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Partir avec son véhicule


Envoi par conteneur :

Beaucoup de frais, de maux de tête, de patience et même de larmes…
Au point où nous ne recommanderions pas à notre pire ennemi de tenter une expérience qui pour nous s’est terminée avec un véhicule parti à la casse. Savez-vous que 10 à 15% des conteneurs sont endommagés au cours d’un voyage ? Et le risque ne s’arrête pas une fois le conteneur enfin arrivé au port de destination : le nôtre serait tombé de plusieurs mètres de haut sur le quai…
 
Si toutefois vous vouliez tenter l’expérience, bien comprendre que toute la chaîne n’est qu’une suite de sous-traitants les uns des autres… Il est de plus en plus difficile de se passer d’agents transitaires dont les devis sont difficiles à comprendre. Insister pour en avoir le détail afin de mieux comparer plusieurs devis.
 
Nous recommandons chaudement de tout faire pour assister à la mise en boite de votre véhicule, pour pouvoir superviser la facon dont il sera attaché et bloqué dans son conteneur. Mieux vaut être à deux au port, afin que l’un accompagne le véhicule au contrôle douanier etc pendant que l’autre s’occupe des papiers.
 
 
Expédition de son véhicule vers l’Australie :

 En dépit de bien des efforts de notre part, il s’est avéré quasimentimpossible de se passer de la collaboration d’un agent. Les douanierssemblent largement préférer traiter avec les agents plutôt que directementavec le client. En outre , le conteneur doit être déplacé du port jusqu'àun entrepôt d’inspection  - qui sont tous privés et détenus par les agentsou leurs partenaires…
 
Pour entrer un véhicule en Australie, il faut passer une inspection douanière et sanitaire
 
Inspection douanière :

 1/ Concernant les médicaments, le plus simple est de les garder par deverssoi en avion. Les déclarer sur la fiche de débarquement ne semble pasposer de difficulté si l’on precise verbalement au douanier qu’il s’agitde traitements de courte durée.  En revanche, les faire voyager dans leconteneur déclenche une inspection détaillée de chaque médicament et unesaisie systématique de tous les antibiotiques, anti-inflammatoires etc…même pour de petites quantités et munis d’ordonnances et de lettres enanglais de médecins, selon les recommandations exprimées sur le site desdouanes australiennes. En cas de saisie, le douanier émet alors undocument qui pourra être présenté à un médecin local afin que celui-ciémette une nouvelle ordonnance permettant le rachat de ces médicaments…àprix d’or. Pour l’anecdote, une consultation « minute » chez un médecincoûte ici au minimum 55 dollars et il n’est pas rare d’attendre unesemaine pour un rendez-vous.
 
2/ Idem pour les bouteilles d’alcool. Bien entendu, ce qui a été acheté en « duty free » ne pose pas de difficulté dans les limites autorisées. En revanche, toute bouteille transportée en conteneur sera très lourdement taxée, plus de 50 dollars par bouteille. Et en cas de décision d’abandon sur place de ces bouteilles, les douanes factureront 25 dollars de frais de procédure. Attention : nous avions prudemment déclaré que nos bouteilles étaient entamées. Il aurait fallu clairement préciser qu’elles étaient plus qu'à  moitié vides. Elles nous ont été néanmoins taxées comme pleines… puis finalement restituées quelques jours plus tard !

 3/ Contrairement à ce que l’on avait compris sur le site des douanes australiennes, du matériel personnel –appareils photo, jumelles, Ipod etc – acheté moins de 12 mois auparavant ne pose aucune difficulté et n’est pas même vérifié.
 
4/Comme prévu, l’inspection a coûté  environ 55 dollars en 2006 et a nécessité, préalablement à la prise de rendez-vous pour cette inspection, la soumission de listes complètes concernant le contenu de chaque boite.Attention : s’assurer, en cas de transport d’un véhicule qui contiendraitdu matériel –comme ce fut notre cas - que les documents établis au port dedépart mentionnent bien le nombre de boites ou paquets concernés. Nousavons eu plusieurs jours de retard et difficultés administratives parceque notre agent à Dubai n’avait pas jugé utile cette précision, en dépitde notre insistance…
 
5/ L’inspection des douanes se fait généralement en même temps que cellede la Quarantaine, le service sanitaire australien. pour lesquels un rendez-vous doit être pris une fois que le conteneur est parvenu jusqu'à l’entrepôt…. Ce qui dans notre cas a pris 5 jours pour faire 15 kilomètres, de Fremantle à  Perth. Au total, la procédure complète a pris 2 semaines, ce que tout le monde s’accorde à trouver extrêmement rapide pour l’Australie et en particulier pour Perth. A titre d’indication, l’état de Western Australia a la réputation d’être beaucoup plus strict – en particulier concernant la quarantaine – et aussi beaucoup plus lent dans les procédures. Le NSW (Sydney) jouit de la même réputation.
En revanche, on nous a rapporté moins de difficultés par NT (Darwin) ou le Queensland.  Inspection sanitaire Les informations disponibles sur le site de l’AQIS sont très claires etconformes à  notre expérience sur le terrain.  Se munir de brosses, éponges et beaucoup de courage, car il faudra faire la chasse à la moindre trace de terre, sable, boue, à la plus petite brindille végétale etc…Nous recommandons d’établir des listes extrêmement précises des contenus transportés car une bonne première impression « sur papier » semble faciliter l’inspection… qui se paie par tranche d’une demi-heure à raison de 55 dollars en 2006.
Pour accélérer le processus, nous avions isolé ensemble tous les items qui nous semblaient poser une éventuelle difficulté, ce qui s’est avéré une bonne idée, appréciée de l’inspecteur.
 
