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vendredi, 02 octobre 2009 10:46

Annulation/retards




Par la compagnie



Vol annulé, reporté ou retardé par la compagnie


Responsabilité

La compagnie

Solution

La compagnie (ou l'agence) est censée vous prévenir au plus tôt. Légalement les dates et horaires mentionnés sur le billet font partie du contrat et doivent être "théoriquement" respectés par le transporteur (sauf raisons de sécurité ou grèves). Dans tous les cas, les demandes de dédommagement sont à transmettre à la compagnie ou à l'agence qui a vendu le billet.

- Retard et report :
Il faut que le retard ou le report soit "important" pour être pris en considération. A partir de 2 heures (vols de moins de 1 500 km), 3 heures (1 500/3 500 km) ou 4 heures (vols de plus de 3 500 km) vous pouvez exiger sur le moment divers services de la part du transporteur (boissons, repas, hébergement, etc). Et à partir de 5 heures de retard vous avez droit au remboursement de votre billet.

- Annulation :
Il n'y aura pas d'indemnités si les passagers sont informés plus de deux semaines avant le départ prévu, ou encore s'ils sont placés sur un autre vol à une heure proche de l'horaire prévu. Sinon, depuis 2005, c'est l'indemnisation prévue en cas de surbooking qui s'appliquera.
Si les problèmes interviennent au retour et que vous soyez obligés d'emprunter un autre transporteur à un coût supplémentaire, vous pouvez bien sûr réclamer la différence (sous réserve généralement de l'accord préalable des intéressés).

Adresses utiles

→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Vol charter annulé, reporté ou retardé par le voyagiste


Responsabilité

Sauf s'il en va de questions de sécurité, la responsabilité se situe au niveau du voyagiste.

Solution

Si auparavant les voyagistes se protégeaient via les "conditions particulières de vente" (souvent très excessives) mentionnées dans leurs contrats visant à limiter ou à exclure leur responsabilité en cas de problèmes du genre, les choses sont maintenant différentes. C'est en effet la même réglementation que pour les compagnies qui s'applique. Donc, indemnisation possible pour tout retard supérieur à 5 heures ou modification/annulation de vol inférieure à 2 semaines.
Malgré tout, il est plus qu'utile de bien lire ce qui est écrit dans les contrats de vente avant de signer et de se renseigner sur la suite des événements en cas de problèmes : à savoir les recours possibles, la prise en charge des coûts supplémentaires à un retard ou un reports (y compris comme cela peut arriver un changement d'aéroport de départ ou retour), etc. Si certains points vous semblent excessifs demandez à ce qu'ils soient modifiés ou allez voir ailleurs.
Avec la Loi du 13.07.92 et ses décrets de 1994, le passager est mieux protégé face aux agences qui sont désormais responsables en cas de problèmes, y compris d'un de leurs fournisseurs.

Adresses utiles

→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00

→ Syndicat National des Agents de Voyages (SNAV)
15 place du Général Catroux, 75017 Paris
Tél. : 01.44.01.99.90



• Vol dérouté vers un autre aéroport


Responsabilité

La compagnie sauf s'il s'agit de raisons de sécurité.

Solution

Dans ce cas la compagnie est tenue de prévenir les personnes attendant à l'aéroport initial et d'assurer dans les meilleures conditions le retour des passagers vers celui-ci. Dans les faits et au niveau dédommagements cela peut être assimilé à un retard.

Adresses utiles

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Par le passager



Annulation (ou modification) du voyage par le passager


Responsabilité

Le passager

Solution

Pour un billet plein tarif en vol régulier, au niveau annulation, il faudra retourner celui-ci au plus tard 30 jours après la date limite de validité pour obtenir son remboursement. Par contre, les billets à tarifs réduits, promotionnels ou charters sont quasiment toujours soumis à des conditions particulières de remboursement, et ils ne sont d'ailleurs remboursables que si l'on a souscrit une assurance annulation incluant le motif de l'annulation (idem au niveau modification). Ne pas oublier que la déclaration d'annulation est à faire généralement sous les 5 jours, avec parfois un avis sous les 24 heures suivant l'événement ayant entraîné l'annulation. Enfin, sachez que si un billet n'est pas utilisé du tout, la compagnie se doit de vous rembourser les taxes d'aéroport puisqu'elle ne le reversera pas aux autorités aéroportuaires en question.

Adresses utiles

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Avion raté


Responsabilité

Le passager ou la compagnie

Solution

S'il s'agit d'un vol direct (sans changement d'appareil en route) et que vous arriviez en retard à l'aéroport, quelle qu'en soit la raison hormis si vous êtes en possession d'un billet plein tarif, vous serez dans l'obligation de racheter un nouveau billet, sans que pour autant le précédent soit remboursé. Toutefois certaines assurances peuvent parfois prendre en considération ce risque moyennant un supplément.
S'il s'agit d'une correspondance loupée parce que votre vol initial est arrivé en retard, vous pouvez faire jouer la responsabilité de la (les) compagnie qui sera censée vous remettre au plus tôt sur un autre vol et s'occuper de vous. Cependant, si le retard est du à des raisons indépendantes de la compagnie (mauvais temps, sécurité...), celle-ci se dégagera de toute responsabilité et vous ne pourrez prétendre à aucun recours, même si dans les faits quelques compagnies font un "acte commercial" pour aider leurs clients dans ce cas (ne pas hésiter à insister).

Adresses utiles

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Refus d'embarquement (hors surbook)


Responsabilité

Le passager

Solution

Si le refus repose sur le non-respect de l'heure limite d'enregistrement, un comportement incorrect, la non reconfirmation du vol retour, la possession d'un billet en demande ou en attente, ou toutes autres raisons légitimes, il ne peut y avoir de dédommagements. Il en va généralement de même lors d'un refus pour non possession des documents de voyage nécessaires.

Adresses utiles

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08


vendredi, 02 octobre 2009 10:46

Préjudices




Préjudices, dommages et accidents de voyageurs et/ou de bagages lors du transport


Responsabilité

La compagnie

Solution

C'est le transporteur qui est le seul responsable en vertu des conventions, notamment celles de Varsovie et de Montréal, qui régissent le transport aérien. Toutefois, si les raisons sont liées à des mesures de sécurité ou de sûreté, la responsabilité de celui-ci peut ne pas être retenue.

Adresses utiles

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Vol ou dégradation du véhicule sur le parking de l'aéroport


Responsabilité

Le passager

Solution


Généralement l'aéroport n'est pas en cause. Le stationnement s'effectue aux risques et périls du propriétaire et les droits perçus sont des droits de stationnement et non de gardiennage.

Adresses utiles

. Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



vendredi, 02 octobre 2009 10:46

Agence, billets




Billet volé ou perdu


Responsabilité

Le passager

Solution

Désormais avec le "ticket électronique" il n'y a plus de problème et il suffit de réimprimer son e-ticket. D'où l'intérêt de garder celui-ci dans sa boite à mails ou sur une clé USB.

Adresses utiles

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Faillite du voyagiste ou de la compagnie


Responsabilité

Le voyagiste ou la compagnie

Solution

Des garanties financières existent (théoriquement) chez les uns et les autres notamment pour ce qui est des agences et TO. Elles sont là entre autres pour couvrir les remboursements ou assurer le rapatriement des clients si la faillite intervient durant le séjour de ceux-ci.
De plus, les passagers sont en principe aussi protégés contre la faillite des compagnies aériennes grâce à un nouveau fond spécial créé par l'IATA (les compagnies) et l'ECTAA (association européenne des agents de voyages).
A savoir cependant que, lorsqu'il s'agit de la faillite d'un transporteur, un client ayant acheté son billet directement auprès de celui-ci (agence ou site web de la compagnie) aura bien moins de chances de se voir rembourser que celui ayant acquis son titre de transport auprès d'un voyagiste ou d'une agence de voyages (y compri via Internet).

