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Tourisme responsable (42)

vendredi, 11 décembre 2015 15:36

Masaï-Mara : Adieu les Big Five !

Deux lions mâles à belles crinières noires somnolent paresseusement à l'ombre d'un acacia ! Tout autour, la savane blonde, infinie, brûlée d'un soleil ardent, danse sous la brise légère. Quelques véhicules tout-terrain défilent cycliquement devant les patriarches. Les touristes en mal de belles photographies et de sensations fortes s'impatientent un peu mais réalisent toutefois quelques clichés. Il faut bien rentabiliser le très cher coût du safari. Lorsqu'ils interrogent leur chauffeur, c'est la même question, sempiternelle, qui revient systématiquement : "Ils vont dormir encore longtemps" ?

- "Cà dépend, on ne peut pas savoir. Les lions sont vraiment actifs et chassent surtout de nuit. Aux heures chaudes, la savane se fige. Ils vont sans doute dormir comme ça, toute la journée. "

La culture Massaï a sans doute contribuée, jusqu'à il y a peu, à la conservation de l'écosystème du Masaï Mara, le parc mythique, théâtre de la grande migration des gnous et de ses spectaculaires "crossing", qui attiraient, jusqu'à il y a peu, des dizaines de milliers de visiteurs du monde entier. Le Masaï-Mara, le plus célèbre, le plus somptueux et le plus riche sanctuaire sauvage d'Afrique, permettait d'observer, en une unique journée de safari, les fameux big five (lion, rhinocéros, éléphant, léopard et buffle) les espèces que les premiers colons blancs tuaient plus volontiers, "avec noblesse", lors de chasses imbéciles.

Le peuple des fiers guerriers Massaï, autrefois nomade, vivait en symbiose avec la grande faune charismatique des savanes d'Afrique de l'Est. Et si un jeune "morane" tuait parfois, tradition oblige, un lion à la sagaie pour prouver son courage et devenir un homme aux yeux de sa communauté, cela n'impactait nullement l'équilibre séculaire qui régissait les savanes d'Afrique de l'Est depuis la nuit des temps.

Les temps ont changé ! La sédentarisation, la démographie galopante que connaît le Kenya aujourd'hui, la pression humaine ont bouleversé le fragile équilibre de la réserve ! Aujourd'hui, le constat est aussi alarmant que désespérant.

tony52

Les feux de brousse, allumés cycliquement sans aucun contrôle, ont anéanti toute une frange de petits animaux, reptiles, insectes, oiseaux. Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir observé une tortue lors d'un safari à Masaï-Mara ? Les lycaons, tués jusqu'au dernier, ont disparu depuis belle lurette. La petite trentaine (vingtaine ?) des derniers représentants du rhinocéros noir ne se reproduit plus (un vaste complexe hôtelier fut édifié tout récemment au cœur de leur dernier sanctuaire forestier de reproduction). Ils sont liquidés par les braconniers, les uns après les autres, lentement mais sûrement. Les guépards, l'une des espèces les plus emblématiques et attractives pour les touristes, ne se comptent plus que par quelques dizaines d'individus. Cette espèce erratique, sans territoire, à la biologie fragile, se trouve bien trop à l'étroit sur les derniers 1500 kilomètres carrés du parc, chaque jour davantage grignotés. En compétition avec les grands prédateurs, elle ne fait pas le poids : près de 95% de ses petits sont décimés par la destruction (lions) prédation (hyènes, chacals et babouins...) et le trafic (google-isez Dubaï cheetah par exemple sur votre clavier d'ordinateur pour vous en convaincre...) sans que cela ne semble émouvoir les rangers du parc !

Les éléphants tombent comme jamais auparavant sous les balles ou les flèches empoisonnées des braconniers partout au Kenya : les conteneurs d'ivoire à Mombasa et l'orphelinat des éléphanteaux à Nairobi ne désemplissent plus !

Le nombre de lions est en diminution constante depuis plus de 20 ans. Révolu le temps, jusque dans les années 90, où l'on pouvait encore observer des clans de plus de 40 individus, voire davantage. Les jeunes lions mâles, lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans, sont chassés des troupes et doivent conquérir un territoire, pour s'y établir et fonder leur propre clan ; la biologie de l'espèce l'exige ! Mais de nouveaux territoires, il n'y en a plus ! Le parc est désormais cerné de toute part par les activités humaines, le pastoralisme, l'agriculture... Et quand bien même ces jeunes lions oseraient s'aventurer, en désespoir de cause, dans les zones limitrophes pourtant dites de "conservation", ils n'y trouvent que la pointe d'une sagaie et les balles. Qu'ils aient l'outrecuidance de dévorer une vache qu'on leur apporte pourtant sous leur nez, la sentence est sans appel : le poison et la mort...

tony59

Pour couronner le tout, chaque nuit, des milliers de têtes de bétail investissent illégalement la réserve, jusqu'en son cœur le plus profond. Les autorités gestionnaires du parc et les rangers ferment les yeux ! Les Bomas sont d'ailleurs stratégiquement positionnés sur sa frontière même ! Outre le dérangement permanent, les vaches sont accompagnées de chiens qui errent librement dans la réserve et détruisent les jeunes gazelles ou les portées de guépardeaux ! Ces intrusions constituent sans nul doute le plus grave fléau pour la réserve. Imaginez ce que serait devenu le Masaï-Mara si sa frontière Sud avec le Serengeti tanzanien ne lui permettait pas d'échapper totalement à l'étouffement. Nous n'en parlerions même plus aujourd'hui !

Bilashaka et le marais de Musiara n'appartiennent plus désormais au clan de la Marsh Pride, les lions les plus célèbres d'Afrique, starisés par les documentaires de la BBC : ils en sont chassés chaque nuit par les éleveurs de bétail et n'y reviennent finalement plus ! D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, la Marsh Pride, empoisonnée, mutilée, n'est plus que l'ombre que de ce qu'elle était jadis...

Les safaris kenyans ne font plus rêver depuis bien longtemps ! Ebola et le terrorisme y ont sans aucun doute leur sinistre part, mais pas que...

Le pays est aujourd'hui à la croisée des chemins : il devra relever un difficile défi : sauver ce qui peut encore l'être, sauvegarder à tous prix son unique et merveilleux héritage. La culture Masaï doit s'adapter, entrer résolument dans le monde moderne... ou dire adieu aux temps heureux des safaris et à sa manne financière, pourtant indispensable facteur de développement. Cela est possible, la gestion exemplaire du Trans-Mara (rive droite de la rivière Mara) est là pour le prouver.

En laissant mourir le Masai-Mara, le Kenya est en train de perdre son plus beau fleuron, sa plus belle carte postale, sa vitrine, son meilleur atout...

Mais, manifestement, il ne l'a pas encore compris !

