lundi, 25 novembre 2013 09:44
Traversée du Haut Atlas
Le Maroc...Terre de contraste autant par son peuple, sa culture que par ses montagnes.
Une traversée empreinte de paysages captivants, riches en couleurs, de cols dont l'ascension fut éprouvante car la chaleur en ce mois d'octobre était plus qu'au rendez vous !
Les sentiers, rocailleux à souhait et parfois bien étroits ont guidé nos pas vers le troisième sommet du Maroc (le fameux M'GOUN à 4068 mètres) et la longue traversée de l'Assif Melloul, les pieds dans l'eau pendant 4 jours tout de même, mémorable dans sa durée.
Nous avons fait de belles rencontres: José à Anergui ou encore Mohammed qui nous a fait visités son village, au lendemain de notre nuit dans son gite!
Moult échanges avec d'autres touristes ont égayé nos journées et les sourires spontanés des marocains nous ont fait chaud au coeur.
Notre "toutoute" berbère qui nous a suivie pendant trois jours fut également une inoubliable rencontre.
Il y a eu beaucoup d'émotions, quelques larmes de fatigue par moment vite effacées par de pétillants éclats de rire mais surtout une immersion, une communion totale dans cette nature marocaine sauvage, abrupte mais au combien vivifiante....."
Murielle et Laurent
< Voir le site
< Infos pratiques
Lien "infos pratiques"
https://sites.google.com/site/laurentsenechalautourdumonde/telechargements-et-liens-utiles/maroc
Le film sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=4WAaN9ZqDYI
Une traversée empreinte de paysages captivants, riches en couleurs, de cols dont l'ascension fut éprouvante car la chaleur en ce mois d'octobre était plus qu'au rendez vous !
Les sentiers, rocailleux à souhait et parfois bien étroits ont guidé nos pas vers le troisième sommet du Maroc (le fameux M'GOUN à 4068 mètres) et la longue traversée de l'Assif Melloul, les pieds dans l'eau pendant 4 jours tout de même, mémorable dans sa durée.
Nous avons fait de belles rencontres: José à Anergui ou encore Mohammed qui nous a fait visités son village, au lendemain de notre nuit dans son gite!
Moult échanges avec d'autres touristes ont égayé nos journées et les sourires spontanés des marocains nous ont fait chaud au coeur.
Notre "toutoute" berbère qui nous a suivie pendant trois jours fut également une inoubliable rencontre.
Il y a eu beaucoup d'émotions, quelques larmes de fatigue par moment vite effacées par de pétillants éclats de rire mais surtout une immersion, une communion totale dans cette nature marocaine sauvage, abrupte mais au combien vivifiante....."
Murielle et Laurent
< Voir le site
< Infos pratiques
Lien "infos pratiques"
https://sites.google.com/site/laurentsenechalautourdumonde/telechargements-et-liens-utiles/maroc
Le film sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=4WAaN9ZqDYI
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Le coin des bourlingueurs
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vendredi, 22 novembre 2013 14:28
Tour du monde à 80 cm
Après avoir tant rêvé en lisant les récits des tourdumondistes vivant des expériences extraordinaires, nous nous lançons et lâchons les amars ...
Partant avec notre petite fille de deux ans et demi et afin de donner une âme à notre voyage nous avons créé le projet : "le tour du monde a 80cm"
C’est le voyage d'une petite famille partant à la rencontre d’associations qui s'occupent du bien être et de l’avenir des enfants à travers le monde afin de réaliser des reportages et de promouvoir le travail qu'elles réalisent au quotidien.
L’idée étant si possible, de les aider à trouver des parrains, des mécènes et des entreprises pouvant les soutenir dans leur démarche en échange de communication sur nos réseaux.
Le deuxième axe étant de recueillir la parole des enfants à travers le monde en filmant leur réponse à une série de question que nous leur poserons (toujours les mêmes). Nous pourrons ainsi comparer la vision qu’ils ont sur le monde et la transmettre de pays en pays.
Et bien sûr nous partagerons avec le plus grand nombre les expériences magiques qui nous attendent sur les réseaux sociaux comme Facebook (le tour du monde a 80 cm) twitter (tdm80) et bien sûr, sur notre site internet www.tdm80.com
Partant avec notre petite fille de deux ans et demi et afin de donner une âme à notre voyage nous avons créé le projet : "le tour du monde a 80cm"
C’est le voyage d'une petite famille partant à la rencontre d’associations qui s'occupent du bien être et de l’avenir des enfants à travers le monde afin de réaliser des reportages et de promouvoir le travail qu'elles réalisent au quotidien.
