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Portraits (52)

Vous avez réalisé une interview ou un portrait d'un voyageur ou d'une personne rencontrée lors d'un voyage ? Cette rubrique est pour vous ! Contactez nous à .

vendredi, 08 août 2014 17:14

Mathieu Le Lay invité au festival des Globe-Trotters

 

"La Quête d'Inspiration - Alexandre Deschaumes Photographies Éthérées" est un film documentaire d’auteur dont l’approche se veut intimiste et que j'ai réalisé en collaboration avec Alexandre Deschaumes.

En tant que réalisateur, je me suis efforcé de comprendre la démarche et la personnalité d’Alexandre pour que le public puisse au mieux entrer en immersion dans son univers qu'il qualifie d'éthéré. Mon travail a été de retranscrire en vidéo les ambiances que l’on peut retrouver dans son travail photo, des ambiances sombres, dramatiques, parfois mélancoliques. Le film s’articule autour de la quête de l’image éthérée, cette recherche constante d’inspiration, en évoquant aussi les pertes d’énergie dues à l’épuisement, aux remises en question, à la nécessité de renouveler son art. C’est tout ce travail autour de l'image en nature dans des conditions parfois difficiles (températures très basses, vents violents) que j'ai souhaité restranscrire au mieux au travers du film.

Tous mes sujets de film émanent de fascinations personnelles. J’ai moi-même été séduit pas le travail et l’univers de ce photographe que j’ai découvert en 2011. Alexandre ne fait pas seulement de belles images, il sait aussi y mettre de sa personne dans son travail. C’est un être solitaire qui se connaît intérieurement, s’est découvert très jeune. Un artiste dans l'âme. Il s’inspire de musiques et autres artistes comme des peintres qui nourrissent ses visions pour composer et sublimer les scènes de paysage dans la nature.

Dans l’élaboration de ce projet, il a fallu dès le début mettre par écrit l’idée du film et mes intentions au travers de sa réalisation. Il était en revanche plus difficile de développer un réel séquencier précisant le déroulement des événements en fonction des lieux que nous allions explorer. En documentaire, la part d’inattendu intervient toujours avec force et constance; le hasard et l’incontrôlable font partie intégrale du scénario et c’est aussi, selon moi, ce qui en fait toute la magie.

Les principales scènes du film se déroulent dans les Alpes (près de chez Alexandre en Haute-Savoie) et en Patagonie car nous avons vécu une immersion d’un mois dans ces contrées lointaines d’Amérique du Sud. D’autres scènes ont été filmées à l’occasion d’un voyage photo en Islande et en Bretagne sur un tournage plus ponctuel sur l'île d'Ouessant, une île que j’affectionne particulièrement (je suis originaire de Bretagne). Mise à part la Bretagne, les destinations et lieux spécifiques ont été choisi par Alexandre car lui-même les avait déjà grandement exploré. Dans les Alpes, ce sont des endroits qu’il connaissait parfaitement à la suite de ses nombreuses explorations solitaires. Pour la Patagonie et l’Islande, Alexandre avait déjà réalisé des séjours photogra- phiques auparavant. Pour les tournages, la Patagonie faisait notamment l’objet d’une expédition inédite de 8 jours, qu’il avait longtemps réfléchi auparavant, autour du Mont Fitz Roy, une montagne mythique située dans le parc national Los Glaciares côté argentin.

Ce projet a été l’occasion de tester du nouveau matériel dans lequel j’avais investi : le glidecam HD 2000, un steadycam qui permet de réaliser des images stabilisées tout en mouvement. C’était l’outil idéal et indispensable pour suivre un personnage évoluant dans les grands espaces sauvages. J’ai aussi expérimenté les rails de travelling aussi bien en vidéo qu’en photo. Enfin, à l'occasion de ce tournage, j'ai pu cadrer mes premières images aériennes avec le pilote de drone Yoann Périé, un bel outil pour rechercher des angles nouveaux depuis le ciel. Cela apporte un plus au niveau du dynamisme et de grandeur aux paysages traversés.

Au niveau des conditions de tournage, nous avons porté des charges de plus de 30 kg pendant l'immersion d'un mois en Patagonie. C'est trop. Beaucoup trop. Les lanières des sacs cisaillaient nos épaules, on boitait à la fin de chaque journée. C’était assez fou de notre part de penser que nous pourrions amener tout ce matériel sur les hauteurs, en traversant pierrier et glacier. De ces expériences, nous en avons tiré les leçons par la suite.

J’ai travaillé de nombreuses heures pour trier la quantité d’images ramenées des tournages, puis pour prendre certaines décisions que nous avions l’habitude de prendre à deux devant le banc de montage. Le film monté comme il nous convenait durait 55 minutes, soit trois minutes de trop pour la livraison d’un 52 minutes aux diffuseurs télé. Enlever trois minutes à ce moment-là fut très difficile... L’enregistrement de la voix-off par Alexandre était aussi un exercice peu évident pour quelqu’un qui n’est pas habitué à poser sa voix en studio.

Il me semble aussi important de préciser que la réalisation de ce film s’est effectuée avec très peu de moyens en production. Il y a une part d’investissement personnel qui n’est pas négligeable pour pouvoir réaliser ce film.

Les nombreux retours autour du film que nous avons reçu sont très agréables. On sent que le public est transporté dans l'univers éthéré du photographe, dans sa quête de l'image, avec toutes les difficultés rencontrées, et que cette notion d'inspiration parle à chacun d'entre nous, peu importe finalement si nous sommes photographes ou pas.

Carnet de terrain dans les contrées sauvages d'Amérique du Sud.

Nombreuses sont les personnes à s'imaginer la Patagonie comme étant de vastes contrées sauvages aux couleurs éclatantes et resplendissantes, notamment à l'automne lorsque les feuilles des arbres virent du vert au rouge avant de faner. Ces paysages, nous avons eu la chance de les côtoyer pendant un mois. Au cours de ce voyage à l'autre bout du monde, la Patagonie aura toujours suscité en moi de vives émotions... J'en ressors encore bouleversé.