< Texte et photos deTony Crocetta



vendredi, 21 juin 2013 13:32

Bilan de l'Opération "Unis pour un tourisme alternatif »

Pendant 3 mois, entre mars et juin, ABM a parrainé l'opération « Unis pour un tourisme alternatif ».
Lancée par le blog collaboratif Voyageur du Net, cette opération visait à promouvoir le tourisme alternatif et responsable au sein de la blogosphère du voyage.

Mikaël et Kalagan, les 2 initiateurs du projet, ont réussi leur pari : 41 blogueurs ont rejoint l'initiative et ont publié sur leur blog des articles de réflexions sur le voyage, des articles critiques sur le tourisme de masse, des articles de promotion de lieux insolites, de projets écologiques, solidaires ou communautaires. Vous trouverez ci-dessous le bilan de cette opération et la liste des participants :

"Unis pour un tourisme alternatif" : plus de 40 contributions, un bilan positif . Un bilan positif qui démontre qu'une partie de cette blogosphère est consciente des enjeux du tourisme et du voyage, que beaucoup se posent la question du sens même du voyage, le différenciant de simples vacances.
Les problèmes écologiques liés à l'industrie touristique ont été abordés dans plusieurs articles. Les conséquences sociales et économiques également. Mais comment changer ses habitudes de voyage afin de devenir un touriste responsable ?

Sortir des sentiers battus en évitant les pièges touristiques, partir moins souvent mais plus longtemps afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre produites par les transports aériens, avoir une approche du voyage plus locale en participant à des projets solidaires auprès des populations les plus pauvres, privilégier les acteurs du tourisme et les agences qui prennent en compte des facteurs écologiques et humains...

Toutes ces solutions mises en avant dans les articles, les débats et les commentaires tendent à démontrer qu'aujourd'hui, une transition des habitudes des touristes est en cours et que la blogosphère y à son rôle à jouer.
Pour en savoir plus, découvrez le site des Voyageurs du Net 

lundi, 19 novembre 2012 14:53

Arvel à Paris

Arvel Boutique ephemere novembre 2012BOUTIQUE EPHEMERE mais TOURISME DURABLE

Le tour du monde, notre pays ... en 5 jours à Paris.

ARVEL VOYAGES association de voyages lyonnaise qui œuvre depuis plus de 40 ans pour un tourisme différent,
porteur de sens et de valeurs conjuguant les solidarités, vient à la rencontre du public parisien.

ARVEL VOYAGES promet 5 jours d'animations, de découverte, de rencontre et de partage à l'image de ses voyages.
Un programme riche et varié : à l'occasion du lancement de la nouvelle brochure de voyages 2013, cocktail et concert acoustique de Bino Barros, jeune artiste talentueux du Cap Vert ; forum de présentation des destinations ; « Rendez-vous » animateurs ; rencontre avec les responsables de groupes et collectivités ; animation spéciale enfants le mercredi ...

Un évènement capital et original à ne pas manquer, convivialité assurée !

Du samedi 24 novembre 13h au mercredi 28 novembre 19h,
l'équipe d'ARVEL sera à la Galerie VOSKEL, 5 rue Timbaud Paris 11ème.
Entrée libre à la boutique éphémère, animations gratuites mais places limitées, inscription souhaitée.
Programme détaillé : www.arvel-voyages.com  rubrique « Actualités » ->> http://www.arvel-voyages.com/voyages/arveliens-actus-fiche.asp?P01=31 
lundi, 19 novembre 2012 14:44

Forun national du tourisme responsable

Visuel TropheeL'Association des Voyageurs et Voyagistes éco-responsables (V.V.E) organise le "Forum National du Tourisme Responsable" à l' Université Montpellier II

Du 30 novembre au 2 décembre 2012

Le rendez-vous national pour découvrir ceux qui agissent aujourd'hui pour le tourisme responsable de demain

V.V.E., c'est 1 000 adhérents voyageurs, 16 voyagistes et réceptifs, des guides-accompagnateurs, réunis et mobilisés autour du tourisme responsable, l'écotourisme, la solidarité et la protection de la biodiversité.

CETTE ANNÉE : 4 thématiques, 3 sujets principaux :
L'ÉCOTOURISME - LA BIODIVERSITÉ - LA SOLIDARITÉ

ÉVÉNEMENT PARRAINÉ par YVES PACCALET, Écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste
Objectifs du FNTR 2012
o Réfléchir, échanger et s'informer sur les solutions alternatives et les démarches novatrices qui seront présentées
de manière concrète.
o Rencontrer les acteurs : voyageurs, voyagistes, associations, engagés dans une démarche de Tourisme
responsable.

www.forumnationaltourismeresponsable.com
mercredi, 26 octobre 2011 10:30

Maitriser ses empreintes



Partir en vacances, c'est découvrir un pays, son patrimoine et son environnement. Il s'agit là des premières visites organisées pour s'imprégner de la culture et des richesses touristiques du pays.

Des richesses que chacun se doit de respecter grâce à quelques consignes simples mais toutefois utiles à rappeler.

Bien entendu, il est vivement recommandé de ne pas laisser ses déchets derrière soi, que ce soit dans un lieu public ou dans sa location de vacances. De plus, en fonction de votre destination, certains pays ne disposent pas de système d'élimination des déchets.

Les poubelles (lorsqu'il y en existe) restent tout simplement dehors. Il est donc parfois préférable de ramener avec soi sacs plastiques, piles, batteries et autres éléments très difficilement dégradables et nocifs. Par contre, il arrive que les boites de conserves soient réutilisées par la population pour la fabrication de bijoux ou autres objets. Penez les informations sur place. Brûler ses déchets est une possibilité mais il est essentiel de bien se renseigner avant car pour certaines civilisations, le feu est sacré. Il serait donc irrespectueux de le consacrer à la destruction d'objects aussi impures que des déchets.

Dans certaines régions, il est également recommandé d'utiliser des moyens de combustion qui demandent l'utilisation d'une quantité peu importante de bois comme le gaz, notamment pour faire la cuisine. Si le gaz n'est pas disponible, préferez le bois mort au charbon qui dans tous les cas demande beaucoup de combustible.

Enfin, l'eau est une denrée rare, en particulier pour les civilisation qui n'y ont pas accès. Il est donc essentiel de la respecter et ne pas la gacher. Symbole de vie, il serait très bien vu si vous demandiez l'autorisation avant d'utiliser le puit ou la pompe utilisé par les villageois. De même, il serait préférable de ne pas se laver autour de ce point, même si c'est une pratique courante pour la population locale.

Dans les hauts lieux du patrimoine, pensez à enlever le flash de votre appareil photo qui abime les éléments alentours. Ce sera très apprécié, surtout par les futures générations qui pourront alors profiter également de l'éclat des ces merveilles. Les monuments touristiques souffrent en effet, dans leur majorité : bâtiments, vitraux, peintures, espaces naturels...

