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Vous êtes iciAccueil|Toutes les catégories k2|DIDIER JEHANNO | ABM - Aventure du Bout du Monde
jeudi, 19 décembre 2019 11:20

Le « Outback » australien : lieu idéal des aventuriers ?

L’Australie est un pays qui fait déjà, en soi, rêver : le fait qu’il soit relativement éloigné de tout continent, qu’il soit bordé de plages magnifiques et de terres sauvages naturelles, en font une destination idéale pour des aventuriers. Qu’en est-il plus particulièrement de l’Outback australien, cette vaste région inhabitée qui fascine autant qu’elle intrigue ? 

L’Australie, un pays aux multiples facettes

Si voyager en Australie est une occasion idéale pour prendre des cours de conversation anglais avec des natifs, c’est aussi le pays idéal pour se dépayser : en 2018, une étude soumise par l’UNESCO aux étudiants internationaux en Australie leur demandait de choisir le motif principal les ayant poussés à partir en OZ, 67% ont répondu « pour l’aventure ». 

Ainsi, elle est une destination de choix pour les aventuriers dans l’âme, à la recherche de trekkings infinis et de rencontres insolites. L’Australie se compose de plusieurs grands espaces, parmi lesquels l’Outback, cette région habitée par les aborigènes depuis 60 000 ans. 

Cette facette du pays est sans doute la plus sauvage qui existe : entre températures extrêmes, virées sauvages et expéditions d’observation naturelle, les plus téméraires d’entre vous seront servis. 

L’Outback australien, retour en pleine nature sauvage 

Dans l’Outback d’Australie, il y a une réserve naturelle à Uluru, nommée Walpa Gorge. Plus de 150 espèces d’oiseaux et 400 de plantes y sont représentées, pour une balade immersive. Mais ce n’est pas tout : même les routes sont au milieu de nulle part, et il y a beaucoup à voir dans le « cœur rouge », surtout du côté désert. 

Parmi les grands incontournables pour les aventuriers venus chercher des sensations fortes, il faudra dompter les kangourous dans les McDonnell Ranges et l’enfer rouge du King’s Canyon. Un survol en hélicoptère du côté des Flinders Ranges, où se trouve notamment la formation insolite de Wilpena Pound, un ancien amphithéâtre niché au cœur des montagnes. 

Pour ceux qui seraient encore plus téméraires, les chemins de randonnée les plus sinueux se trouvent du côté de Katherine : entre la Jatbula Trail et les caves de Cutta Cutta, vous en aurez plein les yeux après des heures entières de marche. 

Rencontres insolites au programme 

L’Outback australien est certes une terre d’aventures, mais c’est aussi une terre pleine de mystères et de secrets, où vous tomberez facilement nez à nez avec l’inconnu, mais aussi l’insolite. Par exemple, dans la Daintree Forest, vous pourrez vous livrer à une expérience peu commune : la dégustation de fourmis, en pleine forêt tropicale ! Unique à vivre. Aussi, les rencontres avec des autruches, dromadaires et autres animaux dans les ranchs retirés de l’Outback sont à mettre au programme, comme celle de Melinda Downs, une référence dans le domaine.  

Attention : de telles expériences se préparent avec précaution, surtout si vous ne faites pas appel aux services d’une agence ou de guides spécialisés. Ayez toujours de l’eau sur vous et assurez-vous d’avoir un téléphone fonctionnant par satellite. Il n’est pas rare de n’avoir aucun réseau, évitez donc de vous aventurer trop près des zones à haut risque, où les éboulements ou les attaques animalières pourraient se produire. 

Alors, prêt pour de belles balades au cœur de l’Australie ? 

mercredi, 18 décembre 2019 11:08

Découvrir Montréal

Guides : Il existe deux bons guides de voyages : le guide Ulysse (collection québécoise) et le Lonely Planet, plus aussi le guide de l'OFQJ.

Arrivée : De l'aéroport Trudeau au centre-ville de Montréal : De l'aéroport, prendre le bus 747 qui vous conduira au centre-ville.

> Formalités :

Passeport ; Visa pour le Canada : AVE autorisation de voyage électronique obligatoire (formulaire équivalent à l’ESTA américain) (obligatoire y compris pour les passagers en transit) . Vous devez faire la demande de l’AVE Canada avant votre départ.
La durée de validité de l’AVE Canada est de cinq ans. Cette durée commence dès l’approbation de l’AVE.
Vous pouvez entrer au Canada avec une AVE si vous respectez ce qui suit :

  • Vous arrivez par avion et vous êtes citoyen d'un pays ne nécessitant pas de visa.
  • Vous établissez avec un agent d'immigration vos liens avec votre pays - emploi, domicile familial, etc., qui assurera votre retour dans votre pays.
  • Vous disposez de fonds suffisants pour votre séjour au Canada - déterminé selon l'étendue de votre voyage.

Orientation : Montréal est une île séparée en deux par le boulevard Saint Laurent qui va du sud (le vieux port) au nord. La partie à l'est du boulevard est francophone et la partie à l'ouest est anglophone. Pour se repérer, c'est extrêmement facile. Une adresse avec pour suffixe O ou E (pour est ou ouest) est perpendiculaire au boulevard Saint Laurent, et plus le numéro est grand plus on s'éloigne du boulevard (le 1 de l'est et de l'ouest se situant à l'angle du boulevard St Laurent et de la rue en question). Une adresse sans suffixe est parallèle au boulevard Saint Laurent. Plus le numéro est grand plus on se dirige vers le nord. Les rues étant pour la plupart perpendiculaires les unes aux autres, les gens parlent souvent d'angle Machin E./Truc pour donner une adresse. Il faut comprendre dans ce cas que l'adresse se situe à l'angle de la rue Machin E. et de la rue.

  • Taxes et pourboires

→ Taxes : Tous les prix sont affichés sans les taxes. Les taxes sont de 15% (sauf sur les produits de premières nécessités où les taxes sont beaucoup moins importantes mais ça ne concerne pas grand-chose). En tant que visiteur du Canada, vous pouvez récupérer 80% des taxes sur les frais d'hébergement et les marchandises achetées au Québec et exportées du Canada. 

→ Pourboire : Le pourboire est obligatoire dans les cas suivants : Aux serveurs dans les restaurants et les bars, sauf lorsque l'on est servi au comptoir (Mc Do et compagnies). Egalement aux coiffeurs et aux chauffeurs de taxi. Celui-ci est de 10% minimum mais en général on donne 15% et l’on arrondi au dollar supérieur. C'est en fait l'équivalent des taxes. C'est très mal vu de ne pas en donner. Un conseil : toujours avoir de la monnaie sur soi (des pièces de 1 et 2 dollars).

