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mercredi, 26 octobre 2011 13:17

L'éducation

La plupart des parents rechignent à entreprendre un voyage au long cours, pour éviter un retard éventuel dans la scolarité. Mais les enfants peuvent également suivre les cours par correspondance et avoir des « instituteurs » particuliers le temps de leur voyage. Et quelle satisfaction pour ceux-ci : accompagner leurs enfants sur les routes du bout du monde sur les routes de la vie. La complicité née de tous les jours est un fabuleux atout pour toute la famille et restera longtemps ancrée dans les cœurs.

"Beaucoup ont envie de partir, mais partir c'est difficile, et puis il y a les enfants... Je partirais bien, mais pas avec les enfants, ce n'est pas possible. Cet argument, nous l'avons entendu maintes et maintes fois. Nombreux ceux qui ont peur pour leurs enfants. Peur de quoi ? Des risques peut-être et puis les enfants n'iraient pas à l'école ? Des structures éducatives, dans les pays dits civilisés, sont tellement fortes qu'elles se substituent souvent aux parents pour inculquer les connaissances et les valeurs morales aux enfants. Pourtant assumer complètement l'éducation de son enfant, c'est possible. Beaucoup de parents pensent que l'école laïque, gratuite et obligatoire est la meilleure des écoles. Mais prendre un enfant par la main n'est-ce pas aussi une bonne école ? Comment faire grandir un enfant ?

Est-ce durant un voyage, lorsque parents et enfants ont le temps de marcher ensemble ? L'enfant gagne confiance en lui et sait trouver son propre chemin lorsque petit, il a été guidé par une main aimée et sécurisante. Est-ce satisfaisant de partir travailler, tôt le matin, en confiant les enfants à une nounou ? »

Michèle et Didier Trousseau Cap vers Bonne-Espérance

 “C’est la rentrée pour nous aussi. Les cours du CNED de Lola sont arrivés à l’ambassade de France à Helsinki et elle a même envoyé sa première évaluation. Les cours de Louise se sont égarés. En attendant, elle a travaillé sur les livres de CE1 donnés par Sylvie, la maîtresse actuelle de ses copines. Les cours du CNED sont très ludiques et les filles aiment beaucoup la sorcière Frisapla, le chat Teigne et la chauve-souris Gus. Les cahiers de vacances (Nathan !à ont été vite finis. Les filles ont encore plein de petites revues que récupère leur mamy chez son kiné. Elles peuvent lire, faire des jeux et apprendre plein de choses. Elles commencent les mots croisés force 0. Le soir, elles passent leur temps sur l’ordinateur bien qu’elles se couchent de plus en plus tôt. Léo est toujours avec elles et apprécie beaucoup. Quand nous roulons, activité dessin, découpage-collage… Les visites des églises nous ont obligé à aborder le sujet de la religion. Louise est très curieuse de tout et veut tout comprendre. Sa curiosité n’est pas un vilain défaut. La lecture des plans des villes n’a plus de secret pour elle. Nous passerons à la lecture des cartes routières bientôt. Et elles font de la géographie en vrai, elles essaient de se rappeler le nom de tous les pays traversés, les capitales, les lettres des voitures, les drapeaux, les particularités. Les enfants adorent les bibliothèques où ils trouvent plein de jeux, puzzles… Les activités sportives ne sont pas oubliées : jeux de plein air, plage, longues promenades… Leurs emplois du temps sont bien remplis ! »

Annie et Stéphane Marais
Périple vert http://periple.citeweb.net

La scolarité : il faut simplement s'organiser et consacrer quelques heures par jour à un travail scolaire. Mieux vaut faire appel à des organismes extérieurs qui proposent des travaux scolaires pour chaque niveau.

CNED (Centre National de l'Enseignement à distance) : BP 60200, 86960 Futuroscope Cedex tél. : 05 49 49 94 94 Fax : 05 49 49 96 96 www.cned.fr

Cet institut vous permet de suivre un programme éducatif à distance. Vous recevrez les documents pédagogiques régulièrement et les retournerez une fois complétés. Un éducateur suit votre dossier et vos devoirs.

Le prix pour la version papier est de 640F pour l’année, le double si on souhaite le recevoir par Internet ou si on souhaite acheter le programme sur CD Rom.

Pour ceux qui restent quelques semaines dans un pays, vous pouvez suivre des cours dans une école française. Vous trouverez les coordonnées des écoles françaises dans le monde chez l'Agence pour l'Enseignement du Français à l'étranger 57 Bd des Invalides 75351 Paris Tél : 01 51 77 29 04 www.aefe.diplomatie.fr


INSTRUCTION EN FAMILLE
 

Voyage en camping-car sur le continent nord américain, pendant un congé sabbatique.

Nous sommes arrivés à Halifax au Canada en avion, le camping-car étant  arrivé par cargo en roll-on/roll-off ( c’est-à-dire en système ferry).

 Les enfants Céline ( 13 ans ) et Rémi ( 7ans ) souhaitent se retrouver dans la même classe que leurs copains à notre retour. Une seule solution : faire la classe pendant le voyage.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’école n’est pas obligatoire en France. C’est l’instruction qui l’est.

Quelques mois avant le départ nous avons dû demander une autorisation d’instruction en famille. Pour cela nous avons constitué un dossier. Les parents doivent justifier d’un certain niveau scolaire. Etant enseignante cela n’a posé aucun problème ( je crois que le niveau demandé est le baccalauréat). Nous avons présenté un projet de travail afin de montrer que nous connaissions le programme, les objectifs et exigences. Nous avons envoyé ce dossier à l’inspection académique ce qui nous a permis de toucher les allocations familiales, nos seuls revenus pendant le voyage.