Nous avons ainsi choisi l'automne pour explorer la Patagonie, avec ses terres de tous les extrêmes. Un mois pour se donner le temps d'errer sur les sentiers autour du Mont Fitz Roy (Argentine) et ceux des Cuernos à Torres del Paine (Chili), deux lieux stratégiques dans la quête d'Inspiration d'Alexandre Deschaumes. J'espérais un déclic pour le photographe pendant ce séjour dans le renouvellement de son art et ses récentes remises en question. Je pense qu'à plusieurs reprises, il a pu être inspiré comme je l'imaginais, malgré parfois aussi des passages plus délicats à vivre qui font partis de l'aventure.

Du côté d'El Chalten (Argentine), nous envisagions le tour du Fitz Roy en se donnant 8 jours, notre objectif numéro 1 car ce tour est très engagé et nous permettrait de découvrir des lieux insolites pour les prises de vue vers cette montagne géante qu'est le Fitz Roy. Nous sommes partis chargés, trop chargés. Pas moins de 30 kg répartis sur le dos et autour de la taille dans les sacoches photo. Dès la première étape, nous ressentons la douleur provoquée par cette charge irraisonnable, les bretelles des sacs nous cisaillent les épaules... Les pauses sont courtes mais agréables. Nous essayons au mieux de contempler le paysage que nous traversons mais les charges trop importantes gâchent un peu ce plaisir. Dès la seconde étape, le tour s'avère décisif puisque nous devons franchir le col du Paso Marconi, terrible glacier avec un total de 1200m de dénivelé sur l'étape. Nous pensons arriver en fin de journée...

Alors que nous avons entamé l'ascension sur le glacier, un des crampons d'Alexandre cède et vient nous stopper net dans la montée alors que nous approchons enfin du col à franchir. Le franchissement du col est redoutable et François, notre guide, parti en repérage ne peut que constater l'impossibilité d'assurer un total de 5 personnes à lui seul. Le constat est dur à encaisser : un crampon brisé en deux, des charges trop lourdes, un seul guide pour un passage aussi délicat... C'est déjà la fin de l'expédition. Depuis des mois que nous y pensions... nous devons déjà faire demi-tour et retourné au camp précédent avant que la nuit tombe et que nous restions coincé au milieu de cette nature extrême qui ne cesse de se déchaîner par ces vents violents qui soufflent en rafales. Dans la noirceur extrême de la Playita, Alexandre parle dans son dictaphone, se confie et raconte l'échec du tour du Fitz Roy; il essaye de comprendre ce qu'il s'est réellement passé et surtout pourquoi les événements ont tourné ainsi.

Malgré cet échec sur le tour du Fitz Roy, nous avons planifié d'autres treks, moins engagés, mais tout de même... De longues heures de marche nous attendaient à nouveau, un peu moins chargés que sur le tour. C'est donc l'esprit plus léger et avec des fourmis dans les jambes que nous avons repris la marche dans ces immensités désolés. Je ressens très vite l'excitation d'explorer des endroits hostiles et impressionnants, même si dans un coin de la tête je redoute un retour précoce d'une douleur au genou gauche survenue dès les premiers jours de l'aventure. J'essaye de ne pas y penser pour profiter pleinement de ces instants qui s'offrent à nous.

Les forêts et couleurs d'automne sont merveilleuses. Les paysages devant nous sont d'une extrême beauté. Aussi bien les Cuernos que le Mont Fitz Roy se dressent au-dessus de nous tout long du parcours et nous marquons quelques pauses pour contempler ces montagnes agressives et oppressantes. Drôle de sensations et de sentiments lorsqu'on se retrouve seul, juste en-dessous de ces montagnes. Des nuages les recouvrent très souvent entièrement, mais lorsque le ciel se dégage, le spectacle est grandiose. A l'aube et au crépuscule, nous avons pu vivre des moments où la lumière était magique, presque irréelle. Je crois que c'est ce retour à l'essentiel au cours de ces tournages qui m'aura le plus marqué.

Tout au long de cette aventure d'un mois en Patagonie, mon travail consistait à tourner des séquences pour le film. Je me suis donc focalisé sur Alexandre et son interaction avec la force des éléments. Nul doute, la Patagonie est l'un des endroits rêvés pour évoquer l'homme face à la puissance des éléments naturels. Des rafales de vent soufflaient en permanence accompagnées de pluies quasi torrentielles.

On a souvent vécu des moments magiques, presque irréels, où la stimulation qui entraîne la création prenait de plus en plus d'ampleur. Depuis le mode Live View de mon boîtier, je me laisse souvent guidé par la lumière, attiré par la force des éléments, bercé par le moindre mouvement, fasciné par l'homme évoluant dans ces environnements hostiles.

On a aussi frôlé des images rêvées. Il ne manquait parfois pas grand chose et un rien nous échappait. Le soleil se lève sur les Cuernos. C'est l'excitation de part et d'autre avec Alexandre. Il a fallu faire vite, surtout ne pas traîner. Assurer au moins une prise de vue, une séquence filmée, au moins un plan de cet instant où la lumière fut magique. Alors on se dépêche, la magie des lumières ne dure jamais bien longtemps. Nous savions éperdument qu'à cet instant précis du voyage, nous étions en train de vivre un des moments les plus marquants,

Chaos.
Tout élément terrifiant est, au plus profond, une chose impuissante qui réclame notre aide. Source de vie, le chaos est rempli d'espoir parce qu'il annonce une renaissance. On dit aussi paraît-il que du chaos naît une étoile...

Mais imaginez-vous, un instant, plongé dans ce néant tumultueux, un espèce de vortex incompréhensible, le désordre général au point de perdre tout repère, affrontant les vents tempétueux soufflant à plus de 100km/h, avoisinant même les 150km/h... Constamment déséquilibré et balancé de plein fouet, chaque pas devient alors un effort considérable pour lutter et avancer face à ce déchaînement. 