  • Que rapporter en France :

Parmi les choses que l'on peut ramener :
- Du sirop d'érable bien sûr, plutôt sous forme de boite de conserve. Lire l'étiquette pour connaître la composition et savoir s'il s'agit de vrai sirop d'érable ou du sucre à l'arôme d'érable. C'est plutôt cher.
- Du vin de glace ou cidre de glace. Vous trouverez ça à la SAQ ou dans les petites boutiques autour du marché Jean Talon.
- De la bière québécoise, style Eau Bénite, Fin du Monde, Belle Gueule, Griffon...
- Des choses à bases de bleuets (sortes de myrtilles) et de canneberge (airelles).
- Les produits en détaxes à l'aéroport de Montréal ne sont pas forcément moins cher. Il est possible de se renseigner avant.

  • A voir, à faire à Montréal : Parmi les choses à voir ou à faire à Montréal (plus il y a d'étoiles et mieux c'est) :
 
< Par beau temps

 Le Jardin Botanique et l'insectarium *** → 1 journée, métro Pie IX

Stade Olympique ** → 1 heure, métro Pie IX
→ Monter dans la tour du stade pour voir la vue sur Montréal. Par contre, la visite du stade ne vaut pas la peine

Le vieux port *** → 1/2 journée à une journée, métro Places d'Armes ou Champs de Mars
→ A voir la place Jacques Cartier, la rue Saint Paul, La Cathédrale Notre Dame de Montréal, le port...

Le marché Jean Talon *** → 1/2 journée, métro Jean Talon

Le Mont Royal *** → 1/2 journée à une journée, métro Mont Royal puis bus 97 direction ouest. Cela monte réellement, peut se révéler être une balade très fatigante. Belvédère, lac aux castors...
→ A voir aussi la rue Mont Royal Est et la rue Saint Denis de Sainte Catherine et la rue Sainte Catherine côté Ouest pour faire les magasins et les bars.
→ Manger un bagel

Par tous les temps

Le Biodôme ***→ 1/2 journée, métro Pie IX

La Cathédrale Notre Dame de Montréal *** → 1 heure, métro Place d'Armes
→ Se situe dans le vieux port (quartier attrape-nigauds car touristique). Pour la visiter sans payer, assister à la messe

La ville souterraine *** → Des jours et des jours, ligne verte de Berry à Guy Concordia (pour le plus gros)
→ A voir le centre Eaton, centre Desjardin, place Montréal Trust...
lundi, 16 décembre 2019 11:43

Domi et Titi autour du monde

 Pour nos vingt-cinq ans de mariage, on s'offre un tour du monde. 

 Un tour du monde à cinquante ans c'est un bonheur extrême, découvrir d'autres mœurs, sortir des sentiers battus, s'évader en prenant de la distance par rapport à notre mode de vie et surtout prendre le temps.

 Au final, une année intense, un voyage exceptionnel, une victoire personnelle et la plus belle année de toute notre vie.

 Mission accomplie!

 http://www.enroutes.com/doum971

jeudi, 12 décembre 2019 11:31

Sur le chemin de Stevenson

Florac, le 24 juin 2019

Je me réjouis d'avoir abandonné mon cahier au gîte de Pradelles. C'était trop lourd. Ces quelques feuilles feront bien l'affaire, car je n'ai encore jamais trouvé le temps d'écrire au cours de ce périple. Trop occupée que j'étais à savourer pleinement l'expérience. Ici, attablée à l'intérieur du bar, après une bière ambrée qui m'a un peu retourné la tête et avec un match de foot féminin en bruit de fond, je rédige ces quelques lignes. L'étape a été longue. Il fait très chaud. J'ai les pieds en feu et la jambe gauche en vrac. C'est ça aussi la randonnée. Il faut souffrir pour connaître l'extase d'un bivouac paradisiaque ou d'un lever de lune sur la montagne. Demain, une journée de repos s'impose. J'ai posé ma tente au camping. J'irai descendre les gorges du Tarn en canoë. Un peu de fraîcheur et de repos pour mes jambes. Le rêve !

Je marche seule depuis huit jours. J'ai réussi à m'échapper de mon quotidien parisien. C'est déjà une victoire en soi. Du temps rien que pour moi, pour m'immerger dans la nature, pour respirer à plein poumon, pour communier avec mon environnement. Le luxe absolu ! Une renaissance.

Arrivée au Puy en Velay le 17 juin vers 19h30. Je m'élance vers Coubon à la sortie de la gare. Il fait beau. Les paysages sont superbes. Je croise un héron majestueux et je me pose pour le bivouac vers 21h. C'est magique d'être seule en pleine nature. Le lendemain, je rejoins le GR 3 qui longe les magnifiques et vertigineuses gorges de la Loire et je retrouve le GR 70 à Saint-Martin-de-Fugères. Le soir, je me pose dans un bois pour planter la tente et profiter du coucher de soleil.

Au réveil, j'ai deux tiques plantées dans le bas du dos. Je prends un café à Saint-Nicolas-du-Bouchet où je demande de l'aide aux deux garçons de café. Ils semblent avoir le coup de main, car ils parviennent à extraire les tiques en entier avec une pince à épiler. Merci les gars ! Je suis soulagée de repartir sans elles ! Je fais un détour par le lac du Bouchet pour me baigner. C'est extraordinaire. Le lac est parfaitement rond. L'eau est glaciale et transparente. Je rejoins ensuite Pradelles via Landos où je m'arrête à la pharmacie pour désinfecter mes piqûres. J'ai du mal à terminer l'étape. La route est longue et j'ai des ampoules à chaque pied. Mon sac est trop lourd. Ce soir, je dormirai dans un lit, mais ce n'est pas évident de trouver un gîte à Pradelles : il y a beaucoup de monde sur le chemin en cette saison. Les autres randonneurs, plus prévoyants que moi, ont réservé leurs hébergements à l'avance. Finalement, je serai seule dans une chambre de huit. Je dispose aussi d'une cuisine. C'est le luxe. Je n'ai pas mangé chaud depuis deux jours.

Après une nuit reposante, je prends le chemin de Langogne. Le centre historique est joli, mais le bruit des voitures me pousse à en partir très vite pour retrouver la quiétude du chemin. L'orage gronde au loin. Je dois faire une pause en forêt pour laisser passer la pluie. J'arrive à Luc par le château sous un ciel noir. L'ambiance est dantesque, apocalyptique. Je monte en haut du donjon. Puis, je descends dans le village pour m'installer à l'aire naturelle de camping. La pluie et l'orage me saisissent en plein montage de tente. Nous sommes quelques téméraires à camper là. Nous passons la soirée en mode réfugiés climatiques à l'abri dans les sanitaires. Ce n'est pas très glamour, mais au moins, nous sommes au sec. La conversation s'engage dans différentes langues entre marcheurs et cyclistes.

