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Voyageurs au long cours (149)

Cette rubrique est ouverte aux Abémistes qui préparent un voyage “au long cours” et souhaitent nous présenter leur projet, mais également à ceux qui en reviennent et veulent nous faire partager leur histoire. Envoyez nous de vos nouvelles à !

jeudi, 28 novembre 2019 11:48

Road trip en Azerbaïjan

Sur la route de la Mongolie, nous arrivons à la frontière avec l’Azerbaïdjan. Coté Géorgie, vérification rapide du véhicule, tampon et nous voilà en zone neutre. Quelques dizaines de mètres plus loin une porte barre la route. Au bout de 10 minutes un homme arrive me donne un petit bout de papier sur lequel il a inscrit quelques mots, ouvre la porte et me fait signe de passer. J’arrive à un nouveau contrôle. Je présente nos e-visas. Ce sont des feuilles que j’ai imprimées à la suite de ma demande sur internet. En tout le passage aura duré 45 minutes.

La route est toute neuve et excellente pendant quelques kilomètres, ensuite elle est en construction.

Il vaut mieux rentrer dans le pays réservoir vide car ici le gasoil est vraiment bon marché : 0,30 € le litre. C’est bon pour mon Land rover équipé d’une cellule camping-car qui consomme 12.5 l/100

On arrive à Sheki , visite de la forteresse à l’intérieur de laquelle se trouve le palais du Khan Hussein Aleyhan. Le palais est magnifique. Les photos de l’intérieur sont interdites. En face, il y a un terrain sur lequel un groupe de cavaliers font une partie de polo. Des musiciens jouent de leurs instruments pour les encourager. Nous discutons un moment avec des chauffeurs de poids lourds iraniens qui comme nous apprécient le spectacle.

Shéki

Arrêt à l’église albanaise du village de Kish. On l’appelle albanaise car elle date de l’époque où la région s’appelait l’Albanie mais cela n’a rien à voir avec l’Albanie actuelle.

Les abords de la route sont très propres sans sacs plastiques comme on a pu en voir en Géorgie et en Arménie.

La route s’enfonce soudain dans une gorge puis surplombe le torrent à mi flanc de falaise pour rejoindre le village d’artisans de Lahic où nous passerons la nuit.

A Samaxi, nous visitons la mosquée. L’Azerbaïdjan est un pays laïc mais c’est son président qui en 2010 a décidé de faire de cette mosquée, la plus grande du Caucase.

Encore 20 kilomètres et le mausolée de Deri Baba du XVe s’érige devant nous. Il pleut et la température ne dépasse pas 10°C. 

Le vent souffle très fort. C’est habituel à Bakou dont le nom est souvent interprété comme dérivant de l’expression « Bad Kube » qui signifie « vent violent ». Nous entrons dans Bakou. La circulation est fluide mais périlleuse car les voitures roulent vite et je n’ai pas compris leurs règles de priorité.

L’office du tourisme m’indique où s’enregistrer à l’immigration (c’est obligatoire si l’on reste en Azerbaïdjan plus d’une semaine). Je leur demande où se trouve le bureau d’achat des billets pour le ferry qui va à Altau au Kazakhstan. Je m’informe aussi sur les parkings pour stationner la nuit. C’est souvent un problème dans les grandes villes qui ont plus souvent des parkings souterrains et des stationnements interdits que des places pour camping-car.

Nous faisons l’après-midi le tour de la vielle ville. Trois heures de visite et nous nous arrêtons dans un ancien caravansérail transformé en restaurant. Nous y passerons la soirée et assisterons à une représentation de danses et musiques du pays.

Le funiculaire nous permet d’accéder à la vue sur la ville, au pied des tours en forme de flamme, et à l’allée des martyrs où sont enterrés les personnes tuées à Bakou en 1990 par les troupes soviétiques et lors de la guerre pour le haut Karabakh.

La visite du musée de l’histoire d’Azerbaïdjan situé dans une très belle demeure nous aidera a accroître notre connaissance du pays.

Avant de quitter Bakou, nous devons déposer nos demandes de visas pour la suite du voyage à l’ambassade de Russie. Puis nous prenons la direction du littoral nord jusqu’à Quba. L’autoroute longe la mer. Il y a par endroits des derricks qui nous rappellent que l’Azerbaïdjan est producteur de pétrole. Au début du XXe siècle, ce pays fournissait la moitié de la production mondiale.

Après Quba, il reste 53 km pour rejoindre un petit village d’altitude. Au départ la route traverse une forêt de moyenne montagne puis elle s’enfonce progressivement dans une gorge étroite. Il y a quelques passages difficiles. Il faut contourner les pierres tombées de la montagne et éviter certains bords en partie effondrés dans le précipice. Le vide et la vue sur le torrent en contre bas me donnent des frissons dans le dos. Je suis au volant, je ne peux pas fermer les yeux. Quand la pente dépasse les 15% et que les virages sont trop serrés pour être pris en une fois, je me demande ce que je suis venu faire là. Soudain la route est plus large, j’ai envie de faire demi-tour. Je m’arrête, reprends mon souffle et abandonne l’idée de ne pas aller jusqu’au bout. Encore quelques frissons et nous voilà arrivés au village à plus de 2000 mètres d’altitude.

A peine arrivés nous sommes happés par un villageois qui va nous montrer son musée, une pièce dans laquelle il a regroupé quelques objets du quotidien. Puis un autre homme nous indique la maison d’en face comme hôtel restaurant. Au premier abord cette activité ne saute pas aux yeux. Je lui dis OK pour dîner mais pas pour dormir car nous avons notre véhicule. L’homme m’invite à me garer devant son épicerie pour la nuit. Sur la face arrière de cette maison nous dînerons dans une petite pièce avec vue sur la montagne.

Dans notre guide il est indiqué un temple du feu dans ce village. Renseignement pris, il faut une autorisation spéciale pour y aller car nous sommes tout près de la frontière du Daghestan et l’endroit est occupé par l’armée. Nous n’y irons pas.

Sur la route en direction des ruines du château de Chirag, Annie me demande ce que c’est que tous ces poteaux que l’on voit au loin. Des centaines de derricks les uns à côtés des autres. Nous traversons un champ pétrolier.

Retour sur Bakou pour rejoindre le littoral sud. Nous longeons le bord de mer. Ce n’est qu’une zone industrielle et pétrolière qui n’incite pas à la baignade.

Bakou 1

Arrivé à Gobustan un panneau indique les sites de pétroglyphes. Je vais jusqu’au parking devant un bâtiment moderne. Je suis invité à entrer par le responsable du site qui parle très bien anglais. Je lui demande l’autorisation de dormir là pour la nuit. Pas de problème vous êtes les bienvenues me dit-il. Nous visitons le musée qui raconte l’histoire des peintures et gravures d’ici et du reste du monde. Il y a même une photo de Lascaux.

En sortant du musée le responsable nous invite à se joindre à eux pour dîner. Je ne sais quoi apporter de mon côté. Quand je vois qu’il a une bouteille de vin, je comprends que l’alcool est bienvenu et je propose le whisky. Nous avions fait nos provisions avant de partir.

Ils sont cinq, trois filles de 25 ans, lui et un autre homme très discret sans doute dû à sa méconnaissance de l’anglais. Ils sont très heureux de nous recevoir et ont une multitude de questions à nous poser sur là où nous habitons, notre famille, notre voyage et notre véhicule. Parmi les trois filles l’une apprécie particulièrement notre whisky. Bien qu’à 95% musulmane la population ne semble pas pratiquer un islam très rigoureux. Les filles de ce soir ont les cheveux longs bien visibles. Elles sont habillées à l’européenne et ne cherchent pas à cacher leur forme. Je n’ai pas encore entendu le muezin une seule fois.

A 20 h notre hôte nous donne congé, ferme le musée et nous indique les toilettes extérieures, où trouver de l’eau et où se raccorder à l’électricité. C’est incroyable d’être aussi bien reçu.

Le lendemain matin nous prenons un taxi pour aller voir les volcans de boue. Nous voilà parti à fond sur une piste déformée dans une berline Lada, pas le 4X4, non, la Lada qui ressemble aux Fiats d’il y a 40 ans.  Le pare-brise est pété, le compteur ne marche plus mais la voiture avale les creux et les bosses plutôt bien. Arrivé, je cherche la poignée pour ouvrir la porte mais il y a longtemps qu’elle n’existe plus. Le chauffeur m’ouvre et je me dirige vers l’un des nombreux cônes qui constituent le paysage. Au sommet de chaque cône il y a une cuvette de boue qui fait des bulles et déborde par à-coup. C’est surprenant.

De retour sur le site des pétroglyphes le responsable nous guide. Le nombre de gravures est impressionnant. Certaines sont très anciennes d’autres comme celle de chameaux datent de l’époque de la route de la Soie quand les caravanes étaient constituées de cet animal.

La réserve de Shirvan. est en zone protégée. On peut y voir beaucoup d’oiseaux mais aussi des antilopes. Je demande l’autorisation d’y dormir qui m’est accordée sous réserve de s’installer à côté du poste de garde.

Il pleut toute la nuit. Le matin, la terre colle à nos chaussures tandis que nous nous dirigeons vers l’observatoire au bord du lac des flamants. Nous verrons beaucoup d’oiseaux, des tortues qui pointent leur nez au-dessus de l’eau mais aucun flamant.

