lundi, 02 juillet 2012 03:34
Carnet de route
Sur les traces des loups de Russie
En Russie, le loup est encore chassé. Rencontre avec les passionnés qui dédient leur vie à la protection et à la connaissance de cet animal mythique dans l'immense blancheur de ces grands espaces .
Taïga. Un mot qui évoque l'immensité, la vie sauvage, la liberté. Des bouleaux à perte de vue, des pins aux troncs rougeâtres, des fougères timides et des grandes berces qui surgissent à travers la neige.
Il n'y rien, il n'y a personne. Il y a juste le souffle du vent et les flocons qui tombent encore en cette journée de mars. Je marche dans la neige, raquettes aux pieds, GPS et carte en main. Je suis leurs traces.
"Into the wild". J'entends juste le craquement des branches, quelques oiseaux noirs. J'aperçois un barrage de castors, une tourbière effacée sous le blanc et les empreintes très profondes et impressionnantes des élans qui sont passés par là avant moi. Je traverse un
village abandonné, aux fenêtres encore si joliment décorées de dentelles boisées.
Un crâne de boeuf trône sur un vieux tronc d'arbre à côté d'une barrière délabrée.
Des lapins détalent. Plus loin, des traces de martres et de chevreuils. Des traces de sang dans la neige. C'est juste un renard qui a fini sa proie.
Leurs empreintes, loin de tout ce que le monde a d'artificiel.
En Russie, le loup est encore chassé. Rencontre avec les passionnés qui dédient leur vie à la protection et à la connaissance de cet animal mythique dans l'immense blancheur de ces grands espaces .Taïga. Un mot qui évoque l'immensité, la vie sauvage, la liberté. Des bouleaux à perte de vue, des pins aux troncs rougeâtres, des fougères timides et des grandes berces qui surgissent à travers la neige.
Il n'y rien, il n'y a personne. Il y a juste le souffle du vent et les flocons qui tombent encore en cette journée de mars. Je marche dans la neige, raquettes aux pieds, GPS et carte en main. Je suis leurs traces.
"Into the wild". J'entends juste le craquement des branches, quelques oiseaux noirs. J'aperçois un barrage de castors, une tourbière effacée sous le blanc et les empreintes très profondes et impressionnantes des élans qui sont passés par là avant moi. Je traverse un
village abandonné, aux fenêtres encore si joliment décorées de dentelles boisées.
Un crâne de boeuf trône sur un vieux tronc d'arbre à côté d'une barrière délabrée.
Des lapins détalent. Plus loin, des traces de martres et de chevreuils. Des traces de sang dans la neige. C'est juste un renard qui a fini sa proie.
Leurs empreintes, loin de tout ce que le monde a d'artificiel.
Je marche, seule dans l'immensité, sous le poids de la beauté généreuse de cette contrée dépeuplée. J'ai traversé une prairie vallonnée à la sortie du village, avant d'entrer dans la forêt. Les branches plient sous le poids de la neige. Des lichens forment quelques taches colorées. Là, ce sont de gros champignons qui épousent les troncs. Le calme est absolu. La solitude est belle et on ne se sent pas seul, mais ravi d'être loin de tout ce que le monde a d'artificiel. Enfin, je les aperçois, je les découvre dans la blancheur. Leurs empreintes.
Celles des loups. Celles d'un animal mythique qui parcourt les grands espaces en toute liberté. Ou presque.
En Russie, le grand prédateur est encore chassé et ceux qui ont sa peau reçoivent des primes de l'État. C'est pour cela que certains passionnés dédient leur vie à la connaissance de cette espèce et à sa protection.
Attirée par les grands espaces et en particulier par la Russie, je suis ainsi partie à la fin de l'hiver dans un petit village situé à 400 kilomètres au nord-ouest de Moscou, en tant qu'écovolontaire.
Tout était encore blanc, mais les tempé-ratures ondulaient autour de zéro degré, accueillantes après des matins à moins trentehuit degrés. Voilà un petit coin de paradis quelque part sur la terre. Pas de soleil brûlant, pas de plages de sable fin sous les cocotiers, mais un endroit secret, loin de tout, où l'on entend juste chanter le vent et la belle langue russe. Ce n'est pas au fin fond de la Sibérie mais dans la Russie européenne.
Chisty Les, la forêt propre.
Je suis partie de Moscou, n'ayant pas résisté à l'envie de m'arrêter quelques jours dans la grande cité russe pour admirer notamment sa célèbre place qui n'est d'ailleurs pas rouge mais belle, les deux adjectifs étaient similaires à une époque. Sans manteau de fourrure mais vêtue d'une chaude polaire et d'une veste de montagne, j'ai arpenté la place pour admirer sa fameuse cathédrale
Basile-le-Bienheureux avec ses formes de pâtisserie géante ou de palais de princesse.
Mais cela m'a suffi. Je n'étais pas là pour parcourir le béton mais les chemins sauvages. Un train de nuit en direction du nord, sur l'axe Moscou-Riga puis un taxi sur une route chaotique m'a permis d'arriver à Bubonitsy, petit village situé près de la Central Forest Biosphere Nature Reserve, dans la région de Tver, entre campagne et forêt russe. C'est ici qu'a été créée la station biologique de Chisty
Les ou "forêt propre". C'est aussi le royaume des ours. Mais, à cette époque, ils dormaient tranquillement.
Une mission scientifique...
J'y ai rencontré Laetitia Becker, une jeune Alsacienne qui étudie le comportement des loups et travaille sur une méthode de réhabilitation de l'espèce.
Comme moi, elle est venue ici quelques années plus tôt pour réaliser un séjour de volontariat puis un stage. Mais elle est restée ! Et on peut aisément la comprendre... Elle est tombée amoureuse de ce pays si envoûtant, des loups bien sûr, de la liberté et des quelques habitants du village, peu nombreux mais si attachants !
Dans un village de sept habitants, la vie courante de la jeune femme signifie aussi aller chercher l'eau à la rivière puisqu'il n'y a pas l'eau courante, casser la glace en hiver ou faire son bois. Et le week-end, sachant qu'il n'y avait pas de baignoire dans son isba, c'est le sauna. Le vrai sauna russe !
Laetitia a récemment soutenu sa thèse à l'Université de Strasbourg sur les méthodes de réintroduction du loup gris : élevage, habitats, suivis des populations, régimes alimentaires.
Des résultats concluants. Et si le loup gris n'est pas encore une espèce proche de l'extinction, d'autres espèces pourraient bénéficier de ce travail, car la méthode de réhabilitation du loup étudiée par Laetitia pourrait être applicable à d'autres canidés.
La jeune femme récupère des louveteaux au zoo de Saint-Pétersbourg. Parfois, des chasseurs lui apportent aussi des petits orphelins.