 
 
Formalités pour pouvoir circuler avec un véhicule importé temporairement
 
D’abord il lui faut l'équivalent de son passeport, c'est le fameux Carnet de Passage en Douanes  qui se renouvelle chaque année. Attention à ne pas arriver en Australie avec un Carnet à quelques semaines d’être périmé. Trois mois semble être le minimum acceptable.
 
Il faut avoir dejà assuré son véhicule (franchement impossible ou hors de prix, sauf à devenir un camping car pour l’occasion : s’inscrire par internet à un club de camping caristes, par exemple CMCA qui jouit d’un contrat spécial tres avantageux auprès d’un courtier, Kent Tames pour CMCA. Pour cela, il faudra fournir une liste et une photo montrant quelques aménagements intérieurs du véhicule).
 
La visite technique est obligatoire pour obtenir la "registration" une sorte de carte grise valable un an... mais seulement pour les locaux ! En effet, pour les touristes qui voyagent avec un véhicule importé ("temporary import" toujours le préciser)la date de renouvellement de la "registration" c'est la première date d'échéance entre:

- le renouvellement du carnet de passage

-la date d'expiration de votre visa.

Conseil: prévoir une copie papier de l'email de notification de votre visa, lors de notre demande de "registration" au cas où comme cela nous est arrivé, la fonctionnaire du Queensland ignorait que les visas étaient délivrés électroniquement... et s'étonnait de ne rien voir sur nos passeports.

-la date de votre prochain contrôle technique indiqué sur votre carte grise francaise
 
Exemple:
vous arrivez en aout (visa d'un an), votre voiture en octobre (vous ferez à ce moment là votre 1ère "registration"), votre carnet de passage a été établi en janvier l'an précédent, il sera donc renouvelé en janvier. Donc, la registration devra se refaire en janvier, puis à nouveau le cas échéant en aout !
 
Attention, des variantes peuvent exister selon les états. Le NSW semble le plus pointilleux, surtout avec un volant à gauche... La registration de certains états comprend une assurance corporelle au tiers (obligatoire dans tout le pays), mais pas dans le NSW où elle est à souscrire individuellement auprès de son assureur automobile.
 
Prévoir d'avoir une adresse dans l'état où se fera la "registration". A noter que le montant à payer varie en fonction de l'adresse : c'est moins cher avec une adresse à la campagne qu'en ville...
 
Avant de pouvoir enfin ciculer, il faudra avoir acheté (par exemple à l’automobile club local) un autocollant précisant LEFT HAND DRIVE, à coller à l’arrière du véhicule. OUF !

R. et M. - www.kookynet.net




Fiche pratique Traversée véhicule Darwin, Australie – Singapour

cargo-Chantal_Giraud> Départ de Darwin

En préambule : l’importation temporaire d’un véhicule en Australie nécessite un carnet de passage en douane. On obtient se carnet auprès de l’Automobile Club de France. Voir conditions à l’adresse suivante : http://www.automobile-club.org/se-deplacer-mobilite/carnet-passage-en-douane.html

> Compagnie maritime

Compagnie maritime Toll (anciennement Perkins). http://www.perkins.com.au

Adresse : Frances Bay Drive, Darwin NT 0800, Australia

Responsable en juillet 2012 :Sharnee Devine
International Logistics Officer
Toll Marine Logistics
T +61 8 8982 2012
sharnee.devine@tollgroup.com

Cette compagnie assure le transport de marchandises sur la route maritime : Darwin, Australie - Dili, Timor Oriental - Singapour. C’est une ligne régulière. Il part un cargo environ tous les dix jours. Le véhicule peut-être transporté dans un container à condition de ne pas excéder 2,55m de haut (norme internationale pour les containers). Si le véhicule excède cette taille, il peut être  transporté sur le pont du cargo. Il est hissé à l’aide d’un élévateur.

> En pratique :


-     1. Contacter la compagnie maritime par e-mail pour obtenir une « quotation ». Indiquer les dimensions du véhicule L x l x H car le prix de la traversée dépend du volume en m3 du véhicule.

-     2. Bien faire préciser ce que comprend le prix. Il ne comprend généralement pas les taxes portuaires. Vérifier qu’il n’y a pas de frais supplémentaire pour le coût du carburant (B.A.F.). Le prix indiqué ne comprend jamais les frais du port de destination.

Exemple de prix pour un véhicule de 36 m3 transporté sur le pont du cargo en juillet 2012 : 3 450 $AU plus 115$AU de taxes portuaires à Darwin. Total : 3 565 $AU (dollars australiens).

-     3. Environ un mois à l’avance, demander une réservation ferme sur un cargo. Il est inutile de demander une réservation trop tôt car la programmation sur le long terme n’est pas très fiable. Il est également possible d’attendre le dernier moment, de se rendre au port et de demander la date du prochain départ. Il suffit alors de patienter jusqu’au jour J.

-     4. Le jour J. Le matin, se rendre au bureau des douanes, dans le centre ville, avec le carnet de passage en douane pour faire enregistrer la sortie du véhicule. La démarche ne prend pas plus de 10 mn.

