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Voyageurs au long cours (141)

Cette rubrique est ouverte aux Abémistes qui préparent un voyage “au long cours” et souhaitent nous présenter leur projet, mais également à ceux qui en reviennent et veulent nous faire partager leur histoire. Envoyez nous de vos nouvelles à adhabm@free.fr !

lundi, 22 octobre 2018 11:50

Ayurvelo

En 2015, nous avons décidé de devancer l'appel de la retraite pour nous consacrer au voyage tel que nous l'aimons, lent, proche des gens que nous rencontrons. 
Majoritairement à vélo, mais aussi a pied avec des ânes  ( ou dromadaires), en cargo, en scooter....avec une mission, promener deux doudous de nos petits enfants pour qu'ils leurs racontent, par mail, le monde comme ils le voient.
Pas de blog, mais des coopérations à des livres de voyage ou des articles comme "Ayurvelo" , celui ci sera publié dans le prochain numéro de Globe-Trotters magazine 182 à paraître mi-novembre 2018. 

lundi, 15 octobre 2018 12:51

Road trip sur la route de la Soie

> Conseils et Itinéraire pour se lancer sur la route de la Soie avec son véhicule.

Voyage été 2018.

Visa : Tadjikistan et Azerbaïdjan par Internet (e-visa), Ouzbékistan (3 semaines) mais qui est passé récemment au e-visa.
Ceux qui ont besoin d'un visa russe SURTOUT le prendre en France, c'est mission impossible dans leurs consulats exotiques.

Pour ceux du Sud, je leur conseille :
AZUR Visa
24 avenue du Prado
Centre d'affaire ABCM
Bureau n° 7
13006 MARSEILLE
Tél : 04 91 04 84 09
Fax : 04 91 48 31 57 / 04 88 56 99 96
email : azurvisa@hotmail.fr
chez qui on peut déposer et retirer les passeports, à l'attention de ceux qui, comme moi, craignent les pertes des envois postaux.

> Véhicules : 3 HZJ78-1 HJ61-1 Land
Prix du gasoil pour faire le plein avant ou après les frontières :
https://fr.globalpetrolprices.com/diesel_prices/

Un site, très intéressant, plein de renseignement pour l'Asie Centrale
https://www.novastan.org/fr/

Départ le 01/06/2018 à 19h de Sète pour prendre le lendemain 13h le bateau Ancône-Igoumenista en Grèce donc route de nuit en se relayant au volant !
Carte Asie Centrale

04/06-08/06
Turquie : récupération d'un passager à l'aéroport d'Istambul et bivouac vers le nouveau pont (magnifique surtout de nuit !) construit par Vinci pour traverser le Bosphore.
Scotché par le réseau autoroutier quasi vide et des constructions de quartiers entiers neufs et inoccupés avec la mosquée au milieu d'où ils sortent le fric ?
Quelques visites de vieilles villes et mosquées sur le trajet.
Une des "Routes de l'impossible" de Bayburt à Of maintenant interdite mais que nous avons empruntée sans problème, pas surveillée mais abandonnée et qui disparaitra un jour... Faisable avec un 4x4 pas trop encombrant donc ni camion ni cellule mais des éboulements non dégagés commencent à être limites.

09/06-17/06
Géorgie : visites de quelques monastères intéressants, châteaux et villes fortifiées, habitations troglodytes, vin et bière,
Un épisode orageux dans les montagnes le long de la frontière nous impose une nuit apocalyptique !

Nous obstinant pour trouver un terrain plat hors des zones habitées pour le bivouac on essaie d'atteindre une église perdue dans la montagne (il y en a beaucoup un peu partout dans ce pays très cato orthodoxe) où nous espérions trouver une plateforme. Finalement, à peine la place de faire demi tour (c'est un cul de sac) sous une pluie diluvienne, la VHF nous apprend que nos trois autres camarades sont plantés dans la boue... On redescend ; effectivement tout le monde est planté ! Un, en prime, dans le fossé près à basculer quelques mètres plus bas ! On finira par le sortir au treuil avec un double mouflage. Dire que j'avais hésité à prendre la poulie de mouflage lourde et encombrante ! Bien m'en a pris, dans un groupe en avoir deux n'est pas inutile !
On finit la nuit en bivouac dans la boue sur la piste... mais personne ne risque de passer ici.