Les animaux sont placés en semi-liberté dans un enclos. Avec son complice, le biologiste russe Vladimir Bologov, à l'enthousiasme communicatif, Laetitia observe. Les animaux restent en enclos le temps d'être aptes à se débrouiller seuls puis sont relâchés. L'achat de colliers émetteurs a permis de suivre les traces des animaux avec plus d'efficacité que les suivis d'empreintes. Un travail passionnant.
... mais aussi pédagogique pour faire évoluer les mentalités.
Les relations avec l'homme n'ont jamais été faciles. En Russie, le loup est considéré comme nuisible et sa tête est mise à prix à 1 500 roubles, soit environ 40 euros. Pas mal pour un chasseur. Alors Laetitia et Vladimir ont instauré le dialogue avec les populations locales. Des méthodes pour faire fuir le loup des troupeaux ont été testées avec succès, telle l'introduction d'un facteur étranger qui fera peur au prédateur (un ballon ou une odeur étrangère comme celles des petits sapins parfumés dans les voitures !).
Et le travail des volontaires ?
Il varie en fonction des saisons. Mais il consiste surtout à réaliser des observations, à recueillir des données sur le loup. Ainsi, j'empruntais chaque jour le même chemin, seule dans la neige, pour observer et relever les traces des animaux dans la nature. Je pouvais relever les hurlements des loups, analyser les enregistrements vidéo, rénover les enclos, apporter la nourriture aux animaux.
Mais il ne faut pas songer être aussi "proche" des loups que peut l'être parfois Laetitia, car les loups doivent avoir le moins de contacts possibles avec l'homme pour ne pas s'habituer à ce dernier. Dans tous les cas, l'expérience est enrichissante et formatrice. Et reconnaître une empreinte de loup n'est pas si évident au premier coup d'oeil, alors même que des chiens ou des lynx peuvent aussi passer par là.
Aujourd'hui, les biologistes ont quitté la station de Chisty Les pour un nouveau projet, plus au nord, au plus profond de la Russie, en Carélie. Une autre aventure. Un autre combat pour la préservation du loup. Un nouvel espace encore plus sauvage, dans lequel les volontaires amateurs pourront à leur tour s'impliquer pour aider les deux passionnés. C'est vrai, la joie est peut-être là-bas, dans le froid des grands espaces de Russie.
Texte et photos Katia Astafieff (54)
Illustrations Antoine Rouxel
→ En savoir plus
Afin de faire rêver les enfants, futurs voyageurs, et leur transmettre le goût de ce pays, j'ai publié un ouvrage jeunesse intitulé "Avec les loups, une jeune Française parmi les loups de Russie".
C'est ainsi l'occasion de mieux faire connaître le travail passionnant de la jeune biologiste, en présentant surtout le quotidien de cette aventurière moderne.
Aux Éditions Jérôme Do. Bentzinger. http://katia-astafieff.fr/
→ Si vous souhaitez vous rendre au pays des loups et soutenir Laetitia, rendez-vous sur son site internet http://lupuslaetus.org/
La perle du Baïkal
Sur le lac Baïkal, au cœur d’un monde d’immensité, de démesure et de quiètude, le retour au sens des réalités et à l’humilité sur l’île d’Olkhon, grâce aux initiatives économiques et écologiques de Natacha et Nikita.
Le Baïkal joue à cache-cache avec nous. De la vitre du marchroutki, nous l’apercevons par bribes entre mélèzes, bouleaux et montagnes. Soudain, en haut d’une côte, le panorama se dégage et s’étire, et le paysage n’est alors plus que bleu profond. Sous le ciel limpide, en deçà d’une limite que notre oeil a du mal à dessiner, la mer de Sibérie.
Avec ses 636 km de long et 48 km de large, ses 31 500 km2 de surface, c’est aussi le lac le plus profond au monde avec un record de 1 680 m, et ses 21 400 km3 d’eau douce représentent 20 % du volume mondial d’eau douce de surface.
Le Baïkal à lui tout seul adoucit le rude climat de la Sibérie : un été à 13 °C contre 19 °C à l’intérieur des terres, l’hiver à -15 °C contre -26 °C… C’est le Galápagos de la Sibérie, avec des centaines d’espèces végétales et animales endémiques.
La Sibérie. Terre immense, partant au-delà de l’Oural jusqu’aux crabes géants du Kamtchatka et au détroit de Béring. Terre de chimères, de fantasmes, de légendes, de chamanisme, mais aussi de folie.
Terre des exils, forcés puis volontaires, des conquêtes de l’Eldorado soviétique ou des projets scientifiques mégalomanes prévoyant d’inverser le cours des fleuves pour arroser l’Asie centrale et de se servir de la chaleur des volcans pour dégeler la terre.
Çà et là, sur la steppe glaciale, les “petits peuples” de la Russie respectent morses et baleines avant que l’école et la vodka ne leur fassent perdre leurs repères.
Pour retrouver de l’humilité, il faut s’approcher des rives du lac Baïkal et pour se reposer du long voyage qui vous a conduit ici, prendre le ferry jusqu’à l’île d’Olkhon.
Quelques mois plus tard, le trajet de l’île au continent se fera par voiture, sur l’épaisse couche de glace (de 50 à 70 cm) qui ne fondra qu’aux mois de mai-juin. L’eau est là, tout autour de nous, comme nous le rappellent les goélands.
Le terrain est accidenté, la piste cahote à travers des collines incultivables, jaunes de leurs herbes sèches, et à l’intérieur des terres, nous voyons de grandes forêts de mélèzes. Loin du tumulte de la ville et des polémiques des tabloïds, il y a le village de Khoujir, sur la rive ouest d’Olkhon. En se promenant sur l’île, on remarque les zalaa noués autour de quelques sapins et accrochés sur des rochers. Quelques pierres peintes et des gros troncs de bois fichés dans le sol tout autant décorés.
La région est riche d’énergies chamaniques, des ponts entre les mondes ordinaire et extraordinaire ont été érigés.
Mais le commun des hommes n’en est pas là. Au cours des promenades, on marche avec tristesse sur un sol souillé de bouteilles de verre et de plastique abandonnées près d’anciens feux de camps. Sur l’île, il n’y a aucune association de sensibilisation à l’environnement et on ne sait qui de l’administration ou du parc naturel fait le moins pour le ramassage et la gestion des déchets. Face à l’immobilisme ambiant,
Natacha et Nikita Bencharov ont décidé de mener combat. Sur l’île, tout le monde les connaît. Tous savent que Natacha et Nikita s’impliquent activement dans la vie du village.
Suivant un ami, Nikita fut le premier des deux à arriver sur l’île il y a vingt ans et à ne plus vouloir en partir. Cinq ans plus tard,
Natacha quitta à son tour Moscou et rejoignit son mari. Dans la cour de leur maison, ils ont fait construire quelques izba pour les voyageurs de passage, un espace récréatif pour les gamins, une librairie et une salle de jeux.
