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jeudi, 06 juin 2019 10:52

Shangri La, le petit tibet du Yunnan

Celui qui a lu l’œuvre culte de James Hilton gardera un souvenir des horizons sauvages et perdus de Yunnan. Au nord-est de cette province, le bourg montagneux de Shangri La est une perle incontournable lors d’un voyage au Yunnan. Il vous ravira par ses monastères, ses dzongs et ses vestiges bouddhiques qui ne sont pas sans rappeler l’ambiance tibétaine. Le cadre champêtre à Dukezong, l’activité pastorale et la religion très vivace viennent accentuer cette impression. À présent, la vieille ville se donne des airs d’un brillant centre touristique.

> Flâner dans la vieille ville de Zhongdian
Il existe de passionnants voyages qui vous transportent d’époque en époque et vous invitent à explorer des villes lointaines en restant dans le même endroit. C’est exactement ce que l’on éprouve en arrivant à Zhongdian. Le bourg a conservé son visage d’antan, avec son dédale de rues piétonnes, ses moulins à prière et ses maisons en bois et en terre battue, conformes à l’art tibétain typique. Un important chantier de reconstruction a compensé la perte lors du feu d’incendie qui a ravagé la ville en 2014. Aller à Shangri-La, c’est partager l’ambiance unique d’un village au bout du monde, se perdre dans ses vieilles rues et rendre hommage à ses temples, où se mêlent chants, offrandes et adresses aux divinités tantriques ; c’est aussi visiter son marché animé et coloré : bijoux, objets d’artisanat et tenues traditionnelles y sont légion.
monastere songzanlin> Monastère tibétain Gedan Songzanlin

Non loin de Zhongdian, le monastère Gedan Songzanlin est une icône incontournable du Yunnan. N’hésitez pas à faire une balade émouvante et dépaysante au sein de son enceinte. Bâti en 1669 et rénové au fil des ans, le complexe comprend des locaux où vivent les leaders spirituels du bouddhisme. Les autels, les gravures, les motifs ornementaux sur la façade des portes sont absolument uniques. Attardez-vous devant le bâtiment principal, qui est un remarquable exemple du goût architectural tibétain au xviie siècle.


> Monastère de Dongzhulin

Rien de plus envoûtant qu’un tour dans le monastère de Dongzhulin pour un voyage culturel au Yunnan et au Tibet. La construction de l’édifice remonte en 1667, mais il reste jusqu’à maintenant un lieu de dévotion populaire. Vous serez surpris par le nombre écrasant de fidèles qui viennent s’y recueillir, allumant des cierges au pied des idoles et implorant la bénédiction des dieux pour leurs affaires. L’intérieur est décoré de sculptures, de peintures murales et de tangkas en tous genres. Des 4 étages qui composent le monastère, le troisième est le plus beau, qui abrite les gigantesques statues du Bouddha Maitreya et du Bouddha Sakyamuni.

À la sortie du monastère, vous pouvez explorer les villages de ferme aux environs. La beauté sauvage de Benzilan, entre rivière, champs de légumes et rhododendrons des montagnes, sera un pur bonheur pour vous.
dukezong
> Ville de Dukezong

Jaillie d’entre les rochers et des ruines d’un ancien château, la vieille ville de Dukezong, traduite dans la langue chinoise par « cité de la lune », possède une culture à dominante tibétaine. Entre les rues pavées de la ville, vous remarquerez que les habitations sont bâties comme à l’ancienne en pierre et en argile blanche, et que les portes sont d’une sculpture délicate, attestant d’un haut niveau de perfection du travail du bois. L’aspect médiéval de Dukezong vous invitera à la rêverie. D’ailleurs, c’est ici que les immigrés tibétains affluent en grand nombre dans l’espace chinois. Dans un endroit coupé du monde, perdu dans la Chine himalayenne, vous découvrirez un peuple fier de ses traditions et vivant avec simplicité des produits de la nature. Une escapade idéale pour fuir le monde du capitalisme moderne.
Balade de rêve au lac de Napa

Dans une jolie réserve naturelle, à 8 km du comté de Shangri La, le lac de Napa est une zone humide présentant différents modes d’exploitation ; à l’approche du printemps, il connaît une forte crue en s’alimentant des eaux de pluie et du dégel sur les montagnes. Un grand nombre d’oiseaux aquatiques font la migration pour y passer l’été, comme les oies à tête barrée ou les grues à cou noir, une espèce de grue rarissime qui habite les plateaux de l’Himalaya, mais qui colonise les marais et les lacs de basse altitude pour nidifier. En hiver, la rivière est à sec et se convertit en prairies herbeuses, où le pastoralisme reprend ses droits.