Adresses utiles

→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08

→ Syndicat National des Agents de Voyages (SNAV)
15 place du Général Catroux, 75017 Paris
Tél. : 01.44.01.99.90



Nom du transporteur


Responsabilité

La compagnie (vol régulier) ou le voyagsite (charter)

Solution

Depuis le 17 février 2005 tout passager doit être mis au courant du nom de la compagnie (et des caractéristiques de vol) qui va l'acheminer avant son départ. Cette mesure concerne surtout les charters des voyagistes, même si en vol régulier le principe du "partage de code" faisait qu'auparavant on n'était pas toujours au courant de la compagnie qui allait assurer le vol.

Adresses utiles

→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08

→ Syndicat National des Agents de Voyages (SNAV)
15 place du Général Catroux, 75017 Paris
Tél. : 01.44.01.99.90



Révision du prix par le voyagiste


Responsabilité

Le client ou l'agence

Solution


Tout est fonction de ce qui est inscrit dans le contrat, notamment au niveau de la garantie des prix . Toutefois les hausses ne peuvent se faire que sous certaines conditions, et pour plus de 10% le client peut généralement annuler sans frais. Attention quand même s'il est mentionné dans le contrat que l'on peut être soumis à toute augmentation du prix de vente sans possibilité d'annuler son achat.

Adresses
utiles

→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00

→ Syndicat National des Agents de Voyages (SNAV)
15 place du Général Catroux, 75017 Paris
Tél. : 01.44.01.99.90



vendredi, 02 octobre 2009 10:45

Bagages




Bagages endommagés lors du transport


Responsabilité

La compagnie

Solution

Comme pour la perte, il faut faire immédiatement une déclaration pour être remboursé sur les mêmes bases. S'il s'agit d'une valise, la compagnie peut aussi proposer de la réparer ou de la changer par un modèle équivalent.

Adresses utiles

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08



Bagages perdus lors du transport


Responsabilité

La compagnie

Solution

En cas de perte définitive (10% des cas) ils sont remboursés par le transporteur sur une base la plupart du temps limitée de 20 US $/kg pour les bagages en soute et de 400 US $ par personne pour les bagages cabine (1 400 € maxi pour les vols intra-européens). D'où l'intérêt parfois de souscrire des assurances complémentaires.
Dans la pratique, il est impératif de signaler immédiatement la perte auprès du service bagages du transporteur, ou à défaut de l'aéroport, afin de remplir un imprimé spécial qui permettra d'entreprendre les recherches et servira à la réclamation auprès de la compagnie. S'il s'agit d'une perte à l'arrivée à sa destination les compagnies peuvent, bien qu'il n'y ait pas de réglementation particulière, vous dépanner financièrement ou vous offrir des affaires de rechange en attendant que les bagages soient retrouvés (c'est un préjudice qui est parfois aussi inclus dans certaines assurances bagages).

Adresses utiles

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08

→ Objets trouvés Aéroports de Paris
Tél. : 01.49.75.34.10 (Orly Sud)
Tél. : 01.49.75.48.50 (Orly Ouest)
Tél. : 01.48.64.51.92 (CDG1)
Tél. : 01.48.62.65.73 (CDG 2)



Bagages retardés lors du transport


Responsabilité

La compagnie

Solution

C'est lorsque des bagages déclarés perdus sont retrouvés quelques temps plus tard. On peut demander alors une indemnisation non plus pour la perte mais pour le retard. On dispose de 21 jours après le retour de ses bagages pour effectuer sa demande.

Adresses utiles

→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21

→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08


vendredi, 02 octobre 2009 10:22

Typologie du voyageur




Mais, qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Où vont-ils ? Petite typologie (à peine imaginaire) des passagers habituels des compagnies aériennes...



Les enfants accompagnés

Contrairement aux bambins qui voyagent avec leur écriteau précisant "enfant non accompagné" sous la surveillance d'une hôtesse bien trop intimidante pour qu'on oublie d'être sage, l'enfant accompagné est la terreur d'une cabine. Passé le premier réflexe de dire "envoyez-les jouer dehors", il faut bien se rendre à l'évidence de l'horreur d'une profonde nuit d'insomnie passée entre les braillements des nourrissons et les échos lancinants d'une chanson de Dorothée. On touche là quasiment aux limites de la résistance nerveuse humaine, sauf bien sur pour les parents qui trouvent charmante cette récréation aérienne ! Faute de faire voyager les enfants de plus de cinq kilos en soute avec les animaux de compagnie, les transporteurs envisageront peut-être un jour de réserver certains vols aux adultes comme c'est déjà le cas dans quelques hôtels...

Le dépressif

"En cas de dépressurisation, des masques à oxygène tomberont automatiquement du plafond". Le dépressif, lui, vous tombe dessus sans que l'on sache pourquoi. Et là, promiscuité oblige, il se répand en confidences. Entre Paris et Londres, le risque est assez faible. Mais un voyage vers les USA laissera par contre au compagnon de siège qui vous a élu comme ami du moment le loisir du vous compter en détails son divorce - voire ses divorces dans le cas d'un(e) ressortissant(e) américain(e) -, son CV professionnel depuis une quinzaine d'années, et la mort de son plus fidèle ami (un yorkshire répondant au doux nom de Lexomil). Si tout se passe bien, vous aurez peut-être aussi récolté l'adresse d'un bon psy. Mais évitez toutefois de laisser la vôtre et priez pour que le vol retour ne vous réunisse pas à nouveau !

Le "fritard"

Ce n'est pas qu'il émane de son gilet multipoche en goretex bardé de gadgets et accessoires pour son Canon Eos quelques relents trop persistants d'huile rance, mais pour vous coller grassement aux baskets il s'y entend. Contraction du frimeur et du routard, le fritard s'installe à côté de vous après avoir failli vous éborgner avec son sac photo blindé (il a déjà eu "un télé de 300 explosé par une balle perdue au début des années 80 au Nicaragua" et "ça voyage pas en soute; ils m'ont déjà paumé une Béta à 20 plaques"). Il pourrait sortir tout droit d'un roman s'il n'avait auparavant négocié un billet gratos avec l'attachée de presse de la compagnie "qu'à pas pu le surclasser en Business, la salope". En quelques minutes vous saurez que votre voisin qui a tout-vu-tout-fait n'est autre que Y., gourou du voyage sac au dos devenu avec le temps aussi redoutable qu'incontournable homme d'affaires dans l'édition du CD-Rom touristique...

Le gentil membre

Imaginez que vous voyagez sur un même vol avec un groupe de retour du Club. La chose est possible. Devinez qui de vous ou d'eux se conduira de la façon la plus franchouillarde, entassera ses raquettes de tennis, ses clubs de golf et d'énormes sacs pris en bagage à main "parce que ça va plus vite lors du débarquement" sur votre veste tout droit sortie du pressing ? On reconnaît aussi le gentil membre à ce que d'ailleurs il n'a pas remarqué que vous aviez remarqué la créature toujours bronzée, souvent blonde, et parfois remarquable, qui l'accompagne.

Le fumeur

Au choix : paria ou goujat. Bête traquée, il volera dans le premier cas dans les rangées non-fumeurs, nerveusement rongé par l'envie d'une cigarette de toute façon désormais proscrite sur bien des compagnies. Dans l'autre cas, on le verra aussi dans la zone non-fumeurs mais l'air beaucoup plus détendu. Il suffit d'observer son manège pour comprendre les raison de son bonheur : voyageant parmi les allergiques au tabac pour ne pas être incommodé par la fumée des autres, il se lève toutes les demi-heures pour aller s'en griller une au fond de la cabine, profitant d'une place libre pour enfumer un peu plus ceux qui n'ont pas eu ce bon sens.

