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mardi, 22 décembre 2009 14:00

Charte éthique du voyageur

Charte éthique du voyageur

Ce code de conduite a été établi par l’association Aventure du Bout du Monde. Ces règles sont générales et doivent s'appliquer avec une certaine clairvoyance selon les pays et les régions du monde.

. Le respect est le gage d'une meilleure rencontre...

- Traitons les populations locales, leurs traditions, cultures et religions avec respect.
- Evitons les tenues inadéquates trop moulantes, trop dénudées, trop ostentatoires. Evitons également certains contacts corporels (caresser la tête d'un enfant, serrer la main d'une femme pour un homme, embrasser quelqu'un...), de s'asseoir, de marcher, d'uriner n'importe où car certains lieux peuvent être sacrés.
- Les préjugés et les jugements hâtifs d'occidentaux peuvent être laissés chez nous. Faire preuve d'humilité, abandonner le principe du client souverain permet souvent de nouer des contacts chaleureux. Evitons de "connaître les réponses" en développant l'habitude de poser des questions.
- Apprenons quelques mots des langues et dialectes. Ces efforts sont grandement appréciés et souvent provoquent rires et rencontres.
- Prenons le temps de rencontrer et d'attendre. Prendre le temps de converser, d'écouter peut nous apporter une meilleure appréciation de notre voyage. Dans certains pays la hâte et l'impatience sont même considérées comme des comportements indignes. Comme le disait un ami targui s'étonnant de notre impatience : "tu as une belle montre, tu as de la chance... moi je n'ai que le temps".
- Traverser les cultures, ramasser les récoltes (fruits, maïs...), effrayer le bétail, etc, d'un paysan signifie pour lui une grande perte et le risque de ne pouvoir nourrir sa famille durant les mois difficiles.- Etre accueilli dans un village ou dans une famille est parfois pour ceux qui nous accueillent un grand sacrifice. La conscience de cet accueil demande que, suivant les cas, nous offrions de la nourriture, des biens de première nécessité, ou de l'argent avant de partir (se renseigner avant pour éviter les propositions blessantes au niveau des sommes offertes). Et laissons le lieu intact, voire mieux qu'avant notre passage.

. La photo n'est pas la meilleur mémoire...

- Ne pas prendre de photos ou de films de personnes isolées ou dans les villages sans avoir reçu l'autorisation expresse de le faire.
- Mettons-nous d'accord sur un montant à payer si cela est nécessaire, et cela avant de prendre les photos. Et dans ce cas, abstenons-nous plutôt de prendre des photos.
- N'entrons pas dans un village ou ne rencontrons pas quelqu'un avec simplement à l'esprit le plus beau plan ou la plus belle photo à faire... car immédiatement nous créons une distance immense entre nous et nos hôtes (aimerions-nous recevoir chez nous des inconnus qui, nous ayant à peine dit bonjour, photographieraient nos enfants, notre vie quotidienne...). De plus, nous risquons de déchaîner les gens contre nous surtout si nous sommes témoins d'une cérémonie. Lorsque sera établi un climat de confiance, il vaut mieux demander l'autorisation de filmer ou de photographier qui sera souvent généreusement accordée. Par ailleurs, en agissant précipitamment, nous courons le risque de ne pas nous imprégner de ce(ux) que nous sommes venus rencontrer.- Photographier les enfants sans demander leur accord aux parents et enfants eux-mêmes est vraiment à éviter. Cela nous sera souvent refusé, alors n'hésitons pas.
- Il est préférable de ne promettre d'envoyer des photos aux personnes photographiées que si nous sommes sûrs de respecter notre engagement. Un polaroïd peut être utile.- Mais surtout prenons le temps de rencontrer... plus que de collectionner des portraits.

. Le cadeau n'est pas toujours la meilleure aide...

