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vendredi, 16 octobre 2009 17:06

Voyage en photo: question techniques

Cadrage et composition :

La photographie n'a rien inventé des lois de composition de l'image. En effet, c'est la peinture qui a d'abord instauré les règles de base qu'il est important de connaître afin de les appliquer.. ou mieux les contourner.
Plus rapide que le peintre, le photographe n'est pas maître de la disposition spatiale des différents éléments qui vont composer son image. Il doit néanmoins s'en accommoder, en essayant de les organiser au mieux pour réaliser une composition graphique acceptable. S'il existe des centaines de règles de compositions d'image, on peut cependant n'en citer qu'une fondamentale à toute construction qui est "la règle des tiers".

◊ "La règle des tiers" :

En principe, nous disposons tous d'un appareil photographique au format rectangulaire. Dès lors, pour appliquer cette règle, il suffit de diviser le cadre (ce que l'on voit) par deux lignes horizontales situées chacune à un tiers de chaque extrémité de l'image.
 De la même façon, l'opération est aussi à effectuer avec deux lignes verticales. On se retrouve ainsi avec neuf rectangles équivalents et quatre intersections de lignes.
L'idéal est de placer ensuite le sujet à photographier sur l'une de ces intersections et de faire naître un mouvement vers l'intersection opposée. Ce mouvement peut aussi bien être suggéré par le sens du regard d'une personne ou une ligne du paysage, qu'être effective comme l'arête d'un bâtiment ou le bras d'un sujet animé. A l'opposé il faut éviter de centrer le sujet, ce qui laisserait alors deux zones (à droite et à gauche) sans réel intérêt pour l'image.
Toutefois, cette règle souffre d'une exception notoire : on peut en effet centrer son sujet, en le plaçant au centre du tiers inférieur de l'image, afin d'insister aussi sur l'importance de celui-ci.

◊ "Photographier, c'est écrire avec des photos" :

Cette règle de base du cadrage ne doit pas en faire oublier une autre qui est que "photographier, c'est écrire avec des photos". En effet, si dans n'importe quel récit une trame est introduite, développée puis conclue, il en est de même avec l'image.
Celle-ci doit donc se composer d'un premier plan, puis d'un second et enfin d'un troisième (évitez d'en introduire plus dans un premier temps); chacun d'entre eux devant être mis en relation avec le précédent. Cette juxtaposition de plans permet ainsi de donner la notion de 3eme dimension (la profondeur) sur un support-papier qui n'en comporte que deux en réalité.
L'organisation des plans est bien sûr à surveiller car il n'est pas question ici de recréer une suite de plans parallèles aux bords horizontaux de l'image. Donc, évitez par exemple de prendre des bâtiments ou une plage directement de face. Les plans s'organiseront en effet plus harmonieusement les uns aux autres si l'on crée un angle d'environ 30 à 45 degrés entre le bord de l'image et le premier plan. Contrairement aux idées reçues, ce travail sur les plans est beaucoup plus facile à réaliser lorsque l'on utilise des grands angles (entre 20 et 35 mm compris); les téléobjectifs ayant en effet tendance à les tasser supprimant ainsi la perspective. De plus, la profondeur de champ est beaucoup plus restreinte sur ce type d'objectif.
A savoir enfin, qu'il est nécessaire d'occuper toutes les parties de l'image. Par exemple, l'absence de sujet dans le tiers inférieur droit d'une image ne permet pas à celle-ci d'être équilibrée. Dans un cas comme celui-la, il est alors préférable de recadrer sa photo ou d'attendre que la partie vide se remplisse ou qu'on la remplisse soi-même (personnage, objet).
 
Vitesse et profondeur de champ :

L'appareil photographique reste à nos yeux de voyageurs l'un des objets cultes du voyage. Et il est vrai que rien n'est plus agréable et enrichissant que de montrer et parler de ses photos avec d'autres personnes ayant séjourné dans les mêmes pays. Néanmoins, on s'entend parfois dire aussi à l'occasion que "cela ne donne rien et que c'était mieux en vrai…
"Cette déception résulte le plus souvent de la méconnaissance des principes de base de la photographie. Si à l'heure actuelle tous les boîtiers sont automatiques, il est cependant nécessaire d'en connaître certaines règles. La première étant que la photographie est un compromis entre une vitesse et un diaphragme. La vitesse indique la durée d'exposition d'un film alors que le diaphragme permet de doser la lumière qui impressionnera ce même film.