Le matin au réveil, le maire du village nous rend visite avec son chien. Il vient vider la boîte en libre-service pour le paiement de la nuit. Il nous conseille un itinéraire bis pour monter à l’abbaye, car le tracé du GR suit une ligne à haute tension. J'arrive à Notre-Dame-des-Neiges vers 13h. Je passe cinq minutes à la messe pour écouter chanter de vieux moines en robes blanches qui tiennent à peine debout. L'accueil n'ouvre qu'à 17h. Je décide de ne pas trop m'attarder et de continuer jusqu'à La Bastide-Puylaurent. J'y arrive à 14h, juste au moment où l'orage éclate. Je m'installe à l'hôtel.

Ce matin, j'enfourne le petit-déjeuner que l'on me sert à l'hôtel. Je suis la seule cliente. Quel plaisir ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas savouré un vrai petit-déjeuner. J'arrive à Chasseradès vers 12h. Je pique-nique près du cimetière où il y a un robinet pour faire le plein d'eau. Les paysages sont magnifiques sur la montagne du Goulet, mais des coupes de bois m'obligent à faire un long détour en forêt. Le chemin est barré. Je prends une magnifique piste en balcon pour rejoindre Les Alpiers. Des genêts en fleurs recouvrent la montagne. C'est superbe. Je trouve un coin de bivouac dans un champ à l'abri des arbres et me laisse bercer par les cloches tintinnabulantes des vaches pour m'endormir.

Le lendemain, je m'arrête prendre un café à Le Bleymard en attendant le passage de la transhumance des moutons. C'est l'effervescence. Plus de 2500 moutons doivent arriver vers 10h30. On les voit dévaler les pentes de la montagne en face puis approcher du village, c'est comme une vague blanche ondulante. Je devance le troupeau quand je le vois arriver et je grimpe jusqu'au Mont Lozère. Il y a du monde tout le long du parcours à chaque embranchement pour canaliser le troupeau dans la bonne direction. C'est une vraie fête populaire. Le sommet n'est plus qu'un alignement de camping-cars. Un marché fermier occupe le reste de l'espace. J'attends l'arrivée des moutons qui sont retenus avant le col pour permettre aux politiciens locaux de terminer leurs discours sans se presser. Je reprends le chemin. La traversée du Mont Lozère est magnifique. On se croirait dans la steppe mongole. Vue à 360° au sommet du Finiels. Redescente avec des panoramas à couper le souffle. Il y a des chaos rocheux partout. Beaucoup d'activités agricoles. Difficile de trouver un coin calme pour poser la tente. Finalement, je me pose à l'écart du chemin, bien cachée, entre quelques pins et des buissons de genêts. Ciel étoilé sublime. La pleine lune illumine la nuit. On voit comme en plein jour. C'est beau, magique, vraiment impressionnant. Je me sens tellement bien, tellement à ma place dans ces moments de communion avec la nature.

Petit-déjeuner dans un café à Pont-de-Montvert. C'est un joli village que l'on quitte par un magnifique pont en pierre. Une montée bien raide mène ensuite à un plateau agricole. Puis, on suit une belle ligne de crête avec des vues à 360° jusqu'au col avant de redescendre sur Florac où l'on retrouve la civilisation, le bruit des voitures et la pollution. Il fait chaud, mon sac est lourd, je suis crevée. Je me pose pour deux nuits au camping au bord du Tarn.

Le lendemain, les températures montent inexorablement. Il fait 35°C. C'est la canicule. Je suis vraiment bien, au frais, dans mon kayak, au fond des gorges. Je m'arrête quand je veux pour me baigner. Les gorges sont sublimes. Des vautours planent dans les airs. La journée est magnifique. Tout comme cette échappée en solitaire sur ces magnifiques chemins de France amoureusement entretenus par des bénévoles à qui je souhaite rendre hommage. Merci à vous de nous permettre de marcher les yeux dans le bleu du ciel et le nez au vent sans trop se soucier de l'itinéraire. Juste besoin de suivre ces jolies traces blanches et rouges que vous avez - comme des petits poucets - semées sur notre parcours pour ne pas se perdre et pour profiter du paysage en toute insouciance.

> Sandrine Ker (75)

vendredi, 06 décembre 2019 09:24

Festival ABM Lyon

Le festival de films de voyage à Lyon,organisé par l'équipe engagée et constante de l'antenne ABM lyon, a eu lieu le samedi 23 novembre 2019, à la MJC Espace Marcel Achard. L’amphithéâtre comble, la présidente présente l'association et la journée; les reportages de qualité se succèdent de 14h à 23h, ponctués de pauses gourmandes " fait maison", d'échanges avec les conférenciers disponibles et enjoués, et la possibilité de regarder l'exposition de photos "portraits de femmes et d'hommes d'ici et d'ailleurs".

Ces reportages nous plongent dans le passé, le présent, réflexion sur "l'à venir" avec les derniers Hieleros, tailleurs de glace du Chimborazo en Equateur, l'histoire de la traite des esclaves en partance du Bénin pour le Brésil, les traditionnelles maisons en terre du Bénin "les tatas Somba", les  10000 Himbas en Namibie aux coutumes ancestrales, regardés, observés, défendus ; ces regards vers un avenir incertain; la Cisjordanie aux paysages magnifiques emprunte d'histoire et d'absurdité : mur entre palestiniens et israéliens, privation d'eau, camp surpeuplé; l'histoire n'a-t-elle pas servie de leçon?

La nouvelle Zélande, bouffée d'oxygène, de nature, de savoir-vivre mais Nature farouche, les 40ème rugissants, les tremblements de terre récents avec des villes en reconstruction et puis, San Francisco, si souvent chantée, admirée, rebelle?

Je me questionne sur ce monde en profonde mutation: destruction, reconstruction, modernisation, instrumentalisation, idéaux humains, préservation.... une journée, comme l'actualité, déroutante.

> Dominique COUPAUD (69)

vendredi, 29 novembre 2019 09:05

Organiser votre voyage en famille ? Nos astuces !

Pour que les prochaines vacances en famille se passent sous les meilleurs auspices, cette fois, vous décidez de vous y prendre quelques mois à l’avance pour sa préparation ? Voici nos astuces afin de vous aider dans votre démarche !

Les campings comme hébergement

Pour des vacances bon enfant et peu onéreuses, nous vous conseillons les campings. Ce type d’hébergement fait l’unanimité depuis quelque temps déjà. Ils reviennent en force sur le devant de la scène, et ce, aux grands désarrois des hôtels de luxe. Désormais, ils n’ont plus le monopole du confort et prestations de voyages de qualité.

Modiques, conforts, mais proposant aussi énormément d’activités, les campings sont les nouvelles stars des voyages en famille. C’est d’autant plus le cas dans la mesure où les établissements de ce genre proposent une réservation en ligne, ce qui est bien utile pour les séjours en haute saison. Grâce aux différentes formules disponibles sur place, vous aurez de quoi mieux gérer, voire diminuer le coût de votre séjour.