Darwin - Regional Head Office Customs House
21 Lindsay Street
DARWIN NT 0800
Telephone: 1300 558 287
Fax: 08 8980 6503

-     5. Se rendre immédiatement au port (le véhicule est enregistré comme sorti du territoire)
 Toll Logistic Frances Bay Dr, Darwin NT 0800, Australia

-     6. Se rendre au bureau de l’International Logistics Officer pour compléter les documents de prise en charge (1/4 d’heure).

-     7. Munis des documents se rendre sur les docks avec la voiture en passant par le poste de sécurité qui enregistre l’identité des personnes entrant dans le port.

-     8. Se rendre au hangar des expéditions internationales. Là un officier fait le point sur l’état du véhicule à l’aide d’un questionnaire qu’il faut ensuite contresigner. Les clefs du véhicule sont laissées à l’officier.

-     9. Retour au bureau de l’International Logistics Officer qui accompagne au service de la comptabilité pour payer. Le paiement se fait en espèces. Il peut être effectué à Darwin ou en totalité lors de la réception à Singapour.

> Ne pas oublier

- Que les retards des cargos sont très fréquents quelles que soit la destination et la compagnie maritime.

- Que les effets personnels, s’ils sont tolérés par certaines compagnies comme Toll-Perkins, ne sont jamais assurés.

- Que les marchandises dites dangereuses sont interdites. Ce qui comprend :

- Les extincteurs,

- Les bouteilles de gaz (même vides),

- Les bidons d’essence (même vides).

La compagnie maritime Toll tolère les matières dangereuses avec un surcoût de 20%. Mais la déclaration de matières dangereuses peut rendre la sortie du port de Singapour très compliquée.

> Arrivée au port de Singapour

En préambule : l’importation temporaire d’un véhicule  à Singapour nécessite un carnet de passage en douane. On obtient ce carnet auprès de l’Automobile Club de France. Voir conditions à l’adresse suivante : http://www.automobile-club.org/se-deplacer-mobilite/carnet-passage-en-douane.html

Important : Il est impossible de rouler avec un véhicule immatriculé à l’étranger dans la ville de Singapour. On doit donc avoir recours à une entreprise de remorquage qui dépose la voiture à la frontière Malaisienne.

> En pratique :

- 1. Se rendre dans les bureaux la compagnie maritime (L’endroit étant vraiment excentré, il est préférable de s’y rendre en taxi.) pour :

- Obtenir  la date d’arrivée du véhicule à Singapour. Par expérience, les cargos en provenance de Darwin ont régulièrement deux à quatre jours de retard.

- Obtenir le port de débarquement du véhicule (il y en a 4 à Singapour),

- Régler les frais portuaires. Se présenter avec la « bill of loading », les passeports et les papiers du véhicule.

- Obtenir le document nécessaire à l’établissement du « delivery order » par les autorités portuaires au moment de la récupération du véhicule. Sur ce document figure un numéro d’ordre indispensable pour sortir le véhicule. S’il ne peut pas être établi immédiatement dans les bureaux de Toll-Perkins, il faut exiger un envoi par e-mail.

- Obtenir la lettre d’autorisation de pénétrer dans le port pour autant de personnes que nécessaire. Ce document servira à établir les « pass » de sécurité à l’entrée du port.

Exemple de prix pour un véhicule de 36 m3 en août 2012  116$S (dollars singapouriens).

> Compagnie maritime

Compagnie maritime Toll Marine Logistics (anciennement Perkins).

http://www.perkins.com.au

Adresse : Globale Resource Division
Loyang Offshore Supply Base,
Loyang Crescent
1, Tops Avenue – block 103
8e étage.
508988 Singapore
Responsable en août 2012

Angie Ong
Customer Service Manager
Tel. : +65 6221 3861
Fax.: +65 6223 4380
Port.: +65 9625 0699
angie.ong@tollgroup.com


- 2. Se rendre dans les bureaux de l’Association Automobile de Singapour (AAS) afin de commander le remorquage du véhicule entre le port et la frontière malaise.

- Demander à rencontrer la responsable des opérations douanières.

- Se présenter : avec le carnet de passage en douane original, le passeport et le permis de conduire du propriétaire du véhicule, la carte d’immatriculation et une photo du véhicule, le nom de la personne responsable du transfert au sein de la compagnie maritime,

- Prendre rendez-vous pour le remorquage en fonction de la date d’arrivée du bateau. Le rendez-vous à lieu devant les bureaux de l’association. Le conducteur de la dépanneuse peut prendre en charge deux passagers dans son camion. Au-delà, les clients doivent prendre leurs dispositions pour se rendre en taxi ou en bus au poste frontière. Attention, très important : il existe deux postes frontière entre Singapour et la Malaisie. Bien préciser par quel poste on souhaite sortir.

Exemple de prix pour un véhicule de moins de 6 m de long en août 2012 : 503 $S

Automobile Association of Singapore
336 River Valley Road # 03-00
 238366 Singapore
Responsable en août 2012 : Rosie Chan
rosie.chan@aas.com.sg
Tel : +65 6831 2105
Fax: +65 6734 6704

- 3. Penser à se munir de monnaie malaise (ringgit) pour pourvoir payer le péage à la frontière.