On traverse des villages construits sur des plateaux à 2000m par les russes et presque abandonnés où vivotent encore quelques russes pauvres en quasi autonomie.

17/06-24/06
Azerbaïdjan : passage de la frontière laborieux... Je n'avais mis que mon premier prénom sur la demande du e-visa au lieu des trois sur le passeport... Quatre heures à faire la modif et recommencer avec l'aide sympathique d'un douanier avec son smartphone...
Un autre avait sa date de naissance sur le e-visa au format américain, mois d'abord, et au format français sur le passeport... Même punition !
Douaniers sympas mais ne peuvent passer par dessus l'informatique...
Direct sur Bakou pour réserver au plus tôt le bateau pour traverser la Caspienne vers Aktau au Kazakhstan.
Bakou que je pensais un port en décrépitude c'est Dubaï ! Que de grosses berlines ou 4x4 dernier cri ! Vive le pétrole ! Qui suinte littéralement du sol...
Le départ et les renseignements pour le bateau vers le Kazakhstan ce n'est pas à Bakou mais à Alat quelques dizaines de kms au Sud.
Pendant 3 jours ils nous baladent : "le bateau ? Demain peut-être...", des cyclistes et motos de toutes nationalités campent au port en attente...

Le 22/06 on peut enfin avoir un billet pour départ le 23 en fin d'après-midi, on partira finalement le 24 à 3h du matin pour arriver à Aktau le 25 à 6h du matin et attendre l'ouverture des bureaux à 9h et faire un circuit incompréhensible entre des bureaux qui veulent assurances, photocopies de documents, etc... qui finira vers midi où nous goûtons aux "délices" de la cuisine azérie peu raffinée !

On a failli rater le bateau car aux cours de pérégrinations de nuit sur le port entre des bureaux pour les formalités d'embarquement, un camarade, franchissant une chaîne d'interdiction de passage pour aller plus vite, chute dans une fosse de la douane pour le contrôle des châssis (3m de profondeur), il perd connaissance un quart d'heure, l'ambulance finit par arriver pour le sortir et il reprend ses esprits mais le toubib, plutôt niveau infirmier, veut l'hospitaliser. Lui-même refuse et doit signer des papiers où il reconnait sa responsabilité et décharge les autorités azéris de poursuites éventuelles...

Le bateau, vieux cargo de la mer du Nord (arrivé comment sur la Caspienne mer fermée ?) est sale et la nourriture basique, toilettes et douches communes, à peu près propre, partagées avec les routiers (seuls clients à part nous et quelques cyclos motos touristes), turcs en majorité, mais bon, pour 500$ environ avec les diverses taxes qui s'accumulent, il ne faut pas trop demander !

25/06-30/06
Kazakhstan : Même remarque que pour le pays précédent en moins riche mais carburant à 40 cts/l...
Visite d'une zone peu connue, magnifique, le désert et zone protégée du Mangghystau à l'est entre Aktau et la frontière ouzbek.
https://www.tresorsdumonde.fr/boszhira/ 

Entrée en Ouzbékistan par la frontière au SE de Beyneu (Quaraqalpakstan !)

30/06-07/07
Ouzbékistan : les classiques Khiva-Boukhara-Samarcande et 40-45° et début de mes problèmes mécaniques de surchauffe du moteur.
Principaux intérêts mosquées et marchés ici le coin du pain à l'entrée des halles.
Peu de Toy dans ce pays et HZJ78 ils ne connaissent pas.
Un bricoleur, comme dans tous ces pays, me nettoie le radiateur pour 50$ mais le problème persiste...
Par Internet, je trouve un concessionnaire à Duchambe au Tadjikistan... et pars avant les autres.
Dans ce pays, tous les véhicules, y compris les camions, marchent au gaz. Difficile de trouver des stations de GO mais nous avons les points GPS de quelques unes pour ceux que celà intéresserait. On trouve aussi toujours des bidons "au" noir un peu plus cher.

07/07-17/07
Tadjikistan : ATTENTION : dans ce pays, le visa de la personne est pour un séjour de 30 jours mais 15 seulement pour le véhicule... Pour plus, il faut trouver un poste de douane pour prolonger quand on longe l'Afghanistan par exemple...

Dès la frontière montagnes et torrents himalayens magnifiques faisant passer les Alpes pour des collines ! Sommets de 5000-6000 voire 7000m.