L'ethnique

Aucune connotation raciste; il s'agit tout simplement de l'appellation appliquée par les compagnies aériennes aux ressortissants nationaux d'un pays qu'elles desservent. Dans l'absolu, on reconnaît facilement "l'ethnique" : il est plutôt Ivoirien entre Paris et Abidjan et Tunisien en direction de Tunis. Voyager en sa compagnie est souvent une bonne occasion de rapprochement conviviaux et parfois de franche rigolade, même si à l'occasion certains de ses us et coutumes peuvent dérouter. Mais au fait, si l'ethnique se reconnaissait aussi à ce qu'il gaudriole en français en pinçant les fesses des hôtesses entre Malaga et Orly un 30 août ?

Le businessman d'un jour

La veste largement ouverte sur une bedaine potelée et le teint aviné par le Muscadet ou le Ricard, il rentre d'un salon de producteur de viande de zébu laineux. A vrai dire c'est son seul voyage en avion de l'année et il compte bien en profiter jusqu'à la dernière goutte de champagne, de whisky et de Bordeaux généreusement servis par l'hôtesse de la classe Club. Et c'est dans le dernier souffle d'une haleine réchauffée par les 45 degrés d'un bon cognac qu'il vous contera la poésie d'une insémination artificielle et la beauté d'une chaîne d'abattage industriel avant de s'assoupir le nez sur votre épaule dans un concert de joyeux ronflements sonores.

La businesswoman d'une vie

Elle voyage aussi en classe Business, chausse sur un regard pervenche une délicate monture d'écaille et se plonge à corps perdu dans la lecture d'une série d'articles sur son power book. Malgré une volonté farouche de transparence au regard des autres passagers qui se traduit par une jupe-tailleur gris anthracite d'une longueur exactement bienséante, on ne peut s'empêcher de l'imaginer marcher sur une plage à peine vêtue. Attention : vous êtes sous le charme. Mais si la businesswoman intercontinentale comptabilise un certain nombre d'heures de vol, cette muse des Boeing n'est toutefois pas du genre à raconter sa vie - et sa solitude - au premier venu. Si vous arrivez à lui faire lever les yeux et à la faire sourire, un grand pas est fait. Alors vous aurez peut-être l'opportunité de partager la vie d'une de ces créatures trop absorbées par leur vie professionnelle et auxquelles seuls les voyages en avion donnent accès...


- D.B. -
mardi, 29 septembre 2009 12:14

Voyager dans les années 60




Travail stable, vie de famille, enfants, séparations, retrouvailles, pour beaucoup, 30 ans plus tard, le voyage est devenu le synonyme pâlot de congés annuels. Sommes nous entrés dans le rang ? Pas sûr. Car en chacun de nous sommeille cette petite graine de folie semée lors du grand voyage initiatique...




"Années 60..."

Nous avions 20 ans et des rêves pour seul bagage. Sur les murs des slogans insolites exprimaient notre soif d'idéal : "sous les pavés la plage", "faites l'amour, pas la guerre". Mai 68 était proche. Tournant le dos à cette société de consommation qui menaçait de nous absorber, nous sommes partis vers d'autres horizons. Mais l'Histoire toujours réductrice n'a retenu de nos voyages qu'un seul cliché : des auto-stoppeurs aux cheveux longs, aux tenues flamboyantes, filant vers Katmandou pour rejoindre des paradis artificiels.

Nous avions 20 ans l'âge de tous les possibles. Nous partions pour un mois, six mois, un an, sans projet de retour parfois, avec quelques dollars en poche. Pas de guides, peu de cartes. Ni informations, ni conseils. ABM n'était pas née.
Des points de chute incontournables, aussi précaires qu'incertains : le "Young Hotel" à Istanbul, "l'Amir Kabir" à Téhéran, le "Bamyan" à Kaboul, le "Lodi" à Delhi, "l'Everest Lodge" à Katmandou... Des lieux de rencontres et d'échanges : les "bons plans", les combines, le shit pas cher bien sûr. Nous allions à Katmandou, en Indonésie, en Australie ou ailleurs. Rien ne nous liait à rien. Epris d'absolu nous faisions l'amour, pas la guerre. Nous nous voulions libres... Nous nous disions libre. Peu nous importaient les déboires, les routes chaotiques, les nuits sans confort, les pays qui fermaient leurs portes, les projets sans cesse modifiés. Rien ne pouvait nous rebuter. Nous avions le temps... Nous prenions le temps. Sûrs de ne pas nous perdre puisque chaque chemin parcouru nous rapprochait de nous-mêmes.

Nous avions 20 ans et nous sommes allés au bout du monde. Au bout de nos rêves...


L'esprit du voyage

Rien, nous n'avions rien ou presque... Ni charters, ni prédécesseurs. Ni guides, ni agences. Ni argent. Ou si peu. Nous n'avions pas lu les grands ancêtre, les Maillard, les David-Neel, les Bouvier. L'usage du monde, nous l'avons déchiffré par nous-mêmes. Seuls ou en petits groupes d'amis, nous partions à pied, en voiture, en train ou en bus, sans savoir ce que nous trouverions... Six heures du matin, Porte d'Orléans, en stop. Destination Katmandou ! Cela peut paraître rétrospectivement fou, mais c'était ainsi ! Un grand saut dans le vide. Mieux que le saut à l'élastique.

• Le voyage sans mode d'emploi : 1960-1970

Les voyages ne se préparaient pas. Ou si peu. Nous partions avec le moins de bagages possibles; le minimum de médicaments. Le danger nous semblait tapi partout passé Rome ! Naples avait une réputation sulfureuse, la Turquie "jouissait" d'une réputation épouvantable de sauvagerie, de viols et de grêles de pierres sur les routes isolées... Au-delà, terra incognita ! L'ignorance nous protégeait.
Mais comment n'aurions-nous pas pensé que le reste de la planète était peuplé de bandits de grand chemin, de peuples farouches aux coutumes bizarres et idiomes incompréhensibles, survivant à peine sous des climats d'étuve ou de glacière ? Pourquoi en aurions-nous douté ? Nous lisions dans nos vieux manuels scolaires que la race blanche, civilisatrice et raisonnable, tenait sa mission de son climat idéal et de son juste milieu géographique : t.e.m.p.é.r.é. !
Cela nous dérangeait-t-il ? Bien sûr que non puisque c'est cela même qui nous attirait : l'inconnu, le désir de vérifier de qu'en rapportaient les médias, de connaître la réalité, derrière tous les rideaux de fer et de bambou, de franchir les frontières, toutes les frontières, y compris et surtout celles des interdits...
Les premières occasions de quitter l'Europe étaient souvent circonstancielles : un travail d'été dans un kibboutz ou un stage dans un ashram, une bourse d'études ou de voyage et, plus prosaïquement, le long temps des vacances universitaires ou les moments de disponibilité entre deux jobs. Il n'y avait ni peur du chômage, ni hantise des petits boulots.
Une fois, comme Alice, passé de l'autre côté du miroir et rencontré le Pays des Merveilles tout changeait.
Le voyage devenait un but en soi qui se construisait en chemin. La route prise, elle ne vous lâchait plus. Car la découverte était fabuleuse : c'était beaucoup plus facile qu'on ne croyait. Et surprise, le monde était hospitalier ! Bien plus qu'en France. Les gens se montraient chaleureux, la vie était peu chère et, en prenant des précautions élémentaires, les pays sûrs et les maladies rares. On dormait à la belle étoile, en camping ou dans des chambres poussiéreuses d'hôtels cafardeux. Qu'importe, le "virus du voyage" était inoculé. Nous n'étions pas seuls à faire cette découverte. Beaucoup de jeunes de notre âge, de tous les pays et de toutes les classes sociales, se rencontraient et voyageaient de concert. La génération des "baby boomers" s'était mise à parcourir le monde. Ce phénomène allait se décupler au cours des dix années suivantes alors que voyager aller devenir de plus en plus organisé.