La balade en vélo sur les sites du lac de Napa est très appréciée pour profiter du décor himalayen, sublime derrière les nuages. Laissez-vous charmer par la beauté des sites environnants. Selon vos envies, vous pourrez aussi louer un étalon à un prix très avantageux auprès des paysans locaux et, lâché dans la nature, vous adonner aux plaisirs de l’équitation.
lundi, 03 juin 2019 14:58

L’ Expérience PaBoA - Partager - Bouger - Agir

Découvrir un éventail de pratiques sportives au rythme de rencontres internationales, c’est notre solution plaisir pour voyager intensément!”

Barbara 28 ans, Antoine 27 ans, tous les deux passionnés par les voyages et le sport, nous nous apprêtons à partir pour un voyage de 12 mois environ, à partir de début Septembre.

Ces dernières années, nous avions le sentiment de rester sur notre faim en ne pouvant voyager que sur des périodes relativement courtes. Petit à petit l’idée de partir voyager au long cours en s’accordant minimum un mois par pays visités a alors fait sens.

Pré établir un itinéraire n’a pas été chose simple mais nous avons finalement décidé de centrer principalement notre voyage sur la découverte des Amériques et de l’Afrique de l’Est en faisant étape entre les deux en Nouvelle-Zélande et aux Philippines.

Intimement persuadés que la pratique d’une activité sportive apporte de nombreux intérêts (santé, social, professionnel, .) quelque soit l'âge, le niveau de vie, le milieu social et culturel, nous souhaitons aller à la rencontre d’habitants afin de partager, d’échanger et de tenter de sensibiliser sur les bienfaits de la pratique sportive. Concrètement, nous nous rendrons sur des évènements sportifs locaux et populaires, nous prendrons part à certains d’entres eux et nous participerons à des cours de sport.

Cela nous permettra d’aller plus facilement à la rencontre de locaux et à notre échelle, de prendre part à l’activité locale. Nous souhaitons terminer notre voyage par un volontariat international en Afrique.

https://experiencepaboa.wordpress.com
mercredi, 22 mai 2019 11:28

12e Festival Partir Autrement. Samedi 22 juin de 10h à 22 h au Théâtre Monfort !

Hello les amis !

ABM vous donne rendez-vous pour la douzième édition du festival Partir Autrement le samedi 22 juin de 10 h à 22 h au théâtre Monfort 106, rue Brancion 75015 Paris.

Avec des films en avant-première, comme l’expédition Vivre Autrement en Alaska, la découverte des marais d'Irak ou encore un tour du monde des îles sur le changement climatique.

Capture décran 2018 04 05 à 18.57.42 Aurélien Prudor

À l’heure du “tout connecté” et de l’échange démocratisé du savoir via Internet, est-il encore sensé de voyager autrement, de tracer son chemin sur des chemins non tracés, de s’engager dans un monde désengagé, de vivre une expérience extraordinaire tout en étant un voyageur ordinaire ? L’envie est-elle encore vivace ? À chaque époque, ce même questionnement. On pensait dans les années quatre-vingts que la télévision éteindrait les dernières velléités de franchir le mur d’images, puisque tout était dit en 52 minutes. Idem avec l’arrivée d’Internet et de ses encyclopédies interactives ou les réseaux sociaux, qui répondent instantanément aux moindres doutes, au risque d’abattre jusqu’au dernier les arbres qui masquent la forêt vierge de l’aventure.

Pourtant, d’où qu’elles viennent, les sources du savoir nourrissent l’appétit de connaissance théorique et la soif de connaissance par l’action. Ce théorème hier entretenu par les récits d’écrivains voyageurs, aujourd’hui complété du partage en ligne d’expériences, trouve sa meilleure restitution dans les témoignages, et le Festival Partir Autrement en constitue un vaillant recueil. Preuve en est, l’édition 2019 et son programme d’aventures qui traversent les époques et la géographie : de Lyon à Pékin par voie terrestre, les confins de la Sibérie à vélo, à la rencontre de visages et de destins oubliés sur les routes quasi vierges de l’Alaska…

PROGRAMMATION :

Module 1 - films et rencontres réalisateurs

  • Jusqu'à Pekin par voie terrestre  avec Léo et Léa Jourjon
  • Vivre Autrement, road to Alaska avec Delphine Casimir et Quentin Carbonelle
  • Chemins de vie, marcher vers son essentiel avec Pauline Wald
  • Marais d’Irak, soif d’avenir avec Aurélien Prudor et Claire Paque
  • Tour du monde à vélo avec Sara Bernet
  • cap nuit, une expédition polaire avec Sylvie Massart et Florence Archimbaud