La vitesse :

Tous les boîtiers ont en général des vitesses qui oscillent entre 15 secondes et 1/2 000 de seconde. Dans cette fourchette, les valeurs proposées les plus courantes sont : 1 seconde; 1/2 s; 1/3 s; 1/4 s; 1/8 s; 1/15 s; 1/30 s; 1/60 s; 1/125 s; 1/250 s; 1/500 s; 1/1 000 s et 1/ 2 000 s. Dans la pratique, entre chaque vitesse, la quantité de lumière reçue est en gros divisée par deux à chaque fois.
La vitesse joue un rôle primordial en photographie comme d'ailleurs le diaphragme. C'est notamment elle qui fera qu'une photo sera nette ou bien floue. Une règle de base affirme d'ailleurs que pour éviter un flou de bougé, il ne faut pas prendre une photographie à une vitesse inférieure à son optique. C'est à dire que si l'on a un objectif de 200 mm sur son boîtier, la vitesse minimum sera alors de 1/250 s.
Avec un 35 mm, la vitesse requise sera de 1/60 s.Même si cette règle n'est pas tout à fait exacte, elle s'applique lors de prises de vue d'objets fixes ou de paysages. A savoir aussi que l'on peut arriver à gagner une vitesse avec quelques astuces comme par exemple avec un 35 mm prendre au 1/30 s en étant bien stable grâce à un pied ou même simplement appuyé contre un mur.

Le diaphragme :

Le diaphragme, lui, est représenté par une série de chiffres sur l'objectif ou le boîtier allant de 1,4 à 22. Généralement, cela se présente comme suit : 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5,6 - 8 - 11 - 16 - 22. A l'instar de la vitesse, un intervalle d'un diaphragme en plus diminue la quantité de lumière reçue. Exemple : à 8 le film recevra deux fois moins de lumière qu'à 5,6.


Vitesse et diaphragme :

En photo, la cellule du boîtier qui gère l'exposition ne fait que transmettre un couplage vitesse/diaphragme adéquat à une bonne exposition.
Partons d'un exemple pour lequel la cellule de boîtier indique une vitesse de 1/250 s pour un diaphragme de 8. Dans ce cas, la quantité de lumière perçue par le film sera la même que si l'on expose à 1/125 s (deux fois plus longtemps) avec un diaphragme de 11 (donc deux fois plus fermé). Et la photo sera tout autant réussie si l'on règle le boîtier sur 1/1 000 s au diaphragme 4. Par rapport à cela, on peut alors se poser la question à savoir quelles sont les différences entre chaque photo ? En fait, la principale différence résultera dans la profondeur de champ. C'est à dire la zone de netteté devant et derrière le sujet de la photo. Cette zone est d'autant plus grande que le diaphragme est fermé; c'est à dire que son chiffre est élevé. Par exemple à 5,6 la profondeur de champ est inférieure à 11.
Cette variation est utile lorsqu'on désire photographier un paysage. Dans ce cas on choisira d'avoir un maximum de netteté et l'on "fermera" alors un peu son diaphragme. A l'opposé, il est parfois intéressant d'éliminer un arrière-plan disgracieux ou d'accentuer un portrait en le séparant nettement de son entourage. Là encore, le diaphragme facilitera le résultat. On choisira dans ce cas un diaphragme très ouvert (donc un petit chiffre comme 2,8 ou 4) afin que la zone devant et derrière le sujet restent floues.
 
Gestion de la lumière :

Même si les boîtiers actuels permettent de résoudre 95% des cas d'exposition, le photographe doit être capable de surmonter aussi les pièges de la lumière le reste du temps. Il est donc utile d'apprendre à se servir de son boîtier.

Technique :

Il existe trois types de mesure de lumière : pondérée centrale, spot et matricielle. Même si ces déterminations sont variables en fonction du matériel, le résultat demeure le même.La mesure de lumière matricielle est la plus importante car elle permet de doser la lumière sur l'ensemble de l'image. Il est recommandé de s'en servir le plus souvent possible et pour tous les types de prise de vue : paysages, architecture, portraits en gros plan.
Les deux autres systèmes de mesure permettent de réaliser des images quand il existe un écart important entre les hautes et les basses lumières. La mesure à pondération centrale privilégie environ 15% de l'image (le centre), tandis que la mesure spot se concentre sur moins de 8% (toujours au centre). Ces mesures sont surtout utilisées pour les contre-jours, les prises de vue d'un sujet proche d'une fenêtre, etc.

