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mercredi, 26 octobre 2011 13:17

Passage des frontières

Si dans une grande partie de l'Europe et quelques autres pays, le passage des frontières ne présente guère de difficulté pour la plupart des voyageurs, il arrive fréquemment qu'ailleurs, ou pour certains types de voyages et notamment lorsque l'on est avec son propre véhicule, les choses se déroulent différemment...

Pour éviter les ennuis : Première chose, que vous le vouliez ou non, les douaniers et la police seront toujours en position de force par rapport à vous, avec le pouvoir de vous refouler ou d'allonger vos tracas s'ils le désirent (et ils le savent !). Donc, à moins d'avoir de bonnes relations locales ou d'aimer les procédures, les complications et les pertes de temps inutiles, ne l'oubliez pas. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il faille accepter tout et n'importe quoi sans rien dire ou faire. Il est simplement utile de connaître quelques trucs pour s'éviter trop de désagrément.

Tenue : Comme tout le monde, vos interlocuteurs vous jugeront d'abord, même inconsciemment, sur votre apparence et votre comportement. Or, dans certains pays, le style sac à dos n'est pas toujours apprécié. Donc, première chose, toujours se mettre sur son 31 pour passer les frontières.

Dans nombre de pays du "Tiers-Monde" un voyageur, sous-entendu généralement "un occidental", arrivant pas très net (et donc dans l'esprit de beaucoup, pas très riche) ne sera pas bien perçu des autorités locales, surtout si parmi ses interlocuteurs s'en trouvent certains ayant vécu en Europe ou aux USA. Le touriste version "Katmandou - routard - zonard" n'est pas vraiment ce que recherchent la majorité des pays ; ce qui dans un sens peut être tout à fait compréhensible.

Au niveau de la tenue, abstenez-vous aussi de tout ce qui peut choquer tant dans l'originalité excessive que par rapport aux us et coutumes locales. Ainsi, dans beaucoup de pays musulmans, les femmes devront éviter un habillement trop léger. De même, évitez de parler aux douaniers avec vos lunettes de soleil sur le nez. Cela peut, en effet, être perçu comme un signe de dédain ou, pire, faire planer des soupçons sur vous ("pourquoi cache-t-il son regard ?").

Comportement : Une seule règle : toujours rester calme. Car, même si les choses traînent ou se compliquent, rien ne sert de s'énerver et de jouer à l'Occidental donneur de leçons qui vient généreusement offrir ses dollars au pays. Presque toujours, cette attitude consistant à juger les choses d'après ses propres critères, notamment de temps et d'efficacité, renforcera vos interlocuteurs dans leurs convictions et bloquera d'autant plus la situation. Personne n'aime être déconsidéré dans son travail. Donc restez calme et poli ; ce qui ne vous empêchera pas d'ailleurs de pouvoir être ferme s'il le faut. C'est juste une question de manière. Quant à vouloir, en cas de problèmes, en référer à des autorités supérieures, aux représentants de votre pays, etc, regardez-y à deux fois avant de vous engager. Hormis si les choses deviennent réellement graves, mieux vaut s'abstenir. N'oubliez pas qu'en remontant la hiérarchie, vous risquez de compliquer la situation au point de la rendre "officielle", sans réelle possibilité alors d'arrangements à l'amiable ni de sortie "honorable" pour l'une et l'autre des parties. À la limite, quitte à vous plaindre, faites-le après ou au retour auprès des autorités compétentes, même si cela risque fort de n'avoir aucun effet.

Il est parfois difficile dans certains postes-frontières de distinguer au premier coup d'œil les bureaux et les bons employés. Là aussi pas d'énervements, commencez par regarder et demander autour de vous. Souvent, on vous renseignera automatiquement avant même que vous ayez dit quoique ce soit.

Contre quelques billets, on vous proposera parfois aussi de vous aider dans vos démarches. Comme pour les guides, c'est à vous de voir ; mais si vous ne parlez pas la langue, vous trouvez face à des formalités un peu complexes ou avez envie de régler les choses rapidement, c'est une solution. Comme toujours, négociez les prix auparavant.

Devant "l'animation" qu'il peut parfois régner à l'intérieur d'un poste de douane, pas de panique.

Observez les choses et repérez le chef à qui vous vous adresserez. Aux postes frontières qui ne voient guère d'Occidentaux, vous deviendrez vite pour les uns et les autres une curiosité, un faire-valoir (notamment pour le chef), et une source d'approvisionnement en cigarettes (grandes marques appréciées) sinon en dollars. Sans pour autant vous faire plumer, ne rejetez pas ces contacts. Cela permettra de créer une relation dont on tiendra peut-être compte ensuite en cas de problèmes. Quelques mots de la langue locale favoriseront d'autant plus vos échanges. Respectez également les pratiques locales ; ne fumez pas si personne ne le fait, ne vous asseyez pas systématiquement par terre car c'est parfois mal vu de la part d'un Européen et, dans certains pays, mieux vaut que cela soit un homme plutôt qu'une femme qui effectue les démarches et à plus forte raison qui discute s'il y a problèmes.

