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Indonésie - Iles de la Sonde

Flores, petite île de la Sonde

Flores1Pour la deuxième année consécutive, nous revenons en Indonésie. Atterrissant à Denpasar nous avons poursuivi la route par mer jusqu'à Flores, île bien différente de Bali. Beaucoup moins touristiques, les villes proposent moins d'hébergements, les transports sont un peu plus rares et on n'y voit plus aucune boutique de souvenirs. L'accueil y est chaleureux et la vie des insulaires est restée authentique. Les routes en lacets qui traversent l'île de part en part — parfois en travaux, parcourues par des animaux errants ou des piétons indifférents à la circulation — ne permettent pas de rouler vite mais on ne s'y ennuie jamais, même à 30 km/h de moyenne.

Ruteng, ville de marché, est nichée au milieu d'un paysage grandiose de rizières et de volcans aux pentes luxuriantes. On a beau y marcher dans tous les sens, la ville ne présente aucun charme particulier si ce n'est une belle église de missionnaires toujours pleine de fidèles fervents. Près du village de Cancar, depuis un monticule, on découvre un paysage de rizières découpées formant une toile d'araignée.

Les rues de Bajawa sont surprenantes, elles sont larges, propres et belles. Perchée à 1 100 m d'altitude, la ville est bâtie au-dessus d'une vallée qu'on traverse en venant de Ruteng. C'est le 17 août, journée de la fête de l'Indépendance. Écoliers, étudiants, travailleurs, fanfares, majorettes et danseurs affluent de toute la région pour participer à la cérémonie en présence des officiels. Les jeunes de la ville rivalisent en essayant de grimper en haut du mât de cocagne enduit de graisse pour décrocher un des nombreux lots.

Sur les pentes du Gunung Inerie — immense volcan au cône parfait culminant à 2 245 mètres — Bena est l'un des villages ngadas les plus traditionnels. Les maisons aux hauts toits de chaume s'alignent sur une crête en deux rangées entre lesquelles s'élèvent des monuments de pierre et mégalithes funéraires.
Quelques unes s'ornent de figurines humaines sur leur toit et leurs entrées sont décorées de cornes et de mâchoires de buffles, signe de prospérité.

Flores2Ende est une petite ville portuaire. On y marche un après-midi à la recherche d'une occupation.
Il y a bien une cathédrale mais elle est fermée.
Les deux petits musées sont fermés, le troisième qui fut une résidence de Sukarno — le premier président de la République d'Indonésie (1945-1967) — est en travaux...
C'est dimanche et en cette fin du ramadan, il n'y a pas de bus pour poursuivre notre trajet.
Nous trouvons un pick-up, Annie s'installe à coté du chauffeur, et je grimpe derrière sur la plate-forme sur un banc en bois avec une quinzaine de villageois. Au bout de deux heures de route au grand air, nous arrivons à Moni, petit village entouré de collines et aux versants parsemés de rizières. Le matin à 6 h 30, le marché bat déjà son plein, les paysans de toute la région viennent vendre leurs produits : tomates, carottes, navets, noix de coco, bananes, oranges, poisson séché, riz...

En moto, nous allons à Mbuli Beach, plage de galets deux ou trois fois plus gros qu'à Dieppe.
La plage de Paga à plus d'une heure de route est belle mais déserte, l'eau est un peu trouble.
Le déplacement est récompensé au restaurant Larys où nous dévorons un thon succulent tellement grand que nous pensions devoir le partager avec d'autres personnes.

Le lendemain, nous nous levons de bonne heure pour l'ascension du volcan Kelimutu.
Arrivés là-haut vers 8 h, le soleil éclaire déjà bien fort. Du belvédère, on aperçoit les trois profonds lacs volcaniques, chacun d'une couleur différente — et qui varient suivant les saisons. Le premier lac est de couleur bleu vert émeraude, le second semble plus bleu ciel opaque très pâle, le troisième est bien foncé, presque noir. J'y retourne seul en fin d'aprèsmidi pour profiter du lieu alors qu'il n'y a plus aucun touriste. Les petits singes macaques se sauvent à mon approche, la brume envahit les alentours, un léger vent siffle dans le silence, l'ambiance est surréaliste.
Nous revenons à Denpasar en moins de trois heures d'avion, alors que nous avions parcouru plusieurs jours de mer et de route pour traverser les îles de Bali, Lombok, Sumbawa et Flores.

