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L'idée de vendre des articles à la presse ou d'éditer le récit de ses aventures est un bon moyen de financer de futurs voyages. Du moins c'est ce que pensent beaucoup.
Mais attention, il est loin d'être évident de s'improviser écrivain ou d'obtenir un quelconque succès pour ses écrits. Comme dans beaucoup d'autres domaines, rien n'est jamais sûr et les désillusions, sinon parfois les pertes financières, toujours possibles. Car au delà des difficultés financières ou propres à la commercialisation de son travail, il ne faut pas oublier non plus qu'un des éléments de la réussite réside aussi et surtout dans la qualité de ses écrits. Un voyage "extraordinaire" ne fait pas forcément un récit extraordinaire...
 
Pour bien démarrer :

Comme toujours, avant de se lancer dans le reportage ou la réalisation d'un bouquin mieux vaut connaître les quelques règles de base en matière d'écrits de voyages. Et tout d'abord, quel est le but premier d'un récit ?
Le récit est là pour interpeller le lecteur, le faire réagir, le transporter en d'autres lieux, vers d'autres cultures et d'autres gens. Il doit lui apporter les éléments indispensables pour qu'il puisse vivre et ressentir les mêmes choses et les mêmes émotions que celles perçues par l'auteur. Auteur qui pour y arriver devra se conforter dans son rôle "d'intermédiaire" entre la réalité d'un moment vécu et l'imaginaire à vivre du lecteur.
Dès lors, le moindre sujet, événement, personnage, la moindre ambiance sera fouillée afin d'en extirper au mieux un contenu et une intensité. Sans oublier toutefois de prendre le recul nécessaire en se mettant de temps à autres à la place de ses lecteurs.
Pour réussir, il faudra faire preuve d'observation et surtout d'implication. La prise de notes sur le moment devient alors nécessaire, ne serait-ce déjà que pour conserver l'état d'esprit de l'instant et préserver "l'authenticité" du récit. Ecrire simplement au retour n'autorise plus la même intensité, le même passion ou la même implication. Le temps a passé, des distances sont prises, les sensations se sont émoussées et les souvenirs s'enfouissent dans la mémoire. Seules les notes recueillies à chaud permettent de replonger dans l'ambiance et l'atmosphère; raison de plus pour ne pas trop tarder à commencer sa rédaction.
Au niveau de la rédaction justement certains ingrédients demeurent essentiels.
De manière plus générale, qu'il s'agisse d'un bouquin ou d'un article, prenez soin de votre style. Ainsi, si l'aventure est humaine et personnelle utilisez le "je", impliquez-vous dans le récit et interpellez vos lecteurs en prenant position, n'hésitez pas à faire des apartés, des retours en arrière sans forcément suivre l'ordre chronologique du voyage. Inutile de tout traiter, de tout développer, ne choisissez que les moments forts quitte à les ressituer. N'abordez que les personnages les plus intéressants, faites les parler ou dialoguer. Evitez les longues descriptions plates et fastidieuses, ne mélangez pas récit et informations pratiques.
Faites quelque chose de vivant en utilisant si possible des phrases courtes. Variez les rythmes, écrivez au présent dans un style direct, alternez impressions, descriptions, actions. Choisissez un vocabulaire évocateur, pas trop technique, des mots chocs et imagés. Ne vous focalisez pas sur la construction des phrases, suivez votre objectif et utilisez au mieux les infinies possibilités de la langue française. Relisez fréquemment et ôtez tout ce qui n'apporte rien, ralentit le rythme, alourdit le style ou heurte l'oreille. Ecoutez et acceptez les critiques des autres. Enfin, choisissez des titres évocateurs, ayez une bonne accroche pour plonger d'entrée dans l'ambiance et donner l'envie de continuer la lecture. Soignez votre chute, et même si c'est la "conclusion" évitez le petit côté nostalgique habituel du type "c'est déjà fini" ou "je reviendrai" on ne peut plus pénible et scolaire. Posez plutôt une question, interpellez vos lecteurs, faites ressortir la force de l'aventure afin que le récit se prolonge dans les esprits. Bref, faites en sorte de laisser une ouverture vers l'avenir....
 