Au niveau problème justement, contentez-vous des vôtres et n'allez pas intervenir dans ceux des locaux même si vous êtes témoins de pratiques discutables comme le racket par les policiers (assez courant à certaines douanes africaines), voire certaines interpellations. Il y a peu de chances que vous connaissiez toute l'histoire et d'autre part vous ne pourrez pas faire grand chose.

Bref, par un comportement et une tenue adéquate vous limiterez déjà les difficultés lors de vos passages de frontières.

Bagages

Mieux vaut être en règle.

De façon générale, c'est aux aéroports que vos bagages seront les plus fouillés, à l'aller (toujours) comme au retour. Par voie terrestre, les douaniers s'intéresseront un peu moins, sinon par curiosité, à vos affaires sauf s'ils ont décidé de faire du zèle ou que la frontière se situe dans une zone de trafic ou à risques. Gardez en permanence un œil sur celles-ci pour éviter que l'on se serve de vos bagages pour détourner l'attention de la police en y déposant des choses prohibées. D'un autre côté, ne transportez rien qui puisse irriter les douaniers : alcools dans certains pays musulmans, aliments et autres denrées interdites pour cause sanitaire, lectures jugées subversives par le régime, etc. Au mieux vous aurez droit à la confiscation et au pire à une fouille plus approfondie assortie parfois de quelques autres tracasseries. Sur un autre registre, n'acceptez jamais de prendre le bagage de quelqu'un que vous ne connaissez pas ou peu, spécialement en avion. Et surtout jamais de drogues, y compris légères ou en toute petite quantité, lors du passage d'une frontière ; cela même s'il est reconnu de tous que celles-ci sont en vente libre ou presque dans le pays. En cas de découverte, vous auriez là de réels ennuis pouvant déboucher sur de longues années de prison et même pire dans certains pays du Sud-est asiatique.

N'oubliez pas non plus qu'en rentrant chez-vous, vous aurez également à passer la douane de votre pays. On rappelle aux Français que, pour les voyages dans l'Union Européenne aussi bien que pour les autres pays, il existe des réglementations précises sur les biens et marchandises. De plus, l'achat de contrefaçons est également un délit, de même que l'importation de certaines plantes et animaux vivants.

Documents

En pratique, les difficultés de passage seront le plus souvent liées aux documents de voyage nécessaires. Il peut déjà être utile pour être en règle de s'être renseigné avant le départ ou en cours de route sur les formalités de base (passeport, visa, carnet de vaccination, carnet de passage en douane etc).

Attention à la validité de votre passeport : certains pays exigent en effet que celui-ci soit encore valable 6 mois après la date de retour prévue. Même chose si vous partez longtemps pour ce qui est des visas dont certains ont une validité d'utilisation limitée. Dans ce cas, on pourra les prendre soit au dernier moment, soit demander à ce qu'ils soient postdatés (ce qui se fait généralement sans problèmes pour quelques jours). Dans certains pays, le visa peut être théoriquement obtenu à l'arrivée sur le territoire. Si vous avez choisi cette option, demandez confirmation aux autorités consulaires avant de partir (y compris par écrit si vous pensez qu'il y a risque). Et au moment d'entrer dans le pays, évitez si possible le petit poste frontière dans lequel le personnel ne sera pas forcément au courant et qui vous refoulera sans chercher à comprendre. D'autre part, la durée de votre visa sera fonction de la date retour inscrite sur votre titre de transport ou, si vous continuez par voie terrestre et avez un billet open ou à validité supérieure au séjour autorisé, du bon vouloir du préposé. Très souvent, donc, à la tête du client. Mieux vaut alors faire bonne impression.

« Pour les visas, nous on les fait dans le pays limitrophes d’avant. On peut même les préparer dans une ville et le récupérer dans une autre ville ou un autre pays. Ex : visa iranien, on l’a préparé à Bucarest et récupérer à Istambul. Visa indien, préparé à Téhéran et récupérer à Chiraz, pour éviter plusieurs jours d’attente. Pour le visa indien, si on a des enfants, il est préférable de le faire à Islamabad, car on ne paye pas pour eux ».

Ne pas oublier non plus que s'il faut un visa pour entrer, il faut également la plupart du temps faire tamponner son passeport avant de quitter un pays. D'où la nécessité de chercher parfois le lieu adéquat qui, d'ailleurs, ne sera pas forcément toujours situé au poste frontière s'il s'agit d'un coin perdu (le bureau en question peut alors être dans une localité plus importante).

En parallèle, on pourra parfois vous demander la copie des factures de votre matériel photos ou vidéo.

