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Vous êtes iciAccueil|Toutes les catégories k2|DIDIER JEHANNO | ABM - Aventure du Bout du Monde
jeudi, 09 mai 2019 10:06

Découvrir le Rajasthan à vélo

 

Un séjour au Rajasthan va de pair avec visite architecturale et balade sur les places fortes qui parsèment la province. Le vélo se présente alors comme une belle alternative pour faire le tour de ces trésors historiques : fort d’Amber, havelis aux portes décoratives de Shekhawati, palais et temples crénelés surplombant les collines d'Aravalli… Outre ses joyaux architecturaux, le Rajasthan appâte également les voyageurs par ses sites naturels hauts en couleur. Ce n’est pas un hasard si cet État de l’Inde du nord, joliment nommé « pays des seigneurs », est la 5e destination la plus touristique du pays. Quelques idées de destination pour réussir votre séjour à vélo au Rajasthan.

hawa mahal terrace view jaipurJaipur, l’attrait de la vieille capitale

Les voyages à vélo sont particulièrement appréciés des touristes sportifs en quête d’aventure et d’authenticité. La découverte du patrimoine de Jaipur en cyclotourisme lors d’un voyage en Inde est une expérience des plus agréables. Connue autrement sous le nom de Ville Rose – de par la couleur caractéristique de ses remparts – Jaipur a été peinte sur l’ordre du maharaja Sawai Ram Singh pour honorer la venue du prince de Galles en 1853.

Partez en vélo à la découverte des attraits de cette cité millénaire : en glissant entre ses rues tortueuses, vous serez ahuris par les imposants bâtiments de style moghol, les façades en arcade et les portes aux motifs fleuris. Donnez un coup de pédale et arrêtez-vous au Palais des vents. Cet édifice bâti en 1799 vous fascinera par ses loggias et ses 953 petites fenêtres d’où les dames recluses du sérail pouvaient du moins observer, à défaut d’y participer, la vie qui se déroule hors du palais. Vous ne déchanterez pas de visiter l’esplanade de Jantar Mantar, un centre d’observatoire astronomique. Passionné plus par la science que par les femmes, le maharaja Sawai Jai Singh II fit construire au xviiie siècle un ensemble d’instruments gigantesques pour prédire la mousson, fixer les dates des fêtes religieuses et étudier le mouvement des étoiles.

Votre émerveillement atteindra son comble au fort d’Amber. C’est la capitale des rajputs du xvie au xviiie siècle qui se dresse devant vous. Les hauts remparts, le passage souterrain, et les ouvrages de fortification donnent une mesure du passé mouvementé de Jaipur, à la conquête de laquelle les moghols, musulmans et seigneurs rajputs ont lutté successivement lors des guerres.

Parc national de Ranthambore

Loin de l’agitation touristique de Jaipur, profitez d’une bouffée d’air frais dans la réserve de tigres de Ranthambore. Fondé en 1980, ce magnifique parc de 395 km2 respire le calme et la sérénité. Dans cet éden naturel, les animaux sont rois et l’homme son invité. Des espèces animales rares, tels les tigres, les hyènes ou les cervidés, ainsi que de nombreux oiseaux y ont trouvé refuge à l’écart des menaces de l’activité humaine. Si vous voulez allier cyclisme en douceur et safari aux sensations fortes, ce parc doit être compté inévitablement dans votre itinéraire.

Jaisalmer

Jaisalmer, enserrée de remparts et de majestueuses citadelles, est une cité de rêve surgie des étendues du désert. Le soleil tape fort sur les dunes de sable. Là, quelques dattes poussent avec bonheur sur le sol aride. Plus loin, des touristes à dos de dromadaire. La balade à vélo est féérique lorsque le soir est tombé et que le soleil couchant fait flamboyer le grès rose ou la pierre sur la façade des palais. Flânez dans le fort Sonar Quila et admirez ses murailles de pierre, d’une hauteur formidable de 10 mètres, datant du xve et du xvie siècle. A qui veulent se la couler douce à la manière des maharajas, quelques hôtels tiennent pavillon dans le fort et proposent un hébergement dans une déco moghole authentique. Selon vos envies, vous pourrez aussi sillonner les splendides tombeaux royaux dans la colline de Bada Bagh, en ne manquant pas d’admirer l’ensemble composé de piliers et de coupoles dont les motifs sont d’une extrême finesse. Pour vivre pleinement l’ambiance locale, promenez-vous dans les bazars animés de la ville, où affluent des marchands de vêtements, de tissus multicolores et des petites gourmandises locales.

Pushkar

Avec son cadre champêtre, ses petits hameaux de fermes, ses lacs salins aux coloris romantiques, Pushkar est l’un des endroits les plus prisés pour profiter des plaisirs du vélo. Ne manquez à aucun prix le bourg de Rupangarh, connu pour ses ateliers d’artisans et de sculpteurs de marbre. A titre d’information, le marbre ayant servi pour la construction du Taj Mahal, le bijou architectural d’Uttar Pradesh, a été travaillé et poli dans cette région. En visitant Pushkar, vous donnez un coup de main à l’économie de la région en permettant à ses habitants de rester dans leur localité et d’obtenir un complément de revenu grâce à la location de bicyclettes.

mercredi, 08 mai 2019 12:04

L’insolite et rurale Isla Sol de Tasajera au Salvador !

Départ très tôt de la capitale. Enchainement de bus de San Salvador à la Puntilla sur la cote et lancha (bateau) pour l'ile Sol de Tasajera où on va participer à un projet de tourisme communautaire. 

La lancha (qu'on a dû négocier et c'est la 1ère fois de tout le voyage) accoste sur l'ile et tout de suite la misère saute aux yeux. 

