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lundi, 09 septembre 2019 10:58

Nouveau projet labellisé ABM

SUP-SPIRIT : Stand Up paddle around the world

 Un tour du monde, avec dans mes bagages une planche de stand up paddle et une pagaie.

Un tour du monde en solo, sur une période de 18 mois.

Véritable aventure humaine basée sur le partage et l’échange, avec pour but de naviguer sur des plans d’eau mythiques (l’Amazone, le lac Titicaca, Bora Bora, la baie d’Ha Long…)

 > Les objectifs du voyage 

 Rencontrer la population des fleuves, des rives, de la mer... 

Recueillir leurs témoignages, découvrir leurs légendes et coutumes liées à l'univers aquatique.

Comprendre les problématiques/les enjeux liés à la préservation d’un milieu et d’un écosystème très fragiles.

Projet à suivre ...

 

Aperçu de l’itinéraire :

Cuba, Panama, Pérou, Brésil, Chili, Iles de Pâques, Polynésie, Nouvelle Zélande, Australie, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Guinée, Philippine, Vietnam, Egypte.

vendredi, 06 septembre 2019 16:44

Téléchargez le programme du 31e festival des Globe-Trotters

Téléchargez le programme du 31e Festival des Globe-Trotters, qui se tiendra du vendredi 27 au dimanche 29 septembre à l'Opéra de Paris-sud.
vendredi, 06 septembre 2019 11:08

Retrouvez La Route du Dragon au festival Globe-Trotters !

Ils étaient un million en l’an 2000… Aujourd’hui, ils sont plus du double, éparpillés aux quatre coins du monde…

Le phénomène d’expatriation est en hausse chaque année car les Français sont de plus en plus séduits par les perspectives que leur offre l’étranger (meilleur niveau de vie, enrichissement culturel, climat plus agréable, régime fiscal plus favorable, opportunité professionnelle…).

Qu’ils soient retraités, étudiants, jeunes actifs ou même en famille, ils n’hésitent plus à franchir le pas et à poser leurs bagages en dehors de nos frontières.

C’est dans cette optique de vie « complètement » nouvelle, où tout est à (re)commencer que notre projet prend ses racines. Au contact de cinq expatriés français en Asie, nous avons tenté d’exposer à travers une série web-documentaires leurs portraits, rythmés entre témoignages, anecdotes et ressentis. Dans cette partie du globe, plus que n’importe où ailleurs, les différences avec notre culture occidentale sont palpables et l’adaptation peut parfois être longue et délicate.

En recueillant les précieux témoignages de ces « exilés », nous espérons pouvoir offrir une vision d’ensemble à tous ceux qui hésitent encore à franchir le cap…

Julien, entrepreneur hyper actif ; Vinatt, jeune cadre venu initialement pour un échange universitaire ; Anna, l’aventurière qui, pour un an a tenté l’expérience PVT ; Rachel, mère de famille installée à Séoul depuis un an et demi, et finalement Frédéric, expatrié retraité devenu résident permanent à Tokyo.

Cinq profils pour vous faire partager cinq histoires totalement différentes, auxquelles nombreux seront ceux qui pourront s’y reconnaître...

> Julien Priour

Cet entrepreneur hyper actif, initialement arrivé à Taiwan pour un stage de six mois n’est jamais reparti. Aujourd’hui, cela fait 14 ans qu’il vit à Taipei, la capitale taiwanaise au rythme de sa start-up récemment créée, et de son restaurant le « Blue Rooster » qu’il gère avec ses partenaires…

> Vinatt Luangkhot

Arrivé à Taipei en 2017, Vinatt fait aujourd’hui partie de la longue liste des expatriés français installé à Taiwan. Initialement étudiant en école de commerce, il travaille maintenant dans une start-up française, et monte en parallèle son propre festival de musique.

> Anna Prémane

En P.V.T. (programme vacances-travail) à Séoul pour une durée d’un an, Anna profite de son expérience pour s’immiscer au plus profond de la culture coréenne qu’elle a toujours souhaité découvrir, mais aussi pour répondre à des questions plus personnelles concernant son futur...

> Rachel Coitou et sa famille

En quittant le France pour s’installer à Séoul avec son mari et ses trois enfants, Rachel a suivi le chemin que de nombreuses femmes ont dû emprunter en suivant leur époux au bout du monde. Entre l’acclimatation à sa nouvelle culture, l’éducation de ses enfants, sa vie de femme à Séoul, et ses activités personnelles, Rachel nous raconte son quotidien !

> Frédéric Benoliel

Il n’a du retraité que le nom ! En tant que président du club VIE Japon, Frédéric aide chaque jour de nombreux jeunes Français attirés par les perspectives d’une expérience professionnelle au pays du Soleil Levant ! Après une riche carrière durant laquelle il a pu sillonner la quasi-totalité de l’Asie, cet homme bienveillant a décidé de poser ses valises au Japon il y a une vingtaine d’années.

Pour en apprendre plus sur notre projet, sur la vie des expatriés, sur Taiwan, la Corée du Sud et sur le Japon, retrouvez-nous le week-end du 28 septembre au festival des Globes-trotters ABM à l’Opéra de Massy.

mercredi, 04 septembre 2019 12:22

Le n° 187 sept./oct. de Globe-Trotters Magazine vient de paraître !

À la lueur d’une frontale, c’est toujours sympa. Cette lampe symbolise aussi le voyage, celui que, trekkeur, nous aimons.

Et toujours la possibilité de faire là où, sans elle, c’est différent. On peut donc voyager, rencontrer, se cultiver, découvrir, consulter une carte, manger… différemment. Alors oui, les découvertes et l’imagination sont sans limites et ouvrent sur un nouveau monde, les coins bien cachés, le temps qui s’écoule, les gens, une nourriture qui mijote dans la pénombre, à l’air libre… Nourris.