- 4. Le jour J, se rendre dans les bureaux de l’Association Automobile de Singapour (AAS) muni des passeports, papiers du véhicule, carnet de passage en douane, documents pour l’établissement du « delivery order », lettre d’autorisation de pénétrer sur le port puis se rendre au port avec la dépanneuse et faire établir les « pass » à l’entrée du port (le coût du pass était de 3$S par personne au mois d’août 2012.

- 5. A l’intérieur du port :

- Se rendre avec la dépanneuse jusqu’aux quais de débarquement,

- Faire l’inspection du véhicule,

- Se rendre dans les bureaux de l’administration portuaire pour obtenir le « delivery order »

- Faire atteler le véhicule à la dépanneuse et se rendre à la sortie du port où se trouve la douane,

- Faire compléter le carnet de passage en douane pour marquer son entrée sur le territoire singapourien.

- 6. Sortie de Singapour :

Le chauffeur de la dépanneuse apporte le véhicule jusqu’à la douane.

- Passer le bureau de l’immigration pour faire enregistrer sur les passeports la sortie des personnes du territoire singapourien,

- Se rendre avec la dépanneuse jusqu’aux bureaux des douanes pour obtenir l’enregistrement de la sortie du véhicule sur le carnet de passage en douane.

Le chauffeur de la dépanneuse dételle le véhicule après la douane Singapourienne. Suivre ensuite le cheminement pour les « lori », les camions.

-     7. Entrée en Malaisie :

Se rendre avec son véhicule au poste frontière malais.

- Passer le bureau de l’immigration pour faire enregistrer sur les passeports la sortie des personnes du territoire singapourien,

- Se présenter à la première barrière de passage à niveau et demander au guichet une carte prépayée pour les autoroutes malaises afin de pouvoir passer le péage (prix de la carte : 20 ringgit malais, prix du péage 2,90 rm au mois d’août 2012).

- Se présenter à la seconde barrière de passage à niveau (10 m plus loin). En l’absence de la carte nécessaire pour ouvrir la barrière, se faire établir un document par le guichet qui ouvrira manuellement. Le document doit ensuite être présenté au douanier lors de l’enregistrement de l’entrée du véhicule sur le territoire malais.

- Se rendre au bureau des douanes malais (parlent anglais),

- Faire enregistrer l’entrée du véhicule sur le carnet de passage en douane.

- Sortir de la douane.

Durée totale de l’opération pour sortir de Singapour depuis le rendez-vous devant l’Association Automobile de Singapour : 5 heures.

Georges et Chantal Giraud (été 2012)



Parfois un vrai casse-tête (notez sur un papier facilement accessible le numéro du châssis et celui du moteur, le poids du véhicule) et en tous cas des dépenses supplémentaires. En premier lieux ce sont l'assurance et surtout le carnet de passage en douane qui demanderont le plus d'attention et parfois de patience.

Assurances :

S'il est possible de souscrire un contrat d'assistance international pour les personnes, aucune compagnie d'assurance occidentale ne couvre les risques automobiles et à plus forte raison le rapatriement d'un véhicule. Toutefois la carte verte de votre assurance habituelle couvre certains pays d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient (voir au dos de la celle-ci).
Ailleurs, dans certains pays, l'assurance reste obligatoire dès la frontière : Singapour, Malaisie, Mexique, Amérique Centrale et la plupart des pays africains (sauf Afrique du Sud). Dans ce cas, il y a souvent possibilité de souscrire une assurance à la frontière.

"Pour ma part, pour les voyages en pays africains, je souscris toujours une assurance responsabilité civile. Si vous blessez quelqu'un ou à plus forte raison, s'il y a mort d'homme, elle vous sera bien utile. Cette assurance garantit aussi le vol et l'incendie du véhicule et de son contenu. Il faut bien se renseigner et prendre une compagnie sérieuse, soit directement de France, soit à la frontière ou à la première ville juste après. Au niveau de l'Afrique, la Compagnie Caisse nationale d'assurance du Mali (BP568 Bamako, Mali) assure 14 pays d'Afrique occidentale et centrale. Ils proposent un système équivalent à notre carte verte, c'est la "carte brune". Je prends toujours la responsabilité civile qui couvre tous les dommages à autrui, le vol et incendie plus la garantie véhicule et défense et recours". 
(C. Desaintjan)

Carnet de passage en douane :

Le carnet de passage en douane n'est pas nécessaire pour l'Europe. Par contre il l'est en Asie (à partir de l'Iran), en Australie et en Afrique. En Amérique du Nord et du Sud il ne l'est plus pour franchir les frontières, sauf aux ports d'entrée si le véhicule arrive par voie maritime (Halifax, Buenos-Aires, Caracas, Los Angeles...). Dans tous les cas ne pas oublier le tampon de sortie !Ce carnet s'obtient auprès du service douanier de l'Automobile Club de l'Ile de France (ACIF : 14 av. de Grande Armée, 75017 Paris. Tél. : 01 40 55 43 00). Il est délivré pour une année renouvelable moyennant une caution s'élevant à 100 % de la valeur vénale du véhicule constituée le plus souvent par une caution bancaire, avec un minimum de 2 300 € si le véhicule n'est plus côté.

