Help Ladakh
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Pendant les 3 mois 1/2 passes au Ladakh, j'ai appris à apprécier ce petit bout d'Himalaya.
Le Ladakh est un pays de montagnes mais surtout de personnes, de traditions... où que l'on porte le regard, on a le souffle coupé par la beauté des paysages... où que l'on se trouve on est accueilli les bras ouverts.
Mais voilà le 5 Aout le Ladakh a connu le désastre le plus important de son histoire.
Je fais appel à vous car avec deux amies belges, Natalie et Niki, toutes deux étant restées un long moment ici, nous avons lancé une collecte de fond pour aider le Ladakh.
Natalie depuis la Belgique où elle a du rentrer en urgence, et Niki et moi sur le terrain.
l'Antenne ABM Montpellier est née
TINGANDE - La peau de la Terre
De mars 2001 à août 2002, pour son premier véritable documentaire, José Joilan a suivi un groupe de jeunes de Vergéze et leur animateur dans leur projet humanitaire : de la naissance de l'idée jusqu'à son application en Afrique au Burkina Faso. Peu après, il les a rencontré un à un pour qu'il s'expriment sur cette aventure.
Tout le monde a particulièrement été touché par cette expérience.
Au delà du projet, au cœur de la brousse, il y a eu la réalité des habitants, la vie là-bas et les rencontres inattendues ; les découvertes des européens et les difficultés minimisées par les sourires, le plaisir d'être ensemble et les émotions ressenties, mais surtout le travail qu'ils étaient venus réaliser.
Car, avant tout, ils y sont allés pour travailler.
José a mis six ans pour réaliser ce film, tellement cette histoire était forte et qu'il voulait la raconter telle qu'il l'avait vécue.
Et pourtant l'émotion est toujours là.
Pas de nostalgie, mais la certitude d'avoir partagé des moments qui resteront à jamais uniques.
José est installé à Avignon , il viendra nous présenter et commenter son film .
Nous vous donnons rendez-vous le Jeudi 23 Septembre à 20H15 au Cart a Sommieres (salle voutée du bas) ,
c'est au numéro 31 de la Rue Emilien Dumas
La participation aux frais sera de 1€ pour les adhérents ABM et de 2€ pour les non adhérents.
Nous vous attendons tres nombreux pour cette premiere soirée .
Merci par avance d'avoir la gentillesse de faire circuler l'information dans vos réseaux.
A bientôt .
Odile et Alain ABM dans le Gard et dans l'Hérault
Réunion des Antennes ABM 2010
De nombreux responsables d'antennes étaient présents afin d'échanger sur leurs expériences respectives.
Chacun a pu s'exprimer et élaborer de nouveaux projets dans leur région.
Vous pouvez téléchargez le compte rendu de cette rencontre.
Dubaï
Vous trouverez toutes les informations pratiques pour profiter du ski à Dubaï et ce que vous pourrez faire au sein de cette station indoor.
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< Courte escale à DUBAI
Cette courte escale de Dubaï vise surtout les voyageurs en transit de 6 à 10 heures (durant la journée seule) . Le prix total de la visite reste modéré en utilisant le métro. La visite doit être préparée à l'avance si on veut aller à la tour de BURG KHALIFA,la tour la plus haute du monde qui attire les touristes du monde entier et dont le nombre d'entrées est limité chaque jour .
Les meilleures périodes sont celles de novembre à avril pour une chaleur supportable, après les températures grimpent et les promenades à pied ardues .
1-Réservation à la tour BURJ KHALIFA sur internet. Au maximum 1 mois à l 'avance sur le site www.burjkhalya.ae. Prix: 1OO dirham(AED).
Meilleur créneau horaire(très prisé ) 17h30 à 19h pour le coucher de soleil et la venue de la nuit avec toutes les illuminations . Le matin à partir de 10 heures ce n 'est pas mal non plus ... Ouverture de la tour:du dimanche au mercredi de 10h à 22h du jeudi au samedi de 10h à 24h. Vue l'affluence il est quasiment impossible de trouver un ticket le jour même.
2-Arrivée à l'aéroport : - terminal 1:toutes les compagnies sauf EMIRATES -terminal 3:compagnie EMIRATES seule. Attention avec la compagnie EMIRATES ne pas transporter des médicaments à base de codéine,de tramadol sauf ordonnance médicale écrite en anglais(des contrôles sont fréquents).
-remplir un formulaire d'immigration(une adresse d'hôtel est demandée écrire par exemple hôtel Ibis Al Rigga) .
-à l'immigration sur le passeport est apposé un visa gratuit pour un séjour de 1 mois .
3-Change à l'arrivée
Plusieurs banques et des distributeurs sont présents aussi bien avant qu'après les contrôles douaniers. On change facilement des euros ou des dollars en dirham(AED). 1 euro=4,75 AED en décembre 2011.
4- Plan de la ville à demander à l 'office de tourisme avant de sortir de l 'aéroport vérifier qu'il y ait aussi le plan du métro.
5-Utilisation du métro : -2 lignes d'un métro automatique existent:
.la plus longue presque toute aérienne (ligne rouge ) entre les stations RASHIDIYA et JEBEL ALI passant par le DUBAI MALL (là où il faut descendre pour la tour BURJ KHALIFA).
.la plus courte (ligne verte) entre les stations ELISALAT et CREEK qui accèdent aux stations AL RAS et AL GHUBAJBA pour rayonner autour des souks .
-horaire du métro de 6 h à 23 heures sans gros bagage.
