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mercredi, 26 octobre 2011 19:52

Randonner avec ses enfants

Votre façon de voyager va sûrement changer. Les treks en haute montagne sont à déconseiller pour les enfants en bas âge, par contre les balades d'une journée sont tout à fait envisageables. Pensez toujours à protéger bébé du soleil (chapeau, crème, lunettes.

 Témoignage :

"Je rassure ceux qui hésitent encore, oui il est possible de randonner au Népal avec des enfants (même en bas âge : 6-4 et 1 an). Bien sûr, il n'est pas question de rejoindre le camp de base de l'Éverest tout seul sans équipe, mais le Népal regorge de petits chemins inédits qui permettent de découvrir le pays à l'écart du flot des trekkeurs habituels.

Il va sans dire qu'une bonne équipe locale est indispensable : porteurs réservés aux enfants qui les aident au cours du chemin et les portent en cas de besoin (même à 6 ans), petites étapes 2 à 4 heures de marche pour un adulte, altitude inférieure à 2000 mètres et peu de dénivelé journalier. Tout cela à discuter avec l'agence de trek. Lors de la randonnée, la nourriture préparée par le cuistot est sûre et les enfants la mangent sans problème : riz, nouilles, pizzas, frites... (pour le bébé d'un an nous avons emmené des purées desydratés), l'eau est bouillie. Il est rassurant pour les enfants de dormir sous la tente avec papa et maman et cela évite certains lodges bruyants et de propreté moyenne.


Bien sûr en tant qu'adulte, on est un peu frustré de ne voir que les montagnes au loin, mais le plaisir de la marche et de la vie en plein air est intact."
Famille Bardet.

Randonnée avec des ânes, voilà une formule sympathique pour partir dans les Pyrénées ou dans les Alpes, de gîte en gîte ou en bivouac, l'âne porte les bagages et les enfants à partir de 3 ans (sur terrain facile) une organisation peut vous y aider Fédération National des Anes et Randonnées La Deveze 46 090 Cours Tél. : 05 65 31 42 79 Fax : 05 65 31 44 54.

« Attention au poids que l’on transporte, pour des randonnées itinérantes, le matériel nécessaire à emporter devient important . Il est vivement déconseillé de donner une charge à porter à un enfant de moins de 12 ans. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le nombre de scolioses et autres déformations de la colonne vertébrale engendrées par les cartables trop lourds de nos bambins ! Ceci dit un petit sac avec ses jouets préférés et quelques gâteries sera le bienvenu. Il aura l’impression de faire comme les grands et sera donc plus motivé pour marcher.

Inutile, pour autant, de transformer papa en sherpa himalayen croulant sous le poids des futilités toutes plus indispensables les unes que les autres…

Lors de notre première " longue " randonnée avec Jonathan qui avait 6 ans, je trimbalais un énorme sac de plus de 25 kg sur les sentiers des Pyrénées. Moyen infaillible de gagner l’estime du fiston, pour qui l’homme le plus fort du monde ne peut être que papa, il n’en reste pas moins qu’une randonnée réussie ne peut s’encombrer de poids superflu. Il est communément admis que le portage idéal correspond à environ 1/5 du poids du porteur, soit 14 kilos pour une personne de 70 kg.

Alors comment randonner plusieurs jours avec un enfant qui ne porte rien ou presque, avec un minimum de confort, le tout en portant une charge adaptée ?

Une solution est de faire étape en gîte ou refuge. Cela vous soulage de la tente, et vous y gagnerez en confort. Inconvénient : les distances à parcourir entre chaque étape sont parfois trop longues pour lui.

Une autre solution est de se faire déposer les sacs par un tiers en voiture le soir à l’étape. Mais cela implique une organisation sans faille. De plus il faut dans ce cas s’arrêter obligatoirement près d’une route.

