traverser la Cordillère des Andes à vélo! Partis en octobre 2013 d'Ushuaïa (Argentine), ils sillonnent depuis les routes d'Amérique du Sud et espèrent rejoindre Carthagène des Indes (Colombie).
 www.lescoqsenselle.com  !
vendredi, 04 juillet 2014 09:30

15 000 km à vélo, d’Ushuaïa (Argentine) à Carthagène des Indes (Colombie)

Les coqs en selle c’est avant tout l’histoire de 2 amis de longue date, Greg & Jul, qui au cap de la trentaine se sont lancé un défi incroyable : traverser la Cordillère des Andes à vélo!

Depuis octobre 2013, ils sillonnent les routes d’Amérique du Sud et ont déjà traversé 5 pays et autant de climats, de cultures et de paysages différents…

Des plaines venteuses de Patagonie aux sommets de l’Altiplano, en passant par le Désert de Sel d’Uyuni ou la cité Inca du Machu Picchu.

Une invitation au voyage et à réaliser son rêve, « avec ambition et humilité ».

Suivez leur périple en temps réel sur www.lescoqsenselle.com

mardi, 17 juin 2014 12:17

TOUR DU MONDE EN FAMILLE

Premier coup de pédale d'un tour du monde.

Évidemment, au départ d'un périple d'une durée estimée de trois ans, il y a de la nervosité dans l'air.

«Je ressens beaucoup d'émotions et je suis un peu stressée!» admettait Isabelle Bibeau, qui avait déjà hâte de mettre quelques mètres entre elle-même et le point de départ du tour du monde qu'elle effectuera avec sa famille.

«On est très fébriles. C'est une préparation qui a duré un an qui vient à terme», ajoute son conjoint Guillaume Simard."

Leur site officiel. 

L'article : http://www.lapresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201406/16/01-4776182-premier-coup-de-pedale-dun-tour-du-monde.php?fb_action_ids=1509769432575662&fb_action_types=og.recommends

mercredi, 04 juin 2014 09:27

Seniors en vadrouille

Nous sommes un couple de seniors qui parcourons le monde à notre rythme, en accordant beaucoup d'importance à l'humain, à ses ressentis et à la culture que ce soit en France ou à l'étranger.

A travers notre blog, nous voulons partager nos bons plans, nos idées, nos suggestions que ce soit pour un couple jeune de corps et/ou d'esprit, pour une famille ou des voyageurs seuls.

Il y a pour l’instant peu de blogs de couple seniors (à la louche, personnes de plus de 50 ans) n’ayant plus l’envie ou la capacité à voyager version roots (sac à dos et couchage à la dure) ni les moyens ni l’envie de voyager en catégorie luxe.

< Ce qui nous motive ? Apprendre, découvrir, nous émerveiller.

Nous avons la chance de pouvoir voyager au long cours, en prenant le temps de tester les chemins de traverse, en approfondissant notre regard e ce qui nous entoure.

Nous allons partager avec vous nos expériences et nos découvertes, nos coups de cœur et nos déconvenues, nos trucs, nos astuces, nos conseils.

Vous saurez comment réussir votre voyage, quel que soit votre âge et votre condition physique.


mercredi, 21 mai 2014 15:21

Namaste India !

Projet Globe Trot’Art

Nous sommes repassés en France quelques jours après l’Afrique afin de faire nos visas pour l’Inde, profiter de nos familles et reposer (un peu) nos esprits. D’un pays à l’autre, d’un projet à l’autre, le rythme du voyage est intense et les petites pauses entre deux pays nous permettent de prendre du recul, de regarder en arrière. 2 mois ½ seulement que nous sommes partis et nous avons l’impression d’avoir déjà vécu tant de choses ! Des collaborations se sont tissées le temps du voyage mais aussi au-delà. Ce sont des projets qui démarrent et qui nous emmèneront surement plus loin que nous l’imaginons. Nous commençons déjà à imaginer la 2ème période de travaux au Congo Brazzaville, une tournée du spectacle Nabi-bila… Nous rêvassons un peu, mais peut-être pas tant que ça ! Nous réfléchissons de plus en plus au prolongement de ce voyage et de ces rencontres, comment transformer cette expérience unique par la suite ?

La route est encore longue et nous aidera surement à déterminer la forme que nous souhaitons donner à ce projet.

Le 11 avril 2014, nous arrivons donc en Inde, pays des couleurs, déroutant et étonnant. Nous avons tellement d’image en tête que nous nous sentons déjà familier avec ce pays. Nous sommes à Delhi, il est 22h lorsque nous atterrissons. Nous sommes accueillis chez nos amis Marie et Dhiraj, et leur bébé, Kashi. Au menu du soir, chapatis, dal, épices et piments, plus aucun doute, nous sommes bien en Inde !