"Dans ce dernier cas, bien signaler à l'Automobile Club d'inscrire sur le carnet une valeur de 15 000 F et non de 0 F (certains pays très administratifs comme l'Inde peuvent poser quelques problèmes). Par ailleurs, si vous partez pour plus d'un an, il faut prévoir le renouvellement du carnet (coût + caution). Cela se fait auprès d'un Automobile Club (ou affilié) local et peut devenir laborieux et long selon les échanges de courriers entre les deux clubs (pour nous cela a duré un mois en Inde). Pour limiter les difficultés, choisissez un pays "efficace" où vous comptez rester assez longtemps (utile en cas de problème)."
(S. du Peloux)

Au niveau des frais de caution bancaire les choses sont variables selon le montant de la caution, donc de la valeur vénale (côte Argus) du véhicule. En général, les banques pratiquent 1 % de la valeur par trimestre + frais d'ouverture de dossier (de 30 à 75 €).

"Les banques consentent généralement un nantissement sur les fonds dont vous disposez sur un compte titre. La banque vous compte des frais mensuels très raisonnables en rapport avec la somme en jeu et votre compte titre reste générateur d'intérêts. Par contre, l'employé de guichet ne connaît généralement rien à cette possibilité et il faut tout de suite taper au niveau du directeur de l'agence ou, mieux, de la direction régionale pour éviter les pertes de temps !"
(M. Ferroud-Plattet)

Généralement, les frais de délivrance du carnet s'élèvent à 90 € + l'adhésion à l'ACIF (120 €/an); soit un total de 210 € par an. La caution sera levée au retour de votre voyage à condition que tous les tampons de sortie des pays traversés y figurent. Tout cela pour éviter que vous ne vendiez votre véhicule à l'étranger.
Attention aux papiers, permis de conduire international, passeport. Soyez en règle et ayez un véhicule en bon état. Partez aussi avec l'adresse des consulats et des ambassades de France à l'étranger, cela peut toujours être utile.
En cas de problèmes (véhicule brûlé, volé, gravement accidenté...) déclarez-le à la police du coin et, avec la déclaration, allez à l'ambassade de France, sinon vous risquez d'avoir des difficultés avec l'ACIF. 
La caution bancaire serait alors bloquée cinq ans par l'Automobile Club, le temps qu'une enquête soit menée. Dans le même genre, ne perdez pas votre carnet de passage en douane, ne vous le faite pas voler non plus. Votre caution serait là aussi bloquée cinq ans pour les mêmes raisons.

Généralités :

Nombreux sont ceux qui partent en camping-car. Adapté aux longs périples, ce type de véhicule grâce à son aménagement permet de dormir n'importe où. Si le prix d'un camping-car peut aller jusqu'à 70 000 Euros ou plus, on peut toutefois trouver pour nettement moins cher des véhicules plus ou moins bien équipés. Quitte ensuite à devoir se débrouiller par soi-même pour l'aménagement souhaité ou le niveau de sophistification recherché.

"Une bonne solution est d'acheter un fourgon (aménagé ou à aménager), souvent plus robuste et plus facile à réparer (carrosserie en tôle et non plastique). De plus, l'aspect fourgon fait plus "passe partout" et moins clinquant ! Ce qui n'est pas négligeable dans les pays pauvres. Malheureusement les marques françaises sont peu répandues à l'étranger, surtout en Asie. La valeur sûre reste Mercédès; nous avons acheté le nôtre d'occasion et quasiment équipé pour 60 000 F en 93". 
(S.du Peloux)

N'oubliez pas lors de l'achat du véhicule de tenir compte de sa consommation car votre budget en sera largement dépendant."Contrairement à ce que l'on peut penser, le camping-car n'est pas un obstacle pour le contact avec les gens. Nous sommes au contraire très sollicités par des curieux qui viennent à notre rencontre en voyant l'aspect du véhicule. Dans les régions très isolées, la population conserve sa spontanéité et sa gentillesse avec les occidentaux". (F. et M. Dupuis)

Budget :

"Nous sommes partis en Asie, pour environ 700 €/mois à deux tout compris; pour l'Amérique Latine il faut compter le double. Tous les pays développés sont chers. Les pannes et les réparations sont à prévoir. Dans ce budget sont compris les vols intérieurs, les extras en cours de voyage (excursions, photos). Par contre pas de restos (nous préparions notre nourriture), pas d'hôtels, pas de transports, ce qui représente une économie non négligeable."
(J.et D. Clerfeuille)

Essence ou diesel ?

On trouve essence et diesel partout dans le monde, bien souvent moins cher qu'en France. Dans certains pays (Syrie, Islande...), une taxe est exigée pour les véhicules diesel; parfois on vous demande aussi la contenance du réservoir. Toujours prévoir des jerricans et les remplir pour éviter la panne sèche.

Equipement :

Pour l'aménagement de votre véhicule, vous pouvez trouver nombre de bons tuyaux dans les revues spécialisées comme "Auto Verte". "Camping-car" est aussi une bonne source d'information avec des témoignages vécus. De nombreux magasins d'équipement un peu partout en France.