Editer :

Avant de se lancer :

Il faut d'abord savoir qu'il vaut mieux ne pas trop tarder pour faire la rédaction de son récit. Des souvenirs récents, bien présents à l'esprit, sont toujours préférables à d'autres déjà enfouis dans la mémoire. D'autre part, un voyage "extraordinaire" ne fait pas forcément un bon livre (ou un bon article) car, avant toute chose, le texte doit être bien écrit et être original tant par son sujet que par sa rédaction. Il en va de même, d'une certaine manière, en ce qui concerne les photos que l'on souhaiterait y insérer.
En cours de rédaction, ou à la fin de celle-ci, faire lire son texte par différentes personnes est plus que préférable. Cela permet d'obtenir des avis et des regards critiques qu'en tant qu'auteur on n'a pas - ou plus - forcément. Et c'est surtout des remarques négatives que l'on doit le plus tenir compte même si, à l'occasion, celles-ci peuvent parfois s'avérer déplaisantes. Si l'on veut commercialiser un bouquin à une grande échelle, il ne faut pas oublier qu'il existe des modes au niveau des sujets ou des pays racontés. Dans certains cas, si l'on arrive trop tard, cela peut fermer certaine portes, notamment au niveau des éditeurs ayant récemment publiés un récit identique au vôtre. Sans parler du désintérêt du public pour des sujets déjà lus et relus.
Enfin, sachez que vivre de sa plume est loin d'être une chose évidente. Si chaque jour sortent environ une quinzaine d'ouvrages, on ne compte en France pas plus de 2 000 écrivains déclarés cotisant à la Sécu-écrivains (et très peu d'écrivains-voyageurs). Sur ce chiffre juste la moitié touche plus que le Smic, avec quand même une petite centaine qui gagnent plus de... 70 000 €/an.

Choisir son mode d'édition :

La rédaction, c'est à dire la première partie du travail achevée, reste ensuite à choisir son mode d'édition. Qu'il s'agisse d'un simple fascicule, d'un récit ou d'un livre de photos, trois possibilités se présentent à vous :

. L'édition "classique" :

Elle est effectuée par les bons soins d'une maison d'édition qui financera l'opération et assurera la diffusion et la communication. C'est la solution à laquelle rêvent beaucoup; mais attention, avant que le rêve devienne réalité... Bref, si cela demeure toujours envisageable, les chances sont infimes (et les droits d'auteurs limités, de 3 à 15% du prix de vente). Mais il est vrai aussi que si votre aventure a bénéficié de quelque audience dans les médias, les possibilités de publications s'en trouveront bien sûr largement accrues. Ceci dit, rien n'empêche d'envoyer des manuscrits en ayant au préalable pris soin de bien sélectionner les éditeurs intéressés par le voyage. Dans le cas de récits, sachez toutefois que les comités de lecture ne lisent bien évidemment pas l'intégralité des ouvrages; du moins dans la première phase de leur travail. Et de fait, l'on sera jugé 9 fois sur 10 sur la ou les premières pages. Donc autant dire que l'on a intérêt à soigner son style et son amorce pour susciter l'envie d'aller plus loin.

- Quelques recommandations utiles :

Si vous pensez que votre manuscrit peut être piraté (c'est très rare) envoyez un double à la Société des Gens de Lettres (38 rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris. Tél. : 01.40.51.33.00). Il vous en coûtera aux alentours de 45 € et votre texte sera ainsi protégé. Un récit de voyage n'est pas un roman, donc les critères de sélection reposent aussi sur l'aventure vécue. C'est pour cela qu'il peut être utile d'envoyer avec son texte un petit dossier de presse. Sachez qu'une fois édité vos droits se limiteront à ce qui est inscrit dans votre contrat. C'est à dire généralement à ce que souhaite votre éditeur : peut-être une exclusivité des ventes (pas de ventes perso autorisées), arrêt de la diffusion à sa convenance, invendus envoyés chez les soldeurs, etc. Donc, autant être vigilant sur les termes de son contrat.

. L'édition "à compte d'auteur" :

Elle présente beaucoup plus de possibilités, mais aussi de très gros inconvénients pour l'auteur. Dans ce cas, celui-ci paye une maison d'édition pour qu'elle l'édite (la diffusion n'est pas toujours comprise). De fait, l'éditeur est toujours gagnant, par contre l'auteur, lui, n'est jamais certain de récupérer la mise versée à celui-ci, ni même dans certains cas d'obtenir un pourcentage intéressant sur les ventes. En attendant, c'est une pratique courante dans tous les domaines de l'écriture qui permet d'ailleurs à certains éditeurs de boucler leurs fins de mois (attention aussi aux arnaqueurs). Au niveau juridique, comme pour l'édition normale, il s'agit d'un acte commercial devant être concrétisé par un contrat auteur/éditeur.