Aujourd’hui, pendant la saison estivale, plus de 200 personnes par jour passent par leur homestead, et 30 employés la font tourner. Ils ont fait savoir aux épiceries, restaurants, bars, auberges et particuliers de toute l’île qu’ils rachètent les bouteilles de verre pour les revendre ensuite — au même prix — au camion qui passe deux ou trois fois par an pour les amener à l’usine de recyclage d’Irkoutsk.
Le village voit aussi régulièrement ses enfants dans les rues armés de gants et de sacs plastiques en train de ramasser les déchets abandonnés là par les plus grands. Afin de rendre la tache plus ludique et pour éviter de lasser les minots de cette activité redondante, Natacha transforme la collecte en chasse au trésor.
Il faut savoir qu’aujourd’hui le village n’est équipé d’aucune poubelle. Mais les choses vont changer. Infatigable et ingénieuse,
Natacha écrit à l’entreprise Heineken pour qu’elle finance l’installation de poubelles à Khoujir. Encore une petite victoire, lors de notre séjour, l’entreprise a accepté la proposition.
Natacha et Nikita nous ont charmés. Par leur gentillesse, l’attention qu’ils nous ont accordée et leurs choix de vie. Ils ne se sont pas tournés aveuglément vers le tourisme, mais intègrent leur homestead à la vie de la communauté de Khoujir. Les enfants du village ont un lieu qui leur appartient. Les activités proposées, non seulement les sensibilisent — pour aujourd’hui et pour demain — sur le fragile environnement dont ils sont les gardiens, mais aussi les ouvrent sur le monde.
Texte et photos Amandine Boucard et William Berbon (24)
Le Lac Baïkal et l’île d’Olkhon constituèrent l’étape sibérienne de notre voyage en Transmongolien puis en Transsibérien, de Pékin à Moscou.
D’Irkoutsk, nous avions emprunté un bus jusqu’au port balkaïen nommé “poétiquement” MRS, d’où un petit ferry conduit à l’île d’Olkhon. Cette île sibérienne est toute en longueur, la rive nord est la seule (faiblement) habitée, la rive sud étant constituée de falaises et de forêts. Nous restâmes quatre jours sur l’île, c’est bien un minimum. Un bus en mauvais état nous amena à Khoujir, le seul gros bourg d’une île dépourvue de routes asphaltées mais équipée de l’électricité…depuis quelques années seulement.
Nous avons séjourné dans le Nikita’s homestead. Les chalets sont charmants et confortables et le restaurant très bon. En ville, quelques magasins d’alimentation côtoient des yourtes vendant des souvenirs.
Depuis peu, un distributeur de billets est présent et il y a aussi un accès à Internet.
Le lendemain de notre arrivée, un 4x4 “soviétique” nous conduisit au Cap Khoboi, le “Finistère” de l’île. Le panorama est exceptionnel, de colossales falaises multicolores se jetant dans la “mer”, presque à pic. Il est possible de faire le trajet à pied, à condition de camper en route.
Partout, des “totems” chamaniques entourés de morceaux de tissus multicolores et des dizaines de monnaies “à souhaits” jonchant le sol.
Le troisième jour, nous partions randonner le long de la côte, vers l’ouest, avec une carte de l’île comme seule indication.
Après avoir franchi nombre de collines dénudées, suivis par une petite chienne très gentille qui faisait la chasse aux nombreuses sauterelles (nous l’avons surnommée Khoujir), nous arrivâmes à destination, Elgaj. C’est un lac dominé par une éminence rocheuse sur laquelle, d’après la carte, se situent trois sites historiques indéterminés.
Sauf que ce lac est une lagune ! Il nous fallut donc traverser un étroit chenal, au milieu d’une eau fraîche atteignant 1 m 20 de profondeur. Les sites historiques sont en fait des cairns mesurant un à deux mètres et dominant le lac Baïkal.
En conclusion, notre impression d’Olkhon est celle d’une île envoûtante à la nature intacte et impressionnante.
Il y a dix ans, les touristes devaient être rares et seulement russes. Aujourd’hui, le tourisme est en plein essor, pour le meilleur (revenus pour les habitants) comme pour le pire (certains laissent leurs déchets partout).
Laurence Texier et Benoît Saulnier (92)
Celles des loups. Celles d'un animal mythique qui parcourt les grands espaces en toute liberté. Ou presque.En Russie, le grand prédateur est encore chassé et ceux qui ont sa peau reçoivent des primes de l'État. C'est pour cela que certains passionnés dédient leur vie à la connaissance de cette espèce et à sa protection.
Attirée par les grands espaces et en particulier par la Russie, je suis ainsi partie à la fin de l'hiver dans un petit village situé à 400 kilomètres au nord-ouest de Moscou, en tant qu'écovolontaire.
Tout était encore blanc, mais les tempé-ratures ondulaient autour de zéro degré, accueillantes après des matins à moins trentehuit degrés. Voilà un petit coin de paradis quelque part sur la terre. Pas de soleil brûlant, pas de plages de sable fin sous les cocotiers, mais un endroit secret, loin de tout, où l'on entend juste chanter le vent et la belle langue russe. Ce n'est pas au fin fond de la Sibérie mais dans la Russie européenne.
Chisty Les, la forêt propre.
Je suis partie de Moscou, n'ayant pas résisté à l'envie de m'arrêter quelques jours dans la grande cité russe pour admirer notamment sa célèbre place qui n'est d'ailleurs pas rouge mais belle, les deux adjectifs étaient similaires à une époque. Sans manteau de fourrure mais vêtue d'une chaude polaire et d'une veste de montagne, j'ai arpenté la place pour admirer sa fameuse cathédraleBasile-le-Bienheureux avec ses formes de pâtisserie géante ou de palais de princesse.
Mais cela m'a suffi. Je n'étais pas là pour parcourir le béton mais les chemins sauvages. Un train de nuit en direction du nord, sur l'axe Moscou-Riga puis un taxi sur une route chaotique m'a permis d'arriver à Bubonitsy, petit village situé près de la Central Forest Biosphere Nature Reserve, dans la région de Tver, entre campagne et forêt russe. C'est ici qu'a été créée la station biologique de Chisty
Les ou "forêt propre". C'est aussi le royaume des ours. Mais, à cette époque, ils dormaient tranquillement.
Une mission scientifique...
J'y ai rencontré Laetitia Becker, une jeune Alsacienne qui étudie le comportement des loups et travaille sur une méthode de réhabilitation de l'espèce.
Comme moi, elle est venue ici quelques années plus tôt pour réaliser un séjour de volontariat puis un stage. Mais elle est restée ! Et on peut aisément la comprendre... Elle est tombée amoureuse de ce pays si envoûtant, des loups bien sûr, de la liberté et des quelques habitants du village, peu nombreux mais si attachants !
Dans un village de sept habitants, la vie courante de la jeune femme signifie aussi aller chercher l'eau à la rivière puisqu'il n'y a pas l'eau courante, casser la glace en hiver ou faire son bois. Et le week-end, sachant qu'il n'y avait pas de baignoire dans son isba, c'est le sauna. Le vrai sauna russe !