"Nous vous conseillons, si votre camping-car est équipé d'un circuit d'eau avec une pompe électrique, de mettre un filtre fin à la sortie du robinet pour purifier l'eau (Katadyn, Penta pure). Nous mettions également de la Javel (prévoir des pastilles d'avance car cela conserve) dans notre réservoir d'eau potable à chaque plein (5 pipettes pour 160 l d'eau, vérifier le dosage auprès de l'Institut Pasteur). Javel + filtre : normalement plus rien ne résiste, cela simplifie les ravitaillements en eau. Prévoir également un flacon d'alcool iodé (vente en pharmacie) pour purifier fortement l'eau qui sert à laver fruits et légumes (env. 6 gouttes/l). Léger goût de fer, mais très supportable."
(S.du Peloux)

- Gaz :

Les embouts de remplissage pour les bouteilles de gaz sont différentes d'un continent à l'autre. Ou vous faites l'acquisition d'un adaptateur ou vous changez vos bouteilles, détendeur à l'étranger. Sur de longues périodes, nous déconseillons les petits réchauds instables.

- Douchette

Extérieure à l'aide d'un petit flexible. Prévoir une bonne autonomie en eau plus un tuyau suffisamment long pour faire les pleins (dans les stations service par exemple)."Un tuyau caoutchouc de 2 m et de diamètre intérieur 16 mm + collier serflex vous permettront dans tous les pays musulmans de vous doucher dans les toilettes (où il y a toujours un robinet à la place du papier) des nombreuses mosquées près desquelles vous ferez étape sans risque". (M. Ferroud-Plattet)

Mécanique (pièces de rechange) :

Prévoir deux roues de secours, des pneus de rechange, des accessoires utiles (filtre à air, huile, divers câbles, plaquettes, courroies).
On trouve un peu partout des mécanos, mais les pièces sont plus rares. Se munir d'un câble pour se faire remorquer en cas de panne. Pensez également aux doubles des clefs. Une grille de désensablement pour le désert peut s'avérer utile, de la colle super glue, des lampes de rechange. Un réchaud électrique pour remplacer le gaz en cas de panne. Prévoir deux bouteilles de gaz pour les faire recharger en cours de route dans des usines.

"Il faut savoir que les roues jumelées à l'arrière pour un camping-car sont un plus. Le véhicule est ainsi plus costaud, supporte mieux les surcharges et les terrains accidentés et s'embourbe moins. Par contre, cela augmente le risque de crevaison dès que l'on est sur des chemins caillouteux car les pierres se coincent entre les deux roues pour finir par crever le pneu. Si vous le pouvez, prévoyez des chambres à air; dans certaines régions comme en plein centre de l'Asie, le tubeless est très peu développé et le mécano aura du mal à vous aider dans les réparations." 
(S.du Peloux)

Si vous avez des problèmes, très souvent les locaux se débrouilleront pour vous dépanner; ils font un maximum avec rien. Dans certains pays, on est considéré comme routiers. Dès lors, les autres camionneurs vous aideront toujours. Mais il faut bien être conscient qu'un problème mécanique surviendra toujours tôt ou tard.

Parking :

Dans la plupart des pays, évitez la conduite de nuit (vélos ou véhicules non éclairés, bétail, piétons, nids de poule, risques de vols). Choisissez alors pour vous arrêter un endroit où vous ne gênerez pas et évitez autant que possible les artères où il y a beaucoup de trafic. Attention aux parkings gardés, cela coûte cher ! Certains hôtels vous font payer l'équivalent d'une chambre double, uniquement pour vous garer sur leurs parkings. Les places des églises, mosquées sont des endroits sympa. Eventuellement se renseigner des possibilités offertes auprès de la Maison de France, l'Alliance Française ou les représentations diplomatiques sur place..

Préférable en ville :
 
1) les quartiers résidentiels;
 2) devant un magasin qui pourra jeter un oeil sur votre véhicule; 3) dans un parking surveillé; 4) chez un particulier, idéal pour les contacts et si vous voulez rester garé plusieurs jours..

Préférable en campagnes :

"Nous avons évité de rester longtemps dans les grosses agglomérations. Le mode de vie est plus facile dans la nature. Dans ce dernier cas, nous trouvions un emplacement isolé (95 % de nos bivouacs). Si une région est dangereuse ou très peuplée, les stations services ou un particulier peuvent offrir un emplacement plus sûr."
(F. et M. Dupuis)

Ravitaillement :

Si vous êtes prêts à changer régulièrement vos habitudes alimentaires, vous trouverez tout ce qu'il faut aux quatre coins du monde. Si vous emportez des conserves, attention dans les pays musulmans, pas d'alcool ni de de porc. Pour pallier aux manques de certains pays, vous pouvez emporter lait en poudre, café soluble, médicaments (garder les ordonnances). Préférez les hydroclonazones aux micropurs pour désinfecter l'eau (si vous n'utilisez pas le filtre + javel); cela coûte dix fois moins cher au litre.

La moto(par Ph. Abadie) :

L'équipement :