Garage du concessionnaire Toyota de Duchambé impeccable.

Ils incriminent le ventilo de la clim qu'ils court-circuitent pour marcher en permanence.
On fait tous nos vidanges pour 90$ filtre compris et on repart le 10/07.
Après 50 km je constate que le problème n'est pas résolu !
Pour ne pas retarder le groupe je propose de repartir au garage mais mon "coéquipier" préfère continuer avec les autres et embarque (je m'en rends compte trop tard !) toutes MES cartes sur le tableau de bord...
Je me retrouve seul sans cartes papier...
Rendez-vous plus tard on ne sait où... on communiquera par SMS (56 cts l'un, sinon si urgence tél mais 4€/mn le mieux aurait été d'avoir pris des cartes prépayées locales...), le réseau est bon, les bergers, dans la montagne, ont le tél à l'oreille...
Pendant 2 jours les mécanos démontent tout ! Radiateur, ventilos, pompes à eau (donc la distribution à refaire), changent le thermo coupleur, remettent le thermostat de durite que l'on avait enlevé en croyant améliorer le refroidissement, ce qui est faux paraît-il !?
Quand on remonte le radiateur, l'ouvrier qui travaille depuis 2 jours sur la voiture remarque que la bague d'appui du bouchon de radiateur, qui fait l'étanchéité du bouchon, lui-même valve de pression pour le vase à expansion, est en mauvais état...
Coût de l'opération 600$ dont 300$ de pièces pour peut-être 20h de travail... heureusement que ce ne sont pas les tarifs de MO français !
Envoi du radiateur chez un spécialiste qui remet en état. Je repars mais au bout de quelques dizaines de kms le thermomètre additionnel indique à nouveau 110° alors que celui d'origine Toy ne bouge pas ... Je fais demi-tour, puis réfléchis, contrôle du niveau de liquide du radiateur, impeccable... Je réalise (ex physicien) que l'eau sous pression bout à plus de 100° et peut atteindre 120° sans problème dans nos moteurs et repars donc sur la route à la poursuite de mes camarades... que je ne rattraperai jamais car pas de réponse à mes nombreux SMS...
Dire que j'ai, depuis la pose du turbo en 2013, constaté la surchauffe de temps en temps, payé 300€ pour un spécialiste radiateur qui l'a (soi-disant !) remis à neuf, et qu'il a fallu la "vista" d'un mécano tadjik pour résoudre le problème récurrent à cause d'une défectuosité de quelques dizaines d'euros... qui m'a coûté quelques centaines d'euros. BRAVO nos super mécanos connectés avec leurs valises de test qui ne savent plus écouter un moteur ou observer des pièces !!!
Je rejoins en 24h Khorog par la route du sud (2 jours pour mes camarades par celle du Nord) sur laquelle quelques jours plus tard un groupe de 8 cyclotouristes se fait littéralement écraser par une voiture de djihadistes qui fait demi-tour pour les achever... Bilan 4 morts.
https://www.rferl.org/a/tajik-cyclists-attack-abdusamadov-terrorist-ringleader/29435946.html

J'attends des réponses à mes SMS toute la journée du 15/07. RIEN.
Le soir, mes hôtes me proposent d'aller voir la finale de la coupe du monde de foot sur grand écran dans une cour. Je suis bien sûr le seul étranger, français de plus, alors que la salle est manifestement pour la Croatie, petit pays dont ils se sentent plus proches. A la fin, ils viennent quand même me serrer la main et me féliciter, moi le champion du monde qui déteste le foot...
Le lendemain je prends la route puis piste très mauvaise de Murghab, où plusieurs heures sur un altiplano désert à plus de 4000m je me sens bien seul... Dieu merci je ne souffre pas du mal des montagnes ! Dans ce pays, des routes ont été construites par les russes, en particulier celle-ci, mais plus entretenues depuis leur départ et je préfère une mauvaise piste qu'un goudron détérioré comme celui-ci !