Laetitia a récemment soutenu sa thèse à l'Université de Strasbourg sur les méthodes de réintroduction du loup gris : élevage, habitats, suivis des populations, régimes alimentaires.
Des résultats concluants. Et si le loup gris n'est pas encore une espèce proche de l'extinction, d'autres espèces pourraient bénéficier de ce travail, car la méthode de réhabilitation du loup étudiée par Laetitia pourrait être applicable à d'autres canidés.
La jeune femme récupère des louveteaux au zoo de Saint-Pétersbourg. Parfois, des chasseurs lui apportent aussi des petits orphelins.
Les animaux sont placés en semi-liberté dans un enclos. Avec son complice, le biologiste russe Vladimir Bologov, à l'enthousiasme communicatif, Laetitia observe. Les animaux restent en enclos le temps d'être aptes à se débrouiller seuls puis sont relâchés. L'achat de colliers émetteurs a permis de suivre les traces des animaux avec plus d'efficacité que les suivis d'empreintes. Un travail passionnant.
... mais aussi pédagogique pour faire évoluer les mentalités.
Les relations avec l'homme n'ont jamais été faciles. En Russie, le loup est considéré comme nuisible et sa tête est mise à prix à 1 500 roubles, soit environ 40 euros. Pas mal pour un chasseur. Alors Laetitia et Vladimir ont instauré le dialogue avec les populations locales. Des méthodes pour faire fuir le loup des troupeaux ont été testées avec succès, telle l'introduction d'un facteur étranger qui fera peur au prédateur (un ballon ou une odeur étrangère comme celles des petits sapins parfumés dans les voitures !).
Et le travail des volontaires ?
Il varie en fonction des saisons. Mais il consiste surtout à réaliser des observations, à recueillir des données sur le loup. Ainsi, j'empruntais chaque jour le même chemin, seule dans la neige, pour observer et relever les traces des animaux dans la nature. Je pouvais relever les hurlements des loups, analyser les enregistrements vidéo, rénover les enclos, apporter la nourriture aux animaux.
Mais il ne faut pas songer être aussi "proche" des loups que peut l'être parfois Laetitia, car les loups doivent avoir le moins de contacts possibles avec l'homme pour ne pas s'habituer à ce dernier. Dans tous les cas, l'expérience est enrichissante et formatrice. Et reconnaître une empreinte de loup n'est pas si évident au premier coup d'oeil, alors même que des chiens ou des lynx peuvent aussi passer par là.
Aujourd'hui, les biologistes ont quitté la station de Chisty Les pour un nouveau projet, plus au nord, au plus profond de la Russie, en Carélie. Une autre aventure. Un autre combat pour la préservation du loup. Un nouvel espace encore plus sauvage, dans lequel les volontaires amateurs pourront à leur tour s'impliquer pour aider les deux passionnés. C'est vrai, la joie est peut-être là-bas, dans le froid des grands espaces de Russie.
Texte et photos Katia Astafieff (54)
Illustrations Antoine Rouxel
→ En savoir plus Afin de faire rêver les enfants, futurs voyageurs, et leur transmettre le goût de ce pays, j'ai publié un ouvrage jeunesse intitulé "Avec les loups, une jeune Française parmi les loups de Russie".
C'est ainsi l'occasion de mieux faire connaître le travail passionnant de la jeune biologiste, en présentant surtout le quotidien de cette aventurière moderne.
Aux Éditions Jérôme Do. Bentzinger. http://katia-astafieff.fr/
→ Si vous souhaitez vous rendre au pays des loups et soutenir Laetitia, rendez-vous sur son site internet http://lupuslaetus.org/
La perle du Baïkal
Sur le lac Baïkal, au cœur d’un monde d’immensité, de démesure et de quiètude, le retour au sens des réalités et à l’humilité sur l’île d’Olkhon, grâce aux initiatives économiques et écologiques de Natacha et Nikita.
Le Baïkal joue à cache-cache avec nous. De la vitre du marchroutki, nous l’apercevons par bribes entre mélèzes, bouleaux et montagnes. Soudain, en haut d’une côte, le panorama se dégage et s’étire, et le paysage n’est alors plus que bleu profond. Sous le ciel limpide, en deçà d’une limite que notre oeil a du mal à dessiner, la mer de Sibérie.Avec ses 636 km de long et 48 km de large, ses 31 500 km2 de surface, c’est aussi le lac le plus profond au monde avec un record de 1 680 m, et ses 21 400 km3 d’eau douce représentent 20 % du volume mondial d’eau douce de surface.
Le Baïkal à lui tout seul adoucit le rude climat de la Sibérie : un été à 13 °C contre 19 °C à l’intérieur des terres, l’hiver à -15 °C contre -26 °C… C’est le Galápagos de la Sibérie, avec des centaines d’espèces végétales et animales endémiques.
La Sibérie. Terre immense, partant au-delà de l’Oural jusqu’aux crabes géants du Kamtchatka et au détroit de Béring. Terre de chimères, de fantasmes, de légendes, de chamanisme, mais aussi de folie.
Terre des exils, forcés puis volontaires, des conquêtes de l’Eldorado soviétique ou des projets scientifiques mégalomanes prévoyant d’inverser le cours des fleuves pour arroser l’Asie centrale et de se servir de la chaleur des volcans pour dégeler la terre.
Çà et là, sur la steppe glaciale, les “petits peuples” de la Russie respectent morses et baleines avant que l’école et la vodka ne leur fassent perdre leurs repères.
Pour retrouver de l’humilité, il faut s’approcher des rives du lac Baïkal et pour se reposer du long voyage qui vous a conduit ici, prendre le ferry jusqu’à l’île d’Olkhon.
Quelques mois plus tard, le trajet de l’île au continent se fera par voiture, sur l’épaisse couche de glace (de 50 à 70 cm) qui ne fondra qu’aux mois de mai-juin. L’eau est là, tout autour de nous, comme nous le rappellent les goélands. Le terrain est accidenté, la piste cahote à travers des collines incultivables, jaunes de leurs herbes sèches, et à l’intérieur des terres, nous voyons de grandes forêts de mélèzes. Loin du tumulte de la ville et des polémiques des tabloïds, il y a le village de Khoujir, sur la rive ouest d’Olkhon. En se promenant sur l’île, on remarque les zalaa noués autour de quelques sapins et accrochés sur des rochers. Quelques pierres peintes et des gros troncs de bois fichés dans le sol tout autant décorés.
La région est riche d’énergies chamaniques, des ponts entre les mondes ordinaire et extraordinaire ont été érigés.
Mais le commun des hommes n’en est pas là. Au cours des promenades, on marche avec tristesse sur un sol souillé de bouteilles de verre et de plastique abandonnées près d’anciens feux de camps. Sur l’île, il n’y a aucune association de sensibilisation à l’environnement et on ne sait qui de l’administration ou du parc naturel fait le moins pour le ramassage et la gestion des déchets. Face à l’immobilisme ambiant,
Natacha et Nikita Bencharov ont décidé de mener combat. Sur l’île, tout le monde les connaît. Tous savent que Natacha et Nikita s’impliquent activement dans la vie du village.