De nombreux facteurs rentrent en comptes. Tout d'abord des restaurations mal gérées, la pollution ou encore les intempéries, tant de points que nous ne pouvont maitriser.

Le tourisme de masse est également un gros problème que rencontrent les lieux en question. Heureusement, par notre comportement sur place, il est possible de limiter les dégradations dues à cette cause. Evitez notamment de prélever des éléments de l'architecture. Ce démambulement détruit à jamais ces richesses toutes plus uniques les unes que les autres. De plus, un simple geste, comme caresser la main d'une statue, répété des milliers de fois peut avoir des conséquences définitives et déplorables. Cela ne vous empèche pas d'ouvrir grand les yeux. Les merveilles de cette terre sont tout autour de vous.

Le respect de l'environnement et le respect de la culture locale vont de pair et participent à part entière dans le succès de votre séjour. Pour votre propre confort mais également afin que votre entourage soit également à l'aise, optez pour des tenues larges, ou en tout cas pas trop moulantes. Evitez également les vétements trop courts ou avec des décoltés trop plongeant.

Dans certains environnements, vous pourriez avoir peur d'avoir trop chaud. Renseignez vous pour l'achat de tenues étudiées pour les fortes chaleurs avec des tissus plus légers et souvent anti-transpirant. Il est souvent dur de déchiffrer la culture des nouvelles populations que vous pourriez rencontrées, surtout lorsqu'elles sont très différentes de ce que l'on peut connaitre en Europe. Commencez par porter des vétements en bonne état, propres et sans trous.

Prenez soin de vos affaire. Vous pourriez être en présence de personnes qui ont du mal à obtenir une simple paire de chaussure. Respecter ses affaires et être conscient de sa chance est déjà un premier signe de respect pour ces populations.

Vous l'aurez compris, la première consigne est d'observer. En plus d'être témoin de scènes exceptionnelles vous apprendrez ainsi les manières de vos hotes. N'hésitez pas également à poser des questions.

Et enfin, si vous souhaitez prendre des photos, il est préférable de demander la permission surtout concernant les scènes de la vie courrante.
Vous êtes maintenant prêt à partir en tout respect des civilations que vous pourriez rencontrer et de leurs environnements.

Annabelle Favier

mardi, 29 septembre 2009 13:54

Pour un tourisme responsable...

"Voyager c'est aussi respecter et comprendre si possible l'environnement, tant humain que naturel, qui nous entoure."
 
Festival "Partir autrement" :

ABM qui depuis plus 20 ans défend une certaine idée du voyage organise depuis 2008 le Festival "Partir autrement" à Paris, à l'Espace Reuilly.

Cette manifestation a pour ambition de parler du tourisme responsable, équitable et solidaire ainsi que d'écotourisme à travers des documentaires et des débats de spécialistes.

Vous pouvez également consulter le site voyageons autrement .

  voyageurVoyageons-autrement.com fait la promotion d' hôtels, tour-opérateurs et autres entreprises de tourisme en france et dans le Monde qui ont été vérifiés par un programme de certification de tourisme durable tiers et indépendant ou recommandés par un organisme reconnu.

L'objectif de ce site est d’aider les voyageurs et les tour-opérateurs à choisir des destinations, pas uniquement pour la beauté des sites, mais également parce qu’ils pourront ainsi contribuer au développement des communautés locales et à la protection de la faune et de la flore.


Un nouveau site sur le toursime responsable http://www.babel-voyages.com/ 

mardi, 29 septembre 2009 12:14

Voyager dans les années 60




Travail stable, vie de famille, enfants, séparations, retrouvailles, pour beaucoup, 30 ans plus tard, le voyage est devenu le synonyme pâlot de congés annuels. Sommes nous entrés dans le rang ? Pas sûr. Car en chacun de nous sommeille cette petite graine de folie semée lors du grand voyage initiatique...




"Années 60..."

Nous avions 20 ans et des rêves pour seul bagage. Sur les murs des slogans insolites exprimaient notre soif d'idéal : "sous les pavés la plage", "faites l'amour, pas la guerre". Mai 68 était proche. Tournant le dos à cette société de consommation qui menaçait de nous absorber, nous sommes partis vers d'autres horizons. Mais l'Histoire toujours réductrice n'a retenu de nos voyages qu'un seul cliché : des auto-stoppeurs aux cheveux longs, aux tenues flamboyantes, filant vers Katmandou pour rejoindre des paradis artificiels.

Nous avions 20 ans l'âge de tous les possibles. Nous partions pour un mois, six mois, un an, sans projet de retour parfois, avec quelques dollars en poche. Pas de guides, peu de cartes. Ni informations, ni conseils. ABM n'était pas née.
Des points de chute incontournables, aussi précaires qu'incertains : le "Young Hotel" à Istanbul, "l'Amir Kabir" à Téhéran, le "Bamyan" à Kaboul, le "Lodi" à Delhi, "l'Everest Lodge" à Katmandou... Des lieux de rencontres et d'échanges : les "bons plans", les combines, le shit pas cher bien sûr. Nous allions à Katmandou, en Indonésie, en Australie ou ailleurs. Rien ne nous liait à rien. Epris d'absolu nous faisions l'amour, pas la guerre. Nous nous voulions libres... Nous nous disions libre. Peu nous importaient les déboires, les routes chaotiques, les nuits sans confort, les pays qui fermaient leurs portes, les projets sans cesse modifiés. Rien ne pouvait nous rebuter. Nous avions le temps... Nous prenions le temps. Sûrs de ne pas nous perdre puisque chaque chemin parcouru nous rapprochait de nous-mêmes.

Nous avions 20 ans et nous sommes allés au bout du monde. Au bout de nos rêves...


L'esprit du voyage

Rien, nous n'avions rien ou presque... Ni charters, ni prédécesseurs. Ni guides, ni agences. Ni argent. Ou si peu. Nous n'avions pas lu les grands ancêtre, les Maillard, les David-Neel, les Bouvier. L'usage du monde, nous l'avons déchiffré par nous-mêmes. Seuls ou en petits groupes d'amis, nous partions à pied, en voiture, en train ou en bus, sans savoir ce que nous trouverions... Six heures du matin, Porte d'Orléans, en stop. Destination Katmandou ! Cela peut paraître rétrospectivement fou, mais c'était ainsi ! Un grand saut dans le vide. Mieux que le saut à l'élastique.