-un day pass est conseillé: prix 16 AED payable aussi par CB .Gain de temps pour cette visite express...A valider pour chaque entrée et sortie
6-Visites
Tour BURG KHALIFA (hauteur totale 828 mètres)
- station de métro DUBAI MALL(appelée aussi BURG DUBAI );à la sortie du métro suivre les flèches qui mènent à une station de bus conduisant au sous -sol du mall.(DUBAI MALL) Valider son pass dans le bus.
-à l'intérieur du Mall suivre les flèches pour accéder au guichet de la tour. Changer sa réservation contre un ticket au minimum 15 minutes avant l'heure précisée lors de la réservation.(on exige de voir la CB ayant servi pour la réservation)
Les sacs sont inspectés et les plus gros doivent être laissés au vestiaire. Avec un ascenseur ultra rapide,une fois en haut du 124 ème étage : compter au moins 30 minutes pour profiter du panorama . Photos avec ou sans vitre selon l'emplacement .
REMARQUES:compter environ 3 h de visite au total pour l'AR en métro et la visite de la Tour. Au pied de la Tour d'accès libre dès la nuit tombée des fontaines lumineuses sont activées toutes les 30 minutes(durée 5 minutes).On peut les apercevoir aussi quand on est en haut de la tour en nocturne.(accès par le DUBAI MALL pendant son ouverture)
Les souks
Ils sont localisés autour de la CREEK sorte d'estuaire conduisant à la mer.
Accès par les stations AL RAS (quartier BUR DEIRA ) et AL GHUBALPA (quartier BUR DUBAI) sur la ligne verte. Ces 2 stations sont à environ 400 mètres chacune de la CREEK dont les quais sont très animés .
La CREEK se traverse en 10 minutes pour 1 AED avec un petit bateau-taxi collectif local appelé abra.
C'est le seul endroit où on peut se balader agréablement à pied (l'hiver!) dans DUBAI .On observera surtout les mouvements des dhows(les boutres) chargeant et déchargeant les biens de consommation venant de l'Asie et repartant pour le Golfe Persique et l'Afrique de l'Est.
Il est donc possible depuis une des 2 stations citées de visiter le quartier adjacent,de traverser la CREEK en abra et de repartir par l 'autre station de métro si on aime un peu marcher.
Voir le souk des épices et le souk de l'or (attention le marchandage prend du temps et les prix ne sont pas très compétitifs...)
Temps préconisé au minimum 2 à 3 heures entre chacune des stations de métro sans s'attarder.
Vue rapide des gratte ciels
La ligne rouge dans sa partie aérienne permet de voir les gratte ciels (tout aussi audacieux les uns que les autres) qui la bordent . Il peut être possible de se placer dans la voiture de tête du métro pour une observation panoramique et pour faire des photos. (Beaucoup de voitures sont en golden classe à l'avant mais il en existe en seconde classe avec un peu de chance).Aller jusqu'à la station IBN BATTUTA seulement car après rien de vraiment sensationnel.
MALL OF EMIRATES (s'il reste du temps)
Accès par la station de métro MALL OF Emirates (MOE) ce mail propose une station de ski qui fonctionne toutes l'année (même à 40 degrés en été).On peut observer l'animation des skieurs,des lugeurs...au travers des vitres!!!
Se restaurer
Fast foods et restaurants sont omniprésents . On peut payer par CB dans les mails. Autour des souks il existe des petits troquets où il faut payer en liquide .
Retour à l aéroport : Passer l 'immigration en faisant tamponner son passeport mais au moins 2 heures avant d'embarquer.
Remarques : Il est possible d'utiliser des taxis . La compagnie RTA depuis l aéroport demande environ 600 AED pour 6 heures(le circuit doit être établi au départ) se renseigner à l'office de tourisme de l'aéroport(en anglais) pour fixer l'itinéraire
Les taxis sont nombreux mais très sollicités,ne pas les héler mais les attendre de préférence au pied d'un mall(là où il y a le plus de mouvements). Attention aux embouteillages à la sortie des bureaux.(tous les chauffeurs parlent anglais)
Il existe un DAY TOUR avec les BIG BUS TOUR www.bigbustours.com ; en réservant sur internet le prix d'un ticket pour 24 heures est de 400 AED. Il permet de s'arrêter à 20 stops les plus intéressants de la ville, de visiter le musée et de faire une croisière en dhow . C'est un bus à impérial avec les commentaires en 8 langues. Pas de code vestimentaire particulier même s'il est conseillé d'éviter en ville la mini-jupe , les décolletés plongeants et les shorts même pour les hommes.
Dubai séjour du 7 au 13 décembre 2011
Françoise DABOUY
Hébergement :
Si vous avez choisi l'AJ pour loger, compter 90 dh en dortoir (très bien & propre), ou 220 dh pour une double.
La piscine est sympa, le personnel un peu moins.
Taxi depuis l'aéroport 40dh ou prendre le métro jusqu'a Dubaï city center, puis le bus C19 et descendre au niveau du hypermarché Lulu, l'AJ et a 100m à gauche.
Début 2011 une nouvelle ligne de métro entrera en service, il faudra alors descendre à la station "stadium".
Dans le centre de Bur Dubaï plusieurs hôtels qui ne sont pas répertories dans les guides, compter 170dh, idem pour le quartier de Deira (le Mirage guest house par exemple, 120dh la simple, sur Sabkha road, près du victoria hôtel).
Ces adresses sont bien plus centrales que l'AJ.
Dans le quartier de Bastakiya (Bur Dubai), l'Orient G/H a beaucoup de charme (440dh), à deux pas du basta art café (connu pour ces excellents kebab au chameau).