C'est cependant relativement rare, et concerne surtout les douanes de votre pays dès lors que vous rentrez d'une destination réputée pour ses bonnes affaires en la matière. Pour éviter les ennuis, on peut faire enregistrer gratuitement son matériel sur un Carnet de libre circulation. Il suffit de présenter celui-ci et les factures (y compris de paiement des taxes si l'objet a été acheté à l'étranger) auprès du service des douanes.

Au-delà des documents légaux, on risque fort dans certains pays de s'intéresser aussi à vos ressources et aux motifs de votre voyage. Sur ce dernier point, à moins d'être envoyé par votre entreprise avec tous les papiers en règle, dites toujours que c'est pour tourisme même si vous espérez faire des affaires ou trouver un job sur place. En effet, dans la majorité des pays, le travail et même les études sont strictement réglementés au niveau des lois et demandent des formalités spécifiques. Et pour ce qui est du voyage d'affaires, les visas d’affaires sont généralement nettement plus chers que les visas touristiques. Dans le même genre, évitez si on vous le demande de dire que vous êtes journaliste ou comptez faire un reportage sur le pays ; deux choses pas forcément toujours appréciées des autorités, notamment de celles des pays sous le feu de l'actualité. Bref, faites le touriste moyen.

Quant aux ressources, elle intéresseront d'autant plus que vous aurez l'air d'un voyageur à petit budget, en clair avec sac à dos. Une carte de crédit, un stock de chèques de voyage ou d'espèces y compris en petites coupures pour faire plus épais) rassureront toujours. Lors d'une arrivée en avion, on vous demandera souvent l'adresse d'un hôtel. Indiquez toujours un établissement milieu ou haut de gamme (mais pas trop quand même si vous n'avez pas le look), y compris si vous comptez dormir dans l'établissement le moins cher de la ville.

De la même façon, pour certains pays ou certaines modes de transports, il est théoriquement nécessaire d'avoir réservé avant sa venue un minimum de prestations. C'est le cas notamment lors d'une arrivée en vol charter (pas en régulier) dans les pays d'Afrique du Nord, le Sénégal. Fort heureusement, pour le voyageur désireux d'organiser seul son séjour, cette contrainte ne demeure que théorique et se trouve de toute façon compensée par les agences qui rajouteront sur votre titre de transport des prestations factices afin de contourner cette obligation mise en place à l'origine par les pays hôtes.

Dans le même but d'augmenter les rentrées financières (mais aussi parfois contrôler les visiteurs), certains pays peuvent à l'occasion refuser d'attribuer des visas aux individuels et n'accueillir que des groupes. En attendant, il faut savoir que de telles règles s'appliquent souvent aux demandes effectuées aux consulats en Europe, alors que dans les pays voisins, ou même aux frontières, l'individuel peut sans peine obtenir son visa. Le Laos est, ces derniers temps, un cas typique dans ce domaine avec refus de visa fait aux individuels en France et obtention facile à Bangkok ou sur place. Plus contraignante est par contre l'invitation obligatoire (en fait la même chose que des prestations) que l'on retrouve notamment pour les pays d'Asie centrale. Là, obligation de passer par une agence locale pour obtenir le visa et pouvoir franchir la frontière.

Une autre source de "complication traditionnelle" aux frontières est la non-possession d'un billet de continuation. Certains pays, entre autres africains, peuvent en effet poser problèmes si l'on ne dispose pas d'un titre de transport pour sortir de chez eux (et cela parfois dès la demande de visa). Si vous montrez que vous disposez d'assez d'argent et expliquez que vous continuez vers un autre pays, les choses peuvent parfois s'arranger. Toutefois, s'il y a refus, la solution reste d'acheter un billet d'avion plein tarif pour une destination proche. En cas de non-utilisation, celui-ci vous sera en effet remboursé sur votre compte bancaire sans pénalités (l'une des caractéristiques principales des pleins tarifs), avec juste quelques frais de dossier. Seul inconvénient, cela peut parfois prendre un certain temps et donc immobiliser une certaine somme.

Mais bien plus que le voyageur à pied, c'est celui qui se balade avec son propre véhicule qui rencontrera souvent le plus de tracasseries ; ne serait-ce déjà que par rapport aux papiers et documents particuliers à son véhicule (assurances, carnet de passage en douane...).

Enfin, au-delà de tous ces documents "classiques" il y a ceux plus spécifiques au pays (formulaire d'immigration, attestation de paiement de taxes diverses, etc) que l'on n'aura pas intérêt à perdre entre son entrée et la sortie du pays sous peine de complications ou dépenses supplémentaires.

 Automobile Club de France, Carnet de passage en douane coûte 141 € , son délai d’obtention est de 15 jours et il est valable un an renouvelable.
http://www.automobile-club.org/accueil.html
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