• Le voyage sans mode d'emploi : 1960-1970

Les voyages ne se préparaient pas. Ou si peu. Nous partions avec le moins de bagages possibles; le minimum de médicaments. Le danger nous semblait tapi partout passé Rome ! Naples avait une réputation sulfureuse, la Turquie "jouissait" d'une réputation épouvantable de sauvagerie, de viols et de grêles de pierres sur les routes isolées... Au-delà, terra incognita ! L'ignorance nous protégeait.
Mais comment n'aurions-nous pas pensé que le reste de la planète était peuplé de bandits de grand chemin, de peuples farouches aux coutumes bizarres et idiomes incompréhensibles, survivant à peine sous des climats d'étuve ou de glacière ? Pourquoi en aurions-nous douté ? Nous lisions dans nos vieux manuels scolaires que la race blanche, civilisatrice et raisonnable, tenait sa mission de son climat idéal et de son juste milieu géographique : t.e.m.p.é.r.é. !
Cela nous dérangeait-t-il ? Bien sûr que non puisque c'est cela même qui nous attirait : l'inconnu, le désir de vérifier de qu'en rapportaient les médias, de connaître la réalité, derrière tous les rideaux de fer et de bambou, de franchir les frontières, toutes les frontières, y compris et surtout celles des interdits...
Les premières occasions de quitter l'Europe étaient souvent circonstancielles : un travail d'été dans un kibboutz ou un stage dans un ashram, une bourse d'études ou de voyage et, plus prosaïquement, le long temps des vacances universitaires ou les moments de disponibilité entre deux jobs. Il n'y avait ni peur du chômage, ni hantise des petits boulots.
Une fois, comme Alice, passé de l'autre côté du miroir et rencontré le Pays des Merveilles tout changeait.
Le voyage devenait un but en soi qui se construisait en chemin. La route prise, elle ne vous lâchait plus. Car la découverte était fabuleuse : c'était beaucoup plus facile qu'on ne croyait. Et surprise, le monde était hospitalier ! Bien plus qu'en France. Les gens se montraient chaleureux, la vie était peu chère et, en prenant des précautions élémentaires, les pays sûrs et les maladies rares. On dormait à la belle étoile, en camping ou dans des chambres poussiéreuses d'hôtels cafardeux. Qu'importe, le "virus du voyage" était inoculé. Nous n'étions pas seuls à faire cette découverte. Beaucoup de jeunes de notre âge, de tous les pays et de toutes les classes sociales, se rencontraient et voyageaient de concert. La génération des "baby boomers" s'était mise à parcourir le monde. Ce phénomène allait se décupler au cours des dix années suivantes alors que voyager aller devenir de plus en plus organisé.

• La décade prodigieuse : 1970-1980

Les américains nous avaient précédé sur la piste des mouvements "beatnik" puis "hippies". Toujours pratiques, ils suscitèrent la création de bed and breakfast, de restaurants, de lieux de rencontres et de "paradis artificiels". Souvent, ils étaient réfractaires à la guerre du Viêtnam. Un pacifisme déclaré gagnait les nouvelles générations. "Mai 68" accentuera cette volonté de fuir le confort matérialiste d'un Occident aseptisé, de refuser les cadres tout établis. La musique avait déjà commencé à nous rassembler sur l'île de Wight et à Woodstock. Elle continuera à le faire à Mogador, Ibiza, Marbella, Mykonos ou au lac Atitlan.
Bref, c'était un très grand appel d'air. Un désir inouï de subversion et des découvertes totales. Une soif immense de liberté et d'absolu dépassant le simple effet de mode moutonnière. De même que le voyage commença avant l'ère des transports de masse, il précéda les grands mouvements sociaux.
Certes, les modes (de transport et de comportement !) ont accéléré le mouvement. Une conjonction exceptionnelle jeta la jeunesse occidentale sur la route de l'Orient : la route terrestre des Indes.
Ayant traversé rapidement l'Iran qui apparaissait trop moderne, occidentalisé et cher, les chevaliers de la Route à la quête du nouveau Graal trouvaient tout ce qu'ils cherchaient : les musiques lancinantes, les spiritualités enivrantes, le sexe comme religion, des frises des temples indiens aux versets du Kâmasûtra, le pacifisme végétarien, les champignons hallucinogènes et les fumeries locales (rappelons que jusqu'à 1972, le haschisch était en vente libre à Katmandou). Tout cela tourbillonnait en un creuset ardent, en une immense fête collective cosmique, fusionnelle et émotionnelle avec la "Mother Earth". Bref, la grande Régression.
Mais, à la fin de ces dix années de fêtes et de fleurs, la route était déjà coupée. Simultanément, en 1979, l'Afghanistan est envahi par l'URSS et la révolution iranienne commence.
Durant cet intervalle, les pays étaient encore assez peu engagés dans la voie de l'industrialisation et des concentrations urbaines; ils préservaient encore leurs coutumes. Certes, tout n'était pas facile. Le passage des douanes était toujours une épreuve redoutée. Le change nous obligeait à passer des heures dans les banques pour remplir des paperasses ou à rechercher le marché noir, parfois dangereusement, parfois pittoresquement. Et à la suite d'une maladie, d'un accident ou d'une agression, il était facile de franchir "the thin red line" et de basculer irrémédiablement du Paradis à l'Enfer. Surtout si pour survivre le routard se livrait, avec une grande inconscience, à de multiples trafics. Dès lors il ne fallait pas compter sur le soutien des ambassades, débordées et hostiles. Les contacts avec l'extérieur, notamment téléphoniques, étaient difficiles et rares. L'isolement pouvait être total surtout pour ceux qui avaient fuit leurs familles et tourné le dos au passé. Beaucoup échouèrent misérablement, grelottant de fièvres et de malnutrition. D'autres basculèrent dans la folie où se brûlèrent les ailes au grand soleil noir du dérèglement des sens. Certains restèrent définitivement dans ce pays convertis en Sâdhu blancs, mendiant leur pitance sous la risée des autochtones. Sans omettre ceux qui croupissent encore dans les geôles locales et n'ont pas encore trouvé le "Midnight Express" pour la sortie.

Et maintenant

Aujourd'hui la fête est finie. Les lampions sont éteints et les flonflons se sont tus. Les nouveaux arrivés, à partir des années 80, ne trouvèrent plus sur la plage déserte que débris et papiers gras. Les hôtels de béton se sont construits là où avaient élu domicile, avec un goût sûr, ces communautés, chassant plus loin et plus au secret les derniers survivants. Les automobiles et la pollution ont envahi les métropoles et chassé les cycles. En réaction contre cette uniformisation mondiale, où Dallas est regardé par toute la planète, on a assisté parallèlement au grand retour des intégrismes de tout poil. Les tchadors et les turbans qui avaient disparu refleurissent. Au prix de la liberté défunte.
Sans doute cette rencontre de l'Occident et de l'Orient était-elle vouée à l'échec. Ce que recherchaient les enfants perdus de l'Ouest ne correspondait en rien à ce qui était la réalité des sociétés conservatrices, hiérarchisées, ou des prudes de l'Est. Nous voulions être transformés par lui, mais lui ne voulait pas être transformé par nous. Tel fût le quiproquo. Peut-être même avons nous apporté une conscience du malheur à des populations isolées qui vivaient jusque-là heureuses dans une existence rudimentaire ? Surtout, nous avons ouvert involontairement les vannes du tourisme de masse sans contribuer pour autant à un développement différent.
Nous n'avons pas changé le monde, mais le monde nous a changés. Nous avons appris d'autres valeurs, d'autres modes de vie, d'autre manières d'être et de voir. En ce sens notre Graal nous l'avons trouvé et nous nous sentons dépositaires de ce bien précieux, la tolérance, en ce monde où tourisme rime souvent avec ségrégation, attentats, haine ou racisme, où tout s'uniformise ou se retranche.
Mais des pays s'ouvrent à nouveau depuis la chute du Mur de Berlin. D'autres nouvelles destinations sont possibles qui compensent la fermeture de certains pays. Malgré l'insécurité grandissante par endroits, il existe toujours des lieux magiques. Il suffit d'aller les chercher, en dehors des sentiers battus et des hordes. La fête est finie ? Vive la fête. Que le voyage continue...