Nous arrivons à Lerik à la tombée de la nuit. Les 70 derniers kilomètres se faisant à petite vitesse compte tenu des virages et de l’état de la route assez défoncée par endroit. En plus on finit dans le brouillard.

Je me gare, descend de la voiture. Un policier s’approche de moi. Serais-je en stationnement interdit ? Pas du tout, il est venu me dire bonjour et me serrer la main. Je lui demande où il y a un restaurant. Au prix des restaurants on s’est habitué à ne plus faire la cuisine. Il ne comprend pas ce que je lui dis. Je répète « restaurant » plusieurs fois mais rien n’y fait. Un passant curieux s’approche de nous, me comprend et dit au policier « restaurant ». Celui-ci comprend instantanément. J’avais pourtant l’impression d’avoir dit rigoureusement la même chose mais sans doute mon accent n’était pas le bon.  Il m’indique un escalier en face d’où je suis garé et un bâtiment sans aucune enseigne avec de la lumière aux fenêtres. Je ne comprends pas un mot du serveur. Je dis OK à ce qu’il me propose. La surprise n’est pas très grande quand nous voyons arriver les plats : c’est toujours la même chose : salade tomate concombre fromage puis grillade de mouton ou poulet. Pour la boisson pas de problème je sais dire bière en Russe, c’est piva.

De retour aux environs de Bakou, nous visitons le temple du feu, ancien temple zoroastre. Il n’est plus en activité mais transformé en musée. Nous parcourons ensuite la péninsule d’Absheron située plus à l’est, pour voir le mausolée de Mirmöhsm à Shuvalan, la tour de Mardakyan que le gardien ouvre exprès pour nous, la mosquée d’Amirgan et enfin le site de YanarDag où la terre brûle. En fait, ce n’est pas la terre qui brûle mais du gaz méthane qui s’échappe de la terre. Le pétrole et le gaz sont ici si proches de la couche terrestre que le gaz sort naturellement. Enflammé il y a plus de 50 ans, il n’a jamais cessé de brûler.

Pour notre dernier jour à Bakou, nous visiterons le musée des livres miniatures. Ici le livre le plus grand fait moins de 10 cm de haut et le plus petit moins d’un centimètre.

Ensuite, nous allons à l’ambassade de Russie pour récupérer nos visas. Là, surprise notre véhicule n’est plus là où nous l’avions laissé. Il me semblait bien être en stationnement interdit mais il y avait tellement d’autres voitures garées devant et derrière. Un policier est là. Je lui fais signe avec les mains car comme d’habitude il ne parle pas anglais, que mon véhicule était là et qu’il n’y est plus. Avec ses mains il dessine un grand carré. C’est bien mon 4X4 qu’il représente. Je fais oui de la tête et il me fait signe de le suivre. Un pâté de maisons plus loin je vois mon Defender garé au bord du trottoir. Je me demande comment ils l’ont déplacé. Le policier me fait signe d’attendre. Il appelle des collègues qui ne tardent pas à arriver. Je m’attends à une amende mais ils se contenteront de me demander de vérifier qu’ils n’ont pas abîmer notre Land. Apparemment tout est OK. Les policiers s’en vont après m’avoir serré la main. Nous pouvons partir direction le port d’Alat pour la suite de notre voyage.

> Jacques Foucault (85)

vendredi, 18 octobre 2019 15:42

330 jours en Asie .

Nous c’est Franck et Elodie, en couple 30 ans tous les deux. 

Nous avons décidé de prendre une année de congé sabbatique de 11 mois pour faire un tour d’Asie du Sud Est (Inde, Népal, Laos, Vietnam, Cambodge Malaisie, Indonésie, Philippines...).

Particularité de notre de voyage nous voyageons avec un sac de 15l chacun et nous essayons au maximum de privilégier les transports locaux car nous n’avons pas un gros budget.

Nous avons un vlog sur YouTube qui s’appelle « 330 jours en Asie » que nous alimentons 2 fois par semaine (quant il y a du wifi) ou vous pourrez suivre nos aventures et mésaventures. 

N’hésitez pas à vous abonner !

lundi, 09 septembre 2019 10:58

Nouveau projet labellisé ABM

SUP-SPIRIT : Stand Up paddle around the world

 Un tour du monde, avec dans mes bagages une planche de stand up paddle et une pagaie.

Un tour du monde en solo, sur une période de 18 mois.

Véritable aventure humaine basée sur le partage et l’échange, avec pour but de naviguer sur des plans d’eau mythiques (l’Amazone, le lac Titicaca, Bora Bora, la baie d’Ha Long…)

 > Les objectifs du voyage 

 Rencontrer la population des fleuves, des rives, de la mer... 

Recueillir leurs témoignages, découvrir leurs légendes et coutumes liées à l'univers aquatique.

Comprendre les problématiques/les enjeux liés à la préservation d’un milieu et d’un écosystème très fragiles.

Projet à suivre ...

 

Aperçu de l’itinéraire :

Cuba, Panama, Pérou, Brésil, Chili, Iles de Pâques, Polynésie, Nouvelle Zélande, Australie, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Guinée, Philippine, Vietnam, Egypte.

lundi, 03 juin 2019 14:58

L’ Expérience PaBoA - Partager - Bouger - Agir

Découvrir un éventail de pratiques sportives au rythme de rencontres internationales, c’est notre solution plaisir pour voyager intensément!”

Barbara 28 ans, Antoine 27 ans, tous les deux passionnés par les voyages et le sport, nous nous apprêtons à partir pour un voyage de 12 mois environ, à partir de début Septembre.

Ces dernières années, nous avions le sentiment de rester sur notre faim en ne pouvant voyager que sur des périodes relativement courtes. Petit à petit l’idée de partir voyager au long cours en s’accordant minimum un mois par pays visités a alors fait sens.

Pré établir un itinéraire n’a pas été chose simple mais nous avons finalement décidé de centrer principalement notre voyage sur la découverte des Amériques et de l’Afrique de l’Est en faisant étape entre les deux en Nouvelle-Zélande et aux Philippines.

Intimement persuadés que la pratique d’une activité sportive apporte de nombreux intérêts (santé, social, professionnel, .) quelque soit l'âge, le niveau de vie, le milieu social et culturel, nous souhaitons aller à la rencontre d’habitants afin de partager, d’échanger et de tenter de sensibiliser sur les bienfaits de la pratique sportive. Concrètement, nous nous rendrons sur des évènements sportifs locaux et populaires, nous prendrons part à certains d’entres eux et nous participerons à des cours de sport.

Cela nous permettra d’aller plus facilement à la rencontre de locaux et à notre échelle, de prendre part à l’activité locale. Nous souhaitons terminer notre voyage par un volontariat international en Afrique.

https://experiencepaboa.wordpress.com
lundi, 01 avril 2019 12:10

Open Your Wild

Par le biais de la préparation et de la réalisation de voyages sportifs et éco-responsables en contact avec la nature, le projet "Open Your Wild" souhaite sensibiliser, interpeller et responsabiliser autour des thèmes de l’écologie et de la crise environnementale. L’objectif est de véhiculer des outils, des alternatives, des conseils et des solutions en faveur de la transition écologique, tout en suggérant des manières de vivre, de consommer et de se déplacer responsables et durables. 

Au travers de la préparation d'aventures engagées et sportives, le projet invite également à donner son avis, à participer par des suggestions et conseils et à partager ses expériences, pour voir aboutir un projet de voyage éco-responsable solennel, sincère et cohérent.

Le 1er voyage du projet se déroulera au Canada, où je suivrais les eaux du Glacier Athabasca sur 3700 km jusqu'à l'océan Arctique. D'abord à vélo au départ de Jasper, puis en Kayak jusqu'au village de Tuktoyaktuk, cette aventure m'amènera à découvrir la faune et la flore Canadienne, ainsi qu'à questionner ce qui peut la mettre en danger, en faisant la promotion d'un mode de voyage responsable et durable. Il me permettra également de rencontrer des acteurs du changement, comme de la crise et de partager autour du thème central de l'écologie.".
mercredi, 13 février 2019 14:19

A la rencontre des Femmes du monde

La vie de Charlotte, architecte & Perrine, journaliste reporter, résonne de voyages. Ils sont au cœur de leurs pensées, de leurs rêves, de leurs projets. Le point commun à toutes leurs aventures : voyager hors des sentiers battus et aller à la rencontre des habitants du monde pour découvrir leurs quotidiens, leurs cultures et leurs traditions.

La place des femmes dans les pays qu’elles découvrent est devenue peu à peu une réflexion indissociable de leurs voyages et une envie profonde de raconter qui elles sont, ce qu’elles vivent et d’en conserver la trace pour ensuite le partager au plus grand nombre (sous forme de portraits vidéo, photo et articles).

Le projet « Dépasser les bornes » est né. Fin Février 2019 elles prendront la route pour une année, traverserons 14 pays depuis l’Asie du Sud Est, en passant par l’Océanie, le Pacifique, et l’Amérique du Sud.

Elles envisagent ce grand voyage comme un vecteur de partage et d’échanges qui les amènera par la spontanéité de l’instant au contact des habitants. Les « Femmes » seront au cœur de leur voyage, elles iront les rencontrer et en feront leurs portraits.

