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Voyager en vélo

Se préparer :

Tout d'abord, pour partir, ce qui compte c'est.... la volonté. Mais il est toujours plus prudent de s'entraîner deux ou trois mois avant, si possible dans les conditions réelles que l'on rencontrera (altitude, dénivelés, températures, etc).

Transport du vélo en avion :

Emballez votre vélo dans son carton d'origine ou des cartons SNCF (3 €) et n'oubliez pas de dégonfler les pneus (obligatoire). Même si 20 à 23 kg sont le plus souvent autorisés en soute (15 sur beaucoup de charters), certaines compagnies appliquent un tarif spécial vélo, y compris même lorsque la franchise autorisée n'est pas atteinte. Dans ce cas, faire que son vélo devienne le plus discret possible et ne ressemble justement pas.... à un vélo. N'hésitez pas non plus à le démonter et le répartir en plusieurs bagages (y compris d'ailleurs cabine).
Vérifiez enfin que votre vélo parte bien sur des chariots extérieurs et non sur le tapis roulant des bagages (risques de dommages) et qu'il porte le lieu de destination ainsi que vos coordonnées. Et puis autant arriver 2 à 3 heures avant l'enregistrement pour avoir le temps de bien préparer l'ensemble.

L'itinéraire :

Ne prévoyez pas trop de distance et de reliefs par jour surtout au début; une moyenne de 50 à 70 km sera amplement suffisante. Egalement, envisagez quelques jours de repos tous les 4 à 5 jours pédalés. Mais bien sûr tout dépend aussi de la qualité de la route (bitume, piste, sable...) et de la forme du cycliste, de même que de la durée du voyage et des rencontres faites en cours de route. Prévoir des cartes détaillées même si c'est loin d'être possible partout et dans les zones difficiles toujours se renseigner sur l'état des routes..
Pour un mois de voyage, comptez entre 1 400 et 1 800 km, plus si la route et vous-même êtes en bonne condition. A ce sujet, même avec un bon VTT, les entiers et autres pistes deviennent rapidement fatiguants sur de longues distances. Donc, sauf s'il y a un intérêt particulier préférez-leur le goudron et le bitume même si dans certains pays leur état n'est pas forcément mieux (nids de poule et autres).

La sécurité :

Sur la route, faites attention aux camions, voitures, piétons, animaux qui peuvent débouler inopinément. Quelques détails pratiques pour assurer sa sécurité : sonnette, éclairage et casque sont conseillés. Respectez le code de la route (ou adaptez-vous à la façon locale !) et n'hésitez pas à mettre votre vélo sur un bus ou dans un camion pour les étapes longues et monotones ou les jours difficiles. Enfin, dans les zones de forte chaleur, roulez à la fraîche et profitez des heures les plus dures de la journée pour vous reposer.
Pour le vol, pas de solution miracle, évitez d'abandonner votre vélo chargé, même attaché. Pour vous tenir au courant des dernières nouvelles, vous pouvez emporter une petite radio FM, AM et ondes courtes qui vous permettra d'écouter les musiques locales et de capter presque partout Radio France International (RFI), informations non négligeables quand on traverse ou s'apprête à traverser des pays dont la situation géopolitique est instable.

Le poids :

Il est conseillé de ne pas transporter plus de la moitié de son poids en bagage sur le vélo. Au-delà, le voyage devient plus difficile et les cotes longues, très longues... Pensez à bien répartir la charge et tenez-vous en à la répartition du départ sans vous charger davantage chaque jour. Pesez vos bagages, évaluez la capacité du vélo, en gardant une marge de quelques kilos pour le ravitaillement quotidien (eau, nourriture, souvenirs...).

La garde robe :

A vélo, la qualité des vêtements est très importante, elle permet un voyage sain et un rendement efficace. En hiver, préférez des vêtements coupe-vent et respirant, type polaire et Goretex. En été, privilégiez des vêtements respirant séchant vite (matériel synthétique). Le coton est à éviter en toute saison car il n'évacue pas la transpiration, sèche mal et se froisse facilement.

L'alimentation :

Fondamental pour un cycliste. Il n'est pas inutile d'emmener avec soi quelques produits déshydratés, et des barres aux céréales, fruits secs, bonbons, etc. Se rappeler que c'est vous qui faites avancer la machine, et qu'il faut y mettre de temps à autres du carburant pour pouvoir continuer ! Soyez autonome et prévoyez un réchaud multi-combustibles.

Le couchage :

. Généralités :
à ne pas négliger, car après de longues journées de pédalage il est utile d'avoir un sommeil réparateur. Choisissez un sac de couchage adapté aux températures que vous allez rencontrer (le duvet en plume est de meilleure qualité que le synthétique, mais attention il est beaucoup plus fragile et craint l'humidité). Si vous optez pour le synthétique, le rembourrage au Polarguad Delta est de très bonne qualité. Les matelas auto-gonflant sont légers, compactables et donnent la meilleure isolation possible. Il existe des tailles allant jusqu'au genoux très confortables et vraiment légères.