Module 2 - Films & conférences sur le thème « voyager, un projet de vie »

  • Utopia, à la recherche de l’équilibre avec Fanny Rubia et Adrien Prenveille
  • L’aventure dans l’enfer sibérien avec Armel Vrac
  • Voix/e d’artistes en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec Sandra Reinflet et Loïc Colin
  • Un voyage sans retour avec Justin Van Colen
  • Vagabonde : une vocation avec Agnes Geminet
  • Tour du monde : le voyage d’une vie avec Michael Aymard

Thématiques & débats tables rondes :

  • Voyager seul ou à plusieurs
  • Voyager pour se (re)construire
  • Partager son voyage
  • Voyage préparé ou improvisé

La soirée sera clôturée par un cocktail avec AVI International, partenaire d’ABM.

Buffet exotique et boissons du monde dans le jardin.

Pré-vente jusqu'au 18 juin sur www.partirautrement.fr ou par téléphone au 01 45 45 29 29.

Invitez vos amis !


Bryan sagori

Le samedi 22 juin de 10 à 22 h au théâtre Le Monfort, près du Parc Georges Brassens 
106, rue Brancion Paris 15e

> Comment venir ?

M° Porte de Vanves (ligne 13) // Bus 58 / 62 / 89 / 95 / 191 Tramway T3 station Brancion
 
RéserveZ votre place

Achetez votre place en tarif réduit en ligne ou par téléphone : 01 45 45 29 29
Clôture des pré-ventes : 18 juin à 19 h
Ensuite les billets seront en vente sur place +2 €

Voir le programme complet
mardi, 14 mai 2019 16:30

Concours de récits de voyage

CONCOURS DE RÉCITS DE VOYAGE.

À l’occasion de la neuvième édition du festival des voyages et des lointains horizons en Cévennes, « Là-bas, vu d’ici », à LE VIGAN EN CEVENNES (Gard), qui se tiendra du 22 au 25 août, un concours de récits de voyage, est organisé, ouvert à toutes et tous, à partir de 12 ans.

Choisir les mots pour raconter votre ou vos voyages, vos rencontres, vos découvertes, décrire les paysages qui vous ont émerveillés, bref …vos impressions voyageuses.

Pas besoin d‘être allé au bout du monde, le voyage est parfois au coin de la rue.

Le récit est limité à six pages, et devra être déposé avant le 30 juin 2019.

Tous les renseignements nécessaires, conditions, bulletin d’inscription et règlement, sont à consulter sur le site :

www.festivallabasvudici.com ou www.mediathequedupaysviganais.fr

ou par téléphone au : 04.67.81.80.49 ou 04.99.54.27.00

À vos plumes, et bon voyage !

jeudi, 09 mai 2019 10:06

Découvrir le Rajasthan à vélo

 

Un séjour au Rajasthan va de pair avec visite architecturale et balade sur les places fortes qui parsèment la province. Le vélo se présente alors comme une belle alternative pour faire le tour de ces trésors historiques : fort d’Amber, havelis aux portes décoratives de Shekhawati, palais et temples crénelés surplombant les collines d'Aravalli… Outre ses joyaux architecturaux, le Rajasthan appâte également les voyageurs par ses sites naturels hauts en couleur. Ce n’est pas un hasard si cet État de l’Inde du nord, joliment nommé « pays des seigneurs », est la 5e destination la plus touristique du pays. Quelques idées de destination pour réussir votre séjour à vélo au Rajasthan.

hawa mahal terrace view jaipurJaipur, l’attrait de la vieille capitale

Les voyages à vélo sont particulièrement appréciés des touristes sportifs en quête d’aventure et d’authenticité. La découverte du patrimoine de Jaipur en cyclotourisme lors d’un voyage en Inde est une expérience des plus agréables. Connue autrement sous le nom de Ville Rose – de par la couleur caractéristique de ses remparts – Jaipur a été peinte sur l’ordre du maharaja Sawai Ram Singh pour honorer la venue du prince de Galles en 1853.