Ce sera une aventure 100% féminine, imaginée, réalisée et tournée par des femmes au sujet des femmes !

https://www.depasserlesbornes.com/

mardi, 05 février 2019 08:41

Vivre plus fort !

« Ce n’est pas la vie qui passe vite, c’est nous qui sommes lents à la saisir » Zidrou, L’indivision.

 Partir. Le seul mot qui résonnait sans cesse dans ma tête. Qui ne voulait plus en sortir. Partir pour vibrer. Partir pour vivre plus fort. Vivre quelque chose de vrai, avec ma famille, même si ce n’était qu’éphémère. Tout ce qui serait vécu ne pourrait pas nous être pris. Certains m’ont reproché de fuir. Je ne m’en cache pas car fuir ne me paraît pas être un défaut. Je pense même qu’il faut avoir du courage pour fuir quand la vie ne nous donne pas ce qu’on attend d’elle. Aller trouver ailleurs ce qu’on recherche plutôt que de se morfondre dans un monde qui ne nous correspond pas, en se le répétant chaque matin. C’est plutôt une jolie preuve de courage à mon avis.

Et moi, le rythme de vie que notre société nous impose ne me satisfaisait pas. Se lever aux aurores, aller bosser avant que le soleil ne se lève et rentrer quand le soleil est déjà couché. Apercevoir mes enfants entre deux portes, entre deux « on va être en retard ». Tout le monde me répétait que c’est ça la vie. Mais j’avais le sentiment que ça ne pouvait pas être que ça. Ca ne devait pas être que ça. C’était vraiment ce que je voulais transmettre à mon fils? Que la vie ressemblait à une course effrénée contre le temps? Alors j’ai décidé de vivre une parenthèse. 7 jours sur 7 et 24h sur 24 avec ma famille. 4 mois.

Convaincre mon amoureux n’a pas été très long même si mon idée lui a semblé de prime abord assez dingue. Et j’étais d’accord. Mais quand je lui ai montré que c’était possible, que d’autres le faisaient et quel pied ce serait que de s’aventurer sur les routes du monde avec nos enfants, il a rapidement adhéré au projet. Même si je savais qu’il ne participerait pas à l’organisation. Ça n’a jamais été son truc de préparer les voyages. Et il faut dire que ça a toujours été le mien. J’adore ça, gratter, chercher les bonnes affaires, découvrir des pays à travers des mots et des images, juste avant de les découvrir en vrai

Quand vint le tour des enfants, ce fut assez simple. Enfin presque. Car nous sommes une famille recomposée. Il fallait donc déjà convaincre la mère de notre ado. Finalement, ce fut assez rapide et l’expérience que pourrait vivre son fils pendant 4 mois a pris le dessus dans sa décision de le laisser partir. D’ailleurs nous ne nous voyions pas partir sans lui. Ensuite, les enfants à proprement parler. Je me souviens encore du regard béat de notre ado quand nous lui avons annoncé le départ. Il rêvait déjà. Le petit de 4 ans n’a pas tout à fait compris la situation mais répétait à qui voulait l’entendre qu’il allait faire le tour du monde.

« La vie est trop courte pour vivre le rêve de quelqu’un d’autre » Hugh Hefner

Il a fallu ensuite l’annoncer à nos proches et nos familles. Nous avons alors fait face à des réactions étonnantes et parfois frustrantes pour nous. Certains étaient heureux pour nous, envieux, émerveillés. D’autres plus réservés, inquiets, voire carrément opposés au projet. Cela me blessait profondément. Jusqu’à ce que je comprenne que je n’avais pas à satisfaire les désirs ou les rêves des autres, mais bien les nôtres. Et puis il y avait ceux qui nous répétaient que nous avions de la chance. De la chance? Comme quelque chose qui se produit par hasard? Si le mot chance doit être utilisé, j’aime à dire que cette chance, nous l’avons provoquée. Nous avons économisé, sacrifié avec détermination pour vivre cette aventure. Les priorités des uns ne sont certainement pas celles des autres. Quand nous creusions un peu, nous réalisions que ceux qui tenaient ces propos étaient incapables de limiter ou d’abandonner leur vie dépensière pour vivre ce rêve. Tout simplement parce que ce n’était pas leur rêve. C’est la seule façon de se donner les moyens de rendre ce projet réel. Si c’est juste une idée, un « j’aimerais bien », cela ne suffit pas. Mais quand ça vous prend aux tripes, au point de ne penser qu’à cela jours et nuits, alors il n’existe aucune barrière.

« Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands » Ellen Johnson Sirleaf

Oui, je me suis sentie dépassée par notre rêve. Bien sûr, l’organisation m’a parfois semblée insurmontable. Etions-nous vraiment des parents responsables en partant sur les routes avec deux enfants? Pourquoi investir autant d’argent dans ce projet de seulement 4 mois? Mais toutes ces interrogations, ces inquiétudes, ces doutes étaient toujours balayés. Même si je savais au fond de moi que ce ne serait pas de tout repos!

Je réfléchis souvent à ce que les autres ont imaginé de notre voyage. Pensent-ils que ce fut du farniente permanent ? Les photos, les récits, les anecdotes que j’ai racontés, partagés sur les réseaux sociaux, sont une infime partie de la vie que nous avons vécue. Ils ne représentent que ce que l’on veut bien laisser paraître. Bien sûr je n’avais pas l’attention de me plaindre, et j’avais bien pour objectif de faire voyager les gens à travers leurs écrans. Mais j’ai voulu aussi préciser la réalité; faire comprendre aux gens que même si l’aventure est exceptionnelle, la vie de famille reste un combat de chaque jour. Surtout quand on vit en permanence en vase clos. Finalement, mis à part ceux qui voyagent ou vivent de cette manière, nul ne peut réellement se rendre compte de ce que signifie vivre chaque minute avec les autres membres de la famille. Parce que malgré tout ce qu’on peut en dire, voyager pendant 4 mois, ce n’est pas les vacances!Donc, pour en revenir à notre grand départ, près de 18 mois après la prise de décision, après des préparatifs intensifs, passionnants mais tout aussi stressants, nous avons pris notre premier vol, celui par lequel tout commençait, celui qui nous emmenait à New York.

Loup 1

New York !

L’itinéraire avait été débattu à de nombreuses reprises, en famille, pour que chacun trouve sa place dans ce voyage. Et New York, tout le monde en rêvait. Cette ville est folle. Son effervescence donne le vertige. Les journées étaient longues et fatigantes, encore plus avec deux enfants. New York a bien rempli son rôle de première étape. Nous étions en août et sous une chaleur écrasante, nous avons dévoré cette ville comme si nous rentrions quelques jours plus tard à la maison. Le rythme effréné que nous avons tenu pendant 4 jours n’aurait pas pu se prolonger ensuite. Je le disais, ce n’était pas des vacances. Il fallait tenir pendant 127 jours. Et nous avons parfois eu tendance à l’oublier.

Ces 4 jours ont donc été intenses, comme une préface qui ne serait pas dans le bon livre. Mais New York en valait la peine. Elle nous a séduit et bien plus que cela encore. Alors pourtant que nous avions établi un itinéraire de voyage autour de la découverte de grands espaces, où presque aucune grande ville ne venait empiéter sur nos désirs de liberté.

 Ce besoin de ressentir cette immensité, nous l’avons rapidement satisfait dans l’ouest américain. Nous avons sillonné le Nevada, l’Arizona, l’Utah et la Californie. Nous avons roulé sur cette célèbre route 66. Les couleurs, les paysages, les émotions n’en finissaient plus de changer, au rythme des miles parcourus. Nous avons chéri ces routes qui nous ont portés, ces pistes qui nous ont balancés. Le soleil, le vent, les orages, les tempêtes de sable, la grêle…. cette partie des Etats Unis n’a été que surprise pour nous. Le plus dur quand on voyage avec des enfants, c’est d’accepter qu’ils ne s’émerveillent pas de ce qui nous impressionne. Qu’ils ne prennent pas la mesure de ce que nous vivons à cet instant précis. Alors on prend du recul, on essaye de se souvenir qu’on était pareils à leur âge et on admire sans rien demander aux autres.

Cette partie du voyage a révélé une contradiction importante qu’il fallait prendre en compte et régler rapidement. Alors même que nous respirions la liberté dans ces paysages extraordinaires, nous avons découvert la véritable vie à quatre dans un espace plus que réduit, un camping-car. Une première pour nous. Bilan? C’est petit. En termes d’intimité, on est loin du besoin de deux adultes qui peinent à sa retrouver, un ado qui découvre son indépendance et un enfant qui prend vite l’habitude de dormir avec son frère et ses parents. Alors, il faut s’imposer de passer du temps pour soi, seul. Au moment d’un footing matinal ou tardif le plus souvent. Ou lors d’un réveil aux aurores pour observer un lever de soleil silencieux. Celui sur Monument Valley est l’un de mes plus beaux souvenirs. Ces quelques instants face à soi-même faisaient toujours beaucoup de bien. Les retrouvailles avec le reste de la famille n’en étaient que meilleures, surtout quand le footing était consécutif à un ras le bol général. Quand on vit aussi proches les uns des autres, tout est décuplé. Les émotions deviennent des explosions. Chaleur, fatigue, contrariété engendrent des disputes qui n’auraient sans doute pas eu lieu en temps normal.