"J'ai acheté la moto d'occasion pour 10 000 F, l'ai démontée entièrement pour changer les pièces d'usure du moteur, à savoir la chaîne de distribution. Le reste semblait bon (segmentation ou réalésage). Pose d'un disque d'embrayage neuf et de joints de boite et tige de boite neufs. Montage d'un guidon plus large pour une position plus droite.
Deux valises Krauser d'occasion dont les serrures ne fermaient pas, une sacoche réservoir ainsi qu'un gros sac de voyage formaient mes bagages.
La préparation de la moto m'est revenue à 10 000 F environ. Hormis les pare-cylindre standard, je n'ai pas mis de protections particulières sur la moto. Pour l'attacher, j'avais une chaîne et un cadenas. J'ai emporté très peu de pièces de rechange, un jeu de câbles, d'accélérateur, d'embrayage en plus, un disque d'embrayage, quelques boulons, deux câbles antiparasites, un jeu de bougies, une chambre à air avant et arrière, une pompe à pied, une bombe anti-crevaison, des outils, le manuel mécanique de la moto. Ayant monté un allumage électronique, j'ai emporté l'ancien allumage mécanique, l'électronique n'étant pas réparable en cas de panne.
J'ai monté un pneu fabriqué en Russie et acheté à Quetta (Pakistan) à l'arrière, puis un pneu indien acquis à Bombay à l'avant ! Doutant de leurs qualités, j'ai redoublé de prudence : l'avant a duré toute la fin du voyage, l'arrière m'a lâché en Indonésie où je l'ai remplacé par une fabrication locale.Je me suis fait envoyer des plaquettes de frein à Delhi. La moto n'a connu qu'une seule panne : le rotor d'alternateur que j'ai pu changer à Ankara chez un mécanicien BMW non officiel.Quelques crevaisons m'ont appris à démonter une roue. Les rustines sont peu efficaces en moto, elles se décollent rapidement ! Frottements et chaleur de la route ?
Je suis parti avec une bonne combinaison moto en Goretex qui a fini par perdre de son étanchéité, un sac de couchage, une tente 2 places Igloo et du matériel de camping que j'ai accumulé au fil du voyage. A préconiser à ce sujet : un réchaud à essence acceptant toutes sortes de combustibles (non limité au sans plomb !). Le modèle XGK2 de la marque MSR fabriqué aux Etats-Unis et disponible en France est idéal; le seul combustible qui ne fonctionne pas est l'alcool à 90 degrés !

Budget moyen/jour :

Le voyage sur 22 mois, tout compris, m'est revenu à environ 130 F/jour billets d'avion, transport de la moto par bateau et avion compris.

Parking :

Une fois en ville, la moto se reposait de moi et réciproquement. Dans les pays de l'Est et en Russie, il est nécessaire de la mettre dans des parkings gardés ou dans des abris. En Asie, je faisais attention également de la mettre le plus souvent à l'abri, les risques semblaient moins importants. A Istanbul ou Bangkok, elle dormait dans la rue. Je lui ai fait confectionner une bâche en Turquie pour lui éviter l'assaut de touristes locaux voulant se faire prendre en photo dessus, ou juste la chevaucher pour voir, ou simplement tripoter les commandes.

Problème particuliers :

Vols, tracas administratifs, etc...
Problème de visa pour le Pakistan : à Istanbul, il me fallait une lettre de recommandation du consulat français. Ce dernier me la refusant du fait des problèmes kurdes (je faisais le voyage par voie terrestre), j'ai dû essayer de l'obtenir à Ankara sans succès ce qui m'a valu un aller-retour sur Athènes simplement pour ce visa pakistanais.
Je ne me suis jamais senti menacé, même lors de nombreux contrôles de l'armée sur les routes de l'Est de la Turquie, de l'Iran ou du Pakistan. Seules fouilles approfondies aux passages de frontières : Russie et Iran. La dernière particulièrement détaillée, le contenu des bagages tout étalé par terre et chaque livre feuilleté.
L'entrée en Indonésie, nécessite un permis qui a pu être évité pour un ami motard. Ce permis s'obtient à Jakarta auprès de la police centrale. Voir les ambassades.

Quelques chiffres et détails :

Départ : 31/7/95. Retour : 25/5/97 664 jours autour du globe pour la plus grande partie sur une moto BMW flat twin modèle 1982 (cadre R100S), moteur 900 cc (90/6) de 1974.
Elle est rentrée sur un cargo d'Auckland, Nouvelle-Zélande, en France et je roule tous les jours avec, encore aujourd'hui !
Près de 70 000 km à moto, brûlant quelque 3 500 litres d'essence; près de 23 000 km sur des autobus, taxis, bateaux, camping-car, voiture... Par dessus mers ou océans, en avion à défaut de pouvoir prendre le bateau.

Conditions météo :

ensoleillé et chaud à l'exception du nord du Pakistan, du nord de l'Inde et du sud de la Nouvelle-Zélande, allant dans des montagnes hautes pendant la saison hivernale ou lors d'un été. Près de 3 semaines de pluie en tout. De magnifiques paysages, des situations intéressantes, architectures, arts, atmosphères, cultures, et partout des rencontres sympathiques et enrichissantes.
Une grande leçon sur la vie, la géographie, la culture, l'art, l'amour, les craintes, la connaissance de soi et de l'autre. Une expérience à tenter, sans regret, voire à refaire, à compléter...

Voyager à moto sur Internet :

. Recits :
> Tunisie 98 : récit et photos d'un voyage en moto en Tunisie.
> Moto-voyage : des voyages en Europe, et une prédilection pour l'Est, avec des récits, des photos et des infos utiles.
>Adventure motocycling : plusieurs centaines de compte-rendus de voyages à moto à travers le monde.

. Autres sites
> MotoService : un site portail sur la moto avec des choses à voir avant de partir.
> Horizons Unlimited : site pour les voyageurs à moto avec plein d'infos.
> ALE : agence spécialisée sur le voyage en moto (Europe, USA/Canada, Inde) et la possibilité de louer sur place. 