L’idée étant si possible, de les aider à trouver des parrains, des mécènes et des entreprises pouvant les soutenir dans leur démarche en échange de communication sur nos réseaux.
Le deuxième axe étant de recueillir la parole des enfants à travers le monde en filmant leur réponse à une série de question que nous leur poserons (toujours les mêmes). Nous pourrons ainsi comparer la vision qu’ils ont sur le monde et la transmettre de pays en pays.
Et bien sûr nous partagerons avec le plus grand nombre les expériences magiques qui nous attendent sur les réseaux sociaux comme Facebook (le tour du monde a 80 cm) twitter (tdm80) et bien sûr, sur notre site internet www.tdm80.com
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Voyageurs au long cours
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mercredi, 20 novembre 2013 09:57
Almaty
La précédente capitale du Kazakhstan s’appelait Almaty. Astana règne maintenant au nord mais pas dans tous les coeurs des habitants d’Almaty qui pensent encore vivre dans une capitale.
Almaty signifie “pomme” et c’est ici, dit-on, qu’elle est née. Astana et Almaty sont séparées par 1500 km de steppes, Qaraghandi, ville moyenne qui abrita en son temps un goulag qui se visite aujourd’hui, un grand lac, et des parcs nationaux. Tout cela ne demande pas mieux que des visiteurs s’y arrêtent.
Seize heures de train permettent de voir les steppes et certains villages qui n’affichent pas la richesse. Je découvrirai Almaty au petit matin, un dimanche.
Ses grandes avenues étaient calmes et ombragées et la ville respirait une certaine quiétude. L’agitation des villes orientales n’était pas encore perceptible.
Je vais rencontrer Almaty à pied, en bus et en métro. C’est une ville qui parle russe et kazakh, une ville joyeuse : ses habitants sont heureux d’y vivre et ils se jettent à corps perdu dans cette société de consommation qui s’y développe…
Elle est située au coeur d’une vallée entourée de montagnes aux neiges éternelles.
< Viviane Grandmougin (60)
Almaty signifie “pomme” et c’est ici, dit-on, qu’elle est née. Astana et Almaty sont séparées par 1500 km de steppes, Qaraghandi, ville moyenne qui abrita en son temps un goulag qui se visite aujourd’hui, un grand lac, et des parcs nationaux. Tout cela ne demande pas mieux que des visiteurs s’y arrêtent.
Seize heures de train permettent de voir les steppes et certains villages qui n’affichent pas la richesse. Je découvrirai Almaty au petit matin, un dimanche.
Ses grandes avenues étaient calmes et ombragées et la ville respirait une certaine quiétude. L’agitation des villes orientales n’était pas encore perceptible.
Je vais rencontrer Almaty à pied, en bus et en métro. C’est une ville qui parle russe et kazakh, une ville joyeuse : ses habitants sont heureux d’y vivre et ils se jettent à corps perdu dans cette société de consommation qui s’y développe…
Elle est située au coeur d’une vallée entourée de montagnes aux neiges éternelles.
< Viviane Grandmougin (60)
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Kazakhstan
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mercredi, 20 novembre 2013 09:37
Papou-net
Papou net est un blog de voyage essentiellement destiné à la photo; le but est de susciter les commentaires et d'éventuellement lancer une discussion.
Le site regroupe les photos et diaporamas de deux tours du monde ainsi que celles de plus d'une soixantaine de pays à travers la planète.
Maintenant à la retraite et après plus de quarante années de voyage, j'avais envie de partager ces instants.
Voir le blog
Le site regroupe les photos et diaporamas de deux tours du monde ainsi que celles de plus d'une soixantaine de pays à travers la planète.
Maintenant à la retraite et après plus de quarante années de voyage, j'avais envie de partager ces instants.
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Blogs de voyage
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jeudi, 14 novembre 2013 13:47
Lilian Vezin à ABM Montpellier
Gros succès à ABM Montpellier, avec la conférence de Lilina Vezin sur sa traversée du Maroc à pieds.
