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jeudi, 10 septembre 2009 10:22

Réseau Jeunes Solidaires




Réseau Jeunes Solidaires
10 quai Richemont, 35000 Rennes
Tél. : 02 99 30 48 11



De 1997 à 1999 la campagne "Tourisme et développement" initiée par le Réseau Jeunes Solidaires dénonçait les méfaits du tourisme de masse, informait et formait à un tourisme plus équitable. Aujourd'hui le RJS favorise des engagements citoyens en Europe pour promouvoir et soutenir le droit des jeunes du Sud à être pleinement acteurs de leur développement (liberté d'expression, droit du travail, droit à l'éducation). Les échanges entre jeunes du Nord et du Sud devraient être un support à l'éducation, au développement.
"Promouvoir l'échange par le partenariat et non l'assistanat". L'association a également conçu une exposition sur 10 aspects du tourisme : Etat des lieux du tourisme; Fonctionnement du tourisme; Impact sur l'économie locale; Les emplois du tourisme; Tourisme et développement; etc, avec un livret d'accompagnement (23 €). Egalement une revue de presse de 244 pages (8,5 €), la Charte du tourisme durable (1 €), 5 dossiers thématiques (1 €/dossier) ou pour l'ensemble des documents un tarif promotionnel de 200 FF.



Entretien avec Roland Soubeyrand,
responsable du RJS de Rennes



Quelles actions entreprend le RJS dans le domaine du tourisme et du développement ?

Nous agissons en trois points :
1) sensibiliser sur l'impact du tourisme en Afrique, en Asie et en Amérique Latine par une campagne d'information auprès des voyageurs et des professionnels (expositions, bulletins, articles dans les magazines) et en travaillant avec d'autres associations.
2) développer le tourisme alternatif et promouvoir un tourisme maîtrisé par les populations locales. Nous attirons l'attention, avec d'autres associations, sur les disparités entre pays pauvres et pays riches.
3) favoriser l'échange avec des villageois et faire réfléchir les voyageurs sur l'impact de leur présence dans un pays en préparant son voyage, en se documentant sur les pays et en se posant parfois des questions telles que "qu'est-ce qu'un don ?", "quels sont les effets positifs et négatifs de ma présence ?". Nous montons des opérations pour aider des jeunes qui partent avec des associations de solidarité internationale à trouver la meilleure documentation sur le pays. Ce dispositif existe depuis 4 ans, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères.


Comment voyez-vous les globe-trotters ?

Je les classe dans le domaine du tourisme alternatif. Il est légitime de voyager pour trouver le soleil, se reposer, découvrir. Les globe-trotters, en mangeant sur les marchés, en dormant chez l'habitant, en utilisant les transports locaux, participent au développement de l'économie locale.


Quelles sont les actions que pourraient entreprendre les voyageurs au cours de leur périple ?

Ils devraient aller à la découverte d'un pays, de ses habitants, de sa culture. Avec la multiplication de l'accueil local, on peut comprendre un peu mieux la vie d'un peuple. Attention aux effets pervers de l'hébergement payant. Il faut être prudent et ne pas tomber dans un système qui deviendrait vite néfaste. Un voyageur individuel a tout intérêt à se renseigner, à savoir ce qui existe sur les initiatives locales.


Pensez-vous que le voyageur est aussi responsable du devenir de l'endroit qu'il visite ?

Bien sûr, le tourisme est durable si le voyageur a la volonté de diminuer les inégalités sur la planète. En quoi mon voyage peut-il avoir un impact positif ? Voilà la question ! Essayer de valoriser des initiatives, entretenir des correspondances, créer des échanges sur le long terme, participer à des débats de fond sur le problème de la santé, du développement, etc.
Il faut aussi promouvoir l'échange culturel, parler de la religion, de la place de la femme; c'est une façon de faire avancer les idées. Prendre conscience de la richesse d'un pays, de sa culture, de ses langues et surtout comprendre la logique des habitants qui explique leur choix de vie. Le voyageur pourrait aussi montrer que partout des gens anonymes se battent pour un monde meilleur et équitable.


Faut-il alors "éduquer" les voyageurs ?

Oui, dans la complémentarité, si le voyageur est prêt à s'informer. Je pense que les compétences d'ABM sont complémentaires avec des associations comme la nôtre. Former un voyageur sur différentes facettes (culturelles, économiques, pratiques, etc.) est un facteur pour un développement du tourisme d'une façon intelligente. Il faut également faire connaître les effets néfastes.
Les voyageurs doivent avoir la volonté de se former, s'intéresser à ce qui existe et être solidaires.



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