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Plaidoyer pour la légèreté.

Nous ne sommes attendus nulle part, par personne.... Pourtant nous sommes des milliers à débarquer pour regarder, sentir, goûter, s'imprégner d'un monde, d'une culture, d'individus auxquels nous imposons tout à trac notre présence.
Car voyager, c'est non seulement déplacer son corps et - dans le meilleur des cas - son esprit, mais également modifier l'environnement dans lequel nous nous parachutons sans crier gare.
Voyager, c'est déranger, déplacer, perturber, changer...
C'est la règle du voyage. Nul ne peut s'y soustraire, même bardé des meilleures intentions, même pétri des meilleures considérations humanitaires. On ne peut à la fois choisir d'être là et dénier les conséquences de sa présence qui, quoi qu'en disent les tenants du touristiquement correct (pas d'aumône, pas de friandises, payer le juste prix...) ne sont pas que négatives.
Pourquoi la rencontre des cultures, le choc des rencontres personnelles, le mélange des modes de pensée ne devraient étonner, surprendre que le voyageur (et augmenter son stock d'anecdotes et de diapos) ? L'Autre devant rester immuable, drapé dans sa culture immémoriale, incrusté à vie dans son environnement, forcément meilleur avant que la peste voyageuse ne survienne...
Autre question : doit-on être un spécialiste des problèmes géopolitiques, des questions ethniques, des dossiers écologiques pour avoir le droit de voyager dans un pays du Tiers-Monde ? Voyages que la plupart d'entre nous envisagent comme des loisirs plutôt que comme une prise de conscience de la mocheté du monde.
Pas de fausse honte ni de culpabilité de circonstance, ni d'angélisme larmoyant. À la "conscience concernée" en bandoulière, autre forme de l'arrogance occidentale, substituons le bon sens toujours en éveil. En clair, un bonbon donné avec du coeur et de l'amour à un gosse fera toujours moins de dégât qu'une attitude distante, adoptée "pour son bien". Car, au fond, qu'est-ce qui est le plus scandaleux : notre passage, dont il ne faut pas nier les répercussions parfois dramatiques, ou notre insensibilité face aux êtres rencontrés, aux situations vécues ?
Notre présence physique n'est-elle pas rendue plus insupportable par notre absence intérieure ?
- P. L. -


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