Cette fois-ci nous vous emmenons sur les routes du #Ladakh, de la #Chine au #Pakistan, au #Laos, en #Mongolie, en #Norvège, en #Indonésie

Mais pas uniquement. Car le #Festival des Globe-trotters réunit tous les aficionados du voyage. Pourvu que ce soit dans un bout du monde et avec de l’aventure. Pour s’évader dans des géographies différentes, des températures différentes, elles aussi, et des cultures…

Et on s’adapte pour vivre au mieux ces expériences toujours riches.

Pour prolonger, rêver, passer le cap, oser y aller parce qu’on l’a toujours rêvé, parce que c’est plus fort que nous. C’est fort tout simplement. Chaussons nos meilleures chaussures, équipements… techniques ou pas, rencontrons, vivons !

Ce 31e Festival des Globe-trotters, c’est trente-et-un ans d’aventures, de rencontres, d’échanges de dialogues, une quarantaine de films, 50 rencontres autour du voyage, 150 intervenants… et vous !

Donc quelque chose d’unique. Apprenons, comprenons, ouvrons. Venez et invitez ! Les voyageurs sont extraordinaires, les films magnifiques.

< Anne Lohéac

jeudi, 22 août 2019 12:43

Réclamation Air Caraïbes

Conformément au règlement européen CE261/2004, vous pouvez exiger un dédommagement lorsque vous subissez un préjudice aérien. Cette disposition s'applique également à Air Caraïbes. Créée en 2000, cette compagnie propose des trajets en direction des Iles Caraïbes et de l'océan Indien. N'hésitez donc pas à faire valoir vos droits après un vol retardé ou annulé. Découvrez dans cet article la procédure de réclamation Air Caraïbes. Pour aller plus vite, apprenez où faire une réclamation Air Caraïbes.

Réclamation Air caraïbes, les solutions disponibles

Selon la directive européenne relative aux droits des passagers, vous pouvez exiger un dédommagement après un retard de plus de 3 heures au débarquement, une annulation de vol ou un surbooking. A priori, la procédure pour en bénéficier reste assez simple. La compagnie devrait vous indemniser après l'introduction d'une lettre réclamation Air Caraïbes. Mais, la réalité se révèle plus complexe. Les services compétents traitent souvent les requêtes avec une lenteur déconcertante. Ils peuvent même laisser votre demande sans suite en dépit des relances. Parfois, ils exigent des expertises coûteuses. Ils multiplient les astuces pour vous décourager afin de vous pousser à abandonner la procédure. En introduisant personnellement votre réclamation Air Caraïbes, vous pouvez attendre pendant des mois et effectuer des dépenses significatives en vain.

Fort heureusement, vous avez la possibilité de recourir à l'assistance de certaines startups spécialisées pour faire valoir votre droit à indemnisation. Ces structures regroupent des professionnels (avocats et experts en aéronautique) compétents Très expérimentés, ils vous aident à obtenir rapidement le dédommagement prévu par le règlement européen CE261/2004. Pour bénéficier de leur service, vous vous rendez sur la plateforme officielle de l'une de ces startups. Vous prenez quelques minutes pour vérifier la recevabilité de votre dossier. Dans ce cadre, vous fournissez quelques informations essentielles liées à au vol concerné par la réclamation Air Caraïbes. Ensuite, vous communiquez toutes les preuves en votre possession pour permettre aux avocats et aux experts d'introduire une requête auprès de la compagnie. Ils agiront en votre nom et pour votre compte. Après une phase à l'amiable, ils n'hésitent pas à ester en justice pour contraindre Air Caraïbes à respecter vos droits. Ils vous garantissent un air Caraïbes suivi réclamation. Tout au long de la procédure, vous ne versez généralement aucune avance. La startup prend en charge toutes les dépenses et les frais. Après l'indemnisation, elle vire la somme obtenue sur votre compte bancaire après la déduction d'une commission forfaitaire. Malheureusement, elle ne parvient pas toujours à récupérer le dédommagement espéré. Dans ce cas, vous ne débourserez pas le moindre euro. Vous recevez simplement une notification de la décision définitive. Grâce à l'assistance de startups spécialisées, vous ne perdez pas le temps et vous ne prenez aucun risque financier. Pour optimiser vos chances d'indemnisation, vous devez fournir suffisamment de preuves.

Air Caraïbes réclamation, les conditions préalables

Le règlement européen CE261/2004 a prévu certaines modalités pour bénéficier du droit à indemnisation. Vous devez fournir les pièces justificatives du retard ou de l'annulation de vol subi. Ne vous contentez donc pas de patienter si vous remarquez une attente inhabituelle lors de l'enregistrement. Recueillez des informations précieuses telles que le numéro de votre vol. Conservez jalousement votre carte d'embarquement et votre étiquette bagage. Archivez les emails et votre numéro de réservation. Vous avez aussi la possibilité de prendre des photos du tableau d'affichage de l'aéroport qui confirment le retard ou l'annulation de votre vol. Pensez également à vous rapprocher du personnel pour connaître les véritables raisons de la situation.

Par ailleurs, la loi vous confère le droit de prise en charge après quelques heures d'attente. Air Caraïbes devra donc vous servir un repas et vous donner la possibilité de communiquer (appels et emails) avec vos proches. Pour un vol reporté, la compagnie doit payer les frais d'hôtel ainsi que le coût des navettes. Si nécessaire, vous préfinancez ces dépenses en prenant soin de conserver les reçus. Ensuite, vous pourrez engager une procédure pour les récupérer les fonds avancés. Après 5 heures d'attentes, vous avez la possibilité de renoncer au vol et exigez le remboursement de votre billet. Un tel choix vous fait perdre automatiquement tout droit à une indemnisation pour un retard de vol.