Sol de Tasajera est un territoire extrêmement pauvre. Les 2 communautés villageoises sont nées de salvadoriens qui ont fui la guerre civile. Pas de route, pas de voiture. Les gens subsistent grâce à l'agriculture et la pêche. Ici tout est calme, tranquille, et rural : un petit havre de paix.

Il y a quelques années des étudiants en médecine espagnole sont venus pour des programmes de vaccination et ont crée un projet de tourisme communautaire pour aider la population.

Une auberge éco-responsable a été bâtie (bungalows indépendants, toilette sèche, douche à l'extérieur) un programme d'activités mis en place. Les bénéfices vont à la population. Erika et sa famille vivent sur les lieux.

Quand on débarque sur l'ile, il est clair pour tous qu'on va à l'auberge espagnole comme ils l'appellent puisque c'est le seul hébergement possible. Erika n'est pas là mais une femme nous ouvre et nous propose un bungalow. Dehors, c'est très agréable, un grand jardin, des poules, chats, chiens et tout plein de hamacs ! Un frigo aussi. Pas d'autres touristes comme d'habitude.

Il fait très chaud. On fait connaissance avec les lieux et le mari d'Erika va nous chercher à manger (poisson, noix de coco).

Balade sur les pistes de l'ile pour la découvrir. La population est souriante mais timide.

De tous cotés, poules, vaches et chevaux déambulent en liberté. On rencontre quelques charrettes et des vélos et de nombreux enfants qui jouent.

De retour au bungalow, avec Erika, mettons en place notre activité de ce soir (je garde la surprise ..) et partons à la plage qui est à moins de 10 minutes à pied.

A nous les grandes vagues du Pacifique. On a la plage pour nous et le chien de l'hostal qui nous a accompagnés, veille sur nous.

Et puis le soleil se couche. Explosion de couleurs !  C'est magique.

Pas de restaurant ni de comédor sur l'ile, mais 2 pupuserias en plein air où les locaux viennent manger. Comme Erika travaille dans l'une d'elle, c'est là que l'on va. Les pupusas (le plat national salvadorien) y sont délicieuses. On est les seuls étrangers sur l’ile. 

Au mégaphone, est donné le programme des activités du lendemain sur l'ile : les petits n'auront pas école, des visiteurs étudiants sont attendus par l'association, un match de foot est organisé…

On ne traine pas car on doit se préparer pour notre activité. On a rendez-vous à 20 heures.

 A l'heure prévue, Yvan, ami d'Erika, vient nous chercher et nous amène sur la plage. Il fait nuit et nous ne devons pas utiliser nos lampes. Juste la lumière de la lune sur l'écume des vagues, le reflet de l'océan, et d'immenses éclairs qui zèbrent le ciel. 

Une dizaine d'autres personnes sont là aussi, à arpenter la plage. Ce sont des collecteurs d'œufs de tortues marines. Les gens de la communauté les ramassent pour se faire un peu d'argent dans le cadre d'un plan de repeuplement des tortues marines.

Avant les œufs récoltés étaient vendus sur les marchés ou mangés. Aujourd’hui les collecteurs les apportent à l’association qui les rémunèrent 2 dollars les 14 œufs.

On va donc participer à la récolte et par une contribution aiderons ainsi l'association de défense des tortues.

De juin à novembre, c'est la période de pondaison, et comme de nombreuses tortues viennent pondre sur l'ile Sol de Tasajera, on espère avoir de la chance cette nuit. D'après Yvan, c'est une bonne nuit. On marche pendant 2 heures en guettant les tortues qui pourraient sortir de l'océan et se rendre sur la plage pour pondre.

Soudain Yvan en voit une. Un jeune collecteur se précipite car il veut avoir le bénéfice de la récolte. Le 1er arrivé pourra amener les œufs à l'association. La tortue est aussitôt portée plus haut sur la plage, un peu à l'abri. Elle pourra y pondre tranquillement Par contre le collecteur doit se montrer calme et silencieux, afin que l'animal ne soit pas stressé, ce qui pourrait bloquer la pondaison. 

Comme la tortue enterrera ses œufs lorsqu'elle aura terminé, le collecteur creuse avec sa main, une galerie dans le sable, sous la tortue, ainsi les œufs pourront être ramassés facilement et sans les abimer.

Soudain, sous nos yeux et dans dans nos mains puisque le collecteur nous a laissé sa place, les œufs tombent. Ils sont petits, environ 3 cm de diamètre, blancs, gluants et au toucher semble extrêmement fragiles. Ils tombent par dizaine puisqu'une tortue peut en pondre jusqu'à 100. Notre récolte sera de 70 environ. C'est super émouvant. Expérience unique et intense.

Yvan nous dit qu'il s'agit d'une tortue Dolfin. Elle fait bien 50 cm je pense.

Elle pond tous ses œufs en 20 à 25 minutes puis se met à les recouvrir de sable énergiquement avec ses pattes-palmes. Elle les cache soigneusement, cela lui prend un quart d'heure. Puis elle se dirige vers l'océan, traverse la plage et entre dans l'eau. On la suit tout le long, impressionnés et émus par ce que l'on vient de voir. 

Ce soir, de nombreuses tortues sont venues pondre. 

Yvan nous amène alors au corral de l'association, le lieu où sont déposés les œufs jusqu'à leur éclosion dans 45 jours. Ici, le travail est de noter toutes les récoltes, le nombre d'œufs, le lieu de ponte sur les différentes zones de la plage, la description de la tortue, ainsi que le nom du collecteur. Le corral est un endroit en plein air mais fermé et grillagé.  Il y a un quadrillage fait dans le sable, pour le traçage et le suivi puisque chaque carré correspond aux œufs d'une même tortue,  

Rendez vous demain pour la suite de cette aventure merveilleuse avec les tortues marines.