Nous sommes dans la montée vers le Lago de Los Très (Patagonie, Argentine) où nous espérons passer la nuit juste devant le Mont Fitz Roy. Mais ici, dans la montée vers le lac, les quarantièmes rugissants se faisaient de plus en plus violents, s'abattant sur nous avec force et constance. Quasi surnaturel... Parfois même, cette effroyable sensation de lâcher prise avec le sol... Il arrive que les pierres se mettent à rouler, la neige se soulève avec furie, les visages s'engourdissent... C'est assez terrifiant.

Dans cette montée inoubliable, je voulais surtout à tout prix filmer Alexandre dans des conditions chaotiques. Il arrive heureusement que les rafales se calment. A l'abri derrière un rocher, j'ai pu sortir le matériel vidéo, puis tourner quelques images... trop rapidement, voilà déjà la prochaine déferlante de vent et de neige qui arrive droit sur nous....... C'est le chaos.

Alexandre est un artiste, aussi bien bon musicien, qu'excellent photographe. Il dépeint les paysages du monde avec une vision onirique et artistique.

On découvre dans ce documentaire son travail et sa personnalité atypique. Ce qui m'a touché et ce que j'ai trouvé le plus frappant de ce qu'il en ressort de ses images, c'est l'atmosphère et l'ambiance que chacune d'entre elles révèlent. La composition, la lumière, l'angle de prise de vue, tout a été réfléchi avec minutie. L'image est sublimée à sa manière. Et pourtant, une fois qu'on l'observe sur le terrain, le temps d'exécution d'une photo est parfois très rapide. On le voit courir partout, dans tous les sens, les lacets défaits, sur les crêtes des sommets, à la recherche de la belle lumière qui, on le sait tous quand nous faisons un peu de photographie de paysage, ne dure jamais longtemps.

Une vraie collaboration avec un photographe

L'avantage dans les tournages de ce film, c'est que nous avons tous les deux utilisé exactement le même matériel pour filmer (boîtiers photo Canon 5D Mark II & III). Alexandre a activement participé au cadrage des images sur le terrain, travaillant ensemble sur les ambiances obscures et la lumière. L'idée était d'obtenir le rendu photo de ses images en vidéo. Pour cela, il a fallu que j'adapte certains procédés techniques pour parvenir à ce rendu d'images propre à Alexandre. Il fallait prendre le temps de concevoir quelques mises en scène, il était très sollicité et disposait en conséquence de moins de temps pour photographier. Si ce film est aujourd'hui ainsi, c'est grâce à cette collaboration entreprise tout au long d'une année intense de travail. C'est sans doute cette alliance qui fait aujourd'hui toute la force de ce projet.

"La Quête d'Inspiration" offre ainsi un mélange de nos deux regards sur la nature et particulièrement la montagne, notre terre de prédilection. Une année intense de passion et de dévouement, un travail quasi-quotidien pour que ce film puisse enfin aboutir et voir le jour. De la Bretagne, ma région natale, à la Patagonie, en passant par l'Islande et les Alpes, on aimerait toujours aller encore plus loin, plus haut, poursuivre encore un peu plus l'aventure… mais… comme tout, il a bien fallu s'arrêter. Nous nous sommes consacrés corps et âme à celui-ci et espérons ainsi à l'avenir renouveler cette expérience depuis nos évolutions respectives. Les idées nouvelles d'explorations ne manquent pas…

< Un DVD et un téléchargement HD du film
Un coffret double-DVD est en vente sur nos sites Internet respectifs (rubrique films). Le contenu est relativement important (près de 300 minutes de vidéo). On a souhaité montrer tous les à-côtés avec les coulisses de la réalisation du film, les moments de galères, les chutes, les moments de partage en équipe et bien d’autres aspects encore.
http://www.mathieulelay.com/films/alexandre-deschaumes-quete-inspiration/

 

mercredi, 06 août 2014 10:00

SOCOTRA, île mystérieuse... île merveilleuse...

José-Marie Bel parcourt le Yémen, l'Ethiopie et l'île de Socotra depuis 1974.

De retour d'un tout récent séjour, voici ses quelques lignes et des conseils de voyage pour découvrir cette île méconnue.

L'île de Socotra ,en sanscrit "Dwipa Sukhara", « île de la Béatitude" ou "la Bienheureuse", la plus grande des îles du Yémen, vaste de 3626 km2, se niche dans l'océan Indien à la pointe de la corne de l'Afrique, du cap Guardafui, non loin des routes maritimes entre la mer Rouge, l'Afrique de l'est, le golfe Persique et l'Inde, cette vaste région maritime tristement réputée par le piratage somalien.
Elle est la plus proche de l'Afrique, du cap Guardafui ou cap des Aromates.

Cette grande île, à 800 km d'Aden et 480 km de Mukalla, la grande ville yéménite située à son nord au bord de l'océan Indien (ou plutôt mer d'Arabie), a environ 125 km de long sur 42 km de large au maximum. Elle ressemble à un long fuseau d'est en ouest.

Elle fait face à la frontière yéméno-omanaise, au sud-sud-est du ras Fartak, distante de 380 km. Il faut deux à trois jours de boutre odoriférant (effluves de requins séchés à l'air ambiant mêlées aux vapeurs de mazout du moteur) pour arriver à la capitale Hadibû, vague grand bourg endolori qui rassemble la plus forte population de l'île, soit environ 15 000 âmes.

Le boutre, appelé dhow ou sambuk est un voilier à voile latine régional; on en rencontre quelques uns qui viennent d'Inde ou de Mukalla.

Aller à Socotra ne laisse pas indifférent car c'est y faire un séjour hors de notre temps. C'est tout simplement éblouissant et bouleversant...

Lire la suite dans Globe-Trotters magazine de septembre/octobre 2014...

Informations pratiques

mardi, 22 juillet 2014 12:08

Le film Solidream en avant-première au festival des Globe-Trotters !

Avant-première du film "Solidream - Trois ans de défis et d'amitié autour du monde" à l'occasion du "Festival Globe-Trotters" organisé par ABM.

Des amis d'enfance choisissent d’aller au bout de leur rêve en partant pour un tour du monde à vélo de 54 000 kilomètres jalonnés de défis insolites.