Air Caraïbes réclamation, la prise en compte des circonstances

Différents motifs peuvent justifier le retard ou l'annulation d'un vol. Vous devez en tenir compte au moment d'introduire votre réclamation Air Caraïbes. Cela vous évitera tout rejet. Vous pouvez prétendre à une indemnisation uniquement si le préjudice subi relève de la responsabilité de la compagnie. Cela se traduit généralement par un problème technique sur l'avion, un souci lié à l'équipage (grève du personnel, maladie du pilote ou d'une hôtesse, etc.), un dysfonctionnement organisationnel ou un refus d'autorisation de survol. Si le transporteur ne communique pas sur les motifs du retard ou de l'annulation, n'hésitez pas à vous rapprocher du personnel pour en savoir davantage. Conformément au règlement européen 261/2004, la compagnie peut renoncer à vous indemniser si le préjudice évoqué s'explique par une circonstance exceptionnelle comme : 

  • Un problème de météo ;
  • Une grève des contrôleurs aériens ;
  • Un péril aviaire ;
  • Un foudroiement de l'avion ;
  • Une fermeture d'espace aérien ;
  • Un atterrissage d'urgence pour raison technique ;
  • etc.

Air caraïbes réclamation vol retardé, les montants prévus

Le montant de l'indemnisation diffère selon la distance du vol conformément aux dispositions du règlement européen 261/2004. La compagnie devra vous verser 250 € pour un préjudice aérien avéré sur un voyage de moins de 1.500 km. Espérez une somme de 400 € pour un périple de 1500 à 3500 km. Vous pourrez obtenir un dédommagement de 600 € pour une réclamation retard vol air Caraïbes de plus de 3500 km. Pour récupérer les fonds préfinancés, vous ajoutez à votre dossier les pièces justifications de ces dépenses.

Réclamation Air Caraïbes, les indemnités vols annulés

Le passager victime de ce préjudice aérien perçoit généralement des montants de dédommagement identiques à ceux payés en cas de vol retardé. Toutefois, le transporteur peut prendre des mesures alternatives pour vous convoyer à destination avec moins de 2 heures de retard par rapport à l'horaire de débarquement initialement prévu. Dans une telle situation, la compagnie applique un taux de réduction de 50 % sur la somme fixée par la directive européenne. Dans le cas contraire, vous exigez l'intégralité du dédommagement dû. Pour davantage d'information, n'hésitez pas à consulter le forum réclamation Air Caraïbes.

samedi, 17 août 2019 17:29

Faire un road-trip en Europe

Pour cet été, pourquoi ne pas faire dans l’originalité ? Un road trip en Europe peut être une bonne idée. C’est le genre de voyage idéal pour les amateurs de sensations fortes et d’aventures. Encore faut-il bien s’organiser pour que tout se passe sous les meilleurs auspices

> Louer le bon véhicule au bon prix

Pour passer les plusieurs kilomètres qui vous attendent lors d’un road trip dans le confort, vous devez bien choisir votre véhicule. Pour la location autocar avec chauffeur vous pouvez par exemple choisir un Minibus pour les familles nombreuses, un autocar pour un voyage entre amis, une voiture confort pour les amoureux : a chacun ses besoins.

Il vous suffit de déposer une demande de devis sur les sites spécialisés. Ils se chargeront de comparer les offres et de vous proposer les meilleures propositions selon votre date de départ et d’arrivée ainsi que le nombre de passagers à bord.

> Se faire accompagner par un guide

Pour un road trip, vous devez également vous faire accompagner par un fin connaisseur de la région. Un guide peut non seulement vous aidez dans les visites des divers monuments et sites touristiques. Mais il peut aussi vous être d’un grand secours sur la route. Afin de protéger votre véhicule, éviter quelques bosses ne serait pas du luxe.

Pour information, le guide est généralement fourni si vous avez opté pour un voyage "all incluse" auprès d’une agence. Le cas échéant, sur la toile, vous avez des prestataires indépendants qui peuvent vous être d’une grande aide. Prenez toujours le temps de comparer les offres pour ne pas payer vos vacances un peu trop chères.

> Choisir la bonne destination

Enfin, le choix de la destination n’est pas une chose à prendre à la légère. Il en va de la réussite de votre voyage et de votre dépaysement. Tout dépend notamment des envies des participants à votre road trip.

Pour les fêtards par exemple, l’Espagne est une alternative à ne pas minimiser. Tour d’Ibiza, Majorque et l’île de Gran Canaria vous attendent. Pour ceux en quête de calme et de paysage idyllique, on conseillera plutôt le Portugal.

Mais vous pouvez aussi vous contenter d’un voyage en France pour ne pas trop dépenser. Le tour du Cap Corse par exemple en a déjà séduit plus d’un. C’est un voyage qui mêlera culture, histoire et aventure.

jeudi, 15 août 2019 10:09

Balade à Cuba

C’est dans une vieille américaine que nous découvrons LA HAVANE.  Première surprise, les rues sont peu éclairées. Notre casa, située dans le cœur historique de la Habana Vieja, nous plonge dans l’ambiance avec ses ruelles étroites très fréquentées. Pour notre 1er repas cubain, Rolando et Marisol ont cuisiné des …. langoustes. Dès le lendemain, nous arpentons ce quartier reconnu au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses places, monuments et maisons avec arcades, balcons, grilles en fer forgé et cours intérieures.

La Havane a toujours attiré les convoitises des colons et des pirates. Pour la protéger, des forts furent construits dont le Castillo de la Real Fuerza, symbole officiel de la capitale. La célèbre girouette la Giraldilla, qui le surmonte, orne les étiquettes du rhum Havana Club.