On rentre dans la nuit au bungalow et rêvons de ... bébés-tortues !

Carole Guyon (26)

 

mardi, 07 mai 2019 09:36

Papier fait de la résistance !

FABRIQUE SAUVAGE est une association qui collecte et expérimente des savoir-faire artisanaux des métiers du livre (fabrication de papier, impression et reliure). C’est un lieu de ressource techniques et un laboratoire d’expérimentations ouvert à tou.te.s : artistes, artisan.e.s, étudiant.e.s, amatrices, amateurs, passionné.e.s et novices.

PAPIER FAIT DE LA RÉSISTANCE est un projet soutenu par l’association FABRIQUE SAUVAGE pour 2019/2020. Nous, Laureline et Maël, partons sept mois en Asie, de septembre à mars, pour apprendre différentes techniques artisanales et écologiques de fabrication de papier. Nous sommes heureuses d’avoir obtenu le Label ABM 2019 pour ce projet !

Tout commence par une amitié́ et une passion commune pour le livre et le papier.
Nous nous sommes rencontrées, Laureline et Maël, en 2012, lors de la préparation de notre CAP art de la reliure et de la dorure à Paris. Après des parcours différents et des expériences diverses dans des ateliers privés et publics, nous avions envie d’un regard neuf sur notre métier de relieur. La tête dans les voyages et les mains dans le papier, nous avons décidé́ de chausser nos bottes et d’enfiler notre sac à dos pour partir à la découverte d’artisans, de savoir-faire et de matériaux nouveaux.

Nous avons choisi de nous arrêter en Asie du Sud Est, région de grandes traditions papetières, et plus largement, du Népal à l’Indonésie. De pays en pays, nous apprendrons mais nous partagerons aussi nos techniques et notre créativité comme il sera le cas avec l’organisation d’atelier de fabrication au sein de la bibliothèque d’Ebunut à Lombok (Indonésie).

carte asie

Ce voyage nous permet de voir notre métier sous de nouveaux angles en dépassant les codes de la tradition artisanale française pour tendre vers une pratique bigarrée et enrichie.

C’est aussi un enrichissement plus large car il s’agit de découvrir d’autres manières de vivre, de concevoir le monde et d’entreprendre un atelier artisanal mais aussi d’autres manières de faire et de créer. Il est important pour nous d’apprendre ces techniques de fabrication qui sont encore peu enseignées en France et de pouvoir les adapter et les transmettre dès notre retour.

Nous sommes toujours à la recherche d’informations sur la fabrication de papier, et d’artisanat en général, dans les pays visités Népal, Laos, Chine (Yunnan), Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Nous privilégions les transports par voies terrestres ce qui va nous amener à traverser d’autres pays en chemin comme la Thaïlande et la Malaisie entre autres.

Nous sommes aussi à la recherche de sponsors et/ou de collaborations pour soutenir les actions de promotion et de transmission des métiers artisanaux dans le domaine du livre par l’association FABRIQUE SAUVAGE.

N’hésitez pas à nous contacter Laureline & Maël :
Vous pouvez suivre notre projet sur Facebook : Fabrique Sauvage

 Vous pouvez nous rencontrer et découvrir le métier de relieure à travers un atelier de fabrication de carnets de voyages le samedi 1er juin de 14h à 16h à La Case ABM à Paris.

lundi, 06 mai 2019 09:20

Sulawesi : Célébration funéraire en pays Toraja

Nous allons participer à une cérémonie funéraire dans les montagnes du pays Toraja, sur l’île des Célèbes.

Il s’agit d’honorer un mort en organisant une fête très importante dans la culture toraja, parfois plus d’un an ou deux après le décès de la personne.

En effet, il faut beaucoup de temps et d’économies, stocker le riz dans les greniers à céréales avant de pouvoir nourrir de riz et de viande les membres de la famille qui viennent du pays tout entier. Pendant presque une semaine, les repas et les célébrations s’enchaînent.

Le cercueil est installé sur une sorte de palanquin qui fera l’objet de déplacements au cours de danses et de simulations de luttes, puis au bout de la semaine de festivité il sera transporté jusqu’à sa demeure définitive : une falaise ou un tombeau construit. Mais avant cette cérémonie, le corps est conservé chez lui, embaumé, et traité comme si la personne était encore vivante.

 Ces fêtes de famille sont une tradition au cours de laquelle les visiteurs étrangers sont les bienvenus sans invitation particulière. Mais cela n'a rien d'un folklore touristique, c'est une tradition extrêmement respectée.

Nous avons choisi une cérémonie annoncée dans le village de Palawa à une vingtaine de kilomètres de Rantépao. La coutume veut qu’un présent soit remis à la famille. Avant de partir nous achetons donc 1 kg de sucre et 4 paquets de cigarettes en guise de cadeaux. Nous prenons un bémo (minibus) jusqu’à la station de Bolu puis trouvons un véhicule pour Palawa. Le village est constitué de plusieurs hameaux de maisons traditionnelles ; chaque hameau correspond à une famille ou un clan. A notre arrivée, de nombreuses personnes s’agitent pour préparer la fête. On nous invite à nous rapprocher d’un homme habillé de blanc, micro en main. C’est le chef du village qui annonce les arrivants, énumère les cadeaux apportés. Il nous présente à la famille de la défunte (une mamie de 90 ans a priori car personne n’est vraiment certain de son âge, morte il y a 2 ans) et les petits-fils nous remercient pour les présents. Le papi veuf quant à lui, voudrait bien récupérer les cigarettes mais il semble que cela lui soit interdit et il n’est pas très content de ne pas y avoir droit. On nous montre le cercueil immense puis on nous dirige vers une sorte de plateforme en bois, construite pour l’occasion et numérotée car il y en a beaucoup et les invités y sont répartis en fonction de leur proximité avec la famille. En tant qu'étrangers, nous avons une place de choix. Sur cette plateforme, on s’assoie déchaussé, on nous offre un café. On observe les préparatifs de la fête, c’est le 2ème jour, (le 1er était réservé aux combats de coqs et buffles), consacré aux élaborations de plats pour nourrir tous les invités durant 5 jours.