Années 60 sur Internet

Bien entendu nul ne connaissait encore Internet dans les années soixante. Mais s'il avait existé, le voyageurs de l'époque en partance pour la route des Zindes ou les contreforts des Andes aurait sûrement jeté avant un coup d'oeil sur des sites qui, de Woodstock à la 2 CV, en passant par l'art psychédélique ou la guerre du Viêtnam, symbolisaient à eux seuls l'air du temps.

• Mai 68 : ou la révolution à la française qui incontestablement déclencha chez certains l'envie de découvrir d'autres horizons. Evénements, photos, slogans et "une vague de liberté".
• Good morning Viêtnam ! : bien plus dramatique, la guerre du Viêtnam omniprésente dans les esprits de chacun à cette époque et un film-spectacle culte pour toute une génération : Hair.
• Che Guevara : LE personnage mythique de ces années; "sa vie, son oeuvre".
• Pop Art : les 60's virent bien des changements et de remises en question dans de nombreux domaines. On réclamait alors une gratification visuelle immédiate, de la nouveauté, du changement, du provisoire. Le Pop Art était né.
• Psychedelic gallery : pour beaucoup, en parallèle au voyage "terrestre", il y eut aussi le voyage intérieur qui créa peu à peu une nouvelle forme d'art graphique. Photos, dessins et compositions psychédéliques.
• Woodstock : manifestation psychédélique s'il en est, l'inoubliable concert de Woodstock en 1967. Son histoire, sa (dés)organisation, les photos, interviewes et témoignages d'époque; le tout sur fond de musique bien sûr.
• Hippyland : avec Woodstock le monde découvrait aussi le mouvement hippy, sa philosophie, sa bouffe (végétarienne), ses événements ou, parmi bien d'autres choses encore, ces communautés hippies disséminées à travers le monde.
• 2 CV : et justement pour parcourir le monde les hippies (et les autres) firent appel aux services de la dedeuche née elle-aussi à la fin des années 40. A moins qu'ils aient préféré un combi Volkswagen personnalisé aux couleurs "peace and love".
• Et pour finir ce mini tour du web des années 60, un site pour les voyageurs en herbe. Egalement, "Paradis artificiels", l'histoire de la toxicomanie et un tour du monde des législations concernant l'usage des drogues. Et à la clé, des conseils à suivre pour éviter que votre joyeux périple ne se transforme en cauchemar...



Et pour continuer le voyage...

Rendez-vous au numéro 65 de la revue Globe-Trotters Magazine dont ces textes sont extraits.


Numéro 65
(mai/juin 99)

gt65

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ce numéro
• On the road again
Nous avons voulu nous souvenir

L'esprit du voyage
1960-1980: tentative de bilan

Sous les pavés le voyage
20 ans de bouleversements sociaux et politiques

En quête de rêves
Qu'est ce qui les fait courir ?

L'heure du départ
Charters, adresses, petits prix,
le voyage était affaire de bonnes
combines

Cheveux longs, idées courtes
Les modes du voyage
Sur la route des Zindes

Itinéraires
La route et ses à-côtés

Impressions de voyage
Fragments d'un journal de voyage

USA l'autre destination

D'autres horizons

Et les rubriques habituelles version années 70
- Musiques du monde
- Ecrits et chuchotements
- Infos voyages
- Le coin des Bourlingueurs
- Internet
- Petites annonces


mardi, 29 septembre 2009 12:13

Le voyageur du XXIe siècle




Et pour conclure imaginons comment on voyagera au cours du XXIe siècle....

Pas au niveau des destinations ni des modes de transports, même si l'on parle de super gros-porteurs (jusqu'à 1 000 places !) et d'appareils pouvant voler à Mac 2 , mais plutôt au niveau des aspects pratiques et surtout de l'importance que vont prendre de plus en plus les nouvelles technologies dans la vie du voyageur. Car c'est bien ce domaine qui risque de transformer nos habitudes. Et à l'honneur, évidemment, Internet.

Internet qui à déjà changé les pratiques de beaucoup pour ce qui est de la préparation aux voyages. Désormais, à travers de multiples sites, on peut obtenir toute l'info souhaitée, rencontrer et discuter en direct et en visuel, avec ceux qui connaissent la destination où l'on veut se rendre, et surtout réaliser les réservations de son choix aussi bien pour le transport que la location de véhicule ou de chambre d'hôtel.

Il n'est donc pas étonnant que le Net soit cité comme la première source d'informations par 77% des internautes-voyageurs devant l'entourage (71%), les guides touristiques (54%) et les brochures d'agences (48%). De même, 69% des internautes pensent que d'ici 2010, le Web sera aussi le principal moyen de préparation et de réservation de séjours touristiques.

Dès lors, à partir du moment où chacun pourra trimballer son ordinateur de poche relié à la toile, le support papier entamera un déclin. Le voyageur pourra en permanence au cours de son périple accéder aux infos, constamment actualisées, de son choix, visiter virtuellement une ville avant de s'y rendre, voire même sa chambre avant d'y dormir, et même choisir son menu pour le resto du soir. Le tout avec possibilité bien sûr de payer directement avec son numéro de carte bancaire.
Plus besoin non plus de cartes et de plans, une connexion sur un site et l'itinéraire idéal sera proposé enlevant au passage l'angoisse de ne plus retrouver son hôtel lorsque l'on est perdu dans la ville.

Et que dire de la consultation en direct avec son médecin en cas de problèmes de santé, son banquier pour négocier un découvert, ou ses proches pour donner des nouvelles quotidiennes.

En parallèle le numérique permettra d'envoyer directement ses photos et vidéos à qui l'on veut, d'enregistrer son journal de voyage à distance sur son ordinateur, et même de converser avec quelqu'un dont on ne parle pas la langue. Une reconnaissance vocale traduira automatiquement vos propos en la langue de l'interlocuteur avant que celui-ci ne fasse de même pour vous répondre en français.

