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mercredi, 21 mai 2014 15:21

Namaste India !

Projet Globe Trot’Art

Nous sommes repassés en France quelques jours après l’Afrique afin de faire nos visas pour l’Inde, profiter de nos familles et reposer (un peu) nos esprits. D’un pays à l’autre, d’un projet à l’autre, le rythme du voyage est intense et les petites pauses entre deux pays nous permettent de prendre du recul, de regarder en arrière. 2 mois ½ seulement que nous sommes partis et nous avons l’impression d’avoir déjà vécu tant de choses ! Des collaborations se sont tissées le temps du voyage mais aussi au-delà. Ce sont des projets qui démarrent et qui nous emmèneront surement plus loin que nous l’imaginons. Nous commençons déjà à imaginer la 2ème période de travaux au Congo Brazzaville, une tournée du spectacle Nabi-bila… Nous rêvassons un peu, mais peut-être pas tant que ça ! Nous réfléchissons de plus en plus au prolongement de ce voyage et de ces rencontres, comment transformer cette expérience unique par la suite ?

La route est encore longue et nous aidera surement à déterminer la forme que nous souhaitons donner à ce projet.

Le 11 avril 2014, nous arrivons donc en Inde, pays des couleurs, déroutant et étonnant. Nous avons tellement d’image en tête que nous nous sentons déjà familier avec ce pays. Nous sommes à Delhi, il est 22h lorsque nous atterrissons. Nous sommes accueillis chez nos amis Marie et Dhiraj, et leur bébé, Kashi. Au menu du soir, chapatis, dal, épices et piments, plus aucun doute, nous sommes bien en Inde !

C’est le premier pays où nous n’avons pas de contacts précis pour une collaboration artistique. Nous sommes seulement en relation avec le directeur de l’Alliance Française de Delhi qui est un ancien enseignant d’Hafid, (de géographie pour l’anecdote) ! Nous demandons à le rencontrer pour débuter notre réseautage artistique partir de ses contacts. Nous obtenons quelques contacts intéressants, à Delhi et en Inde. Dès le lendemain, nous débutons notre parcours à travers la ville et les lieux. Le paysage culturel et artistique est bien différent de nos précédentes étapes et beaucoup plus structuré et organisé.

Nous commençons notre visite par Khoj, un lieu de résidence d’artistes. En sortant nous allons à Gati, un studio de danse adjacent et faisons la rencontre d’un jeune chorégraphe, Rahul Goswami. Il s’inspire de l’environnement urbain de Delhi pour ses créations, il danse au milieu des bâtiments désaffectes, dans les gares, les marchés... Dès le lendemain, nous prenons l’appareil photo et la caméra pour le suivre dans les rues de Delhi. L’aventure commence, c’est une façon originale et drôle de découvrir la ville et ses endroits cachés. A bord des « Tuk tuks », nous traversons la ville, les échanges artistiques débutent. La performance est montrée à Zorba the Bouddha quelques jours plus tard et nous rencontrons d’autres artistes à cette occasion.

Nous échangeons notamment avec Shilpika Bordoloi. Cette danseuse contemporaine développe un projet dans la région de l’Assam (Nord Est de l’Inde). En rentrant, nous regardons sur une carte ou cela se trouve…

Nous revoyons Shilpika pour discuter plus précisément de nos projets respectifs. Elle nous parle longuement de l’Assam et plus particulièrement de l’Ile de Majuli, l’Ile aux moines danseurs. Cette Ile se trouve sur la rivière Brahmaputra, c’est une des plus grosse ile fluviale au monde. Cette ile est inondée pour grande partie au moment de la saison des pluies (juillet). Shilpika Bordoloi en met en avant cette géographie particulière, les arts et savoir-faire traditionnel à travers une approche contemporaine de la danse. Elle a créé le spectacle « Majuli » à partir de son rapport intime avec l’ile. Elle souhaite également développer un festival, une résidence d’artistes… Elle met en avant cette vie fragile car condamnée par l’érosion et forte à la fois. Elle a créé « Brahmaputra cultural fondation » dont l’objectif est d’interpréter ce contexte par l’art.

Passionnés par son récit, nous prenons un vol pour l’Assam pour la fin de semaine. Nous profitons des derniers jours de Delhi tout en étant impatients de découvrir cette région. Le jour du départ arrive, après quelques heures de vol, nous arrivons à Guwahati et rejoignons Shilpika pour un repas typique de l’Assam. Nous faisons une escale au temple Kamakhya afin de commencer cette collaboration dans la sérénité.