Si vous désirez rester autonome, l’idée est le portage animal, original et très ludique lorsque l’on randonne avec des enfants. Ceci dit la charge quoique plus importante reste néanmoins limitée : un âne ne porte " que " 50 kilos, un mulet pourra supporter plus de 100 kilos.

Nous avons habitué Jonathan à marcher dès son plus jeune âge. L’idée étant moins de " l’entraîner physiquement" que de lui donner le goût de l’effort. La poussette n’était plus utilisée après 2 ans. Pour l’enfant, la marche est avant tout source d’ennui. S’il est nécessaire de respecter son rythme, il est surtout indispensable de l’occuper, de le distraire, bref il faut lui donner un but, une raison de marcher. Pour cela un peu d’imagination suffit à transformer une balade longue et monotone en une randonnée inoubliable. Chaque détail du paysage peut devenir source d’émerveillement chez l’enfant.

Un caillou ou un nuage aux formes bizarres, une fleur ou tout simplement la recherche des marques du GR sur le sentier le feront participer sur la route à suivre. L’observation d’animaux est bien sûr très appréciée des enfants. La rareté de l’événement en fait sa valeur. Jonathan nous disait après avoir passé de longues minutes à observer les marmottes :“ c’est un cadeau de dame nature ! " N’oubliez pas une paire de jumelles pour voir les animaux. Les chansons et comptines pour enfants sont également un moyen de rythmer la progression.

À l’étape, prévoir de petits jeux faciles à transporter. 2 ardoises velleda et un feutre permettent une multitude d’activités (pendu, lettre manquante, dessiner c’est gagner etc.). Sans aucun matériel, il est possible de faire quelques jeux de colonie ou centre aéré : les mimes, le chef d’orchestre. N’hésitez pas à utiliser la nature : le traditionnel barrage de pierre sur un cours d’eau plaît beaucoup. Une surface de sable peut remplacer une feuille ou une ardoise.

En juillet 98 nous avons fait le tour du Queyras avec un âne. Il va sans dire qu’un tel compagnon de randonnée est une forte motivation pour l’enfant. Outre l’aspect pratique du portage, un âne se comporte comme un chien. Il est affectueux, sensible et très attentif à son environnement. Jonathan était très fier de tenir Auguste (notre âne) par la longe. Nous l’avions investi d’une grande responsabilité : matins et soirs, il le brossait consciencieusement, et lui donnait à boire. Pour des raisons de sécurité, mieux vaut se réserver le curage des sabots et le battage de l’animal.

Un âne ne marche pas très vite. Comptez 2 à 3 km/h quel que soit le terrain. Alors inutile de le pousser dans les descentes et de crier de grands " Oh " dans les montées. Ceci dit la paresse n’étant pas le propre de l’homme, un tout petit coup de bâton sur les fesses ne peut que l’encourager (conseils du propriétaire).

Contrairement aux idées reçues, un âne est un animal intelligent. Il vous testera dès les premières heures de marche. C’est là que s’installera votre autorité… ou les galères des jours suivants. Nous avions pris contact avec l’âne et son propriétaire très tôt le matin au départ de notre circuit. Quelques dénivelés plus tard, nous atteignions le premier col. Après la pause-repas Auguste refuse obstinément de repartir… dans le bon sens, seule la direction du retour semble lui convenir ! Dans ce cas, inutile de s’énerver et de vouloir le faire avancer de force. Un âne est un animal très puissant et surtout têtu. La traditionnelle carotte ne marche pas non plus. Alors il nous a fallu beaucoup de patience et de ténacité pour dénouer la situation.

D’une manière générale, mieux vaut être très ferme avec un âne, surtout si vous partez une dizaine de jours, comme nous l’avons fait. Une fois les règles clairement posées, Auguste connaissait les limites à ne pas franchir. Un simple rappel à l’ordre suffisait souvent à le ramener dans le droit chemin. Mais lorsque la tentation est trop forte, impossible de ne pas succomber à la tentation de fouiller dans les sacoches pour y dénicher quelques succulentes tomates… Se sachant repéré, il s’enfuit alors tenant dans sa gueule le sachet contenant son précieux butin. Après une vive réprimande, comment ne pas lui pardonner lorsqu’il vient, penaud déposer sa grosse tête sur notre épaule…

 

Après quelques jours de randonnées nous n’étions plus trois, mais quatre sur le chemin. Lorsque l’un de nous restait derrière, il stoppait net sa progression attendant le retardataire.