. L'auto-édition :

C'est la pratique la plus courante, ne serait-ce déjà que par le nombre de refus des maisons d'édition. Dans ce cas, l'auteur est son propre éditeur et dispose donc d'une totale liberté. De fait, c'est par ce système que l'on récolte aussi le plus d'argent sur le prix de vente. Au passage, signalons que le prix public est un critère important de la vente; et très souvent un prix faible (ou du moins raisonnable) fera augmenter les ventes et le tirage, et donc bien sûr réduira le coût unitaire de fabrication.
Comme l'on est amené à s'auto-financer, il est conseillé de bien réfléchir et de limiter les coûts de réalisation. Donc, autant faire un maximum de choses soi-même et prévoir à l'économie. Par exemple, si l'ouvrage doit être envoyé par la poste, bien définir le nombre de pages et la mise en page afin de rester dans une certaine gamme tarifaire par rapport au poids. Les photos coûtent cher à l'impression, représentent-elles un plus pour l'ouvrage, et si oui avec un tirage couleur ou noir et blanc ? Reste aussi que dans certains cas, la photocopie demeure la solution la plus intéressante. Suite à ces questions, il est également nécessaire de déterminer le tirage le plus rentable, et à ce sujet 2 000 exemplaires chez un imprimeur semble être le nombre minimum.
En gros, pour environ 7 500 €, on peut obtenir cette quantité pour un bouquin de 250 pages comprenant en plus une couverture et des photos couleurs à l'intérieur. Mais dans tous les cas, il ne faut pas oublier de multiplier les devis auprès des imprimeurs, y compris étrangers (notamment en Belgique, Italie ou Espagne), en s'adressant si possible à ceux disposant de tout le matériel nécessaire à l'impression car la soutraitance coûte cher. Grâce à cela on peut généralement espérer obtenir d'assez bons prix.
Sur le plan juridique, l'auto-édition est assimilée à une profession libérale. A ce sujet l'Association des Auteurs Auto-édités , peut fournir entre autres choses toute la documentation nécessaire.

. A savoir :

Quel que soit le mode d'édition, l'ouvrage doit posséder un numéro ISBN pour l'identification (c'est gratuit), et de plus en plus un code-barre pour sa commercialisation en librairies (env. 30 €). Egalement, la Loi oblige à des dépôts légaux auprès de la Régie du dépôt légal de la Bibliothèque Nationale et du Ministère de l'Intérieur; à voir auprès de l'AFNIL (30 rue Dauphine, 75006 Paris, tél. : 01.44.41.29.19) qui vous enverra une doc complète et gratuite.Enfin, en tant qu'éditeur, vous avez droit de figurer gratuitement sur les réseaux Electre (Tél. : 01.44.41.29.40 et même adresse que l'AFNIL) qui servent de référence au monde de l'édition et aux libraires.Enfin, sachez qu'il existe des annuaires d'éditeurs, diffuseurs et distributeurs avec les spécificités de chacun. Chaque année Livre Hebdo (Tél. : 01 44 41 29 17) publie le "Guide édition et diffusion francophones", 40 € pour plusieurs milliers de coordonnées. On peut aussi trouver ce guide dans les bibliothèques, organismes d'information ou les centre culturels.

. La commercialisation :

C'est en fait la partie la plus dure du travail, surtout bien sûr dans le cas de l'auto-édition. A la base, il est bon d'avoir déjà réfléchi sur les débouchés et les modes de distributions possibles de son ouvrage. Quel est l'objectif choisi : se faire plaisir ou au contraire assurer un nombre important de ventes ?
Dans un premier temps, il faut savoir qu'au niveau commercialisation, les livres se vendent d'abord par correspondance (notamment de plus en plus sur le web), puis en supermarchés et enfin en librairies. Donc, même si l'on peut parfois laisser son ouvrage en dépôt-vente dans les librairies spécialisées, autant consacré son énergie à autre chose.
Il y a d'abord les possibilités offertes par les salons et festivals de voyages, les circuits de conférences ou, si l'on dispose en plus d'une expo photos, les expositions qui s'adressent à un public ciblé et intéressé, puis les rédactionnels dans la presse écrite nationale et locale (pas toujours évident), sans oublier les revues d'associations de voyageurs. Et puis bien sûr, il reste tous les autres moyens permettant de toucher un certain public et dont les retombées pourront s'avérer fort différentes selon ce que l'on souhaite vendre. En vrac : les comités d'entreprises, le porte à porte, la vente dans la rue, l'affichage public, les foires et marchés, le mailing, etc.