A deux pas de la cathédrale du 18ème, nous marchons sur les traces du célèbre écrivain Ernest Hemingway en nous arrêtant à La Bodeguida del Modio, bar le plus populaire et touristique de la ville.  Les murs sont couverts de signatures, photos des hôtes qui le fréquentèrent. Au rythme de la salsa, la Calle Obispo nous fait passer devant des galeries d'art et bars musicaux dont le célèbre El Floridita affectionné par Hemingway !  Chaque matin il s’installait sur son tabouret au coin du bar, depuis 2003 sa statue y est accoudée.

Au hasard des rues, les danseurs échassiers musiciens déambulent dégageant un esprit de fête et faisant revivre la tradition, A l’origine les danseurs étaient des commerçants qui voulaient se faire remarquer.

Blotti entre la Vieille Havane et le moderne Vedado, le Centro Habana est dominé par le Capitole -copie de Washington-. Près de lui, le théâtre néo-baroque est l’un des plus imposants au monde. A leurs pieds, les chauffeurs alignent leurs vieilles décapotables américaines multicolores, rutilantes pour attirer les touristes. Ce quartier posséderait la densité de population la plus élevée et une des plus âgées du pays. La décrépitude des bâtiments est étonnante. Les maisons aux multiples couleurs sont enduites d’une saleté qui leur donne des allures d’autres temps. Les scènes de la vie quotidienne y abondent générant une atmosphère très agréable et en toute sécurité.

Sous les yeux de huit lions en bronze, le Paseo de Martí nous conduit au Malecon. Cette promenade-là plus authentique et connue de Cuba longe la baie sur 8 km. Elle est le théâtre de scènes typiques pêcheurs et chanteurs s’y réunissent. Devant des bâtiments en piètre état, les belles voitures défilent revivant un passé révolu.

A Cayo Hueso, lieu peu fréquenté par les visiteurs, nous découvrons une ruelle fantastique, surréaliste, loufoque : le callejon de Hamel. Laissé aux mains d’artistes, il regorge de peintures, d’œuvres décalées telles les baignoires incrustées.  Ce musée street art a été créé en 1990 par Salvador Gonzalez Escalona qui s’est inspiré de sa religion, la Santeria.  Cousine du vaudou, elle mêle catholicisme et croyances apportées par les esclaves africains. L’orishas ou saint le plus mentionné est Ochun correspondant à la Vierge Del Cobre patronne de Cuba.  Dans toute l’île, nous croiserons de nombreux hommes et femmes vêtus tout de blanc : ce sont des initiés à la Santería qui voit dans cette foi une renaissance.

La place de la Révolution dans le Vedado est l'une des places publiques les plus grandes du monde.  Elle a été le théâtre de nombreux évènements marquants de l’histoire cubaine : adieux au Che, discours de Fidel. Elle est entourée de monuments gouvernementaux habillés des fresques du Che et du guérillero Cienfuegos, au centre, trône le mémorial à José Marti. 

Nous réservons un taxi collectif pour le lendemain matin, direction CIENFUEGOS. Sur la route, et ce sera ainsi tout au long de notre séjour, les cubains font du stop des billets à la main.

Fondée par des colons français, Cienfuegos est située au bord de la baie la plus grandiose de l’île. Elle est surnommée "la Perle du Sud" en raison de la beauté de son centre historique où prédominent d’élégants édifices. La grande chanteuse Benny Morré disait « La ville qui me plaît le plus », il est vrai qu’ici tranquillité et propreté sont de mises.

Au centre du parc José Marti, s’élèvent sa statue et l'Arc de Triomphe construction unique à Cuba dédiée à l'indépendance du pays. Le Palais du Gouvernement a vu Fidel Castro inciter le peuple à le suivre dans sa marche triomphale vers La Havane en janvier 59,

Nous traversons des quartiers populaires pour arriver au Cimetière de la Reine, le plus ancien de la ville et le seul à avoir des sépultures dans des niches. Au centre, se dressent de magnifiques pierres tombales, parmi lesquelles une statue dite « La Belle au Bois Dormant », dédiée à une femme de 24 ans décédée d’un chagrin d’amour.

Nous achetons nos billets de bus Viazul pour rejoindre SANTA CLARA. Nous réglons avec des CUC -peso convertible- réservés aux touristes, les locaux utilisant le Peso cubain. Cette double monnaie a été mise en place par Fidel Castro pour remplacer le dollar américain. L’économie est pratiquement toute nationalisée. Les étagères des épiceries, tenues par des commerçants fonctionnaires, proposent une trentaine de produits de base subventionnée par l’état, rationnée et équitable. Pour acheter ces produits de première nécessité, les familles utilisent la "libreta", carnet d'approvisionnement et emblème de l'égalitarisme communiste. "Faire la queue" est le quotidien des cubains dans les magasins et les administrations.

Santa Clara est un lieu incontournable pour l'histoire moderne du pays. Envoyé par le dictateur Batista, le Train blindé fut attaqué et pris par le Che et ses hommes après l'avoir fait dérailler le 29 décembre 1958. Dans les 4 wagons du musée sont exposés des photos, documents et objets.  

Le mémorial du Commandant Ernesto Che Guevara occupe une vaste esplanade. Sa statue en combattant domine sa célèbre devise « Hasta la victoria, siempre !» (Jusqu'à la victoire, toujours !) et le grand panneau rappelle des événements marquants de sa vie. De nombreux effets personnels et documents sont présentés dans le musée,  Sa dépouille et celles de compagnons auraient été retrouvées en 1997 en Bolivie 30 ans après leur mort et transférées ici, Dans le mémorial austère, silencieux et émouvant, ils demeurent pour l'éternité, une flamme éternelle a été allumée par F. Castro.