Restaurant :
Le Ravi restaurant dans Satwa est mon préféré (biryani à 13dh, bien servi). Pendant le ramadan les restaurants sont fermes du lever au coucher du soleil.
Visite :
Si vous n’avez que 24h à Dubaï, il est possible de voir le principale pour pas cher. Prendre le bus N° 8 à la gare routière de Ghubaiba (Bur Dubai) jusqu'a New Dubai (descendre au niveau du métro Marina, 1h15 de trajet env.), pour visiter la Marina.
En route sur cette itinéraire, arrêtez vous au Jumeirah parc pour vous baigner, 5dh, l’endroit est très agréable, la plage est belle, il y a de l’ombre (réservé aux femmes le lundi).
Ensuite, prés du Burj al arab (on n’y a pas accès) le Madinat Jumeirah vaut vraiment une halte (un bon restau le Noodle house autour de 40dh).
Du Metro Marina revenir vers le centre (métro aérien) et arrêtez vous au Mall of emirates pour le "ski Dubai"(400m de piste de ski), plus loin le Dubai mall si vous voulez monter en haut de la tour la + haute du monde (+ de 800m!), env. 100dh, il faut réserver.
Pour fermer la boucle vous avez le choix entre le métro ou le bus N° 27.Cela vous aura couté env. 20dh (bus + métro). Il faudra acheter une carte magnétique (6dh) qui fonctionne aussi bien pour le métro et le bus. Pointez lorsque vous montez dans le bus et surtout REPOINTER à la descente du bus, sans quoi la machine vous prendra tout votre crédit lors de la prochaine utilisation. Les contrôles sont fréquents et on ne rigole pas ici. Eviter de mettre une trop grosse somme car il y a des postes de rechargement un peu partout.
Les lignes de bus les plus intéressantes sont :
N° 8(bord de mer) ou la A8 si vous le prenez de Deira (jusqu'a new Dubaï).
Le C19 pour l'auberge de jeunesse, le 93 qui relie le Mall of emirates à Bur Dubaï (via Satwa).
Les quartiers que j'ai aimé:
. Deira, Bur Dubai (traverser en abra 1dh),
. Quai des dhows à Deira,
. Satwa qui commence au rond point du même nom.
. Madinat Jumeirah la nuit,
. Bastakiya dans Bur Dubai (la nuit),
. Jumeirah parc.
Les boutiques et grandes surfaces restent ouvert très tard dans la nuit (minuit/1h du mat).
Les ruelles autour de la gare routières de Bur Dubaï sont intéressantes pour les montres, certaines marques 40% moins chère que chez nous.
Ce même quartier et idéal pour le change (mieux que qu’ l’aéroport).
4 jours sont largement suffisant pour visiter Dubai, je ne pense pas qu'on y revienne 2 fois.
Il faut admettre une chose, les prouesses architecturales sont hors du commun, coup de chapeau aux ingénieurs et architectes.... Mais surtout, une pensée aux pauvres sri lankais, pakistanais, afgans et tous les autres pour avoir travaillé dans le bâtiment pour une poignée de dollars!
Dommage que la protection de l'environnement n'ai jamais été un des objectifs du gouvernement. Une grande partie du désert et surtout leurs écosystèmes marins ont été saccagé.
Patrick Georget (août 2010)
Alliance entre LAN et TAM
Ce groupe qui desservira 115 destinations, dans 23 pays, avec près de 220 avions pour 45 millions de passagers/an, prendra le nom de LATAM airlines.
Lire l'article du Monde.
Pass Oman Air, nouveau tarif
Oman air vient de modifier son tarif pour le pass "Visit Oman Arabian Pass" ou VOAP, valable pour les pays du golfe.
À partir de Mascate :
- intérieur : Salalah & Khasab
- international : Abu Dhabi, Bahrain, Doha, Kuwaït, Riyad, et également de Salalah à Dubaï.
Ce pass s'achète avec le vol internatinal jusqu'à Mascate auprès de la compagnie.
Le coupon coûte 100 US $, avec un minimum de 2 coupons.
Lire la suite.
Basse Californie
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Vol :
Paris- Mexico, puis avion pour La Paz. Trajet Mexico-Ciudad / La Paz, 3700 pesos /220 euros
Il existe un forfait pour visiter le pays.
Au retour les guichets Air France à Mexico sont totalement débordés, une file d'attente incroyable. Faire le check in sur internet, j'ai attendu un peu moins que les autres.
Hébergements :
Hôtels : confortable 20 euros/300 pesos
La plupart des chambres sont confortables, simples, avec douche privée, propres.
Un ventilateur ou clim (bruyante) en dessous de 300 pesos c'est la catégorie
"moyenne" confort minimum. Prix concernant la basse saison.
Repas :
Coût moyen d'un repas au resto: 5 à 10 euros
En catégorie plutôt: Resto du coin
Budget :
US$ en espèces à emporter
Budget moyen par pers./jour (repas/héberg./visites/transports):
50 euros pour un voyage confortable
Le gros budget c'est l'hôtel et les transports.
Langue :
Officielle(s): espagnol
Parlée(s): anglais, par ceux qui reçoivent des touristes
C'est important d'essayer de parler un peu l'espagnol, même basique, pour éviter les circuits ultra touristiques et ne pas trop passer pour un gringo des US.
Santé :
Il y a des pharmacies partout, mais faire attention aux bébêtes piquantes...aspi venin conseillé.