Une exposition réussie :

Deux problèmes d'exposition se posent principalement lors de photos par temps ensoleillé : le contre-jour et la réflexion de la lumière.
Pour cette dernière nous sommes parfois confrontés à des prises de vue insurmontables pour l'électronique du boîtier. C'est notamment le cas lorsqu'il s'agit par exemple de photographier un personnage dans un vêtement très clair ou au contraire très sombre. L'appareil photo aura tendance à sous-exposer le premier car le vêtement clair renvoie beaucoup de lumière. Pour palier ce problème, il faudra donc ouvrir le diaphragme d'un cran de plus que ne l'indique le boîtier. Dans l'autre cas, le personnage vêtu de sombre sera surexposé et il sera alors nécessaire de fermer au contraire d'un cran le diaphragme.
Techniquement les deux seuls moyens d'obtenir une exposition correcte sont de disposer d'une cellule à main qui puisse quantifier la lumière qui tombe sur le sujet et non celle qui est renvoyée par celui-ci, ou d'une charte de gris sur laquelle on puisse faire la mesure d'exposition.
Le second problème rencontré est celui plus banal du contre-jour, lorsque le sujet est placé devant une fenêtre ou porte par exemple un chapeau. Le résultat se présente en général sous deux formes : soit le personnage est reconnaissable et le fond est blanc, soit l'exposition du fond est correcte mais le sujet est plongé dans le noir. Des deux, le premier résultat peut être considérée comme le meilleur si le portrait n'envisage pas de replacer l'individu dans son contexte. Autrement, la seule solution est alors de sortir le flash et de choisir une vitesse d'obturation compatible avec l'utilisation de celui-ci (très souvent entre 1/125 et 1/60 de seconde). Puis il faudra adapter le diaphragme adéquat et déclencher, sans oublier d'allumer son flash et d'atténuer sa puissance en l'inclinant légèrement vers le haut.
Et le résultat sera là : un sujet correctement exposé et un contexte riche en détails.
 

lundi, 12 octobre 2009 13:53

Conseils de Globe-Trotters

Tour du monde Morgan et Aurélie :
Avril 2008 - Mars 2009


¤ Notre assurance :

3 premiers mois : assurance Carte premier VISA

7 mois suivants :
Association pour la mobilité Internationale ACS-AMI
153, rue de l’Université - 75007 PARIS
Tel : 01.40.47.91.00 Fax : 01.40.47.61.90
E-mail :
◊ 231 euros/personne

¤ Nos sacs à dos :

- Peu de vêtement + 1 coupe-vent
- 1 paire de basket multifonctions (type crosscountry) + 1 paire de sandales ouvertes imperméables
- Moustiquaire imprégnée
- Sacs de couchage pas trop chaud/pas trop froid + draps de soie
- Pharmacie (emmener le minimum car on trouve de tout dans les grandes villes sauf traitements type pilule, etc… à prévoir pour la durée du voyage)
- Petit matériel : lampe frontale, corde et épingles à linge, couteau suisse, couverts

Nous sommes partis avec 16 kilos chacun, ce qui est supportable en termes de poids, mais selon nous, il ne faut pas plus. Si vous le pouvez, faites moins !!!

¤ Les visas :
Ne pas s’inquiéter en avance. Régler sur place les visas notamment en Asie du Sud-est où il est aisé de se les procurer soit directement à la frontière selon les points d’entrée, soit en résidant quelques jours à Bangkok où toutes les ambassades - ou presque - sont représentées.
Pour l’Australie, prévoir de s’inscrire quelques semaines en avance sur le site officiel : www.eta.immi.gov.au

¤ La sauvegarde des photos en voyage :

Prévoir de graver régulièrement en double des CDs des photos réalisées. Gardez en un avec vous et envoyez les doubles en France pour prévenir les pertes en cas de vols de sacs ….

¤ Emmener un ordinateur portable ?

Nous ne souhaitions pas en premier lieu emmener un ordinateur portable car cela suppose de supporter un poids supplémentaire et de redoubler d’attention pour ne pas le perdre ou se le faire voler. Cependant, pour ceux qui souhaitent tenir leur site internet à jour il est beaucoup plus pratique d’en avoir un pour éviter de payer des heures d’internet dans les cybercafés pour n’utiliser que Word !!! Nous avons donc acheté un mini-pc à Hong-Kong (après 5 mois de galère) et avons bien noté la différence ! Par contre, par mesure de sécurité, il faut ensuite l’emporter partout dans son sac à dos … et c’est parfois lourd :)

¤ Nos vaccins/traitement anti-paludisme :

Nous avons pris RDV avec un médecin de l’Institut Pasteur. L’équipe médicale oriente bien en fonction des destinations et conditions du voyage planifié. Nous avons ensuite réalisé nos vaccins au centre de vaccination de l’Institut. Il convient de s’y prendre quelques mois en avance car certains vaccins se font en trois injections et tous ne peuvent être réalisés en même temps.
Nous avons choisi de ne pas prendre un traitement anti-palu. Nous avions par contre sur nous des tablettes de Malarone pour un traitement curatif en cas de crise.