Notre vie ne ressemblait pas à une série américaine, même à l’autre bout du monde. Les enfants ne sont pas toujours souriants, ils râlent, ne veulent pas marcher, se bagarrent et nous nous disputons, nous les disputons. Mais prendre le temps de les voir grandir, de les câliner chaque jour sans penser à l’heure, aux repas et aux courses! Quel privilège! Les enfants s’adaptent tellement vite à leur environnement que c’en est parfois déstabilisant. Et pour éviter certaines tensions quotidiennes, j’avais établi deux règles, que nous avions déduites de nos premières semaines de voyage; trouver si possible chaque jour un espace de jeux pour eux et avoir toujours à manger sur nous car ils ont toujours faim!

Loup 2
Et puis nous avons vécu des moments magiques qui nous ont rapprochés, avec cette impression de partager un secret, comme lorsque nous avons nagé avec des dauphins à Hawaii, fait du stop à Bryce Canyon, assisté à un coucher de soleil glacial au sommet du Mauna Kea ou loué ce minuscule bateau sur le lagon désert de Bora Bora. Des moments difficiles aussi, lorsque nous avons écumé les maisons médicales et hôpitaux en Nouvelle Zélande, notre petit ne mangeant plus depuis trois jours. Nous avons découvert tous ensemble ce que c’est que de vivre au Cambodge, en échangeant avec notre guide francophone, Piseth, sur la condition des femmes et des enfants dans son pays, la corruption ou la pauvreté. Nous nous sommes questionnés sur notre propre vie, notre rythme effréné, notre consommation perpétuelle. Et même si nos enfants n’ont pas fondamentalement changé leur manière de vivre, je suis persuadée que ce voyage marquera à jamais leur caractère. Et le nôtre.

«  La vie ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé » Alfred Hitchcock

 Aujourd’hui nous sommes rentrés. Et je ne peux pas dire que ce voyage nous ait transformé, individuellement ou en tant que famille. Je ne crois pas que nous sommes plus soudés comme on l’entend souvent. La vie a repris normalement son cours. Comme avant. Mais nous avons vécu une histoire commune, pourtant hors du commun. C’est difficile pour moi de prendre chaque jour le même chemin pour travailler, de répéter à nouveau « on se dépêche », de regarder ces dressings qui débordent.

Nous avons dormi dans des 31 lits différents, pris 23 avions, mais aussi des bus, des trains, des tuktuk, des métros, des bateaux, des pickups, des campings cars, et même des vélos. Nous avons fait et défait nos sacs tous les trois jours, nous ne savions jamais où le vent nous porterait chaque jour. Nous avons découvert une infime partie du monde!Voilà. On a vécu une aventure extraordinaire. Comment on fait après ça pour reprendre une vie ordinaire?

Clémence Loup sera présente au 4e Paris Travelers festival 2019

jeudi, 03 janvier 2019 12:20

20 000 Km en Afrique pour l’éducation

HIS Adventures (Help, Inspire, Share Adventures) est une ONG dont le but est d’apporter une aide à des projets éducatifs, dans certains pays d’Afrique. Ces projets sont portés par des membres des communautés locales, avec une réelle volonté de pérenniser les actions entreprises.

Afin de susciter l’engouement et faire connaitre ces actions, Jean-Guillaume Karcher (fondateur de HIS Adventures) va réaliser la descente de l’Afrique à vélo, de Lille jusqu’à Cape-Town (Af.Sud), en parcourant 25 000 kilomètres, à travers 25 pays, en allant à la rencontre des acteurs sur place, ce qui lui permettra notamment de visiter les différents projets, et de rendre compte des actions réalisées et de l’aide apportée.

Riche d’une grande expérience de voyageur et d’une ouverture d’esprit sur le monde qui l’entoure, il a aussi la volonté de rencontrer d’autres cultures, pour mieux échanger et permette un rapprochement entre celles-ci.


lundi, 22 octobre 2018 11:50

Ayurvelo

En 2015, nous avons décidé de devancer l'appel de la retraite pour nous consacrer au voyage tel que nous l'aimons, lent, proche des gens que nous rencontrons. 
Majoritairement à vélo, mais aussi a pied avec des ânes  ( ou dromadaires), en cargo, en scooter....avec une mission, promener deux doudous de nos petits enfants pour qu'ils leurs racontent, par mail, le monde comme ils le voient.
Pas de blog, mais des coopérations à des livres de voyage ou des articles comme "Ayurvelo" , celui ci sera publié dans le prochain numéro de Globe-Trotters magazine 182 à paraître mi-novembre 2018. 

lundi, 15 octobre 2018 12:51

Road trip sur la route de la Soie

> Conseils et Itinéraire pour se lancer sur la route de la Soie avec son véhicule.

Voyage été 2018.

Visa : Tadjikistan et Azerbaïdjan par Internet (e-visa), Ouzbékistan (3 semaines) mais qui est passé récemment au e-visa.
Ceux qui ont besoin d'un visa russe SURTOUT le prendre en France, c'est mission impossible dans leurs consulats exotiques.

Pour ceux du Sud, je leur conseille :
AZUR Visa
24 avenue du Prado
Centre d'affaire ABCM
Bureau n° 7
13006 MARSEILLE
Tél : 04 91 04 84 09
Fax : 04 91 48 31 57 / 04 88 56 99 96
email :
chez qui on peut déposer et retirer les passeports, à l'attention de ceux qui, comme moi, craignent les pertes des envois postaux.

> Véhicules : 3 HZJ78-1 HJ61-1 Land
Prix du gasoil pour faire le plein avant ou après les frontières :
https://fr.globalpetrolprices.com/diesel_prices/

Un site, très intéressant, plein de renseignement pour l'Asie Centrale
https://www.novastan.org/fr/

Départ le 01/06/2018 à 19h de Sète pour prendre le lendemain 13h le bateau Ancône-Igoumenista en Grèce donc route de nuit en se relayant au volant !
Carte Asie Centrale

04/06-08/06
Turquie : récupération d'un passager à l'aéroport d'Istambul et bivouac vers le nouveau pont (magnifique surtout de nuit !) construit par Vinci pour traverser le Bosphore.
Scotché par le réseau autoroutier quasi vide et des constructions de quartiers entiers neufs et inoccupés avec la mosquée au milieu d'où ils sortent le fric ?
Quelques visites de vieilles villes et mosquées sur le trajet.
Une des "Routes de l'impossible" de Bayburt à Of maintenant interdite mais que nous avons empruntée sans problème, pas surveillée mais abandonnée et qui disparaitra un jour... Faisable avec un 4x4 pas trop encombrant donc ni camion ni cellule mais des éboulements non dégagés commencent à être limites.

09/06-17/06
Géorgie : visites de quelques monastères intéressants, châteaux et villes fortifiées, habitations troglodytes, vin et bière,
Un épisode orageux dans les montagnes le long de la frontière nous impose une nuit apocalyptique !

Nous obstinant pour trouver un terrain plat hors des zones habitées pour le bivouac on essaie d'atteindre une église perdue dans la montagne (il y en a beaucoup un peu partout dans ce pays très cato orthodoxe) où nous espérions trouver une plateforme. Finalement, à peine la place de faire demi tour (c'est un cul de sac) sous une pluie diluvienne, la VHF nous apprend que nos trois autres camarades sont plantés dans la boue... On redescend ; effectivement tout le monde est planté ! Un, en prime, dans le fossé près à basculer quelques mètres plus bas ! On finira par le sortir au treuil avec un double mouflage. Dire que j'avais hésité à prendre la poulie de mouflage lourde et encombrante ! Bien m'en a pris, dans un groupe en avoir deux n'est pas inutile !
On finit la nuit en bivouac dans la boue sur la piste... mais personne ne risque de passer ici.

On traverse des villages construits sur des plateaux à 2000m par les russes et presque abandonnés où vivotent encore quelques russes pauvres en quasi autonomie.

17/06-24/06
Azerbaïdjan : passage de la frontière laborieux... Je n'avais mis que mon premier prénom sur la demande du e-visa au lieu des trois sur le passeport... Quatre heures à faire la modif et recommencer avec l'aide sympathique d'un douanier avec son smartphone...
Un autre avait sa date de naissance sur le e-visa au format américain, mois d'abord, et au format français sur le passeport... Même punition !
Douaniers sympas mais ne peuvent passer par dessus l'informatique...
Direct sur Bakou pour réserver au plus tôt le bateau pour traverser la Caspienne vers Aktau au Kazakhstan.
Bakou que je pensais un port en décrépitude c'est Dubaï ! Que de grosses berlines ou 4x4 dernier cri ! Vive le pétrole ! Qui suinte littéralement du sol...
Le départ et les renseignements pour le bateau vers le Kazakhstan ce n'est pas à Bakou mais à Alat quelques dizaines de kms au Sud.
Pendant 3 jours ils nous baladent : "le bateau ? Demain peut-être...", des cyclistes et motos de toutes nationalités campent au port en attente...