D'où peut être aussi l'intérêt pour se simplifier la tâche de passer par un réseau de distribution (à la limite plus intéressant à chercher qu'un éditeur) qui le cas échéant assurera une distribution nationale de l'ouvrage, de même que parfois une certaine publicité notamment via ses représentants et son catalogue des titres disponibles. D'autre part, c'est le distributeur qui prendra à sa charge le stockage, la mise en place, les frais de transport, le réassortiment de l'ouvrage auprès des librairies.
Des économies de temps et d'argent non négligeables pour l'auteur qui, même s'il peut lui aussi essayer de gérer son propre réseau de points de vente, s'apercevra vite que la distribution en librairies est fréquemment une source de problèmes et de dépenses.
Pour arriver à convaincre un distributeur la forme de l'ouvrage est (malheureusement) aussi importante, sinon plus, que le fond. En effet, celui-ci ne prendra qu'un bouquin répondant à un certain nombre de critères purement commerciaux, et donc pouvant s'avérer à court terme un produit intéressant et rentable pour lui. De la même manière qu'avec un éditeur, il est fortement conseillé de bien connaître ses droits avant de s'engager.
Bien entendu, chaque mode de commercialisation implique des retours financiers différents. Si la vente directe présente bien sûr les gains les plus importants, un dépôt personnel en librairies avec faculté de retour laisse à celles-ci de 30 à 40 % du prix public.
Quant aux distributeurs, ils prennent généralement de 50 à 60 % selon les cas (mais payent les libraires). Pour mémoire, avec un éditeur, l'auteur peut espérer un gain moyen de 10 % du prix public. Toutefois, il ne faut pas oublier que si certains intermédiaires coûtent cher, ils peuvent aussi permettre de faire des économies, ne serait-ce déjà que par un travail et des moyens qu'à titre personnel on aurait bien souvent du mal à développer.
Ne pas oublier non plus que le produit des ventes n'est jamais versé directement et que très souvent le paiement s'effectue à 60 ou 90 jours fin de mois; soit jusqu'à 4 mois après commande. Pour atténuer cet inconvénient, il peut être utile de fonctionner alors avec un système de traites. La somme due est alors acceptée sur votre compte à signature de la traite et le montant débité au libraire/distributeur/éditeur à une date choisie par lui sur une période maxi de 90 jours.
Bref, à la longue, tous ces moyens peuvent s'avérer payants. Mais dans tous les cas il ne faut pas perdre de vue que, plus que la rédaction de l'ouvrage, c'est surtout sa commercialisation qui restera toujours l'étape la plus difficile . 
 
La presse :

. Quels sujets ?

Réussir implique aussi de bien choisir ses sujets, et en premier lieu de traiter ce que l'on connaît ou l'on ressent le mieux, pas forcément à l'autre bout du monde ou dans un contexte difficile. Il peut être d'ailleurs utile de se spécialiser selon ses envies et de commencer au plus près de chez-soi, à moindres frais, histoire de se faire la main, de tester ses capacités et voir les réactions, sans oublier bien sûr de demander conseil et de regarder (d'un oeil critique) ce que font les autres. Pas la peine non plus de faire trop long; trois ou quatre feuillets (1 500 signes/page) semblent suffisants dans un premier temps pour démarcher un média.
Si vous partez dans l'idée de faire un reportage, préparez bien votre sujet tant au niveau de sa réalisation que des débouchés médiatiques. Informez-vous, préparez un planning et rentabilisez votre voyage en prévoyant plusieurs angles d'approche. Par exemple, la traversée d'un pays à vélo peut induire des articles et photos mettant en avant le moyen de locomotion, les peuples et cultures rencontrées ou une population particulière et ses coutumes, la faune et la flore, les paysages, l'architecture, etc. N'oubliez pas non plus les informations pratiques à recueillir sur place, elles vous feront gagner un temps précieux et éviter de longues recherches lorsqu'on vous demandera en plus une fiche pratique sur le pays. Grâce à cela, vos possibilités de débouchés auprès des médias n'en seront que plus importantes au retour, surtout si vous avez parlé préalablement de vos projets à quelques-uns. Mais attention, comme partout, il existe aussi des modes (et des piratages) et arriver trop tard avec un article vu et revu ferme beaucoup de portes.

. Et pour qui ?