¤ Papiers importants :

Scanner passeports et carnets de vaccination et les enregistrer dans sa boite mail pour y avoir accès facilement en cas de besoin.
Nous avions demandé nos permis internationaux à la préfecture mais nous ne les avons finalement pas utilisés.
Le peu de fois où nous avons loué une voiture, seuls nos permis nationaux suffisaient.

Notre site internet :
www.monde-developpement.fr




Tour du Monde sur la thématique de l'eau

◊ Sur la route de l’or bleu » aux éditions l’Ancre de Marinede Gwenaëlle Bron
http://site.voila.fr/orbleu

¤ Partir longtemps pour quoi faire ?"

Parce que je n’avais pas envie de partir sur les routes sans but, j’ai choisi d’allier mon travail de journaliste à un intérêt personnel et fort pour la préservation de notre planète. C’est vers l’eau que mon choix s’est porté.
Parce que l’eau c’est la vie, et que sans elle, nous ne sommes plus rien.Le fil conducteur de l’eau m’a conduit pendant vingt mois d’un désert à un puits, d’une cascade à un lac volcanique, d’un champ irrigué à un barrage…

En route, j’ai croisé beaucoup de gens pour qui l’eau ne coule pas du robinet, qui doivent faire des kilomètres pour en chercher… On m’a parlé de techniques pour obtenir de l’eau lorsqu’il y en a peu et on m’a montré qu’elles fonctionnent. En route encore, j’ai rencontré des femmes et des hommes qui vénèrent cette ressource vitale, d’autres qui se battent pour défendre leurs terres… »

Partir seul, à plusieurs :

« Nous sommes parties à deux mais au cours du voyage, il nous est arrivé de faire chacune notre route, soit pendant quelques jours, soit pendant plusieurs semaines, pour mieux nous retrouver ensuite. J’ai donc vécu les deux expériences, enrichissantes l’une comme l’autre. Seule, j’allais peut-être plus vers les autres ; tout du moins j’attirais plus la curiosité des locaux ou la sympathie des autres voyageurs. Bien sûr, il y a aussi des moments où la solitude vous gagne au bout du monde et où l’on se demande ce qu’on fait là ! Mais dans l’ensemble, je dirai que si l’on ne veut pas être seul, on ne l’est jamais en voyage. A deux, le plaisir est bien entendu de partager avec l’autre les émotions et les découvertes.
Aujourd’hui, il n’y a qu’avec Peggy, ma compagne de route, que je peux partager autant et c’est formidable de pouvoir le faire ! »

Les préparatifs :

¤ Choisir l’itinéraire :

« Partir en voiture offre le luxe de ne pas planifier complètement l’itinéraire. On avance au gré des envies, des rencontres. Avec un peu de temps et d’organisation, acheter un visa pour le pays d’après n’est pas compliqué en Afrique de l’Ouest. Il suffit juste de prévoir de passer deux jours dans la capitale et de gérer son temps pour que le visa n’expire pas. »

« Notre itinéraire n’a jamais été fixé de façon définitive. Ni même sa durée. Nous nous sommes rapidement aperçues qu’un an ne suffirait pas ! Nous n’avions pas de billet « tour du monde » qui nous aurait obligé à respecter un calendrier précis. En Inde, nous avons été séduites par une offre promotionnelle Delhi-Bangkok-Auckland. Nous qui pensions rester en Asie plus longtemps, avons revu notre itinéraire. Après tout, pourquoi ne pas aller en Nouvelle-Zélande ? Notre thématique ne nous contraignait à aller dans aucun pays en particulier. Partout, la question de l’eau est importante.

A propos d’entrée en Nouvelle Zélande, nous avions dû prendre un billet retour (pour prouver que nous ne restions pas dans le pays) que nous nous étions fait rembourser, une fois que nous avions acheté le billet d’avion suivant. Ceci dit, l’achat d’un aller-retour n’est pas toujours plus cher qu’un aller simple.
Puis c’est à Christchurch sur l’île du Sud néo-zélandaise que nous avons trouvé une offre exceptionnelle, nous permettant de rentrer sur Londres (nous n’avions alors même pas de billet-retour !) en passant par la Polynésie, l’île de Pâques, le Chili, le Pérou et Los Angeles. Les dates étaient modifiables. Le tout pour moins de 1000€, une aubaine ! »

¤ Guides de voyage et cartes..

