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Ouganda

Gorilles dans la brune

À la recherche des grands primates noirs, dans les pas des « trackers ».

A l'arrière d'un pick-up 4x4 en compagnie des rangers armés qui vont nous escorter, nous avalons une demi-heure de piste pour atteindre le point de départ de la randonnée.

Rwanda1Pendant la première heure de marche nous traversons des champs de pommes de terre et de pyrèthre qui ont envahi ces dernières années les flancs des volcans et réduit d'autant l'habitat des gorilles des montagnes. À l'époque de Diane Fossey, il était possible de les voir là où les 4x4 se sont arrêtés. Aujourd'hui il nous faudra près de trois heures pour les rencontrer.

Partout des paysans, souvent des femmes avec un bébé dans le dos, travaillent la terre pendant que nous passons entre les rangées de fleurs.

Nous arrivons à la lisière de la forêt de bambous, là où les cultures s'arrêtent. C'est le moment du briefing, où toutes les consignes de comportement face aux gorilles nous sont données. Il est question de sécurité bien sûr, mais également de la protection des gorilles face aux microbes dont nous sommes porteurs : il ne faut pas tousser, ni éternuer et respecter une distance minimale de sept mètres.

L'approche. Mais avant de les voir, nous avons encore beaucoup d'efforts à fournir. Nous grimpons sur le flanc du volcan à travers la forêt de bambous géants. Il fait très chaud et l'ascension est pénible. Suivant les allées et venues des gorilles, on peut mettre de une à trois heures pour les rejoindre.
Nous avançons groupés, encadrés par les rangers lourdement armés qui nous protègent des rebelles et des braconniers qui peuvent rôder dans les environs.

La montée à travers les bambous n'en finit pas mais nous ne nous plaignons pas car il ne pleut pas et nous échappons à la boue et aux glissades. Après avoir transpiré toute notre eau, nous atteignons enfin le groupe de trackers, les éclaireurs qui ont localisé les gorilles. Ceux-ci ne sont pas loin et nous nous mettons en tenue d'observation : nous laissons nos sacs et nos bâtons de marche qui peuvent être confondus avec une arme. Pour les gorilles nous devons ressembler à des touristes et pas à des braconniers.

Nous progressons sur un sol instable constitué d'un tapis de fougères, d'orties et de divers arbustes dont les gorilles raffolent mais qui se révèlent être autant de pièges pour nous autres humains.

Rwanda3La rencontre. Puis soudain, au détour d'un bosquet d'épineux, une grosse masse noire nous regarde. Il nous examine et nous scrute attentivement de son regard très humain. Nous avons rejoint le groupe Suza qui comprend 36 gorilles. Ils sont éparpillés par petits groupes et nous les suivons à distance au fur et à mesure de leurs mouvements. Un calme étrange règne et nous ne nous sentons pas du tout en danger. C'est fascinant. Toute la fatigue accumulée pendant la montée disparaît comme par miracle et nous observons les jeux des jeunes gorilles, les femelles avec leurs petits, les démonstrations des trois mâles à dos argenté, les chefs. Les guides nous donnent doucement des indications sur leur comportement, tout en veillant à nous placer de manière à assurer notre sécurité et à respecter le bien-être des gorilles.

La durée d'observation est limitée à une heure par jour et pour le seul groupe de huit touristes maximum que nous sommes afin de diminuer l'impact négatif de la rencontre. Cette heure défile à toute allure, il est déjà temps de redescendre. Le lendemain, nous partons à la rencontre du groupe Sabinyo constitué d'une quinzaine de gorilles. Le paysage est assez différent : moins abrupt, plus vallonné et couvert d'une forêt de bambous plus petits mais plus denses. Beaucoup plus de boue aussi, le bâton nous évite la glissade à plusieurs reprises.

Nous atteignons le groupe de gorilles relativement facilement mais les conditions d'observation sont plus difficiles. Ils se sont réfugiés dans la forêt et nous devons progresser en écartant les lianes et les cannes de bambou, nous accroupir pour passer en dessous des branches basses. Mais les gorilles sont bien là. Par moment la distance de sécurité est difficile à maintenir car ce sont les gorilles qui viennent vers nous et nous ne pouvons pas reculer, coincés par la végétation. Nous ne pouvons rien faire d'autre que les laisser passer à trois mètres de nous.

Les guides émettent des grognements d'apaisement et effectivement les gorilles semblent être rassurés. Seul un grand mâle se montre plus nerveux et nous l'évitons soigneusement en faisant profil bas.