Partez en vélo à la découverte des attraits de cette cité millénaire : en glissant entre ses rues tortueuses, vous serez ahuris par les imposants bâtiments de style moghol, les façades en arcade et les portes aux motifs fleuris. Donnez un coup de pédale et arrêtez-vous au Palais des vents. Cet édifice bâti en 1799 vous fascinera par ses loggias et ses 953 petites fenêtres d’où les dames recluses du sérail pouvaient du moins observer, à défaut d’y participer, la vie qui se déroule hors du palais. Vous ne déchanterez pas de visiter l’esplanade de Jantar Mantar, un centre d’observatoire astronomique. Passionné plus par la science que par les femmes, le maharaja Sawai Jai Singh II fit construire au xviiie siècle un ensemble d’instruments gigantesques pour prédire la mousson, fixer les dates des fêtes religieuses et étudier le mouvement des étoiles.

Votre émerveillement atteindra son comble au fort d’Amber. C’est la capitale des rajputs du xvie au xviiie siècle qui se dresse devant vous. Les hauts remparts, le passage souterrain, et les ouvrages de fortification donnent une mesure du passé mouvementé de Jaipur, à la conquête de laquelle les moghols, musulmans et seigneurs rajputs ont lutté successivement lors des guerres.

Parc national de Ranthambore

Loin de l’agitation touristique de Jaipur, profitez d’une bouffée d’air frais dans la réserve de tigres de Ranthambore. Fondé en 1980, ce magnifique parc de 395 km2 respire le calme et la sérénité. Dans cet éden naturel, les animaux sont rois et l’homme son invité. Des espèces animales rares, tels les tigres, les hyènes ou les cervidés, ainsi que de nombreux oiseaux y ont trouvé refuge à l’écart des menaces de l’activité humaine. Si vous voulez allier cyclisme en douceur et safari aux sensations fortes, ce parc doit être compté inévitablement dans votre itinéraire.

Jaisalmer

Jaisalmer, enserrée de remparts et de majestueuses citadelles, est une cité de rêve surgie des étendues du désert. Le soleil tape fort sur les dunes de sable. Là, quelques dattes poussent avec bonheur sur le sol aride. Plus loin, des touristes à dos de dromadaire. La balade à vélo est féérique lorsque le soir est tombé et que le soleil couchant fait flamboyer le grès rose ou la pierre sur la façade des palais. Flânez dans le fort Sonar Quila et admirez ses murailles de pierre, d’une hauteur formidable de 10 mètres, datant du xve et du xvie siècle. A qui veulent se la couler douce à la manière des maharajas, quelques hôtels tiennent pavillon dans le fort et proposent un hébergement dans une déco moghole authentique. Selon vos envies, vous pourrez aussi sillonner les splendides tombeaux royaux dans la colline de Bada Bagh, en ne manquant pas d’admirer l’ensemble composé de piliers et de coupoles dont les motifs sont d’une extrême finesse. Pour vivre pleinement l’ambiance locale, promenez-vous dans les bazars animés de la ville, où affluent des marchands de vêtements, de tissus multicolores et des petites gourmandises locales.

Pushkar

Avec son cadre champêtre, ses petits hameaux de fermes, ses lacs salins aux coloris romantiques, Pushkar est l’un des endroits les plus prisés pour profiter des plaisirs du vélo. Ne manquez à aucun prix le bourg de Rupangarh, connu pour ses ateliers d’artisans et de sculpteurs de marbre. A titre d’information, le marbre ayant servi pour la construction du Taj Mahal, le bijou architectural d’Uttar Pradesh, a été travaillé et poli dans cette région. En visitant Pushkar, vous donnez un coup de main à l’économie de la région en permettant à ses habitants de rester dans leur localité et d’obtenir un complément de revenu grâce à la location de bicyclettes.

mercredi, 08 mai 2019 12:04

L’insolite et rurale Isla Sol de Tasajera au Salvador !

Départ très tôt de la capitale. Enchainement de bus de San Salvador à la Puntilla sur la cote et lancha (bateau) pour l'ile Sol de Tasajera où on va participer à un projet de tourisme communautaire. 

La lancha (qu'on a dû négocier et c'est la 1ère fois de tout le voyage) accoste sur l'ile et tout de suite la misère saute aux yeux. 

Sol de Tasajera est un territoire extrêmement pauvre. Les 2 communautés villageoises sont nées de salvadoriens qui ont fui la guerre civile. Pas de route, pas de voiture. Les gens subsistent grâce à l'agriculture et la pêche. Ici tout est calme, tranquille, et rural : un petit havre de paix.

Il y a quelques années des étudiants en médecine espagnole sont venus pour des programmes de vaccination et ont crée un projet de tourisme communautaire pour aider la population.

Une auberge éco-responsable a été bâtie (bungalows indépendants, toilette sèche, douche à l'extérieur) un programme d'activités mis en place. Les bénéfices vont à la population. Erika et sa famille vivent sur les lieux.

