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lundi, 27 avril 2026 19:03

Portrait de voyageurs, adhérent de l'association.

Michel Lelièvre, adhérent et grand voyageur (76)

Présente-toi en quelques mots ?

Michel Lelièvre, j’ai 75 ans, j’ai fait mon parcours professionnel dans l’industrie pétrolière, et depuis 20 ans, je suis à la retraite mais j’ai toujours voyagé, avec ma femme nous avons voyagé depuis l’âge de 25 ans.

Pourquoi cette envie de voyager ?

À l’école, j’étais fasciné par les pyramides, les temples, les autres peuples. Et puis un pays qui m’a toujours ébloui, c’était l’Inde. Après un premier voyage facile en Thaïlande, on a été voir l’Inde.

Et aujourd’hui, tu es toujours fasciné par ce pays ?

J’y suis encore allé l’année dernière, en février, voir la Kumbha Mela. Douze ans avant, je m’étais dit que si j’avais la forme douze ans après j’y retournerai. C’est fantastique ! Un autre pays que j’adore, dont j’aime bien l’ambiance, c’est le Népal. Je connais mieux Katmandou que Rouen.

Tu voyages depuis tes 25 ans, cela fait donc 50 ans que tu bourlingues, où es-tu allé ?

On a fait beaucoup l’Asie, et pour mes 50 ans je m’étais offert le Groënland en kayak, un très beau voyage. Après, l’Amérique du Sud et centrale, le Guatemala, le Pérou, le Chili, la Bolivie, et les États-Unis deux fois, car l’Ouest américain, je trouve ça très joli, le Grand Canyon, les parcs... J’y suis retourné avec mes enfants quand ils avaient 15-16 ans, pour leur monter que le rêve américain, ce n’était pas si terrible que çà. Ceux qui avaient une belle profession là-bas vivaient moins bien que nous qui avions une profession bien plus modeste. Ma femme avait une amie américaine, archéologue, lui travaillait pour la NASA, à l’époque j’avais 26 ans et je n’aurais pas échangé ma maison avec la leur.

Qu’est-ce que ça t’apportait de voyager ?

Tous les deux, c’était la curiosité. Avant, c’était plus compliqué que maintenant. Nous réservions la première nuit grâce au Guide du Routard, et parfois quand on arrivait sur place, l’hôtel était plein, il fallait vraiment se débrouiller tout seul. Pour moi, il y avait ce côté : « on peut le faire » ! C’est souvent un pari pour moi, une revanche sur l’école qui ne m’a pas fait de cadeaux.

C’était un défi personnel ?

Oui. Quand on est allé en Chine, c’était compliqué, mais on l’a fait quand même. Il y a un petit côté stress qui fait du bien.

Qu’est-ce qui te plaît le plus en voyage ?

Ce sont les paysages, autant que les monuments : le Taj Mahal, la Grande Muraille, ça ne te laisse pas indifférent, mais la Bolivie, le Chili, le désert Blanc en Égypte… Si je devais faire un classement, ce sont les sites naturels que je mettrais en premier. Les rencontres, je n’en fais pas tant que cela. Je n’ai pas un anglais très affirmé.

Tu fais beaucoup de photos ?

Des paysages et des portraits. J’ai de la chance, peut-être un feeling, les gens se laissent prendre en photo. En Inde, je suis souvent arrêté car les gens veulent me photographier. Donc j’ai facilité à les prendre aussi. Je leur demande l’autorisation. Je suis allé en Éthiopie, je n’ai pas fait le Sud car je savais qu’il fallait monnayer chaque cliché. En Namibie, c’était déjà le cas : avec les Himbas, c’était plus folklorique que naturel.  

Tu as vu dans tes voyages des endroits qui avaient perdu leur naturel ?

Un pays visité il y a 20 ans et maintenant, ce n’est plus du tout pareil. J’étais à la Kumbha Mela l’année dernière, à Bénarès, avec des millions de personnes. Douze ans avant, il n’y avait pas grand monde. Le tourisme se développe partout. En Inde, ce qui est plutôt bien, c’est que c’est du tourisme indien, c’est bien que les Indiens puissent voyager dans leur pays. En contrepartie, il y a du monde partout. Au Pérou, au Machu Picchu, on y était allé sans réserver, maintenant il faut réserver longtemps à l’avance… Nous étions arrivés un matin, et c’était bon.

C’était mieux avant ?

Je ne dirais pas ça ! C’était plus compliqué peut-être - aujourd’hui il y a plus de facilité pour trouver un circuit ou un hôtel -, mais on avait moins de monde sur les parcours. Aux États-Unis, on n’avait rien retenu, on campait sur les parkings des parcs nationaux. Maintenant, ça ne doit plus être possible. Mais finalement, c’est plutôt bien que plus de personnes voyagent.

Combien préfèrent les voyages organisés ?