« Rien ne sert d’avoir avec vous tous les guides des pays que vous allez visiter, ce serait beaucoup trop lourd à porter ! Il est facile de se les échanger entre voyageurs ou d’en trouver dans des auberges ou hôtels de routards. A l’île de Pâques, nous avons rencontré un couple qui effectuait son tour du monde dans le sens inverse du nôtre. Nous avons ainsi pu échanger nos guides et bons plans : nous sur l’Asie et l’Océanie, eux sur l’Amérique latine ! »

¤ Bourses, sponsors, médias

« Notre projet était de faire des reportages sur l’eau douce dans le monde, sa gestion et son utilisation par l’homme. Après six mois d’un travail acharné, presque à temps complet, nous avons réussi à attirer l’attention de plusieurs entreprises spécialisées dans l’eau. D’une part, parce que notre projet était sérieux, d’autre part parce que nous proposions un échange concret à nos partenaires potentiels.
Si être sponsorisé ne signifie pas travailler pour une entreprise, il est important de voir ce qu’on peut lui apporter. A titre d’exemple, nous avons filmé et photographié les usines d’une entreprise présente dans plusieurs pays sur notre parcours, en échange d’une somme d’argent. L’entreprise a par ailleurs valorisé notre partenariat en communiquant dans son journal interne.
Avec un autre sponsor, nous avons réfléchi ensemble à un projet de marketing.
Il n’a pas abouti, mais les échanges ont été constructifs, d’un côté comme de l’autre.Surtout, si vous croyez en votre projet, il ne faut jamais perdre espoir !
C’est parfois au dernier moment, voire une fois partis, que les choses se décantent. C’est bien souvent le premier accord avec un sponsor qui en appelle d’autres, car le projet devient alors concret aux yeux des entreprises. Nous avons obtenu notre première bourse un mois avant le départ, notre premier sponsor deux semaines avant, et le jour prévu du départ nous avons dû revoir nos plans pour faire un aller-retour à Paris pour rencontrer le directeur marketing d’une société d’eau minérale. Après un accord de principe, nous avons affiné le partenariat par mail, une fois en Afrique ! »

Le transport :

¤ Acheter ou vendre un véhicule à l’étranger :

Acheter un véhicule n’est pas toujours possible. Après quatre mois en Afrique de l’Ouest au volant d’une 505, nous avions pris goût à cette liberté de déplacements. Arrivées en Turquie, nous souhaitions acheter un véhicule. Mais après renseignements, cela fut impossible car nous ne résidions pas dans le pays. Ceci étant, le réseau de bus fonctionne plutôt bien et les virées de dolmus en dolmus (mini-bus) restent d’excellents souvenirs !
En Nouvelle Zélande, en revanche, c’est très facile ! Un marché aux voitures réunit acheteurs et vendeurs chaque semaine à Auckland. Le van est un moyen idéal pour voyager dans le pays si vous disposez d’un peu de temps. A la fin de votre séjour, revendez le au marché aux voitures !Nous avons également vendu notre 505 au Mali. Les Peugeot breaks ont encore de beaux jours devant elles en Afrique de l’Ouest. Elles servent de taxi bien souvent. En revanche, il faut s’aider de gens de confiance pour trouver le meilleur offrant, sans avoir de problème à la revente.

L’hébergement :

« J’ai dormi chez l’habitant à chaque fois que l’occasion se présentait. C’est une occasion rare de vivre le quotidien des gens, mais on ne reçoit pas sans donner… Alors que nous étions hébergées chez les parents d’un ami cambodgien, nous avons offert des fleurs, achetées sur le marché, pour remercier nos hôtes. Surprise, quand est venu le temps du repas, les fleurs étaient disposées dans un plat. Au Cambodge, on les mange ! A d’autres occasions, j’ai été hébergée chez l’habitant, notamment en Afrique. Il m’est arrivé de repartir les bras chargés de cadeaux (des pagnes, une robe), un comble ! Mais je ne repartais jamais sans avoir fait des courses de nourriture au marché du coin.

Le retour :

¤ Une nécessaire réadaptation :

« Même si nous évoquions souvent le retour à la fin de notre voyage de 20 mois, il s’est avéré assez difficile. Non seulement, il a fallu se réhabituer à la sédentarité, à notre société de consommation, y retrouver une place et peut-être le plus dur, vivre avec tous ses souvenirs, ses centaines de visages, de paysages qui vous reviennent constamment en mémoire !
La meilleure chose à faire est de s’y préparer, anticiper ce retour à une vie « normale », savoir pourquoi on rentre (par choix ou par nécessité) ainsi que se préparer au décalage qu’on trouvera en rentrant avec notre entourage, car il y en a forcément un après une telle expérience.
Chacun a sa façon de rentrer d’un long voyage. Pour ma part, je ne suis pas du genre à raconter des anecdotes dans les détails durant toute une soirée, à moins d’être aidée par d’autres routards. C’est la réalisation d’un film documentaire et la publication de mon récit de voyage qui m’ont aidé à le faire. Cela a pris quelques années avant d’aboutir, probablement le temps nécessaire pour « digérer » ! »