• La décade prodigieuse : 1970-1980

Les américains nous avaient précédé sur la piste des mouvements "beatnik" puis "hippies". Toujours pratiques, ils suscitèrent la création de bed and breakfast, de restaurants, de lieux de rencontres et de "paradis artificiels". Souvent, ils étaient réfractaires à la guerre du Viêtnam. Un pacifisme déclaré gagnait les nouvelles générations. "Mai 68" accentuera cette volonté de fuir le confort matérialiste d'un Occident aseptisé, de refuser les cadres tout établis. La musique avait déjà commencé à nous rassembler sur l'île de Wight et à Woodstock. Elle continuera à le faire à Mogador, Ibiza, Marbella, Mykonos ou au lac Atitlan.
Bref, c'était un très grand appel d'air. Un désir inouï de subversion et des découvertes totales. Une soif immense de liberté et d'absolu dépassant le simple effet de mode moutonnière. De même que le voyage commença avant l'ère des transports de masse, il précéda les grands mouvements sociaux.
Certes, les modes (de transport et de comportement !) ont accéléré le mouvement. Une conjonction exceptionnelle jeta la jeunesse occidentale sur la route de l'Orient : la route terrestre des Indes.
Ayant traversé rapidement l'Iran qui apparaissait trop moderne, occidentalisé et cher, les chevaliers de la Route à la quête du nouveau Graal trouvaient tout ce qu'ils cherchaient : les musiques lancinantes, les spiritualités enivrantes, le sexe comme religion, des frises des temples indiens aux versets du Kâmasûtra, le pacifisme végétarien, les champignons hallucinogènes et les fumeries locales (rappelons que jusqu'à 1972, le haschisch était en vente libre à Katmandou). Tout cela tourbillonnait en un creuset ardent, en une immense fête collective cosmique, fusionnelle et émotionnelle avec la "Mother Earth". Bref, la grande Régression.
Mais, à la fin de ces dix années de fêtes et de fleurs, la route était déjà coupée. Simultanément, en 1979, l'Afghanistan est envahi par l'URSS et la révolution iranienne commence.
Durant cet intervalle, les pays étaient encore assez peu engagés dans la voie de l'industrialisation et des concentrations urbaines; ils préservaient encore leurs coutumes. Certes, tout n'était pas facile. Le passage des douanes était toujours une épreuve redoutée. Le change nous obligeait à passer des heures dans les banques pour remplir des paperasses ou à rechercher le marché noir, parfois dangereusement, parfois pittoresquement. Et à la suite d'une maladie, d'un accident ou d'une agression, il était facile de franchir "the thin red line" et de basculer irrémédiablement du Paradis à l'Enfer. Surtout si pour survivre le routard se livrait, avec une grande inconscience, à de multiples trafics. Dès lors il ne fallait pas compter sur le soutien des ambassades, débordées et hostiles. Les contacts avec l'extérieur, notamment téléphoniques, étaient difficiles et rares. L'isolement pouvait être total surtout pour ceux qui avaient fuit leurs familles et tourné le dos au passé. Beaucoup échouèrent misérablement, grelottant de fièvres et de malnutrition. D'autres basculèrent dans la folie où se brûlèrent les ailes au grand soleil noir du dérèglement des sens. Certains restèrent définitivement dans ce pays convertis en Sâdhu blancs, mendiant leur pitance sous la risée des autochtones. Sans omettre ceux qui croupissent encore dans les geôles locales et n'ont pas encore trouvé le "Midnight Express" pour la sortie.

Et maintenant

Aujourd'hui la fête est finie. Les lampions sont éteints et les flonflons se sont tus. Les nouveaux arrivés, à partir des années 80, ne trouvèrent plus sur la plage déserte que débris et papiers gras. Les hôtels de béton se sont construits là où avaient élu domicile, avec un goût sûr, ces communautés, chassant plus loin et plus au secret les derniers survivants. Les automobiles et la pollution ont envahi les métropoles et chassé les cycles. En réaction contre cette uniformisation mondiale, où Dallas est regardé par toute la planète, on a assisté parallèlement au grand retour des intégrismes de tout poil. Les tchadors et les turbans qui avaient disparu refleurissent. Au prix de la liberté défunte.
Sans doute cette rencontre de l'Occident et de l'Orient était-elle vouée à l'échec. Ce que recherchaient les enfants perdus de l'Ouest ne correspondait en rien à ce qui était la réalité des sociétés conservatrices, hiérarchisées, ou des prudes de l'Est. Nous voulions être transformés par lui, mais lui ne voulait pas être transformé par nous. Tel fût le quiproquo. Peut-être même avons nous apporté une conscience du malheur à des populations isolées qui vivaient jusque-là heureuses dans une existence rudimentaire ? Surtout, nous avons ouvert involontairement les vannes du tourisme de masse sans contribuer pour autant à un développement différent.
Nous n'avons pas changé le monde, mais le monde nous a changés. Nous avons appris d'autres valeurs, d'autres modes de vie, d'autre manières d'être et de voir. En ce sens notre Graal nous l'avons trouvé et nous nous sentons dépositaires de ce bien précieux, la tolérance, en ce monde où tourisme rime souvent avec ségrégation, attentats, haine ou racisme, où tout s'uniformise ou se retranche.
Mais des pays s'ouvrent à nouveau depuis la chute du Mur de Berlin. D'autres nouvelles destinations sont possibles qui compensent la fermeture de certains pays. Malgré l'insécurité grandissante par endroits, il existe toujours des lieux magiques. Il suffit d'aller les chercher, en dehors des sentiers battus et des hordes. La fête est finie ? Vive la fête. Que le voyage continue...


Années 60 sur Internet

Bien entendu nul ne connaissait encore Internet dans les années soixante. Mais s'il avait existé, le voyageurs de l'époque en partance pour la route des Zindes ou les contreforts des Andes aurait sûrement jeté avant un coup d'oeil sur des sites qui, de Woodstock à la 2 CV, en passant par l'art psychédélique ou la guerre du Viêtnam, symbolisaient à eux seuls l'air du temps.

• Mai 68 : ou la révolution à la française qui incontestablement déclencha chez certains l'envie de découvrir d'autres horizons. Evénements, photos, slogans et "une vague de liberté".
• Good morning Viêtnam ! : bien plus dramatique, la guerre du Viêtnam omniprésente dans les esprits de chacun à cette époque et un film-spectacle culte pour toute une génération : Hair.
• Che Guevara : LE personnage mythique de ces années; "sa vie, son oeuvre".
• Pop Art : les 60's virent bien des changements et de remises en question dans de nombreux domaines. On réclamait alors une gratification visuelle immédiate, de la nouveauté, du changement, du provisoire. Le Pop Art était né.
• Psychedelic gallery : pour beaucoup, en parallèle au voyage "terrestre", il y eut aussi le voyage intérieur qui créa peu à peu une nouvelle forme d'art graphique. Photos, dessins et compositions psychédéliques.
• Woodstock : manifestation psychédélique s'il en est, l'inoubliable concert de Woodstock en 1967. Son histoire, sa (dés)organisation, les photos, interviewes et témoignages d'époque; le tout sur fond de musique bien sûr.
• Hippyland : avec Woodstock le monde découvrait aussi le mouvement hippy, sa philosophie, sa bouffe (végétarienne), ses événements ou, parmi bien d'autres choses encore, ces communautés hippies disséminées à travers le monde.
• 2 CV : et justement pour parcourir le monde les hippies (et les autres) firent appel aux services de la dedeuche née elle-aussi à la fin des années 40. A moins qu'ils aient préféré un combi Volkswagen personnalisé aux couleurs "peace and love".
• Et pour finir ce mini tour du web des années 60, un site pour les voyageurs en herbe. Egalement, "Paradis artificiels", l'histoire de la toxicomanie et un tour du monde des législations concernant l'usage des drogues. Et à la clé, des conseils à suivre pour éviter que votre joyeux périple ne se transforme en cauchemar...