Près d'une centaine de personnes ont répondu présent pour cette rencontre.
https://www.facebook.com/pages/ABM-Montpellier/110667505790787
Près d'une centaine de personnes ont répondu présent pour cette rencontre.
https://www.facebook.com/pages/ABM-Montpellier/110667505790787
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Dans les antennes
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mardi, 12 novembre 2013 14:21
VOYAGE EN TERRE AUSTRALE
NAMIBIE
Pendant trois jours nous avons sillonné les pistes du Parc Etosha (surface 22912 km2) à la découverte de la faune africaine. Nous avons campé, certains soirs, nous nous retrouvions à manger en compagnie d’une chouette, un autre des babouins ou encore un ratel venu vider la poubelle après notre passage !
Pays magnifique ! bordé par l’océan atlantique et riche d’une vie incroyable, désert comprenant les plus hautes dunes du monde (300 mètres de hauteur), très belles montagnes avec le spitzkoppe et le brandberg. On trouve tout en Namibie (désert, mer, montagnes et animaux).
Nous sommes allés à la rencontre du peuple Himba en visitant un de leurs villages (peuple fier et proche de la nature).
Voyage super interessant et inoubliable !
< Francoise BONNAUD (60)
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Le coin des bourlingueurs
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dimanche, 10 novembre 2013 13:02
Elirion libre
Comme une envie de prendre l'air, de se sentir libre..
Après avoir fait de grosses économies, démissionné de nos jobs, quitté notre appartement, vendu les meubles... On s'offre le voyage de notre vie !
Suivez-nous pendant un an à travers le monde pour visiter une vingtaine de pays sur 4 continents.
www.elirion-libre.com
Après avoir fait de grosses économies, démissionné de nos jobs, quitté notre appartement, vendu les meubles... On s'offre le voyage de notre vie !
Suivez-nous pendant un an à travers le monde pour visiter une vingtaine de pays sur 4 continents.
www.elirion-libre.com
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Voyageurs au long cours
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mercredi, 06 novembre 2013 13:46
Népal L'école du cirque à Bodnath
Béatrice, 26 ans, éducatrice spécialisée à Orléans depuis deux ans, des désirs de voyages et des idées germent dans sa tête depuis quelques mois et viennent d'aboutir sur un projet concret : "J'avais envie de m'investir auprès d'enfants sur une longue durée. Par le biais d'ABM, j'ai trouvé une association qui correspond à mon projet et vice versa !
C'est une children home franco-népalaise où 25 enfants, entre 6 et 17 ans, issus de familles très pauvres vivent et sont scolarisés. Mon rôle consiste à aider et suivre les devoirs, mettre en place un spectacle, voir avec les plus âgés quels sont leurs désirs professionnels, mettre en place un groupe de parole, rencontrer les familles des jeunes, organiser des sorties...
À Bodnath, avec un couple de bénévoles francais qui sont clowns, nous travaillons à la construction du spectacle. Nous sommes fiers des enfants qui ont énormément progressé depuis quinze jours en accrobaties, jonglage et clown. Ils sont prêts pour jouer leur "première" demain dans un centre pour enfants handicapés. Ils sont souriants et volontaires, c'est un réel plaisir de s'investir auprès d'eux !
Des questions ou commentaires, n'hésitez pas à me contacter"
Béatrice Menatory (45)
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Le coin des bourlingueurs
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mercredi, 06 novembre 2013 09:33
DVD du film le Bonheur.. terre promise en souscription...
Vous avez apprécié le film de Laurent Hasse "Le bonheur...terre promise" diffusé lors du dernier festival des Globe-Trotters à l'Opéra de Massy, alors vous ne manquerez pas cette information...
Le film sort en DVD, un beau cadeau pour Noël et il est en pré-commande chez le distributeur au prix 15 euros TTC + frais d’envoi jusqu’au 3 décembre,
Téléchargez le bon de commande
Le film sort en DVD, un beau cadeau pour Noël et il est en pré-commande chez le distributeur au prix 15 euros TTC + frais d’envoi jusqu’au 3 décembre,
Téléchargez le bon de commande
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Infos voyage
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mardi, 05 novembre 2013 17:35
Pérou : vallée sacrée
Trek sur les chemins en balcon dominant la Vallée Sacrée.
Paysages magnifiques hors des sentiers battus à la rencontre des habitants de ces montagnes oubliées.
A l'office du tourisme de Cusco, alors que nous cherchons Pinchec, lieudit entre Cusco et Pisac d'où part un trek décrit dans le guide "Pérou" de Vincent Geus, on se moque de nous : "ce nom n'est pas en quechua et ce lieu n'existe pas"... Le lendemain nous prenons le bus pour Pisac et demandons au chauffeur s'il peut nous arrêter à cet endroit. Il voit bien, lui, de quoi nous parlons.