Le 22/06 on peut enfin avoir un billet pour départ le 23 en fin d'après-midi, on partira finalement le 24 à 3h du matin pour arriver à Aktau le 25 à 6h du matin et attendre l'ouverture des bureaux à 9h et faire un circuit incompréhensible entre des bureaux qui veulent assurances, photocopies de documents, etc... qui finira vers midi où nous goûtons aux "délices" de la cuisine azérie peu raffinée !

On a failli rater le bateau car aux cours de pérégrinations de nuit sur le port entre des bureaux pour les formalités d'embarquement, un camarade, franchissant une chaîne d'interdiction de passage pour aller plus vite, chute dans une fosse de la douane pour le contrôle des châssis (3m de profondeur), il perd connaissance un quart d'heure, l'ambulance finit par arriver pour le sortir et il reprend ses esprits mais le toubib, plutôt niveau infirmier, veut l'hospitaliser. Lui-même refuse et doit signer des papiers où il reconnait sa responsabilité et décharge les autorités azéris de poursuites éventuelles...

Le bateau, vieux cargo de la mer du Nord (arrivé comment sur la Caspienne mer fermée ?) est sale et la nourriture basique, toilettes et douches communes, à peu près propre, partagées avec les routiers (seuls clients à part nous et quelques cyclos motos touristes), turcs en majorité, mais bon, pour 500$ environ avec les diverses taxes qui s'accumulent, il ne faut pas trop demander !

25/06-30/06
Kazakhstan : Même remarque que pour le pays précédent en moins riche mais carburant à 40 cts/l...
Visite d'une zone peu connue, magnifique, le désert et zone protégée du Mangghystau à l'est entre Aktau et la frontière ouzbek.
https://www.tresorsdumonde.fr/boszhira/ 

Entrée en Ouzbékistan par la frontière au SE de Beyneu (Quaraqalpakstan !)

30/06-07/07
Ouzbékistan : les classiques Khiva-Boukhara-Samarcande et 40-45° et début de mes problèmes mécaniques de surchauffe du moteur.
Principaux intérêts mosquées et marchés ici le coin du pain à l'entrée des halles.
Peu de Toy dans ce pays et HZJ78 ils ne connaissent pas.
Un bricoleur, comme dans tous ces pays, me nettoie le radiateur pour 50$ mais le problème persiste...
Par Internet, je trouve un concessionnaire à Duchambe au Tadjikistan... et pars avant les autres.
Dans ce pays, tous les véhicules, y compris les camions, marchent au gaz. Difficile de trouver des stations de GO mais nous avons les points GPS de quelques unes pour ceux que celà intéresserait. On trouve aussi toujours des bidons "au" noir un peu plus cher.

07/07-17/07
Tadjikistan : ATTENTION : dans ce pays, le visa de la personne est pour un séjour de 30 jours mais 15 seulement pour le véhicule... Pour plus, il faut trouver un poste de douane pour prolonger quand on longe l'Afghanistan par exemple...

Dès la frontière montagnes et torrents himalayens magnifiques faisant passer les Alpes pour des collines ! Sommets de 5000-6000 voire 7000m.

Garage du concessionnaire Toyota de Duchambé impeccable.

Ils incriminent le ventilo de la clim qu'ils court-circuitent pour marcher en permanence.
On fait tous nos vidanges pour 90$ filtre compris et on repart le 10/07.
Après 50 km je constate que le problème n'est pas résolu !
Pour ne pas retarder le groupe je propose de repartir au garage mais mon "coéquipier" préfère continuer avec les autres et embarque (je m'en rends compte trop tard !) toutes MES cartes sur le tableau de bord...
Je me retrouve seul sans cartes papier...
Rendez-vous plus tard on ne sait où... on communiquera par SMS (56 cts l'un, sinon si urgence tél mais 4€/mn le mieux aurait été d'avoir pris des cartes prépayées locales...), le réseau est bon, les bergers, dans la montagne, ont le tél à l'oreille...
Pendant 2 jours les mécanos démontent tout ! Radiateur, ventilos, pompes à eau (donc la distribution à refaire), changent le thermo coupleur, remettent le thermostat de durite que l'on avait enlevé en croyant améliorer le refroidissement, ce qui est faux paraît-il !?
Quand on remonte le radiateur, l'ouvrier qui travaille depuis 2 jours sur la voiture remarque que la bague d'appui du bouchon de radiateur, qui fait l'étanchéité du bouchon, lui-même valve de pression pour le vase à expansion, est en mauvais état...
Coût de l'opération 600$ dont 300$ de pièces pour peut-être 20h de travail... heureusement que ce ne sont pas les tarifs de MO français !
Envoi du radiateur chez un spécialiste qui remet en état. Je repars mais au bout de quelques dizaines de kms le thermomètre additionnel indique à nouveau 110° alors que celui d'origine Toy ne bouge pas ... Je fais demi-tour, puis réfléchis, contrôle du niveau de liquide du radiateur, impeccable... Je réalise (ex physicien) que l'eau sous pression bout à plus de 100° et peut atteindre 120° sans problème dans nos moteurs et repars donc sur la route à la poursuite de mes camarades... que je ne rattraperai jamais car pas de réponse à mes nombreux SMS...
Dire que j'ai, depuis la pose du turbo en 2013, constaté la surchauffe de temps en temps, payé 300€ pour un spécialiste radiateur qui l'a (soi-disant !) remis à neuf, et qu'il a fallu la "vista" d'un mécano tadjik pour résoudre le problème récurrent à cause d'une défectuosité de quelques dizaines d'euros... qui m'a coûté quelques centaines d'euros. BRAVO nos super mécanos connectés avec leurs valises de test qui ne savent plus écouter un moteur ou observer des pièces !!!
Je rejoins en 24h Khorog par la route du sud (2 jours pour mes camarades par celle du Nord) sur laquelle quelques jours plus tard un groupe de 8 cyclotouristes se fait littéralement écraser par une voiture de djihadistes qui fait demi-tour pour les achever... Bilan 4 morts.
https://www.rferl.org/a/tajik-cyclists-attack-abdusamadov-terrorist-ringleader/29435946.html

J'attends des réponses à mes SMS toute la journée du 15/07. RIEN.
Le soir, mes hôtes me proposent d'aller voir la finale de la coupe du monde de foot sur grand écran dans une cour. Je suis bien sûr le seul étranger, français de plus, alors que la salle est manifestement pour la Croatie, petit pays dont ils se sentent plus proches. A la fin, ils viennent quand même me serrer la main et me féliciter, moi le champion du monde qui déteste le foot...
Le lendemain je prends la route puis piste très mauvaise de Murghab, où plusieurs heures sur un altiplano désert à plus de 4000m je me sens bien seul... Dieu merci je ne souffre pas du mal des montagnes ! Dans ce pays, des routes ont été construites par les russes, en particulier celle-ci, mais plus entretenues depuis leur départ et je préfère une mauvaise piste qu'un goudron détérioré comme celui-ci !

En 7h à Murghab, pas d'Internet/wifi mais le tél fonctionne dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Malheureusement toujours pas de nouvelles de mes "camarades" qui ont pourtant été vus par l'hôtelier à 50 kms sur la route de la Chine. Je vais à la citerne (pas de pompe ici) pour faire le plein, 10l par Lw dans en seau, mais prends les derniers 10l, ce qui ne me permet pas de m'engager tout seul, sans certitude de les rattraper, à leur poursuite, eux ayant de la capacité pour me dépanner éventuellement.
Déçu et en colère (c'est moi qui était à l'origine du projet, ai dessiné l'itinéraire et tenais particulièrement à visiter les magnifiques vallées du Pamir !), je décide de rejoindre, plein Nord Bichkek, capitale du Kirghizistan en passant plusieurs cols à plus de 4000 m...mais sans m'arrêter pour visiter !
Je ramasse un jeune qui marche au bord de la route et mangerai pour 3€ un bon repas (le délice des yaourts locaux !) sous sa yourte où il vit avec sa charmante femme et une adorable petite fille.

17/07-22/07
RdS Pamirs yourte 1 copieKirghizistan : J'aurais donc voyagé 10 jours tout seul... Enfin, presque, car dans ces pays les gens marchent beaucoup le long des routes, parfois en plein désert les mains dans les poches sans même une bouteille d'eau, et ils étaient ravis que je les transporte même si le contact vocal était difficile vu que je ne parle ni Kirghiz ni russe !
La douane Tadjik est en haut d'un col à plus de 4000m alors que les Kirghiz, pas fous, sont dans la presque plaine quelques dizaines de kms plus loin.

Je bivouaque à 3600m d'altitude à quelques dizaines de kms de la frontière dans des alpages peuplés de nomades et leur yourte et troupeaux.

Bien sûr, le soir des gamins(nes) viennent me voir, parfois avec leur mère, et je distribue des biscuits, petits flacons de savon, shampoing, brosses à dent et dentifrice ramassés dans les hôtels tout en sachant que ce n'est pas une habitude à leur donner sans échange.