Parfois, on n’a pas le choix. En Mauritanie, nous étions dans un circuit parce qu’on ne pouvait pas faire autrement. Au Groenland, je ne pouvais pas louer un kayak et partir seul au milieu de la banquise. Au Bhoutan, on ne peut pas y aller tout seul. Le Tibet, c’est pareil. On avait trouvé un guide grâce à un Abmiste qui nous avait conseillé, sinon on n’y serait pas arrivé. On n’est pas plus fort que les autres. Après, le Potala, c’est quelque chose. Et les paysages, le train : le plus beau train que j’ai pris, c’est à partir de Lhassa jusqu’à Cheng Du, le train le plus haut du monde, c’est fabuleux. Des moments comme cela, on ne les oublie jamais. Au Zanskar, le trek du Chadar, le long de la rivière gelée, tu ne peux pas faire ça sans structure.

Tu as pris des risques en voyageant ?

Je suis courageux mais pas téméraire. Le Groenland, il y avait des risques. La rivière gelée, il ne faut pas que tu tombes, car avec ma souplesse je ne sortais pas de l’eau. Je n’ai jamais fait de deltaplane ni de parachute, tout ce qui vole… ni d’escalade, ni d’alpinisme. Je ne suis pas peureux mais je ne prends pas de risque physique. Je ne me suis jamais rien cassé et je souhaite que ça dure.

Est-ce que l’âge modifie ta façon de voyager ?

Maintenant, je suis plus pratique. Je n’arrive plus à l’aéroport sans avoir retenu une chambre pour la nuit. Sinon, ma façon de voyager est toujours la même qu’au début. Je dépense le moins possible, hébergement, restauration, jamais de luxe. Par exemple, en Jordanie récemment avec un ami, à 18 h on ne savait pas encore où on allait dormir. On avait une voiture et si jamais on ne trouvait pas, on dormait dans la voiture. Attention, quand je pars, je sais ce que je vais faire, je connais le fil conducteur mais je ne sais pas si j’y serai le 12, le 13 ou le 14.

Tu as toujours voyagé avec d’autres, jamais seul ?

Oui, et ça s’est toujours bien passé quand, je l’ai appris par l’expérience, on avait la même envie du voyage, la même façon de voyager avec le même budget et la même passion. C’est important de définir ce qu’on veut faire, des musées, des paysages…  

Tu as commencé à voyager à 25 ans, tu en as 50 de plus. Le corps te rappelle à l’ordre ?

L’âge, je m’en fiche et je sais que j’en ai encore pour 4 à 5 ans à continuer comme ça, car cela ne peut pas durer plus. Il y a un côté risque que je ne prendrai pas. Je ne ferai pas comme Doris Lacombe qui est partie en moto à 82 ans. Chapeau ! Pour l’instant, mes voyages sont engagés, mais jamais extrêmes. J’entretiens mon corps, je vais à la salle trois fois par semaine, je fais du vélo. Durant mon dernier voyage en Himalaya, j’ai commencé à voir mes limites. Maintenant, je suis allé dans quasiment toutes les destinations qui m’intéressaient.

As-tu un conseil à donner à quelqu’un qui voudrait voyager et qui ne l’a pas encore beaucoup fait ?

Faire un premier voyage simple. J’ai donné l’exemple de la Thaïlande, c’est facile à organiser, c’est sécurisé, avec la mer, la montagne et les temples. Tout le monde peut y trouver son bonheur. En cas de problème de santé, il y a tout ce qu’il faut. Et puis, pour partir avec quelqu’un, c’est ce que je disais tout à l’heure, il faut avoir les mêmes envies, le même budget, la même passion. Mais celui ou celle qui veut partir dans un pays doit d’abord être attiré par ce pays, pour voir ce qu’il a lu dans des guides, vu à la télé ou entendu à l’école. Des monuments, des paysages dont il a entendu parler, qui lui trottent dans la tête.
Ça a souvent été le déclencheur d’un départ.

Entretien réalisé par Philippe Masse.

 
mercredi, 22 avril 2026 09:16

Escapade lyonnaise

Du 2 au 3 avril 2026, les aventuriers d’ABM Montpellier ont répondu à une escapade lyonnaise. Sous un ciel azur, nous nous sommes retrouvés pour découvrir Lyon, la ville des lumières.
D'abord la grande place Bellecour et la statue de Louis XIV, avec une guide qui nous a emmenés sur les traces historiques de la ville.
Ensuite, on a filé place des Jacobins tout en admirant les belles façades renaissances. Passage de pont sur la Saône pour rejoindre la rive côté Fourvière. Visite de la cathédrale St Jean Baptiste et montée en funiculaire jusqu'à la basilique de Notre Dame de Fourvière. Visite de cette magnifique Basilique .
Virée jusqu'aux cirques romains et le musée Lugdunum avec son architecture unique. Ce bâtiment s'intègre parfaitement à l'environnement. Sans oublier les Traboules , qui nous font découvrir des merveilles architecturales. Le second jour, une balade dans le quartier St Paul avec de belles demeures de riches négociants ou banquiers.
Qui dit Lyon, dit gastronomie, donc passage obligé dans une célèbre Brasserie "Chez Georges où un accueil chaleureux ainsi qu' un service de pro , nous a permis de passer une magnifique soirée, fous rires et bonne humeur étaient au rendez-vous 

< Maryse Vernier
samedi, 18 avril 2026 16:04

Le magazine Globe-Trotters de mai/juin n° 227, arrive bientôt dans vos boîtes aux lettres.