En 7h à Murghab, pas d'Internet/wifi mais le tél fonctionne dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Malheureusement toujours pas de nouvelles de mes "camarades" qui ont pourtant été vus par l'hôtelier à 50 kms sur la route de la Chine. Je vais à la citerne (pas de pompe ici) pour faire le plein, 10l par Lw dans en seau, mais prends les derniers 10l, ce qui ne me permet pas de m'engager tout seul, sans certitude de les rattraper, à leur poursuite, eux ayant de la capacité pour me dépanner éventuellement.
Déçu et en colère (c'est moi qui était à l'origine du projet, ai dessiné l'itinéraire et tenais particulièrement à visiter les magnifiques vallées du Pamir !), je décide de rejoindre, plein Nord Bichkek, capitale du Kirghizistan en passant plusieurs cols à plus de 4000 m...mais sans m'arrêter pour visiter !
Je ramasse un jeune qui marche au bord de la route et mangerai pour 3€ un bon repas (le délice des yaourts locaux !) sous sa yourte où il vit avec sa charmante femme et une adorable petite fille.

17/07-22/07
RdS Pamirs yourte 1 copieKirghizistan : J'aurais donc voyagé 10 jours tout seul... Enfin, presque, car dans ces pays les gens marchent beaucoup le long des routes, parfois en plein désert les mains dans les poches sans même une bouteille d'eau, et ils étaient ravis que je les transporte même si le contact vocal était difficile vu que je ne parle ni Kirghiz ni russe !
La douane Tadjik est en haut d'un col à plus de 4000m alors que les Kirghiz, pas fous, sont dans la presque plaine quelques dizaines de kms plus loin.

Je bivouaque à 3600m d'altitude à quelques dizaines de kms de la frontière dans des alpages peuplés de nomades et leur yourte et troupeaux.

Bien sûr, le soir des gamins(nes) viennent me voir, parfois avec leur mère, et je distribue des biscuits, petits flacons de savon, shampoing, brosses à dent et dentifrice ramassés dans les hôtels tout en sachant que ce n'est pas une habitude à leur donner sans échange.

L'échange viendra au petit matin, deux femmes m'apportent pour le petit déjeuner, pain, beurre et 1l de yaourt !
Trop juste en carburant, je pensais malgré tout arriver, après Osh, presque à Bichkek mais quelle ne fut ma surprise de l'annonce d'un col à 3600m sans savoir qu'il y avait un tunnel à 2600m... Je trouve une station, sur maps.me, à 17 kms de la route principale, mais surprise elle est en ruine... Un piéton m'indique une ferme où ils ont des jerrycans de 20l un peu plus cher que à la station mais pas le choix !
En fait c'est la fromagerie où je vois des stocks de petites boules blanches, de la taille d'une balle de ping-pong, que les nomades vendent au bord de la route et dont je me demandais ce que c'était... La fermière m'en offre une dans laquelle je croque, très dure, et je constate que ce sont des boules de fromage très sec et fort.
A la sortie du bled, je prends un piéton, sans bagage, dont je croyais qu'il voulait rejoindre la route principale que j'avais quittée mais il restera avec moi jusqu'à Bishkek 160 kms plus loin... le barrage de la langue ! bien que, dans tous ces pays, ils jonglent parfaitement avec les traducteurs sur SmartPhone.

A Bishkek je trouve à loger à "Ultimate_Adventure_Guest_House", référencé par maps.me, et géré par un français sympa Stephane, stephane.aubree@kirghizie.fr, qui organise treks et balades en side car russe !

Avec son "complice" Smail, il me trouve un endroit où laisser mon véhicule pour 25€/mois alors que ailleurs, c'était jusqu'à 3$/jour, ce dont profiteront mes "camarades" qui arriveront quelques jours après moi. Je suis trop bon ! pour leur donner cette adresse, car eux aussi laissent leur voiture un mois là-bas, faute de visa russe impossible à obtenir dans leurs consulats exotiques, et sont actuellement sur la route du retour en France à marche forcée.
Moi-même j'attendrai le printemps prochain, pour revenir visiter ces magnifiques pays que sont Tadjikistan et Kirghizistan ratés et retour par Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie, Crimée, Ukraine itinéraire plus ou moins rapide vers la France suivant le temps et l'envie...

Tous ces pays sont à 90% musulmans mais, occupation russe oblige, ils marchent à la vodka et à la bière (dose minimale leur demi fait vraiment un demi litre) et la plupart des femmes ne sont pas voilées, sourient, écoutent de la musique et vous serrent la main...