Avec l’idée d’atteindre les parties extrêmes du globe, ils expérimentent l’aridité des déserts d’Atacama et d’Australie, naviguent dans les 50èmes hurlants jusqu’en Antarctique, éprouvent la touffeur de la sylve amazonienne, construisent un radeau pour descendre le Yukon et connaissent la rudesse des hauts plateaux boliviens et des Monts Célestes du Kirghizistan.

En trois ans d’aventure, la succession d’épreuves et de rencontres révèle le passé improbable de certains d’entre eux. Toutes ces expériences leur enseignent, au fil du voyage, la grandeur de l’homme.

- À PROPOS -

Solidream, qui a débuté par un tour du monde à vélo, est le projet d’un groupe d’amis désireux de défendre leurs valeurs de rêve, de défis et de partage sous la forme de récits d’aventure, de films et d’expositions photographiques s’inspirant de leurs voyages.

- LIENS -

Site Internet : www.solidream.net
Facebook : https://www.facebook.com/solidream
Twitter: http://twitter.com/solidream

Commander le DVD : http://solidream.net/solidream-le-film/

Acheter le livre : http://shop.solidream.net/fr/8-solidream-trois-ans-de-defis-et-d-amitie-autour-du-monde.html

La page du festival : http://festivaldesglobetrotters.fr/invites/solidream-trois-autour-du-monde.html
jeudi, 17 juillet 2014 16:36

Le film Solidream en avant-première au festival ABM !

Des amis d'enfance choisissent d’aller au bout de leur rêve en partant pour un tour du monde à vélo de 54 000 kilomètres jalonnés de défis insolites.

Avec l’idée d’atteindre les parties extrêmes du globe, ils expérimentent l’aridité des déserts d’Atacama et d’Australie, naviguent dans les 50èmes hurlants jusqu’en Antarctique, éprouvent la touffeur de la sylve amazonienne, construisent un radeau pour descendre le Yukon et connaissent la rudesse des hauts plateaux boliviens et des Monts Célestes du Kirghizistan.

En trois ans d’aventure, la succession d’épreuves et de rencontres révèle le passé improbable de certains d’entre eux. Toutes ces expériences leur enseignent, au fil du voyage, la grandeur de l’homme.

< À propos de Solidream

Solidream, qui a débuté par un tour du monde à vélo, est le projet d’un groupe d’amis désireux de défendre leurs valeurs de rêve, de défis et de partage sous la forme de récits d’aventure, de films et d’expositions photographiques s’inspirant de leurs voyages.



< Le film de Solidream sera diffusé en avant-première le samedi 27 septembre à 20 h, venez le découvrir...
mardi, 15 juillet 2014 17:15

Nathalie et Frederic Dufour invité au festival des globe trotters


Rien ne nous prédestinait à voyager loin et longtemps. Certes, nos pas nous portaient à chaque vacances dans de nombreuses régions françaises que nous sillonnions à pied, sac au dos, en autonomie, le plus souvent en bivouac.

Et puis un jour, nous avons voulu découvrir les montagnes du monde. Mais les saisons ne correspondant pas toujours à nos disponibilités, il nous fallait prendre une décision radicale. C'est à partir de ce moment que l'idée a commencé à faire son chemin.

Pendant 4 ou 5 ans, nous en avons parlé, en avons rêvé, en avons pesé les avantages et inconvénients. Mais les circonstances, la situation, ne nous permettaient alors pas d’envisager ce bouleversement.
mercredi, 09 juillet 2014 12:32

Olivier Grunewald invité au festival des Globe-Trotters

OLIVIER GRUNEWALD ET RÉGIS ETIENNE

fILM DIFFUSE LE SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014


Tout a commencé d’une manière finalement assez simple, c’était à l’automne 2008.
J’étais chez Régis Etienne un ami passionné comme moi par les volcans et Président de la Société de Volcanologie de Genève, la SVG.

Il rentrait tout juste d’un voyage sur les volcans de l’Île de Java en Indonésie. Il me raconte son périple et me parle de quelque chose d’étrange dans le cratère du Kawah Ijen, connu pour son immense lac d’acide et ses mineurs de soufre.

Ingrid la guide de leur petit groupe leur propose de descendre en pleine nuit dans le cratère de ce volcan pour voir un phénomène particulier. Le groupe fatigué préfère se coucher mais Régis, toujours motivé, décide de l’accompagner. La surprise est grande de découvrir dans la zone ou les mineurs travaillent des flammes dansantes d’un bleu électrique, incandescence totalement inhabituelle pour un volcan, produite par la combustion de l’acide sulfurique. Et en plus des mineurs en pleine obscurité s’activent pour récolter le minerai !
Il n’aurait pu imaginer ce que ses photos, prise la nuit, sur laquelle on distinguait des lueurs bleutées et la silhouette de personnages en contre jour sur les lumières orangées de leurs torches, allaient déclencher …..

J’ai tout de suite imaginé me lancer dans un projet de reportage sur cette « vie nocturne » du Kawah Ijen. Un angle différent pour un sujet déjà mainte fois réalisé.

Des recherches sur internet sur ce phénomène n’ont apporté aucune réponse : les flammes sont-elles présentes tout le temps? Les mineurs travaillent-ils régulièrement en pleine nuit ?

Seul moyen d’en savoir plus ….. y aller !


mardi, 08 juillet 2014 09:55

La Ribambelle : festival de musique à Marseille

La Ribambelle organise son premier festival de musique : Festi’belle, le 19 juillet au Théâtre Silvain à Marseille

De 17h à 19h Festi'belle sera consacrée aux enfants de 5 à 105 ans !

< Le voyage et l’imagination avec l'atelier Jorus Mabiala, conteur africainhttps://www.facebook.com/jorus.mabiala

< Venez danser et chanter avec le groupe d'Ibou Sarrhttp://www.ibousarr-danse.com/

A partir de 19h jusqu’à 23h le son prendra le relais des rires

  • SAMBA REGGAE                                        
Ce groupe résolument festif a signé son premier album « Coup de Force ». 