> A voir en complément sur abm.fr la rubrique "Couchage".

. Le camping :

Dans de nombreux pays il n'existe pas de terrains aménagés. Préférez alors les endroits éloignés de la route et soyez discrets, ou mieux demandez dans les villages pour camper (ou être hébergé) chez l'habitant. Sauf si vous pensez trouver régulièrement un toit pour dormir, prévoyez du bon matériel pour passer de bonnes nuits car entammer une journée fatigué n'est pas l'idéal lorsque l'on se déplace à vélo.

> A voir en complément sur abm.fr la rubrique "Campings".
 
◊ En vélo sur le web :

. Cyclo-Camping International :
L'association française des voyageurs à vélo. Ils éditent un intéressant "Manuel du voyage à vélo", et proposent différentes activités, un festival annuel plus un réseau d'hébergement aux "vélo-voyageurs".

. Cycling :
Pour un index de sites intéressants.

. International Bicycle Fund :
Sûrement l'un des sites les plus complets pour ceux qui veulent voyager à vélo (en anglais) avec également de très nombreuses infos/liens pour pédaler dans chaque pays du monde.

. Guide de la vélo-hospitalité :
 Bases de données grâce auxquelles les cyclistes pourront trouver un hébergement économique lors de leurs voyages.

. Airodin :
Le site d'un constructeur de vélos couchés avec aussi de l'actu et des infos.

. Vélo couché :
Avantages, inconvenients, conseils d'achat et d'utilisation plus plein d'autres choses sur le sujet.

. Voyage à vélo :
Forum de discussion VF sur le sujet.
 

Pourquoi voyager à vélo ?

Simplement parce que ce mode de transport permet de voyager en prenant son temps. Le temps de rencontrer, de contempler, de s'arrêter, de respirer... C'est en se déplaçant avec ce moyen de locomotion qui rend totalement indépendant que l'on ressent véritablement un pays ou une région. C'est l'occasion d'aller vers les autres, de pouvoir s'arrêter sur la route et d'admirer la vie qui se déroule sous ses yeux. Et devenir alors un spectateur privilégié.

Bien sûr, pour faire avancer la machine il faut pédaler, et si l'on manque de préparation, et surtout de motivation, il est vrai que l'expérience peut parfois se transformer en galère. Toutefois il n'est pas forcément nécessaire d'être un sportif aguerri pour partir à vélo. En effet rouler à son rythme et ne pas être trop chargé sont parmi les clés de la réussite; donc... Et de toute façon un vélo se rangera toujours facilement dans un compartiment de train, le toit d'un autobus ou les soutes d'un avion partout dans le monde. Sans parler que l'on peut aussi simplement louer un vélo pour une partie de son périple.
 
La machine et l'équipement :

Le vélo :

On a le choix, VTT ou randonneur, cher ou bon marché; à chacun de voir selon son budget. Pour un voyage longue durée mieux vaut acheter du matériel robuste et sur mesure car cela évite bon nombre de tracasseries mécaniques, autant pour le vélo que pour celui qui pédale. Par contre, pour un périple d'un à deux mois cela n'est pas nécessaire, surtout si l'on met son vélo dans des bus ou des trains où il risque d'être abîmé.
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L'équipement :

Il est important de bien connaître son matériel avant de partir. Il vous faudra donc choisir celui-ci en fonction du type de vélo que vous avez, des contraintes de poids ou de place, et de vos compétences (n'emportez que des outils dont vous savez vous servir !).
Pour les longs voyages, particulièrement dans des pays démunis, il est conseillé de choisir du matériel robuste, surtout un cadre en acier qui permet d'être ressoudé dans n'importe quel petit atelier (à la différence de l'alu, du carbonne, etc).

. Le casque :

S’équiper d’un casque de vélo (non obligatoire mais fortement recommandé) parfaitement ajusté vous permettra d'avoir la seule protection contre les chutes éventuelles.

. La selle :

C'est un élément important. Certains préfèrent le cuir qui s'adapte mieux à la morphologie mais se déforme sous la pluie, d'autres la mousse. Pour une longue durée, une selle en cuir semble toutefois inévitable. Attention de ne pas partir avec une selle neuve. Soyez sûr que vous la supporterez, sinon votre voyage se transformera vite en calvaire.
Pour les filles, n'oubliez pas que les selles femmes et hommes sont différentes. Demandez à votre vendeur une selle adaptée à votre morphologie.

. Le guidon :

on peut opter pour la corne de taureau qui a l'avantage de vous redresser un peu sur le VTT. Le système de suspension des potences Flexstems (élastomère) est très efficace (60 € env.). Sur la piste, il devient presque indispensable lorsqu'on y a goûté.

. Le rétroviseur :

peut s'avérer utile sur la route.

. Les gants :

 également très précieux.