> Je cherche un coéquipier(ère), copilote, fiable pour départ entre juin, juillet ou août pour 2-3 mois.
Si une équipe se trouve par là-bas à cette époque, à au moins deux véhicules 4x4, cela permet de s'écarter des chemins classiques dans des vallées perdues sans touristes...

Alain Cerf (34)
lundi, 03 septembre 2018 14:46

Le blog du glob 4.0

11 ans après un Tour du Monde à 2, nous récidivons avec nos enfants, Emma (9 ans) et Prune (7 ans). L’idée était née à notre retour du Festival des Globe Trotters en découvrant le coin « voyage en famille ». Nous tenions alors un stand pour partager cette fabuleuse expérience de 12 mois.

Ca y est ! Nous sommes partis début août direction l’Asie-Océanie pour leur offrir et nous offrir ce fabuleux espace-temps de liberté absolue, de découverte des autres et de soi. Mais cette fois-ci, c’est le cœur un peu moins léger, conscients de l’état de la Planète et de la folie consommatrice au détriment de Dame Nature.

Nous nous efforcerons de montrer à nos enfants comment allier développement raisonné et sobriété, comment vivre en harmonie avec la Nature, comment se contenter de l’essentiel.

« La richesse ne se mesure pas à ce que l’on possède mais à ce dont on peut se passer ». Amin Maalouf.

> Anne-Sophie, Julien, Emma&Prune

http://leblogduglob4-0.eu/
vendredi, 24 août 2018 10:27

Bomb'Héros en Asie centrale.

2 ans après leur projet "Bomb'Héros, l'Amérique du Sud à vélo", Pierrick et Maëlle enfourchent leurs vélos rouges pompiers pour cette fois-ci l'Asie. Au programme : un itinéraire de 3 mois, partant d'Almaty au Kazaksthan, traversant le Kirghizisthan, une partie de la Chine pour arriver au Vietnam, destination finale où Pierrick travaillera à l'hôpital d'Hanoï pendant 2 mois.

La découverte et la rencontre des pompiers locaux est toujours le fils rouge de leur périple. Ils s'arrêtent dans les casernes des différents pays traversés pour y découvrir les spécificités des systèmes de secours et retrouver cet altruisme et cette passion partagés.

Quel bonheur de retrouver cette liberté, immergés dans une nature sauvage et préservée, le Kirghiztan et ses habitants leur rappelent la richesse des rencontres et de la découverte du voyage à vélo. Yourtes et nomades, animaux en liberté, sommets enneigés, ce sont sur des pistes en terre qu'ils pédalent pour s'éloigner des villes et s'immerger auprès des locaux.

Du côté Chinois, l'itinéraire est proche de la frontière avec le Tibet autonome (régions du Quingai, du Sichuan et du Yunnan). Les drapeaux colorés tibétains les guident à travers les plateaux perchés entre 3500 et 4700 mètres d'altitude. Les rencontres avec les moines et l'immersion dans les monastères leur permettent d'en apprendre plus sur la religion bouddhiste, la culture, les coutumes et leur philosophie dans la simplicité.

Cours de méditation dans un temple, invitation chez un moine étudiant, repas partagé au coin du feu dans une yourte des nomades tibétains, rencontre avec un médecin et moine tibétain, ces surprises du voyage leur donnent du courage pour affronter la mousson qui leur vaut quelques gros caprices météo.

C'est sous une chaleur pesante et à travers la végétation luxuriante du Nord du Vietnam qu'ils partent à la rencontre de nombreuses ethnies locales. Malgré un siècle d'histoire chargé de conflits, ce sont de nombreux sourires et gentilles attentions que les vietnamiens leur partagent sur la route.

Plus de photos et de récits sur le site : www.bombheros.com
dimanche, 22 juillet 2018 18:51

La famille qui voyage

Paul et Gizem se sont rencontrés à Bruxelles, il y a maintenant 11 ans. Durant ces années, ils ont construit toute une vie ensemble. Ils se sont mariés, ont déménagé à Paris, accueilli deux enfants, visité la Turquie, l’Andalousie, Sicile, New York, le Vietnam, Bali… et à partir du 1er septembre 2018, ils s'apprêtent à vivre leur plus grande aventure en famille : quitter leur appartement, minimiser leurs affaires au maximum et faire le tour du continent européen en camping-car.