Il est déjà salué par la critique avec des passages en radio et des programmations dans les festivals.
http://www.sambareggae.org

  • Cyril Benhamou dit CYRIL B        
Ce jeune musicien surdoué et touche-à-tout, issu du jazz et des musiques actuelles, est devenu un pilier de la scène marseillaise ces dernières années. Il nous présentera aussi son tout nouvel album.http://cyrilb.fr/index.html

Aurélie Vaneck, marraine de l’association, présentera la soirée !

Entrée 5€ / gratuit -12 ans
Suivez notre actu sur la page Facebook https://www.facebook.com/pages/Festibelle









mardi, 18 mars 2014 15:39

"Mouts" invité au festival "Partir autrement"

Guillaume Mouton , "Mouts" dans la série Nus et culottés, sera présent lors du prochain festival "Partir autrement" à Paris, le samedi 12 avril  .

À travers 17 pays, il aura traversé toute l'Amérique en stop et chez l'habitant, pour rencontrer une centaine d'acteurs du développement durable afin de réaliser des reportages sur leurs actions.

Venez le rencontrer , à l'Espace Reuilly ..
mercredi, 12 mars 2014 17:27

"Partir autrement" Madagascar

Tsaratanana, le beau village

Tsaratanana, c’est un village dans les collines oubliées de Madagascar.

Un village, c’est le lieu de vie et de création d’une communauté.

Une communauté, c’est un ensemble d’Hommes gardiens du passé et bâtisseurs d’avenir.

L’avenir, c’est un espoir.

Avec l’association Medima 2000 (Mission Espoir et Dignité pour Madagascar) et la Fondation Abbé Pierre, les destins brisés du peuple malgache voient un nouveau souffle. Souffle de la Terre face à la folie destructrice de la ville qui les avait exclus et laissés sur le bord du chemin.

La naissance de ce « village pionnier autonome » vient du désir commun d’une quête d’indépendance. L’autonomie se développe ici autour d’un développement agricole durable. Ainsi, ces hommes se reconstruisent au milieu des champs fertiles et des fruits de la Nature.

Le village abrite aujourd’hui plus de 80 familles, auparavant sans-abris. L’étincelle de la vie s’enflamme ; une école accueillant 400 élèves a été ouverte depuis peu.

< Le film de Stéphane Etienne sera diffusé le dimanche 13 avril à 17h45...

lundi, 10 mars 2014 19:21

"Partir autrement" Tour de France à pied

Tour de France à pied



Chaque année, des millions de français partent en Inde, au Brésil, en Angleterre ou au Sénégal…. Mais combien d’entres eux connaissent leur propre pays ?

C’est sur cette réflexion que Laurent Granier et Aurélie Derreumaux décident de partir à la découverte de la France. Et, il n’existe pas d’autre manière de découvrir que par l’ancrage corporel offert par la marche à pied !

Pendant un an, un pas après l’autre, ils suivront les côtes françaises sur 6 000km.

Partis sans tente ni sac de couchage, ils marcheront à la rencontre des autres, confiants quant à la bonté humaine.

Nos deux aventuriers partageront ainsi d’inoubliables instants de félicité et de complicité avec les familles de la France entière. Le chemin de l’amitié est l’un des plus difficiles à gravir mais le sommet en est grandiose.


D’un sens comme de l’autre, la solidarité humaine sera au centre de ce périple, Laurent et Aurélie s’engageant symboliquement à revendre chaque kilomètre parcouru à Handicap International.

De la solitude des falaises d’Etretat au bouillonnement du festival de Cannes, c’est une véritable palette de décors et d’ambiances qu’ils nous font découvrir.

< Diffusion du film d'Aurélie et Laurent au festival "Partir autrement" le samedi 12 avril à 17h15.







vendredi, 07 mars 2014 10:18

Partir autrement "Marcheuses aux semelles de mots"

< Film diffusé au prochain festival « Partir autrement » le samedi 12 avril à 11h45 qui se tiendra à Paris

Qu’est-ce que le chemin ? Partir ailleurs ou revenir vers l’intérieur ?

Après avoir réalisé un périple de plus de cinq ans à vélo, Florence et Sylvie se lance dans une nouvelle aventure. Aventure commune à des milliers d’autres gens et pourtant solitaire et unique dans le sentiment.

Sur les routes de St-Jacques de Compostelle, elles trouveront peu à peu le recueillement dans le piétinement.

4000 km avec pour compagnons les mots. Des mots qui volent et s’envolent, prières silencieuses ; rêver, aimer, partager, s’émerveiller, …

En plein hiver, pendant cinq mois, elles marcheront contre le vent, dans le froid et la boue, pour trouver le chemin de l’âme.

Marcher sans savoir où l’on va, accepter de monter pour redescendre, persévérer, tout simplement croire, voilà ce qu’est le pèlerinage vers St-Jacques de Compostelle : la vie.

La beauté du voyage, et de la vie, n’est-ce pas finalement de se perdre ?

mardi, 04 mars 2014 10:50

Partir autrement "Escapade humanitaire"

Le film Escapade humanitaire sera diffusé le dimanche 13 avril à 11 h lors du festival "Partir autrement"  en présence de la réalisatrice, venue d'Afrique spécialement.

Qu’est-ce que la mondialisation ? Un mode économique apportant une libéralisation des échanges et une concurrence globalisée. Mais la mondialisation fait aussi de nous des citoyens du monde. Un citoyen du monde libre de circuler, d’échanger et de rencontrer.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous engager dans des causes humanitaires pour apporter ce dont certains sont privés ; nourritures, médicaments, véhicules, éducation,…

C’est dans cet esprit que six des membres de l’association PASF (Partage et Assistance Sans Frontière) mènent leur expédition humanitaire, direction le Niger, au milieu de l’Afrique. Armés de livres et d’une ambulance, ils partent plein de bonne volonté et de joie à donner.

Le profit n’a cette fois rien de financier mais favorise l’humanité.