Pour autant, les campings ont gardé leur principal engagement : vous permettre de passer un séjour en communion avec la nature. Ce qui explique leur emplacement et l’entretien minutieux de leur cadre extérieur.

Réserver un parking en ligne

Très tendance depuis quelques années, les parkings proches des aéroports comme le parking aéroport beauvais  est un indispensable de l’organisation de voyage. C’est non seulement pratique, mais aussi plus sûr pour votre véhicule de stationner à quelques kilomètres de l’aéroport.

Plusieurs alternatives sont disponibles sur internet, en matière de parking justement. Choisissez celui qui propose un service professionnel et de qualité, mais qui sera aussi plus simple d’accès. Les parkings professionnels sont tous à quelques minutes du terminal mais ils peuvent proposer une navette qui vous simplifie l’aller et le retour de l’aéroport.

La réservation et la demande de devis se feront en quelques minutes sur les sites professionnels des parkings. Il en sera de même pour les réservations des navettes qui seront 100 % gratuites. Sachez toutefois que les meilleurs prestataires sont ceux qui vous proposent non seulement un devis modique, mais aussi ceux qui vous assurent une certaine facilité de paiement, voir ne vous demande le règlement de la facture que lors de la récupération de votre véhicule.

Prévoir des activités pour les enfants

Si vous avez d’ores et déjà des enfants qui savent se débrouiller seuls, l’organisation du séjour ne devrait pas être compliqué. Mais les choses sont bien différentes avec des enfants en bas âge. Pour que tout se passe sous les meilleurs auspices et pour qu’aussi bien les parents que les enfants puissent profiter du voyage, voici quelques astuces.

Quitte à être coincé dans un camping-car ou dans un bungalow, sans télé et sans jeux-vidéo, pourquoi ne pas initier vos enfants à la lecture. C’est également un excellent passe-temps. Outre de détendre et de permettre à vos petits d’entretenir leur sens créatif ainsi que leur imagination, la lecture aidera à parfaire leur niveau en Français. De nos jours, aussi bien les autorités en place que les associations en tout genre s’inquiètent du niveau des enfants dans la langue de Molière à l’école. Pourquoi ne pas profiter des vacances pour changer un peu les choses. Attention toutefois, il faudra choisir à bon escient les livres que vous allez utiliser. Les enfants seront beaucoup plus ouverts à la question si vous avez un livre d’images. Optez également pour un ouvrage à la portée de leur connaissance. Le côté ludique doit primer.

Pas la peine d’avoir beaucoup de matériel pour se lancer. Il suffit d’une table, ou d’une base solide, d’un dessin et de crayons ou de feutres, et d’une source de lumière. Il est donc tout à fait possible de faire du coloriage dans une tente.

jeudi, 28 novembre 2019 11:48

Road trip en Azerbaïjan

Sur la route de la Mongolie, nous arrivons à la frontière avec l’Azerbaïdjan. Coté Géorgie, vérification rapide du véhicule, tampon et nous voilà en zone neutre. Quelques dizaines de mètres plus loin une porte barre la route. Au bout de 10 minutes un homme arrive me donne un petit bout de papier sur lequel il a inscrit quelques mots, ouvre la porte et me fait signe de passer. J’arrive à un nouveau contrôle. Je présente nos e-visas. Ce sont des feuilles que j’ai imprimées à la suite de ma demande sur internet. En tout le passage aura duré 45 minutes.

La route est toute neuve et excellente pendant quelques kilomètres, ensuite elle est en construction.

Il vaut mieux rentrer dans le pays réservoir vide car ici le gasoil est vraiment bon marché : 0,30 € le litre. C’est bon pour mon Land rover équipé d’une cellule camping-car qui consomme 12.5 l/100

On arrive à Sheki , visite de la forteresse à l’intérieur de laquelle se trouve le palais du Khan Hussein Aleyhan. Le palais est magnifique. Les photos de l’intérieur sont interdites. En face, il y a un terrain sur lequel un groupe de cavaliers font une partie de polo. Des musiciens jouent de leurs instruments pour les encourager. Nous discutons un moment avec des chauffeurs de poids lourds iraniens qui comme nous apprécient le spectacle.

Shéki

Arrêt à l’église albanaise du village de Kish. On l’appelle albanaise car elle date de l’époque où la région s’appelait l’Albanie mais cela n’a rien à voir avec l’Albanie actuelle.

Les abords de la route sont très propres sans sacs plastiques comme on a pu en voir en Géorgie et en Arménie.

La route s’enfonce soudain dans une gorge puis surplombe le torrent à mi flanc de falaise pour rejoindre le village d’artisans de Lahic où nous passerons la nuit.

A Samaxi, nous visitons la mosquée. L’Azerbaïdjan est un pays laïc mais c’est son président qui en 2010 a décidé de faire de cette mosquée, la plus grande du Caucase.

Encore 20 kilomètres et le mausolée de Deri Baba du XVe s’érige devant nous. Il pleut et la température ne dépasse pas 10°C. 

Le vent souffle très fort. C’est habituel à Bakou dont le nom est souvent interprété comme dérivant de l’expression « Bad Kube » qui signifie « vent violent ». Nous entrons dans Bakou. La circulation est fluide mais périlleuse car les voitures roulent vite et je n’ai pas compris leurs règles de priorité.

L’office du tourisme m’indique où s’enregistrer à l’immigration (c’est obligatoire si l’on reste en Azerbaïdjan plus d’une semaine). Je leur demande où se trouve le bureau d’achat des billets pour le ferry qui va à Altau au Kazakhstan. Je m’informe aussi sur les parkings pour stationner la nuit. C’est souvent un problème dans les grandes villes qui ont plus souvent des parkings souterrains et des stationnements interdits que des places pour camping-car.

Nous faisons l’après-midi le tour de la vielle ville. Trois heures de visite et nous nous arrêtons dans un ancien caravansérail transformé en restaurant. Nous y passerons la soirée et assisterons à une représentation de danses et musiques du pays.

Le funiculaire nous permet d’accéder à la vue sur la ville, au pied des tours en forme de flamme, et à l’allée des martyrs où sont enterrés les personnes tuées à Bakou en 1990 par les troupes soviétiques et lors de la guerre pour le haut Karabakh.

La visite du musée de l’histoire d’Azerbaïdjan situé dans une très belle demeure nous aidera a accroître notre connaissance du pays.

Avant de quitter Bakou, nous devons déposer nos demandes de visas pour la suite du voyage à l’ambassade de Russie. Puis nous prenons la direction du littoral nord jusqu’à Quba. L’autoroute longe la mer. Il y a par endroits des derricks qui nous rappellent que l’Azerbaïdjan est producteur de pétrole. Au début du XXe siècle, ce pays fournissait la moitié de la production mondiale.