Sécurité :
En Basse Californie il y a des contrôles militaires, ne s'adressant pas aux touristes à
priori. Néanmoins le bus peut être arrêté et les sacs fouillés sommairement.
Endroits conseillés : Loreto, Mulege.
Endroits à éviter : Los Cabos, à part si vous aimez le clinquant et l'usine à touristes, les activités polluantes et le béton.
Adresses :
Mulege :
• Hôtel las Casitas, calme, très beau jardin, bon accueil et bonne cuisine. Un régal. http://www.bajaquest.com/mulege/casitas.htm
• Salvador Castro, guide vers le canyon de la Trinidad, le seul à être guide professionnel, très érudit. Tel 6151614985
• Ignacio Castro Drew, taxi 19, tél : 6151060311, gentil, serviable, prix corrects.
Destination pas très "bon marché", avec beaucoup de touristes ou habitants des US.
En basse saison, tout fonctionne au ralenti.
Pour les voyageurs solos, trouver d'autres touristes pour faire des excursions est parfois problématique.
Choisissez votre saison en fonction des centres d'intérêts; il fait très chaud à partir de juin, l'été est suffoquant (zone désertique). Belle destination pour voyageurs en camping car ou voiture+ tente.
Ne manquez pas la superbe Basse Californie et sa diversité animale et biologique.
Laure Mollet (juin 2010)
Le couchsurfing
Témoignage :
• Ludovic Hubler, cinq ans autour du monde en stop :
Pour le logement, une aide venue du ciel va à présent rendre ma vie de nomade beaucoup plus aisée. Grâce à un mail reçu d’un internaute, j’apprends l’existence de deux sites Internet à l’idée novatrice et résolument altruiste et www.hospitalityclub.org et www.couchsurfing.com .Ces deux sites sont au logement ce que l’auto-stop est au transport : un moyen d’augmenter les interactions entre locaux et voyageurs et de rendre le voyage plus abordable.
L’idée est de permettre au voyageur de « squatter » en toute légalité et gratuité chez des inconnus du monde entier, engagés à mettre à la disposition des intéressés une chambre, un appartement, un bout de canapé, un peu de place sur le sol ou un petit coin de jardin pour planter la tente.
Le séjour peut durer le temps d'un café, d'une nuit ou deux, d'un mois voire plus.
L’échange peut aussi simplement consister à faire découvrir sa ville ou aller boire un verre pour discuter du pays ou d’échanger les visions du monde. Bien sûr, le voyageur s’engage à être agréable et intéressant mais aussi, sans pour autant signer de contrat, à rendre la pareille une fois de retour au bercail. Pour proposer ou demander l'hébergement, il suffit de devenir membre puis de faire une recherche en ligne dans un périmètre défini.
Et l'offre est vaste ; ces sites qui avaient chacun moins de dix mille membres fin 2003, en ont plus d’un million en 2009, dans près de 30 000 villes, dans quasiment tous les pays du monde. Ce concept me plaît et je décide instantanément d’en devenir membre.
Je ne le sais pas encore, mais ces deux sites vont être pour moi de véritables mines d’or rendant mon tour du monde à la fois beaucoup plus facile, moins fatiguant, mais surtout encore plus intéressant…
• Yohann habite actuellement à Vannes et est membre de Couchsurfing depuis plus de 2 ans avec une dizaine d’expériences d’hébergement.
"Je n’avais pas encore de voyages en vue que j’étais déjà séduit par le concept. Une autre façon de voyager, surtout quand on a l’habitude de voyager seul. Le couchsurfing (surf de canapé en français) qu’est-ce que c’est ?
C’est avant tout un site Internet www.couchsurfing.org qui fait office d’interface entre les personnes souhaitant héberger des voyageurs et les voyageurs souhaitant être hébergés des habitants.
Pour moi, chaque déplacement peut-être l’occasion de pratiquer le couchsurfing : que ce soit lors de déplacements professionnels en rencontrant des locaux autour d’un verre, pour des vacances à l’étranger ou lors de de rassemblements qui ponctuent la vie de la communauté Couchsurfing (WE découverte de la Normandie, soirée chandeleur, visite de Paris spécial photo, session musicale à domicile, ...).
A chaque fois, ce sont de sacrés moments, de nouvelles rencontres que je n’oublies pas !
Dans toutes expériences couchsurfing, il y en a dont on se rappelle plus que d’autres.

Je me rappelle par exemple de cette fois où je suis allé en Tunisie pour le travail. J’avais pris quelques contacts par l’intermédiaire du site, notamment Karrem qui avait déjà organisé une sortie dans les montagnes.
Pour ma venue lors d’un WE, il a organisé exprès une sortie dans un parc proche de Hammamet qui s’est prolongé par un tour à Nabeul, ville des poteries (avec notamment une belle démonstration de marchandage), et enfin un michoui au bord de la route (cf. photo)".
Yohann Reverdy
Frontière Laos/Vietnam
Passage de la frontière du Laos vers le Vietnam.A Luang Prabang, nous apprenons que plusieurs points de passage sont nouvellement autorisés aux étrangers pour aller au Vietnam que nous voulons traverser du nord au sud pour poursuivre notre voyage vers le Cambodge.
Nous voici donc partis sur un itinéraire non décrit dans le guide du routard en notre possession.