Quand on débarque sur l'ile, il est clair pour tous qu'on va à l'auberge espagnole comme ils l'appellent puisque c'est le seul hébergement possible. Erika n'est pas là mais une femme nous ouvre et nous propose un bungalow. Dehors, c'est très agréable, un grand jardin, des poules, chats, chiens et tout plein de hamacs ! Un frigo aussi. Pas d'autres touristes comme d'habitude.

Il fait très chaud. On fait connaissance avec les lieux et le mari d'Erika va nous chercher à manger (poisson, noix de coco).

Balade sur les pistes de l'ile pour la découvrir. La population est souriante mais timide.

De tous cotés, poules, vaches et chevaux déambulent en liberté. On rencontre quelques charrettes et des vélos et de nombreux enfants qui jouent.

De retour au bungalow, avec Erika, mettons en place notre activité de ce soir (je garde la surprise ..) et partons à la plage qui est à moins de 10 minutes à pied.

A nous les grandes vagues du Pacifique. On a la plage pour nous et le chien de l'hostal qui nous a accompagnés, veille sur nous.

Et puis le soleil se couche. Explosion de couleurs !  C'est magique.

Pas de restaurant ni de comédor sur l'ile, mais 2 pupuserias en plein air où les locaux viennent manger. Comme Erika travaille dans l'une d'elle, c'est là que l'on va. Les pupusas (le plat national salvadorien) y sont délicieuses. On est les seuls étrangers sur l’ile. 

Au mégaphone, est donné le programme des activités du lendemain sur l'ile : les petits n'auront pas école, des visiteurs étudiants sont attendus par l'association, un match de foot est organisé…

On ne traine pas car on doit se préparer pour notre activité. On a rendez-vous à 20 heures.

 A l'heure prévue, Yvan, ami d'Erika, vient nous chercher et nous amène sur la plage. Il fait nuit et nous ne devons pas utiliser nos lampes. Juste la lumière de la lune sur l'écume des vagues, le reflet de l'océan, et d'immenses éclairs qui zèbrent le ciel. 

Une dizaine d'autres personnes sont là aussi, à arpenter la plage. Ce sont des collecteurs d'œufs de tortues marines. Les gens de la communauté les ramassent pour se faire un peu d'argent dans le cadre d'un plan de repeuplement des tortues marines.

Avant les œufs récoltés étaient vendus sur les marchés ou mangés. Aujourd’hui les collecteurs les apportent à l’association qui les rémunèrent 2 dollars les 14 œufs.

On va donc participer à la récolte et par une contribution aiderons ainsi l'association de défense des tortues.

De juin à novembre, c'est la période de pondaison, et comme de nombreuses tortues viennent pondre sur l'ile Sol de Tasajera, on espère avoir de la chance cette nuit. D'après Yvan, c'est une bonne nuit. On marche pendant 2 heures en guettant les tortues qui pourraient sortir de l'océan et se rendre sur la plage pour pondre.

Soudain Yvan en voit une. Un jeune collecteur se précipite car il veut avoir le bénéfice de la récolte. Le 1er arrivé pourra amener les œufs à l'association. La tortue est aussitôt portée plus haut sur la plage, un peu à l'abri. Elle pourra y pondre tranquillement Par contre le collecteur doit se montrer calme et silencieux, afin que l'animal ne soit pas stressé, ce qui pourrait bloquer la pondaison. 

Comme la tortue enterrera ses œufs lorsqu'elle aura terminé, le collecteur creuse avec sa main, une galerie dans le sable, sous la tortue, ainsi les œufs pourront être ramassés facilement et sans les abimer.

Soudain, sous nos yeux et dans dans nos mains puisque le collecteur nous a laissé sa place, les œufs tombent. Ils sont petits, environ 3 cm de diamètre, blancs, gluants et au toucher semble extrêmement fragiles. Ils tombent par dizaine puisqu'une tortue peut en pondre jusqu'à 100. Notre récolte sera de 70 environ. C'est super émouvant. Expérience unique et intense.

Yvan nous dit qu'il s'agit d'une tortue Dolfin. Elle fait bien 50 cm je pense.

Elle pond tous ses œufs en 20 à 25 minutes puis se met à les recouvrir de sable énergiquement avec ses pattes-palmes. Elle les cache soigneusement, cela lui prend un quart d'heure. Puis elle se dirige vers l'océan, traverse la plage et entre dans l'eau. On la suit tout le long, impressionnés et émus par ce que l'on vient de voir. 

Ce soir, de nombreuses tortues sont venues pondre. 