Après Quba, il reste 53 km pour rejoindre un petit village d’altitude. Au départ la route traverse une forêt de moyenne montagne puis elle s’enfonce progressivement dans une gorge étroite. Il y a quelques passages difficiles. Il faut contourner les pierres tombées de la montagne et éviter certains bords en partie effondrés dans le précipice. Le vide et la vue sur le torrent en contre bas me donnent des frissons dans le dos. Je suis au volant, je ne peux pas fermer les yeux. Quand la pente dépasse les 15% et que les virages sont trop serrés pour être pris en une fois, je me demande ce que je suis venu faire là. Soudain la route est plus large, j’ai envie de faire demi-tour. Je m’arrête, reprends mon souffle et abandonne l’idée de ne pas aller jusqu’au bout. Encore quelques frissons et nous voilà arrivés au village à plus de 2000 mètres d’altitude.

A peine arrivés nous sommes happés par un villageois qui va nous montrer son musée, une pièce dans laquelle il a regroupé quelques objets du quotidien. Puis un autre homme nous indique la maison d’en face comme hôtel restaurant. Au premier abord cette activité ne saute pas aux yeux. Je lui dis OK pour dîner mais pas pour dormir car nous avons notre véhicule. L’homme m’invite à me garer devant son épicerie pour la nuit. Sur la face arrière de cette maison nous dînerons dans une petite pièce avec vue sur la montagne.

Dans notre guide il est indiqué un temple du feu dans ce village. Renseignement pris, il faut une autorisation spéciale pour y aller car nous sommes tout près de la frontière du Daghestan et l’endroit est occupé par l’armée. Nous n’y irons pas.

Sur la route en direction des ruines du château de Chirag, Annie me demande ce que c’est que tous ces poteaux que l’on voit au loin. Des centaines de derricks les uns à côtés des autres. Nous traversons un champ pétrolier.

Retour sur Bakou pour rejoindre le littoral sud. Nous longeons le bord de mer. Ce n’est qu’une zone industrielle et pétrolière qui n’incite pas à la baignade.

Bakou 1

Arrivé à Gobustan un panneau indique les sites de pétroglyphes. Je vais jusqu’au parking devant un bâtiment moderne. Je suis invité à entrer par le responsable du site qui parle très bien anglais. Je lui demande l’autorisation de dormir là pour la nuit. Pas de problème vous êtes les bienvenues me dit-il. Nous visitons le musée qui raconte l’histoire des peintures et gravures d’ici et du reste du monde. Il y a même une photo de Lascaux.

En sortant du musée le responsable nous invite à se joindre à eux pour dîner. Je ne sais quoi apporter de mon côté. Quand je vois qu’il a une bouteille de vin, je comprends que l’alcool est bienvenu et je propose le whisky. Nous avions fait nos provisions avant de partir.

Ils sont cinq, trois filles de 25 ans, lui et un autre homme très discret sans doute dû à sa méconnaissance de l’anglais. Ils sont très heureux de nous recevoir et ont une multitude de questions à nous poser sur là où nous habitons, notre famille, notre voyage et notre véhicule. Parmi les trois filles l’une apprécie particulièrement notre whisky. Bien qu’à 95% musulmane la population ne semble pas pratiquer un islam très rigoureux. Les filles de ce soir ont les cheveux longs bien visibles. Elles sont habillées à l’européenne et ne cherchent pas à cacher leur forme. Je n’ai pas encore entendu le muezin une seule fois.

A 20 h notre hôte nous donne congé, ferme le musée et nous indique les toilettes extérieures, où trouver de l’eau et où se raccorder à l’électricité. C’est incroyable d’être aussi bien reçu.

Le lendemain matin nous prenons un taxi pour aller voir les volcans de boue. Nous voilà parti à fond sur une piste déformée dans une berline Lada, pas le 4X4, non, la Lada qui ressemble aux Fiats d’il y a 40 ans.  Le pare-brise est pété, le compteur ne marche plus mais la voiture avale les creux et les bosses plutôt bien. Arrivé, je cherche la poignée pour ouvrir la porte mais il y a longtemps qu’elle n’existe plus. Le chauffeur m’ouvre et je me dirige vers l’un des nombreux cônes qui constituent le paysage. Au sommet de chaque cône il y a une cuvette de boue qui fait des bulles et déborde par à-coup. C’est surprenant.

De retour sur le site des pétroglyphes le responsable nous guide. Le nombre de gravures est impressionnant. Certaines sont très anciennes d’autres comme celle de chameaux datent de l’époque de la route de la Soie quand les caravanes étaient constituées de cet animal.

La réserve de Shirvan. est en zone protégée. On peut y voir beaucoup d’oiseaux mais aussi des antilopes. Je demande l’autorisation d’y dormir qui m’est accordée sous réserve de s’installer à côté du poste de garde.

Il pleut toute la nuit. Le matin, la terre colle à nos chaussures tandis que nous nous dirigeons vers l’observatoire au bord du lac des flamants. Nous verrons beaucoup d’oiseaux, des tortues qui pointent leur nez au-dessus de l’eau mais aucun flamant.

Nous arrivons à Lerik à la tombée de la nuit. Les 70 derniers kilomètres se faisant à petite vitesse compte tenu des virages et de l’état de la route assez défoncée par endroit. En plus on finit dans le brouillard.

Je me gare, descend de la voiture. Un policier s’approche de moi. Serais-je en stationnement interdit ? Pas du tout, il est venu me dire bonjour et me serrer la main. Je lui demande où il y a un restaurant. Au prix des restaurants on s’est habitué à ne plus faire la cuisine. Il ne comprend pas ce que je lui dis. Je répète « restaurant » plusieurs fois mais rien n’y fait. Un passant curieux s’approche de nous, me comprend et dit au policier « restaurant ». Celui-ci comprend instantanément. J’avais pourtant l’impression d’avoir dit rigoureusement la même chose mais sans doute mon accent n’était pas le bon.  Il m’indique un escalier en face d’où je suis garé et un bâtiment sans aucune enseigne avec de la lumière aux fenêtres. Je ne comprends pas un mot du serveur. Je dis OK à ce qu’il me propose. La surprise n’est pas très grande quand nous voyons arriver les plats : c’est toujours la même chose : salade tomate concombre fromage puis grillade de mouton ou poulet. Pour la boisson pas de problème je sais dire bière en Russe, c’est piva.

De retour aux environs de Bakou, nous visitons le temple du feu, ancien temple zoroastre. Il n’est plus en activité mais transformé en musée. Nous parcourons ensuite la péninsule d’Absheron située plus à l’est, pour voir le mausolée de Mirmöhsm à Shuvalan, la tour de Mardakyan que le gardien ouvre exprès pour nous, la mosquée d’Amirgan et enfin le site de YanarDag où la terre brûle. En fait, ce n’est pas la terre qui brûle mais du gaz méthane qui s’échappe de la terre. Le pétrole et le gaz sont ici si proches de la couche terrestre que le gaz sort naturellement. Enflammé il y a plus de 50 ans, il n’a jamais cessé de brûler.