Spectacle magique dans le cratère. Le jour suivant, pour notre dernière visite nous allons rencontrer le groupe Amahoro sur les flancs du volcan Visoke. Il a plu fortement durant une bonne partie de la nuit et du matin, annonçant une ascension plutôt boueuse. Nous partons confiants, mais les nouvelles des trackers ne sont pas très bonnes : les gorilles s'éloignent et grimpent de plus en plus haut sur les flancs du volcan. La montée paraît interminable mais nous finissons par arriver tout en haut du cratère. Les gorilles se sont réfugiés à l'intérieur, pour les voir il nous faut à notre tour descendre dans le cratère.

Heureusement ils ne sont pas loin. Ils se sont enfin arrêtés et, une fois installés en équilibre précaire, nous pouvons commencer à les observer. Ils nous enchantent par leur comportement et leurs attitudes. La brume et le brouillard qui montent dans le cratère ajoutent une note magique dans ce spectacle résolument sauvage.

Une fois de plus, nous les quittons à regret, les laissant dans leur royaume encore préservé.

Le seul lieu au monde où il est encore possible de trouver des gorilles des montagnes en liberté est partagé entre trois états parmi les plus pauvres de la planète : le Rwanda, le Zaïre et l'Ouganda. S'ils survivent aujourd'hui c'est uniquement parce que l'argent des touristes les rend plus précieux vivants que morts. Grâce à cette nouvelle activité des centaines de personnes ont trouvé du travail et le nombre de braconniers diminue. Mais les conflits récents et l'augmentation régulière de la population humaine sont autant de menaces pour l'avenir.

Jusqu'à quand y aura-t-il de la place pour les gorilles ?

Textes et photos Vincent Brahamcha

Budget "routard"

Comptez de 18 à 25 US $/jour.Toutefois, si vous souhaitez aller voir les gorilles, il faudra ajouter environ 200/250 US $ de permis (également plusieurs centaines de dollars pour un tour-organisé dans les réserves).
 
Se déplacer

. Par la route

Réseau routier goudronné très moyen se détériorant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la capitale ou des "grandes villes" pour se transformer en pistes. A la saison des pluies celles-ci peuvent s'avérer impraticables, y compris en 4x4. Peu de trafic dans l'ensemble sur les routes ougandaises.

- Transports en commun :
Service de bus ou de minibus collectifs (les "matatu") assez lents, peu chers mais souvent aussi pas mal bondés et en général pas très confortables.
A signaler que tous les parcs et réserves du pays ne sont pas forcément accessibles sans son propre véhicule (location possible pour environ 30 à 40 US $/jour mini).

. Trains

Deux lignes, dont une vers Nairobi, et un trafic passager plus ou moins interrompu régulièrement.

. Ferries

Hormis l'accès aux Ssese Islands (et la traversée du Lac Victoria pour aller en Tanzanie), pas d'autres lignes de bateaux.

. Vols domestiques

Deux bonnes compagnies privées (United et Eagle) existent en Ouganda, reliant essentiellement la capitale aux extrémités du pays (pour en moyenne 80 US $ environ A/S).
 
Précautions

. Sanitaires

Vaccin contre la fièvre jaune conseillé (en cas de sortie par voie terrestre vers les pays voisins, il vous sera d'ailleurs demandé), de même qu'un traitement anti-paludéen surtout pour le Nord. Attention également à l'eau et aux aliments. Prévoir aussi des protections anti-moustiques et contre le soleil.

. Sécurité

Au niveau urbain, l'Ouganda demeure bien plus sûr que le Kenya voisin (et particulièrement Nairobi); donc très peu de risques même s'il est évident qu'il vaut mieux éviter d'étaler ses valeurs.Par contre, attention aux régions frontalières de l'Ouest et certaines zones du Nord où de multiples bandes armées locales ou des pays voisins circulent plus ou moins en permanence (donc toujours bien se renseigner).
 
A voir, à faire (carte de localisation)
L'Ouganda offre pas mal d'opportunités aux visiteurs avec de remarquables paysages (au Sud-ouest), des possibilités de randos et de treks (Mt Elgon, Ruwenzoni...), de raft (aux sources du Nil), et une faune qui se reconstitue peu à peu après le massacre qu'elle a subi lors des années de conflits (mais ce n'est pas le Kenya ou la Tanzanie, y compris au niveau infrastructures). Et dans le lot des animaux à voir, les derniers gorilles en liberté de la planète (cf. détails pour permis). Au delà de ça, l'Ouganda est aussi et surtout une destination hors sentiers battus.A signaler toutefois, que l'insécurité toujours possible aux frontières de l'ex-Zaïre peut interdire l'accès à certaines zones intéressantes (et notamment la région des gorilles).