L'échange viendra au petit matin, deux femmes m'apportent pour le petit déjeuner, pain, beurre et 1l de yaourt !
Trop juste en carburant, je pensais malgré tout arriver, après Osh, presque à Bichkek mais quelle ne fut ma surprise de l'annonce d'un col à 3600m sans savoir qu'il y avait un tunnel à 2600m... Je trouve une station, sur maps.me, à 17 kms de la route principale, mais surprise elle est en ruine... Un piéton m'indique une ferme où ils ont des jerrycans de 20l un peu plus cher que à la station mais pas le choix !
En fait c'est la fromagerie où je vois des stocks de petites boules blanches, de la taille d'une balle de ping-pong, que les nomades vendent au bord de la route et dont je me demandais ce que c'était... La fermière m'en offre une dans laquelle je croque, très dure, et je constate que ce sont des boules de fromage très sec et fort.
A la sortie du bled, je prends un piéton, sans bagage, dont je croyais qu'il voulait rejoindre la route principale que j'avais quittée mais il restera avec moi jusqu'à Bishkek 160 kms plus loin... le barrage de la langue ! bien que, dans tous ces pays, ils jonglent parfaitement avec les traducteurs sur SmartPhone.

A Bishkek je trouve à loger à "Ultimate_Adventure_Guest_House", référencé par maps.me, et géré par un français sympa Stephane, , qui organise treks et balades en side car russe !

Avec son "complice" Smail, il me trouve un endroit où laisser mon véhicule pour 25€/mois alors que ailleurs, c'était jusqu'à 3$/jour, ce dont profiteront mes "camarades" qui arriveront quelques jours après moi. Je suis trop bon ! pour leur donner cette adresse, car eux aussi laissent leur voiture un mois là-bas, faute de visa russe impossible à obtenir dans leurs consulats exotiques, et sont actuellement sur la route du retour en France à marche forcée.
Moi-même j'attendrai le printemps prochain, pour revenir visiter ces magnifiques pays que sont Tadjikistan et Kirghizistan ratés et retour par Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie, Crimée, Ukraine itinéraire plus ou moins rapide vers la France suivant le temps et l'envie...

Tous ces pays sont à 90% musulmans mais, occupation russe oblige, ils marchent à la vodka et à la bière (dose minimale leur demi fait vraiment un demi litre) et la plupart des femmes ne sont pas voilées, sourient, écoutent de la musique et vous serrent la main...

> Je cherche un coéquipier(ère), copilote, fiable pour départ entre juin, juillet ou août pour 2-3 mois.
Si une équipe se trouve par là-bas à cette époque, à au moins deux véhicules 4x4, cela permet de s'écarter des chemins classiques dans des vallées perdues sans touristes...

Alain Cerf (34)
lundi, 03 septembre 2018 14:46

Le blog du glob 4.0

11 ans après un Tour du Monde à 2, nous récidivons avec nos enfants, Emma (9 ans) et Prune (7 ans). L’idée était née à notre retour du Festival des Globe Trotters en découvrant le coin « voyage en famille ». Nous tenions alors un stand pour partager cette fabuleuse expérience de 12 mois.

Ca y est ! Nous sommes partis début août direction l’Asie-Océanie pour leur offrir et nous offrir ce fabuleux espace-temps de liberté absolue, de découverte des autres et de soi. Mais cette fois-ci, c’est le cœur un peu moins léger, conscients de l’état de la Planète et de la folie consommatrice au détriment de Dame Nature.

Nous nous efforcerons de montrer à nos enfants comment allier développement raisonné et sobriété, comment vivre en harmonie avec la Nature, comment se contenter de l’essentiel.

« La richesse ne se mesure pas à ce que l’on possède mais à ce dont on peut se passer ». Amin Maalouf.

> Anne-Sophie, Julien, Emma&Prune

http://leblogduglob4-0.eu/
vendredi, 24 août 2018 10:27

Bomb'Héros en Asie centrale.

2 ans après leur projet "Bomb'Héros, l'Amérique du Sud à vélo", Pierrick et Maëlle enfourchent leurs vélos rouges pompiers pour cette fois-ci l'Asie. Au programme : un itinéraire de 3 mois, partant d'Almaty au Kazaksthan, traversant le Kirghizisthan, une partie de la Chine pour arriver au Vietnam, destination finale où Pierrick travaillera à l'hôpital d'Hanoï pendant 2 mois.

La découverte et la rencontre des pompiers locaux est toujours le fils rouge de leur périple. Ils s'arrêtent dans les casernes des différents pays traversés pour y découvrir les spécificités des systèmes de secours et retrouver cet altruisme et cette passion partagés.

Quel bonheur de retrouver cette liberté, immergés dans une nature sauvage et préservée, le Kirghiztan et ses habitants leur rappelent la richesse des rencontres et de la découverte du voyage à vélo. Yourtes et nomades, animaux en liberté, sommets enneigés, ce sont sur des pistes en terre qu'ils pédalent pour s'éloigner des villes et s'immerger auprès des locaux.

Du côté Chinois, l'itinéraire est proche de la frontière avec le Tibet autonome (régions du Quingai, du Sichuan et du Yunnan). Les drapeaux colorés tibétains les guident à travers les plateaux perchés entre 3500 et 4700 mètres d'altitude. Les rencontres avec les moines et l'immersion dans les monastères leur permettent d'en apprendre plus sur la religion bouddhiste, la culture, les coutumes et leur philosophie dans la simplicité.

Cours de méditation dans un temple, invitation chez un moine étudiant, repas partagé au coin du feu dans une yourte des nomades tibétains, rencontre avec un médecin et moine tibétain, ces surprises du voyage leur donnent du courage pour affronter la mousson qui leur vaut quelques gros caprices météo.

C'est sous une chaleur pesante et à travers la végétation luxuriante du Nord du Vietnam qu'ils partent à la rencontre de nombreuses ethnies locales. Malgré un siècle d'histoire chargé de conflits, ce sont de nombreux sourires et gentilles attentions que les vietnamiens leur partagent sur la route.

Plus de photos et de récits sur le site : www.bombheros.com
dimanche, 22 juillet 2018 18:51

La famille qui voyage

Paul et Gizem se sont rencontrés à Bruxelles, il y a maintenant 11 ans. Durant ces années, ils ont construit toute une vie ensemble. Ils se sont mariés, ont déménagé à Paris, accueilli deux enfants, visité la Turquie, l’Andalousie, Sicile, New York, le Vietnam, Bali… et à partir du 1er septembre 2018, ils s'apprêtent à vivre leur plus grande aventure en famille : quitter leur appartement, minimiser leurs affaires au maximum et faire le tour du continent européen en camping-car.

Payna, la grande sœur âgée de 3 ans et Rumi, le petit frère de 8 mois sont les grandes inspirations derrière ce projet. Leur arrivée au monde a suscité plusieurs questions sur la vie, comment offrir un épanouissement et une meilleure éducation aux enfants. La réponse fut le voyage. Découvrir d’autres cultures, s’ouvrir au monde, partager des moments intenses, changer de climats, expérimenter de nouvelles cuisines (véganes)… Le projet de “La famille qui voyage” est ainsi né.

Leur itinéraire comprend 43 pays avec un départ de Paris, une petite remontée en Belgique pour dire aurevoir à la famille de Paul.

Le challenge est double, car c’est la première fois qu’ils voyagent à bord d’un camping-car et avec deux enfants en bas âge.

Toutes ces nouvelles expériences sont décrites pas-à-pas sur leur site lafamillequivoyage.com et leurs réseaux sociaux @lafamillequivoyage afin d’informer et d’inspirer d’autres esprits voyageurs.

vendredi, 11 mai 2018 10:14

Tour de l'Irlande à pied !

Le tour de l’Irlande à pied, en suivant la côte, plus de 3000kms à parcourir, en 6 à 7 mois.

Seule avec mon sac à dos, histoire de marquer le coup pour mes 30 ans. Je marche en moyenne 20kms par jour et je suis autonome avec ma tente lorsqu’il n’y a pas d’autres possibilités d’hébergement. J’ai choisi de commencer mon périple à Dublin, le lendemain de la St Patrick, et je fais le tour dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en remontant donc vers le Nord, afin de faire tout la côte Ouest à la belle saison, et de revenir par le Sud au début de l’automne.

Inspirée par Sylvain Tesson, et « Africa Trek » d’Alexandre & Sonia Poussin, j’avais envie moi aussi de faire un voyage au long cours et de prendre le temps de découvrir un pays en profondeur. Mais comme je ne suis pas une grande aventurière chevronnée, j’ai choisi une destination sûre, sans animaux dangereux (même pas de serpent), sans paludisme, et au climat plutôt tempéré.

Par ailleurs, c’est un pays plutôt sûr pour une femme seule, et les irlandais sont par ailleurs très accueillants et prévenants. Et puis, j’aime la musique irlandaise et ses paysages verts constellés de moutons !

lundi, 07 mai 2018 10:52

A la rencontre des autres et de soi !

Après plus d’un an de préparation nous voilà parti pour l’aventure.

Une idée lancée au fil d’une discussion, un rêve qu’on n’a jamais imaginé réaliser et puis un jour, on se dit pourquoi pas. On y réfléchit lentement, l’idée germe. Le temps passe jusqu’à se retrouver 2 mois avant le départ, billets en poche, premier visa pour la Russie obtenu et encore en train de galérer pour les visas Mongole et Chinois, mais on les aura !!

Pas vraiment de ligne de conduite pour ce voyage d’un an, il se suffit à lui-même comme on dit. Aller à la rencontre des autres et de soit dans un monde qui va trop vite, ralentir. Limiter les avions pour favoriser les transports locaux, réfléchir à sa vision de la vie, changer de point de vue pour se débarrasser de ses croyances et se rapprocher d’une vie plus simple, abandonner le superflu.