¤ L’édition d’un livre :
« Tout le monde vous dira qu’éditer son récit de voyage est difficile tant il en existe déjà beaucoup ! C’est vrai et pas vrai à la fois. Tant que « l’aventure » et la façon dont on la raconte sont personnalisées, alors il n’y a pas deux récits identiques. Pour ma part, j’ai noirci des carnets de route tout au long du voyage, toujours par envie, jamais par obligation.
C'est-à-dire qu’il y a des semaines où l’on écrit tous les jours, parfois il se passe du temps avant que l’on retrouve son petit carnet. Si je peux donner un conseil, c’est peut-être de noter un maximum de détails de l’endroit où on se trouve, des rencontres que l’on vient de faire, quitte à ce qu’on ne s’en serve pas ensuite dans le récit, mais au moins vous n’êtes pas de retour à la maison face au clavier avec un gros trou de mémoire, mais comment s’appelle cet endroit où j’ai fait la connaissance d’untel ?

Au retour, n’hésitez pas à faire lire votre manuscrit à des proches et surtout à des gens qui ne vous connaissent pas et qui n’ont pas suivi votre voyage ; mieux, à des personnes qui n’ont pas l’habitude de ce genre de récit ; tout l’intérêt étant de captiver aussi ce public là.Le fait d’avoir travaillé sur un thème d’actualité - l’eau douce dans le monde – a largement contribué à intéresser un éditeur.
Un conseil, si vous avez une passion pour la belle image, multipliez les clichés, privilégiez bien sûr les meilleures lumières (il faut parfois savoir se lever tôt !), car les éditeurs de beaux livres sont très pointilleux et c’est une bonne nouvelle ! Un éditeur était intéressé pour faire un beau livre sur notre thématique, mais nos images n’étaient pas d’assez bonne qualité.

Voyager sans polluer, est-ce possible ?

- Un tour du monde de l’eau ? C’est écolo comme projet ?- Euh, d’une certaine façon, oui !- Et tu as voyagé comment ? En prenant l’avion ?!Nous y voilà : l’avion est le transport le plus polluant, certes ! Donc, ça partait mal ! L’idéal si on ne veut pas polluer, c’est bien sûr la marche ! Mais, quitte à choquer cet inconditionnel de la défense de l’environnement, je n’ai pas de scrupule à avoir pris l’avion lorsque cela était nécessaire. Je crois surtout qu’il est possible de voyager le plus simplement possible, en évitant au maximum les objets de consommation jetables.
Je pense par exemple à la toilette. Je n’ai jamais utilisé de lingettes ; lorsqu’on ne trouve pas d’eau pendant quelques jours (ce qui reste malgré tout assez rare, sans eau, on ne vit pas très longtemps), on patiente jusqu’au prochain point d’eau. Pour se laver lorsqu’on est amateurs de nature et de coins reculés, rien de tel qu’une « douche » dans la rivière. Avec un savon naturel, pas de scrupule !
Enfin, dans les endroits où l’on savait qu’il n’y avait pas de ramassage de poubelles, nous brûlions nos déchets. »
vendredi, 09 octobre 2009 10:59

billets TdM Grands Axe

Que vous pensiez opter pour une formule prédéfinie d'agence, un forfait d'alliance ou, à plus forte raison, que vous envisagiez de monter vous-mêmes votre propre itinéraire, quelques bases sur le fonctionnement de l'aérien (routes et transporteurs notamment) pourront toujours s'avérer utiles.

Ne serait-ce déjà que pour éviter quelques erreurs qui au final risqueraient d'alourdir la facture...

Grands axes aériens :

• Routes :

Même si l'on peut aller partout de n'importe où en avion, il n'en demeure pas moins que certaines routes aériennes demeurent plus intéressantes que d'autres au niveau financier. Donc, bien sûr, autant les utiliser.Il faut savoir que les grands axes aériens "économiques" correspondent aux zones de trafics importants. Schématiquement, dans les deux sens, ils se situent entre :
1) l'Europe et les autres continents,
2) l'Amérique du Nord et le reste du monde moins l'Afrique,
3) l'Asie du Sud-est et le reste de l'Asie, les USA, le Pacifique et l'Europe.

Donc, déjà, un tour de monde qui respectera ces axes pourra être obtenu à bon prix. D'ailleurs les formules les plus simples ou les plus traditionnelles tourneront toujours autour de l'axe Europe/ Asie du Sud-est/ Pacifique/ Amérique du Nord/ Europe. Ce sont généralement les plus économiques, 1 500 € en moyenne pour des possibilités intéressantes.

• Points d'entrées/sorties :

Au delà de ces routes principales, il faut savoir aussi qu'il est en plus préférable de bien choisir ses points d'entrées/sorties pour chaque zone.