Voyager avec ses sens et donner du sens au voyage. Voilà ce que recherchent ces 6 aventuriers. Au risque de parfois se perdre, ils tracent un nouveau chemin.

Partant de Bourges, ils traverseront Espagne, Maroc, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, avant de finalement atteindre leur but. Le voyage s’emplissant de déceptions et d’émotions, de nouvelles interrogations surviendront… Questionnements sur l’humanitaire ; est-ce un véritable don de générosité ou bien un rapport de supériorité, héritage du colonialisme ?

Sur la route, les rencontres culturelles sont riches et bouleversantes. Elles nous offrent un petit bout d’ailleurs à travers les récits d’anonymes, de professeurs, d’acteurs, de jeunes, d’anciens,….véritable jaillissement de vies.

Ce film nous fait voyager au cœur de l’Afrique, mais surtout et avant tout, à l’intérieur de nous-mêmes.

Qui sommes-nous véritablement ? Des voyageurs ou de nouveaux colonisateurs ?

Qu’est-ce qui définit notre identité ? Notre personnalité ou notre société ?

Et notre humanité ? Véritable générosité ou besoin de prouver ?

Qu’est-ce qui finalement nous pousse à voyager ? Le parcours ou le retour ?

Tous ces questionnements que chaque voyageur se pose un jour sur le chemin à la rencontre de l’autre.

Escapade humanitaire nous apporte une réponse, c’est qu’il n’y en a aucune…

mardi, 24 décembre 2013 19:19

Réhahn Croquevielle

Réhahn Croquevielle est un trentenaire français, originaire de Normandie et expatrié au Vietnam depuis 2 ans. En quelques mois, il est devenu un photographe de référence aux yeux des Vietnamiens, après avoir fait la « Une » des télévisions nationales (Vtv1, Vtv Hanoi, Vtv Danang), des journaux nationaux (Courrier du Vietnam, Vietnam News, Tuoi Tre, Thanh Nien, Vietweek, Saigon Times…), mais également des magazines féminins et de voyages. Son secret: les portraits des minorités.

Avec plus de 30 000 photos, prises du Nord au Sud du Vietnam, il continue de parcourir en moto le pays et de partir à la rencontre des 54 minorités qui composent cette véritable mosaïque ethnique ! 

Récemment, le « Los Angeles » Times a publié quelques unes de ses photos, tout comme « Géo Magazine » ou encore « National Geographic »

< Rencontre avec ce voyageur-photographe :

Réhahn, raconte nous d’abord comment tu es arrivé au Vietnam ?

Je voyage depuis plusieurs années et après avoir visité plus d’une trentaine de pays dont Cuba, le Pérou, le Brésil, New York, la Jordanie, la Birmanie ou bien encore les Philippines, j’ai décidé de m’expatrier au Vietnam en 2011 après avoir effectué plus d’une dizaine de voyage dans ce pays. J’y ai ouvert un restaurant et quelques chambres d’hôtes, et je me consacre à la photo.

Comment voyages-tu

Je ne voyage qu’en moto, sac à dos. C’est pratique et ça offre une liberté totale. Je parcours parfois plus de 2.000 km  dans les régions montagneuses et je pars à la rencontre des minorités ethniques 

Tu es reconnu pour tes portraits, pourquoi ce type de photo ?

En fait, j’aime discuter avec les gens, j’apprends le Vietnamien et je le parle suffisamment pour communiquer et faire rire mes sujets ! Je me fais inviter chez les gens et, la plupart du temps, je partage leur table. Le portrait est unique et j’aime l’art de capturer une expression.

Tu as une collection de portraits nommée « Hidden Smile », peux tu nous en parler ?

Oui, c’est devenu comme une « marque de fabrique ». Je prends les personnes âgées en photo, puis je leur montre. Souvent, ils réalisent qu’ils n’ont plus de dents et je blague avec eux en vietnamien. Ils se mettent aussitôt à rire en cachant leur bouche avec leur mains. Tout ceci donne des photos très expressives !  Leur rides apparaissent et on peut voir leur sourire dans leur yeux. Les Vietnamiens ont beaucoup d’humour !

Tu as fait la une des médias au Vietnam, raconte nous.

En fait, j’ai proposé une exposition pour la journée de la femme vietnamienne le 20 octobre dernier à Hanoi, qui a rassemblé 12.500 personnes. Les médias sont venus et ont improvisé des interviews, en français et en anglais. Ensuite tout a été très vite et, tous les jours, des sites, des blogs, des journaux et autres chaînes de TV m’ont contacté pour des interviews. Du coup, j’ai eu plusieurs autres propositions d’expos à Hanoi, Ho Chi Minh et même dans la ville d’Hoi An, où je vis.

Les Vietnamiens sont fiers de leur pays et sont heureux de voir un photographe français faire autant de clichés des minorités. Je suis passé de 6.000 à 22.000 fans en quelques semaines sur ma page Facebook, dont environ 9.000 Vietnamiens !

Tu as finalisé ton premier livre

Oui, mon premier livre est sorti au Vietnam, édité à 2.000 exemplaires (en français et anglais). C’est une sélection des mes plus belles images. On peut y découvrir environ 150 photos de portraits, mais aussi quelques paysages ou autres scènes de vie. Il s’appelle « VIETNAM, mosaïque de contrastes ». Car le Vietnam, ce sont 54 minorités ethniques, toutes différentes les unes des autres.

Quelle est la prochaine étape ?

J’ai quelques expositions en pourparlers en France et j’ai un contact sérieux pour un éditeur à New York qui distribuerait mon livre sur le marché américain.

D’autres pays à photographier ?

Oui, sans doute le Tibet, prochainement, et j’aimerais également voyager en Argentine et en Colombie… Juste une question de temps ! Et il me reste tellement de choses à découvrir encore, ici au Vietnam...

Plus d’infos:

https://www.facebook.com/Rehahn.Photography

http://www.rehahnphotographer.com
jeudi, 12 décembre 2013 16:32

Un prêtre au pays des lamas

Depuis plus de quatorze ans, Pierrick Van Dorpe est prêtre en Équateur. À son arrivée, frappé par l’extrême pauvreté des habitants et par la forte mortalité infantile, il initie divers projets de développement (Casa de Turismo, fromagerie, jardin d’enfants...).