GT227 mai juin 2026 web 1Vous l’avez souvent entendu : “Les voyages forment la jeunesse”. Et puis, avec un brin de fatalisme : “Il faut que jeunesse se passe !” Qu’y a-t-il derrière ces adages ?

Ce numéro nous permet de réfléchir à la question, à travers quelques exemples de voyageuses “seniors”.

Alors, la jeunesse, qu’est-ce que c’est ? La forme physique, le dynamisme, la curiosité de découvrir le monde autour et loin de soi, de faire des rencontres, l’envie d’être acteur de sa vie, d’avoir des ambitions, des objectifs, des rêves ? Et quand jeunesse se passe, c’est qu’on renonce à tout ou à une partie de ces objectifs, rêves, ambitions, envies ? Le voyage formerait donc à ne pas renoncer, pour que jeunesse ne passe pas mais devienne éternelle ?
Nos trois voyageuses “seniors” confirment cette analyse : on a l’âge de ses artères mais toujours 18 ans dans la tête.

Partir seule à 77 ans en Arabie saoudite, à 79 ans en train ou en bateau, parce que c’est moins fatiguant, à 82 ans en moto parce que c’est plus rapide qu’à pied pour visiter l’Afrique !

Miracle du voyage, et le verbe former prend ici une tout autre signification : “rester en forme”, et continuer à découvrir notre monde, ses sites ou villes mythiques comme Abou Simbel ou Samarcande, ses petites îles en Corée du Sud, le Portugal et sa capitale, les montagnes d’ici et d’ailleurs.

Dans ce numéro, vous croiserez même la route d’Henry de Monfreid, écrivain baroudeur de la première moitié du XXe siècle, qui lui aussi a voyagé longtemps.

Bonne lecture !
Philippe Masse (76)
Photo : Vincent Brahamcha
















Auteur
ABM, Aventure du Bout du Monde@followers
mercredi, 15 avril 2026 15:27

Et si voyager avait encore plus de sens ?

Écrit par
Remarquable par sa longévité et unique en son genre, l’association L’enfant@l’hôpital agit et innove depuis près de 40 ans, au service des enfants qui souffrent. 

Sa mission est de lutter contre la rupture affective, sociale et scolaire de l’enfant malade, hospitalisé ou en situation de handicap en lui ouvrant une fenêtre sur le monde. Présente dans toute la France auprès de 60 services hospitaliers, centres de réadaptation et établissements pour enfants handicapés, elle aide chaque année les enfants et adolescents malades et handicapés à surmonter leurs difficultés d’apprentissage et à sortir de l’isolement.

Sa pédagogie répond à trois besoins :

- le soutien aux apprentissages fondamentaux par une pédagogie innovante,
-la valorisation de chaque enfant par un accompagnement attentif et chaleureux,
- l'accès à la culture qui mène les enfants aux antipodes de l'individualisme et du repli sur soi.

Elle est reconnue d’intérêt général et agréée par le Ministère de l’Education Nationale.

Notre recherche actuelle : L’association L’enfant@l’hôpital recherche des voyageurs engagés et prêts à partager leur aventure avec des enfants malades, hospitalisés ou en situation de handicap, tout au long de l’année scolaire 2026/2027. Voici la mission des voyageurs :

- écrire un carnet de voyage, chaque semaine, sur notre plateforme
- répondre aux messages des enfants, chaque semaine, sur notre plateforme
- au cours de l’année scolaire, venir à la rencontre des enfants qui suivent votre voyage

Association L'enfant@l'hôpital
06.43.51.01.04 www.enfant-hopital.org
dimanche, 29 mars 2026 11:54

Une soirée Bolivie haute en Couleurs.

Ce 9 mars, un étonnant équipage débarquait en Occitanie, dans la région de Montpellier : trois Bretons et un Bolivien, à bord d’un imposant véhicule chargé de tout un arsenal d’instruments de musique. Mais que venaient-ils faire si loin de chez eux ?

Invités à Castries le 10 mars, puis à Lunel le 11 mars, ils ont offert deux soirées exceptionnelles mêlant cinéma, musique et gastronomie. Une véritable invitation au voyage, direction la Bolivie. L’événement, largement relayé par la presse locale et la radio, avait déjà suscité la curiosité… et tenu toutes ses promesses.

Dès l’arrivée dans les salles, le ton était donné : les visiteurs étaient accueillis par deux expositions photographiques signées Joëlle Fulcrand et Bernard Bruel, plongeant immédiatement le public dans l’ambiance bolivienne.

Puis Bernard, maître de cérémonie passionné et fin connaisseur du pays qu’il parcourt depuis son plus jeune âge, a pris la parole. À travers son film « Cultures et traditions », il a transporté l’audience au cœur de paysages spectaculaires, de villes emblématiques et de lieux fascinants. Son récit vivant et authentique a captivé un public nombreux, donnant lieu à des échanges riches et animés.