Les médias, et en premier lieu bien sûr la presse voyage, sont très sollicités. Donc, seule la qualité ou le scoop ont généralement des chances d'être retenus et de rapporter quelque argent. Mais on ne doit pas oublier non plus que chaque support dispose déjà d'un lot de journalistes ou de pigistes et travaille souvent avec des agences en matière de photos. Evitez aussi dans vos recherches de faire une fixation sur la presse nationale à gros tirage. Même si à l'occasion celle-ci recherche des articles "d'amateurs", il existe aussi de multiples publications locales, associatives, thématiques, d'organismes privés et publics ou à tirages réduits qui, sans pour autant être spécialisées dans le voyage, pourront être intéressées par votre travail. En plus de cela c'est un bon moyen pour se faire la main avant de s'attaquer à autre chose.
A ce sujet les médias régionaux peuvent présenter un bon tremplin à la publication de récits ou de photos. Même si la demande n'est que rarement formulée (à vous aussi de la susciter) elle existe car, de temps à autres, cette presse aime bien faire rêver ses lecteurs en leur présentant des articles de voyage sur des destinations exotiques ou peu fréquentées. Faites plutôt simple mais pas simpliste, dans le descriptif (pas forcément vécu) en évitant de trop choquer tant au niveau du texte que des photos. Les titres ayant leur tirages essentiellement en milieu urbain sont généralement plus difficiles à décrocher que ceux qui traitent du monde rural, et habiter la région est parfois un avantage. Sachez aussi qu'un journal dispose souvent de plusieurs éditions locales.
Enfin, on rappelle qu'il existe aussi des journaux virtuels que l'on aurait tort de ne pas solliciter.

. Style :

Pour beaucoup de reportages nécessitant des photos, c'est l'image qui reste le plus important; le texte étant fréquemment retouché selon le style du magazine. Ceci dit, connaître justement ce style est un plus que de toute manière on aurait tort de négliger. A signaler au passage une petite astuce qui s'avère très souvent payante : lorsque vous proposez un reportage à un journal, essayez de présenter celui-ci dans une mise en page et une forme identiques à ce qu'il serait s'il était publié. Outre le fait d'avoir déjà un travail à peu près calibré, vous donnerez plus de force et d'impact à votre reportage (ça atténuera aussi ses faiblesses), et surprendrez souvent votre interlocuteur qui aura parfois un regard moins critique.

. Rémunération :

Mais gare aux illusions. Ainsi, à moins d'être déjà connu, n'espérez pas être payé sur commande, au contraire. Car, évidemment, la rémunération est loin d'être toujours au rendez-vous. Vous n'aurez juste parfois que la satisfaction d'avoir été publié, ce qui peut être déjà un premier pas en attendant mieux.
De toute façon, on aurait tort de croire que plus un journal est connu, plus la rémunération est importante. C'est même parfois le contraire (mais en général ils ne s'en vantent pas !). Tous ne pratiquent pas en effet le tarif moyen de 45 € le feuillet (1 500 signes) et il assez courant que l'on vous offre pour votre travail un échange de marchandise (exemple : un billet d'avion) ou une publicité gratuite si vous disposez d'un bouquin à vendre.
Ne pensez pas non plus arriver à décrocher régulièrement et facilement de nombreux contrats qui plus est très bien rémunérés; la réalité est souvent tout autre. Il faut savoir en effet être patient, et même très patient, car entre deux réussites il peut se passer pas mal de temps. D'où la nécessité si l'on veut réussir de prévoir ses ressources ou tout au moins de trouver un banquier compréhensif. Autant de raisons pour débuter "petit", prudemment et pas forcément dans le domaine du sensationnel et du lointain.

. Continuer... :

Malgré tout, rien ne vous empêche d'établir un plan d'action et de contacter des supports nombreux et variés. Faites marcher votre imagination pour trouver des débouchés. Utilisez le téléphone, le fax, Internet, faites des mailing personnalisés en indiquant les grandes lignes de votre sujet, en présentant un extrait, en joignant à l'occasion une diapo représentative. Si les gens ne vous connaissent pas, n'oubliez pas de vous présenter brièvement et ayez un press-book des travaux déjà publiés. Et puis bien sûr faites des relances, car convaincre demande parfois beaucoup de temps et d'énergie.
Par la suite, lorsque vous avez réussi à caser quelques-uns de vos travaux, entretenez vos relations, proposez régulièrement d'autres choses. Vous ayant fait confiance une première fois, un même média vous reprendra d'autant plus facilement (du moins si le premier résultat a été satisfaisant). Et si par hasard, vous ne pouvez répondre à une demande, renvoyez systématiquement vers d'autres personnes de votre entourage. Vous aurez tout à y gagner.
Quant à votre statut, sauf si vous arrivez à devenir salarié (de plus en plus rare), vous serez considéré le plus souvent comme travailleur indépendant avec toute la liberté, mais aussi les contraintes, notamment financières, que cela implique. Puis quand vos piges vous feront gagner aux alentours du Smic, vous pourrez alors prétendre au statut de journaliste.
 

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