C'est à dire en général de grandes villes, souvent bases de grosses compagnies, qui offrent un large choix de destinations à des tarifs plutôt intéressants.

¤ Amérique du Nord :
A privilégier New York et surtout Miami pour continuer vers les Caraïbes et l'Amérique Latine. Egalement Los Angeles pour l'Amérique Latine, le Pacifique et son pourtour asiatique.Accessoirement d'autres bases de transporteurs nord-américains comme Vancouver, Houston ou Atlanta.

¤ Amérique Centrale et Caraïbes :
Les deux sont considérés en terme de routes aériennes comme un peu la prolongation des axes nord-américains via notamment Los Angeles et/ou Miami.- Amérique du Sud :Pas beaucoup de possibilités intéressantes sinon Buenos-Aires/Sao Paulo pour ce qui est la continuation vers l'Afrique du Sud et/ou l'Australie, ou bien encore Santiago du Chili pour le Pacifique/Australie via l'Ile de Pâques et Tahiti.

¤ Pacifique :
Hawaii est une étape entre l'Australie/pourtour asiatique du Pacifique et l'Amérique du Nord. Quant à l'Australie, Sydney est un bon point de départ vers l'Asie du Sud-est, les USA ou le Chili/Argentine.Accessoirement Auckland est à voir également.

¤ Asie :
Bangkok et la Malaisie offrent pas mal de bonnes connexions pour de multiples destinations, y compris vers l'Afrique du Sud (et même l'Argentine) pour cette dernière.Quant à Delhi et un peu moins Bombay, ce sont des étapes possibles entre l'Europe et l'Asie du Sud-est ou même centrale.Accessoirement d'autres bases de transporteurs asiatiques comme Singapour, Taipeh, Hong-Kong et Pékin, Tokyo, voire même Bali et Jakarta.

¤ Moyen-Orient :
Dans la région, Istanbul est un bon carrefour pour une continuation vers l'Asie Centrale et quelques autres destinations asiatiques.

¤ Afrique :
C'est le continent proportionnellement le moins bien desservi. Sur l'ensemble, c'est Johannesburg qui est la plaque tournante de l'Afrique vers les autres continents (ou les pays voisins).Mais pour la partie nord autant, la plupart du temps, repasser par l'Europe plutôt que d'espérer des connexions économiques vers le reste du monde.
 
• Compagnies aériennes :

En plus des grands axes aériens, il peut être bon de connaître les principales lignes des quelques transporteurs pouvant s'avérer utiles dans la construction d'un (billet) tour du monde, du moins au niveau de son ossature. Et à plus forte raison si l'on souhaite construire soi-même son trajet aérien.

Pour chaque compagnies ci-dessous, le détail des réseaux est à voir directement sur leur site.

¤ Les alliances :
Comme indiqué dans un chapitre précédent c'est le regroupement de plusieurs compagnies qui de fait disposent d'un réseau conjoint de plusieurs centaines de destinations à travers le monde. Fort logiquement, celui-ci est tout à fait adapté aux tours du monde et est proposé à travers leurs système de pass.On rapelle que les trois principales alliances sont One World, SkyTeam et Star Alliance.

¤ Les "incontournables" :
Ce sont ces quelques compagnies qui disposent de lignes "multi-continents" très intéressantes pour la réalisation d'un TdM. La plupart sont aussi membres des alliances, mais sont à choisir indépendemment pour ceux qui n'opteraient pas pour les formules One World et autres.
Attention, cependant à privilégrier si possible des compagnies partenaires afin, comme toujours, de limiter les coûts.

Aerolineas Argentinas (Argentine) :

Une ligne Europe / Buenos-Aires / Auckland - Sydney qui est souvent la meilleure solution pour la route Europe / sud de l'Amérique Latine / Pacifique Sud. De plus, la compagnie dessert bien le reste du continent sud-américain.- Air India (Inde) :.Intéressant uniquement pour ceux qui passent par l'Inde en venant d'Europe (dans l'autre sens de meilleures possibilités existent en combinant d'autres compagnies).
Car de là, ils pourront en effet partir avec la compagnie vers le Japon et l'Asie du Sud-est ou rejoindre la partie Sud/Sud-est de l'Afrique ou l'Océan Indien (Maurice).

Air New Zealand (Nouvelle Zélande) :

La seule à proposer vraiment un tour complet de la terre avec un Londres / Los Angeles / Pacifique Sud (Tahiti, Fidji, Hawaii...) / Auckland / Hong-Kong / Londres.Dans un sens ou l'autre c'est une bonne compagnie pour qui veut rallier l'Europe au Pacifique Sud via l'ouest des USA ou Hong-Kong (autres Chine et Japon également accessibles).