C’est le premier pays où nous n’avons pas de contacts précis pour une collaboration artistique. Nous sommes seulement en relation avec le directeur de l’Alliance Française de Delhi qui est un ancien enseignant d’Hafid, (de géographie pour l’anecdote) ! Nous demandons à le rencontrer pour débuter notre réseautage artistique partir de ses contacts. Nous obtenons quelques contacts intéressants, à Delhi et en Inde. Dès le lendemain, nous débutons notre parcours à travers la ville et les lieux. Le paysage culturel et artistique est bien différent de nos précédentes étapes et beaucoup plus structuré et organisé.

Nous commençons notre visite par Khoj, un lieu de résidence d’artistes. En sortant nous allons à Gati, un studio de danse adjacent et faisons la rencontre d’un jeune chorégraphe, Rahul Goswami. Il s’inspire de l’environnement urbain de Delhi pour ses créations, il danse au milieu des bâtiments désaffectes, dans les gares, les marchés... Dès le lendemain, nous prenons l’appareil photo et la caméra pour le suivre dans les rues de Delhi. L’aventure commence, c’est une façon originale et drôle de découvrir la ville et ses endroits cachés. A bord des « Tuk tuks », nous traversons la ville, les échanges artistiques débutent. La performance est montrée à Zorba the Bouddha quelques jours plus tard et nous rencontrons d’autres artistes à cette occasion.

Nous échangeons notamment avec Shilpika Bordoloi. Cette danseuse contemporaine développe un projet dans la région de l’Assam (Nord Est de l’Inde). En rentrant, nous regardons sur une carte ou cela se trouve…

Nous revoyons Shilpika pour discuter plus précisément de nos projets respectifs. Elle nous parle longuement de l’Assam et plus particulièrement de l’Ile de Majuli, l’Ile aux moines danseurs. Cette Ile se trouve sur la rivière Brahmaputra, c’est une des plus grosse ile fluviale au monde. Cette ile est inondée pour grande partie au moment de la saison des pluies (juillet). Shilpika Bordoloi en met en avant cette géographie particulière, les arts et savoir-faire traditionnel à travers une approche contemporaine de la danse. Elle a créé le spectacle « Majuli » à partir de son rapport intime avec l’ile. Elle souhaite également développer un festival, une résidence d’artistes… Elle met en avant cette vie fragile car condamnée par l’érosion et forte à la fois. Elle a créé « Brahmaputra cultural fondation » dont l’objectif est d’interpréter ce contexte par l’art.

Passionnés par son récit, nous prenons un vol pour l’Assam pour la fin de semaine. Nous profitons des derniers jours de Delhi tout en étant impatients de découvrir cette région. Le jour du départ arrive, après quelques heures de vol, nous arrivons à Guwahati et rejoignons Shilpika pour un repas typique de l’Assam. Nous faisons une escale au temple Kamakhya afin de commencer cette collaboration dans la sérénité.

Le lendemain, nous prenons la route de Jorhat. Le voyage à travers l’Assam débute, nous traversons une route inondée, puis le parc naturel de Kaziranga ou nous apercevons les rhinocéros à 1 corne au loin et les éléphants. Nous prenons une tasse de thé dans la seule exploitation entièrement biologique de l’Assam, région réputée pour le thé. 300 km et 8h plus tard nous arrivons enfin à Jorhat. C’est une petite ville de campagne, bien différente de Delhi, nous avons l’impression d’avoir changé de pays tellement le contraste est grand. Nous rencontrons la famille de Shilpika, tout le monde nous accueille bras ouverts et nous ne cessons de penser que nous avons beaucoup à apprendre de leur hospitalité. Le lendemain, nous prenons la route pour Majuli.

En une petite heure nous arrivons au « port » et nous embarquons à bord. En posant le pied sur l’ile, nous savons déjà que nous allons aimer cette étape du voyage. Sur le chemin qui mène à Brahmaputra Cultural Foundation, il faut éviter les chèvres, les vaches, les chiens et parfois les cochons. Les premiers jours de collaboration, nous prenons le temps de visiter l’ile et d’échanger. Les idées fusent, l’ile est très inspirante. Nous visitons les villages Mising (communauté de l’ile), les contours de l’Ile, nous découvrons les spécialités culinaires, nous célébrons la nouvelle année Assamaise avec les habitants, en musique et en chants.

C’est le début de la mousson, la pluie tombe averse, les arbres sont verdoyants et nous commençons à voir le niveau de l’eau monter tout doucement. 3 jours après notre arrivée, nous apprenons que le port est inondé et a été délocalisé. Cela fait aussi partie de la vie de cette Ile et les habitants attendent la mousson et les inondations qui contribuent à la fertilité des terres.