17 pays au programme, Russie, Mongolie, Chine, Népal, Inde, Japon, Asie du Sud-Est et Amérique Latine, pourquoi pas quelques Iles des Caraïbes en plus. Tout est possible, on verra sur place et qui sait !

Lien du projet

lundi, 12 février 2018 09:58

Latitudes Food, un an déjà !

Latitude 15° Sud – Un an, déjà…


Lac Titicaca, Pérou. Madre mia ! Puno et le lac Titicaca sont là, juste derrière cette colline. Mais pour y arriver… Cette montée… Je ne l’avais pas vu venir… Car, en effet, depuis le départ de Cusco – ville sacrée et capitale des Incas – il y a trois jours, c’était plutôt roulant. Et pour cause, à près de 3 800m d’altitude, nous entamons l’ « altiplano » (plaine d’altitude en espagnol), second plateau le plus haut du monde niché au cœur de la Cordillère des Andes.

Enfin, l’étendue d’eau se révèle sous mes yeux d’enfants retrouvés. A la vue de ce lac mythique et au nom connu de tout enfant, me revient aussi en mémoire les aventures de Tintin ou encore la légende du trésor des Incas, lequel se trouverait d’ailleurs encore dans ses profondeurs. Que d’histoires pour un seul lieu. Pour ajouter à la magie de l’instant, mon arrivée sur ses rives se fait à vélo… Il est un de ces moments où je réalise la folie de ce projet dans lequel je me suis embarqué il y a près d’un an.

Mais oui ! Un an ! Cela fait exactement un an que j’ai quitté la place de Jaude à Clermont-Fd avec mon vélo Histoire n°177. Un an, déjà ?! Et pourtant, s’entremêlent la sensation de n’avoir vécu que quelques semaines hors de l’hexagone avec le souvenir lointain du départ. Tant de choses vues, tant de choses apprises, une rupture telle, que je pourrais dire qu’une vie entière s’est écoulée durant cette année. Là se trouve sans doute l’explication à ces étranges impressions contradictoires.

Une chose est sûre, en voyage – et sûrement plus encore à vélo – le temps s’écoule de manière différente. On a la joie de ne plus le compter. De croire qu’il nous appartient. De le laisser filer, sans contrainte, de profiter des moments présents, de se laisser guider au fil des rencontres. Ces rencontres qui font la richesse d’un voyage et de la découverte d’une autre culture, ne peuvent précisément se faire qu’en accordant le temps nécessaire. Impensable si tout est planifié, impossible si tout est chronométré.

Car il s’agit bien avant tout d’un état d’esprit. Avoir le temps ou le prendre, permet de garder l’esprit ouvert. Ouvert au champ des possibles, à ces mêmes rencontres, aux imprévus, aux opportunités qui s’offrent à nous.

Combien de personnes ai-je croisé qui, en groupe organisé et/ou dans une course avec leur planning ne voient même pas les autres et les possibilités qui s’offrent à eux. Être seul et avoir le temps permet justement d’être à l’écoute. Des autres, de soi, du champ des possibles.

Quel délice c’est pour moi depuis un an, de donner du temps à ces possibles, grâce à ce rapport à l’horloge dénudé de contrainte. Et ainsi prendre conscience que l’on n’arrive à obtenir les meilleures choses que lorsque l’on prend le temps nécessaire.

Si l’agriculture paysanne respectueuse des cycles naturels de la vie et le déplacement à vélo à la force unique de ses mollets (et de son mental), qui sont les deux axes de mon voyage contribuent sans nul doute pour moi à reconsidérer mon rapport au temps, je ne vous exhorte pas pour autant à prendre votre vélo pour y cultiver des plantes aromatiques dans le panier en osier du guidon tout en allant à votre travail. Mais je vous conseille par contre d’essayer de retrouver la maîtrise du temps. De réduire l’allure – écrire ça au moment où l’on passe à 80km/h sur les routes françaises est une pure coïncidence, je vous l’assure !

Que l’on s’impose soi-même un rythme de dingue ou que l’on conditionne sa vie en fonction des « obligations » que nous impose la société, qu’elle qu’en soit la raison nous ne prenons pas suffisamment le temps, non seulement d’être à l’écoute des autres mais simplement de nous-même. De nos envies réelles. De nos désirs profonds. Vite… Cherchez le bouton « pause »…

> Anthony Marque
www.latitudesfood.org

vendredi, 09 février 2018 10:19

Aux source du thé à vélo

Nouveau projet pour Marcel Lefebvre, qui va s’élancer fin mars pour un périple en Chine, aux sources du Thé à vélo.

Il va parcourir à vélo et en solo les 3 000 kilomètres qui conduisent de Pu'er, dans la province du Yunnan, au plateau Tibétain en longeant les contreforts de l'Himalaya et en suivant au plus près la route ouverte en l’an 640 de notre ère.
Elle a permis l’introduction du bouddhisme et du thé au Tibet, mais aussi la diffusion du thé et l’échange d’hommes et de cultures entre l’Asie et l’occident pendant des siècles.

> Son projet vise un triple objectif :

  • • culturel : découvrir les pratiques fondamentales du thé, telle qu’à l’origine. Le thé est la boisson du quotidien. Il est consommé suivant les rites originels de préparation épicée.
  • • Historique : rechercher les traces encore visibles de cette route (route empierrée, balises, porches...) dont on ne dispose que de très rares clichés et que la modernisation des routes met en péril.
  • • Sportif : parcourir seul à vélo les 3000 km qui depuis la province du Yunnan en Chine mènent au plus haut plateau du monde à près de 4000 mètres d'altitude dans la ville de Lhassa.
jeudi, 14 décembre 2017 11:38

Partir faire un tour du monde avec son camping-car

Le camping-car est l’allié idéal des longs voyages et des tours du monde. Son volume et ses équipements permettent en effet à chaque voyageur de disposer d’un confort optimal à tout moment de son périple. Mais comment bien voyager en camping-car ? Quelles choses garder à l’esprit lorsqu’on souhaite faire le tour du monde avec ?

Découvrez  nos conseils pour un tour du monde réussi.

1 / Vérifiez l’état de votre camping-car

Votre camping-car jouant à la fois le rôle de moyen de transport et d’hébergement, il serait dommage d’avoir à le réparer pendant votre tour du monde, vous ne trouvez pas ? Outre la question du budget, un camping-car immobilisé vous fera perdre du temps et n’est pas forcément facile à vivre pour les voyageurs.

Avant de partir, faites donc un tour du propriétaire poussé et réalisez le contrôle technique de votre camping-car. Ne laissez rien au hasard ! Le tour du monde étant un voyage de plusieurs mois, on vous conseille également d’intervenir sur tous les défauts constatés au contrôle, même les plus minimes n’entraînant pas forcément de contre-visite. Vérifiez tout particulièrement l’état des pneus, le système de freinage et les équipements.

Vous comptez acheter un nouveau véhicule pour l’occasion ? Dans ce cas, vous devrez passer par l’étape obligatoire de réalisation d’une carte grise en ligne. Après votre demande, vous obtiendrez celle-ci assez rapidement. Encore faut-il y penser !

2 / Achetez le bon camping-car

Avant de partir pour votre tour du monde et dans le cas ou vous optez pour l’option 2, il vous faudra bien sûr choisir un camping-car adapté à vos projets. Il en existe un certain nombre sur le marché, proposant des prestations différentes. Côté prix, comptez un minimum de 20 000 € en règle générale, auquel il faudra ajouter l’essence, l’assurance et le prix du transfert maritime d’un continent à l’autre. Sur ce dernier point, prévoyez entre 5 000 et 15 000 € supplémentaires. C’est à ne pas négliger !

Outre la problématique du budget, le camping-car idéal sera celui qui s’adaptera parfaitement à vos besoins. Par exemple, vous pouvez vous tourner vers un camping-car avec couchette au-dessus de la cabine de conduite. C’est l’idéal pour y faire dormir vos enfants en cas de voyage en famille. Sinon, vous pouvez aussi vous tourner vers un camping-car avec cellule amovible pour plus de praticité.

En tous les cas, choisissez le bon camping-car en fonction de l’aménagement intérieur mais aussi du potentiel d’espace. En effet, vous pouvez par la suite totalement revoir l’agencement et aménager le camping-car selon vos besoins. Pour un tour du monde, ce sera d’ailleurs recommandé.

3 / Aménagez votre camping-car selon vos besoins

Qu’il s’agisse d’un nouveau véhicule ou du votre, vous devrez aménager votre camping-car de sorte de pouvoir vivre confortablement dedans pendant votre tour du monde. Pour vos travaux de confort, pensez notamment à :

  • - Débloquer un budget supplémentaire pour les travaux. En général, comptez de 2 000 à 10 000 € pour un aménagement total. Cela dépend bien sûr de l’état initial du camping-car et de vos préférences personnelles.
  • - Inclure des équipements de secours et de rechange. Qui dit tour du monde dit également imprévus. Pour ne pas vous retrouver à cours de solution au milieu de nulle part, prévoyez d’inclure roues de secours, batteries de rechange, réservoirs d’eau, huile moteur, kits de réparation et bidon d’essence à votre véhicule. Tout ceci doit être soigneusement rangé dans votre camping-car.
Vous avez soigneusement choisi puis aménagé votre camping-car ?