Pour notre dernier jour à Bakou, nous visiterons le musée des livres miniatures. Ici le livre le plus grand fait moins de 10 cm de haut et le plus petit moins d’un centimètre.

Ensuite, nous allons à l’ambassade de Russie pour récupérer nos visas. Là, surprise notre véhicule n’est plus là où nous l’avions laissé. Il me semblait bien être en stationnement interdit mais il y avait tellement d’autres voitures garées devant et derrière. Un policier est là. Je lui fais signe avec les mains car comme d’habitude il ne parle pas anglais, que mon véhicule était là et qu’il n’y est plus. Avec ses mains il dessine un grand carré. C’est bien mon 4X4 qu’il représente. Je fais oui de la tête et il me fait signe de le suivre. Un pâté de maisons plus loin je vois mon Defender garé au bord du trottoir. Je me demande comment ils l’ont déplacé. Le policier me fait signe d’attendre. Il appelle des collègues qui ne tardent pas à arriver. Je m’attends à une amende mais ils se contenteront de me demander de vérifier qu’ils n’ont pas abîmer notre Land. Apparemment tout est OK. Les policiers s’en vont après m’avoir serré la main. Nous pouvons partir direction le port d’Alat pour la suite de notre voyage.

> Jacques Foucault (85)

mercredi, 27 novembre 2019 11:50

Découverte de Saint-Denis.

Ce dimanche 20 octobre, rendez-vous est pris pour une journée culturelle et... pluvieuse au départ.

Pourtant, vingt courageux sont au rendez-vous au RER d'Epinay sur Seine. Nous admirons la jolie gare préservée et si originale, puis direction le parc départemental de l'Ile Saint Denis entre les deux bras de la Seine en passant devant de charmantes maisons aux jardins fleuris.

Après un casse-croûte pris à l'abri sous un kiosque, nous reprenons notre progression vers la basilique de Saint-Denis. Même si nous sommes un peu humides, nous serons attentifs aux propos de notre guide historienne qui nous fait part de l'origine de la basilique et découvrir entre autre sa nécropole : une révision historique agrémentée de quelques anecdotes.

Nos pas nous mènent ensuite au musée d'art et d'histoire, installé dans un carmel du XIIè s.  Accueil chaleureux de l'hôtesse qui ouvre pour nous la salle de l'exposition sur Paul Eluard (fermée normalement le dimanche). Son poème "LIBERTE" amène à la réflexion. Merveille aussi qu'est l'apothicairerie de l'hôtel Dieu de St Denis qui est du XIIIè s. : les pots sont en faïence de St Cloud. Egalement intéressant le musée de l'archéologie médiévale, et bien d'autres sujets intéressants. 

La tête pleine de ces découvertes, nous nous séparons et rentrons chacun vers son chez-soi, au sec !

Sortie organisée par Fabienne et Nicole

Texte de Francoise Robert - Photos Claude Demange

mardi, 26 novembre 2019 10:28

Procida, une perle napolitaine

La baie de Naples est un endroit touristique majeur de l’Italie et Capri, Ischia, sont autant de noms qui font accourir les touristes du monde entier. Malgré tout il reste encore quelques trésors méconnus.

"Naples au baiser de feu" comme le chantait en 1956 Tino Rossi : "Capri, c'est fini" d'Hervé Vilard en 1965, des chansons populaires d'une autre époque, dont les titres sont cependant entrés dans la mémoire collective et rendent hommage à cette région explosant de beautés diverses, baignée par la mer tyrrhénienne.

Au cours de notre cheminement vers le haut de la colline du Romero dominant Naples, un arrêt s'impose à la pâtisserie Leopoldo. Une croustillante sfogliatella réjouit nos papilles. Cette spécialité de la Campanie, créée au 18ème siècle par les nonnes d'un couvent de la toute proche côte amalfitaine, se présente comme un petit cône en forme de coquille feuilletée, gonflée de ricotta parfumée et de menus fruits confits.

Nous arrivons au niveau du castel sant'Elmo où la vue embrasse toute la baie de Naples et son volcan mythique, le Vésuve (1281m) dont le cône occupe la caldeira d'un volcan plus ancien, le Somma (1132m). Si l'ensevelissement de Pompéi et Herculanum sous une pluie de cendres et de boue en l'an 79 est lointaine, l'éruption de 1944 a fait quelques victimes et perdure dans les esprits. Un observatoire analyse les données en continu et les autorités concernées ont préparé un scénario d'évacuation dont l'efficacité peut paraître problématique, dans une ville si peuplée, aux nombreuses voies étroites laissant peu d'échappatoires.

Nul doute que l'activité dans la région est significative. Il est étonnant d'apprendre qu'à Pozzuoli, (Pouzzoles) où nous sommes maintenant, à 9 km à l'ouest de Naples, le sol ne cesse de monter (2 m depuis 1970). Tout proche se trouve la solfatare des Campi Flegrei (Champs Phlégréens) dans la caldeira d'un super-volcan bien plus inquiétant que le Vésuve. La hausse de température de ses sources chaudes, boues et fumerolles fait redouter une activité explosive dévastatrice.

Le lendemain, nous prenons le bateau pour nous rendre à l'île d'Ischia dont le mont Époméo (788m), à 20 km de Pouzzoles fait partie de l'arc volcanique campanien. D'ailleurs, le port de Forio occupe un ancien cratère et l'île est une zone sensible du point de vue sismique. En août 2017 un séisme de magnitude 4, se produisant en pleine saison touristique, a fait des victimes et provoqué beaucoup de dégâts dans les vieilles maisons du 18ème siècle.

Mais rien ne transparait alors que nous nous installons à notre hôtel, dont le nom "Idéal" correspond bien à la réalité. Le lieu est paisible, loin de l'agitation du port, les pentes verdoyantes sont peu bâties, les sommets invitent à la promenade, les fleurs embellissent un vaste jardin où voisinent deux piscines, l'une remplit d'eau thermale, car Ischia attirent les touristes, certes, mais c'est surtout la capitale européenne de l'hydrothermalisme, avec plus de 300 établissements et 103 sources aux vertus curatives.

Ischia entre en concurrence dans le cœur des visiteurs avec l'île de Capri, plus petite, tellement sophistiquée, avec ses profusions de boutiques des grandes marques que l'on retrouve partout dans le monde et gâchée par le nombre de visiteurs d'un jour qui affluent, mais ne se dispersent par beaucoup plus loin que la Piazzetta, à l'arrivée haute du funiculaire et les rues commerçantes adjacentes. Le reste de l'île est bien-sûr d'une grande beauté, avec une côte plus sauvage, jalonnée de fortins défensifs du côté d'Anacapri. Ces fortins furent construits par les Britanniques près des tours de guet qui surveillaient l'arrivée des sarrasins, puis ils furent agrandis par les français. Une jolie balade en haut des falaises jusqu'au phare de Punta Arena nous les fait découvrir, tout en lisant les panneaux de maïolique qui commentent chaque construction.