En route pour Patabamba
Le bus nous dépose au milieu de nulle part. Face à nous, un chemin nous invite à grimper à travers la montagne. Après avoir passé un premier hameau, nous continuons de monter et croisons des villageois chargés de fagots, ravis de nous indiquer le chemin. Nous manquons de nous tromper mais on nous interpelle de l'autre versant pour nous remettre sur le droit chemin.
Nous voici à présent sur un sentier en balcon qui longe la crête de la montagne, un peu en dessous de 4 000 m. Le chemin devient plat, sans difficulté technique. Il ne reste plus qu'à admirer le paysage. Et quel paysage ! La Vallée Sacrée des Incas suit le cours de la rivière Vilcanota puis Urubamba qui serpente entre deux majestueuses chaînes de montagnes.
Sur le sentier, on croise un troupeau de moutons ou une vache qui rumine paresseusement.
Des hommes cultivent de minuscules lopins de terre accrochés à la falaise sur une pente vertigineuse.
Pisac se dresse sur le versant opposé, de l'autre côté de la vallée. Sans doute le plus beau site inca de la région de Cusco. Ses terrasses agricoles forment un dessin qui révèle le travail de l'homme pour façonner la montagne.
Le chemin est balisé de grandes flèches bleues. Dans l'après-midi nous arrivons au village de Patabamba où nous avons prévu de passer la nuit. Une flèche bleue sur une maison, identique à celles du parcours, nous invite à entrer. Une jeune fille nous accueille et nous montre la chambre où nous pourrons dormir. En attendant le retour de ses parents, nous regardons les enfants jouer au cerf-volant, assurément le jeu le plus populaire du Pérou fabriqué avec trois fois rien : deux bouts de bois et un sac plastique. Sur les hauteurs de Cusco, on en voit des centaines. Le soir, nos hôtes, Mamerto et Dominga, nous apprennent qu'ils sont amis avec l'auteur de notre guide. C'est lui qui a peint les flèches avec Mamerto. Ils ont aussi aménagé la maison afin de pouvoir accueillir des visiteurs. Cependant, il ne passe par ici que les rares voyageurs qui, comme nous, ont découvert ce livre. Dominga y est en photo, ce qui les fait sourire. Mamerto nous parle de la situation politique du pays, de la vie dans la montagne. Ces gens sont pauvres et accueillants.
C'est un plaisir de toucher de plus près la réalité d'un pays dans des moments comme ceux-là. La cuisine est simple et bonne : traditionnelle soupe composée de farine de blé grillé et de pommes de terre, riz, patates et oeufs brouillés. La variété des tubercules que l'on trouve au Pérou ne cesse de nous surprendre.
Après le dîner, il ne reste plus qu'à se coucher car, à 18 h 30, il fait nuit noire et il n'y a pas ou peu d'électricité. La nuit est très fraîche à cette altitude et, sans chauffage, il vaut mieux dormir tout habillé et empiler les couvertures.
Un paysage aussi beau que vertigineux
Aux premières lueurs de l'aube, nous repartons. Sur le chemin, nous croisons des queñuales, ces arbres endémiques dont l'écorce ressemble à un millefeuille. Il s'agit de l'arbre vivant le plus haut au monde. Dans un village, sur chaque maison ou presque, on peut lire PAUL PAN. Le boulanger du coin serait-il si populaire ? Le PAN est en fait un parti politique.
Dans un Pérou en pleine période électorale, les murs font office de panneaux d'affichage.
Il est d'ailleurs étonnant de voir l'orientation politique des populations en passant d'une région à l'autre simplement en observant ces peintures murales.
Après un moment d'hésitation sur le chemin à prendre, l'ascension reprend à flanc de montagne.
Au bout de quinze minutes nous atteignons la crête. Pas d'altimètre mais nous savons que nous avons franchi la barre symbolique des 4 000. Le paysage qui s'étale à nos pieds est aussi beau que vertigineux. De l'autre côté de la crête, une autre vallée s'étend.
Comment savoir si c'est le bon chemin ? Au loin une bergère quechua garde son troupeau.
Une chance, c'est la première personne que nous croisons depuis le village. Elle ne parle pas espagnol et nous pas quechua. "Puca... marca", elle nous indique le chemin.