Suivant un ami, Nikita fut le premier des deux à arriver sur l’île il y a vingt ans et à ne plus vouloir en partir. Cinq ans plus tard,
Natacha quitta à son tour Moscou et rejoignit son mari. Dans la cour de leur maison, ils ont fait construire quelques izba pour les voyageurs de passage, un espace récréatif pour les gamins, une librairie et une salle de jeux.
Aujourd’hui, pendant la saison estivale, plus de 200 personnes par jour passent par leur homestead, et 30 employés la font tourner. Ils ont fait savoir aux épiceries, restaurants, bars, auberges et particuliers de toute l’île qu’ils rachètent les bouteilles de verre pour les revendre ensuite — au même prix — au camion qui passe deux ou trois fois par an pour les amener à l’usine de recyclage d’Irkoutsk.
Le village voit aussi régulièrement ses enfants dans les rues armés de gants et de sacs plastiques en train de ramasser les déchets abandonnés là par les plus grands. Afin de rendre la tache plus ludique et pour éviter de lasser les minots de cette activité redondante, Natacha transforme la collecte en chasse au trésor.Il faut savoir qu’aujourd’hui le village n’est équipé d’aucune poubelle. Mais les choses vont changer. Infatigable et ingénieuse,
Natacha écrit à l’entreprise Heineken pour qu’elle finance l’installation de poubelles à Khoujir. Encore une petite victoire, lors de notre séjour, l’entreprise a accepté la proposition.
Natacha et Nikita nous ont charmés. Par leur gentillesse, l’attention qu’ils nous ont accordée et leurs choix de vie. Ils ne se sont pas tournés aveuglément vers le tourisme, mais intègrent leur homestead à la vie de la communauté de Khoujir. Les enfants du village ont un lieu qui leur appartient. Les activités proposées, non seulement les sensibilisent — pour aujourd’hui et pour demain — sur le fragile environnement dont ils sont les gardiens, mais aussi les ouvrent sur le monde.
Texte et photos Amandine Boucard et William Berbon (24)
Le Lac Baïkal et l’île d’Olkhon constituèrent l’étape sibérienne de notre voyage en Transmongolien puis en Transsibérien, de Pékin à Moscou.
D’Irkoutsk, nous avions emprunté un bus jusqu’au port balkaïen nommé “poétiquement” MRS, d’où un petit ferry conduit à l’île d’Olkhon. Cette île sibérienne est toute en longueur, la rive nord est la seule (faiblement) habitée, la rive sud étant constituée de falaises et de forêts. Nous restâmes quatre jours sur l’île, c’est bien un minimum. Un bus en mauvais état nous amena à Khoujir, le seul gros bourg d’une île dépourvue de routes asphaltées mais équipée de l’électricité…depuis quelques années seulement.
Nous avons séjourné dans le Nikita’s homestead. Les chalets sont charmants et confortables et le restaurant très bon. En ville, quelques magasins d’alimentation côtoient des yourtes vendant des souvenirs.
Depuis peu, un distributeur de billets est présent et il y a aussi un accès à Internet.
Le lendemain de notre arrivée, un 4x4 “soviétique” nous conduisit au Cap Khoboi, le “Finistère” de l’île. Le panorama est exceptionnel, de colossales falaises multicolores se jetant dans la “mer”, presque à pic. Il est possible de faire le trajet à pied, à condition de camper en route.
Partout, des “totems” chamaniques entourés de morceaux de tissus multicolores et des dizaines de monnaies “à souhaits” jonchant le sol.
Le troisième jour, nous partions randonner le long de la côte, vers l’ouest, avec une carte de l’île comme seule indication.
Après avoir franchi nombre de collines dénudées, suivis par une petite chienne très gentille qui faisait la chasse aux nombreuses sauterelles (nous l’avons surnommée Khoujir), nous arrivâmes à destination, Elgaj. C’est un lac dominé par une éminence rocheuse sur laquelle, d’après la carte, se situent trois sites historiques indéterminés.
Sauf que ce lac est une lagune ! Il nous fallut donc traverser un étroit chenal, au milieu d’une eau fraîche atteignant 1 m 20 de profondeur. Les sites historiques sont en fait des cairns mesurant un à deux mètres et dominant le lac Baïkal.
En conclusion, notre impression d’Olkhon est celle d’une île envoûtante à la nature intacte et impressionnante.
Il y a dix ans, les touristes devaient être rares et seulement russes. Aujourd’hui, le tourisme est en plein essor, pour le meilleur (revenus pour les habitants) comme pour le pire (certains laissent leurs déchets partout).
Laurence Texier et Benoît Saulnier (92)
Publié dans
Russie
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jeudi, 28 juin 2012 17:31
Les arnaques en voyage
Les voyageurs sont malheureusement parfois victimes d'arnaques, de vols, de malhonnêté...
Témoigner de votre expérience peut se révéler utile aux autres globe-trotters.
Envoyez-nous vos réactions.
• MAI 2012
Aventures (et mésaventures) en Ukraine
Les carpathes ukrainiennes,comme leurs homologues slovaques et polonaises, sont réputées pour leurs petites églises en bois, âgées souvent de plusieurs siècles. L'un des plaisirs du voyage est de les dénicher, cachées au bout d un minuscule chemin ou dissimulées au coeur d'une forêt.
Témoigner de votre expérience peut se révéler utile aux autres globe-trotters.
Envoyez-nous vos réactions.
• MAI 2012
Aventures (et mésaventures) en Ukraine
Les carpathes ukrainiennes,comme leurs homologues slovaques et polonaises, sont réputées pour leurs petites églises en bois, âgées souvent de plusieurs siècles. L'un des plaisirs du voyage est de les dénicher, cachées au bout d un minuscule chemin ou dissimulées au coeur d'une forêt.
Partis à la recherche d'une des plus belles, nous avons la désagréable surprise en revenant à la voiture de trouver un pneu crevé... pas étonnant avec ces routes aux gigantesques nids de poules !
Après changement de la roue, nous rejoignons un garage afin de faire réparer. Les mécanos restent perplexes devant l'état du pneu, pourtant ils en ont sûrement vu d'autres...impossible de réparer ! tant pis ! Mais en quittant le garage, nous découvrons que les sacs contenant passeports, argent, appareils photo...ont disparu...la tuile !
Le poste de police de la ville est ouvert et c'est dans un charabia de russe, d'anglais et le reste par gestes que nous racontons nos malheurs. Nous retournons sur le lieu supposé du "crime" avec les policiers : ils font le signe de croix à chaque symbole religieux, et vu la façon de conduire des ukrainiens, on les comprend... L'interrogation de possibles témoins s'avère vaine : il faut dire qu'après 18h, presque tous les villageois sont complètemet ivres !!! Pour la police,c'est évident : on nous a tailladé le pneu puis volé les sacs pendant que nous changions la roue.