Texte et photos
Denis Besnard et Annie Le Roy (76)



TRAVERSEE INTEGRALE
 D’EST EN OUEST DE BORNEO (DE SAMARINDA A PONTIANAK)

1500 km. PARCOURUS A PIED ET EN PIROGUE

Maurice THINEY

Borneo_carteTRAVERSEE DE BORNEO D’EST EN OUEST ? MAIS POURQUOI PAS ?
 
1

er Janvier : ce jour là, au cours de la nuit qui a précédé, tout le monde a fait la fête, tout le monde est « vaseux », a mal au foie. Nous ?. Merci tout va bien, nous sommes en pleine forme. Nous sommes à SAMARINDA sur la côte Est de BORNEO, nous sommes sur un bateau et nous voguons sur la « MAHAKAM river » en partance pour la traversée d’Est en Ouest de BORNEO. « Avoir toujours un défi d’avance ». Ce pourrait être notre devise, et, si ça ne l’est pas ça y ressemble étrangement.

         La fièvre de l’aventure nous a repris. Nous a-t-elle vraiment quitté ? La traversée de WAMENA à la mer d’ARAFURA en IRAN-JAYA, terminée il y a trois semaines, aurait pu suffire. Au contraire, euphoriques suite à sa réussite, la soif de découvrir et encore découvrir nous tenaille. Nous avions le matériel sur place alors pourquoi s’en priver ? En route pour la découverte du territoire des DAYAKS et des PUNANS.

         Trois jours après au village de LONG-BAGUN, nous rencontrons nos premiers DAYAKS. La modernité a déjà fait des ravages. S’il nous est permis de rencontrer des femmes tatouées autour des chevilles, des poignets et avec de longues oreilles percées, nous sommes obligés de constater qu’il ne leur reste plus que cela de leur civilisation première.

         Une pirogue à moteur a été dénichée nous permettant ainsi de continuer notre périple. Il faudra la quitter souvent afin de l’alléger et de pouvoir franchir des rapides particulièrement turbulents. Cet endroit est dangereux, très dangereux. L’an dernier, plusieurs bateaux s’y sont retournés, 15 personnes s’y sont noyées. Il y a 2 ans, la bateau d’un couple d’anglais s’est cassé en deux, seule la femme en réchappa.

         Le calme ne reviendra que quelques 50 kilomètres plus loin. Nous « serpentons » au cœur de la forêt profonde, haute, majestueuse, celle-ci semblant soudain nous protéger des rayons brûlants du soleil.

De nombreux oiseaux multicolores sillonnent le ciel. Des singes amusés nous observent du haut de leur perchoir.

Des orangs-outans se hissent avec une aisance particulière au faîte des arbres pour mieux nous observer. Insolite. Quelques jeunes sangliers ballottés par les flots tumultueux se dirigent vers la berge juste en face pour disparaître dans la forêt profonde.

Borneo_3         Apres plusieurs jours de navigation incertaine, il faut mettre le pied à terre. Nous sommes à LONG-APARI et, diable ! Que se passe-t-il donc ici ? Il y règne une fébrilité toute particulière. Nous sommes dans une région où les hirondelles construisent leurs nids à flanc de falaises avoisinant les 500 mètres de haut.

Pour récolter ces nids, il faut d’abord escalader, pour ensuite s’introduire à l’intérieure des grottes et souvent redescendre une centaine de mètres plus bas. Un kilo de cette substance vaut environ 10 millions de roupies (10 000 F) sur les tables de HONG-KONG et de JAKARIA. Les autochtones sont payés cher, très cher pour effectuer cette cueillette particulière. Il est facile d’imaginer que nombreux sont ceux qui perdent la vie au cours de cet exercice périlleux. L’appât du gain est la cause de bien des malheurs. Cela engendre d’autres activités annexes et, bien souvent, vols, coups de feu, mort sont monnaie courante.