Puis il crée un Centre du Lama à Palacio Real (Calpi), à une douzaine de kilomètres de Riobamba, au coeur du pays andin.

Les villages sont cernés par les montagnes ; par temps dégagé, on peut admirer le volcan Chimborazo. Partout s’étalent de petits champs de cultures traditionnelles : pommes de terre, maïs…

Pierrick devient vite intarissable sur la vie locale.

< Quelle est la place de l’élevage du lama dans la vie locale ?


Contrairement au Pérou et à la Bolivie, l’Équateur s’est désintéressé de cet élevage et la population de lamas n’est que de 20 000 têtes. Depuis 2004, une campagne de repeuplement a été initiée : 600 lamas et 150 alpagas ont été réintroduits dans la région de Calpi.

< Comment a démarré ce projet ?

Les premiers lamas ont été achetés grâce à des prêts. L’association Ahuana en a réintroduit 500 par parrainage. Les lamas sont donnés à des familles qui doivent offrir la première femelle née à une autre famille, créant ainsi une chaîne de solidarité.

< Comment les villageois ont-ils accueilli cette idée ?

Au début, ils doutaient. Trop de promesses non tenues dans le passé ! Douze familles se sont lancées, puis rapidement soixante autres. Mais la pratique de cet élevage ayant disparu, il a fallu mettre en place une formation technique avec l’aide de volontaires – vétérinaires.

< Comment est exploité ce cheptel ?

Les jeunes mâles sont tués pour la viande servie au restaurant.

La laine est filée par les femmes de la communauté et ensuite tricotée pour en faire pulls, écharpes, bonnets…Le musée du Lama permet de connaître mieux ces animaux et de découvrir la cosmovision indigène…sans oublier l’aspect de la santé avec la fabrication de pommade pour les maladies des os ou les maladies respiratoires à base de graisse de lama et de plantes.

< Combien de villageois travaillent au Centre ?

Deux cuisinières, quatre femmes-guides, une administratrice du restaurant et deux bénévoles qui viennent à tour de rôle. Après deux années difficiles, le Centre fait des bénéfices qui profitent à toute la communauté pour différents projets : construction d’un moulin, achat d’un terrain pour les lamas.

< Il n’y a que des femmes ?

En Équateur, sur quatorze millions d’habitants, 1,3 million, surtout des hommes, ont émigré ou travaillent comme maçons dans les villes : les femmes restent seules au village. Elles vivent un pied dans la tradition et un pied dans le futur. Dans des communautés où pauvreté et alcool font des ravages, les femmes, souvent analphabètes, sont dévalorisées, voire battues. Au début, elles étaient très inquiètes de cuisiner pour des étrangers. Travailler pour les touristes procure, outre un revenu complémentaire, fierté et dignité retrouvées.

< Françoise Bardon (35)



- Pratique

On peut résider quelques jours à San Francisco de Cunuguachay dans la Casa del Turismo, participer au travail de la communauté et randonner dans la campagne superbe et authentique.

< Réservation et renseignements

Casa del Turismo Quilla Pacari San Francisco de Cunuguachay – CalpiRiobamba - Ecuador
Tél. : + 593 (3) 2 94 94 16 E-mail :

_Après avoir gravi le Chimborazo, à Palacio Real (Calpi) déjeuner au Palais du lama avec plat de viande de lama (12 h à 15 h et le soir sur réservation) et balade avec une guide de la communauté (sur réservation, à n’importe quelle heure), tél. : (03) 2 620 500 ou 0997005944

_Toujours à Calpi, à La Moya, musée de la montagne et balades avec guide de la communauté (sur réservation) Tél. : 0939915518

jeudi, 28 novembre 2013 15:14

Découvrir le monde à pied

Parti le jour de son 45e anniversaire de Montréal, au Canada, Jean Béliveau a réalisé en solitaire la plus longue marche autour du monde.
Son odyssée de 11 ans, qui l'a mené dans 64 pays, s'est achevée après un périple hors du commun de plus de 75 000 kilomètres.
Morceaux choisis.

< Vivre libre

Est-ce que j'avais déjà, à l'époque, ces rêves de grands voyages, ce désir de partir ?
C'est une question que l'on me pose souvent, comme si le goût de l'ailleurs ou la soif d'aventures étaient inscrits quelque part dans les gènes, dès avant la naissance. Les gens semblent parfois déçus lorsque je réponds que non, l'idée ne m'avait jamais traversé l'esprit. J'aimais ma terre, ma famille, ma vie. Mais j'étais convaincu d'une chose : je devais en rester le maître, à tout prix. Enfant, une année de pensionnat avait marqué mon âme d'un souvenir atroce. Il fallait se brosser les dents à la file indienne, faire son lit à heure fixe, entrer dans des cases. Les soeurs qui m'hébergeaient avaient imaginé un système de tableau pour classer les enfants : en face de votre nom, une fleur jaune indiquait que vous étiez un excellent élève.
Il y avait la renoncule bleue, l'oeillet rouge... Et la marguerite mauve. La marguerite désignait les médiocres. Chaque semaine je consultais ce tableau un frisson dans la gorge, certain de trouver mon nom dans le club des incapables. Une entreprise fait-elle autre chose ? J'ai toujours pensé que je devais rester mon propre patron. Au moins je n'aurai jamais à rendre de comptes. C'est devant ce tableau que s'est ancré en moi ce sentiment profond : vivre libre est la seule façon digne de vivre. La liberté est plus importante que la vie.