Le 4x4 :

Généralités
:

vehicule_Phil
© Philippe Jacquerot

Comme son nom l'indique, le 4x4 permet de s'éloigner des sentiers battus et de pénétrer des régions très isolées où touristes et bus locaux ne viennent pas. Un bivouac difficile d'accès, un village reculé dans la montagne ou la jungle sont désormais accessibles. Toutefois l'autonomie recommandée pour sortir des sentiers battus demeure au minimum 1 000 km que ce soit en carburant, eau ou nourriture. Et pour les régions les plus isolées, l'idéal est de s'équiper en GPS (navigation par satellite, comme sur les avions ou les bateaux).

"Nous avons voyagé trois ans de 95 à 98 avec un Land Rover Defendeur 110. Fiable, robuste, carrosserie en aluminium (non corrosif et plus léger), habitable malgré sa petite taille et facile à bricoler. Résultats : 145 000 km dans 37 pays sur 5 continents; de - 180 m (mer Morte, Jordanie) à + 5 100 m (Altiplano, Bolivie)."
(F. et M. Dupuis)

Budget :

"D'un pays à l'autre, notre budget (nourriture, diesel, visas, excursions, entretien du véhicule, achats divers, courriers et télécommunications) a varié.
Par mois et pour deux personnes (transferts maritimes et avions en plus) :500 € en Asie et Amérique Centrale;1 000 € en Australie et Amérique du Nord;900 € en Amérique du Sud et Afrique.Nous n'avons jamais été à l'hôtel et très rarement dans des campings. Notre autonomie en eau, 80 litres, et en carburant, 200 litres, nous permettait de tenir quinze jours et 2 000 km. Ceci nous a permis de traverser des régions isolées ou encore de rester dans des petits villages reculés sans être obligés de partir pour le ravitaillement."
(F. et M. Dupuis)

Mécanique :

Si vous décidez de partir dans des zones isolées, mieux vaut ne compter que sur soi-même pour les pièces, comme pour les interventions mécaniques. Si vous savez réparer les pneus vous-mêmes, une seule roue de secours suffit (+ une pompe à pied + démonte pneu + rustines et colle). Il est utile de connaître un peu et d'avoir bricolé son véhicule avant le départ. Si vos pneus marquent des signes de faiblesse, n'attendez pas le dernier moment pour en acheter des neufs. Des références sont parfois indisponibles dans certains pays. Préférez les bonnes marques, même si le prix est plus élevé.

"Sur trois ans de pistes autour du monde, nos pneus BF Goodrich ont tenu une moyenne de 70 000 km."
(F. et M. Dupuis)

Si vous voulez rester autonomes, emportez un câble et un tire-fort. Mieux que le winch électrique, moins cher, il permet de tirer le véhicule aussi par l'arrière ou de le redresser si celui-ci est couché. N'oubliez pas plaques de désensablement, filtres, huile et quelques joints, manuel technique du véhicule et une bonne caisse à outils avec des instruments sur lesquels on peut compter. Un voyage au long cours avec un véhicule, ce sont avant tout plein de petits problèmes mécaniques à régler et rarement la grosse panne.

Conduite 4x4 :

Le plus souvent il faut mettre son véhicule en configuration "Afrique" (garde au sol à son maximum), éventuellement changer ses jantes et pneus, et en profiter pour mettre des pneus adaptés aux pistes difficiles (Michelin AT). Optez pour des amortisseurs à gaz, évitez les galeries (si possible) pour la stabilité du véhicule sur pistes difficiles. En navigation, une boussole de voiture très bien compensée (Suunto Mle C45K ou Silva Mle 70NBC/S) n'est pas inutile et avoir un GPS peut être d'un grand secours.
Ne pas oublier qu'une carte (la plus récente et la plus précise possible) est indispensable. A voir également avec votre concessionnaire les adresses des garages dépositaires de votre marque. Un stage 4x4 chez un spécialiste (franchissement de rivières, conduite dans le sable et passage de dunes) n'est pas inutile pour les débutants en raids. Bien souvent, les utilisateurs de 4x4 n'ont aucune idée de la puissance et des possibilités du véhicule qu'ils ont entre les mains.

L'Afrique en 4x4 :

Pour partir en 4x4, le carnet de douane, le permis de conduire international (gratuit ou 3 Euros et 1 photo en préfecture), les visas, assurances, les problèmes d'essence ou de gazoil, les équipements et la mécanique, les itinéraires sont les mêmes que pour le camping-car. S'ajoutent pour l'Afrique beaucoup d'enquiquinements d'ordre administratif par la police ou la douane.
A prévoir, pour vous éviter des pertes de temps :
- au moins 20 fiches avec photo authentifiées par votre mairie portant toutes les informations figurant sur votre passeport et sur votre carte grise.
- des photocopies de passeport authentifiées par votre mairie.
- au moins 20 photos d'identité.
- l'attestation d'assurance ou "carte verte".
- une grande dose de tolérance et un large sourire vous aideront à passer les contrôles.
- attention aux panneaux "douane" posés sur les routes ou pistes dans certains pays africains. Ces panneaux posés aux limites de communes indiquent qu'il y a un droit de passage à payer au fonctionnaire qui est sous l'arbre, sur le bas-côté de la route. Vous devez descendre du véhicule pour aller vous acquitter de ce droit. Attention, dépasser le panneau indique que vous avez renversé le fonctionnaire donc amende !
 
 

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