Payna, la grande sœur âgée de 3 ans et Rumi, le petit frère de 8 mois sont les grandes inspirations derrière ce projet. Leur arrivée au monde a suscité plusieurs questions sur la vie, comment offrir un épanouissement et une meilleure éducation aux enfants. La réponse fut le voyage. Découvrir d’autres cultures, s’ouvrir au monde, partager des moments intenses, changer de climats, expérimenter de nouvelles cuisines (véganes)… Le projet de “La famille qui voyage” est ainsi né.

Leur itinéraire comprend 43 pays avec un départ de Paris, une petite remontée en Belgique pour dire aurevoir à la famille de Paul.

Le challenge est double, car c’est la première fois qu’ils voyagent à bord d’un camping-car et avec deux enfants en bas âge.

Toutes ces nouvelles expériences sont décrites pas-à-pas sur leur site lafamillequivoyage.com et leurs réseaux sociaux @lafamillequivoyage afin d’informer et d’inspirer d’autres esprits voyageurs.

vendredi, 11 mai 2018 10:14

Tour de l'Irlande à pied !

Le tour de l’Irlande à pied, en suivant la côte, plus de 3000kms à parcourir, en 6 à 7 mois.

Seule avec mon sac à dos, histoire de marquer le coup pour mes 30 ans. Je marche en moyenne 20kms par jour et je suis autonome avec ma tente lorsqu’il n’y a pas d’autres possibilités d’hébergement. J’ai choisi de commencer mon périple à Dublin, le lendemain de la St Patrick, et je fais le tour dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en remontant donc vers le Nord, afin de faire tout la côte Ouest à la belle saison, et de revenir par le Sud au début de l’automne.

Inspirée par Sylvain Tesson, et « Africa Trek » d’Alexandre & Sonia Poussin, j’avais envie moi aussi de faire un voyage au long cours et de prendre le temps de découvrir un pays en profondeur. Mais comme je ne suis pas une grande aventurière chevronnée, j’ai choisi une destination sûre, sans animaux dangereux (même pas de serpent), sans paludisme, et au climat plutôt tempéré.

Par ailleurs, c’est un pays plutôt sûr pour une femme seule, et les irlandais sont par ailleurs très accueillants et prévenants. Et puis, j’aime la musique irlandaise et ses paysages verts constellés de moutons !

lundi, 07 mai 2018 10:52

A la rencontre des autres et de soi !

Après plus d’un an de préparation nous voilà parti pour l’aventure.

Une idée lancée au fil d’une discussion, un rêve qu’on n’a jamais imaginé réaliser et puis un jour, on se dit pourquoi pas. On y réfléchit lentement, l’idée germe. Le temps passe jusqu’à se retrouver 2 mois avant le départ, billets en poche, premier visa pour la Russie obtenu et encore en train de galérer pour les visas Mongole et Chinois, mais on les aura !!

Pas vraiment de ligne de conduite pour ce voyage d’un an, il se suffit à lui-même comme on dit. Aller à la rencontre des autres et de soit dans un monde qui va trop vite, ralentir. Limiter les avions pour favoriser les transports locaux, réfléchir à sa vision de la vie, changer de point de vue pour se débarrasser de ses croyances et se rapprocher d’une vie plus simple, abandonner le superflu.

17 pays au programme, Russie, Mongolie, Chine, Népal, Inde, Japon, Asie du Sud-Est et Amérique Latine, pourquoi pas quelques Iles des Caraïbes en plus. Tout est possible, on verra sur place et qui sait !

Lien du projet

lundi, 12 février 2018 09:58

Latitudes Food, un an déjà !

Latitude 15° Sud – Un an, déjà…


Lac Titicaca, Pérou. Madre mia ! Puno et le lac Titicaca sont là, juste derrière cette colline. Mais pour y arriver… Cette montée… Je ne l’avais pas vu venir… Car, en effet, depuis le départ de Cusco – ville sacrée et capitale des Incas – il y a trois jours, c’était plutôt roulant. Et pour cause, à près de 3 800m d’altitude, nous entamons l’ « altiplano » (plaine d’altitude en espagnol), second plateau le plus haut du monde niché au cœur de la Cordillère des Andes.