**** : à ne pas manquer; *** : très bien; ** : à voir; * éventuellement.

Kampala et Entebbe * (villes)
Ssese islands *** (paysages, faune, balades)
Lac Mburo Nat. Park * (faune)
Lac Bunyonyi et env. *** (paysages, rando, lac)
Mgahinga Nat. Park ** (gorilles, trek)
Bwindi Nat. Park **** (gorilles)
Queen Elisabeth Nat. Park ** (faune dont hippos et oiseaux)
Kibale Forest Nat. Park *** (faune dont singes et oiseaux, rando)
Ruwenzori Nat. Park ** (paysages, trek)
Semliki Valley ** (paysages, faune, cascades)
Lac Albert * (paysages, villages de pêcheurs)
Murchison Falls Nat. Park ** (faune, cascades)
Nord-ouest Ouganda * (ONG, populations locales)
Kidepo Nat. Park et Nord-est ** (faune, populations locales)
Mt Elgon *** (rando, cascades)
Jinja **** (sources du Nil, raft)

 
 
Artisanat, achats
Pas de tourisme et donc pas vraiment de choses prévues dans ce domaine en dehors d'objets en bois (masques, statuettes, animaux) à marchander notamment à la capitale.
 
Gastronomie

Cuisine assez similaire à la kenyane et à base de farine de mais ("posho"), de bananes plantains (matoke), de viandes de chèvre ou de poulets. Egalement des bières locales. On peut facilement manger pour moins de 3 US $ dans les établissements locaux.
 
Hébergements

Hébergements souvent assez limités hors des villes et dans ce cas généralement plutôt basiques. Comptez moins de 8 US $ la double pour le moins cher, et au moins 15 US $ pour plus de confort. Quelques lodges assez haut de gamme (50 US $ mini) et campings (3 à 7 US $ en moyenne par personne) dans les parcs nationaux.
 

Formalités

Visa, valable 3 mois, 30 US $ (20 US $ pour les étudiants) et 2 photos.Egalement (du moins en théorie) billet retour ou de continuation + passeport valable 6 mois après la date d'entrée. Vaccin contre la fièvre jaune conseillé; en cas de sortie par voie terrestre vers les pays voisins, il vous sera d'ailleurs demandé.Le visa ougandais peut être aussi obtenu directement à l'arrivée dans le pays ou, si l'on passe par Nairobi, à la représentation ougandaise locale en 10 minutes.A signaler que si l'on compte circuler de l'Ouganda vers le Kenya ou la Tanzanie, ce n'est pas la peine de demander un visa multi-entrée pour revenir dans le pays.
 
Adresses utiles
Pas de représentation en France.
Consulat en Belgique : 317 av. de Tervuren, Bruxelles. Tél. :  02 726 5825  02 726 5825 .
 
Guides

Pas de guides en français et deux titres exclusifs en anglais chez Bradt et Footprint.A voir aussi accessoirement les guides anglophones généraux ou thématiques sur l'Afrique de l'Est (Lonely Planet...).
 
Cartes

ITM et Nelles pour des représentations autour du 1/700 000.
 
Sur Internet.

. Carnets de voyage

> Ouganda 1995 : quelques photos commentées.

Portails et Fiches pratiques

> Visit Uganda : pas mal d'infos.

Autres sites

> Safari : habillement, accessoires et technique photos pour bien profiter des safaris africains.
 

En avion depuis la France

. Kampala

Prix : 650/920 €.
Aéroport d'Entebbe à 35 km du centre.
Taxe d'aéroport : 20 US $ (internat.).
Pas de vols directs.
Avec changement (14 à 19h00) : British Airways, SNBA, KLM, Emirates, Uganda Airlines, Ethiopian Airlines, Kenya Airways.

. Que choisir ? :

Sans hésiter les vols Emirates (via le Golfe), de loin les plus intéressants à l'année, ou accessoirement ceux de British Airways (via Londres et parfois Nairobi).

. A savoir :

A la limite arriver à Nairobi (Kenya) puis continuer ensuite en bus (Nairobi - Kampala : 10 € A/S en une journée) peut être aussi une option.
 
Par d'autres moyens

Pas de problèmes pour accéder en Ouganda par voie terrestre (ou via le Lac Victoria) à partir du Kenya et de la Tanzanie. Par contre quelques précautions en matière de sécurité s'imposent un peu pour ce qui est de/vers le Rwanda (se renseigner avant).
Quant au passage vers l'ex-Zaïre, il est totalement déconseillé vu la situation actuelle, et la frontière de/vers le sud Soudan est toujours fermée aux étrangers.
 
 

Repères

Au coeur de l'Afrique des Grands lacs; à l'ouest du Kenya.241 000 km2 pour 27 270 000 hab. Capitale : Kampala.+ 2 heures en hiver et + 1 heure en été de décalage par rapport à la France (GMT + 3). 220 Volt (avec système de prises anglaises). Conduite à gauche.
 