Une pause gourmande est ensuite venue prolonger ce moment de partage : autour d’un buffet d’empanadas, les conversations allaient bon train, entre souvenirs de voyage et projets d’évasion en Bolivie.

La soirée s’est poursuivie en musique, avec l’entrée en scène du groupe OPAKUNA. Vêtus de leurs habits de lumière, Abell, Bernard, Éric et Gilles ont offert un concert envoûtant. Flûtes andines, sonorités traditionnelles et mélodies empreintes de nostalgie ont transporté le public dans un univers vibrant et dépaysant.

L’émotion était palpable. Le public, conquis, a réservé une véritable ovation aux artistes, saluant une performance aussi chaleureuse qu’authentique.

Ce fut un véritable succès. Les abémistes, comblés, ont reçu de nombreux retours enthousiastes. Une question revenait sur toutes les lèvres :
“À quand la prochaine aventure au bout du monde ?”

 René Mompied

 
mardi, 24 mars 2026 15:09

40 jours en Inde… en MBK !


Rappelez-vous de nous … de moi : Emilie et Davy SANCHIS (qui vous écrit). Nous avions parcouru pendant deux ans les routes du monde à vélo de France à la Nouvelle-Calédonie tout en mettant en avant l’inclusion par le sport des personnes en situation de handicap mental. Le projet Bike up & Down nous fait toujours rêver de nouveaux départs ! Et c’est prévu pour 2027 !

L’Inde… une solution à la déprime ?

Je rêve de destinations lointaines, de challenges et depuis notre retour, il y a trois ans, je n’ai pas réussi à me réintégrer pleinement dans la vie professionnelle, à l’inverse d’Emilie qui a en un mois repris le chemin d’un travail qui lui plaît et la satisfait, entourée d’une équipe soudée et de missions palpitantes mais usantes.

Professionnellement, de mon côté, deux contrats de un an en tant que coordinateur des parcs et jardins à la mairie de Blois et une démission après un an dans l’entreprise que j’avais quittée avant mon départ pour le périple à vélo. J’ai été usé moralement de ces deux années et je n’ai pas retrouvé la motivation professionnelle, je me suis même égaré dans un objectif impératif de vie important : avoir un travail motivant.

Fin Octobre, je démissionne.

Et 15 jours après… les propositions d’emplois arrivent très rapidement. De courtes nuits… des heures de réflexion nocturnes m’empêche l’apaisement mental car je ne sais pas quoi faire… accepter ou pas ces propositions ?

Une réflexion commune avec Emilie qui me dit : Il faut que tu partes, prends ton vélo et pars en Inde. C’est le résumé de la conclusion !

Une évidence : j’avais cumulé un peu d’avance financière, je n’ai pas la motivation sur les postes que l’on m’offre et Emilie a déjà visité le nord de l’Inde, c’est acté… L’Inde est ma nouvelle aventure.

Début Novembre je relance l’organisation du cyclorunnertraileursportifsvoyageursolidaire…

Avant de prendre le ticket d’avion, l’organisation… je trouve un trail du circuit UTMB : un 53 kms avec 2600 mètres de dénivelés qui a lieu dans les montagnes de l’arrière-pays de Bombay (Mumbai maintenant). Comme je suis gourmand je trouve 2 semi-marathons le long de la route à vélo à Waï et Hubli.

Après la zone géographique, le mode de voyage… à vélo bien sûr ! Mais là je le mettrai dans l’avion et je le donnerai en Inde. Le vélo ? Le MBK de plus de 30 ans de mon père avec lequel j’ai fait mon premier triathlon L, un vélo de course coloré avec un cadre alu que j’appelle « rainbow » car il a les couleurs de l’arc en ciel.

Après le choix du mode de transport, le contrôle des papiers monsieur ! Le passeport est en poche mais il me manque le visa et surtout … les vaccins.

Les vaccins… je dois absolument avoir deux vaccins : la fièvre typhoïde et l’encéphalite Japonaise… le problème ? A Blois, ou l’on réside, le RDV est pour 2027 et à Tours courant Décembre. Le voyage serait trop court si je décale ma date de départ, alors j’utilise nos contacts et j’arrive par chance à ce que l’hôpital de Blois m’accepte pour les vaccins manquants. OUF !

Tout est bouclé et je prends le billet d’avion : j’arriverai le 12 Novembre et je rentrerai pour Noël le 23 Décembre.

L’Inde m’accueille à Bombay

Une escale à Delhi et le vélo arrive dans son carton et en 20 minutes il est assemblé pour rouler.

J’ai réservé trois nuits dans un dortoir pour moins de 10€ la nuit et j’ai une vingtaine de kilomètres à rouler dans les rues de Bombay à partir de l’aéroport, pas de taxi, bus, métro, rickshaw ou stop, je suis un puriste, tout à vélo. Mais une fois les premiers kilomètres roulés, la circulation chaotique, la pollution, le manque de panneau de signalisation, mon manque de repères et mes nombreuses erreurs de route me font douter sur les moyennes kilométriques journalières que j’ai mis en place (60 à 80 kilomètres par jour).