Devant nous des dizaines de cochons sont attachés vivants sur des branches de bananiers puis tués, dépecés. Les morceaux de porc, avec la peau, sont mis dans l’eau bouillante avec herbes et légumes dans d’immenses contenants qui sont sur des feux sur le sol. Le tout mijote puis est transvasé dans des plats qui seront distribués sur les plateformes où nous sommes assis. Avant le repas, tout le monde se recueille, une prière est faite au micro en l’honneur de la défunte. Les enfants jouent avec nous et nous apprennent à compter en indonésien. Puis vient l’heure du repas, des enveloppes en papier kraft servent d’assiettes et au milieu de chaque plateforme sont déposés un plat de cochon et une bassine en plastique remplie de riz. Les locaux avec qui nous partageons la plateforme se jettent sur le plat de viande an de prendre le peu de maigre qu’il y a, car les morceaux sont pour la plupart uniquement du gras du cochon cuit dans l’eau. On se rattrape sur le riz ce qui fait rire nos voisins les petits vieux. On goûte aussi l'alcool de palme, appelé tuak. Ce n'est pas très fort mais il faut rester prudent.

Après le repas, c'est le moment du portage du cercueil sur un palanquin jusqu'à l'étage d’une habitation, ce qui amuse petits et grands car les jeunes font un simulacre de lutte en riant et en poussant des cris. Certains poussent et d'autres retiennent le cercueil puis finalement il est déposé sur son drapé de décorations traditionnelles.

Après cela deux buffles sont amenés devant les participants pour être poignardés, vider de leur sang et leurs tripes. Ce n’est pas vraiment un spectacle agréable, les bêtes hurlent et se débattent. Les bons morceaux sont mis de côté et offerts aux personnes importantes dans la communauté et aux anciens. Le buffle est un animal très prisé dans la culture indonésienne, également symbole de richesse. On peut connaitre le statut social d’une famille au nombre de buffles tués (plus de 24 bêtes, la famille est très riche). La famille qui nous reçoit est de la classe moyenne (de 12 à 23 buffles seront tués durant la semaine de cérémonie).

 Nous continuons à jouer avec les enfants puis un peu secoués par la vision des bêtes entièrement dépecées, nous prenons congés après avoir salué le chef du village et les vieux avec qui nous partagions la plateforme et le repas.

Touchés par cette découverte culturelle, nous quittons le village et commençons à repartir à pied pour Rantépao espérant trouver un véhicule car il fait très chaud. Beaucoup de motos nous dépassent. Finalement c’est un camion de chantier à la benne vide que nous stoppons et qui accepte de nous conduire. Nous filons donc au travers de merveilleux paysages de rizières et de villages traditionnels.

Texte et photo : Carole Guyon (26)

 

vendredi, 03 mai 2019 18:25

Le nouveau numéro de Globe-Trotters de mai/juin est arrivé !

Le nouveau numéro 185 mai/juin de Globe-Trotters Magazine vient de paraître.

#Festival #Partir #Autrement - #Voyager, un projet de Vie

À l’heure du “tout connecté” et de l’échange démocratisé du savoir via Internet, est-il encore sensé de voyager autrement, de tracer son chemin sur des chemins non tracés, de s’engager dans un monde désengagé, de vivre une expérience extraordinaire tout en étant un voyageur ordinaire ? L’envie est-elle encore vivace ?

À chaque époque, ce même questionnement. On pensait dans les années quatre-vingts que la télévision éteindrait les dernières velléités de franchir le mur d’images, puisque tout était dit en 52 minutes. Idem avec l’arrivée d’Internet et de ses encyclopédies interactives ou les réseaux sociaux, qui répondent instantanément aux moindres doutes, au risque d’abattre jusqu’au dernier les arbres qui masquent la forêt vierge de l’aventure.
Pourtant, d’où qu’elles viennent, les sources du savoir nourrissent l’appétit de connaissance théorique et la soif de connaissance par l’action.

Ce théorème hier entretenu par les récits d’écrivains voyageurs, aujourd’hui complété du partage en ligne d’expériences, trouve sa meilleure restitution dans les témoignages, et le Festival Partir Autrement en constitue un vaillant recueil. Preuve en est, l’édition 2019 et son programme d’aventures qui traversent les époques et la géographie : de Lyon à Pékin par voie terrestre, les confins de la Sibérie à vélo, à la rencontre de visages et de destins oubliés sur les routes quasi vierges de l’Alaska…

Tel un avant-goût de cette démonstration, Globe-trotters présente, via ce numéro consacré au Festival, autant d’expériences qui démontrent que le champ du possible est loin d’être épuisé.

Tout du moins en ce qui concerne le voyage et le monde qui nous entoure. L’envie de voyager au-delà des conventions bat toujours au même rythme…

Bonne lecture, bon festival. Et, surtout, bonne route après !

jeudi, 18 avril 2019 11:16

Paris Travelers Festival, samedi 27 avril, le rendez-vous aventure d'ABM !

Place au printemps ! Avec lui, bourgeonnent les désirs d’aventure, et jaillit de nos rêves enterrés la sève qui bouillonne à l'idée de rencontres en terre inconnue.

C’est ce moment de l’année qu’ ABM choisit pour redonner vie à notre nature voyageuse, grâce un rendez-vous désormais bien installé : le Paris Travelers Festival, 4e édition.