Loin d'être une fiction, cela risque fort d'être pour bientôt. Car tout existe déjà, pas forcément encore commercialisé ou grand public au niveau des prix, et ne demande qu'à envahir l'univers de ceux qui se déplacent. Evolution ? Révolution ? Progrès ? A chacun d'y apporter sa réponse. Mais s'il est une chose quand même qui ne sera jamais remplacée, c'est bien l'envie de vivre et découvrir d'autres choses...


. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.
mardi, 29 septembre 2009 12:12

Les Globe-Trotters




Les français

S'il existe nombre de statistiques concernant les pratiques de la population française en vacances ou encore les voyages organisés, rien par contre n'est réellement disponible pour ce qui est du voyageur individuel et plus particulièrement le "routard". Qui sont-ils, où vont-ils, comment voyagent-ils ? Début de réponse à travers l'expérience d'ABM qui depuis sa création, en 1988, a vu défiler plusieurs milliers de globe-trotters, mais aussi les questions que nous posons aux visiteurs via les sondages disponibles sur ce site.

Profils

Première constatation, dans cette catégorie comme les autres, le voyageur est d'abord une voyageuse dans près de 55 % des cas. Plus ouvertes sur le monde, moins "carriéristes", ou pour toutes autres raisons, les femmes voyagent plus que les hommes, y compris d'ailleurs lorsqu'il s'agit de partir longtemps, sur plusieurs mois. Deuxième chose, le routard n'est pas forcément très jeune. La moyenne d'âge tournerait plutôt aux alentours de 30/40 ans d'après les statistiques ABM.
En attendant, et c'est normal, le voyage notamment de longue durée est très fortement présent dans les envies de chacun puisque deux personnes sur trois on déjà envisagé des balades de plus de 6 mois et un sur sept l'ont déjà fait. De même, il arrive souvent à 43% de ne plus avoir envie de rentrer au cours d'un périple. Et c'est vrai que voyager permet d'avoir une autre vision des choses, du moins c'est ce que pensent plus de 9 personnes sur 10. C'est aussi beaucoup ou un peu mieux si l'on est seul pour 6 voyageurs sur 10. Bref, en filigrane, une certaine réflexion sur les choses doublée d'une prise de position sur des points précis tels que les droits l'Homme (à 71% vous pensez qu'aller dans un pays qui ne les respecte pas peut à la longue faire changer les choses) ou le développement du tourisme dans les pays du Tiers Monde (un impact négatif pour 36%). Un regard très critique également sur l'information existante; déjà 71% considèrent que les médias n'accordent pas aux voyages la place qu'ils méritent, 41% ne font pas du tout ou très peu confiance aux guides, et surtout 61% trouvent le contenu des sites voyages francophones sur Internet absolument nul ! Logique donc qu'un voyageur sur trois utilise majoritairement de l'info en anglais.
Quant aux destinations, et ça se comprend aussi, le globe-trotter n'attend pas qu'un pays devienne à la mode pour le visiter, au contraire. Le Viêtnam ou Cuba par exemple ont-ils été ainsi visités par beaucoup aux débuts des années 90 bien avant l'arrivée massive des tour-opérateurs et de leurs clients.
Sans trop de surprises non plus, le voyageur indépendant préfère l'Asie aux autres continents (hors Europe de l'Ouest) dont, au niveau Asie du Sud-est, l'Indochine qui est plébiscitée à 32% juste devant l'Indonésie (30%). Viennent ensuite l'Amérique Latine (le Pérou/Bolivie/Equateur comme destination préférée dans 38 % des cas devant l'Argentine/Chili dans 23%), puis l'Afrique (dont celle du Nord) devançant les USA/Canada, le Pacifique et les Pays de l'Est. Et quand on voyage on a des contacts avec les populations, et pas uniquement marchands, à 82%. De plus, 7 voyageurs sur 10 entretiennent plus ou moins ces contacts après leur retour, que ce soit d'ailleurs avec des " locaux " ou d'autres voyageurs rencontrés.
Dernière chose, la révolution Internet passe-t-elle par le voyageur individuel ? Réponse à priori positive puisque 58% des personnes indiquent que cela a modifié leur façon de préparer leurs périples, voire même leur façon de voyager…

Et au niveau mondial ?

Selon un sondage réalisé au niveau mondial fin 2003 par Lonely Planet (7 500 personnes de 134 pays), la Thaïlande et l'Italie sont les deux destinations préférées des voyageurs indépendants. L'Italie étant devancée par la Thaïlande de quatre voix seulement. Viennent ensuite l'Australie, l'Inde et la Nouvelle-Zélande.
Malgré le SRAS et les menaces terroristes, l'Asie arrive en tête chez un tiers des sondés, suivie de l'Europe (30%). Les Asiatiques et les Sud-Américains ont placé en tête leur propre continent. Pour la qualité de l'accueil, c'est la Thaïlande qui est numéro un.
Il y a 30 ans, lorsque Lonely Planet a été créée, le profil du voyageur était nettement différent. Dans les années 1970, c'était plutôt un hippie à la recherche d'un mode de vie différent. Aujourd'hui, il est cadre, diplômé, âgé en moyenne entre 25 et 34 ans, prêt à consacrer un budget relativement important à son voyage, avec un durée variant de un à trois mois. Culture, farniente et loisirs sportifs figurent désormais au programme.
Les routards des années 1980 et 1990 continuent à voyager, mais différemment. Ils ont désormais des attentes plus élaborées et ont affiné leurs critères de sélection. La moitié des personnes interrogées a voyagé dans plus de 16 pays, et un tiers voyage en couple.
Lonely a demandé aux personnes de lister leurs destinations préférées. La diversité des réponses est frappante, allant de l'Antarctique à l'Amérique du Sud en passant par les tours du monde... Ces résultats prouvent que le désir d'évasion est toujours très marqué, et que la soif de découvrir des régions peu connues est toujours aussi fort.
A quoi ressemblera le voyage du futur ? Le questionnaire indique qu'il pourrait s'agit du voyage dans l'espace, du voyage en train, du développement des courts séjours, de la proportion plus importante de seniors et du développement du voyage chez les Chinois.
Sans surprise, le voyage "ouvre l'esprit", "il est une école de la vie", "est un outil pour combattre les préjugés", etc.
Parmi les autres chiffres que l'on peut tirer de cette enquête :
32% des sondés voyagent en couple, 28% avec des amis, 28% seuls, 8% en famille et 3% seulement en voyage organisé.
Plus de 80% des personnes ayant répondu déclarent acheter un guide de voyage plus de six semaines avant leur départ, et 3% n'achètent pas de guide.
87% déclarent voyager sans enfants.
La plupart des voyageurs indépendants ont un niveau d'études élevé : 50% possèdent un diplôme du secondaire et 28% un diplôme universitaire.
La destination préférée des plus de 65 ans est la Nouvelle-Zélande. Pourtant, ce pays a une image plutôt sportive.
Les réponses sont très variées : sur 212 pays répertoriés par l'ONU, 183 ont été cités.