Le parc Vidal se tourne vers la statue de Marta Abreu, bienfaitrice de la cité. Elle consacra une partie de sa fortune à la construction d’édifices essentiels à la population. Marta Abreu et le Che sont les personnes les plus admirées de la ville.
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24 décembre, nous partons en taxi collectif vers REMEDIOS. Cette bourgade de style colonial est réputée pour être un village tranquille, à l’écart du tourisme. En cet après midi, il y règne une grande animation. Alors que la fête foraine bat son plein, de nombreuses personnes préparent les chars, les autres élaborent agapes et alcool. A 16 h démarre le moment le plus important et attendu par les participants et spectateurs : Les Parrandas. Reconnues patrimoine Culturel de la Nation, elles sont l'un des festivals les plus importants et les plus anciens des Caraïbes.

En 1820, le prêtre local a envoyé des enfants dans les rues avec des cuillères, casseroles et cloches afin d’appeler les paroissiens à assister à la messe de minuit. Cette tradition a évolué pour être aujourd'hui une "bataille" de sons et lumières. La ville se divise en deux groupes, les Carmelitas et les Sansaries. Chacun dévoile ses oeuvres sur la place principale et la fête atteint son apogée avec feux d'artifice, pétards, musique, chaque char brillant d’une multitude d’ampoules. Le ciel, le clocher de l’église, les arbres sont à peine visibles. Nous sommes entourées de fumée, de poudre. La fête continue jusqu'à 7 h 30 le lendemain matin lorsque les deux quartiers revendiquent la victoire. Nous avons pris un énorme plaisir à assister à cette fiesta survoltée et haute en couleurs.  Nous ne voulions rien manquer au milieu de ces gens qui savent faire la fête malgré les litres de rhum ! Cette expérience authentique, angoissante, excitante, effrayante, bruyante, colorée, captivante restera un de nos plus beaux et intenses souvenirs.

C’est avec des embrassades que nous quittons Edouardo et sa famille pour CAMAGUEY classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité et surnommé «la ville des églises ».

Nous découvrons : San Juan de Dios et son couvent hôpital, Saint-Christ, la seule à posséder un cimetière lié à ses murs, une forêt de pierres tombales parmi lesquelles le héros indépendantiste Agramonte, Nuestra Señora de la Soledad et sa tour pittoresque, la baroque del Carmen avec sa jolie place embellie des statues de Martha Jimenez. En bronze, elles représentent des personnages marquants de son quartier. Martha Jiménez est une artiste cubaine de renom international. Dans son atelier nous admirons bon nombre de ses œuvres peintures et sculptures. 

Nous prenons et continuerons d’emprunter le taxi collectif. Bien qu’un peu plus cher que le car Viazul, c’est un moyen rapide, chaleureux pour les rencontres entre voyageurs. Il nous prend à l’heure dite devant notre casa et nous dépose à la porte de la suivante : confortable, pas de bagage à porter, ni de négociation ardue pour aller au lieu de résidence. Nos chauffeurs ont tous été prudents, agréables, sérieux, compréhensifs. Des personnes se plaignaient de l’autoritarisme de certains, nous ne pouvons pas aller dans ce sens.

Nous arrivons à SANTIAGO DE CUBA, 2ème ville du pays, fondée en 1514 par Diego Velázquez au bord d'une baie protégée. Elle était la capitale mais La Havane a pris la relève. Berceau de la révolution castriste, elle est aussi une ville culturelle à l’origine de nombreux styles musicaux comme le Boléro ou la Trova.

Le coeur de la ville bat au Parc Cespedes, Cette belle place est un lieu de rendez-vous. On y flâne, se repose en musique à l’ombre des bâtiments coloniaux qui la bordent dont la Cathédrale considérée comme un des joyaux de l'architecture de la cité,

 De la musique résonne, elle vient de La Casa de la Trova, lieu des amateurs de musique cubaine, Nous entrons, savourons ce moment et nous initions à la danse, Les murs de la salle sont couverts de photographies d’artistes célèbres.  Rova, son, mambo, jazz, salsa, cha cha cha…Autant de termes qui définissent des musiques, toutes originaires de Cuba. La musique fait partie de la culture, du matin au soir et du soir au matin s’élève des mélodies. Les cubains chantent dans les moments difficiles, soit tout le temps.

Créé par les espagnols au 17e, les ruelles pentues du quartier de El Tívoli regardent vers la mer.  Nous y errons en profitant des embruns et de la tranquillité, Nous montons un escalier pour rejoindre le Balcón de Velázquez, Cet ancien fort espagnol donne une vue imprenable sur le port et les toits de la ville.

C’est à la caserne de Moncada, le 26 juillet 1953, que Fidel Castro et ses comparses lancèrent la première offensive contre le régime de Batista. Attaque qui se termina par un échec mais qui symbolise le début du mouvement révolutionnaire. Sur l'un des murs de l'ancienne caserne, l'impact des balles est encore visible.

Dans cette ville, le Cimetière de Santa Ifigenia mérite une visite. Il regroupe 10 000 tombes d'habitants et surtout d'illustres personnages de l'histoire cubaine : le héros national José Marti, homme politique, philosophe, penseur, journaliste, poète, Mariana Grajales et Carlos de Céspedes, estimés comme mère et père de la patrie et depuis 2016 Fidel Castro. Ses cendres sont sous un bloc de granit symbolisant la force de la Révolution cubaine. Nous assistons à la relève de la garde, unique cérémonie militaire de ce type dans le pays.  Fidel l’a créée en 2002 pour rendre hommage à son maître José Marti.

Surprenant, nous sommes réveillées par des pleurs de porcs... En sortant de la casa, nous comprenons, ils ont été tués et les voilà embrochés au dessus de la braise. Des dames se font coiffer, des gens poireautent derrière des camions de fruits et légumes…. Et oui, demain, 1er janvier, sont organisées des réunions de famille pour célébrer le 60e anniversaire de la révolution.