Sur une même journée, une quinzaine de globe-trotters, partis tenter l’aventure sur (presque) tous les continents, se succéderont sur scène pour vous conter chacun son vécu, une histoire écrite à l’encre de ses pas ou de ses sillons, imprimée sur la blancheur immaculée d’un massif méconnu de l’Oural, les routes du discret Mustang ou des ethnies du Nord-Vietnam, une diagonale oubliée de France, les sentiers rougis par le soleil d’Afrique, les zones frontières d'Amérique du Sud au goût d'interdit, et bien d'autres expériences autour du monde.

Même s’il partage son ADN des voyages avec les autres festivals d’ABM, le Paris Travelers Festival ne se présente pas comme l’énième événement du genre. Situé dans un théâtre à taille humaine, il s'affirme par son credo : l’échange privilégié que permet la proximité entre conteurs et public, l’échange comme source d’inspiration pour susciter les vocations aventureuses et ressusciter nos appétits d’ailleurs.

C'est à cette célébration du printemps de l'aventure que nous vous donnons rendez-vous le samedi 27 avril prochain.

Lors de cet événement, nous aborderons le Mustang, séjournerons chez les minorités du Vietnam du Nord, traverserons l'Asie en van, cheminerons sur les Routes du Monde, dans les terres lointaines ou encore sur une balade de sept mois en Afrique, en moto en Amérique du Sud ... en quête de Grande Liberté et de détachement total.Vélo, moto, camping-car, voilier, qu'importe la monture pourvu qu'on ait l'ivresse !

pdfTéléchargez le programme.

lundi, 08 avril 2019 15:17

Comment éviter les punaises de lit quand on voyage ?

Dans les établissements qui accueillent les voyageurs ou encore dans d’autres endroits, nous ne faisons pas souvent attention où est ce que nous dormons. Pour certaines personnes, s’il a un lit alors c’est amplement suffisant. Or, l’hygiène n’est pas toujours au rendez-vous. Un matin alors que vous vous levez un bon matin, les séances de grattages commencent. Vous souffrez de démangeaisons qui ne vous facilitent pas la vie. Les causes peuvent être des punaises de lit. De petits vampires qu’il faut surtout éviter lorsque l’on part en voyage. Alors comment faire ?

Les punaises de lit ?

Ce sont de petites bêtes qui se nichent dans nos lits selon des conditions déterminées. Elles se nourrissent exclusivement de sang. Cela peut être du sang humain comme du sang animal tant que c’est chaud. Elles piquent d’abord et puis sucent. La zone concernée peut devenir rouge et la victime peut souffrir de démangeaisons et de dermatites. Ces insectes sont nocturnes et dans de bonnes conditions elles peuvent rester en vie sans se nourrir pendant deux ans. Si elles naissent dans les vieux bâtiments et les lieux insalubres, elles trouvent aussi refuge dans n’importe quel lieu où les conditions de vie sont favorables à leur prolifération. Et c’est le cas surtout des lits dont les draps ne sont pas assez souvent renouvelés.

Ce qu’il faut faire avant de les éradiquer

Les punaises de lit pullulent rapidement avant qu’on ne s’en rende compte. Il faut alors passer par la vitesse supérieure. Mais avant de faire appel à punaise de lit Paris, il est essentiel de les détecter. L’essentiel est tout d’abord de connaitre où se trouve le nid de punaises. Il est souvent situé dans un lieu où l’homme passe beaucoup de son temps. Et les principaux lieux sont le lit, les meubles proches du lit, le cordon de matelas et les conduites d’aération. On remarque la présence des punaises à travers des piqures, des tâches de sang sur les draps et des déjections de ces petites bêtes un peu partout. Ces émissions arrivent à former des points noirs que l’on remarquera éventuellement sur les draps. Après avoir repérer ces indices, vous pourrez ensuite passer à l’attaque sans attendre.

Les éviter et les tuer de quelle manière ?

Si on veut absolument éviter ce genre de problème, la solution la plus efficace demeure la propreté. Lors de voyage, choisissez des établissements propres. Vérifiez à ce que les draps soient changés avant que vous y installer. Pour les éviter également utilisez une housse anti punaise de lit.

Cette nouvelle innovation qui n’a pas d’impact sur la santé va aider à ce que les punaises ne viennent pas se roder autour de votre corps une fois la nuit tombée. Parfois pour des raisons spécifiques, des punaises existent déjà dans les lieux. Si elles sont en quantité moindre, ce n’est pas une raison de dormir sur ses lauriers car le nid peut produire une quantité importante de ces bêtes en quelques jours seulement. Dans ce cas, il faut utiliser des produits dits drogues fortes pour elles comme le poivre, l’huile de vitriol, la fumée de tabac ou encore du cuivre brulé. Veillez également à ce que les nattes ne soient pas trop vieilles.

Car plus elles le seront, plus les punaises les aimeront. Et ces dernières ne se gêneront pas de faire une petite colonie dans votre literie. Vous serez alors un vrai buffet à volonté pour ces petites bêtes qui sont de vrais vampires une fois la nuit tombée. Mais le conseil le plus efficace demeure le respect de la propreté en tout temps si vous voulez vraiment les éviter.

vendredi, 05 avril 2019 16:25

Lectures Voyageuses à ABM Lyon.

 animé par Bernadette Couillandeau.

Huit livres de voyage présentés à une vingtaine d'adhérents, venus parfois de loin.

Belle convivialité en deux temps : les découvertes littéraires puis un agréable repas partagé.

