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3 000 km à pied en Islande !

À 27 ans, le Breton Pierre- Antoine Guillotel a achevé un périple de 3055 km aux quatre coins de l’Islande. Seul, en autonomie complète, durant 144 jours, il a marché.
Parti de la réserve d’Hornstrandir au nord-ouest de l’île, il a atteint Akureyri, capitale du Nord fin janvier 2021.

L’Islande est un vieux rêve : une denrée rare aux confins de l’esprit. Un écrin géographique caressé par le 66e parallèle. Regardez-la ! Cette île aux portes du Nord. Du Grand Nord. Celui qui met en branle la pensée en refroidissant vos extrémités. Celui dont le climat et la beauté gèlent ensemble. Qui fait du poêle à bois un refuge de luxe. À peine mon regard effleure-t ’il l’Islande sur la carte qu’irrésistiblement il s’y arrête. Et c’est de cette île que naquit ma première expédition en solitaire : 3000 kilomètres à cheval sur trois saisons, étalée sur 144 jours.

Je rêvais d’une aventure silencieuse et froide au cœur d’un bout du monde.

Battre la mesure de l’espace sur un temps long, voilà ce que je désirais. L’intensité. Faire l’éloge de la bipédie, trop souvent reléguée de nos jours à la dimension du dernier recours.

J’aspirais à ralentir le mouvement du corps pour intensifier celui de l’esprit. Bouleverser de mes pensées. Elles m’assaillent les entrailles, me martèlent le crâne et me coupent la faim. Présentes et indéboulonnables. Seul le départ peut les mettre en pièces. Quelques heures avant le grand saut, j’ère sobrement sur les trottoirs d’Ísafjörður comme un ivrogne diurne, sans cap ni bouteille. L’air frais ne congèle pas les doutes. J’angoisse car c’est un second départ.

Six semaines auparavant, je chutais lourdement sur un sommet du nord de l’Islande et me faisais héliporter, sept heures plus tard, vers l’hôpital de Reykjavik. Six semaines : durée acceptable et nécessaire pour qu’une épaule luxée retrouve du service. De retour en Bretagne, le sentiment d’échec entre les dents, je me pliais alors péniblement aux règles du corps et à celles du corps médical. Une convalescence laborieuse qui fait glisser mon itinéraire initial. En effet, l’hiver approche.

La météo se durcit, les rivières glaciaires se figent et les impétueuses tempêtes automnales s’évadent du Groenland pour fondre sur les côtes islandaises. J’adapte ma trace et projette de nouveaux pointillés.

Extrait du magazine Globe-Trotters n°205

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