Enfin, l’étendue d’eau se révèle sous mes yeux d’enfants retrouvés. A la vue de ce lac mythique et au nom connu de tout enfant, me revient aussi en mémoire les aventures de Tintin ou encore la légende du trésor des Incas, lequel se trouverait d’ailleurs encore dans ses profondeurs. Que d’histoires pour un seul lieu. Pour ajouter à la magie de l’instant, mon arrivée sur ses rives se fait à vélo… Il est un de ces moments où je réalise la folie de ce projet dans lequel je me suis embarqué il y a près d’un an.

Mais oui ! Un an ! Cela fait exactement un an que j’ai quitté la place de Jaude à Clermont-Fd avec mon vélo Histoire n°177. Un an, déjà ?! Et pourtant, s’entremêlent la sensation de n’avoir vécu que quelques semaines hors de l’hexagone avec le souvenir lointain du départ. Tant de choses vues, tant de choses apprises, une rupture telle, que je pourrais dire qu’une vie entière s’est écoulée durant cette année. Là se trouve sans doute l’explication à ces étranges impressions contradictoires.

Une chose est sûre, en voyage – et sûrement plus encore à vélo – le temps s’écoule de manière différente. On a la joie de ne plus le compter. De croire qu’il nous appartient. De le laisser filer, sans contrainte, de profiter des moments présents, de se laisser guider au fil des rencontres. Ces rencontres qui font la richesse d’un voyage et de la découverte d’une autre culture, ne peuvent précisément se faire qu’en accordant le temps nécessaire. Impensable si tout est planifié, impossible si tout est chronométré.

Car il s’agit bien avant tout d’un état d’esprit. Avoir le temps ou le prendre, permet de garder l’esprit ouvert. Ouvert au champ des possibles, à ces mêmes rencontres, aux imprévus, aux opportunités qui s’offrent à nous.

Combien de personnes ai-je croisé qui, en groupe organisé et/ou dans une course avec leur planning ne voient même pas les autres et les possibilités qui s’offrent à eux. Être seul et avoir le temps permet justement d’être à l’écoute. Des autres, de soi, du champ des possibles.

Quel délice c’est pour moi depuis un an, de donner du temps à ces possibles, grâce à ce rapport à l’horloge dénudé de contrainte. Et ainsi prendre conscience que l’on n’arrive à obtenir les meilleures choses que lorsque l’on prend le temps nécessaire.

Si l’agriculture paysanne respectueuse des cycles naturels de la vie et le déplacement à vélo à la force unique de ses mollets (et de son mental), qui sont les deux axes de mon voyage contribuent sans nul doute pour moi à reconsidérer mon rapport au temps, je ne vous exhorte pas pour autant à prendre votre vélo pour y cultiver des plantes aromatiques dans le panier en osier du guidon tout en allant à votre travail. Mais je vous conseille par contre d’essayer de retrouver la maîtrise du temps. De réduire l’allure – écrire ça au moment où l’on passe à 80km/h sur les routes françaises est une pure coïncidence, je vous l’assure !

Que l’on s’impose soi-même un rythme de dingue ou que l’on conditionne sa vie en fonction des « obligations » que nous impose la société, qu’elle qu’en soit la raison nous ne prenons pas suffisamment le temps, non seulement d’être à l’écoute des autres mais simplement de nous-même. De nos envies réelles. De nos désirs profonds. Vite… Cherchez le bouton « pause »…

> Anthony Marque
www.latitudesfood.org

vendredi, 09 février 2018 10:19

Aux source du thé à vélo

Nouveau projet pour Marcel Lefebvre, qui va s’élancer fin mars pour un périple en Chine, aux sources du Thé à vélo.

Il va parcourir à vélo et en solo les 3 000 kilomètres qui conduisent de Pu'er, dans la province du Yunnan, au plateau Tibétain en longeant les contreforts de l'Himalaya et en suivant au plus près la route ouverte en l’an 640 de notre ère.
Elle a permis l’introduction du bouddhisme et du thé au Tibet, mais aussi la diffusion du thé et l’échange d’hommes et de cultures entre l’Asie et l’occident pendant des siècles.