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Ces premiers jours nous inspirent beaucoup. Nous décidons de proposer un projet artistique à Shilpika, qui s’intègrera dans le travail qu’elle développe avec Brahmaputra cultural foundation. Nous dessinons un « vélo/barque » qui symbolise cet équilibre fragile entre terre et eau auquel sont confrontés les habitants de l’ile. Le bateau est à la fois symbole de voyage et peut être salvateur en cas de grosses inondations, il est aussi utilisé pour la pêche, activité très importante de l’Ile. Le vélo est le moyen de transport privilégié, ce sera un tandem que nous construirons avec les matériaux locaux. Le bateau sera construit avec les artistes Mising, en bambous. Ce vélo-bateau « naviguera » ensuite à travers les routes de l’ile, à la rencontre des habitants afin d’échanger sur les savoir-faire traditionnels, les problématiques d’environnement, le tout à l’échelle locale.

Shilpika est très enthousiaste de cette proposition. Le travail commence, non sans étonnement de la population qui commente la construction du vélo. C’est le 1er tandem de l’ile et les habitants s’étonnent et s’interrogent beaucoup. Les étapes de construction ne sont pas simples car nous sommes vite entourés de 20 à 30 personnes. De plus nous devons faire avec les vélos de Majuli et le matériel existant ce qui n’est pas toujours très approprié. Mais cela fait aussi parti du jeu ! Nous nous associons à un atelier de métal et à un réparateur de vélo pour que nous puissions réaliser la construction du tandem. Nous essayons différentes techniques, nous nous creusons les méninges sur la chaine. Nous essayons, dérayons, essayons encore…

Au bout de 3 jours, le vélo fonctionne enfin, très bien même, nous le testons dans la ville, les habitants l’essaient aussi, tout le monde s’y intéresse de près et la chaine de télévision de l’Assam nous poursuit dans la rue afin de nous interviewer à ce propos. Certains habitants réfléchissent déjà à la construction d’autres tandems pour l’activité touristique de l’ile…

Nous passons à l’étape suivante : la construction de la barque en bambous. Le bambou est fraichement coupé pour être souple. Nous avons encore 2 semaines de construction et nous relaierons les étapes sur notre page Facebook (Globe Trot’Art). A l’issue de cela, nous démarrerons le tour de l’Ile, accompagnés de Shilpika Bordoloi, d’un réalisateur de documentaire et d’un photographe qui viendront recueillir nos impressions de l’ile, les interactions avec les habitants et ce voyage exceptionnel. Après cela il nous faudra reprendre la route pour le Népal, le voyage continue mais une fois de plus nous imaginons cette collaboration sur un plus long terme. Shilpika souhaite nous associer à la création de son festival…

Notre tour du monde n’est pas fini !

Retrouvez ce projet sur http://globetrotart.com/

mercredi, 12 mars 2014 10:46

Ma vie nomade

Nous - les parents - c'est Stéphie et Alex.

Deux insatiables voyageurs. Pour vivre à fond notre passion, nous avons choisi de vivre à l'étranger. Nomades dans l'âme et dans le mode de vie, nous ne restons jamais bien longtemps dans un pays. Et souvent, entre deux expatriations, nous prenons le temps de voyager.

 MG 2155 CopierNolan, 4 ans et demi, et Timéo, 2 ans, ce sont nos enfants globe-trotters. A 11 mois, Nolan avait déjà visité les cinq continents. A 3 semaines, Timéo prenait l'avion pour rejoindre l'Indonésie.

En janvier dernier, nous remettions les clefs de notre logement à Kuala Lumpur en Malaisie. Et nous voilà de nouveau sur les routes! Notre destination: l'Afrique de l'Est. Partis de Paris le 11 février dernier, nous voyagerons dans cette région du monde jusqu’en juillet prochain, soit cinq mois au total. Actuellement en Ethiopie, nous nous dirigerons ensuite vers le Kenya,  probablement vers le Mozambique, pour finir en juin en Tanzanie. Un pays qui nous tient à coeur puisque c'est là que nous - les parents - nous nous sommes rencontrés, avons vécu et où nous retournerons après plus de sept ans d’absence, cette fois avec notre progéniture!

Je vous invite à venir partager nos aventures sur notre blog: http://mavienomade.wordpress.com/




mardi, 11 mars 2014 09:41

Route de la soie en vélo couché

Le grand départ de notre cyclo-aventure qui nous mènera jusqu'en Asie du Sud Est via la route de la soie vient de débuter.

Nous nous donnons près d'1 an pour parcourir les 15 000 km entre Paris et Bangkok. 1 an pour assouvir notre soif d'émerveillement à la force de nos jambes...