         Un autre trafic, horrible, trouve en bout de chaîne la médecine chinoise. Quelques singes, très peu, possèdent un dépôt calcaire cristallisé au fond de l’estomac, ce petit caillou réduit en poudre aurait des pouvoirs de guérisons face à certaines maladies de l’homme. Ce sont des proies faciles pour la sarbacane silencieuse des DAYAKS…

         Les orangs-outans ont aussi leurs prédateurs et sont chassés pour garnir certaines tables Japonaises. A JAKARTA, un restaurant vous propose même du tigre… Tous ces animaux sont censés être protégés mais ceci semble bien difficile à réaliser au fond de ces régions recouvertes de Jungle quasi-impénétrable. Ainsi va la vie dans cette partie du monde…


AU CŒUR DE BORNEO

         Afin de poursuivre notre aventure, deux porteurs DAYAKS nous accompagnent. Ils ressemblent beaucoup plus à des pirates qu’à des Borneo1porteurs. Ils sont armés de fusils et de pistolets de leur propre fabrication qui menacent d’exploser à chaque fois qu’ils font feu. Cependant, démonstration fut faîte en tuant quelques sangliers que les fusils et les cartouches « made in DAYAK » sont efficaces. La fabrication des cartouches est un art DAYAK difficilement imaginable. Jugeons nous-mêmes. La pointe sulfureuse d’allumettes patiemment détachée du bâtonnet sert de poudre, de vulgaires morceaux de fer découpés menus servent de chevrotines et des amorces de jouets d’enfants à la mise à feu. La fabrication des cartouches nécessite de passer de longues heures le soir avant de s’endormir. Nous n’avons pu que constater le résultat. C’est ahurissant !

C’est ainsi que parfois au cours du repas du soir, assis devant un gros feu de bois, nous nous délectons en dégustant un cuissot croustillant de jeune sanglier. Ensuite, bien installés dans nos hamacs, il ne nous reste plus qu’à écouter la mélodie nocturne s’élevant de la Jungle avant de s’endormir. C’est une féerie de sons, une symphonie que seule la Jungle peut nous procurer.

         Huit jours plus tard nous sommes dans la région de PUNANS. Notre guide nous explique qu’il est fort probable qu’il y en ait autour de nous. Peut-être nous observent-ils ? Mais ils resteront invisibles. Ils vivent d’une manière itinérante dans la Jungle profonde, là ou nous nous trouvons, fuyant à la moindre approche et refusant tout contact.

Ils ont un sens olfactif très développé et sont ainsi prévenus de notre présence et, à ma grande déception, nous ne les verrons pas. C’est aussi une satisfaction car cette attitude est protectrice et garante de survie. Cependant pour les préserver, il faudrait aussi préserver la forêt, mais ceci est une autre histoire…

         La forêt ici est fantastique, majestueuse, immense, vierge, elle est de celles que l’on qualifie de primaires. Il faudrait 10 personnes se donnant la main pour encercler certaines essences atteignant près de 100 mètres de hauteur. Minuscules, nous cheminons sous des arbres gigantesques, fiers, protecteurs, laissant pendre de longs chapelets de mousses et de lichens que l’eau que l’eau des rivières vient lécher lorsque l’orage éclate. Il faut parfois traverser ces rivières à gué. Emporté à plusieurs reprises par le courant, je réussirai à m’agripper à quelques rochers salutaires.

         Ici aussi l’humidité est omniprésente et c’est par dizaine que le soir nous retirons les sangsues nichées entre nos doigts de pieds, sur nos mollets, sur nos fesses, sous les aisselles. C’est avec un plaisir sadique que nous les écrasons entre deux pierres libérant ainsi un jet de sang rougissant l’environnement immédiat.

OU NOUS FAISONS NAUFRAGE

         Quinze jours sont suffisants pour traverser la forêt et pour se retrouver à la source de la KAPUAS river. Après avoir déniché une pirogue et 2 piroguiers, nous entamons la descente vers PONTIANAK. C’est à l’aide de la pagaie qu’il faut se frayer un passage. La rivière naissante est cachée sous une voûte de feuillage et un entrelacé de branchages qu’il faut parfois dégager à la machette. Puis le passage entre les rochers devient de plus en plus laborieux, les cascades et les rapides se multiplient. La pirogue se cabre pour  retomber lourdement dans un bouillonnement tumultueux. Cela devient un exercice périlleux, elle tangue, se penche au ras de l’eau, passe en force. Mais nous n’échappons pas au naufrage.

La pirogue chavire et tout le monde se retrouve dans un rapide bouillonnant. Agrippés à des rochers nous finissons par regagner la berge. Tant bien que mal. Les sacs à dos ont disparus dans le lit de la rivière. Il faut aller les récupérer. C’est à plusieurs reprises qu’il faudra plonger pour y parvenir. Heureusement la préparation méticuleuse du matériel aura permis qu’aucun réel dégât ne soit constaté. Pellicules et appareils photos avaient été parfaitement emballés pour être ensuite enfermés dans un bidon de plastique étanche. Ils ne seront pas endommagés. Cette mésaventure se renouvellera plusieurs fois.