Malaysian Airlines (Malaisie) :

Grâce à son vaste réseau c'est une excellente compagnie pour tours du monde.Deux longues transversales au programme avec un Pékin (ou tout autre ville d'Asie du sud-est) / Kuala Lumpur / Johannesburg / Buenos-Aires et un Europe / Kuala Lumpur / Australie. Via sa base en Malaisie on pourra donc envisager plein de possibilités, surtout que la Malaysia dessert également l'Inde, l'Indonésie et même Los Angeles. Qui plus c'est l'une des meilleures compagnies au monde, notamment au niveau qualité-prix.

Northwest Airlines (USA) :

Un bon axe Europe / Etats-Unis / Chine-Japon-Malaisie utile pour sauter les océans au niveau de l'hémisphère nord. Elle est d'ailleurs assez souvent au programme des TdM.

Qantas (Australie) :

La compagnie tour du monde par excellence puisque (avec c'est vrai l'aide en partie de British Airways) on peut faire le tour de la terre avec elle sur son axe : Europe / USA / Pacifique Sud / Asie du Sud-Est / Europe. Egalement une transversale intéressante Afrique du Sud / Australie / Argentine-Chili.

South African Airways (Afrique du Sud) :
Même concurrencée par plusieurs transporteurs sur différents axes (Malaysia sur l'Asie, Aerolineas sur l'Amérique du Sud, Qantas sur l'Australie...) c'est une compagnie qui dispose d'un réseau intéressant dans le sens où elle propose au départ de Johannesburg au moins un accès à chaque continent avec notamment Sao Paulo et New York pour les Amériques, Perth pour l'Australie ou encore Hong-Kong pour l'Asie.

United (USA) :
Un peu similaire à Northwest sur l'axe Europe / USA / Hawaii / Japon-Chine-Asie du Sud-est avec en plus l'option Australie ou Brésil-Argentine via la Californie. C'est une bonne référence pour la construction d'un TdM.

Transsibérien :
Même si bien sûr ce n'est pas une compagnie aérienne, le Transsibérien est au programme de certains tours du monde d'agences (ex. les Connaiseurs du voyage) et peut facilement se combiner à l'avion lors d'un voyage au long-cours. Ce train mythique relie en effet (pour le trajet principal) Moscou à Vladivostok avec des lignes "annexes" telles que le Transmongolien et le Transmanchourien permettant d'aller jusqu'en Chine.

• En ponctuel :
D'autres compagnies peuvent être à l'occasion intéressantes selon le trajet prévu (cf. leurs sites) :

Emirates (EAU) :
Propose une ligne qui, via Dubaï, permet de ralier le Pacifique Sud en s'arrêtant en Asie du Sud-est..
Une autre alternative à voir pour l'axe Europe / Asie du Sud-est / USA est la compagnie China Airlines (Taïwan)..
Pour passer par le Canada, Air Canada a des stops à Montréal/Toronto et Vancouver..
Pour aller à l'île de Pâques une seule solution avec la Lan Chile : Santiago / Pâques / Tahiti (de là on continue avec Qantas ou Air New Zealand)..
Pour visiter le Moyen-Orient on peut choisir Turkish Airlines, stop à Istanbul, et continuer ensuite vers l'Asie Centrale, l'Inde et Bangkok.
Un peu la même chose avec la Royal Jordanian via Amman..
Quant à Air Mauritius, elle est la compagnie charnière de l'Océan Indien pour qui veut relier l'Europe, l'Afrique (sud et est), l'Inde, l'Asie du Sud-est ou encore l'Australie.
Seul problème, même si elle dispose d'un bon réseau régional, la compagnie n'est pas forcément très économique et d'autres transporteurs souvent plus intéressants desservent aussi la région (Malaysia, Air India, SAA).

Donc, simplement en éventualité.. Enfin si l'on cherche à passer par d'autres villes moins fréquentées au niveau aérien on pourra toujours commencer par voir les bases des diverses compagnies .

• Quelques autres choses au niveau aérien :

¤ En vrac :
Un billet tour du monde avec une compagnie (et ses partenaires) est d'une certaine façon aussi considéré comme un aller-retour ou un vol circulaire et reste donc théoriquement plus économique qu'une succession d'allers-simples achetés au fur et à mesure.

N'oubliez pas non plus les systèmes de stop-over qui font par exemple qu'un Paris -Bangkok (stop) - Pékin avec la Thaï coûtera généralement moins cher que deux tronçons distincts, y compris si le second est acheté en Thaïlande.

De même, nombre de compagnies offrent la possibilité de faire ce que l'on appelle des panachages, c'est à dire arriver dans une ville et repartir d'une autre de la même zone.

Enfin, il existe de multiples pass qui permettent également de visiter un pays, une région ou même parfois un continent.

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