Et pour continuer le voyage...

Rendez-vous au numéro 65 de la revue Globe-Trotters Magazine dont ces textes sont extraits.


Numéro 65
(mai/juin 99)

gt65

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ce numéro
• On the road again
Nous avons voulu nous souvenir

L'esprit du voyage
1960-1980: tentative de bilan

Sous les pavés le voyage
20 ans de bouleversements sociaux et politiques

En quête de rêves
Qu'est ce qui les fait courir ?

L'heure du départ
Charters, adresses, petits prix,
le voyage était affaire de bonnes
combines

Cheveux longs, idées courtes
Les modes du voyage
Sur la route des Zindes

Itinéraires
La route et ses à-côtés

Impressions de voyage
Fragments d'un journal de voyage

USA l'autre destination

D'autres horizons

Et les rubriques habituelles version années 70
- Musiques du monde
- Ecrits et chuchotements
- Infos voyages
- Le coin des Bourlingueurs
- Internet
- Petites annonces


mardi, 29 septembre 2009 12:13

Le voyageur du XXIe siècle




Et pour conclure imaginons comment on voyagera au cours du XXIe siècle....

Pas au niveau des destinations ni des modes de transports, même si l'on parle de super gros-porteurs (jusqu'à 1 000 places !) et d'appareils pouvant voler à Mac 2 , mais plutôt au niveau des aspects pratiques et surtout de l'importance que vont prendre de plus en plus les nouvelles technologies dans la vie du voyageur. Car c'est bien ce domaine qui risque de transformer nos habitudes. Et à l'honneur, évidemment, Internet.

Internet qui à déjà changé les pratiques de beaucoup pour ce qui est de la préparation aux voyages. Désormais, à travers de multiples sites, on peut obtenir toute l'info souhaitée, rencontrer et discuter en direct et en visuel, avec ceux qui connaissent la destination où l'on veut se rendre, et surtout réaliser les réservations de son choix aussi bien pour le transport que la location de véhicule ou de chambre d'hôtel.

Il n'est donc pas étonnant que le Net soit cité comme la première source d'informations par 77% des internautes-voyageurs devant l'entourage (71%), les guides touristiques (54%) et les brochures d'agences (48%). De même, 69% des internautes pensent que d'ici 2010, le Web sera aussi le principal moyen de préparation et de réservation de séjours touristiques.

Dès lors, à partir du moment où chacun pourra trimballer son ordinateur de poche relié à la toile, le support papier entamera un déclin. Le voyageur pourra en permanence au cours de son périple accéder aux infos, constamment actualisées, de son choix, visiter virtuellement une ville avant de s'y rendre, voire même sa chambre avant d'y dormir, et même choisir son menu pour le resto du soir. Le tout avec possibilité bien sûr de payer directement avec son numéro de carte bancaire.
Plus besoin non plus de cartes et de plans, une connexion sur un site et l'itinéraire idéal sera proposé enlevant au passage l'angoisse de ne plus retrouver son hôtel lorsque l'on est perdu dans la ville.

Et que dire de la consultation en direct avec son médecin en cas de problèmes de santé, son banquier pour négocier un découvert, ou ses proches pour donner des nouvelles quotidiennes.

En parallèle le numérique permettra d'envoyer directement ses photos et vidéos à qui l'on veut, d'enregistrer son journal de voyage à distance sur son ordinateur, et même de converser avec quelqu'un dont on ne parle pas la langue. Une reconnaissance vocale traduira automatiquement vos propos en la langue de l'interlocuteur avant que celui-ci ne fasse de même pour vous répondre en français.

Loin d'être une fiction, cela risque fort d'être pour bientôt. Car tout existe déjà, pas forcément encore commercialisé ou grand public au niveau des prix, et ne demande qu'à envahir l'univers de ceux qui se déplacent. Evolution ? Révolution ? Progrès ? A chacun d'y apporter sa réponse. Mais s'il est une chose quand même qui ne sera jamais remplacée, c'est bien l'envie de vivre et découvrir d'autres choses...


. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.
mardi, 29 septembre 2009 12:12

Les Globe-Trotters




Les français

S'il existe nombre de statistiques concernant les pratiques de la population française en vacances ou encore les voyages organisés, rien par contre n'est réellement disponible pour ce qui est du voyageur individuel et plus particulièrement le "routard". Qui sont-ils, où vont-ils, comment voyagent-ils ? Début de réponse à travers l'expérience d'ABM qui depuis sa création, en 1988, a vu défiler plusieurs milliers de globe-trotters, mais aussi les questions que nous posons aux visiteurs via les sondages disponibles sur ce site.

Profils

Première constatation, dans cette catégorie comme les autres, le voyageur est d'abord une voyageuse dans près de 55 % des cas. Plus ouvertes sur le monde, moins "carriéristes", ou pour toutes autres raisons, les femmes voyagent plus que les hommes, y compris d'ailleurs lorsqu'il s'agit de partir longtemps, sur plusieurs mois. Deuxième chose, le routard n'est pas forcément très jeune. La moyenne d'âge tournerait plutôt aux alentours de 30/40 ans d'après les statistiques ABM.
En attendant, et c'est normal, le voyage notamment de longue durée est très fortement présent dans les envies de chacun puisque deux personnes sur trois on déjà envisagé des balades de plus de 6 mois et un sur sept l'ont déjà fait. De même, il arrive souvent à 43% de ne plus avoir envie de rentrer au cours d'un périple. Et c'est vrai que voyager permet d'avoir une autre vision des choses, du moins c'est ce que pensent plus de 9 personnes sur 10. C'est aussi beaucoup ou un peu mieux si l'on est seul pour 6 voyageurs sur 10. Bref, en filigrane, une certaine réflexion sur les choses doublée d'une prise de position sur des points précis tels que les droits l'Homme (à 71% vous pensez qu'aller dans un pays qui ne les respecte pas peut à la longue faire changer les choses) ou le développement du tourisme dans les pays du Tiers Monde (un impact négatif pour 36%). Un regard très critique également sur l'information existante; déjà 71% considèrent que les médias n'accordent pas aux voyages la place qu'ils méritent, 41% ne font pas du tout ou très peu confiance aux guides, et surtout 61% trouvent le contenu des sites voyages francophones sur Internet absolument nul ! Logique donc qu'un voyageur sur trois utilise majoritairement de l'info en anglais.
Quant aux destinations, et ça se comprend aussi, le globe-trotter n'attend pas qu'un pays devienne à la mode pour le visiter, au contraire. Le Viêtnam ou Cuba par exemple ont-ils été ainsi visités par beaucoup aux débuts des années 90 bien avant l'arrivée massive des tour-opérateurs et de leurs clients.
Sans trop de surprises non plus, le voyageur indépendant préfère l'Asie aux autres continents (hors Europe de l'Ouest) dont, au niveau Asie du Sud-est, l'Indochine qui est plébiscitée à 32% juste devant l'Indonésie (30%). Viennent ensuite l'Amérique Latine (le Pérou/Bolivie/Equateur comme destination préférée dans 38 % des cas devant l'Argentine/Chili dans 23%), puis l'Afrique (dont celle du Nord) devançant les USA/Canada, le Pacifique et les Pays de l'Est. Et quand on voyage on a des contacts avec les populations, et pas uniquement marchands, à 82%. De plus, 7 voyageurs sur 10 entretiennent plus ou moins ces contacts après leur retour, que ce soit d'ailleurs avec des " locaux " ou d'autres voyageurs rencontrés.
Dernière chose, la révolution Internet passe-t-elle par le voyageur individuel ? Réponse à priori positive puisque 58% des personnes indiquent que cela a modifié leur façon de préparer leurs périples, voire même leur façon de voyager…

Et au niveau mondial ?