Là s'exprime l'histoire tourmentée de l'île et de la région napolitaine, alternativement territoire français et britannique à l'époque napoléonienne.  Si Joseph, frère de Napoléon, arriva à Naples en tant que roi le 15 février 1806, il ne fallut pas plus de trois mois pour que les britanniques reprennent l'île. Mais Joachim Murat, succédant à Joseph Bonaparte repris les lieux par ruse en mai 1806 lors de la bataille d'Orico. La victoire de Capri n'est-elle pas gravée sur l'arc de triomphe de Paris ? Le général britannique Hudson Lowe dut déposer les armes, mais se rattrapa plus tard de cette humiliation. Gouverneur de l'île de Sainte Hélène à partir de 1816, il fut un geôlier d'une grande dureté envers Napoléon, empereur des français, et le resta de l'arrivée à la mort de celui-ci, en 1821.

Ischia, où nous allons rester plusieurs jours est tout autre chose. On s'y sent à l'aise, il y a de l'espace et tout autant de centres d'intérêts. Nous avons bien sûr suivi le chemin de randonnée qui mène au mont Époméo, pique-niqué près du sommet qui jaillit d'une coulée de lave blanche. A l'ouest de l'île, nous avons marché jusqu'au Castello Argonese, imposante forteresse, perchée à 113m sur sa presqu'île volcanique, nous avons apprécié la beauté des jardins en terrasses de la Mortella et ses plantes exotiques fleuries, visité la Villa Colombaia, maison perchée de Visconti et évoqué sa filmographie devant les photos exposées dans les pièces vides, trouvé sa tombe dans le parc environnant qui lui fait écrin. Nous avons respecté les prières des pèlerins à Bosco di Zaro, lieu d'apparition mariale.

Mais, rien n'a égalé pour moi en ce jour, alors que nous faisions escale avant le retour à Naples, la découverte de la petite île plus confidentielle de Procida. Dès le débarquement au port de Marina Grande, je suis "tombée en amour" avec la beauté simple, délicate, non ostentatoire des lieux. Les vacanciers sont bien là attablés face à la mer, mais c'est derrière eux qu'une douce magie s'exprime en une palette de couleurs pastel qui se côtoient sans se nuire. Ainsi, les marins, de retour au foyer après une campagne de pêche, pouvaient repérer chacun leur maison. Les balcons d'où cascadent nappes ou draps voisinent avec les ouvertures typiques en arc de cercle, les "vefio" qui gardent en été les escaliers extérieurs dans un berceau de fraîcheur. Sous un soleil compatissant de début juin, nous abordons l'escalier pentu conduisant vers le point le plus élevé de l'île qui culmine à 90 m, couronné d'un complexe fortifié englobant le vieux quartier de la Terra Murata (terre entourée de murs). En cours de chemin, nous retrouvons quelques particularités locales : panneaux de maïolique (faïence) aux thèmes religieux ou informatifs, tendres décorations fixées sur une grille annonçant une naissance ou une communion. La route émerge enfin en bordure de falaise, offrant une vision aérienne du port de pêche de Marina Corricella. Les maisons colorées, cubiques, enserrent la baie puis grimpent la colline jusqu'à l'église tutélaire vers laquelle ces peuples de la mer se tournent pour implorer la clémence des flots. Mais il faut penser à pique-niquer et nous continuons à monter et nous installons au pied de l'ensemble défensif. Ce ne sont encore que de hauts murs d'habitation percés de rares fenêtres, qui forment bouclier et dont l'austérité devaient inspirer la crainte, même aux assaillants les plus déterminés. Nous passons l'arche percée dans les remparts pour nous trouver dans la zone préservée de la Terra Murata, un lieu presque hors du temps. Une plateforme dévoile des ruines fièrement perchées sur la falaise qui plonge d'un à-pic vertigineux dans la mer, tandis qu'à l'opposé des volées d'escaliers parallèles grimpent sur les façades d'une vaste cour intérieure.

Le joyau de l'île est bien caché au fond d'une placette. Il s'agit de l'abbazia San Michele Arcangelo. Procida était une étape stratégique de la marine à voiles dès le Moyen Âge. C'était la première île qu'apercevaient les Barbares. Île plate à l'exception de la Terra Murata, elle était facilement abordable.

Selon la légende, le corsaire Barberousse, Grand Amiral de la flotte ottomane de Soliman le Magnifique, aborda l'île en 1535. La population terrifiée se réfugia dans l'église pour prier. C'est alors que l'archange Saint Michel apparut au-dessus de l'abbaye, lançant des éclairs de feu. Les corsaires, terrifiés à leur tour, s'enfuirent. Rien d'étonnant à ce que Saint Michel soit devenu le patron de l'île.

 Nous redescendons jusqu'au quai de la Marina Corricella. Un pêcheur ravaude ses filets, peu amène devant nos smartphones prêts à l'action - par respect, nous nous abstenons. Nous privilégions le tableau de carte postale que forment les maisons polychromes, doucement courbées vers la forteresse qui perd son aspect menaçant sous la caresse du soleil déclinant. Nous imaginons que le contact avec la baie fut tout autre pour le jeune Alphonse de Lamartine, âgé de 21 ans, lorsque son bateau, pris dans la tempête, fit naufrage au large de Procida, alors qu'il accomplissait son "Grand Tour". C'était aux XVIIIe siècle une découverte de plusieurs années qu'effectuaient des jeunes gens de l'aristocratie, après leurs études en humanités gréco-romaines, mais aussi prisée d'artistes de toutes spécialités, cherchant à s'enrichir au contact de nouveaux arts de vivre, de penser ou de créer. C'est auréolés de prestige qu'ils revenaient de leur voyage aventureux.

Par bonheur Lamartine fut sauvé par Andréa, un pêcheur qui le recueillit et l'hébergea chez lui. Notre poète romantique, envoyé à l'étranger par son père pour l'éloigner d'une amourette qu'il réprouvait, ne fut pas insensible à la beauté latine de Graziella, la jeune fille du pêcheur. Celle-ci ne le découragea pas. Il lui consacra son seul roman : "Graziella", paru en 1862. C'est un ouvrage ethnographique qui fait revivre le petit peuple des villages italiens au 19ème siècle, en mêlant les notions sœurs de Nature, d'Amour et de Dieu.

