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Prendre sa retraite au Vietnam ...

Martine a décidé de partir s'installer en Asie du sud-est. 
Elle nous livre ici, ses conseils :


Vietnam : c'est très difficile.

Il existe le visa B3 qui est un visa entrées multiples valable 3 mois et reconductible une fois (donc 6 mois au total). Mais il est uniquement réservé aux personnes qui viennent pour une mission dans ce pays ou encore pour celles qui oeuvrent dans l'humanitaire. Il peut également être sollicité auprès des tours opérateurs si le touriste effectue un voyage avec une agence. Il peut être délivré à l'arrivé à l'aéroport après accord des services de l'immigration.

En tant que touriste, on arrive à surfer avec les visas 3 mois (C2) 4 fois (soit une année) mais à chaque fois il faut repasser la frontière, demander un autre visa auprès de l'ambassade du pays dans lequel on s'est rendu; ça finit par avoir un coût d'autant que le visa est devenu bien cher depuis le 1er janvier dernier. Surfer plus d'une année de la sorte finit par être remarqué et les autorités comprennent alors qu'on vit dans le pays. Les choses commencent à se compliquer.

Ensuite un touriste n'a pas le droit de louer ou d'acheter une habitation, d'acheter, ni même de conduire une voiture ou une moto. Il n'y a donc pas de loueurs de voiture sans chauffeur. Le permis français n'est pas reconnu et on ne peut habiter qu'en résidence hôtelière.

Thaïlande :

Pour les retraités, le pays le plus facile (parmi ceux dont j'ai étudié la question) me semble être la Thaïlande : les autorités demandent : certificat de bonne santé, assurance santé/rapatriement, attestation de revenus (titre de pension ou 3 derniers relevés bancaires). Revenu minimum entre 1600 et 1800 euro mensuels. Si non, il faut verser environ 22 000 euro sur un compte en Thaïlande, mais pas obligatoirement thaïlandaise - HSBC est très bien pour ça – somme que l'on va utiliser pour vivre. Avoir plus de 50 ans. Si le dossier est accepté on obtient un visa d'un an mais tous les trois mois il faut quand même refaire tamponner son passeport (donc également sortir du pays). Selon la région dans laquelle on s'est installé ce n'est pas trop difficile mais si on habite loin d'une frontière c'est plus onéreux. Il existe des agences de voyages spécialisées qui affrètent des cars de touristes qui ne font qu'aller en Birmanie (par exemple) et ré-entrer en Thaïlande pour faire tamponner leur passeport... les voyages en bus sont bon marché. Il faut demander un nouveau visa d'un an à l'expiration du précédent.

Il y a une communauté française sympathique à Chiang Mai. Il semble assez facile d'ouvrir une petite activité commerciale mais dans tous ces pays, il faut être associé avec un habitant local et cette personne doit toujours être majoritaire dans les parts. Il est prudent de passer par un avocat pour cela et de faire enregistrer officiellement cette collaboration de travail.

> Cambodge :

Je sais juste que lorsque on demande on premier visa d'entrée, il faut demander un visa business même si tu on n'a aucun business en vue, mais cela permet ensuite de faire transformer ce visa d'un mois en un visa d'un an pour environ 500 $ (il n'est pas demandé de contrat de travail pour ce visa, juste cocher la bonne case lorsqu'on fait la demande). Ceci lorsqu'on fait sa demande de visa au moment de son entrée dans le pays, au poste frontière. Cela doit être différent si on passe par l'ambassade du Cambodge en France (il y a des chances qu'ils demandent des justificatifs de business). Mais je n'ai pas étudié la question aussi profondément qu'au Vietnam ou en Thaïlande.
A noter quand même que dans ces pays, la législation change tout le temps et sans raison apparente (un pas en avant, un pas en arrière et ainsi de suite). Ces informations doivent donc être réactualisées régulièrement.

A noter aussi qu'au bout de trois mois d'expatriation, on ne peut plus bénéficier de la sécurité sociale, même si on est retraité, et tant qu'on vit à l'étranger. Bien sûr, dès que l'on rentre sur le sol français, même pour des "vacances" on retrouve nos droits. En ce qui concerne la mutuelle, pour ne pas avoir à payer les cotisations à taux plein (alors qu'après trois mois d'expatriation on n'y a plus droit non plus tant que l'on est à l'étranger), et pouvoir faire réactiver nos droits dès que l'on rentre, sans avoir à subir une période de carence, on peut payer une cotisation de maintien, bien moins onéreuse.

Partir vivre sa retraite à l'étranger se réfléchit mûrement, nécessite d'effectuer des démarches incontournables. Cela nécessite aussi de se connaître soi-même très bien afin d'être capable de gérer ses liens de dépendance en toute sérénité. Cela peut passer par liquider tous ses biens afin de n'avoir pas à faire le grand écart entre deux mondes, entre deux modes de vie,

Il y a encore du « pain sur la planche » pour être vraiment citoyen du monde mais même en France, et même si on est retraité, pour les non ressortissants de la CE, c'est tout aussi compliqué sauf, peut-être, pour ceux qui ont les moyens de racheter notre patrimoine.

Martine
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