Pucamarca, le "village rouge"
Un ensemble de maisons en terre au toit de chaume traditionnel niché au creux de la montagne semble se fondre en elle. Un village endormi, oublié depuis des siècles dans son écrin de pierre tel un tableau où l'ocre dominerait.
À côté du village se dressent les vestiges de bâtiments incas d'où part un chemin parfaitement conservé avec son dallage de pierre caractéristique. Il rejoint une porte dont le linteau s'est écroulé et qui garde l'entrée d'un canyon. Nous nous engageons dans les gorges.
Le sentier inca est entrecoupé de ponts en bois suspendus qui nous donnent de faux airs d'Indiana Jones.
Huchuy Qosqo, le petit Cusco
À la sortie, le chemin continue en balcon et débouche à nouveau au dessus de la Vallée Sacrée. Après une heure de marche, l'objectif de la journée est en vue : Huchuy Qosqo, le petit Cusco, dresse fièrement sa muraille gardée par un troupeau d'alpagas et de lamas qui gambadent au milieu des antiques cultures en terrasse. À l'arrière plan, la cime du Sahuasiray à 5 818 m se détache sur le ciel azur. Ce palais fut le refuge de l'Inca Wiracocha lors du conflit qui l'opposa à ses voisins chancas.
Ce qui frappe au premier abord, ce sont les pierres volcaniques de couleur rouge qui ont servi à sa construction.
Une fois passées les deux tours qui marquent l'entrée du site, un escalier monumental descend jusqu'aux bâtiments royaux toujours debout. Le site est désert : la route qui devait faire de Huchuy Qosqo un concurrent de Pisac n'a jamais été construite à cause de la falaise impressionnante qui borde le palais et peu de touristes arrivent jusqu'ici.
Il faut maintenant redescendre à pic les 700 m qui nous séparent de la vallée. L'arrivée au village de Lamay est un soulagement. Il ne nous reste plus qu'à attraper un colectivo pour poursuivre notre périple.
< Laurie Martin et Matthieu Triolaire.
Paysages magnifiques hors des sentiers battus à la rencontre des habitants de ces montagnes oubliées.
A l'office du tourisme de Cusco, alors que nous cherchons Pinchec, lieudit entre Cusco et Pisac d'où part un trek décrit dans le guide "Pérou" de Vincent Geus, on se moque de nous : "ce nom n'est pas en quechua et ce lieu n'existe pas"... Le lendemain nous prenons le bus pour Pisac et demandons au chauffeur s'il peut nous arrêter à cet endroit. Il voit bien, lui, de quoi nous parlons.
En route pour Patabamba Le bus nous dépose au milieu de nulle part. Face à nous, un chemin nous invite à grimper à travers la montagne. Après avoir passé un premier hameau, nous continuons de monter et croisons des villageois chargés de fagots, ravis de nous indiquer le chemin. Nous manquons de nous tromper mais on nous interpelle de l'autre versant pour nous remettre sur le droit chemin.
Nous voici à présent sur un sentier en balcon qui longe la crête de la montagne, un peu en dessous de 4 000 m. Le chemin devient plat, sans difficulté technique. Il ne reste plus qu'à admirer le paysage. Et quel paysage ! La Vallée Sacrée des Incas suit le cours de la rivière Vilcanota puis Urubamba qui serpente entre deux majestueuses chaînes de montagnes.
Sur le sentier, on croise un troupeau de moutons ou une vache qui rumine paresseusement.
Des hommes cultivent de minuscules lopins de terre accrochés à la falaise sur une pente vertigineuse.
Pisac se dresse sur le versant opposé, de l'autre côté de la vallée. Sans doute le plus beau site inca de la région de Cusco. Ses terrasses agricoles forment un dessin qui révèle le travail de l'homme pour façonner la montagne.
Le chemin est balisé de grandes flèches bleues. Dans l'après-midi nous arrivons au village de Patabamba où nous avons prévu de passer la nuit. Une flèche bleue sur une maison, identique à celles du parcours, nous invite à entrer. Une jeune fille nous accueille et nous montre la chambre où nous pourrons dormir. En attendant le retour de ses parents, nous regardons les enfants jouer au cerf-volant, assurément le jeu le plus populaire du Pérou fabriqué avec trois fois rien : deux bouts de bois et un sac plastique. Sur les hauteurs de Cusco, on en voit des centaines. Le soir, nos hôtes, Mamerto et Dominga, nous apprennent qu'ils sont amis avec l'auteur de notre guide. C'est lui qui a peint les flèches avec Mamerto. Ils ont aussi aménagé la maison afin de pouvoir accueillir des visiteurs. Cependant, il ne passe par ici que les rares voyageurs qui, comme nous, ont découvert ce livre. Dominga y est en photo, ce qui les fait sourire. Mamerto nous parle de la situation politique du pays, de la vie dans la montagne. Ces gens sont pauvres et accueillants.
