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Chutes Victoria visite d'une fabrique à nuages

Chutes_victoria1C'est l'un des sites touristiques les plus visités d'Afrique australe.

À cheval entre la Zambie et le Zimbabwe, les chutes Victoria impressionnent par leur puissance et leur majesté. Spectacle de terre, d'eau et de ciel.

C'est ainsi, sans doute, que David Livingstone les a observées la toute première fois.



Chutes_victoriacarteUne nappe blanchâtre sans fin, s'échappant d'un océan de verdure, une usine à nuages, blottie dans les entrailles de la terre. Les habitants des environs les désignaient sous le nom de Mosi-oa-Tunya, "la fumée qui gronde". L'explorateur écossais, abasourdi par tant de majesté, les baptisera du nom de sa reine, Victoria, les chutes Victoria. Le célèbre missionnaire a, quant à lui, cédé son patronyme à la ville qui s'étale sur les rives du Zambèze, à une dizaine de kilomètres en amont des cataractes. Capitale déchue de ce qui fut la Rhodésie du Nord, la cité peut se targuer d'être devenue le poumon touristique de la Zambie. Et aussi du Zimbabwe. Les enseignes des hôtels, campings et restaurants mêlent leurs couleurs sur les innombrables panneaux publicitaires du centre ville. Après avoir dressé notre tente sur la pelouse du Fawlty Towers, l'un des backpackers les plus renommés des lieux, nous rejoignons les chutes à vélo.

chutes_victoria2Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, ce joyau méritait un écrin à sa juste valeur. Ainsi est né le
Mosi-oa-Tunya National Park. Nous accédons au parc pour apprécier de près la toute puissance de la nature.

Nous nous laissons descendre sur un sentier pavé qui sinue sous un entrelacs de végétation dense. Un grondement permanent résonne derrière les palmiers et les feuilles de mopane. Enfin, à la faveur d'un balcon aménagé sur le bord de la falaise, nous voyons ou plutôt nous devinons un voile immaculé composé de millions de gouttes d'eau en suspension qui remonte en épaisses volutes du fond de la gorge et enveloppe le paysage de coton. À travers ce brouillard, perce comme un mirage, une mince bulle de clarté. Par le trou de la serrure, nous découvrons la colère du Zambèze. La saison des pluies touche à sa fin. Le fleuve, gorgé à son maximum, se précipite dans le vide dans un tourbillon de fureur. Un plongeon de 108 mètres, deux fois plus haut que le modeste saut des chutes du
Niagara. Sur 1,7 kilomètre de large, la nature a façonné cinq cataractes où s'écoulent en trombes environ 550 millions de litres d'eau à la minute.

Des allures de bain à remous géants.

Le sentier qui court sur la falaise opposée aux chutes nous conduit à une passerelle métallique, balayée par les eaux, comme sur le pont d'un bateau durant une tempête. Nous rangeons caméra et appareil photo dans des sacs en plastique et plongeons à grandes enjambées dans la tourmente. Les gouttes nous fouettent le visage, nous gênent pour respirer. Nous dépassons des silhouettes sombres, surmontées de parapluie et enveloppées dans des imperméables. Les chutes, dans leur fougue, versent des bassines d'eau tiède sur nos têtes. Le ciel est dégagé et pourtant il tombe une averse tropicale.
La pluie se calme peu à peu de l'autre côté du pont. Au terme du chemin, le paysage s'ouvre sur notre gauche. À nos pieds, le Zambèze a des allures de bain à remous géants. Il forme un coude à 90°, puis s'élance dans une gorge dominée par un pont de métal. L'ouvrage a été édifié en 1905. De l'autre côté, s'étendent les terres verdoyantes du Zimbabwe où les chutes se prolongent. Une des frontières naturelles les plus époustouflantes du monde, à coup sûr.

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