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Japonaiseries

Parti au cœur de l’été caniculaire 2024 au Japon, Jean-Marc Leclerc en a rapporté ce récit très personnel.

12 août 2024. Tandis que la clameur olympique s’élève dans les rues de Paris, la nuit s’empare de Koyasan, au centre sud du Japon. Le chant entêtant des grenouilles du bassin intérieur du temple qui nous abrite traverse la moustiquaire.

Il roule entre les murs de bois de notre Shukubo, cet espace hôtelier intégré à l’édifice religieux. Nous allons devoir assister à la prière de 6 h 30. Le grand choeur joyeux des batraciens est maintenant rythmé par la percussion d’un gong suzu, joué par une main invisible. Les heures passent. Je n’ai guère dormi, ne voulant rien rater du spectacle de l’aurore. Un petit gong égrène encore quelques notes rapprochées. Puis le gros gong de la veille retentit de nouveau, envahissant l’espace de sa profonde vibration, lente et pénétrante. Il est temps de rejoindre les pèlerins et leurs hôtes étrangers, qui se croisent en silence pour aller prendre place dans la salle commune.

Volutes d’encens et lueur des bougies, renvoyant l’éclat des instruments liturgiques en laiton ornant une pièce au décor foisonnant. Ainsi commence la prière des moines au temple de Zofukuin.

La quête de l’harmonie Au Japon, le shintoïsme et le bouddhisme sont les principales croyances, qui peuvent s’exprimer simultanément pour former un syncrétisme shintô- bouddhiste. Je tire comme leçon de cette première prière parfumée que dans le bouddhisme Shingon — celui des “mots véritables” — tout aspire à libérer l’être de la souffrance par la quête de l’harmonie sans pour autant ôter la douleur de la position du lotus, décidément inatteignable pour mon corps d’athlète.

Le voyage a débuté six jours plus tôt… 7 août. Notre Boeing “triple sept” d’Air France, atterrit à Osaka. À 10 h, nous sortons de l’aéroport du Kansai. Au son des cigales !

Camouflées sur les troncs et les branches des allées d’arbres plantés dans cet univers de béton, sous la chaleur écrasante, elles battent des records au sonomètre. Au Japon, la cigale n’a pas l’image de l’insecte oisif dépeint par la fable. Elle symbolise la voix de la divinité qui porte loin et repousse le mal.

Texte et photo : Jean-Marc Leclerc

Extrait globe-trotters n° 221 mai-juin 2025, spécial Japon.

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