Après une nuit soucieuse, nous retournons au poste pour remplir la déclaration de vol : tache fastidieuse... mais qui se révèle comique : nous nous aidons des photos d'une revue d'auto pour trouver comment se dit "plaque d'immatriculation, type de véhicule, pneu.." en ukrainien! la débrouille ! ...et à midi, c'est la bonne nouvelle : des paysans ont retrouvé les passeports dans un fossé : ouf, c'est le principal !
Nous nous retrouvons dans le bureau du chef, avec les paysans. Un professeurd'anglais a été "réquisitionné" pour la traduction : ce n'est pas un luxe ! Il est de tradition de récompenser les gens qui ont retrouvé nos affaires, ce que nous faisons. Puis le chef de la police fait venir la télévision, et me voici à improviser (en anglais) un discours dithyrambique sur l'efficacité de la police locale ! Enfin, le grand patron sort de son armoire 2 bouteilles bouteilles de champagne de Crimée (excellent d'ailleurs), que nous finissons à 5 (on a eu peur, ça aurait pu être de la vodka) en trinquant à l'amitié franco-ukrainienne avant de partir vers de nouvelles aventures !
Ah, j'oubliais : pendant tout ce temps,les enfants ont été invités à partager repas, fruits... et comblés de cadeaux par une fermière qui habitait derrièe le commissariat !!!
• DECEMBRE 2011
Philippines
" Je tiens à vous faire part de la mauvaise expérience que j'ai vécue, au cours d’un périple d'un mois aux Philippines ou comme bien d'autres ailleurs dans le monde.
Philippines
" Je tiens à vous faire part de la mauvaise expérience que j'ai vécue, au cours d’un périple d'un mois aux Philippines ou comme bien d'autres ailleurs dans le monde.
A Manille, il existe une technique pour mettre les touristes en confiance et les droguer dans le but de les dépouiller de leur cash, et de se servir de leurs cartes bancaires.
Après vous avoir repéré, une personne vous accoste en plein jour, dans la rue, dans un restaurant, dans un square... Cette personne d'une quarantaine, qui se dit prof, qui a très bonne allure, qui parle très bien anglais (il peut s'agir d'un homme ou d'une femme), lors d'un échange très sympathique vous demande votre prochaine destination. Sans vous méfier, vous la lui indiquez, et là, le travail de sape commence. Cette personne prétend se rendre dans la même direction dans une voiture particulière avec des amies, et vous propose de vous emmener moyennant une participation aux frais d'essence. Après accord, le lendemain, vous vous retrouvez effectivement dans une voiture particulière, et avec des femmes qui elles aussi ont le même profil, à savoir, engageant et amical. Vous sortez de Manille, et vous arrivez bien à destination. Vous êtes bien en confiance, et là, ils trouvent le moyen de droguer votre nourriture lors d'un repas partagé ensemble, ou votre boisson (il peut s'agir de votre propre bouteille d'eau posée sur une table, et à laquelle vous ne portez pas une attention particulière).
L'effet est immédiat.
Vous vous retrouvez dans une chambre d'hôtel plusieurs heures après, sans aucun souvenir depuis le repas, dépouillé de tout votre argent, vos photos effacées, mais avec tous vos papiers et effets personnels. Quelques jours après, vous constatez que différents retraits ont été effectués avec votre carte bancaire, alors que votre code secret n'était écrit nulle part.
Cette drogue est sans doute du GHB (drogue du violeur) ou un produit similaire. Elle vous rend docile, et depuis le moment de sa prise, efface toute votre mémoire pendant un laps de temps qui peut aller de quelques heures à une journée entière.
Cette expérience je l'ai vécue, et ai rencontré 2 autres touriste françaises qui elles aussi avaient été confrontées à ce même scénario, et avec les mêmes personnes, 4 jours après moi.
Il ne faut pas croire que ce genre de rencontre ne se fait que dans les bars ou discothèques, un soir de goguette.
Ces personnes sont des professionnels, ont le parfait savoir faire, et bien des touristes se sont déjà fait avoir. Alors si ce témoignage peut éviter à d'autres de tomber dans le piège, ça sera une consolation pour moi.
Il semblerait que cette technique tende à se répandre."
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Pratique
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jeudi, 28 juin 2012 15:31
Concours photos à ABM Lyon
Soirée albums photos, concours photos du mois de juin
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Le livre photos remplace de plus en plus l’album traditionnel. Plusieurs abémistes lyonnais avaient apporté leurs réalisations. Pour les novices, Cyrille a présenté un logiciel qui permet de réaliser de tels livres. Les possibilités sont multiples, la réalisation demande pas mal de temps mais n’est-ce pas aussi un moyen de prolonger le voyage ?
Après cet échange d’expériences et la présentation de nos derniers voyages à travers l’image la soirée s’est poursuivie autour du buffet garni par les participants. D’une chaise à l’autre nous avons pu discuter sans relâche.
Fin de soirée avec le concours photos dont le thème était « les boîtes aux lettres ». Le premier prix a été remporté par Sylvie avec sa boîte « poissons » prise en Australie et le second par Gérard avec sa boîte suédoise.
Merci à la librairie Raconte moi la Terre qui a offert le premier prix.
Prochain thème : « les petits métiers de rue ».
Sylvie Frachet
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Dans les antennes
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mercredi, 27 juin 2012 14:34
Concours photos et carnets sonores
CONCOURS LIBÉRATION APAJ: PHOTOS ET CARNETS SONORES
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L'actualité du voyage
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lundi, 25 juin 2012 17:37
Des Andes aux Indes
Au départ une envie : celle d’un voyage au long cours, à deux, et à vélos. Puis une deuxième envie : celle de partager notre aventure, en particulier avec les enfants, et par le biais de notre voyage, les ouvrir sur le monde. Enfin une troisième envie : donner un sens plus profond à notre voyage en sensibilisant par la même occasion les enfants au développement durable.Ainsi est né notre projet, Des Andes aux Indes. Nous, Angélique et Vincent, partirons début septembre 2012 pour un périple de 15 mois à vélo couché qui nous conduira le long des Andes de Quito à Ushuaia, puis changement de continent pour suivre les méandres de la mythique Route de la Soie de Turquie jusqu’en Inde, soit environ 18000km pour 14 pays traversés.
Nous nous sommes associés à 3 écoles primaires de la Côte Bleue afin de sensibiliser les élèves de CE2 au développement durable. En juin nous avons organisé plusieurs ateliers pédagogiques sur l’eau, les déchets et l’environnement, et des sorties scolaires en relation.
Pendant notre voyage, les élèves alors en CM1 nous suivrons sur internet alors que nous pédalerons d’écoles en écoles. Nous leur enverrons régulièrement des reportages leur expliquant comment les enfants à l’étranger cohabitent avec leur environnement.