> Son projet vise un triple objectif :

  • • culturel : découvrir les pratiques fondamentales du thé, telle qu’à l’origine. Le thé est la boisson du quotidien. Il est consommé suivant les rites originels de préparation épicée.
  • • Historique : rechercher les traces encore visibles de cette route (route empierrée, balises, porches...) dont on ne dispose que de très rares clichés et que la modernisation des routes met en péril.
  • • Sportif : parcourir seul à vélo les 3000 km qui depuis la province du Yunnan en Chine mènent au plus haut plateau du monde à près de 4000 mètres d'altitude dans la ville de Lhassa.
  • marcelworld66@gmail.com
jeudi, 14 décembre 2017 11:38

Partir faire un tour du monde avec son camping-car

Le camping-car est l’allié idéal des longs voyages et des tours du monde. Son volume et ses équipements permettent en effet à chaque voyageur de disposer d’un confort optimal à tout moment de son périple. Mais comment bien voyager en camping-car ? Quelles choses garder à l’esprit lorsqu’on souhaite faire le tour du monde avec ?

Découvrez  nos conseils pour un tour du monde réussi.

1 / Vérifiez l’état de votre camping-car

Votre camping-car jouant à la fois le rôle de moyen de transport et d’hébergement, il serait dommage d’avoir à le réparer pendant votre tour du monde, vous ne trouvez pas ? Outre la question du budget, un camping-car immobilisé vous fera perdre du temps et n’est pas forcément facile à vivre pour les voyageurs.

Avant de partir, faites donc un tour du propriétaire poussé et réalisez le contrôle technique de votre camping-car. Ne laissez rien au hasard ! Le tour du monde étant un voyage de plusieurs mois, on vous conseille également d’intervenir sur tous les défauts constatés au contrôle, même les plus minimes n’entraînant pas forcément de contre-visite. Vérifiez tout particulièrement l’état des pneus, le système de freinage et les équipements.

Vous comptez acheter un nouveau véhicule pour l’occasion ? Dans ce cas, vous devrez passer par l’étape obligatoire de réalisation d’une carte grise en ligne. Après votre demande, vous obtiendrez celle-ci assez rapidement. Encore faut-il y penser !

2 / Achetez le bon camping-car

Avant de partir pour votre tour du monde et dans le cas ou vous optez pour l’option 2, il vous faudra bien sûr choisir un camping-car adapté à vos projets. Il en existe un certain nombre sur le marché, proposant des prestations différentes. Côté prix, comptez un minimum de 20 000 € en règle générale, auquel il faudra ajouter l’essence, l’assurance et le prix du transfert maritime d’un continent à l’autre. Sur ce dernier point, prévoyez entre 5 000 et 15 000 € supplémentaires. C’est à ne pas négliger !

Outre la problématique du budget, le camping-car idéal sera celui qui s’adaptera parfaitement à vos besoins. Par exemple, vous pouvez vous tourner vers un camping-car avec couchette au-dessus de la cabine de conduite. C’est l’idéal pour y faire dormir vos enfants en cas de voyage en famille. Sinon, vous pouvez aussi vous tourner vers un camping-car avec cellule amovible pour plus de praticité.

En tous les cas, choisissez le bon camping-car en fonction de l’aménagement intérieur mais aussi du potentiel d’espace. En effet, vous pouvez par la suite totalement revoir l’agencement et aménager le camping-car selon vos besoins. Pour un tour du monde, ce sera d’ailleurs recommandé.

3 / Aménagez votre camping-car selon vos besoins

Qu’il s’agisse d’un nouveau véhicule ou du votre, vous devrez aménager votre camping-car de sorte de pouvoir vivre confortablement dedans pendant votre tour du monde. Pour vos travaux de confort, pensez notamment à :

  • - Débloquer un budget supplémentaire pour les travaux. En général, comptez de 2 000 à 10 000 € pour un aménagement total. Cela dépend bien sûr de l’état initial du camping-car et de vos préférences personnelles.
  • - Inclure des équipements de secours et de rechange. Qui dit tour du monde dit également imprévus. Pour ne pas vous retrouver à cours de solution au milieu de nulle part, prévoyez d’inclure roues de secours, batteries de rechange, réservoirs d’eau, huile moteur, kits de réparation et bidon d’essence à votre véhicule. Tout ceci doit être soigneusement rangé dans votre camping-car.
Vous avez soigneusement choisi puis aménagé votre camping-car ?

Le contrôle technique est passé, l’assurance et la carte grise sont en poche ?

Dans ce cas, il ne vous reste plus qu’à prendre la route selon l’itinéraire choisi. Le monde s’offre à vous : bon voyage !



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