Une vieille américaine nous conduit au Sanctuaire de la Vierge de la Charité du Cuivre -édifice religieux le plus connu de Cuba-. Il abrite la Vierge Del Cobre, minuscule statue vêtue de doré, qui fait l'objet d'un culte très important. A l’intérieur une multitude d’ex-votos sont exposés, Ernest Hemingway y a même laissé son Prix Nobel jusqu’en 1986.  Sur les collines d’El Cobre, les mines de cuivre étaient exploitées pendant l’époque précolombienne. Elles ont fermé en 2000.

Nous retenons nos places Viazul pour le 1er janvier direction BARACOA. Des taxis collectifs nous proposent de nous y conduire pour le même tarif. En ce jour de fête, nous pensions que le bus était plus sécurisant. Quand le rhum coule, il coule. Tôt le matin, nous sommes devant le guichet : fermé et on entend : no Viazul to day. Pourquoi ? Haussements d’épaules. Bus en panne, accidenté -nous apprendrons à la Havane l’accident mortel sur cette route-. Les taxis collectifs sont à la fête, ils en profitent car le prix de la veille est doublé.  Hou…. La jeep bondée, nous quittons Santiago en empruntant la route Farola. Sinueuse, elle offre de beaux panoramas sur la mer, la forêt tropicale et apparaît Baracoa dans un milieu exceptionnel. Loin des foules et du bruit, ce village est un secret à bien garder. Première ville fondée par les Espagnols en 1895, les siècles suivants elle devient la plaque tournante de la contrebande, Pour la protéger, des forteresses ont vu le jour.

Bein installées chez Ykira, femme chaleureuse, indépendante, déterminée, excellente cuisinière, nous partons découvrir cette ville. La Cathédrale doit sa notoriété à une fameuse croix, la  Santa Cruz de la Parraque, que Christophe Colomb a planté en découvrant les lieux en 1492. Les rues sont fréquentées par des musiciens et danseurs rassemblant les visiteurs. Alors que des paysans proposent des cucuruchos faits à base de noix de coco emballés dans une feuille de palmier, des arômes de La Casa del Cacao nous chatouillent le nez. Impossible de ne pas y déguster un chocolat chaud délicieux. Dans une telle ambiance, il faut prendre son temps pour profiter du moment. 

Les toits de la ville font une palette de couleurs posées devant le ciel et la mer.  La promenade sur le Malecon nous permet d’en prendre plein les yeux mais attention aux vagues... si on tient à rester sec. Nous sommes trempées mais le soleil est notre allié pour le séchage.

Sur les conseils d’Ykira, nous rejoignons Yumuri à une trentaine de kilomètres. La route verdoyante est très agréable. Nous ferons halte à la Finca Las Mujeres où, pour la 1ère fois, des cacaoyers se dévoilent à nous avec leurs cabosses pleines de merveilleux grains. La famille, porte-étendard de la tradition cacaotière, détaille les phases de la culture jusqu’à la fabrication du chocolat. Nous goûtons les grains à chaque étape. Quel beau et bon moment. Les migrants français se sont lancé les premiers à la production de cacao. Après bien des difficultés, et suite à la Révolution en 1959, il redevient un produit central de la région. De fins chocolatiers viennent y chercher leur matière première.

Nous arrivons à Boca de Yumurí où vit une petite communauté de pêcheurs. Avec Galy, notre guide, passionnée de plantes médicinales, nous marchons dans la montagne pour les découvrir. Elle nous explique les bienfaits de ces végétaux et nous présente les polimitas genre d’escargot endémiques de l’île. A l’embouchure du Río Yumurí aux eaux transparentes, nous naviguons dans le canyon et nous régalons des paysages. Sur la petite île de las Almendras, des colibris virevoltants se présentent, nous tentons d’apercevoir le Tocororo emblème national que nous entendons sans le voir. Galy nous émeut en interprétant une chanson accompagnée des seuls chants d’oiseaux. Dans toute sa simplicité, que la vie est belle.

Le cœur serré, nous quittons Baracoa mais aussi Ykira, son sourire et sa gentillesse. Avec une jeep hors d’âge, un chauffeur un peu fou fou, une piste défoncée par les ouragans, nous fonçons vers MOA. Nous changeons de véhicule, de chauffeur et la route s’améliorant, nous arrivons à HOLGUIN troisième province avec plus d'un million d'habitants.

Dans le quartier historique l’Église San José, emblématique de l’époque coloniale, avait des fonctions de défense, elle dominait la ville.

Nous grimpons les 458 marches jusqu’à Loma de la Cruz. Grâce à son altitude, elle était l’un des points stratégiques pour la défense de la ville. Elle doit son nom à la croix en bois qu’un prêtre franciscain y a installée en 1790 espérant la fin de la sécheresse.

Pour continuer notre périple, un taxi collectif nous conduit vers la belle SANCTI SPIRITUS dont le centre historique a conservé ses façades pastelles et ses grilles en fer forgé. Une belle église bleue Parroquial Mayor surplombe la plaza Honoratol, ancien lieu des pendaisons publiques. Elle est la plus ancienne de l’île et est un des joyaux de style roman et baroque,

En vagabondant à travers de très jolies rues pavées, nous atteignons le pont del Río Yayabo symbole du patrimoine de la ville, il ressemble à un pont médiéval.  Un mythe dit qu’il a été fait avec du lait de vache pour humidifier le mélange de chaux et de sable, à la place du ciment. C’est pourquoi il aurait résisté à près de 2 siècles.

Nous nous arrêtons dans une école avec un accueil souriant. Les enfants et étudiants portent un uniforme fournit à un prix bon marché.  Il est surprenant que ce pays ait réussi à développer un système éducatif d’une excellente tenue alors que l’île bénéficie d’un accès restreint aux fournitures élémentaires et aux outils informatiques. Cuba conçoit l’accès à la culture comme droit humain fondamental selon les principes de José Marti.