Présentation

Situé sur l'Equateur, dans la région des Grands lacs (dont le Victoria), l'Ouganda est l'un des plus petits pays africains. Constitué d'un vaste plateau d'une altitude d'environ 1 000 m et couvert de savanes semi-désertiques au nord, il n'en possède pas moins des montagnes parmi les plus hautes d'Afrique à ses frontières Est (Mt Elgon : 4 321 m) et Sud-ouest (Ruwenzori : 5 119 m). C'est aussi en Ouganda que le Nil prend sa source.
Après avoir subit la dictature d'Amin Dada et un violent conflit intérieur dans les années qui suivirent, l'Ouganda a retrouvé un certain calme depuis, même si ça et là subsistent encore quelques mouvements armés internes (au nord-ouest) et surtout de vives tensions aux frontières de l'Ouest avec ses voisins que sont l'ex Zaire, le Soudan ou le Rwanda. Malgré le net redressement économique connu ces dernières années et quelques productions (café, thé, élevage, coton), l'Ouganda demeure un pays pauvre tributaire notamment de l'aide internationale.
 
Aperçu historique

. avant le XIXe siècle : métissage des populations locales bantous et de populations venues du nord. Le pays est alors divisé en plusieurs petits états
. mi XIXe siècle : arrivée des premiers européens (anglais) qui seront bien accueillis.
. 1894 : la région devient un protectorat britannique.
. mi XXe siècle : désir d'indépendance de plusieurs provinces.
. 1962 : indépendance avec l'unifications des différents états sous le nom d'Ouganda.
. 1966 : suite a un coup d'état, Milton Obote devient premier ministre puis président de la république.
. 1971-79 : Idi Amin Dada au pouvoir; son régime dictatorial fera aux alentours de 300 000 morts.
. 1979 : Amin Dada est renversé par l'opposition et l'armée tanzanienne. Celui-ci s'exilera ensuite en Arabie Saoudite.
. 1980-85 : Obote élu à nouveau président après son retour d'exil. Dès 1981 le NRA, dirigé par Museveni, entre en guérilla contre son gouvernement.
. 1985 : coup d'état militaire qui porte Museveni au pouvoir l'année suivante. Début de guérillas au nord et à l'est du pays menées par les partisans de Milton Obote.
. 1990 : début de la guerre civile au Rwanda voisin menée par les Tutsis réfugiés en Ouganda.
. 1996 : réélection de Museveni. L'Ouganda envahit le Zaïre afin d'y mener Kabila au pouvoir.
. 2000 : rejet par référendum populaire du multipartisme au profit d'un système qui "tolère les partis politiques mais leur interdit toute activité".
. 2003 : mort d'Amin Dada en Arabie Saoudite.
. 2006 : nouvelle réélection de Museveni à la tête du pays.

Climat

Assez peu de variations climatiques selon les régions, mais par contre des différences de températures selon l'altitude. Dans les hauteurs au sud-ouest du pays, les nuits peuvent être plus que fraîches. Deux saisons des pluies (avec de fortes chaleurs) en gros partout dans le pays entre mars et début juin puis d'octobre à décembre. Ce sont les périodes à éviter pour visiter le pays, ne serait-ce déjà que parce que nombre de pistes ne sont pas ou peu praticables; y compris avec un 4x4. Les abords des lacs (Victoria, Albert...) sont généralement aussi plus arrosées que l'intérieur.

. A prévoir

Vêtements légers plus un bon lainage pour les soirées ou l'altitude à l'intérieur des terres. Egalement de quoi se protéger de la pluie en saison, ainsi que de bonnes chaussures de marche.
 
Langues

Anglais (off.), plus le Swahili (Kampala et l'Est) et le Luganda qui sont les autres langues parlées.
. Guide de conversation "Swahili" : Assimil (en français). Berlitz, Lonely Planet, Rough Guide (en anglais).
 
Argent

Shilling Ougandais (100 cents).
US $, Livre anglaise voire même Euros conseillés (cash, travelers et accessoirement cartes).

L'Ouganda c'est aussi...

"Qualité de vie"(rang en 2004) 146/177
PIB/hab. (2004) 1 500 US $
Revenu moyen mensuel (2003) 20 US $
Inflation (2004) + 3,5%
Seuil de pauvreté(2001) 35% pop.
Espérance de vie(2005) 51 ans 1/2
Taux de migration (pour 1 000 hab.)(2005 - 1,49
Croissance pop.(2005) + 3,31%
Taux d'alphabétisation(2002) 68,9%
Population urbaine(2003) 12%
Liberté de la presse(rang en 2007) 96/168
Régime politique(2008) Système politique
Démocratie - Dictature
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