Yvan nous amène alors au corral de l'association, le lieu où sont déposés les œufs jusqu'à leur éclosion dans 45 jours. Ici, le travail est de noter toutes les récoltes, le nombre d'œufs, le lieu de ponte sur les différentes zones de la plage, la description de la tortue, ainsi que le nom du collecteur. Le corral est un endroit en plein air mais fermé et grillagé.  Il y a un quadrillage fait dans le sable, pour le traçage et le suivi puisque chaque carré correspond aux œufs d'une même tortue,  

Rendez vous demain pour la suite de cette aventure merveilleuse avec les tortues marines.

On rentre dans la nuit au bungalow et rêvons de ... bébés-tortues !

Carole Guyon (26)

 

mardi, 07 mai 2019 09:36

Papier fait de la résistance !

FABRIQUE SAUVAGE est une association qui collecte et expérimente des savoir-faire artisanaux des métiers du livre (fabrication de papier, impression et reliure). C’est un lieu de ressource techniques et un laboratoire d’expérimentations ouvert à tou.te.s : artistes, artisan.e.s, étudiant.e.s, amatrices, amateurs, passionné.e.s et novices.

PAPIER FAIT DE LA RÉSISTANCE est un projet soutenu par l’association FABRIQUE SAUVAGE pour 2019/2020. Nous, Laureline et Maël, partons sept mois en Asie, de septembre à mars, pour apprendre différentes techniques artisanales et écologiques de fabrication de papier. Nous sommes heureuses d’avoir obtenu le Label ABM 2019 pour ce projet !

Tout commence par une amitié́ et une passion commune pour le livre et le papier.
Nous nous sommes rencontrées, Laureline et Maël, en 2012, lors de la préparation de notre CAP art de la reliure et de la dorure à Paris. Après des parcours différents et des expériences diverses dans des ateliers privés et publics, nous avions envie d’un regard neuf sur notre métier de relieur. La tête dans les voyages et les mains dans le papier, nous avons décidé́ de chausser nos bottes et d’enfiler notre sac à dos pour partir à la découverte d’artisans, de savoir-faire et de matériaux nouveaux.

Nous avons choisi de nous arrêter en Asie du Sud Est, région de grandes traditions papetières, et plus largement, du Népal à l’Indonésie. De pays en pays, nous apprendrons mais nous partagerons aussi nos techniques et notre créativité comme il sera le cas avec l’organisation d’atelier de fabrication au sein de la bibliothèque d’Ebunut à Lombok (Indonésie).

carte asie

Ce voyage nous permet de voir notre métier sous de nouveaux angles en dépassant les codes de la tradition artisanale française pour tendre vers une pratique bigarrée et enrichie.

C’est aussi un enrichissement plus large car il s’agit de découvrir d’autres manières de vivre, de concevoir le monde et d’entreprendre un atelier artisanal mais aussi d’autres manières de faire et de créer. Il est important pour nous d’apprendre ces techniques de fabrication qui sont encore peu enseignées en France et de pouvoir les adapter et les transmettre dès notre retour.

Nous sommes toujours à la recherche d’informations sur la fabrication de papier, et d’artisanat en général, dans les pays visités Népal, Laos, Chine (Yunnan), Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Nous privilégions les transports par voies terrestres ce qui va nous amener à traverser d’autres pays en chemin comme la Thaïlande et la Malaisie entre autres.

Nous sommes aussi à la recherche de sponsors et/ou de collaborations pour soutenir les actions de promotion et de transmission des métiers artisanaux dans le domaine du livre par l’association FABRIQUE SAUVAGE.

N’hésitez pas à nous contacter Laureline & Maël :
Vous pouvez suivre notre projet sur Facebook : Fabrique Sauvage

 Vous pouvez nous rencontrer et découvrir le métier de relieure à travers un atelier de fabrication de carnets de voyages le samedi 1er juin de 14h à 16h à La Case ABM à Paris.

lundi, 06 mai 2019 09:20

Sulawesi : Célébration funéraire en pays Toraja

Nous allons participer à une cérémonie funéraire dans les montagnes du pays Toraja, sur l’île des Célèbes.

Il s’agit d’honorer un mort en organisant une fête très importante dans la culture toraja, parfois plus d’un an ou deux après le décès de la personne.

En effet, il faut beaucoup de temps et d’économies, stocker le riz dans les greniers à céréales avant de pouvoir nourrir de riz et de viande les membres de la famille qui viennent du pays tout entier. Pendant presque une semaine, les repas et les célébrations s’enchaînent.