C'est un plaisir de toucher de plus près la réalité d'un pays dans des moments comme ceux-là. La cuisine est simple et bonne : traditionnelle soupe composée de farine de blé grillé et de pommes de terre, riz, patates et oeufs brouillés. La variété des tubercules que l'on trouve au Pérou ne cesse de nous surprendre.
Après le dîner, il ne reste plus qu'à se coucher car, à 18 h 30, il fait nuit noire et il n'y a pas ou peu d'électricité. La nuit est très fraîche à cette altitude et, sans chauffage, il vaut mieux dormir tout habillé et empiler les couvertures.
Un paysage aussi beau que vertigineux Aux premières lueurs de l'aube, nous repartons. Sur le chemin, nous croisons des queñuales, ces arbres endémiques dont l'écorce ressemble à un millefeuille. Il s'agit de l'arbre vivant le plus haut au monde. Dans un village, sur chaque maison ou presque, on peut lire PAUL PAN. Le boulanger du coin serait-il si populaire ? Le PAN est en fait un parti politique.
Dans un Pérou en pleine période électorale, les murs font office de panneaux d'affichage.
Il est d'ailleurs étonnant de voir l'orientation politique des populations en passant d'une région à l'autre simplement en observant ces peintures murales.
Après un moment d'hésitation sur le chemin à prendre, l'ascension reprend à flanc de montagne.
Au bout de quinze minutes nous atteignons la crête. Pas d'altimètre mais nous savons que nous avons franchi la barre symbolique des 4 000. Le paysage qui s'étale à nos pieds est aussi beau que vertigineux. De l'autre côté de la crête, une autre vallée s'étend.
Comment savoir si c'est le bon chemin ? Au loin une bergère quechua garde son troupeau.
Une chance, c'est la première personne que nous croisons depuis le village. Elle ne parle pas espagnol et nous pas quechua. "Puca... marca", elle nous indique le chemin.
Pucamarca, le "village rouge"
Un ensemble de maisons en terre au toit de chaume traditionnel niché au creux de la montagne semble se fondre en elle. Un village endormi, oublié depuis des siècles dans son écrin de pierre tel un tableau où l'ocre dominerait.
À côté du village se dressent les vestiges de bâtiments incas d'où part un chemin parfaitement conservé avec son dallage de pierre caractéristique. Il rejoint une porte dont le linteau s'est écroulé et qui garde l'entrée d'un canyon. Nous nous engageons dans les gorges.
Le sentier inca est entrecoupé de ponts en bois suspendus qui nous donnent de faux airs d'Indiana Jones.
Huchuy Qosqo, le petit Cusco À la sortie, le chemin continue en balcon et débouche à nouveau au dessus de la Vallée Sacrée. Après une heure de marche, l'objectif de la journée est en vue : Huchuy Qosqo, le petit Cusco, dresse fièrement sa muraille gardée par un troupeau d'alpagas et de lamas qui gambadent au milieu des antiques cultures en terrasse. À l'arrière plan, la cime du Sahuasiray à 5 818 m se détache sur le ciel azur. Ce palais fut le refuge de l'Inca Wiracocha lors du conflit qui l'opposa à ses voisins chancas.
Ce qui frappe au premier abord, ce sont les pierres volcaniques de couleur rouge qui ont servi à sa construction.
Une fois passées les deux tours qui marquent l'entrée du site, un escalier monumental descend jusqu'aux bâtiments royaux toujours debout. Le site est désert : la route qui devait faire de Huchuy Qosqo un concurrent de Pisac n'a jamais été construite à cause de la falaise impressionnante qui borde le palais et peu de touristes arrivent jusqu'ici.
Il faut maintenant redescendre à pic les 700 m qui nous séparent de la vallée. L'arrivée au village de Lamay est un soulagement. Il ne nous reste plus qu'à attraper un colectivo pour poursuivre notre périple.
< Laurie Martin et Matthieu Triolaire.
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Treks et randos
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