Le contrôle technique est passé, l’assurance et la carte grise sont en poche ?

Dans ce cas, il ne vous reste plus qu’à prendre la route selon l’itinéraire choisi. Le monde s’offre à vous : bon voyage !



mardi, 12 décembre 2017 10:50

En route pour découvrir les rêves du Japon !

Into the Dream est un voyage à la découverte des rêves de l'humanité entamé en janvier 2017.
Nous réalisons le portrait de rêveurs du monde entier croisés sur notre chemin et que nous publions sur les réseaux sociaux.

Nous voici désormais au Japon, premier pays de notre périple asiatique.

Ça y est c'est reparti, nous voilà de nouveau en route pour découvrir les rêves de l'humanité. Après 5 mois à sillonner l'Amérique du Sud et une petite pause en France, nous mettons désormais le cap sur l'Asie. Notre première destination est le Japon où nous avons prévu de passer environ 3 semaines en direction du sud pour rejoindre ensuite la péninsule coréenne.

À notre arrivée à Tokyo, la capitale du pays du soleil levant, nous sommes subjugués par son immensité. Il s’agit de la plus grande ville du monde avec plus de 20 millions d’habitants mais pourtant l’ordre et la propreté règnent. Nous sommes surpris par le calme ambiant de certaines rues du centre ville alors que tout près la ville bouillonne. Après avoir visité les lieux les plus connus comme le temple d’Asakusa, le passage piéton de Shibuya ou encore le quartier de Shinjuku, nous nous lançons à la découverte des rêves des tokyoïtes.
Notre rencontre avec Ashya restera l’une des plus marquantes et son histoire illustre bien le boom en avant qu’a connu le Japon après la seconde guerre mondiale.

Après une semaine à Tokyo, nous avons mis le cap sur l’ancienne capitale japonaise : Kyoto. Là, nous avons été émerveillés par la beauté des temples et la richesse de l’histoire du pays. Des superbes rencontres que nous y avons faites, il nous restera le souvenir d’un superbe petit couple Rina et Eisuke qui nous a partagé leurs rêves.Nous sommes ensuite partis à Osaka la seconde plus grande ville du pays où nous avons découvert les rêves d’Eric, Directeur Général de Decathlon au Japon. Puis, nous avons mis le cap sur la toute première capitale du Japon, la dénommée Nara où nous avons en plus des superbes temples de la ville, pu partager de longs moments avec de nombreux daims qui se baladent en toute liberté.

Après une courte pause à Kobé, mondialement connue pour son boeuf et plus tristement pour le tremblement de terre qui s’y est produit en 96, nous avons visité plusieurs châteaux et petites villes de l’époque médiévale japonaise : Himeji, Okayama et Kurashiki. L’occasion de plonger dans l’histoire des Shogouns et autres Samouraïs.

Au Japon, nous avons voyagé la plupart du temps en bus, plus économique que le train même si c’est un peu plus long. C’est donc en bus que nous sommes arrivés à Hiroshima, la tristement célèbre ville du bombardement atomique. C’est un peu par hasard que nous sommes arrivés dans cette ville qui se situait sur notre chemin vers le sud du Japon où nous avions pour idée de prendre un ferry pour rejoindre la Corée du Sud. Et comme on dit, le hasard fait bien les choses, nous avons en effet, adoré Hiroshima, son atmosphère et surtout l’état d’esprit de ses habitants qui militant pour le désarment nucléaire et la paix dans le monde. Nous avons eu la chance d’échanger avec Tashiko, l’un des derniers survivants du bombardement encore en vie, une expérience unique !
En plus, à moins de 30 minutes d’Hiroshima en bateau se trouve la merveilleuse île de Miyajima, notre coup de coeur du Japon, une vraie merveille.

Pour terminer notre séjour au pays de l’empereur, nous avons rejoint l’île du Sud et la ville de Fukuoka d’où nous avons réussi à prendre un ferry en direction de la Corée du Sud pour la modique somme de 20 euros par personne.

Pour conclure, ce qui nous a le plus choqué lors de notre traversée du pays restera l’acharnement au travail de certains japonais qui peuvent dédier leur vie à leur travail jusqu’à en mourir ainsi que le développement à outrance de la société de consommation et du divertissement. Mais nous retiendrons avant tout la gentillesse des habitants de l’archipel ainsi que l’âme unique de ce pays qui oscille en tradition et modernité.

> En bonus, voici nos tops de la gastronomie japonaise :
→ Sushi : nigiri ou maki
→ Tempura : beignets de crevette, poisson blanc, ou encore légumes
→ Yakitoris : brochettes de toutes les sortes, poulet, bœuf, poisson..
→ Onigiri : sandwich de riz
→ Takoyaki : boulette de poulpe (Osaka)
→ Nouille : soba, udon ou somen
→ Gyudon : riz recouvert de lamelle de porc
→Curry japonais
→ Melon pan : brioche au sucre très appréciable
→ Saké : à consommer avec modération évidement
→ Thé vert
vendredi, 24 novembre 2017 15:45

Cap sur les rêves coréens !

Into the Dream est un voyage à la découverte des rêves de l'humanité entamé en janvier 2017.
Depuis le mois de septembre nous sillonnons l'Asie, retour sur notre séjour de quelques jours en Corée du Sud.

Nous faisons désormais cap sur la Corée du Sud afin de découvrir les rêves des habitants de cette péninsule située entre deux géants : la Chine et le Japon. Pour effectuer les quelques centaines de kilomètres qui nous séparent de Fukuoka sur l'archipel nippon à Pusan en Corée du Sud nous avons décidé de prendre un ferry. D'où nous vient cette idée ? Tout simplement d'un coup d'œil à une carte qui nous a fait prendre conscience que les deux pays étaient proches.

Après plusieurs heures de traversée un peu mouvementée sur un vieux bateau, nous débarquons sous la pluie à Pusan. Il s'agit de la seconde plus grande ville du pays située au sud est. Nous explorons alors pendant deux jours cette ville portuaire où la pêche est la principale industrie. Nous découvrons d'ailleurs les rêves de Dean, un jeune coréen, sur le marché de poisson de la ville. Par ailleurs, nous profitons d'une belle journee ensoleillé pour découvrir les collines et les plages de la ville. Pour rester dans le thème nous regardons le frissonnant blockbuster du cinéma coréen "Dernier train pour Busan", que nous vous recommandons vivement.

Il est déjà l'heure de quitter Busan pour nous rendre en bus à Séoul la capitale coréenne où nous avons prévu de rester une semaine. À notre arrivée nous sommes accueillis par nos hôtes Mi-ok et son mari que nous avons rencontré grâce au site d'échange de maison Guesttoguest. Nous découvrons les lieux et notre quartier avant de rejoindre un ami coréen pour fêter comme il se doit l'anniversaire d'Océane autour d'un succulent barbecue coréen et de la boisson locale, le soju, un alcool de riz.

À Séoul, nous découvrons les superbes palais, les parcs, la N Séoul Tower et la vie des coréens. De nos échanges avec les locaux nous retenons notamment leur amour pour les Etats-Unis qui s'explique par le soutien du pays lors de la guerre de Corée dans les années 50. Nous remarquons également que la société coréenne est très accès sur la consommation et le travail. Nous apprenons avec effroi le fort taux de suicide chez les jeunes étudiants coréens soumis à la pression de la réussite sociale. Pour la première fois depuis notre départ un rêve revient régulièrement : gagner beaucoup d'argent pour maintenir sa famille.

Un séjour en Corée ne peut être complet sans s'intéresser au conflit qui oppose le Nord et le Sud du pays depuis bientôt 70 ans. Nous décidons donc de nous rendre sur la zone démilitarisée, une bande longue de XX km et large de 4 kilomètres qui coupe le Nord et le Sud de la péninsule. Cette "frontière" date du cesser le feu signé entre les deux pays. En effet, dans les années 50 un violent conflit opposa le Nord communiste soutenu par l'URSS et la Chine au Sud capitaliste soutenu par les Etats-Unis dans un contexte de guerre froide. Que de frissons lorsque nous pensons aux familles séparées par ce terrible conflit et lorsque nous nous tenons à quelques dizaines de mètres de la Corée du Nord. Nous comprenons mieux après cette expédition les ressorts du dossier Nord coréen dont nous entendons quotidiennement les rebondissements aux informations. La zone que nous avons découvert est l'une des plus militarisées au monde contrairement à ce que son nom indique et d'autant plus depuis le récent regain de tension entre les deux pays qui sont officiellement toujours en guerre depuis 1949. On retiendra également que le service militaire est toujours obligatoire en Corée du Sud pour tous les jeunes entre 18 et 30 ans, ce qui explique aussi l'âge relativement élevé de départ de leur famille des jeunes coréens.

Voilà, il est déjà l'heure de quitter la Corée et de nous envoler en Chine. De notre court séjour en Corée du Sud nous retiendrons évidement le superbe accueil des locaux mais aussi les fantastiques mets tous plus délicieux les uns que les autres, pleins de saveurs et d'épices qui ont ravis nos papilles.
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