J’arrive en plus de deux heures au dortoir près des docks, une zone non touristique, des bidonvilles le long des bâtiments portuaires mais une immersion dans un quartier envoutant : des rues bondées à la tombée de la nuit, une circulation impossible, une vie industrielle avec des micro usines de textiles et surtout les odeurs : le quartier musulman avec les boucheries en plein air et les premiers temples Indous qui diffuse l’encens vous piquent les narines.

Bombay me verra cinq jours à l’arrivée et cinq jours au départ, période pendant laquelle je serai en dortoir étudiant ou de travailleurs. Une période qui me mènera vers les musées, les temples Indous ou les mosquées musulmanes… et oui je suis surpris de voir une communauté musulmane en Inde aussi importante.

Direction le semi-marathon de Waï

Je quitte Bombay sans regret. Et oui je suis un rouleur et les gambettes réclament de rouler. Je prends le ferry au lever du soleil pour arriver au sud deux heures après pour trouver des plages, des forts datant de l’époque de la colonisation comme celui de Janjira, le fort Boyard Indien. On y va par un bateau bondé d’Indien à 99% … et oui je suis le seul Européen. C’est un incontournable de l’Inde et de l’époque Marathe, un héros Indien de cette région : le Maharashtra.

Après l’escale balnéaire je traverse les montagnes pour arriver à Mahabaleshwar, une cité de montagne perchée à 1350 mètres. Un village aussi très fréquenté par le tourisme Indien. Je trouve une belle chambre d’hôte toujours aussi peu chère, dans les 12 euros et je flâne durant trois jours dans les quartiers, les points de vue et je croise mes premiers singes dans leur milieu de vie naturel.

Après 10 jours, j’ai rendez-vous à Waï pour mon premier semi-marathon dans une ville à taille plus humaine : 36 000 habitants pour les 21 millions de Bombay.

Grosse effervescence au départ de la course lorsque j’arrive avec mon vélo au départ de la course, mes sacoches et ma couleur blanche d’Européen. Les Indiens sont heureux et fiers que je participe avec eux à une course ; j’ai le droit à une interview sur la scène.

En arrivant 3éme de ma catégorie l’effervescence monte encore, j’ai le droit à d’interminables photos et, hasard de la vie je monte sur le podium pour récupérer un chèque de 50 euros. Oui, en Inde on gagne de l’argent, pas mal d’argent quand on court mais il faut avoir un compte bancaire en Inde.

N’ayant pas de domiciliation bancaire en Inde, je donne l’argent à l’association organisatrice mais pour une hypothétique prochaine victoire, je récupère les coordonnées bancaires d’un Indien pour lui transférer l’argent.

Une fois les 21 kilomètres bouclés, je monte sur la selle pour rouler 60 kilomètres pour arriver le plus tôt possible à Hubli ou m’attends le second semi-marathon.

La route est agréable et rouler à gauche ne me pose aucun problème. Je prends de grands axes et je me sens en sécurité avec les conducteurs Indiens, les vaches qui traversent la route à leur souhait ou encore les nombreux tracteurs avec deux remorques transportant de la canne à sucre.

En cinq jours, je roule 350 bornes en faisant escale à Kolaphur, une cité incontournable de par son temple Mahalaxmi dédié à la femme du dieu Vishnu. Je reste deux nuits dans cette cité par grand plaisir car c’est ce genre de ville que j’aime : culture, gastronomie riche et surtout je suis isolé… pas de touristes étrangers à l’horizon.

HUBLI, le second semi…

Après un dernier arrêt dans un temple, et une dernière portion de quatre voies en travaux ou j’en prends plein les narines, je rentre dans l’état du KARNATAKA. Je tourne deux heures pour trouver un hôtel dans cette grande ville, peu touristique. La course est le lendemain matin, je dois aller chercher mon dossard dès mon arrivée.

Le dossard est à récupérer au décathlon, ah tiens coïncidence… un symbole Français… Autre hasard de la vie, je rencontre Vivitt, un Indien fort impliqué dans les événements sportifs running et cycling qui me propose le week-end d’après un extra : courir un semi-marathon de plus à Bijapur. Tout cela 15 jours avant le gros trail de 53 kilomètres. La réponse est sans attente ! Non impossible, j’arrive à Hubli déjà bien entamé physiquement et je ne veux pas risquer la blessure.

Le lendemain matin, le soleil n’est pas levé quand le départ du semi-marathon est lancé, je m’élance, toujours seul touriste sur de grands axes, entourés d’Indien, venu de loin pour gagner de belles sommes de roupies. Ma foulée se fait plus lourde, et je dépasse l’heure 30 de course alors qu’à Waï j’étais en dessous d’1h30.

Un parcours sans grand miracle, Waï était bien plus joli de par ses paysages plus verdoyants, la proximité d’un barrage et de petits villages.

Mon chrono est moins bon, mais je finis second de ma catégorie et cette fois, c’est 100 euros que je vais réussir à récupérer, non sans difficultés, puisque j’attends plus de trois heures la remise des lots et surtout la validation du compte bancaire Indien que j’ai. Je repars avec une grosse liasse de roupies équivalent aux 100 euros.