.Arrivés à Nong Khiaw, c’est dans un bus local que nous roulerons toute la nuit vers le Vietnam par les routes sinueuses des montagnes laotiennes. Entre les sacs de riz qui encombrent le bus, l’état de la route et le confort des sièges absolument inadaptés à la corpulence des occidentaux, nous arrivons éreintés à Vieng Xai
Après une courtes visite des grottes qui accueillirent le QG du Patet Lao pendant la guerre américaine, nous poursuivons le lendemain toujours en bus local, cette fois, la benne d’un camion qui nous amènera jusqu’à la frontière que nous devrons traverser à pied.
Arrivés au Vietnam dans le village de Naméo, le chauffeur de bus demandera 25 USD par personne pour nous emmener à Hanoï.
Nous étions parmi les premiers touristes sur cet itinéraire mais dès la frontière, nous étions confrontés au côté ‘’durs en affaires’’ des Vietnamiens.Michel Pottier (mai 2008)
Carnets de route
Partir à deux, à la découverte des Andes d'hier et d'aujourd'hui, à travers l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine.
Avec, pour balisage, les sites incas, pré-incas et les merveilles naturelles.
La marche est un état d'esprit qui permet de vivre pleinement les événements du quotidien en gardant le temps pour soi. L'envie de réaliser un magnifique voyage à pied afin de nous faire plaisir en découvrant un autre monde que celui que nous connaissons, nous titillait depuis longtemps. En mai 2012, nous nous sommes lancés à pied à travers l'ancien et vaste Empire inca "Tahuantinsuyu". Un itinéraire de dix mois, long de 5 000 kilomètres qui s'étend des vallées peuplées et verdoyantes aux hauts plateaux désertiques et arides, jusqu'aux sommets des Andes, à 6 000 mètres d'altitude.Sorti de notre imaginaire rêveur, cet itinéraire à travers le grand Empire inca est un mélange de sentiers mythiques, culturels, panoramiques, de sentiers perdus et parfois de routes... En Équateur, nous avons suivi la majestueuse "Allée des Volcans" au pied du Cotopaxi, de l'Antisana et du Chimborazo. Au Pérou, nous sommes partis sur les traces du Qhapaq Ñan, l'ancien chemin royal qui menait à Cusco.
De là, la Bolivie nous attendait.
Sur l'Altiplano bolivien. Du pied du volcan de Sajama, point culminant du pays à 6 542 mètres, l'Altiplano bolivien, a été une partie de notre traversée de l'Empire inca.
Ces quarante jours de marche ont été les plus éprouvants, avec 950 kilomètres de régions désertiques à une altitude moyenne de 4 000 mètres. Nous avons laissé derrière nous les vallées profondes et les hauts cols pour trouver d'immenses étendues plates où nous avons marché sur des kilomètres de lignes droites, sans un virage à l'horizon. Malgré ces longueurs interminables, nous avons traversé des paysages diversifiés qui ont égayé nos journées.
Des panoramas surréalistes. Nous avons serpenté entre salars, volcans, pampas, déserts de sable, villages à demi-abandonnés avec, parfois, le sentiment d'arriver au bout du monde.
Le village de Macaya et sa lagune au pied d'une cordillère reste, pour nous, l'ultime rempart de ce pays haut perché. À maintes reprises, nous avons été emerveillés par des panoramas surréalistes. Le salar de Coipasa, inondé à notre passage, que nous avons dû franchir les pieds dans l'eau, reflétait l'horizon comme un miroir. La magie a, de nouveau, opéré au volcan Thunupa, aux couleurs ocre, verte, rouge, noire qui resplendissaient de toutes parts. Depuis son sommet se dressait, face à nous, un blanc infini, le grand salar d'Uyuni.
La région du Sud Lipez a été une porte d'entrée vers un "autre monde" par ses couleurs et son ambiance. Des pistes sableuses nous ont accompagnés d'un lieu à un autre vers ce monde aux teintes inimaginables avec les lagunes Colorada, Verde...
Les volcans Ollagüe, Amarillo... Et les déserts qui sont venus enrichir cet univers irréel. Notre traversée de l'Altiplano s'est achevée, le souffle court, à 5 916 mètres d'altitude au sommet de Licancabur, récompensant nos efforts fournis ces quarante jours.
Malgré les obstacles imparables rencontrés dans ces immenses étendues vides, le vent violent, les fortes variations de températures, le manque d'eau, le relief accidenté... ce que nous gardons en mémoire c'est un éclatement de couleurs et un panorama unique, dont nous avons eu le temps de nous imprégner. Avec une bonne préparation, il est possible de "Partir Autrement" à la découverte des régions les plus isolées.

Apprendre à partager. Si le fait d'être ensemble en permanence n'est pas toujours évident, il permet cependant le rapprochement. Dans les zones désertiques comme la Bolivie, ces contrastes s'accentuent. Le manque d'ouverture sur le monde, dans ces contrées lointaines, nous donne la sensation d'enfermement sur nous-mêmes. Perdus au milieu de ces grands espaces, il n'est pas aisé de satisfaire son besoin d'isolement personnel.
Si cette aventure s'est choisie et se vit à deux, elle contient une part d'individualisme où chacun perçoit à sa manière le moment présent, que nous sommes amenés à partager.
Pour Célia, la traversée de l'Altiplano était, entre autres, une revanche sur une longue maladie. Pour Simon, il s'agissait d'un itinéraire "royal" convoité depuis de nombreuses années. Dans ce contexte, où la limite physique est souvent atteinte, la fatigue morale peut survenir sans raison apparente. Dans le quotidien de la marche, nous avons appris à partager. Être à deux donne la force de pouvoir s'appuyer sur son compagnon. Savoir montrer ses moments de faiblesse, c'est accepter l'entraide. Être à deux, c'est aussi partager des moments inoubliables, des découvertes, des fous rires, des émerveillements et des moments de complicité...