Selon un sondage réalisé au niveau mondial fin 2003 par Lonely Planet (7 500 personnes de 134 pays), la Thaïlande et l'Italie sont les deux destinations préférées des voyageurs indépendants. L'Italie étant devancée par la Thaïlande de quatre voix seulement. Viennent ensuite l'Australie, l'Inde et la Nouvelle-Zélande.
Malgré le SRAS et les menaces terroristes, l'Asie arrive en tête chez un tiers des sondés, suivie de l'Europe (30%). Les Asiatiques et les Sud-Américains ont placé en tête leur propre continent. Pour la qualité de l'accueil, c'est la Thaïlande qui est numéro un.
Il y a 30 ans, lorsque Lonely Planet a été créée, le profil du voyageur était nettement différent. Dans les années 1970, c'était plutôt un hippie à la recherche d'un mode de vie différent. Aujourd'hui, il est cadre, diplômé, âgé en moyenne entre 25 et 34 ans, prêt à consacrer un budget relativement important à son voyage, avec un durée variant de un à trois mois. Culture, farniente et loisirs sportifs figurent désormais au programme.
Les routards des années 1980 et 1990 continuent à voyager, mais différemment. Ils ont désormais des attentes plus élaborées et ont affiné leurs critères de sélection. La moitié des personnes interrogées a voyagé dans plus de 16 pays, et un tiers voyage en couple.
Lonely a demandé aux personnes de lister leurs destinations préférées. La diversité des réponses est frappante, allant de l'Antarctique à l'Amérique du Sud en passant par les tours du monde... Ces résultats prouvent que le désir d'évasion est toujours très marqué, et que la soif de découvrir des régions peu connues est toujours aussi fort.
A quoi ressemblera le voyage du futur ? Le questionnaire indique qu'il pourrait s'agit du voyage dans l'espace, du voyage en train, du développement des courts séjours, de la proportion plus importante de seniors et du développement du voyage chez les Chinois.
Sans surprise, le voyage "ouvre l'esprit", "il est une école de la vie", "est un outil pour combattre les préjugés", etc.
Parmi les autres chiffres que l'on peut tirer de cette enquête :
32% des sondés voyagent en couple, 28% avec des amis, 28% seuls, 8% en famille et 3% seulement en voyage organisé.
Plus de 80% des personnes ayant répondu déclarent acheter un guide de voyage plus de six semaines avant leur départ, et 3% n'achètent pas de guide.
87% déclarent voyager sans enfants.
La plupart des voyageurs indépendants ont un niveau d'études élevé : 50% possèdent un diplôme du secondaire et 28% un diplôme universitaire.
La destination préférée des plus de 65 ans est la Nouvelle-Zélande. Pourtant, ce pays a une image plutôt sportive.
Les réponses sont très variées : sur 212 pays répertoriés par l'ONU, 183 ont été cités.



mardi, 29 septembre 2009 12:08

Voyager à l'étranger




Depuis plusieurs années, c'est près d'un cinquième des Français (18%) qui partent au moins une fois par an à l'étranger pour raisons personnelles ou professionnelles avec un budget moyen tout compris par personne de l'ordre de 1 150 €; soit 30% de plus que la moyenne européenne.
Globalement après une progression en 1994 et 1995, les départs hors frontières ont subi un net ralentissement en 1996 et 1997 (-2,9 % et -5,9 %) à cause notamment de la baisse de la consommation des ménages ces deux années là pour remonter ensuite en 98 (environ 17 millions de départs) jusqu'aux attentats de septembre 2001 qui ont marqué un frein logique pour quelques mois à l'envie d'ailleurs (ou tout du moins de certaines destinations). Depuis, la tendance est repartie à la hausse avec notamment la démocratisation des compagnies "à bas prix" qui poussent nombre de français à les utiliser pour de courts séjours en Europe.
En tout, les Français ont effectué 17,25 millions de séjours hors frontières en 2002 dont 15, 9 millions pour des raisons personnelles.

Motivation

De manière générale, les Français sortent toutefois moins hors de chez eux que leurs voisins européens, entres autres allemands (70 millions de séjours) et anglais (38). Même si le pays est grand et varié cela n'explique pas tout.
Début 2003, la Sofres a justement réalisé une enquête sur "les freins et motivations des Français à partir à l'étranger". Et cela afin de savoir pourquoi ceux-ci sont si peu nombreux (23%) à partir hors de nos frontières pour leurs vacances. Première constatation, les Français sont bien... en France contrairement à leurs voisins Britanniques, Hollandais ou Allemands qui pour plus de la moitié partent régulièrement hors de chez eux. Même si l'Hexagone possède sans aucun doute d'innombrables attraits et que l'on peut argumenter de contraintes financières ou autres, le fait est que, d'après cette enquête, si l'envie d'aller voir ailleurs est souvent là... la décision de partir reste difficile à prendre pour beaucoup. Explication première : si l'on n'est pas parti à l'étranger durant sa jeunesse, franchir le pas n'en sera que plus difficile par la suite. D'autre part, toujours d'après l'enquête, c'est avant tout sur les recommandations-propositions souvent répétées de l'entourage que près des 3/5 des partants vont voir ce qui se passe ailleurs. Bref, si on ne le pousse pas un peu, le Français aurait donc tendance à rester chez lui...

Qui sont-ils ?

Bien évidemment, l'âge, la profession, la taille du foyer, le revenu, influent sur l'envie d'effectuer un déplacement touristique hors des frontières.
L'analyse par tranche d'âge montre une propension plus forte à séjourner à l'étranger chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Celles-ci génèrent à elles seules 39% des déplacements hors hexagone. Plus précisément, 22% du marché est imputable aux 50-64 ans et 17% aux plus de 65 ans. La part des personnes vivant en couple s'est aussi fortement accrue en sept ans; ces derniers étaient à l'origine de 38% des séjours à l'étranger en 1995 contre 52% du marché en 2002. La part des "solitaires" est de 21,5%, celle des groupes composés de 3 à 5 adultes de 21%, de 6 à 10 adultes de 4%, et des groupes d'au moins 10 adultes de 1,5%.
D'autre part, 69% des Français partent sans enfants, 13% avec un enfant, 13% avec deux enfants, 4% avec trois enfants et 1% avec quatre enfants et plus. Les destinations sans enfants sont les plus lointaines, les plus longues, en hébergements coûteux et avec des activités diverses.
Si la parité semble être respectée pour les déplacements à l'étranger (48% d'hommes et 52% de femmes), ces proportions sont fortement divergentes pour certains pays. La clientèle masculine demeure par exemple majoritaire en Afrique (67% en Namibie, au Gabon et au Kenya) ou encore en Malaisie (80%). Par contre, elle n'est que d'un tiers aux Philippines, en Chine et au Costa Rica où les femmes restent les plus nombreuses.