Il nous reste un regret, celui de manquer la fête de la mer, "la Sagra del mare" qui a lieu en juillet et se termine par l'élection de la reine de beauté, la Graziella, vêtue de son costume traditionnel somptueux. Ainsi, le souvenir de Lamartine reste à jamais attaché à la petite île. Cette jolie jeune fille, ne l'avons-nous pas découverte, portant ses cruches à eau sur une maïolique apposée sur la fonte l'Aurea près de laquelle nous avons pique-niqué à Anacapri ? Ainsi, nous repartons joyeux, en musique, avec quelques mots du poète :

" la jeune fille, sollicitée par nous, se levait modestement pour danser la tarentelle aux sons du tambourin frappé par son frère … "

Micheline Ney

lundi, 25 novembre 2019 10:05

Visite au Vietnam en 2020 : faire de vos vacances de rêve une réalité

Le Vietnam est actuellement un pays en développement, l'une des étoiles les plus brillantes de l'Asie du Sud-Est.
Vous revenez un instant et il y aura sans doute quelque chose de nouveau. D'ici 2020, les voyageurs qui envisagent de visiter ce magnifique pays en forme de S auront plus d'options que jamais.

1. Promenade en bateau sur le golfe du Tonkin.


L'époque où tous les bateaux suivaient un itinéraire prévisible dans la baie d'Ha Long est révolue. En 2020, les possibilités de visiter le golfe du Tonkin - Ha Long, ainsi que Lan Ha et la baie de Bai Tu Long - sont beaucoup plus diverses et intéressantes. Les nouveaux bateaux de luxe élargissent leur offre avec des installations de cinq étoiles, des excursions aventureuses et des itinéraires plus longs, de plus en plus accessibles aux visiteurs.

Une croisière de deux nuits est juste assez de temps pour profiter de la beauté de la baie à un rythme détendu.

2. La cuisine délicieuse vietnamienne

La gastronomir vietnamienne

  La gastronomie vietnamienne

Pour de nombreuses personnes, la cuisine vietnamienne est l'une des principales raisons pour lesquelles vous devriez visiter le Vietnam au moins une fois dans votre vie. Cette raison sera encore développée en 2020, lorsque les plats vietnamiens seront vantés par le célèbre chef mondial Gordon Ramsey dans sa propre émission. Vous pouvez trouver également des restaurants modernes qui cuisinent de manière à la fois moderne et difficile, et des experts de la gastronomie qui ouvrent leur cours de cuisine aux visiteurs du monde entier.

3. Découverte de la ville

Le Temple de littérature

 Le Temple de littérature

Les paysages de la ville sont toujours magnifiques. Les villes vietnamiennes s'épanouissent à un rythme qui ne peut tout simplement pas être ignoré. Planifiez un long week-end à Hanoi, Ho Chi Minh-Ville ou Da Nang. Ce qui peut vous surprendre, c’est la vieille ville animée avec son marché nocturne, sa cuisine vietnamienne moderne, ses bars branchés sur le toit, ses boutiques raffinées, ses galeries d’art contemporain et sa bière pression à chaque coin de rue.

4. Explorez la culture ethnique chez l’habitant et l'Ecolodge

Mai Chau Ecolodge

 Mai Chau Ecolodge

Les familles d'hôte ethniques du Vietnam accueilleront les voyageurs par leur chaleureuse hospitalité. Vous aurez l'occasion de rencontrer les habitants, de découvrir leurs coutumes et leur culture uniques, de goûter à une cuisine authentique et de se divertir dans un cadre magnifique. Commencez votre recherche par des familles d’accueil dans les parcs nationaux et réserves du Vietnam, tels que Pu Luong et Mu Cang Chai, ainsi que dans les villages de H’mong qui entourent Sapa et Mai Chau.

Si vous voulez dépenser pour plus de confort tout en conservant la sensation locale et naturelle. Nous vous conseillons fortement de réserver une ou deux nuits dans un Ecolodge.

5. Inscription à un marathon du Vietnam

Vietnam Trail Marathon

 Vietnam Trail Marathon

Une nouvelle série de marathons et de triathlons a vu le jour au Vietnam, ouvrant de nouvelles voies aux coureurs du monde entier. « Le Vietnam Mountain Marathon » est le prétexte idéal pour passer quelques jours dans la magnifique ville de Sapa dans les hautes terres. Tout au long de l'année, vous trouverez cependant de nombreuses autres options, notamment des courses sur la plage de Da Nang, des courses historiques à Hanoi et d'autres marathons dans des destinations telles que Moc Chau, Ha Long et Hô Chi Minh-Ville.

6. Le Vietnam dans la liste des destinations de voyage bon marché

Marché flottant au delta du Mékong

Marché flottant au delta du Mékong

Le site de voyage The Travel a classé le Vietnam dans la liste des 10 pays bon marché à visiter. Les experts en voyages de The Travel insistent également sur le fait que le pays est "largement sous-estimé" et que le meilleur, c'est non seulement qu'il est bon marché, mais aussi "absolument à couper le souffle".

7. Une destination à la mode en Asie du Sud-Est

Le Vietnam, connu pour ses belles plages, ses montagnes, ses rizières en terrasses, ses sites du patrimoine mondial et son faible coût de la vie, devrait augmenter le taux de croissance des arrivées étrangères de 14% entre 2019 et 2023, suivi du Laos et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec respectivement 12,7% et 12,3%.

La Cité impériale dHue

La Cité impériale d'Hue

Le Vietnam a également ajouté 35 autres pays, y compris les marchés émergents du tourisme en Europe, à la liste des pays dont les ressortissants peuvent se rendre dans le pays au moyen de visas électroniques, ce qui porte à 80 le nombre de bénéficiaires.

8. Défiez-vous en vacances de golf

Ce pays a remporté le titre de "Meilleure destination de golf Asias" décerné par les World Golf Awards en 2017 et 2018, grâce à une série de cours de design convaincants donnés par certains des plus grands architectes du golf, tels que Greg Norman, Jack Nicklaus et Sir Nick Faldo. Surtout la côte entre Hue et Hoi An promet une riche culture et des leçons de golf enrichissantes pour tous les niveaux.

9. Destination idéale pour les photographes

Pont dOr

Pont d'Or

L'une des attractions les plus reconnaissables du Vietnam en 2018 était le Pont d'Or à la colline Ba Na, Da Nang. Les journalistes dans le monde entier ont félicité le pont pour son architecture et ses vues époustouflantes. Mais ce n'est pas tout ce que vous pouvez expérimenter au Vietnam.

Il y a aussi un vaste et beau paysage avec une immense chaîne de montagnes, une vue sur la terrasse d'un riz vert ou jaune doré, un lever et un coucher de soleil romantique dans la vieille ville animée de chaque ville, etc. Voyez et expérimentez  vous-même le caractère unique du Vietnam.

Si vous souhaitez plus d'informations sur le Vietnam, n'hésitez pas à nous contacter - Asiatica Travel. Nous sommes toujours prêts à construire des voyages sur mesure pour vous. Nos offres perfectionneront votre voyage !

Notre site : https://www.asiatica-travel.fr/

Tel: 0084 936 196 555

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