 

Les contacts avec d’autres randonneurs se trouvent facilitées lorsqu’on marche avec un enfant et un âne. Dans certains villages, il nous était même difficile d’avancer tant nous étions questionnés.

 

Les structures d’accueil pour les ânes ne sont pas légion dans le Queyras. Débarquer en gîte ou camping est parfois possible si on prévient auparavant, mais pas idéal. Mieux vaut rester dans la montagne, vous y serez plus au calme.

 

Marcher avec un enfant présente quelques contraintes qu’il faut connaître pour ne pas revenir déçu d’une randonnée-galère. L’essentiel est sans doute de démarrer progressivement. La marche ne doit pas être pratiquée uniquement pendant la période de vacances. Lorsqu’on la pratique régulièrement toute l’année, elle devient une habitude de vie pour l’enfant (et pour l’adulte).Il lui semblera alors tout à fait naturel de se déplacer en marchant. Jonathan à 10 ans nous dépassait allègrement cet été lors de l’ascension du Ben Nevis en Écosse. Il a avalé les 1 000 mètres de dénivelé en un temps record. En terrain, plat, 20 km de marche ne pose pas de problème à cet âge. La randonnée de plusieurs jours introduit une dimension supplémentaire. Le confort spartiate d’une nuit passée sous la tente ou de la toilette dans l’eau du torrent aide certainement l’enfant à discerner l’essentiel du futile. On se retrouve alors en famille après une journée de marche à écouter au crépuscule les bruits de la nature. Imprégnez-vous alors de l’ambiance, et laissez-vous guider par votre enfant. Vous serez surpris par sa faculté d’observation, sa capacité à poser un regard neuf sur les choses. Il vous fera alors découvrir ce que nous, adultes, ne voyons plus depuis longtemps : l’évidente beauté de la nature ».

Bruno Charlet

 

 

La manière la plus agréable et attrayante pour les enfants.

Jusqu'à deux ans, vous pouvez porter votre enfant dans un sac à dos spécial bébé jusqu'à 15 kg, cela ne pose pas de problème particulier. Attention tout de même, vous n'avez pas le droit à l'erreur, pas de risques inutiles ou d'acrobaties dangereuses. Le mieux est d'être deux, un qui porte bébé et l'autre qui porte les vivres et le matériel. Attention à ne pas trop vous charger, la limite est de 15 kg par personne.

À partir de deux ans, c'est plus difficile car, après quelques minutes de marche, l'enfant préfère souvent être porté. Alors, il faut ralentir l'allure, et ne pas trop faire de kilomètres. Trouver des distractions, courir dans l'herbe, monter sur un rocher, regardez les oiseaux, manger des mûres sauvages. La randonnée doit être un plaisir pour tous.

À partir de six ans, l'enfant vous suivra sans problème. Surveillez-le quand même car la nature est pleine de surprises parfois désagréables (guêpes, orties, etc.) N'hésitez pas à partir également en bivouac sous la tente, les enfants adorent dormir dehors et vivre en nomades. La nuit à la belle étoile est aussi agréable pour tout le monde.

Pour les plus âgés, n'hésitez pas à leur confier leur propre matériel et un sac à dos. N'oubliez pas de lui donner une gourde et de le faire boire régulièrement, plus quelques gâteries qui feront le bonheur de tous.

Il est important d'avoir un but précis dans la randonnée et d'en parler avec les enfants, montrer l'itinéraire sur la carte et d'intéresser ceux-ci à l'aventure.

Prévoir de bonnes chaussures pour tous !

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