< Un mzungu en terre kenyane

Un soir, au bord de l'épuisement, je demande mon chemin à des villageois s'en revenant des champs. L'un d'eux me couve d'un regard inquiet. "Tu n'es pas en état de continuer, dit-il, viens chez moi. Je t'invite pour la nuit." Mais je le regarde à peine, répète que je dois partir, que je dois sortir d'ici, je suis incohérent, je me suis ridiculisé et je vois que ça parle, entre ces braves gens, de cet enragé de mzungu [NDLR : une personne à la peau blanche] aux yeux exorbités, mais dont les jambes vacillent. Soudain l'homme hausse la voix : "Ça suffit ! Tu restes." Et tandis que j'écoute enfin cet étranger s'adresser à moi comme s'il n'ignorait rien de ma minable situation, je fonds en pleurs.
J'accepte de le suivre jusqu'à sa modeste demeure où nous partageons, en famille, un maigre repas de riz, de tomates et d'oignons. Je chante et m'amuse avec les enfants à la lueur d'une chandelle, puis ensemble nous sortons admirer une éclipse de lune. En contemplant la voûte étoilée, la pénible route de gravier et de sable me revient en mémoire. Cette route bordée d'acacias et d'herbes rudes que broutent quelques chèvres étiques. Cette route où les paysans ont reçu avec tant de chaleur le mzungu que je suis. Des gens simples qui savent que les objets, même les plus nécessaires, sont des fardeaux qui pèsent sur le dos d'une vie. Des gens limpides comme des cristaux que la moindre imperfection briserait en morceaux. Leur simplicité, leur amour me nettoient comme un feu brûlant le pêché. J'aimerais apprendre le secret de leur richesse...
Je les quitte le lendemain avec le sentiment d'abandonner mes frères.

< Comme à la maison

Ce 14 avril, en traversant au soir tombant le village de Lézan, blotti entre de vertes collines recouvertes de
vignes, de pins et d'oliviers, j'aperçois un homme en train de bricoler dans sa remise. Yves Michel répond à mon sourire, simplement.
Le Canada ? Il connaît. Dormir ? Il y a une chambre aménagée dans la remise. "Mais avant cela, tu vas souper", et tandis qu'il m'attrape le coude, son fort accent du Midi m'entraîne comme dans une danse. Il me prévient que sa femme est de nature farouche, mais en passant la porte j'ai l'impression d'entrer dans une maison où j'étais attendu. Nous passons la soirée en discussions légères. Michel me raconte l'histoire des huguenots qui résistèrent ici à l'oppression catholique, celle de la vigne qui donne une "piquette" fameuse, m'avertit de l'accent "pointu" des Français du Nord...
Pendant que Renée, son épouse, tranche mon pain avec un sourire permanent, veillant à ce que mon assiette soit constamment remplie de cette excellente soupe aux choux qui mijote sur le poêle dans un solide chaudron. Je me sens peu à peu glisser dans le bien-être, comme si ce couple de retraités me poussait gentiment à me réconcilier avec ma culture, du bout de sa louche. J'attendais cet instant depuis si longtemps... Il aura fallu quatre mois de marche à travers cette Europe fébrile, efficace et high-tech pour que je parvienne enfin à briser la glace qui me séparait des miens. Je pense à l'origine du mot "indigènes", qui signifie "originaire du pays", les gens de la terre... Dans tous les pays que j'ai traversés, c'est auprès d'eux que j'ai retrouvé les valeurs les plus proches des miennes. En reposant ma cuillère sur la toile cirée de la cuisine, pour la première fois, je me sens réellement bien.

http://wwwalk.org/fr/  
mardi, 03 septembre 2013 03:14

Michel Bizet

"Du film souvenir au documentaire"

Pour Michel Bizet, le voyage est à l'image de cette formule de Paul Eluard : « Dans la vie, il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. »
Cinéaste autodidacte, il a réalisé une quarantaine de documentaires de découverte et de voyage qu'il projette bénévolement dans des salles de cinéma ou des maisons de la culture « pour le plaisir et pour l'échange ». Son dernier film, Sikkim et Bhoutan, sera à l'affiche du prochain festival des Globe-trotters le 28 septembre.
mercredi, 28 août 2013 07:17

Laurent Hasse


La marche vers l'Autre

Laurent Hasse a parcouru à pied les 1500 km qui séparent la frontière franco-espagnole de la mer du Nord. Son objectif, partir à la rencontre de ces « Frances », des petits bouts d'humanité qui mis ensemble, constituent notre pays. Le Bonheur...Terre promise est un film tourné vers les autres, conforme à l'idée que « le Bonheur n'est réel que s'il est partagé. »
A découvrir à l'occasion du prochain festival des Globe-trotters le 27 septembre.

vendredi, 23 août 2013 02:47

Philippe Gloaguen

Dans les pas du Routard

Avec plus de 40 millions d'exemplaires vendus de 1973 à 2013, le Guide du routard reste le leader incontesté sur le marché des guides touristiques. Philippe Gloaguen, son charismatique fondateur, a révolutionné notre façon de voyager : sa grande force, sentir les tendances avant les autres.
Invité de marque du festival des Globe-trotters le 27 septembre prochain.
Portrait d'un homme authentique, généreux et créatif.

mardi, 20 août 2013 11:15

André Brugiroux

Une vie de nomade

Nommé en 2007, le « plus grand voyageur existant sur Terre », André Brugiroux a parcouru 400 000 km en stop à travers 135 pays de 1955 à 1973. A 75 ans, cet aventurier dans l'âme, a réalisé le rêve qu'il convoitait : traverser les 251 entités que l'on peut dénombrer à ce jour sur notre planète.
Invité du prochain festival des Globe-trotters fin septembre,
il nous livre sa vision du voyage : « une fabuleuse école de vie mais un apprentissage ô combien difficile. »

mercredi, 31 juillet 2013 04:56

Jean-Michel Corillion

Sur les traces du Monde Premier

Avec une trentaine de films à son actif, Jean-Michel Corillion s'est forgé une solide réputation dans l'univers des films ethnographiques et zoo-ethnographiques. Sa modeste contribution pour tenter de faire évoluer le monde dans lequel nous vivons.
Le réalisateur revient sur le devant de la scène avec Chamans, les Maîtres du désordre, projeté au Festival des Globe-trotters le 28 septembre prochain.
Portrait d'un aventurier féru d'images, humble et généreux.

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