- Le pourboire récompense la qualité d'un service, et n'est jamais un dû, ni un salaire.
- Offrir un cadeau ne doit pas être un geste condescendant comme par exemple jeter des bonbons à des enfants pour éviter un attroupement. Les bonbons sont aussi à l'origine de problèmes dentaires inconnus avant le passage des touristes.
- Ne distribuons pas des médicaments de façon inconsciente et dangereuse pour l'intégrité physique des réceptionnaires. Les hôpitaux ou autres dispensaires des régions visitées sont souvent plus à même de gérer ces dons.
- Les services des populations locales sont à utiliser pour laver ses vêtements par exemple, ou en tant que guide, cuisinier, muletier, porteur, etc. Cela amène de l'argent à l'économie locale et limite la mendicité.
- Ne donnons pas d'argent aux enfants. En effet, de ces habitudes perverses et la facilité à laquelle cèdent certains visiteurs sur les sites touristiques (comme pour effacer une certaine réalité), il en résulte fréquemment que le "salaire" d'un enfant de 10 ans soit plus élevé que celui de son père, paysan, qui s'éreinte au travail dans son champ. Il s'en suit une distorsion au sein de la cellule familiale qui peut provoquer son éclatement; l'enfant délaissant l'école, le père son champ et la famille ses traditions...
- La notion même de "cadeau" doit être entendue comme un "don". Il n'est pas la rétribution d'une photo ou d'un coup de main, mais le souvenir que nous avons envie de laisser au terme d'une rencontre aussi brève soit-elle. Les stylos, ballons et autres cadeaux traditionnels sont plutôt à remettre aux instituteurs ou aux chefs de village qu'aux enfants eux-mêmes.

. Souvenirs ou négoces...

- Lorsque nous marchandons pour l'achat de souvenirs, n'oublions pas que les sommes en jeu sont parfois dérisoires pour nous, mais pas forcément pour celui qui les reçoit.
- Essayons d'acheter directement à l'artisan plus qu'au revendeur.
- Les accords pour la protection des espèces (CITES) interdisent le commerce de peaux, d'ivoire, d'écailles, de coraux, de coquillages, de même que l'importation d'animaux exotiques vivants. Ces accords ont été ratifiés par l'Union Européenne et la Suisse dans le but de protéger plus de 2 500 espèces d'animaux et 30 000 de plantes menacées. Renonçons donc à acheter coquillages, papillons, mâchoires de requins, sacs en peau, ivoire, tortues et autres animaux sauvages vivants ou non. De même, évitons les spécialités culinaires locales à base d'espèces menacées.
- N'achetons pas le patrimoine culturel et traditionnel : bijoux (sauf s'ils sont fabriqués spécifiquement pour les touristes), outils agraires, objets sacrés, etc, dont les populations n'hésiteront que peu de temps à se défaire face aux sommes d'argent proposées.

. Seule reste l'empreinte de nos pas...

- Il est préférable d'acheter notre équipement avec des emballages biodégradables et de laisser les autres emballages chez-nous.
- Ne laissons pas nos déchets derrière nous : mégots, papiers ou emballages, sacs plastiques, boîtes de pellicules photos... Ceux-ci peuvent être ingérés par des animaux qui en mourront.
- Il est important de vérifier qu'un lieu de campement a été laissé intact, d'aider et informer également les équipes locales pour que la gestion des déchets soit la plus appropriée possible. Dans certaines régions les boîtes de conserves sont laissées ou données aux populations locales qui les recyclent en bijoux ou objets utilitaires. Renseignons-nous avant d'agir.
- Il est bien de rapporter les ordures les plus polluantes chez-nous : piles et batteries de toutes sortes, sacs plastiques, déchets non-destructibles. La plupart des pays du Tiers-Monde n'offrent en principe aucune infrastructure d'élimination industrielle des déchets.
- Dans la nature brûlons (sauf si risque d'incendies) notre papier hygiénique après usage. Dans les campements, utilisons les toilettes parfois prévues. Ne polluons pas l'eau par nos excréments (soyons à 50 mètres au moins des cours d'eau). Avec des savons et lessives, lavons toujours en aval des habitations ou mieux encore utilisons une bassine et éloignons-nous pour la toilette.
- Enfin, pensons à éteindre les lumières, à fermer le chauffage ou la climatisation quand nous sortons de notre chambre.

. La nature nous émerveille, respectons la nature...