La marche nous a apporté des moments de plénitude, nous a permis de nous évader et de laisser place à la réflexion. Associé au nomadisme, ce mouvement répétitif et perpétuel nous a projetés vers l'inconnu. Le plus important pour nous est d'avoir ce sentiment de liberté totale qui nous a transportés tel un condor volant au-dessus des Andes.
Texte et photos : Simon Dubuis (75)
Cordillère des Andes Enfer et paradis
Bolivie, pays de dualité. À Potosi se côtoient mineurs, précarité, culture quechua et couleur. À Uyuni, le salar majestueux, son immensité et les lagunas époustouflantes sont contrebalancées par la pollution et la véritable dépendance à l'économie apportée par les touristes.
Montagne désertique balayée par la force du vent, le Cerro Rico s'élève vers le ciel. Ce mont aux teintes orangées est comme un protecteur pour l'une des plus hautes villes du monde, Potosi (4 070 m). En quechua, langue indienne toujours pratiquée, Potosi signifie "tonnerre".
Dans la petite ville à l'architecture coloniale, le tonnerre ne vient pas du ciel mais de la terre.
La Pachamama, déesse de la terre, a caché ses trésors dans le Cerro Rico. Depuis des centaines d'années les hommes se relaient comme des fourmis pour extraire les richesses du sous-sol. Les sombres tunnels sont le royaume d'El Tio, un diable vénéré par les mineurs. Seuls les hommes ont le droit de descendre dans les profondeurs de la terre.
El Tio est l'amant de la Pachamama, et la déesse jalouse les femmes qui s'approchent de son amant.
Dans un recoin des boyaux qui descendent dans la montagne, une statue de terre d'El Tio.
Les mineurs viennent demander la protection du diable. Ils offrent au dieu de l'enfer des feuilles de coca, des cigarettes et de l'alcool à 96 degrés. Ils offrent aussi de l'alcool à la Pachamama avant de consommer eux-mêmes ce qui les aidera à tenir pendant parfois 24 heures de travail d'affilée.
La ville de Potosi rayonne à la lumière du jour. Ses maisons de couleurs et ses innombrables églises tranchent avec la vie de la mine.
Les hommes sont à la mine ce que les femmes sont au marché. Sur le sol ou au milieu des étals, elles vendent ce qu'elles ont.
Des hauts plateaux et des montagnes qui entourent Potosi, on se laisse vite tenter par les merveilles promises. Dans le bus qui mène à Uyuni, le clair de lune ne laisse apparaître que les silhouettes diffuses de la montagne. Rêve éveillé, des courbes délicates forment un paysage onirique.
On se réveille à Uyuni dans la réalité à l'état brut.
Un champ de sacs plastiques de plusieurs kilomètres cerne la ville. Une cité aux avenues de poussière, animée par la venue de nombreux touristes prêts à découvrir le salar d'Uyuni. Les petites agences de tourisme proposent le rêve à portée de main, photo à l'appui. Entre les merveilles promises à quelques kilomètres de là et la vie des gens d'ici, il y a le grand écart. Uyuni tente de survivre tout en répondant à la demande des touristes. Jamais, je n'ai vu une ville de Bolivie avec autant de pizzerias ni de files d'attente composées uniquement d'étrangers. J'embarque comme tout le monde dans un 4x4 avec quatre autres touristes. Nous partons en sens contraire des autres groupes, direction le Sud et la frontière du Chili, avant de terminer au Nord dans le grand salar d'Uyuni. La route s'étire dans des paysages presque désertiques. Seules de petites herbes pour nourrir les lamas, et le quinoa pour sustenter les hommes, arrivent à pousser. Soumise aux températures extrêmes et aux vents, c'est un miracle de voir de la végétation à une telle altitude.
Le sud-est bolivien regorge de beaucoup de petits miracles, telle la lagune Colorée, rouge et blanche, oasis improbable au coeur d'un monde qui ne l'est pas moins.La profusion de flamants roses est d'autant plus étrange. Sur les terres inhospitalières de la cordillère des Andes, la vie donne une leçon et abonde là où tout semblerait impossible.
À l'aube du second jour, on se demande si la magie sera encore là aujourd'hui. L'odeur repoussante du soufre envahit l'espace. Dans une épaisse fumée grise, des geysers. Brûlant et imprévisible, l'enfer a trouvé le chemin pour venir sur terre. Mais là encore, on est irrésistiblement attiré. Le sol s'est paré des couleurs les plus improbables. Délicat mélange, d'une peinture surréaliste. Encore plus au sud, la lagune Verte, au pied du volcan Licancabur, à la frontière du Chili. Cette fois-ci, c'est une aquarelle que la Pachamama a peinte. Un subtil camaïeu de vert rehaussé par les couleurs vives des flamants roses. Pas le temps de rester en admiration, le vent nous fouette et le chauffeur nous presse. Direction le nord.
Des foisonnantes lagunes, nous passons au désert de sable et de pierre. Des rochers sculptés par l'érosion qui ont inspiré les tableaux de Dali. Il suffit d'escalader ces petits blocs de roche pour s'imaginer être les rois du monde.
Les rois que nous sommes paradent avec leur 4x4 tout confort dans les petits villages.
Nous passons là où les habitants n'ont même pas les moyens de se payer des vacances. Subvenir à ses besoins quotidiens est déjà difficile. Le tourisme est une manne financière pour la région mais tous n'en profitent pas et les villages pauvres voient défiler les richesses de pays lointains. Se mettent-ils à rêver ou voient-ils l'injustice de leur situation?