Au retour l’inspecteur peut demander un contrôle des connaissances. Pour notre part, en juin 95 l’inspecteur du primaire a voulu voir Rémi. Comme nous n’étions pas encore rentrés nous lui avons demandé de repousser l’entretien. Il ne s’est plus manifesté.

Pendant ce temps je suis allée voir l’institutrice du CE2 à l’école de Rémi afin de recevoir quelques conseils. Elle m’a prêtée tous les manuels scolaires nécessaires. Je suis ensuite allée voir le Principal du collège de Céline pour l’informer de notre projet. J’avais ainsi la certitude que Céline rentrerait en 3ième à la rentrée suivante.

L’école pendant le voyage :

Les démarches administratives étant effectuées, il fallait maintenant remplir le contrat.

Nous avons fait à peu près deux heures de classe par jour, cinq jours sur sept, sans vacances scolaires. Une seule petite pause au moment de Noël lorsque les grands-parents nous ont rendu visite pendant une semaine.

Céline travaillait une matière par jour : maths, français/latin, histoire/géographie, sciences, langues (anglais et espagnol ). Le plus difficile a été le latin car ni Bernard, ni moi-même ne l’avons étudié. C’est la seule matière pour laquelle nous avons envoyé des devoirs au professeur du collège qui a eu la gentillesse de les corriger. L’espagnol a été le deuxième point noir. Bien que nous ayons étudié tous les deux cette matière, nous sommes loin de le parler couramment. Mais cela s’est bien terminé.

Rémi lui, travaillait chaque jour les maths et le français et une fois par semaine il faisait de l’éveil.

Choisir le bon moment de la journée :

Il  ne fallait pas que ce travail scolaire soit une contrainte trop importante et vienne gâcher le voyage. Nous profitions des pauses comme la lessive ou les courses.

Aujourd’hui c’est jour de lessive et nous cherchons la « laundromat », ce qui n’est jamais un problème. Le camping-car rangé bien à plat sur le parking, nous sortons livres et cahiers. Nous choisissons une matière où la leçon est assez vite expliquée.

Pendant les série d’exercices nous partons avec le baluchon de linge sale sous le bras. Les enfants restent seuls un moment. Ils ont pris l’habitude de travailler d’une manière assez autonome. Il faut parfois remotiver Rémi qui se laisse facilement distraire par tout ce qui l’entoure. Nous procédons de la même manière le jour des courses.

Au Canada et aux Etats Unis les grandes surfaces se trouvent toujours à l’entrée ou à la sortie des villes avec des grands parkings. Au Mexique nous n’avons pas utilisé de laverie automatique et les grandes surfaces sont plus rares. Par contre lorsqu’il y en a, les parkings sont gardés, on peut donc laisser les enfants sans crainte.

En dehors de ces pauses il fallait souvent négocier, surtout avec Rémi qui préférait jouer. Il ne supportait pas que Bernard lise dans la capucine du camion ou à l’ombre d’un arbre alors que lui devait travailler.

Au cours des grandes traversées, comme celle du Canada d’est en ouest et vice versa, nous faisions une pause un peu longue dans la journée afin de rompre la monotonie. C’était alors l’occasion de faire les devoirs. Nous nous installions parfois sur les tables de pique-nique des aires de stationnement. Les enfants avaient toujours du temps dans la journée pour jouer. En été les jours sont longs.

Au Mexique le moment privilégié était l’heure de la sieste pendant la grosse chaleur. Nous nous installions au frais dans le camping-car ou à l’ombre dans le hamac. Bernard était chargé d’expliquer les leçons de sciences ( naturelles et physiques ) à Céline. Parfois il s’endormait pendant la leçon ce qui amusait beaucoup les enfants.

Nous avons ainsi terminé le programme. Au retour à la mi-juillet nous avons bénéficié avec les enfants de la fin des vacances scolaires tandis que Bernard reprenait le travail.
Cette expérience a été très bénéfique pour tout le monde. En septembre Céline est rentrée en 3ième et Rémi au CM1. Ils ont tous deux réintégré le système scolaire sans difficulté. Cependant ils ont trouvé qu’il y avait beaucoup de perte de temps puisqu’ils devaient maintenant aller à l’école toute la journée.

Si nous devions repartir dans les mêmes conditions nous referions la même chose.

Bernard et Sylvie Frachet

L'apprentissage de la liberté :

Le temps pour votre enfant de trouver ses repères et de faire sentir son caractère.

16 mois, dans la rue il veut vous lâcher la main pour marcher seul

30 mois, il voudrait prendre un couteau pour couper seul sa viande et manger avec une cuillère ou une fourchette

4 ans, il veut traverser la rue sans vous et cours sur les trottoirs

6 ans, il veut revenir seul de l'école

8 ans, il veut regarder la télévision après le dîner avec les grands

12 ans, il veut aller au cinéma avec les copains

14 ans, il veut partir en vacances sans vous.

La liberté commence pour lui ou pour elle, le voyage forme un certain esprit d'indépendance et d'ouverture vers les autres. Une bonne façon de commencer. On dit que le voyage forme la jeunesse, mais il aide certainement à comprendre ce monde qui l'entoure et à percevoir certaines valeurs que l'on peut malheureusement ne pas apprendre.

La conversation :

Les enfants qui voyagent longtemps ont plus de facilité que les autres à s'exprimer que ce soit d'ailleurs dans leurs langues maternelles que dans une langue acquise au contact des populations rencontrées. En plus de cela les enfants sont curieux et n'hésitent pas à aller vers les gens, c'est ainsi qu'un enfant voyageur découvrira plus facilement la vie locale et ses habitants. En plus un enfant attire toujours les regards, les sourires, les attentions des autres. C'est un formidable passeport pour voyager, mais aussi un fabuleux moyen pour se faire des amis d'un peu partout.
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