mardi, 29 septembre 2009 12:08

Voyager à l'étranger




Depuis plusieurs années, c'est près d'un cinquième des Français (18%) qui partent au moins une fois par an à l'étranger pour raisons personnelles ou professionnelles avec un budget moyen tout compris par personne de l'ordre de 1 150 €; soit 30% de plus que la moyenne européenne.
Globalement après une progression en 1994 et 1995, les départs hors frontières ont subi un net ralentissement en 1996 et 1997 (-2,9 % et -5,9 %) à cause notamment de la baisse de la consommation des ménages ces deux années là pour remonter ensuite en 98 (environ 17 millions de départs) jusqu'aux attentats de septembre 2001 qui ont marqué un frein logique pour quelques mois à l'envie d'ailleurs (ou tout du moins de certaines destinations). Depuis, la tendance est repartie à la hausse avec notamment la démocratisation des compagnies "à bas prix" qui poussent nombre de français à les utiliser pour de courts séjours en Europe.
En tout, les Français ont effectué 17,25 millions de séjours hors frontières en 2002 dont 15, 9 millions pour des raisons personnelles.

Motivation

De manière générale, les Français sortent toutefois moins hors de chez eux que leurs voisins européens, entres autres allemands (70 millions de séjours) et anglais (38). Même si le pays est grand et varié cela n'explique pas tout.
Début 2003, la Sofres a justement réalisé une enquête sur "les freins et motivations des Français à partir à l'étranger". Et cela afin de savoir pourquoi ceux-ci sont si peu nombreux (23%) à partir hors de nos frontières pour leurs vacances. Première constatation, les Français sont bien... en France contrairement à leurs voisins Britanniques, Hollandais ou Allemands qui pour plus de la moitié partent régulièrement hors de chez eux. Même si l'Hexagone possède sans aucun doute d'innombrables attraits et que l'on peut argumenter de contraintes financières ou autres, le fait est que, d'après cette enquête, si l'envie d'aller voir ailleurs est souvent là... la décision de partir reste difficile à prendre pour beaucoup. Explication première : si l'on n'est pas parti à l'étranger durant sa jeunesse, franchir le pas n'en sera que plus difficile par la suite. D'autre part, toujours d'après l'enquête, c'est avant tout sur les recommandations-propositions souvent répétées de l'entourage que près des 3/5 des partants vont voir ce qui se passe ailleurs. Bref, si on ne le pousse pas un peu, le Français aurait donc tendance à rester chez lui...

Qui sont-ils ?

Bien évidemment, l'âge, la profession, la taille du foyer, le revenu, influent sur l'envie d'effectuer un déplacement touristique hors des frontières.
L'analyse par tranche d'âge montre une propension plus forte à séjourner à l'étranger chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Celles-ci génèrent à elles seules 39% des déplacements hors hexagone. Plus précisément, 22% du marché est imputable aux 50-64 ans et 17% aux plus de 65 ans. La part des personnes vivant en couple s'est aussi fortement accrue en sept ans; ces derniers étaient à l'origine de 38% des séjours à l'étranger en 1995 contre 52% du marché en 2002. La part des "solitaires" est de 21,5%, celle des groupes composés de 3 à 5 adultes de 21%, de 6 à 10 adultes de 4%, et des groupes d'au moins 10 adultes de 1,5%.
D'autre part, 69% des Français partent sans enfants, 13% avec un enfant, 13% avec deux enfants, 4% avec trois enfants et 1% avec quatre enfants et plus. Les destinations sans enfants sont les plus lointaines, les plus longues, en hébergements coûteux et avec des activités diverses.
Si la parité semble être respectée pour les déplacements à l'étranger (48% d'hommes et 52% de femmes), ces proportions sont fortement divergentes pour certains pays. La clientèle masculine demeure par exemple majoritaire en Afrique (67% en Namibie, au Gabon et au Kenya) ou encore en Malaisie (80%). Par contre, elle n'est que d'un tiers aux Philippines, en Chine et au Costa Rica où les femmes restent les plus nombreuses.

Destinations

Au niveau des pays visités, l'Europe accueille toujours autant de monde (et même encore plus grâce à l'Euro qui simplifie bien les choses) avec 69 % des séjours des Français. Viennent ensuite l'Afrique, en progression, avec 11,1 % de part de marché, les Amériques (9,5 %), les Dom-Tom (5,4 %) et enfin l'Asie-Pacifique. En entrant un peu dans les détails, l'Espagne compte a elle seule pour environ 1/5 des séjours effectués hors hexagone, devant l'Italie et la Grande-Bretagne (9 %), le Bénélux (4,5 %) l'Allemagne (4 %), la Tunisie et les USA (3 %).
Bien entendu, le choix de ces destinations suit aussi l'actualité. Et un pays soumis à des troubles politiques (Moyen-Orient) ou à une épidémie quelconque (le SRAS en Chine et Asie du Sud-est) verra d'autant chuter sa fréquentation touristique. Même si le comportement des français est loin d'être aussi "caricatural" en la matière que celui des américains ou des japonais, le fait est qu'il n'est pas non plus des plus aventureux...
En attendant, les Français choisissent d'abord une ville comme destination dans 53 % des cas (30 % lorsqu'ils restent en France). Un choix qui s'explique peut-être par les facilités de connexions aériennes, ferroviaires ou routières entre la France et de nombreuses grandes agglomérations du monde. Après la ville, la mer accueille 47,9 % des séjours, la campagne 18,8 %, la montagne 17,4 %. Et pour les transports, l'avion arrive en tête des modes utilisés avec 47% des départs contre 28% pour la voiture.
En matière d'hébergement, ils privilégient l'hôtel à 42 %, loin devant la famille et les amis qui représentent 24 % des modes de nuitées, le camping (6 %) et les clubs de vacances (4 %); à signaler 24 % de "autres" correspondant à des types d'hébergement multiples lors d'un même séjour.

Périodes et durées

Quant aux périodes de vacances, pas de surprises, aussi bien en France qu'ailleurs on choisi juillet-août (27 %), mai et ses ponts (12 %) puis septembre (9,5 %). A l'opposé, décembre et janvier n'accueillent chacun que 4 % environ des départs.
Enfin, comme on s'en doute, le Français reste assez peu de temps hors de chez lui. 28,7 % des séjours durent moins de 3 nuits (55,5 % lorsqu'il s'agit de la France), 33,5 % de 4 à 7 nuits (24,3 % en France), 27,3 % de 1 à 2 semaines (13,6 %), 8,5 % de 2 à 4 semaines (5,2 %) et seulement 2 % durent 1 mois ou plus (1,4 %). La part du long séjour (officiellement 4 nuitées et plus) en Europe de l'Ouest est de 63%, en Europe Centrale/Est de 74%, de 91% au Moyen-Orient, de 90% en Asie et de 93% en Amérique.