Toujours la même effervescence de voir un Européen de bon niveau briguer un podium et se mélanger aux coutumes Indiennes. J’assiste à chaque course à des spectacles et je prononce toujours un petit mot sur la scène en Anglais lors de la remise de la récompense.

13h30 passé, j’enfourche le vélo et je me dirige de nouveau pour plus de 60 kilomètres vers la prochaine étape.

HAMPI, UNESCO et retrouvailles du tourisme international.

Deux jours de route plus tard, j’arrive à Hampi, ancienne capitale du royaume Vijayanâgara fondée en 1336. Je resterai deux nuits à rouler à travers tous ses temples, dont celui d’Anuman, haut lieu de pèlerinage de la religion Hindouiste.

D’une superficie de plus de 40 kilomètres carrés, c’est un gros tour à vélo qui me prendra toute une journée ; pour le repos ce sera encore plus tard.

Je rencontre un couple de Français, soixantenaire, Véronique et Boubou, avec qui je sympathise. Véronique vient en Inde depuis les années 1980, elle me raconte beaucoup de choses sur l’évolution de l’Inde et est étonnée de la prise de poids des Indiens depuis ces dernières années !

10 ou 21 kilomètres de plus à Bijapur ?

Je quitte Hampi, ce lieu envoutant mais qui ne me correspond pas. Trop touristique !

Je traverse le fleuve Tungabhadrâ en mettant mon vélo sur une barque dès le lever du soleil au milieu des locaux et de centaines de moines venus faire leurs besoins matinaux sur les berges du fleuve. Ceux-ci sont en pèlerinage et marchent des dizaines de kilomètres pieds nus le long des routes goudronnées.

15h30 et après 110 kilomètres de vélo, j’arrive à Badami, nouvelle ville qui me touchera de par ses temples grottes datant du 6éme siècle. Je retrouve Véronique et Boubou qui le même jour on prit un bus et mettront plus de temps que moi à vélo ! Incroyable.

Après cette escale de deux jours dans une super maison d’hôte pour 18 euros la nuit, je roule vers Bijapur ou je tombe amoureux de cette ville, de par son mausolée incontournable dans le monde : le Gol Gumbaz, datant de 1650, c’est une prouesse architecturale avec son dôme de 38 mètres de diamètre ; j’en ai le tournis une fois arrivé en haut. C’est le second plus gros dôme au monde.

La journée me plonge dans une réflexion difficile et j’opte donc pour une réponse raisonnable : je ferai 10 kilomètres et non pas les 21 kilomètres à Bijapur, cette ville est tellement belle que je veux traverser le Gol Gumbaz et avoir une photo souvenir. Ce sera chose faite.

Je contacte Vivitt, l’Indien qui m’avait invité et que j’ai rencontré à Hubli. Je le retrouve pour récupérer un dossard pour 10 kilomètres. Il a été surpris de mon exploit à Hubli et honoré, il souhaite m’offrir le dossard. Chose faite, il me propose de monter sur la scène devant un public d’une centaine de personnes pour raconter mon expérience de touriste sportif, au milieu de trois autres Indiens, spécialisés dans le sport et le dépassement de soi même. Quelle expérience incroyable, merci Vivitt !

Cerise sur le gâteau cette course est organisée par le ministre de l’Industrie Indienne Doctor Patil, que je rencontrerai furtivement au milieu d’une foule locale et surtout de dizaines de policiers.

Je ne regrette pas de faire ce nouveau challenge et le lendemain, nouvel exploit… je passe sous les quatres minutes du kilomètre sur ce 10 kilomètres et je finis second de ma catégorie, je n’y crois pas ! Mon corps a trouvé des ressources incroyables. Cette fois-ci je gagne les 100 euros mais ceux-ci seront virés sur le compte bancaire de la famille Indienne.

DIRECTION le trail dans les forts Maharatis : la SRT ULTRA

400 kilomètres de route à vélo pour arriver au départ du trail. Je roule principalement sur des quatre voies pour ne pas arriver trop épuisé à ce trail, je traverse des petites villes inconnues des guides touristiques mais avec une vie locale trépidante, des marchés, des temples, des fleuves chargés de rites, Pandharpur sera une belle étape, avec un souvenir impérissable : cette odeur d’encens dégagées dans les rues qui me coupe l’appétit jusqu’à me donner la nausée.

Le dilemme pour ma part, après avoir roulé de nombreux jours sur cette plaine du Deccan, est de faire deux à trois jours de récupération rapide et efficace avant ce gros rendez-vous trail international.

Coup de chance je trouve une retraite ayurvédique dans le centre thermal Indien l’Atmabodh wellness center très réputé dans le pays. Le forfait proposé se fait sur deux nuits et trois jours tout compris pour 150 euros. L’impératif est d’arriver le mercredi avant 16h. J’arriverai pour 15h30 et le responsable n’en croit pas ses yeux de voir un Européen venir s’essayer à la médecine Ayurvédique.