On ne descend pas la KAPUAS river impunément.

         Puis le cours d’eau s’élargira, le calme reviendra, le bateau à moteur remplacera la pirogue et le cours de la vie redeviendra moins périlleux.

         Le 28 Janvier PONTIANAK est en vue, une autre traversée, qui elle aussi n’a d’égale qu’elle-même, se termine. C’est déjà nostalgiques que nous reprenons contact avec « la dite » civilisation…




Les Iles de la Sonde, Florès en tête, sont des destinations (moins évidentes à voyager que les iles occidentales) pour ceux qui cherchent d'abord à découvrir la nature et des cultures traditionnelles parfois encore peu confrontées au monde moderne. Sans oublier les célèbres varans de Komodo.



**** : à ne pas manquer; *** : très bien; ** : à voir; * éventuellement

. Florès

Baie de Labhuan et pointe ouest *** (plages, plongée, paysages)
Pays Manggarai * (paysages, rando, cultures traditionnelles)
Pays Ngada *** (paysages, rando, villages et cultures traditionnelles)
Riung et l'archipel de Pulau Tujuhbelas **** (croisière, plages, plongée)
Côtes des environs de Ende ** (plages, villages)
Volcan Kelimutu **** (paysages, rando)
Pays Lio ** (paysages, villages)
Baie de Geliting ** (plages, plongée)
Maumere * (ville)
Environs de Maumere *** (paysages, plages villages, artisanat)
Extrême Est ** (paysages, plages)

. Sumbawa

Sumbawa Pesar ** (ville)
Réserve de Pulau Moyo *** (plages, oiseaux)
Volcan Tambora et env. ** (paysages, rando)
Bima * (ville dont musée)
Côte est *** (paysages, plages)
Côte ouest ** (paysages, plages)
Intérieur *** (villages animistes)

. Autres iles

Iles de Komodo et Rinca **** (varans, plongée)
Ile de Sumba ** (cultures traditionnelles)



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De ce groupe d'îles montagneuses s'étalant entre Lombok et Timor, Flores demeure la plus grande (13 540 km2) et la plus visitée.
Dans une nature sauvage composée de forêts denses, de reliefs (< 2 400 m) et de volcans, y vivent comme chez ses voisines des populations au croisement des cultures malaises et mélanésiennes.
Celles-ci ont su perpétuer leurs traditions au fil du temps. Sur les 1,5 millions d'habitants que comptent Flores, 85% sont catholiques (mais pratiquent des cultes souvent mêlés d'animisme) témoignant ainsi de la longue présence des missionnaires portugais sur l'île.
A l'opposé Sumbawa, l'île la plus occidentale de l'archipel de la Sonde, demeure très fidèle à un islam orthodoxe même si à l'intérieur, dans les montagnes, vivent des communautés animistes.
D'autres îles composent l'archipel de la Sonde; les plus connues entre Sumbawa et Florès sont Rinca et surtout Komodo réputée pour ses varans.


Y aller

Des bateaux desservent les îles de la Sonde entre elles, de même que relient Sumbawa (à l'ouest) à Lombok puis Bali. Quant à l'avion, des dessertes locales plus ou moins directes et régulières permettent de relier chacune de ces îles à Jakarta.

 
Se déplacer

Comparés à ceux de Bali, Java ou Sumatra, les transports locaux à Florès demeurent très limités à cause notamment du relief très montagneux de l'île. Le réseau routier y est plutôt en mauvais état, et se déplacer peut demander un certain temps et quelques fatigues. Egalement faibles dessertes locales au niveau aérien. Quant aux autres îles, les infrastructures y sont tout autant, sinon plus, réduites.
 
Précautions

. Sécurité

Au delà de la situation du moment en Indonésie, les précautions à prendre relèvent aussi du domaine culturel. Ne pas oublier ainsi qu'une île comme Sumbawa, à population islamique orthodoxe, nécessite quelques règles vestimentaires afin de ne pas choquer. Dans un autre domaine, ne vous promenez jamais sans guide à Komodo pour voir les varans.
 
Guides et cartes

L'ensemble est à voir dans les titres concernant l'ensemble du pays ou le Lonely Planet en anglais "Indonesia Eastern Islands".
 
 
 
Sur Internet.

> Varans de Komodo : pour découvrir ces rescapés de la préhistoire.

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