Après notre retour nous viendrons échanger nos impressions avec les élèves maintenant en CM2. Notre objectif étant d’amener les écoliers à se rendre compte que le modèle de développement occidental, basé sur une consommation intensive des ressources, n’est pas un modèle de développement durable si on pense global.
Suivez nos aventures sur notre site: http://desandesauxindes.wordpress.com
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Voyageurs au long cours
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vendredi, 22 juin 2012 17:17
Algarrobo
Nous préparons une randonnée à cheval en autonomie d’environ 6 mois en Argentine, le long des Andes du nord ouest au centre ouest du pays. Le moyen de transport écologique que nous avons choisi, le cheval.
L’Argentine est un pays riche en traditions de toutes sortes et fort d’identités multiples et bien marquées.
De part son histoire, elle a été façonnée par et pour le cheval. Toutes ses provinces regorgent de traditions rurales et équestres. Du gaucho de la Pampa à celui de Corrientes en passant par celui de Tucuman, tous ont en commun le cheval et la nature que chacun a su adapter et dompter à sa façon. Progressivement, nous sommes allés à la rencontre de cette culture et de ces gens qui nous fascinent, nous intriguent et dont nous voulons connaître et partager la vie, ne serait-ce que de manière fugace. Pour nous, le contact avec le cheval et grâce à celui-ci excluait que nous choisissions tout autre moyen de voyager.
Autant là bas qu’ici, nous voulons favoriser l’échange et le dialogue entre nos deux cultures, en présentant aux populations locales, durant la randonnée et au retour en France, la musique, les traditions, les coutumes et les questions de société. En voyageant par le moyen de transport le plus écologique qui soit, et en prenant garde à ne laisser derrière nous que la trace de nos pas ou des souvenirs, nous souhaitons aussi participer à sensibiliser les populations à la question de l’environnement et de la pollution.
De manière ludique, nous aborderons ces thèmes lors d’ateliers de facture d’instruments ou en apportant le témoignage photographique de « bonnes pratiques ».
Ainsi, aujourd’hui, les enseignements sont encore plus riches et l’envie, que nous avons nourrit avec de petites randonnées, des lectures ou des discussions, n’en est que plus forte.
http://proyectoalgarrobo.wordpress.com/
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Voyageurs au long cours
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vendredi, 22 juin 2012 14:46
Passer un vol agréable
Quelques astuces pour passer un vol agréable
Quelle que soit la distance et la durée de votre voyage en avion, le plus important est surement qu'il soit confortable. Même si vous utilisez ce mode de transport pour voyager rapidement sur de longues distances, cela ne veut pas dire que le trajet ne sera pas fatiguant pour autant. Qu'il s'agisse d'un vol long courrier, transatlantique, d'un vol européen ou encore d'intérieur, tous les trajets en avion présentent des inconvénients pour votre confort.
Si le confort des passagers est plus important dans les vols de longue durée, en revanche vous aurez plus de chance d'être fatigué. Quant aux vols plus courts, votre confort ne fait pas partie de la priorité des compagnies aériennes, surtout celles qui proposent des tarifs à prix cassés. Cependant, il est possible d'optimiser votre confort pour rendre votre voyage le plus agréable possible. Ceci commence dès l'achat de votre billet d'avion.
Si vous avez la possibilité de choisir votre siège quand vous acheter votre billet d'avion, prenez le temps de décider quelle est votre priorité. Si vous voulez passer un vol tranquille sans être dérangé et pourquoi pas pouvoir dormir, le côté hublot est souvent l'endroit idéal. Par contre, si vous avez besoin de vous déplacer fréquemment, par exemple si vous voyagez avec des enfants, il est préférable de choisir les sièges au début des rangées. De même, les rangées au niveau des ailes sont les meilleures pour éviter les turbulences, alors que l'avant de la cabine est généralement moins bruyant.
Mais il y a également d'autres mesures qui permettent de rendre un voyage en avion plus ou moins confortable.
Celles-ci interviennent après que vous ayez acheté votre billet d'avion et demandent un peu de préparation avant l'embarquement. Ainsi, prévoyez de porter des vêtements agréables et amples pendant le vol, et emportez de quoi vous couvrir comme un pull-over ou une couverture légère. En effet, les avions ont souvent une climatisation qui rend le fond de l'air froid. Selon la durée de votre vol, vous pouvez aussi emmener des boules Quiès, un coussin, un masque pour les yeux...
L'un des inconvénients majeurs de l'avion est également une déshydratation due à l'air climatisé. N'oubliez donc pas de boire de large quantités d'eau, mais évitez l'alcool qui ne fera qu'augmenter votre soif. Enfin, pour lutter contre la décompression qui intervient lors du décollage et plus fréquemment lors de la descente, il est recommandé d'avaler sa salive le plus possible ou simplement de mâcher du chewing gum !
Les voyages en avion peuvent ainsi être rendu plus agréables même sur des vols courts et pas chers qui souvent ressemblent plutôt à des bus volants.
Quelle que soit la distance et la durée de votre voyage en avion, le plus important est surement qu'il soit confortable. Même si vous utilisez ce mode de transport pour voyager rapidement sur de longues distances, cela ne veut pas dire que le trajet ne sera pas fatiguant pour autant. Qu'il s'agisse d'un vol long courrier, transatlantique, d'un vol européen ou encore d'intérieur, tous les trajets en avion présentent des inconvénients pour votre confort.Si le confort des passagers est plus important dans les vols de longue durée, en revanche vous aurez plus de chance d'être fatigué. Quant aux vols plus courts, votre confort ne fait pas partie de la priorité des compagnies aériennes, surtout celles qui proposent des tarifs à prix cassés. Cependant, il est possible d'optimiser votre confort pour rendre votre voyage le plus agréable possible. Ceci commence dès l'achat de votre billet d'avion.
Si vous avez la possibilité de choisir votre siège quand vous acheter votre billet d'avion, prenez le temps de décider quelle est votre priorité. Si vous voulez passer un vol tranquille sans être dérangé et pourquoi pas pouvoir dormir, le côté hublot est souvent l'endroit idéal. Par contre, si vous avez besoin de vous déplacer fréquemment, par exemple si vous voyagez avec des enfants, il est préférable de choisir les sièges au début des rangées. De même, les rangées au niveau des ailes sont les meilleures pour éviter les turbulences, alors que l'avant de la cabine est généralement moins bruyant.
Mais il y a également d'autres mesures qui permettent de rendre un voyage en avion plus ou moins confortable. Celles-ci interviennent après que vous ayez acheté votre billet d'avion et demandent un peu de préparation avant l'embarquement. Ainsi, prévoyez de porter des vêtements agréables et amples pendant le vol, et emportez de quoi vous couvrir comme un pull-over ou une couverture légère. En effet, les avions ont souvent une climatisation qui rend le fond de l'air froid. Selon la durée de votre vol, vous pouvez aussi emmener des boules Quiès, un coussin, un masque pour les yeux...