Je passe tous les détails, mais j’ai été séduit par le programme entre le réveil à 5h30 ou bain de boue et surtout la colon thérapie … Je n’en raconte pas plus à vous de découvrir cette pratique… C’était une aventure dans l’aventure, j’en ressors exténué mais si allégé !

SRT ULTRA 53 kilomètres et 2500 mètres de Dénivelé positif.

Je ne vais pas revenir sur tous les détails de cette course technique, mais à nouveau, je retrouve des coureurs rencontrés sur les semi précédents, c’est ça la communauté des traileurs. J’assiste à un superbe spectacle autour de combats de sabre ou j’échange avec de nombreux Indiens qui sont surpris de voir un Français à vélo.

De nouveau, le soleil n’attendra pas le départ… 6h les 270 coureurs du 53 kilomètres s’élancent pour le premier fort : le SINHAGAD. La montée est longue, brute, pleine de marches désunies, et de blocs de pierre qui roulent. Le premier fort est l’entrée, une mise en bouche légère mais le second, le plat de résistance va sacrément entamer mes forces. Le fort de RAJGAD a une montée longue et chaotique et la descente est usante et semée de risques car on traverse des parties sauvages ou certains rencontrent des serpents ou de gros scorpions noirs… par chance lors de mes deux chutes je n’en croise pas.

Le dernier fort : le TORNA… le dessert indigeste… me coupe le souffle et les jambes, déjà la montée est technique, avec de la grimpe sur une échelle, des cordes ou des voies à flanc de ravin. Je suis ravi de cette partie skyrunning mais sur la descente vers le 40éme kilomètre, ma tête me tourne et mes muscles commencent à faillir.

Une pause de 10 minutes, un arrêt collation salée et surtout un peu d’apaisement me fera repartir en bonne forme pour finir ce trail sans embuches.

J’arrive enfin et le résultat annoncé m’étonne encore : 4éme sur 270 partants et uniquement 120 arrivants. Ce voyage en Inde m’aurait fait prendre conscience que mon corps et ma force mentale sont toujours là malgré mes 46 ans. Je peux continuer à me fixer des objectifs sportifs !

Retour à BOMBAY

Voilà… plus que deux jours de vélo et la fin du voyage sonnera. Je prendrai un grand plaisir à retourner à Bombay par de petites routes de montagnes et reprendre le ferry comme au départ.

Une fois arrivé à Bombay je trouverai un nouveau quartier pour mes derniers jours, un quartier proche de l’alliance Française ou j’ai proposé une conférence sur l’acceptation des différences.

Comme souvent j’échange avec les étudiants de notre langue et je suis heureux de ce partage commun.

Pour finir en beauté, je rencontrerai Firoza, une femme d’une cinquantaine d’années, passionnée de vélo et de sport à qui je donnerai mon vélo pour son association.

Je passerai une soirée avec elle dans un bar fréquenté par la sphère bollywoodienne où je gouterai mes deux seules bières Indiennes. Firoza me fera découvrir le côté occidental de l’Inde qui mérite d’être vu.

Bilan des 40 jours à vélo en INDE

Je suis parti pour me retrouver grâce à la vie Indienne.

Aujourd’hui, 3 mois après mon retour c’est une réussite. J’ai trouvé de nouveaux objectifs professionnels dans ma vie, les seuls objectifs que je n’avais plus.

Mon travail ? Être moniteur adjoint dans un foyer de vie pour autistes adultes en incapacité de travailler : le foyer des rêveries à Vineuil dans le Loir et Cher. Je n’ai pas le diplôme, mais j’ai prouvé lors de l’entretien d’embauche que j’avais la motivation, le mental et l’envie. J’ai enfin réussi après plus de cinq ans à rentrer dans ce domaine, le monde du handicap mental ou j’ai envie de me sentir utile et d’apporter mes forces à des personnes qui ne demandent rien.

Avec Emilie, nous avons toujours une belle vie et des envies communes de voyages, de projets et surtout nous sommes heureux.

Alors rendez-vous en 2027 pour une nouvelle page du projet Bike up & Down. Vous voulez nous aider ? Contactez-nous :

 

 

 

 

 

 
lundi, 23 mars 2026 16:12

Exposition: Les derniers feux d’Arthur Rimbaud. Aden, Abyssinie, rivages de la mer Rouge. 1880-1891.

La plus extraordinaire exposition sur les 11 dernières années de la vie du poète exilé autour dela mer Rouge, Aden, Abyssinie, Obock, Tadjourah, le Caire... Plus de 500 photographies, documents, gravures, objets, etc... authentiques et originaux. Avec la participation de Laurent Malet. Exposition, conférences, rencontres, catalogue et un ouvrage inédit de José-Marie Bel, « Arthur Rimbaud, Aden, Abyssinie et rivages de la mer Rouge » (Ginkgo ed/Cilf, 420 pages, cahiers couleur). Sept. 2025.
Dates : jusqu’au 5 juin 2026. Ouvert les 1er et 8 mai ; fermé les lundis, 4 et 5 avril.
Exposition : du mardi au dimanche de 14h30 à 19 h plus sur rendez-vous (conférences, groupe).
Paf : 7 euros, tarif réduit et Pass Culture : 6 euros. Gratuit : enfant : moins de 12 ans.