Nombre de visiteurs français/an par pays

. Europe
Allemagne : 2 351 000 (07)
Autriche : 465 000 (07)
Baléares : 262 000 (07)
Belgique : 1 033 000 (07)
Bulgarie : 138 000 (07)
Chypre : 41 400 (07)
Croatie : 470 000 (07)
Danemark : 51 000 (06)
Espagne : 9 331 000 (07)
Estonie : 18 500 (08)
Finlande : 133 000 (06)
Grande-Bretagne : 3 323 000 (07)
Grèce : 850 000 (07)
Hongrie : 141 500 (07)
Irlande : 407 000 (07)
Islande : 22 500 (07)
Italie : 3 243 000 (07)
Jersey/Guernesey : 33 000 (07)
Lettonie : 39 000 (07)
Lituanie : 19 000 (07)
Luxembourg : 107 000 (07)
Malte : 75 100 (07)
Monténégro : 30 000 (07)
Norvège : 107 000 (07)
Pays-Bas : 613 000 (07)
Pologne : 193 000 (07)
Portugal : 1 859 000 (07)
Rép. Tchèque : 240 000 (07)
Roumanie : 129 500 (06)
Russie : 201 500 (07)
Serbie : 18 400 (07)
Slovaquie : 41 300 (07)
Slovénie : 60 500 (07)
Suisse : 634 000 (07)
Turquie : 768 000 (07)
Ukraine : 42 400 (06)

. Moyen-Orient
Bahrein : 12 000 (01)
Dubai/EAU : 123 000 (07)
Georgie : 3 000 (00)
Iran : 6 500 (01)
Israël : 253 000 (07)
Jordanie : 56 600 (08)
Koweit : 6 000 (00)
Liban : 72 400 (07)
Oman : 36 700 (06)
Syrie : 25 300 (06)
Yémen : 5 400 (07)


. Afrique
Af. du Sud : 128 000 (08)
Algérie : 170 000 (07)
Angola : 9 000 (01)
Bénin : 12 100 (06)
Botswana : 4 000 (04)
Burkina-Faso : 38 000 (01)
Canaries : 100 000 (07)
Cap Vert : 23 600 (07)
Comores : 5 800(00)
Congo : 4 800 (01)
Egypte : 586 000 (08)
Ethiopie : 5 900 (00)
Guinée : 7 300 (00)
Kenya : 52 600 (07)
Libye : 7 000 (04)
Madagascar : 181 000 (07)
Mali : 57 700 (07)
Maroc : 1 600 000 (07)
Mayotte : 19 500 (04)
Maurice : 240 000 (07)
Mauritanie : 16 000 (00)
Namibie : 12 000 (06)
Niger : 13 400 (06)
Nigéria : 31 000 (01)
Réunion : 281 000 (07)
Sénégal : 287 500 (05)
Seychelles : 32 000 (07)
Tanzanie : 21 300 (07)
Togo : 9 700 (00)
Tunisie : 1 400 000 (08)
Zimbabwe : 11 800 (06)

. Pacifique
Iles Cook : 275 (01)
Australie : 73 700 (07)
Fiji : 2 500 (03)
Nlle Calédonie : 31 500 (08)
Nlle-Zélande : 18 700 (07)
Polynésie : 43 100 (07)


. Asie
Bangladesh : 2 350 (00)
Birmanie : 14 500 (06)
Cambodge : 90 000 (07)
Chine : 470 000 (07)
Corée du Sud : 59 800 (08)
Hong-Kong : 229 000 (08)
Inde : 175 000 (06)
Indonésie : 99 000 (06)
Japon : 138 000 (07)
Laos : 32 500 (06)
Macao : 36 000 (07)
Malaisie : 59 500 (07)
Maldives : 45 300 (07)
Mongolie : 5 200 (06)
Népal : 14 800 (06)
Ouzbékistan : 6 000 (04)
Philippines : 19 300 (07)
Singapour : 99 000 (07)
Sri-Lanka : 10 600 (08)
Taiwan : 23 700 (07)
Thaïlande : 352 000 (07)
Vietnam : 182 000 (07)

. Amérique(s)
Antilles Néerl. : 2 500 (02)
Argentine : 67 500 (07)
Bahamas : 12 000 (07)
Barbade : 2 700 (06)
Bolivie : 27 300 (05)
Brésil : 254 000 (07)
Canada : 375 000 (07)
Chili : 61 000 (07)
Colombie : 15 800 (02)
Costa-Rica : 26 000 (07)
Cuba : 92 000 (07)
Equateur : 17 000 (07)
Guadeloupe : 462 000 (01)
Guatemala : 19 800 (07)
Guyane : 59 900 (06)
Haiti : 6 400 (00)
Honduras : 3 950 (01)
Jamaique : 5 000 (03)
Martinique : 437 000 (01)
Mexique : 192 000 (07)
Nicaragua : 3 100 (01)
Panama : 11 700 (07)
Pérou : 58 700 (07)
Québec : 276 000 (07)
Salvador : 2 000 (07)
St Domingue : 287 000 (07)
St Martin : 70 000 (06)
Ste Lucie : 3 600 (07)
Uruguay : 9 500 (01)
USA : 1 244 000 (08)
Venezuela : 21 900 (02)

Modes en tous genres

Comme n'importe quel produit, le voyage subit ses modes et ses tendances. Au delà des types de séjours (nature, luxe, etc) les destinations elles aussi sont soumises aux marketing des professionnels. Ceux-ci, du moins les plus puissants, font et défont les "pays touristiques" au grès de leurs envies et surtout des gains potentiels qu'ils peuvent en retirer, quitte à pomper au maximum une région avant de passer à une autre. Bien entendu, cette démarche tient compte des envies et surtout des moyens de la clientèle.
Pour les destinations proches, la Tunisie (particulièrement le sud), les îles grecques, le Maroc, l'Italie et l'Espagne demeurent des valeurs sûres depuis des années. Aux amateurs de courts séjours on proposera encore l'Europe centrale et ses capitales (notamment Prague) ou encore l'Irlande. Et à ceux qui aiment partir loin, encore et toujours les Dom-Tom, le Québec, plus ces destinations grand public "artificielles" que sont devenues le Viêtnam, la Thaïlande, Cuba, le Costa-Rica et surtout St Domingue. En parallèle un événement culturel, sportif ou autre (l'Expo universelle de Lisbonne en 98, les JO 2000 en Australie) drainera un public potentiel blasé par la découverte simple (!) d'un pays et qui souhaite désormais associer un événement à son voyage.


. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.
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