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Mauritanie Terre de sable

Coincé entre le Maghreb et l’Afrique occidentale, le vaste pays des Maures s’étale sur un million de kilomètres carrés, soit deux fois et demi la France et ne compte que quatre millions d’habitants.

Pays enchanteur, chevauchant le Sahara et le Sahel, il est bordé au nord par le Sahara occidental, le Mali à l’est, le Sénégal au sud, et à l’ouest cette immense étendue de sable est collée tout contre l’océan Atlantique sur environ 700 km de plages sauvages ou de hautes dunes orangées parfois viennent mourir.

C’est un endroit du globe essentiellement désertique.

En Mauritanie le sable représente les deux tiers du pays mais au œur de ces espaces fluides son relief érodé laisse émerger parfois de magnifiques massifs de roches noires, des montagnes posées au centre de vastes plaines ensablées s’étirant sans fin sur l’horizon, des plaines infinies de sable jaune pâle ou orangé, parfois ponctuées d’acacias et d’herbes à chameaux, et puis la découverte d'oasis parfois, cadeaux  de la nature, où l’eau surgit par miracle.

La Mauritanie, ce sont des paysages étonnants d’une beauté à couper le souffle.

Je vous amène à la rencontre des nomades, les « Beni Hassan», les hommes du désert, grands et secs, leurs yeux noirs et vifs scrutant l’immensité, vêtus dans de larges boubous bleus et enturbannés de leurs chèches noirs, ils ont fière allure.

Ce sont les derniers seigneurs du désert et leurs femmes nomades, finement voilées, leurs silhouettes entortillées de sublimes tissus légers colorés, ondulent de loin au vent du désert.

De nombreux endroits en Mauritanie méritent une attention toute particulière et, sur les traces de Théodore Monod, j’espère pouvoir vous faire rêver, à l’occasion de ce voyage, vous faire découvrir ce pays de sable encore un peu perdu, aux mille et une facettes.

Je voyage en Mauritanie depuis de nombreuses années, en 4X4 équipé et autonome et j’ai eu le privilège d’explorer souvent toutes ces vastes contrées. Ces grands espaces ont été occupés par l’homme depuis le néolithique mais aujourd’hui le désert domine partout, l’eau y est rare, et une rencontre, souvent inattendue, avec les nomades Hassani est une bénédiction.

Mais s’engager dans le désert n’est pas sans danger, en outre il est difficile de donner de mes nouvelles et, malgré maintenant une longue expérience, la conduite d'un véhicule parfaitement adapté contenant une réserve conséquente en carburant et en eau, du rêve au cauchemar il n’y a qu’un pas.

Je n’oublierais jamais ce jour où, traversant un cordon dunaire compliqué avec des points GPS éronnés, les vents changeant les passages au fil du temps, j’ai subi une tempête de sable. Avec une visibilité très restreinte, mon véhicule se plantant dans le sable mou à tout instant. Je n’ai pu faire qu’un peu plus de deux kilomètres dans toute la journée, stoppant enfin, usé par l’effort, les lèvres et la gorge desséchées, à l’abri au creux d’une large dune. Et puis, plus tard, après la tempête, assis au sommet d’une haute dune orangée, regardant sur l’horizon le soleil décroitre lentement, rougissant le ciel, pour enfin disparaitre laissant sa place à une profonde nuit, une nuit saharienne, étonnante et vivante, constellée d’étoiles jusqu’au sol, dans un silence absolu.

Dans ces instants, la magie du désert opère, l’essentiel me submerge, plus un bruit, le profond plaisir de boire une eau qui ranime, puis la chaleur disparait enfin, il est de nouveau possible de marcher les pieds nus dans le sable. En Mauritanie, plongé dans un monde infini de sable, on remplit son esprit, son âme et son corps d’humilité face à une nature hostile qui domine partout. 

Endroits rares, parfois difficiles d’accès, un univers magique de sables colorés et de roches, mais un monde encore habité par d’élégants hommes du désert, les derniers nomades, isolés et disséminés loin dans le sable. Des hommes fiers, poètes et conteurs, qui ont su garder leurs valeurs grâce à des codes anciens et aussi par une transmission orale qui court toujours depuis la nuit des temps.

Comment vivent les hommes ici, l’isolement est toute leur vie, ils respirent sainement dans leur monde, loin de tout, une vie simple et dure mais maîtrisée dans un rythme lent depuis toujours.

< Le film de Jean Daragnes sera diffusé le samedi 26 septembre au festival des Globe-Trotters.

En réalisant ce film, j’ai voulu partager cet univers avec vous, rapportant les images de ces immensités et de toutes ses beautés cachées, vous faire découvrir la vie magique mais si difficile des derniers nomades, et puis aussi les restes d’une époque oubliée où le sol fourmille encore d’objets d’Art premier, et puis encore à la recherche de quelques crocodiles du Nil restés prisonniers dans des gueltas oubliées du monde depuis des milliers d’années, aller à la rencontrer des dernières caravanes de sel et enfin finir la route face à l’océan, longeant des plages désertes, le monde des oiseaux marins, pendant des centaines de kilomètres. Nous sommes partis en 4X4 à deux, souvent seuls et isolés, nous avons parcouru 5000 km dans le monde du sable à la rencontre de ce monde nomade qui disparait et s’éteint peu à peu.

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