À l'aube du troisième jour de visite, le lac de sel nous apparaît enfin dans la lumière chaude du soleil levant. Une caravane de 4x4 défile dans l'immensité du désert d'Uyuni. Le ciel a fait la paix avec la terre. Ils se sont unis. La frontière de l'horizon a disparu, laissant place à l'infini. Imaginer qu'ici il y avait un immense lac. Imaginer qu'ici il y avait de la vie. Aussi sublime que terrible, le temps et la nature ont fait leur oeuvre.
Au milieu du salar, dans l'immaculée blancheur et sous un soleil torride, on réfléchit à sa place dans le monde. J'observe mes compagnons de voyage faire des photos humoristiques où ils baignent dans un verre de bière alors que, dans le village voisin, des petits enfants travaillent à 10 ans à peine. Nous n'avons pas le temps de nous demander ce qu'on pourrait apporter aux villageois. La caravane touristique ne s'arrête que pour montrer les merveilles du pays. Dans le Sud-Lipez, l'enfer et le paradis sont si proches qu'on ne peut les distinguer. Les splendides paysages nous feraient presque oublier que tout n'est pas rose dans le pays des flamants.
Texte et photos Sabrina Budon
http://cendrillons.over-blog.com/
Découvrir les Andes
Josefina, Alfonso, Juan et Roberto vivent au Pérou ou en Bolivie, à la ville, à la campagne ou dans la montagne. Qu'ils soient paysan, tisserand, muletier, écolier ou employé, Delphine et Samuel les ont croisés au détour de leur voyage.
Portrait de ces "gueules du coin".
Pérou Josefina
Josefina a 80 printemps, et vit à Chinchero, un petit village près de Cuzco. Elle est campesina (paysanne) et habite avec trois de ses enfants. Les deux autres sont partis vivre à Lima. En ce moment, c'est l'époque des semis de patates à Chinchero.
Mais comme les cultures ne lui suffisent pas pour joindre les deux bouts, Josefina se rend plusieurs fois par semaine à Cuzco en bus, pour vendre ses tissages. Elle récolte la laine de ses moutons, la teint avec des colorants naturels fixés à l'eau bouillante, puis file la laine ainsi colorée. Le rouge est par exemple obtenu à partir d'une cochenille parasitant les cactus. L'insecte est écrasé et son sang colore les fils de laine. La couleur verte est obtenue à partir du mélange de deux plantes sauvages. Le bleu provient de la mullaca, une herbacée des hauts plateaux. Les racines de ratanhia confèrent aux tissus leur couleur marron.
Les graines de molle, un arbre péruvien, teintent la laine ou le coton en jaune. C'est la maman de Josefina qui lui a appris l'alchimie des couleurs, la complexité du tissage et les différents motifs. Mais comme Josefina ne sait ni lire, ni écrire, elle ne se souvient pas de tous les patrons ornant les précieux tissages. Certains modèles sont perdus à jamais, et elle le regrette.
Pour tisser une seule ceinture, la mamacita travaille neuf longues heures par jour, pendant deux journées consécutives. Elle s'assoit par terre, cale les fils assemblés avec son pied et tisse des ceintures colorées représentant des symboles de la cosmovision andine : condor, puma, canard... Puis elle déambule de place en place, toute la journée, pour proposer ses tissages chamarrés, qu'elle vend 35 soles (une dizaine d'euros), avant de reprendre le bus le soir pour Chinchero, exténuée par sa longue journée de marche.
Pérou Alfonso, l'arriero
Alfonso, 60 ans, est arriero (muletier) depuis 35 ans. Il est né et vit toujours à Cashapampa, un pueblito quechua situé dans la Cordillère Blanche à 2 900 m d'altitude. Dans sa vie quotidienne, Alfonso parle le quechua. Il communique avec les gringos (étrangers) en espagnol. Fils de paysan, il cultive également la terre en dehors de son travail d'arriero : maïs, patate, kiwicha (céréale). Il a 5 burros (ânes) dont Francisco, 15 ans, qui nous a accompagnés sur un trek de 4 jours. Alfonso vit aujourd'hui seul, sa femme est partie avec un autre homme. Il a 5 enfants. Le plus jeune a 20 ans. Deux de ses filles sont restées vivre à Cashapampa. Ses autres enfants sont venus grossir les chiffres de l'exode rural pour Lima. Être arriero, c'est dur. Cela signifie partir plusieurs jours dans la montagne alors qu'il n'est pas équipé pour le froid. Il marche avec des sandales, dort dans une tente avec une simple couverture, est tributaire de ce que les gringos veulent bien lui donner à manger. Quand le trek est terminé, les touristes lui reprennent la tente pour la rendre à l'agence de location, alors qu'il a encore un long chemin à faire avec son âne pour rentrer chez lui. Il dort alors dans des grottes ou profite de la pleine lune pour effectuer les 14 heures de marche qui le séparent de son village. Alfonso envisage de travailler au moins jusqu'à 70 ans.Il n'aura pas de retraite car il est à son compte (au Pérou, la retraite est réservée aux fonctionnaires). Il aimerait arrêter son difficile métier pour être cuisinier accompagnant les groupes de touristes.
Ainsi, il n'aurait plus besoin de ramener son âne à pied pendant de longues heures une fois le trek terminé. Alfonso "vit" la Cordillère Blanche. Il connaît tous ses sommets, tous ses dangers. Il sait le froid. Il sait la pluie et le brouillard. Ses pas ont foulé pendant 35 ans chaque brin d'herbe, chaque caillou. Il connaît chaque glacier. Il les voit fondre, et ne sait pas pourquoi.