Le cercueil est installé sur une sorte de palanquin qui fera l’objet de déplacements au cours de danses et de simulations de luttes, puis au bout de la semaine de festivité il sera transporté jusqu’à sa demeure définitive : une falaise ou un tombeau construit. Mais avant cette cérémonie, le corps est conservé chez lui, embaumé, et traité comme si la personne était encore vivante.

 Ces fêtes de famille sont une tradition au cours de laquelle les visiteurs étrangers sont les bienvenus sans invitation particulière. Mais cela n'a rien d'un folklore touristique, c'est une tradition extrêmement respectée.

Nous avons choisi une cérémonie annoncée dans le village de Palawa à une vingtaine de kilomètres de Rantépao. La coutume veut qu’un présent soit remis à la famille. Avant de partir nous achetons donc 1 kg de sucre et 4 paquets de cigarettes en guise de cadeaux. Nous prenons un bémo (minibus) jusqu’à la station de Bolu puis trouvons un véhicule pour Palawa. Le village est constitué de plusieurs hameaux de maisons traditionnelles ; chaque hameau correspond à une famille ou un clan. A notre arrivée, de nombreuses personnes s’agitent pour préparer la fête. On nous invite à nous rapprocher d’un homme habillé de blanc, micro en main. C’est le chef du village qui annonce les arrivants, énumère les cadeaux apportés. Il nous présente à la famille de la défunte (une mamie de 90 ans a priori car personne n’est vraiment certain de son âge, morte il y a 2 ans) et les petits-fils nous remercient pour les présents. Le papi veuf quant à lui, voudrait bien récupérer les cigarettes mais il semble que cela lui soit interdit et il n’est pas très content de ne pas y avoir droit. On nous montre le cercueil immense puis on nous dirige vers une sorte de plateforme en bois, construite pour l’occasion et numérotée car il y en a beaucoup et les invités y sont répartis en fonction de leur proximité avec la famille. En tant qu'étrangers, nous avons une place de choix. Sur cette plateforme, on s’assoie déchaussé, on nous offre un café. On observe les préparatifs de la fête, c’est le 2ème jour, (le 1er était réservé aux combats de coqs et buffles), consacré aux élaborations de plats pour nourrir tous les invités durant 5 jours.

Devant nous des dizaines de cochons sont attachés vivants sur des branches de bananiers puis tués, dépecés. Les morceaux de porc, avec la peau, sont mis dans l’eau bouillante avec herbes et légumes dans d’immenses contenants qui sont sur des feux sur le sol. Le tout mijote puis est transvasé dans des plats qui seront distribués sur les plateformes où nous sommes assis. Avant le repas, tout le monde se recueille, une prière est faite au micro en l’honneur de la défunte. Les enfants jouent avec nous et nous apprennent à compter en indonésien. Puis vient l’heure du repas, des enveloppes en papier kraft servent d’assiettes et au milieu de chaque plateforme sont déposés un plat de cochon et une bassine en plastique remplie de riz. Les locaux avec qui nous partageons la plateforme se jettent sur le plat de viande an de prendre le peu de maigre qu’il y a, car les morceaux sont pour la plupart uniquement du gras du cochon cuit dans l’eau. On se rattrape sur le riz ce qui fait rire nos voisins les petits vieux. On goûte aussi l'alcool de palme, appelé tuak. Ce n'est pas très fort mais il faut rester prudent.

Après le repas, c'est le moment du portage du cercueil sur un palanquin jusqu'à l'étage d’une habitation, ce qui amuse petits et grands car les jeunes font un simulacre de lutte en riant et en poussant des cris. Certains poussent et d'autres retiennent le cercueil puis finalement il est déposé sur son drapé de décorations traditionnelles.

Après cela deux buffles sont amenés devant les participants pour être poignardés, vider de leur sang et leurs tripes. Ce n’est pas vraiment un spectacle agréable, les bêtes hurlent et se débattent. Les bons morceaux sont mis de côté et offerts aux personnes importantes dans la communauté et aux anciens. Le buffle est un animal très prisé dans la culture indonésienne, également symbole de richesse. On peut connaitre le statut social d’une famille au nombre de buffles tués (plus de 24 bêtes, la famille est très riche). La famille qui nous reçoit est de la classe moyenne (de 12 à 23 buffles seront tués durant la semaine de cérémonie).

 Nous continuons à jouer avec les enfants puis un peu secoués par la vision des bêtes entièrement dépecées, nous prenons congés après avoir salué le chef du village et les vieux avec qui nous partagions la plateforme et le repas.