Le lendemain, nous prenons la route de Jorhat. Le voyage à travers l’Assam débute, nous traversons une route inondée, puis le parc naturel de Kaziranga ou nous apercevons les rhinocéros à 1 corne au loin et les éléphants. Nous prenons une tasse de thé dans la seule exploitation entièrement biologique de l’Assam, région réputée pour le thé. 300 km et 8h plus tard nous arrivons enfin à Jorhat. C’est une petite ville de campagne, bien différente de Delhi, nous avons l’impression d’avoir changé de pays tellement le contraste est grand. Nous rencontrons la famille de Shilpika, tout le monde nous accueille bras ouverts et nous ne cessons de penser que nous avons beaucoup à apprendre de leur hospitalité. Le lendemain, nous prenons la route pour Majuli.

En une petite heure nous arrivons au « port » et nous embarquons à bord. En posant le pied sur l’ile, nous savons déjà que nous allons aimer cette étape du voyage. Sur le chemin qui mène à Brahmaputra Cultural Foundation, il faut éviter les chèvres, les vaches, les chiens et parfois les cochons. Les premiers jours de collaboration, nous prenons le temps de visiter l’ile et d’échanger. Les idées fusent, l’ile est très inspirante. Nous visitons les villages Mising (communauté de l’ile), les contours de l’Ile, nous découvrons les spécialités culinaires, nous célébrons la nouvelle année Assamaise avec les habitants, en musique et en chants.

C’est le début de la mousson, la pluie tombe averse, les arbres sont verdoyants et nous commençons à voir le niveau de l’eau monter tout doucement. 3 jours après notre arrivée, nous apprenons que le port est inondé et a été délocalisé. Cela fait aussi partie de la vie de cette Ile et les habitants attendent la mousson et les inondations qui contribuent à la fertilité des terres.

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Ces premiers jours nous inspirent beaucoup. Nous décidons de proposer un projet artistique à Shilpika, qui s’intègrera dans le travail qu’elle développe avec Brahmaputra cultural foundation. Nous dessinons un « vélo/barque » qui symbolise cet équilibre fragile entre terre et eau auquel sont confrontés les habitants de l’ile. Le bateau est à la fois symbole de voyage et peut être salvateur en cas de grosses inondations, il est aussi utilisé pour la pêche, activité très importante de l’Ile. Le vélo est le moyen de transport privilégié, ce sera un tandem que nous construirons avec les matériaux locaux. Le bateau sera construit avec les artistes Mising, en bambous. Ce vélo-bateau « naviguera » ensuite à travers les routes de l’ile, à la rencontre des habitants afin d’échanger sur les savoir-faire traditionnels, les problématiques d’environnement, le tout à l’échelle locale.

Shilpika est très enthousiaste de cette proposition. Le travail commence, non sans étonnement de la population qui commente la construction du vélo. C’est le 1er tandem de l’ile et les habitants s’étonnent et s’interrogent beaucoup. Les étapes de construction ne sont pas simples car nous sommes vite entourés de 20 à 30 personnes. De plus nous devons faire avec les vélos de Majuli et le matériel existant ce qui n’est pas toujours très approprié. Mais cela fait aussi parti du jeu ! Nous nous associons à un atelier de métal et à un réparateur de vélo pour que nous puissions réaliser la construction du tandem. Nous essayons différentes techniques, nous nous creusons les méninges sur la chaine. Nous essayons, dérayons, essayons encore…

Au bout de 3 jours, le vélo fonctionne enfin, très bien même, nous le testons dans la ville, les habitants l’essaient aussi, tout le monde s’y intéresse de près et la chaine de télévision de l’Assam nous poursuit dans la rue afin de nous interviewer à ce propos. Certains habitants réfléchissent déjà à la construction d’autres tandems pour l’activité touristique de l’ile…

Nous passons à l’étape suivante : la construction de la barque en bambous. Le bambou est fraichement coupé pour être souple. Nous avons encore 2 semaines de construction et nous relaierons les étapes sur notre page Facebook (Globe Trot’Art). A l’issue de cela, nous démarrerons le tour de l’Ile, accompagnés de Shilpika Bordoloi, d’un réalisateur de documentaire et d’un photographe qui viendront recueillir nos impressions de l’ile, les interactions avec les habitants et ce voyage exceptionnel. Après cela il nous faudra reprendre la route pour le Népal, le voyage continue mais une fois de plus nous imaginons cette collaboration sur un plus long terme. Shilpika souhaite nous associer à la création de son festival…

Notre tour du monde n’est pas fini !

Retrouvez ce projet sur http://globetrotart.com/

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