Ce voyage est avant tout guidé par notre envie de découvrir le monde. C'est aussi l'occasion pour nous de quitter cette vie sédentarisée (peut-être un peu trop bien rangée pours nous !) le temps d'une parenthèse pour prendre le temps. Le temps de s'émerveiller, d'aller à la rencontre de l'autre, de prendre du recul sur sa vie.

Nous avons choisi de faire ce voyage en vélo car il nous offre une liberté totale tant sur le rythme que sur le choix de l'itinéraire. C'est pour nous la garantie de vivre des expériences que nous n'aurions pas eues avec un autre moyen de transport.

Le trike s'est ensuite imposé à nous comme le compagnon de route idéal pour un voyage au long cours. Avec lui, c'est le confort et la stabilité garantis ! Et en position semi-allongée, nous pourrons nous adonner pleinement aux joies de la contemplation.

Concernant l'itinéraire, il n'y a pas eu d'hésitation. La route de la soie c'est la promesse de grands espaces, de contrées méconnues, de paysages majestueux et de cultures variées qui nous pousseront chaque jour à avancer pour en découvrir plus.

Pour suivre nos aventures, RDV sur : www.trikeiteasy.com
Facebook : https://www.facebook.com/trikeiteasy
Twitter : https://twitter.com/TrikeitEasy
vendredi, 07 mars 2014 15:00

The road and me

Je pars pour une durée indéterminée pour un tour du monde en stop dès le mois de mai.

Sortant souvent des sentiers battus, j’ai l’habitude d’explorer la ville de ses sous-sols à ses toits.

Je profiterai de ce voyage pour explorer de nouvelles villes, mais aussi découvrir de nouveaux paysages tout en allant à la rencontre des différentes personnes que je croiserai sur mon passage.

http://theroadand.me

lundi, 20 janvier 2014 10:12

Tour d'Afrique à vélo

Au moment de faire mes derniers tours de roue du Cap de Bonne Espérance à Cap-Town en Afrique du sud, c’est un grand moment d’émotion qui me gagne, en pensant que je suis parti 1 an plus tôt du Sénégal et que j’ai réalisé mon rêve. Celui de traverser l’Afrique, seul, à vélo, en visitant l’Ouest du continent puis la partie Est et finir dans la zone Australe, après 13500 km de pistes et de routes africaines.

Je mesure la chance que j’ai eu de voyager sur ce magnifique continent, d’avoir pu observer les animaux sauvages, contempler des paysages absolument fabuleux, avoir eu la liberté de voyager à vélo sans contrainte de transport, ni de temps et à mon rythme.

J’ai surtout eu le bonheur de rencontrer les africains, hors des circuits habituels. De ces rencontres, j’en tire de riches enseignements sur leur mode de vie, leurs approches des difficultés quotidiennes, des relations au sein de leur famille ou tribus. C’est une autre philosophie de vie où tout se vit au jour après jour, sans stress.

Ayant traversé 14 pays, j’ai aussi compris que l’Afrique n’avait pas qu’un visage et que bien souvent, (vu d’Europe) on globalise les événements de l’actualité ou les problèmes d’un pays, à l’ensemble du continent alors que chaque pays a sa particularité, ses atouts, ses difficultés. Il y a tant de différence, par exemple, entre La Guinée et le Malawi, Bissau et Windhoek, les Mozambicains et les SudAfricains, le plat pays du Sénégal et les montagnes du Swaziland, la verdure d’Ouganda avec la poussière de Namibie, etc …

Bref, je vous invite à visiter ce continent, sans appréhension. Il y a forcément sur ce continent, un coin de paradis qui répondra à vos rêves de voyage … et qui vous attend !!!

Venez rencontrer Philippe à la case Mardi 11 mars à 19h30.

http://trid-tour.blogspot.fr/

Trip1    

Trip2
jeudi, 19 décembre 2013 16:31

Les nomad'2.0

Laetitia et Alexandre vont partir dans quelques jours, pour un tour du monde de deux ans et demi au service de l’association « L’enfant@l’hôpital ».

Ils ont  trois objectifs clefs pendant le voyage:

- de correspondre avec des enfants atteints de maladies graves  pour échanger, partager sur le voyage et leurs expériences via des articles écrits, photos et vidéos.


- de faire partager, leurs aventures, mésaventures et situations improbables afin de mettre en image le quotidien de Globe Trotters.

- d'étudier l'art de vivre des hommes et femmes dans chacun des pays. La gastronomie, danses, musiques, fêtes, sports traditionnels sont autant de domaines d’études que nous vous présenterons pour que vous viviez ce périple avec nous.

Voir leur blog.




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