Destinations

Au niveau des pays visités, l'Europe accueille toujours autant de monde (et même encore plus grâce à l'Euro qui simplifie bien les choses) avec 69 % des séjours des Français. Viennent ensuite l'Afrique, en progression, avec 11,1 % de part de marché, les Amériques (9,5 %), les Dom-Tom (5,4 %) et enfin l'Asie-Pacifique. En entrant un peu dans les détails, l'Espagne compte a elle seule pour environ 1/5 des séjours effectués hors hexagone, devant l'Italie et la Grande-Bretagne (9 %), le Bénélux (4,5 %) l'Allemagne (4 %), la Tunisie et les USA (3 %).
Bien entendu, le choix de ces destinations suit aussi l'actualité. Et un pays soumis à des troubles politiques (Moyen-Orient) ou à une épidémie quelconque (le SRAS en Chine et Asie du Sud-est) verra d'autant chuter sa fréquentation touristique. Même si le comportement des français est loin d'être aussi "caricatural" en la matière que celui des américains ou des japonais, le fait est qu'il n'est pas non plus des plus aventureux...
En attendant, les Français choisissent d'abord une ville comme destination dans 53 % des cas (30 % lorsqu'ils restent en France). Un choix qui s'explique peut-être par les facilités de connexions aériennes, ferroviaires ou routières entre la France et de nombreuses grandes agglomérations du monde. Après la ville, la mer accueille 47,9 % des séjours, la campagne 18,8 %, la montagne 17,4 %. Et pour les transports, l'avion arrive en tête des modes utilisés avec 47% des départs contre 28% pour la voiture.
En matière d'hébergement, ils privilégient l'hôtel à 42 %, loin devant la famille et les amis qui représentent 24 % des modes de nuitées, le camping (6 %) et les clubs de vacances (4 %); à signaler 24 % de "autres" correspondant à des types d'hébergement multiples lors d'un même séjour.

Périodes et durées

Quant aux périodes de vacances, pas de surprises, aussi bien en France qu'ailleurs on choisi juillet-août (27 %), mai et ses ponts (12 %) puis septembre (9,5 %). A l'opposé, décembre et janvier n'accueillent chacun que 4 % environ des départs.
Enfin, comme on s'en doute, le Français reste assez peu de temps hors de chez lui. 28,7 % des séjours durent moins de 3 nuits (55,5 % lorsqu'il s'agit de la France), 33,5 % de 4 à 7 nuits (24,3 % en France), 27,3 % de 1 à 2 semaines (13,6 %), 8,5 % de 2 à 4 semaines (5,2 %) et seulement 2 % durent 1 mois ou plus (1,4 %). La part du long séjour (officiellement 4 nuitées et plus) en Europe de l'Ouest est de 63%, en Europe Centrale/Est de 74%, de 91% au Moyen-Orient, de 90% en Asie et de 93% en Amérique.

Nombre de visiteurs français/an par pays

. Europe
Allemagne : 2 351 000 (07)
Autriche : 465 000 (07)
Baléares : 262 000 (07)
Belgique : 1 033 000 (07)
Bulgarie : 138 000 (07)
Chypre : 41 400 (07)
Croatie : 470 000 (07)
Danemark : 51 000 (06)
Espagne : 9 331 000 (07)
Estonie : 18 500 (08)
Finlande : 133 000 (06)
Grande-Bretagne : 3 323 000 (07)
Grèce : 850 000 (07)
Hongrie : 141 500 (07)
Irlande : 407 000 (07)
Islande : 22 500 (07)
Italie : 3 243 000 (07)
Jersey/Guernesey : 33 000 (07)
Lettonie : 39 000 (07)
Lituanie : 19 000 (07)
Luxembourg : 107 000 (07)
Malte : 75 100 (07)
Monténégro : 30 000 (07)
Norvège : 107 000 (07)
Pays-Bas : 613 000 (07)
Pologne : 193 000 (07)
Portugal : 1 859 000 (07)
Rép. Tchèque : 240 000 (07)
Roumanie : 129 500 (06)
Russie : 201 500 (07)
Serbie : 18 400 (07)
Slovaquie : 41 300 (07)
Slovénie : 60 500 (07)
Suisse : 634 000 (07)
Turquie : 768 000 (07)
Ukraine : 42 400 (06)

. Moyen-Orient
Bahrein : 12 000 (01)
Dubai/EAU : 123 000 (07)
Georgie : 3 000 (00)
Iran : 6 500 (01)
Israël : 253 000 (07)
Jordanie : 56 600 (08)
Koweit : 6 000 (00)
Liban : 72 400 (07)
Oman : 36 700 (06)
Syrie : 25 300 (06)
Yémen : 5 400 (07)


. Afrique
Af. du Sud : 128 000 (08)
Algérie : 170 000 (07)
Angola : 9 000 (01)
Bénin : 12 100 (06)
Botswana : 4 000 (04)
Burkina-Faso : 38 000 (01)
Canaries : 100 000 (07)
Cap Vert : 23 600 (07)
Comores : 5 800(00)
Congo : 4 800 (01)
Egypte : 586 000 (08)
Ethiopie : 5 900 (00)
Guinée : 7 300 (00)
Kenya : 52 600 (07)
Libye : 7 000 (04)
Madagascar : 181 000 (07)
Mali : 57 700 (07)
Maroc : 1 600 000 (07)
Mayotte : 19 500 (04)
Maurice : 240 000 (07)
Mauritanie : 16 000 (00)
Namibie : 12 000 (06)
Niger : 13 400 (06)
Nigéria : 31 000 (01)
Réunion : 281 000 (07)
Sénégal : 287 500 (05)
Seychelles : 32 000 (07)
Tanzanie : 21 300 (07)
Togo : 9 700 (00)
Tunisie : 1 400 000 (08)
Zimbabwe : 11 800 (06)

. Pacifique
Iles Cook : 275 (01)
Australie : 73 700 (07)
Fiji : 2 500 (03)
Nlle Calédonie : 31 500 (08)
Nlle-Zélande : 18 700 (07)
Polynésie : 43 100 (07)


. Asie
Bangladesh : 2 350 (00)
Birmanie : 14 500 (06)
Cambodge : 90 000 (07)
Chine : 470 000 (07)
Corée du Sud : 59 800 (08)
Hong-Kong : 229 000 (08)
Inde : 175 000 (06)
Indonésie : 99 000 (06)
Japon : 138 000 (07)
Laos : 32 500 (06)
Macao : 36 000 (07)
Malaisie : 59 500 (07)
Maldives : 45 300 (07)
Mongolie : 5 200 (06)
Népal : 14 800 (06)
Ouzbékistan : 6 000 (04)
Philippines : 19 300 (07)
Singapour : 99 000 (07)
Sri-Lanka : 10 600 (08)
Taiwan : 23 700 (07)
Thaïlande : 352 000 (07)
Vietnam : 182 000 (07)

. Amérique(s)
Antilles Néerl. : 2 500 (02)
Argentine : 67 500 (07)
Bahamas : 12 000 (07)
Barbade : 2 700 (06)
Bolivie : 27 300 (05)
Brésil : 254 000 (07)
Canada : 375 000 (07)
Chili : 61 000 (07)
Colombie : 15 800 (02)
Costa-Rica : 26 000 (07)
Cuba : 92 000 (07)
Equateur : 17 000 (07)
Guadeloupe : 462 000 (01)
Guatemala : 19 800 (07)
Guyane : 59 900 (06)
Haiti : 6 400 (00)
Honduras : 3 950 (01)
Jamaique : 5 000 (03)
Martinique : 437 000 (01)
Mexique : 192 000 (07)
Nicaragua : 3 100 (01)
Panama : 11 700 (07)
Pérou : 58 700 (07)
Québec : 276 000 (07)
Salvador : 2 000 (07)
St Domingue : 287 000 (07)
St Martin : 70 000 (06)
Ste Lucie : 3 600 (07)
Uruguay : 9 500 (01)
USA : 1 244 000 (08)
Venezuela : 21 900 (02)