Nous n’oublierons pas notre chambrette chez la super Mercedes et son mari.  Ils nous ont accueillies comme des membres de la famille. Certes le logement était minimaliste mais la chaleur de ce couple valait un 5 étoiles.

Le salaire moyen cubain étant de 20 CUC, jeunes et vieux sont dans l’obligation de trouver des petits boulots. Pratiquement tous les cubains vivent grâce au lucha -marché et travail au noir- et à l’art de la débrouille. Les "casas particulares", sortes de chambres chez l’habitant, se sont développées car il est désormais possible d’accueillir des étrangers. C’est une belle occasion de découvrir le mode de vie et la cuisine cubaine.

C’est dans la VALLEE DE LOS INGENIOS que les sucreries se sont développées et ont assuré la prospérité de Trinidad jusqu'au 19ème. La canne à sucre c’est toute l’histoire de l’esclavage et aussi la fortune de Cuba.  Les haciendas en sont la mémoire.

Sitio Guaimaro est bien conservée avec son mobilier authentique et ses tableaux d'origine peints directement sur les murs. Elle est la seule à disposer d’une chapelle. Sur la terrasse, le propriétaire dominait son domaine en épiant le travail des esclaves et domestiques.

Autre hacienda, Manaca-Iznaga, Sa tour de 50 mètres permettait la surveillance des 12 000 esclaves africains travaillant dans les champs. Par un étroit escalier de bois nous sommes montées pour découvrir la campagne environnante, Cette maison a conservé un dernier moulin à cannes à sucre en état de marche.  Autour se tient un marché artisanal où sont vendus des tissus brodés devant nous.

San Isidro de los Destiladeros révèle la prospérité de ses propriétaires alors que de l’autre côté des cellules hébergeaient les esclaves.  Il reste les vestiges du système hydraulique, sa fonction étant de canaliser les eaux du ruisseau qui alimentait le processus. Le lieu va devenir un "musée à ciel ouvert » consacré à l'industrie du sucre.

P1060303Voulez-vous faire un bond en 1850 ? alors rendez-vous à TRINIDAD, troisième cité fondée par Velázquez. Son riche passé colonial, et son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, lui ont permis de garder son caractère authentique. Les maisons colorées donnent une atmosphère unique et les calèches circulant sur ses rues pavées créent un agréable fond sonore.

La Plaza Mayor, coeur historique, constitue l'un des ensembles les plus homogènes de la période coloniale. Elégante, elle concentre les belles demeures édifiées par les grandes familles locales. Ah, la Casa de la Musica, des concerts de musique s’y produisent tous les soirs. Bien que très bruyant, c’est un excellent moyen d'avoir un avant-goût de la culture musicale mais…. pour dormir il vaut mieux prévoir les bouchons d’oreilles. 

Pour découvrir la vraie vie, nous nous éloignons du centre touristique, Dans un joli décor et en toute simplicité, les enfants jouent dans la rue, les femmes se font belles en portant de gros bigoudis, les autres vaquent à leur occupation.

Un petit cuicui émane d’une maison et on remarque un oiseau en cage protégeant le logis. Animal de compagnie ou porte-bonheur, de nombreux cubains se promènent une cage à la main. 

Lorsqu’ils ne travaillent pas, ils se balancent dans leur rocking-chair ou s’adonnent à leur passion. Le base-ball, sport national, est suivi de près par les dominos joués partout sans oublier les jeux de dames et les centres de boxe dont celui de Rafael Trejo, lieu d’entraînement de l’équipe de France.

En voiture puis en camion, nous arrivons dans la région de VINALES classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

La première ressource du pays est le tourisme, suivie de la canne à sucre et des cigares, les meilleurs du monde !  C’est à Viñales, village tranquille, accueillant, au charme bucolique que se trouvent les meilleures plantations de tabac. Il révèle aussi de beaux paysages parsemés d’emblématiques mogotes couvertes de végétation luxuriante. Fruit d’une lente érosion, les mogotes aux formes étranges sont apparues après l’effondrement de grottes creusées par l’eau.

Yanelky, anticipant nos souhaits, a réservé pour le lendemain un guide parlant français.  Sur la terre rouge très fertile, nous marchons approcher ces merveilles et découvrons les plants de tabac, les petites maisons de bois appelées bohíos, les greniers où sèchent les feuilles de tabac. Le travail est manuel de l’encensement à la récolte. En janvier, les hommes prélèvent les fleurs de tabac afin que les feuilles grossissent. Dans une ferme, un paysan nous fait goûter le rhum de goyave, hou…. Dans une autre, ce sera la fabrication des cigares. Après la récolte, dont 90 % revient à l’état, le séchage et la fermentation, les feuilles sont triées selon leurs types, assemblées et roulées à la main avec des gestes précis, le but est d’obtenir des cigares homogènes. Un bon cigare demande 20 minutes de préparation.  On nous propose d'y goûter et, en copiant le Che, nous le trempons dans du miel.  La vallée de Vinalès restera un grand moment.

Le Mur de la Prehistoria, plutôt moche, est une grande fresque de 120 m à même un mogote. Commandée par le régime castriste, cette peinture avait pour but de représenter l’évolution de l’île.

Le samedi soir c’est la fête. La rue principale se transforme en discothèque pour le bonheur des locaux et des visiteurs. On y mange, danse en savourant un délicieux cocktail cubain. Le lendemain, c’est jour de nostalgie, nos 5 semaines cubaines s’achèvent en beauté : Yanelky nous a préparé une langouste que nous dégustons sur la terrasse de notre chambre en contemplant les mogotes.