Des livres combien différents : 

- Geneviève Francon avec "L'aventure pour quoi faire ?"de Patrick Franceschi qui présente les réflexions de onze voyageurs émérites. En vrac :

Le véritable but d'un voyage n'est pas toujours perçu. Partir mais changer son regard. L'aventure, anti dote à l'ennui (pascalien) ?

L'aventure comme une respiration de la vie. L'aventure, une prise de risque avec volonté de se sentir responsable. Le dépouillement de l'inutile pour se perdre, s'évader. Il restera toujours l'esprit d'aventure, meilleure arme contre le matérialisme.

- Marie Pierre  Baqué  avec "Désorientale" de Negar Djavadi. Iranienne, née en 1969 elle a dû fuir son pays à l'âge de 11 ans du fait des persécutions de ses parents. Elle raconte cette fuite irréelle à cheval par le Kurdistan en plein hiver. "Si tu as quelque chose à dire, écris-le". Ce qu'elle réalise dans l'écriture de scénario, de livres.  Elle porte un double regard sur l'Iran : la vie là-bas au début du siècle, dans les années 1970 et maintenant ; la vie en France et le choc culturel qu'elle ressent. Elle relève la force de l'humour et de la solidarité iraniennes qui fusent en tous lieux alors qu'ici les rapports sont plus distants. Si elle se souvient de la lumière de Téheran, elle a en mémoire aussi la répression continue du régime contre tout "opposant".

-  Marie-Cécile Lépine  avec Jean Yves Loude : « un cargo pour les Açores ». Loude est lyonnais, il a fait don de ses collections au Musée des Confluences (exposition en cours). Il part de Lisbonne vers les neuf îles de ce monde à part : les Açores, chahutées par les intempéries, phare pour les navigateurs, dépendantes de la mer, pétries d'histoires de marins. Un monde à découvrir.

- Anny Talagrand   avec " Corbeau vole la lumière", de Bill Reid et Robert Bringhurst ; nous partons en Colombie Britannique découvrir une légende vitale pour les peuples autochtones, celle du Corbeau. Les arts traditionnels comme la vie quotidienne relient étroitement le monde naturel et le monde sur-naturel, pas de barrière. D'ailleurs pourquoi y en aurait il ?

-  Arlette Trautmann  avec "Parle-leur de batailles de rois, d'éléphants" de Mathias Enard. Ou comment la fugue de Michel Ange durant trois mois en 1506 à Constantinople aura eu, malgré son aversion pour les "Mahométans" de multiples conséquences. Certes il n'aura pas construit de pont sur le Bosphore mais il va découvrir un monde architectural insolite pour lui. Les influences vont fleurir dans les Dômes romains, dans les fresques des chapelles... les voyages forment-ils la jeunesse depuis bien longtemps ?

- Bernadette Couillandeau avec "Confidences cubaines" de Claude Marthaler. Le cycliste suisse a fait étape à Cuba. Il découvre le poids de la propagande dès l'aéroport : le Che est partout, comment la mort d'un homme, le 9 octobre 1967, a pu donner naissance à un mythe encore bien vivant. Il relève l'humour des Cubains, leur débrouillardise face à la pénurie, l'économie réelle est celle du marché noir. Il est touché par beaucoup de gestes des plus pauvres et constate que le tourisme accentue les inégalités. A méditer.

-  MijoSanlias avec "le journal d'un sahib au Népal" de  Henri Sigayret . L'explorateur, s'est installé en 1995 avec sa jeune femme népalaise dans un village reculé du Népal. Un extrait : il ne pensait pas avoir d'enfant et voici que la naissance survient. Il va tenter de restaurer une hygiène occidentale dans la maison noire de suie car l'hôpital est inaccessible. Récit humoristique de cet accouchement et du choc des cultures... la maman et le bébé (qui a maintenant 24 ans) se portent bien. 

- Elisabeth Roch avec "Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson. Donné pour mort en aout 2014 à 42 ans, ce grand voyageur, se relève, quitte l'hôpital et entreprend de traverser la France à pied et à la belle étoile de Nice au Cotentin, tout droit, par les "chemins noirs". Il donne la preuve des grands espaces, des lieux désertés, des coins tranquilles sur cet axe en particulier et rend un vibrant hommage au bivouac après lesquels les nuits dans les palaces semblent bien fades.

vendredi, 05 avril 2019 13:41

Voyager au Rajasthan

Le Rajasthan est une région caractéristique de cette Inde mythique, celle des maharadjahs et des forteresses, celle spirituelle et laborieuse, celle des castes, des écarts entre le progrès des grandes villes et la pauvreté absolue.

Les incontournables pour moi au Rajasthan sont Jaisalmer, Jodhpur et bien sûr Agra.

Arrivée à Delhi. Une ville surprenante ! 

De l’aéroport, il est simple de rejoindre le centre de New Delhi en métro. Les jetons sont en vente à la station.
La qualité de l’air laisse à désirer mais quel plongeon immédiat, dès la sortie du métro, dans l’Inde des contrastes, des couleurs, des odeurs, de la vie !
Les embouteillages et le niveau sonore des klaxons sont indescriptibles. Tout le monde trouve sa place dans ce tumulte où tout est possible sans que l’on puisse comprendre comment tout cela s’organise.
À visiter : le fort rouge.
Pour se loger : autour de la gare principale pour relier facilement les villes par le train ou dans le quartier de Karol Bagh pour louer une moto pour environ 9 euros par jour chez Tony Bike Center. Cela coûte 100 roupies en tuc tuc pour aller de la gare à Karol Bagh 
1 euro = 80 roupies (en février 2019)

En route vers Jaisalmer, la zone désertique de l’ouest près du Pakistan !