. Les pneus :

les pneus de VTT sont adaptés et accrochent bien sur la piste. Si l'on roule sur le sable, ne pas hésiter à dégonfler. Emportez aussi un pneu de rechange souple que vous plierez dans vos sacoches. Certains mettent une bande en kevlar dans le pneu afin d'éviter les crevaisons. Pensez à emmener des rustines et surtout de la colle. N'oubliez pas la pompe et du fil pour recoudre les pneus éclatés dans la brousse.

. La chaîne :

élément bien sûr très important, prévoyez une chaîne de secours. Il est indispensable d'avoir trois plateaux à l'avant, le grand protégeant les autres en cas de chute; à l'arrière prévoyez petit (28 ou 30). Faites attention au dérailleur arrière assez vulnérable.

. La béquille :

un tube d'aluminium appuyé au sol et coincé sous la selle permet au vélo chargé de rester debout. Pour le transport, elle est ficelée le long du cadre (velcro).

. L'éclairage :

même si cela peut paraître une option car il est rare que l'on roule la nuit, autant prendre toutes ses précautions. La dynamo est efficace, mais procure un frottement non négligeable. Les fils qui se baladent finissent souvent sectionnés (avion, accrochage...). De nouveaux modèles sont disponibles, utilisant des ampoules de type LED, qui offrent un très bon éclairage et surtout une longévité des piles sans équivalent (une centaine d'heures pour certains modèles Cateyes). Les lampes halogènes consomment énormément d'énergie (durée de 2 à 5 heures max.), ce qui conduit à recharger les accus très souvent ou à prévoir un budget pile important.
En plus de l'éclairage présent sur le vélo, on pourra également adapter si nécessaire d'autres lumières avec de simples lampes à piles (pas cher et pratique).

. Les garde-boue :

utiles. Choisir ceux qui se posent et se retirent facilement car la boue qui s'entasse risque de perturber le roulement.

. Les porte-bidons :

on peut en fixer au moins trois sur le cadre et prévoir une poche de 5 litres qui se roule quand elle est vide. Ne pas hésiter bien sûr à s'arrêter en cours de route pour faire le plein.

. Les porte-bagages et remorque :

essayez de les fixer avec une visserie existant déjà sur le vélo pour pouvoir changer des vis plus facilement si nécessaire.
Idem si vous avez opté pour une remorque. Essayez de plus de choisir une remorque utilisant dans sa conception des pièces identiques à celles présentes sur le vélo (visserie, axe de roue...).

. Les sacoches :

ce sont elles qui prendront soin de votre matériel si précieux. Il convient donc qu'elles soient solides, étanches, résistantes aux déchirures et qu'elles comportent des systèmes de fixation solides. De bonnes sacoches vous permettront de transporter jusqu'à 50 kilos. Pour les excellentes et onéreuses sacoches Ortlieb, on conseille le modèle qui s'enroule par le dessus (beaucoup plus pratique d'accès, se ferme plus facilement, est aussi étanche et permet de stocker un volume plus important).La sacoche-guidon est très pratique, elle possède souvent un porte-carte et permet d'y mettre ce dont on se sert le plus souvent.

. Les portes-sacoches :

l'élément le plus important. A prendre solides et en acier pour pouvoir le cas échéant les souder en cours de route. On peut les préférer surbaissés ou pas. De manière générale, c'est souvent la fixation qui lâche. Bref, n'hésitez pas à investir dans de la qualité.

. Equipements de sécurité :

à prévoir sonnette, éclairage et casque.

. La colle frein-filet :

 évite que tout ne se dévisse suite aux multiples vibrations. Avant le départ, un mince filet sur tout ce qui est susceptible de se dévisser peut éviter bien des ennuis.

Les pièces de rechange et l'outillage :

. Outillage :

en général, sur un vélo de type VTT (sans suspension, contraignant en entretien et moins fiable), il n'y a pas une grande variété de vis; on se débrouillera donc avec le minimum. Il est toutefois recommandé d'emporter un dérive-chaîne, une clef à rayon et l'outillage de base (pompe, démonte-pneu, clef Allen, tournevis et clef plate), quelques vis, de la graisse, ainsi que de l'huile et un petit pot de graisse.
Un truc est d'avoir aussi une vieille brosse à dent (ça peut toujours servir) et des colliers riselant qui sont ces colliers plastiques d'électricien (utile pour tenir un porte-bagage qui perd ses vis ou bloquer une roue libre qui vous lâche).

. Les pièces de rechange :

pour les longs voyages, équipez-vous de rayons, rustines, chambres à air, pneus, visserie, patins pour frein, câbles pour frein ou dérailleur, roulements à billes, axe de roues ou moyeu complet et jante, boîtier de pédalier. Le reste - dérailleur, cassette ou plateau, chaîne, fourche VTT - peut généralement être acheté sur place ou envoyé en poste restante.
Attention tout de même à l'équipement pour certaines pièces qu'on ne trouvera pas partout dans le monde. A savoir, les systèmes de roue libre (à cassette ou vissée), pédalier (plusieurs type de plateau à 4 ou 5 branches, avec des entraxes différents), ou encore certains types de freins (classiques, cantilever, V-brakes, ou freins à disques).
 

 

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