- Entre deux moyens de transport équivalents, choisissons celui qui consomme le moins d'énergie. Prenons le train, le bateau et les transports en commun plutôt que la voiture.
- Il est conseillé d'utiliser les pistes, les sentiers et les chemins déjà empruntés ou tracés. Dans certains écosystèmes fragiles prendre des raccourcis ou sortir des sentiers signifie la destruction de la végétation et l'érosion des sols.
- Ne collectons pas de souvenirs tels que les animaux, plantes, oeufs, minéraux, fossiles, silex, pointes de flèches, etc, laissons-les sur place pour le plaisir des visiteurs suivants et ne pas encourager le commerce d'objets rares ou d'espèces en voie de disparition.
- Ne dérangeons pas la faune dans sa vie quotidienne :
> Dans la plupart des réserves et parcs nationaux, la vitesse de déplacement est limitée, respectons la.
> Faire du bruit ou s'approcher trop près peut engendrer l'abandon d'un jeune, d'un nid. Observer sans modifier le comportement naturel c'est le faire à une distance que les animaux considèrent comme sûre. L'observation d'un animal non perturbé est bien plus intéressante que celle d'un animal stressé.
> Les chauffeurs ne doivent pas être encouragés à conduire hors des pistes afin d'approcher la faune.
> Ne nourrissons pas les animaux, ce qui, outre la modification de leur régime alimentaire peut être dangereux. Les singes deviennent ainsi agressifs et voleurs.
> Ne touchons pas les animaux pour leur santé et la nôtre.
> N'utilisons pas de magnétophones ou autres appelants pour attirer et observer la faune.
> N'encourageons pas les attractions avec des animaux : montreurs d'ours, charmeurs de serpents, oiseleurs...
> N'achetons pas d'animaux sauvages quels qu'ils soient et quelle que soit l'histoire du vendeur. Le commerce des animaux est en général partout interdit et fortement réprimé.
> Ne pêchons pas dans des lacs ou des mers où il est notoirement reconnu que le poisson est rare, ou que des espèces y sont en voie de disparition.
- Il est demandé de respecter les réglementations en vigueur dans les réserves et parcs naturels, de même que les lois dans les pays visité. Informons-nous.
- De la même façon, aussi chers soit-ils, payons les droits d'entrées et/ou de camping dans les réserves et parcs, de même que lors de visites. Ceux-ci sont destinés à la conservation, la protection ou l'amélioration des lieux. Exigeons les reçus afin d'éviter le détournement de ces fonds.

. La terre, l'eau et le feu...

- Pour la cuisine, il est préférable d'utiliser le plus possible le gaz ou d'autres moyens de combustion peu consommateur de bois. Certaines régions ont subi une déforestation importante du fait du tourisme : Himalaya, Kilimandjaro, Atlas marocain... Cela signifie souvent érosion, glissements de terrain, modifications climatiques, absence de bois pour les populations locales qui n'ont pas les moyens d'acheter du gaz.
- Evitons, notamment dans les zones où le bois est rare ou pousse lentement, les grandes flambées superbes malgré la perte d'un certain romantisme.
- Si aucune solution de cuisine au gaz n'est encore en place, utilisons du bois mort trouvé au sol. le charbon de bois est grand consommateur d'arbres verts et vivants.
- Il est indispensable d'éteindre le feu avant de quitter un camp. Un feu mal éteint peut causer des désastres irrémédiables.- Lorsque l'eau potable est une denrée rare, il faut l'utiliser avec parcimonie et la respecter : 1) préférer la douche plutôt que le bain; 2) s'essuyer avec une lingette humide plutôt que s'asperger; 3) ne pas faire de lessive ou, au pire, avec des lessives sans phosphate. Dans le sud tunisien, un bédouin consomme en un an l'équivalent de la consommation mensuelle d'un touriste européen.- Notre lessive ou notre toilette (même se brosser les dents) doit se faire loin des points d'eau potable.- Utilisons des savons ou détergeants biodégradables.
- Il est mieux d'obtenir l'autorisation d'utiliser le puits ou la pompe d'un village et de ne pas se laver à côté, même si les habitants le font.
- Et puis ne faisons pas de graffitis ni de traces inaltérables.

A voir aussi la rubrique "pour un tourisme responsable" d'abm.fr

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