Jaisalmer, la ville dorée, aux portes du désert du Thar, était un important comptoir commercial sur la route de la soie et tira sa fortune en taxant les caravanes. La forteresse et son palais témoignent de cette opulente période de l’histoire. 
On imagine aisément les caravanes de chameaux arriver à Jaisalmer près avoir traversé les étendues désertiques.
Le commerce des dattes, de l’opium, des pierres précieuses, des tapis, du cuir et du sel ont fait la richesse des commerçants qui ont fait construire de magnifiques maisons, les « Havelîs ».
Actuellement, dans chaque contrée du Rajasthan, vit toujours un Maharaja qui n’a pas de rôle politique proprement dit mais suffisamment d’influence sur son territoire pour résoudre les questions locales des habitants.
Les petites boutiques de tissus brodés aux couleurs chatoyantes, les étals de légumes de toutes sortes forment un camaïeu devant lesquelles s’attardent quelques femmes aux saris rouges et dorés.
Il fait bon se promener tôt le matin ou à la tombée de la nuit dans le fort lorsque les touristes sont moins nombreux. Les temples jaïns peuvent se visiter tout en restant discret pour ne pas troubler les cérémonies.
À visiter : Le fort plutôt le matin.

> Pour se loger à Jaisalmer, prendre un Hôtel dans le fort pour bénéficier d’une vue imprenable sur la ville. 
Une bonne adresse avec des chambres magnifiquement décorées et où l’on mange bien aussi : le Surya paying guest house. 
Attention : 2 hotels portent presque le même nom l’un à côté de l’autre mais le 2ème n’a pas l’air aussi bien. Si besoin, ils peuvent venir vous chercher à la gare.
Bien sûr, on vous proposera des circuits dans le désert. Il est possible de dormir une nuit dans le désert et profiter du coucher de soleil lors d’une balade en chameau. 
Pour autant, il ne faut pas s’attendre à voir la beauté des dunes du Sahara.

Autour de Jaisalmer, il s’agit davantage d’un désert de cailloux, semés de broussailles, avec quelques dunes ici et là.
Pour stabiliser les zones désertiques ont été semées des graines de petits arbres et arbustes épineux originaires d’Afrique. 
La route vers Jodhpur traverse de grandes étendues de terre aride. Des centaines d’éoliennes se dressent dans ce paysage poussiéreux. Au milieu des petits arbustes retentissent parfois quelques cloches de chèvres ou de moutons, dont les troupeaux sont gardés par des hommes ou des femmes solitaires. Les chèvres hautes sur pattes arrivent à se tenir debout pour grignoter quelques feuilles d’arbustes aux épines redoutables.
Bien sûr vous croiserez aussi de nombreuses vaches qui ressemblent à des zébus, des buffles, des dromadaires qui transportent du bois et toutes sortes de marchandises.
Parfois des daims et des élans couperont votre route.
L’approvisionnement en eau est problématique au Rajasthan. Il faut descendre à plus de 150 m sous le sol pour trouver l’eau dans des nappes phréatiques et parfois elle est salée. 

Jodhpur : la ville bleue !

Jodhpur est un méli­mélo de cubes bleus, un labyrinthe de rues médiévales sinueuses, dans lesquelles on déambule au milieu des odeurs d’encens... et d’égouts aussi 
Au dessus des toits se dresse une magnifique forteresse érigée à la verticale d’un piton rocheux.
Entouré de remparts mesurant entre 6 et 36 m de hauteur, le fort fut direc­tement taillé dans la roche. C’est une incroyable architecture à visiter absolument !
Vous serez sans doute étonnés de voir autant d’animaux dans la rue. Chaque jour, les habitants des villes nourrissent les pigeons, les chiens et les vaches pour apporter du bonheur dans leur journée.
Dans le vieux Jodhpur, vous croiserez peut-être aussi des singes qui peuvent être agressifs.

Il peut faire jusqu’à 55 degrés l’été.
Pour se loger : Durag Niwas Guest House ! Pas très loin de la gare. http://www.durag-niwas.com/
Attention sur Booking, l’hôtel d’à côté profite d’un flou artistique au niveau du nom pour attirer des clients mais il n’y a pas de comparaison possible entre l’accueil et l’intérêt des ces 2 hôtels.
Durag Niwas est une jolie guest house qui est également le siège d’une association, Sambhali, qui œuvre pour l’alphabétisation de 450 femmes de la caste des intouchables et pour leurs enfants. Ils font un travail formidable à travers 7 centres d’accueil. http://www.sambhali-trust.org/
Vous pourrez loger et rencontrer les bénévoles féminines qui viennent nombreuses de tous les pays donner des cours d’Anglais et de Mathématiques à ces femmes et les aident à regagner de la confiance en elle.
Dans cet hôtel, demander Bounty, un adorable guide qui pourra vous emmener visiter différents lieux dont les villages des Bishnoïs. Cette communauté a une conscience écologique très développée. Elle construit d’abord l’espace pour les animaux avant même de construire leur maison. 
Les femmes sont facilement reconnaissables à leur bijou dans le nez et de lourds anneaux en argent à chacun de leurs pieds. 
Les Bishnoïs prônent la non violence et défendent tout ce qui est vivant, y compris les arbres. Ils se sont fait connaître lors d’un triste massacre perpétué en 1730 où 363 "martyrs" Bishnoïs ont été décapités alors qu’ils s’étaient attachés aux arbres pour empêcher le Maharadjah de Jodhpur de raser une forêt. Aujourd’hui le combat des Bishnoïs est devenu une question de survie pour l’Inde, un pays où l’environnement est fortement dégradé.
Entre villes et campagnes, les conditions de vie sont extrêmement contrastées. Elles le sont également en fonction de la caste à laquelle on appartient. Les castes existent toujours même 
si la notion d’intouchabilité est normalement abolie depuis 1950. Le mot « intouchable » est effectivement remplacé par le terme « dalit » qui signifie « opprimé ».
Plus les conditions de vie et de travail sont difficiles, plus des addictions à l’alcool et à l’opium apparaissent dans les foyers, entraînant leur lot de violences et de désespoir.