Modes en tous genres

Comme n'importe quel produit, le voyage subit ses modes et ses tendances. Au delà des types de séjours (nature, luxe, etc) les destinations elles aussi sont soumises aux marketing des professionnels. Ceux-ci, du moins les plus puissants, font et défont les "pays touristiques" au grès de leurs envies et surtout des gains potentiels qu'ils peuvent en retirer, quitte à pomper au maximum une région avant de passer à une autre. Bien entendu, cette démarche tient compte des envies et surtout des moyens de la clientèle.
Pour les destinations proches, la Tunisie (particulièrement le sud), les îles grecques, le Maroc, l'Italie et l'Espagne demeurent des valeurs sûres depuis des années. Aux amateurs de courts séjours on proposera encore l'Europe centrale et ses capitales (notamment Prague) ou encore l'Irlande. Et à ceux qui aiment partir loin, encore et toujours les Dom-Tom, le Québec, plus ces destinations grand public "artificielles" que sont devenues le Viêtnam, la Thaïlande, Cuba, le Costa-Rica et surtout St Domingue. En parallèle un événement culturel, sportif ou autre (l'Expo universelle de Lisbonne en 98, les JO 2000 en Australie) drainera un public potentiel blasé par la découverte simple (!) d'un pays et qui souhaite désormais associer un événement à son voyage.


. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.
mardi, 29 septembre 2009 12:06

Les Francais en voyage




Qui sont-ils ?

Pour à peine quelques jours ou pour plusieurs semaines environ 75% de la population part en voyage d'agrément chaque année (69% en 1996). Une tendance qui devrait encore s'accroître puisque l'on prévoit 90 à 95% d'ici quelques années.
Sur l'ensemble c'est le troisième âge qui représente la principale catégorie de voyageurs-vacanciers, du moins celle passant par des prestataires. Ils forment environ 40% de la clientèle des agences et autres professionnels du secteur. Normal puisque ce sont eux qui disposent finalement du plus de temps libre et de ressources suffisantes. Derrière cette tranche de population arrivent les cadres et professions libérales avec 35% des acheteurs de prestations touristiques. Relativement récente, la part des professions intermédiaires (commerçants, employés) s'est accrue ces dernières années au point de représenter aujourd'hui la troisième catégorie des acheteurs.
Quant aux internautes, ils partent plus que la moyenne des Français : 74% en 2005 au niveau national et 83% pour les adeptes du Web. De même, ces derniers partent plus facilement à l'étranger (30% contre 18%) et plus souvent en France (79% contre 63%) que les autres.

Comment voyagent-ils ?

En attendant, les français rechignent de plus en plus à passer justement par un intermédiaire pour leurs vacances en France ou ailleurs. Sur l'ensemble, seuls 15% choisissent d'acheter des prestations; et à peine 50% - hors transport international - s'il s'agit de voyages à l'étranger. Fini pour beaucoup le temps du "tout compris", chacun choisi les prestations qui l'intéressent, et encore cela se limite-t-il en de fortes proportions à un simple vol sec payé au plus bas prix.
Depuis plusieurs années l'envie de vacances se développe chez les Français et ceux-ci effectuent désormais un nombre de plus en plus élevé de déplacements annuels, ce qui est d'ailleurs une conséquence assez logique des 35 heures et du nombre de jours de congés dont on dispose. A ce sujet, au niveau des pays industrialisés, c'est en France que les salariés disposent du plus de vacances avec en moyenne 39 jours (RTT comprises) par an. Viennent ensuite les allemands (27 jours) et les hollandais (25 jours). Et loin derrière on trouve les anglais (23 jours), les canadiens (21 jours) et les américains (12 jours).
Malgré tout ce temps libre, pour beaucoup, la tendance demeure au fractionnement avec à la fois des séjours d'hiver, d'été (août à 54%, juillet à 36% et 10% en juin ou septembre) mais aussi lors des ponts de mai ou de novembre. Toutefois, la durée moyenne du séjour hors frontière est en légère diminution.
Dans tous les cas, le voyageur est maintenant quelqu'un d'avisé, connaissant plus ou moins le marché et les tarifs (du moins c'est ce qu'il pense) et surtout de plus en plus exigeant sur le contenu et l'information.

Où vont-ils ?

En toute logique, le Français va d'abord en France dans plus de 80% des cas. Selon une étude européenne de 2006, les Français demeurent d'ailleurs les plus casaniers de l'U.E. en matière de vacances. En effet, 83% d'entre eux préfèrent passer leurs congés dans leur pays, contre 31% des danois qui sont les plus mobiles. Bref, à peine 17% choisissent de partir hors frontières.
Quant aux priorités, le repos (à 61%) et la découverte (37%) sont privilégiés. C'est la mer qui reste de loin la principale destination (64%); le climat jouant un rôle important pour 80% des personnes, juste après le budget (81%). Important aussi dans le choix des vacances : la qualité des infrastructures touristiques (74%), les risques sanitaires (73%), les possibilités d'activité (70%) et les risques d'attentats (65%).

Les dépenses

En 1996, une enquête indiquait que les Français dépensaient en moyenne 257 Francs par jour et par personne dans une fourchette allant de 244 à 700 F selon que le motif de déplacement était personnel ou d'affaires. Sur ce chiffre, 23% concernait le transport, 16% l'hébergement et 15% l'alimentation.
Bien entendu, proportionnellement, les courts séjours reviennent plus chers que les longs avec une moyenne de 422 F/jour/personne pour ceux-ci contre 219 F pour les autres; logique vu la dépense liée aux transports qui passe de 49 à 129 F en quotidien selon que la durée rétrécit. De même, les vacances à la campagne demeurent les plus économiques avec 213 F/jour/personne devant la mer (227 F), la montagne (439 F; à cause du ski) et la ville (465 F; à cause du prix des hébergements).
Plus récemment, une étude de 2005 au niveau européen, indiquait que les Français dépensaient en moyenne 680 € pour leurs vacances d'été, soit bien moins que les Allemands (890 €) et les Hollandais (687 €).
Concernant les destinations, il n'existe par contre aucune données officielles. Pour une première idée concernant le voyageur individuel (type "routard"), on peut toutefois se reporter au budget quotidien nécessaire par pays.

Et les Françaises ?

Environ 3/4 des Français partent au moins une fois dans l'année. Pour les voyages en France, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (75% contre 74%), de même que lorsqu'il s'agit d'aller à l'étranger (24% contre 22,6%). Si elles se déplacent autant que les hommes pour leur plaisir, elles sont par contre moins nombreuses à voyager dans le cadre de leurs affaires (7,8% contre 10,6%). Mais de façon générale, en France ou ailleurs, les femmes partent toujours un peu plus longtemps; 49,7% contre 47,9% choisissent ainsi des séjours supérieurs à une semaine à l'étranger.
Au niveau de l'hébergement, elles privilégient un peu plus le logement chez la famille, les amis ou la résidence secondaire à l'opposé du camping ou de la location qui impliquent peut-être (?) des contraintes domestiques. Pour ce qui est de l'hôtel et des clubs, hommes et femmes utilisent à égalité ces types d'hébergements.
Quant aux destinations, si chacun privilégie la mer puis la ville avant la campagne, elles sont plus nombreuses à choisir la ville (45% contre 42% pour les hommes) et la campagne (43% contre 41%).


. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.
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