Touchés par cette découverte culturelle, nous quittons le village et commençons à repartir à pied pour Rantépao espérant trouver un véhicule car il fait très chaud. Beaucoup de motos nous dépassent. Finalement c’est un camion de chantier à la benne vide que nous stoppons et qui accepte de nous conduire. Nous filons donc au travers de merveilleux paysages de rizières et de villages traditionnels.

Texte et photo : Carole Guyon (26)

 

vendredi, 03 mai 2019 18:25

Le nouveau numéro de Globe-Trotters de mai/juin est arrivé !

Le nouveau numéro 185 mai/juin de Globe-Trotters Magazine vient de paraître.

#Festival #Partir #Autrement - #Voyager, un projet de Vie

À l’heure du “tout connecté” et de l’échange démocratisé du savoir via Internet, est-il encore sensé de voyager autrement, de tracer son chemin sur des chemins non tracés, de s’engager dans un monde désengagé, de vivre une expérience extraordinaire tout en étant un voyageur ordinaire ? L’envie est-elle encore vivace ?

À chaque époque, ce même questionnement. On pensait dans les années quatre-vingts que la télévision éteindrait les dernières velléités de franchir le mur d’images, puisque tout était dit en 52 minutes. Idem avec l’arrivée d’Internet et de ses encyclopédies interactives ou les réseaux sociaux, qui répondent instantanément aux moindres doutes, au risque d’abattre jusqu’au dernier les arbres qui masquent la forêt vierge de l’aventure.
Pourtant, d’où qu’elles viennent, les sources du savoir nourrissent l’appétit de connaissance théorique et la soif de connaissance par l’action.

Ce théorème hier entretenu par les récits d’écrivains voyageurs, aujourd’hui complété du partage en ligne d’expériences, trouve sa meilleure restitution dans les témoignages, et le Festival Partir Autrement en constitue un vaillant recueil. Preuve en est, l’édition 2019 et son programme d’aventures qui traversent les époques et la géographie : de Lyon à Pékin par voie terrestre, les confins de la Sibérie à vélo, à la rencontre de visages et de destins oubliés sur les routes quasi vierges de l’Alaska…

Tel un avant-goût de cette démonstration, Globe-trotters présente, via ce numéro consacré au Festival, autant d’expériences qui démontrent que le champ du possible est loin d’être épuisé.

Tout du moins en ce qui concerne le voyage et le monde qui nous entoure. L’envie de voyager au-delà des conventions bat toujours au même rythme…

Bonne lecture, bon festival. Et, surtout, bonne route après !

jeudi, 18 avril 2019 11:16

Paris Travelers Festival, samedi 27 avril, le rendez-vous aventure d'ABM !

Place au printemps ! Avec lui, bourgeonnent les désirs d’aventure, et jaillit de nos rêves enterrés la sève qui bouillonne à l'idée de rencontres en terre inconnue.

C’est ce moment de l’année qu’ ABM choisit pour redonner vie à notre nature voyageuse, grâce un rendez-vous désormais bien installé : le Paris Travelers Festival, 4e édition.

Sur une même journée, une quinzaine de globe-trotters, partis tenter l’aventure sur (presque) tous les continents, se succéderont sur scène pour vous conter chacun son vécu, une histoire écrite à l’encre de ses pas ou de ses sillons, imprimée sur la blancheur immaculée d’un massif méconnu de l’Oural, les routes du discret Mustang ou des ethnies du Nord-Vietnam, une diagonale oubliée de France, les sentiers rougis par le soleil d’Afrique, les zones frontières d'Amérique du Sud au goût d'interdit, et bien d'autres expériences autour du monde.

Même s’il partage son ADN des voyages avec les autres festivals d’ABM, le Paris Travelers Festival ne se présente pas comme l’énième événement du genre. Situé dans un théâtre à taille humaine, il s'affirme par son credo : l’échange privilégié que permet la proximité entre conteurs et public, l’échange comme source d’inspiration pour susciter les vocations aventureuses et ressusciter nos appétits d’ailleurs.

C'est à cette célébration du printemps de l'aventure que nous vous donnons rendez-vous le samedi 27 avril prochain.

Lors de cet événement, nous aborderons le Mustang, séjournerons chez les minorités du Vietnam du Nord, traverserons l'Asie en van, cheminerons sur les Routes du Monde, dans les terres lointaines ou encore sur une balade de sept mois en Afrique, en moto en Amérique du Sud ... en quête de Grande Liberté et de détachement total.Vélo, moto, camping-car, voilier, qu'importe la monture pourvu qu'on ait l'ivresse !

pdfTéléchargez le programme.

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