L'un des inconvénients majeurs de l'avion est également une déshydratation due à l'air climatisé. N'oubliez donc pas de boire de large quantités d'eau, mais évitez l'alcool qui ne fera qu'augmenter votre soif. Enfin, pour lutter contre la décompression qui intervient lors du décollage et plus fréquemment lors de la descente, il est recommandé d'avaler sa salive le plus possible ou simplement de mâcher du chewing gum !
Les voyages en avion peuvent ainsi être rendu plus agréables même sur des vols courts et pas chers qui souvent ressemblent plutôt à des bus volants.
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Billets et documents de voyage
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jeudi, 21 juin 2012 07:33
Projection ABM Rouen
Le jeudi 7 juin à la salle André Gide de Notre-Dame-de-Bondeville, Pascale et Daniel Drouère sont venus nous parler de leur voyage aux îles Falkland en nous présentant un documentaire approfondi sur la faune locale.Le public a été littéralement captivé par toutes les précisions données ; nous avons appris les différences entre les espèces de manchots (gorfous, papous, royaux, Magellan …) et avons observé tels des photographes les oiseaux des îles (albatros, pétrels …) ainsi que les phoques (éléphants de mer ...).
En fin de présentation, un amusant questionnaire a permis de vérifier par les bonnes réponses que l’attention manifestée par les participants était totale !
Un repas de l’amitié servi ensuite par l’association a permis de compléter la soirée.
Celle-ci clôt les présentations pour l’année 2011 – 2012.
Après la coupure estivale, nous nous retrouverons le 19 septembre au local de Notre-Dame-de-Bondeville pour le traditionnel pot de rentrée.
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Dans les antennes
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dimanche, 17 juin 2012 15:46
Pass mon tour
Passage de la trentaine, 2010 dans une France en perte de repères,
10 ans d'intervention dans le social...
Voilà quelques unes des raisons qui m'ont amenées à me dire, un jour d'octobre 2010, "et pourquoi pas réaliser ce rêve un peu fou de partir seule silloner la planète?" C'est le moment! Prendre le temps de vivre, de rencontrer, de ressentir et se confronter à l'Autre, à d'autres façon de faire, de penser, de concevoir la vie...
Ce programme m'a tout de suite emballé et aprés plusieurs mois de préparation et d'economie j'ai pris le train le 16 aôut 2011 à Paris- Gare de l'est.
ITINÉRAIRE suivi au grés du vent et des rencontres : Munich, Vienne (Autriche), Cracovie, Zakopane et Varsovie (Pologne), Riga (en Lettonie), traversée de la Russie en train de St Petersburg à Vladivostok, ferry pour la Corée du Sud, puis le Japon, la Chine, Taiwan, la Malaisie, la Thaïlande, le Cambodge et Laos; puis cap sur l'Océanie en avril 2012 avec la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie, et enfin l'été en Indonésie avec Bali et Lombok.
Fin de ce périple le 1er aout 2012, et retour à Paris.
Cette année j'ai "passé mon tour" en France mais ai vécu pleinement chaque rencontre, pays, chaque instant de ce voyage..
Ce blog a été un fil rouge, un exutoire, mon doudou et parfois aussi un boulet !
C'est pourquoi son rythme est inégal. En revanche c'est avec passion que je l'ai rédigé et les photos qui l'agrémentent ont toujours été choisi avec beaucoup de soin !
http://passmontour.blogspot.com/
10 ans d'intervention dans le social...
Voilà quelques unes des raisons qui m'ont amenées à me dire, un jour d'octobre 2010, "et pourquoi pas réaliser ce rêve un peu fou de partir seule silloner la planète?" C'est le moment! Prendre le temps de vivre, de rencontrer, de ressentir et se confronter à l'Autre, à d'autres façon de faire, de penser, de concevoir la vie...Ce programme m'a tout de suite emballé et aprés plusieurs mois de préparation et d'economie j'ai pris le train le 16 aôut 2011 à Paris- Gare de l'est.
ITINÉRAIRE suivi au grés du vent et des rencontres : Munich, Vienne (Autriche), Cracovie, Zakopane et Varsovie (Pologne), Riga (en Lettonie), traversée de la Russie en train de St Petersburg à Vladivostok, ferry pour la Corée du Sud, puis le Japon, la Chine, Taiwan, la Malaisie, la Thaïlande, le Cambodge et Laos; puis cap sur l'Océanie en avril 2012 avec la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie, et enfin l'été en Indonésie avec Bali et Lombok.
Fin de ce périple le 1er aout 2012, et retour à Paris.
Cette année j'ai "passé mon tour" en France mais ai vécu pleinement chaque rencontre, pays, chaque instant de ce voyage..
Ce blog a été un fil rouge, un exutoire, mon doudou et parfois aussi un boulet !
C'est pourquoi son rythme est inégal. En revanche c'est avec passion que je l'ai rédigé et les photos qui l'agrémentent ont toujours été choisi avec beaucoup de soin !
http://passmontour.blogspot.com/
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Voyageurs au long cours
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jeudi, 14 juin 2012 12:05
Green solidarity my way
J’avais depuis longtemps un rêve, celui de partir. Mais également l’envie d’aider, d’apprendre, de découvrir. Bref je souhaitais entreprendre un voyage solidaire. Une fois ma maîtrise de droit en poche, j’ai décidé d’abandonner les bancs de l’université et mon statut de rat de bibliothèque pour ouvrir ma vie quotidienne aux autres.
Avec deux copines nous avons alors créé l’association « Voyager solidairement » dans notre faculté afin de contribuer à notre manière, à la promotion du voyage solidaire. Je me suis ensuite lancée dans la préparation de mon grand voyage, heureuse de la perspective de renouer avec la nature. Sans autre formation scientifique que les souvenirs de mes cours de biologie du lycée, je me suis alors consacrée à la recherche de missions me permettant d’aider au moyen de mes deux mains et d’une motivation sans limites.
Résultat des courses, après moultes rencontres de voyageurs (merci ABM !), moultes blogs parcourus, moultes heures de surfing sur le web ; j’ai pu lancer mon projet « Green solidarity my way », 6 mois d’éco-volontariat en Amérique du sud avec comme objectifs : 3 pays à parcourir, 3 concepts d’éco-volontariat à expérimenter, 4 missions à effectuer.
Maintenant je peux vous en témoigner : travailler avec des enfants vivant aux abords d’un Parc National péruvien, aider à l’entretien du Parc et à la gestion des infractions réalisées au sein de celui-ci ; nourrir et nettoyer près de 300 animaux sauvages rescapés du marché noir bolivien grâce au refuge « La Senda Verde » ; contribuer à un projet de reforestation lancé par l’association française « Cœur de forêt » dans la région tropicale bolivienne de las Yungas ; devenir un « Wwoofer » argentin en travaillant dans un vignoble biodynamique de la région de Mendoza et dans un ranch en Patagonie, furent les plus belles expériences de ma vie.
http://margauxysubolso.uniterre.com/
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Voyager autrement
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