Agra et le Taj Mahal !
Nul ne peut rester indifférent devant la merveille architecturale qu’est ce monument de marbre blanc qui porte en son sein l’histoire d’un amour infini.
On ne peut que s’émerveiller devant cette splendeur et profiter de la sérénité des jardins.
Certes, les touristes sont nombreux mais en s’y rendant tôt le matin, vous pourrez ressentir la douce atmosphère qui se dégage de ce lieu.
Réservez un hôtel proche du Taj Mahal avec une terrasse permettant de découvrir le monument à la première heure lorsqu’il sort de l’obscurité ou de la brume : Hotel Taj Plaza sur Booking.

Si vous avez le temps :
Passez par Alwar, une ville située entre Jaipur et Delhi.
Sur la route, les palmiers ont remplacé les petits arbustes desséchés ou les arbres taillés jusqu’à la dernière limite pour recueillir branchages pour se chauffer et feuillages pour nourrir les animaux.
Les singes n’hésitent pas à s’asseoir sur le bord de la route pour regarder les voitures et les motos passer à côté des chameaux, des chiens errants, des vaches et des buffles.
Les perroquet verts et jaunes volent à tire d’aile d’arbres en arbres.
Les paons sauvages courent dans la nature mais aussi près des habitations.
Le parc d’Alwar organise des safaris où on peut éventuellement voir quelques tigres. Un autre aspect du Rajasthan.

L’Inde est un pays accueillant où les sourires enchantés des enfants et des femmes et la bonne humeur des hommes vous accompagneront sur la route.
Vous serez sans aucun doute touchés par la sincérité des gens, leur chaleur humaine et leur volonté de vous aider à tout moment.

Pensez à prendre des boules Quies pour la nuit car le niveau sonore est élevé :) Il y aura toujours quelque chose qui animera vos nuits : des hurlements de chiens, la sirène des trains, la circulation, les fêtes ... c’est la vie en Inde !

Bon voyage !

> Nathalie Nowik (37)

mercredi, 03 avril 2019 10:37

Visiter Argelès-sur-Mer pendant vos vacances

La mer est un haut lieu de détente pour de nombreux vacanciers. Et rien que l’idée d’un bon bain de soleil est déjà suffisante pour que l’on passe une journée entière à la plage. En France, surtout durant les périodes estivales, les régions du Sud sont prises d’assaut en raison des paysages qu’elles offrent et de la température qui y fait.

D’ailleurs dans ces régions, toute l’année est propice pour des vacances. Et cette fois-ci, avec Maeva.com , on vous invite gentiment à visiter Argelès-sur-Mer, une perle de la région d’Occitanie qu’il ne faut pas rater durant vos prochaines vacances.

Faire le tour des marchés locaux

Toutes les régions françaises ne se ressemblent pas. Et c’est valable même pour l’Occitanie où est localisée la commune d’Argelès-sur-Mer. Cette dernière étant riche à sa manière, c’est à travers les marchés qu’on découvre ses beaux trésors. Nous savons aussi d’ailleurs que visiter un lieu va de pair avec quelques achats sur les marchés pour trouver les souvenirs idéals.

De juin à Septembre, on vous conseille de passer par le marché de la plage tous les lundis, mercredis et vendredis. Une fois la nuit tombée, l’ambiance est aux surprises et on découvre la bonne chaleur des Argelésiens. Toujours durant la même période, vous pourrez aussi profiter du marché au Centre Plage. La spécificité de ce dernier c’est qu’il n’est ouvert que le soir à partir de 17 h jusqu’à minuit. De quoi se permettre une belle promenade nocturne tout en faisant des emplettes. Et pour ce qui est de dénicher des objets originaux, rien de mieux que le marché au village tous les mercredis et samedis.

Profiter des lieux touristiques

Si la plage demeure un lieu incontournable de la commune, il ne faut pas également oublier les autres sites. Et pour un tremplin de découvertes, on vous propose des hauts lieux culturels et naturels à couper le souffle. Comme dans de nombreuses communes françaises, Argelès-sur-Mer possède ses propres patrimoines religieux.

Mélangeant les époques et les goûts, les structures imposantes sont les témoins d’une croyance fortement ancrée dans le pays. Les Dolmens les plus célèbres sont ceux des Collets de Cotlliure et de Cova de l’Alarb. Vous pourrez également visiter de nombreuses églises ainsi que des patrimoines civils tels que le Château de Valmy ou encore celui de Pujols. A côté, la verdure est aussi une option à ne pas rater. En effet, la nature apporte une bouffée d’air frais qui nous détend rapidement.

De ce fait, profitez d’une escapade dans la réserve naturelle nationale du Mas Larrieu ou encore celle de la forêt de Massane. A Massane, n’oubliez pas de passer par la Cova de la Tortuga. C’est un petit abri granitique qui nous réserve un beau spectacle car c’est la route des tortues en Catalogne. Attention cependant à ne pas perturber les tortues quand elles passent par cette grotte.

Profitez de la belle plage de la commune

L’avantage des communes et villes se situant dans le sud c’est que la mer est très bonne. En été, au summum des saisons chaudes, la mer est à une température vraiment appréciable. De plus elle est assez calme ce qui vous laisse l’occasion de faire de petites baignades. De plus une fois le temps estival venu, la plage est animée que ce soit de jour ou de nuit. Une opportunité de profiter des saveurs des mets locaux. La nuit il fait frais durant les périodes caniculaires donc on peut bien s’octroyer des visites nocturnes dans les endroits branchés ou lieux connus.

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