Lieu : Espace Reine de Saba
30 rue Pradier 75019 Paris (à deux pas des Buttes-Chaumont).
mardi, 10 mars 2026 11:20

A vos plumes ! Racontez-nous votre dernier voyage

À vos plumes !

Pour les prochains numéros, nous vous proposons d'écrire sur l'un des thèmes suivants :

La Chine et Taïwan
Deux facettes très différentes d’une même culture au contraste intéressant. Plongez au cœur de traditions millénaires et de modernités éclatantes des deux côtés du détroit. Gratte-ciel futuristes et temples ancestraux, société ouverte ou société autocentrée, racontez vos découvertes, vos émotions et vos rencontres en Chine ou à Taïwan. Faites voyager nos lecteurs à travers vos yeux.

Racontez votre dernier voyage
Votre dernier voyage a sûrement été rempli d’images, d’odeurs, de saveurs et de rencontres. Offrez-nous un récit vivant, qu’il soit drôle, insolite ou poétique. Faites revivre vos émotions pour transporter nos lecteurs.


"Voyages à plus de 10 ans années de distance : 

Vous avez fait un voyage récemment dans un pays où vous étiez allé il y a longtemps. Y a-t-il eu une évolution visible ? racontez-nous vos réactions, le contraste vous a-t-il gêné/ réjoui, a-t-il effacé ou estompé vos souvenirs ?"


Globe-trotters est écrit par les adhérents de l'association Aventure du Bout du Monde. Merci à tous ceux qui prennent du temps pour composer chacun de ces magazines. Nous vous invitons à prendre la plume, à votre tour, pour aborder l'un de ces sujets ou toute autre destination, de raconter ce qui vous tient à cœur, ce qui vous a plu, vos expériences, ce que vous avez envie de partager.

Si vous avez besoin d’une aide pour vous lancer à écrire un texte, posez-vous les questions comme cela est décrit danspdf le document ci-joint (article paru dans le numéro 200).

Merci d'adresser vos textes (sans photo incluse et sans effet de mise en page mais avec un titre, une signature, moins de 10 000 caractères espaces compris) à .

 
lundi, 09 mars 2026 16:51

20e festival à Caen "Les rencontres du Bout du Monde

Programme 2026 rectoFestival ABM – Rencontres du Bout du Monde
20ème édition – Samedi 28 mars 2026
Espace Tandem
Préparez-vous à voyager… sans quitter Caen !
Le samedi 28 mars 2026, l’association ABM 14 vous donne rendez-vous pour une journée exceptionnelle dédiée au voyage en images : projections, rencontres, échanges avec les réalisateurs, expositions et ambiance conviviale
De 10h à 23h
Des films inspirants aux quatre coins du monde :
Traversée de la Méditerranée en pirogue
1300 km à pied de la Bretagne à la Côte d’Azur
4000 km à vélo jusqu’en Grèce
Terres australes
Europe centrale – Iran
Ouzbékistan, au cœur des Routes de la Soie
Chaque projection sera suivie d’un échange avec son réalisateur.
Animation musicale avec le groupe gospel Solid’Heart en soirée.
Restauration sur place le midi et le soir.
Pass festival : 12€ / 8€
Entrée journée : 10€ / 7€
Soirée : 8€
Que vous soyez grand voyageur, rêveur, aventurier dans l’âme ou simplement curieux… cette journée est faite pour vous
Notez la date et partagez l’événement autour de vous !
On vous attend nombreux pour célébrer ensemble les Rencontres du Bout du Monde 2026
dimanche, 15 février 2026 21:30

Le magazine Globe-Trotters de mars/avril n° 226, arrive bientôt dans vos boîtes aux lettres.

GT226 mars avril 2026Éloge de la lenteur.

Des étendues enneigées au nord du Québec, où glisse lentement le train boréal vers l’Abitibi, aux îles Lofoten parcourues en bus, figées dans une lumière hivernale presque irréelle, le voyage commence par l’expérience du temps étiré, une sorte d’éloge de la lenteur.

Ici, le déplacement n’est pas une fuite mais il permet une immersion : on regarde le paysage défiler, on accepte de tarder ; le silence répond au froid et à la solitude.

Puis viennent les villes mythiques d’Ouzbékistan de la route dite de la Soie — Boukhara et ses 250 monuments, Khiva la turquoise — lieux d’histoires et de légendes. Elles rappellent que voyager, c’est aussi traverser des strates de civilisations, marcher dans les pas des caravanes, sentir le poids du passé pour admirer la beauté de ses traces laissées dans la pierre.

D’autres récits nous emportent ailleurs : les Shuars, peuple autochtone d’Équateur, gardiens d’un monde menacé ; un rucher traditionnel insolite au sud du Maroc ; la Chine observée trente ans après ; Belle-Île-en-Mer et ses chemins de randonnée.

Enfin, nous continuons notre exploration des voyageurs du passé avec Pierre Loti, éternel nostalgique, témoin de civilisations en mutation, de mondes en disparition.

< Guy Colombet (92)

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