Nous nous sommes émerveillées mais nous avons surtout rencontré un peuple chaleureux et des voyageurs conviviaux. Cette expérience nous rappelle combien la solidarité entre humains est importante. Nous reprenons les paroles de Coco artiste peintre : « vous êtes en vacances, ne vous préoccupez pas de notre situation car vous allez devenir folles, par contre profitez de tout et incitez votre entourage à venir nous voir », Nous avons suivi ses conseils et vous les transmettons, Alors à l’avance : bon voyage,

  • Marie-Claude Burge (72)
mercredi, 14 août 2019 10:37

La voie de la liberté - Entretien avec Linda Bortoletto

Si je devais retenir un enseignement de mes voyages, ce serait celui-ci : le voyage se vit dans l'abandon" avait retenu mon attention.
J'ai souhaité la rencontrer pour explorer avec elle le voyage comme voyage intérieur et qu'elle me partage comment le voyage lui permettait de lâcher-prise, de trouver sa liberté pour se reconnecter à elle-même.

> Entretien réalisé par Elsa.
jeudi, 01 août 2019 14:41

Bonjour de Hong Kong

Bonjour de HK

Les magasins d’articles de luxe ont des entrées en marbre, de larges vitrines brillantes pleines de montres grosses comme des soucoupes ou de lourds bijoux d’or, d’argent ou de jade.

Les mêmes marques bien connues se répètent dans chaque grande avenue, beaucoup d’autres dont je n’ai jamais entendu parler aussi.

Les boutiques de fringues ou de chaussures ou supermarchés, plus classiques, vastes comme un hall de gare sont plutôt en sous sol, ou alors au premier, avec escalator quand même. Ces grandes boutiques rutilantes semblent vides, bizarrement avec beaucoup de personnel en uniforme. Les larges portes ouvertes dégagent sur le trottoir une bouffée de climatisation glacée.

Qui achète ? On ne peut que penser : des chinois, des asiatiques certainement puisque les visages européens sont rares, juste quelques familles ...

Du trottoir on ne perçoit pas le gigantisme des immeubles, il faut pour cela être sur les promenades de Victoria Beach, au deuxième étage des bus ou bien franchement en hauteur sur le Victoria Peak où la vue est extraordinaire, ou bien de nuit sur une terrasse, un des fameux roof-top !

Le Sky Line s’étale en largeur, reflété dans l’eau de la baie où avance lentement une jonque de carte postale. Ce paysage, entouré de montagnes molles et verdoyantes, n’a rien d’agressif, ni d’arrogant. Les buildings sont là simplement, certains très beau reflètent le ciel, d’autres jouent l’originalité, les lignes un peu étranges, de légères courbes, des teintes vertes, des reflets vernissés. De jour ou de nuit c’est un paysage agréable. Les bus à deux étages qui sillonnent les avenues, le petit tram étroit également à deux étages et le funiculaire, bien caché dans la verdure, tous avec leur look English début XX ème savamment décoré moderne, ont quelque chose de familier et de tranquille.

La foule des trottoirs n’est pas si compacte que prévue, pressée ou jeune et oisive, toujours en pleine conversation au portable bien sûr ... il faut être vigilant, slalomer et bien sûr respecter les feux, et les passages souterrains obligatoires, comme tout le monde ici !

Sur Nathan road, la grande avenue de Kowloon, à chaque carrefour, des pakistanais ? proposent furtivement des cartes et chuchotent : « Rolex, Rolex, costume, tailleur. ». De pauvres chinoises édentées fourguent des prospectus pour des massages ou des restos.

J’ai choisi pour les trois premiers jours, le logement le moins cher et le plus central, Chungking Mansions, que le routard qualifie de « style tour infernale » : un gigantesque rez-de-chaussée où l’on accède par une longue et large entrée (il faut laisser aux belles boutiques l’espace sur rue sur cette grande avenue) et six ou sept blocks de 17 étages, entièrement dédiés aux locations de centaines de mini chambres et mini apparts. Le rez-de-chaussée est un bazar indien, ou pakistanais, la clientèle est masculine rarement européenne, souvent indifférente et quelquefois cordiale. On zigzague entre les étals de curry et de gâteaux orientaux, de multiples déballages de téléphones portables, d’austères officines de change et d’épiceries bourrées jusqu’au plafond. Etonnant au début...et puis, apostrophé toujours par les mêmes qui proposent des cartes SIM ou des currys, on s’habitue à rentrer dans son chez-soi. La chambre est minuscule, huit mètres carrés peut-être, WC-douche compris, c’est propre, pas de bruit et il y a une fenêtre, alors ! Idéal pour aller à pied sur les promenades de la baie et pour rejoindre les ferrys pour Central, c’est à dire pour Hong Kong. En fait nous sommes à Kowloon, en face de l’île de HK.

> François Brun (75)

lundi, 29 juillet 2019 08:38

Concours photo ABM Lyon

Une trentaine d’abémistes se sont retrouvés avant les vacances d'été. Au mur, les photos du concours ayant pour thème «les bâteaux» et de courts textes éponymes. Les albums de photos venues de loin et les carnets de voyage circulent. Echanges, discussions sur les projets de vacances … autour d’un verre de punch puis d’un buffet aux saveurs régionales et exotiques.

Au dessert, après avoir départagé les photos ex-aequo, le 1er prix sera attribué à Mijo Sanlias : Sur le Mékong au Cambodge, le 2ème à Martine Rémy  Batelière mélancolique  au Viet Nam dans la région de Saïgon et le 3ème à Arlette Trautmann Sur l'le d'Olkhon- Lac Baïkal- Russie.

L’an prochain, le sujet retenu sera «le street art».

31 2è prix Martine Rémy DSC 04223 35 3ème prix Arlette Trautmann Sur lle dOlkhon Lac Baïkal Russie
2è prix-Martine Rémy 3ème prix Arlette Trautmann Sur l'le d'Olkhon-
Lac Baïkal- Russie

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