Bolivie Roberto Chino, le muletier
Roberto a 39 ans et vit dans le hameau aymara de Rakatiya, isolé à 3 900 mètres d'altitude dans la Cordillère royale. L'électricité est arrivée depuis peu à Rakatiya. Il faut dire que le village le plus proche est à trois heures de marche. Comme ses parents, Roberto parle la langue vernaculaire aymara au quotidien. Comme ses parents, Roberto est campesino. Il cultive la pomme de terre, seul légume pouvant pousser à de telles altitudes. Il élève aussi un petit troupeau de moutons. Pour assurer l'éducation de ses quatre enfants, il vend un peu de sa récolte et quelques-unes de ses bêtes à Sorata,1 500 mètres plus bas, dans la vallée. Mais les temps sont durs, le prix de la pomme de terre a chuté dramatiquement et un mouton se vend aujourd'hui à peine cinquante bolivianos (5 €).
Alors, pour améliorer le quotidien, Roberto est aussi muletier et porteur. Il accompagne les touristes en haute montagne. Mais un pantalon en tergal élimé, un pull col roulé kaki datant de son service militaire et un fin blazer synthétique ne suffisent pas pour supporter les nuits glaciales à 5 000 mètres d'altitude. Alors, il a froid. Il dit qu'il est habitué. Comme il est habitué à porter un sac à dos mille fois raccommodé qui ne ferme plus et dont les sangles usées jusqu'à la corde menacent de se rompre.
Roberto est frêle et de petite taille, mais il porte dans son regard toute la détermination et la résistance des peuples de la montagne devant lutter quotidiennement pour leur subsistance.
Ses yeux expriment également tant de douceur, de bienveillance et d'humilité... Roberto touche. Roberto émeut. On voudrait tout lui donner. Dans la culture aymara, "l'Ajayu" représente l'âme, l'esprit d'une personne, sa force vitale. Roberto a une belle âme. Un "Ajayu" lumineux, coloré, essentiel. Tisse
Bolivie Max Villegas Sanchez
Max est employé de la Confiteria Eli's, un salon de thé situé à La Paz, ouvert en 1942 par Harry, un Juif new-yorkais. Ce petit monsieur digne et discret a eu une vie pour le moins atypique : à l'âge de cinq ans Max assiste à l'assassinat de ses parents.Propriétaires terriens, ces derniers avaient sous leurs ordres 3 000 campesinos qui se sont soulevés lors de la révolution agraire de 1952. Max se cacha dans le trou d'un arbre et put ainsi échapper à une mort certaine. Orphelin, il devint enfant de la rue à La Paz. Harry, le patron du salon de thé, le prit sous son aile et Max commença à travailler pour ce dernier à l'âge de 8 ans. À 14 ans, Max fit une rencontre déterminante qui modifia, selon ses mots, le cours de son existence. Un jeune homme argentin de 28 ans, prénommé Omar, avait pris ses habitudes dans le salon de thé où travaillait Max, et ils sympathisèrent. Omar logea Max dans sa chambre pendant une année. Il le couvait comme un petit frère.
Ses jours de repos, Max se promenait avec Omar et mangeait des glaces. Ce dernier transmit à Max l'amour des livres. Il lui répétait souvent la nécessité d'être cultivé : - "Max, il faut que tu te cultives, la base fondamentale de l'être humain, c'est l'éducation." Il lui apprit l'autodiscipline, la fermeté dans ses décisions et la solidarité envers les nécessiteux. Omar raconta un jour à Max qu'il avait abandonné la carrière d'ingénieur pour des études de médecine, car il sentait le besoin intime d'aider les gens qui étaient le plus dans le besoin. Il était profondément humaniste, détestait l'injustice et trouvait les inégalités sociales insupportables. Durant la période où ils vécurent ensemble, Omar était très discret concernant ses activités.
Mais il était quasiment toujours là le soir pour venir chercher Max après son travail. Un jour,
Omar, qui appelait Max "mon compagnon d'âme", se sépara de ce dernier : - "Je m'en vais, je ne sais pas si nous nous reverrons, au mieux, c'est la dernière fois que nous sommes ensemble." Max ne comprit pas ces dernières paroles... Celui qui se faisait appeler Omar n'était autre que Ernesto "Che" Guevarra. Max a aujourd'hui 62 ans. Quand on lui pose des questions sur son passé, il sort avec fierté un article d'un journal récent parlant de sa rencontre avec son illustre compagnon de chambrée, et il va se recoiffer dans les toilettes du salon de thé avant de poser pour la photo.u
Bolivie Juan, le petit berger
Juan a 10 ans et vit dans une ferme isolée dans le massif du Condoriri au coeur de la Cordillère royale. Une petite chaumière au mur de pierres grossières, à 4 500 mètres d'altitude, au milieu de la pampa.
La semaine, Juan va à l'école au village le plus proche situé à une heure de route !
Le week-end, le petit homme se transforme en berger et surveille le troupeau d'alpagas familial. Une vingtaine de bêtes, c'est du travail, car les pâtures ne sont pas grillagées et l'alpaga est coquin...
Heureusement, ses deux chiens le secondent bien dans son travail.
Pendant ce temps, son père surveille un peu plus haut dans la montagne un troupeau de moutons, et sa maman s'occupe de la maisonnée
Le plus difficile, c'est de surveiller le troupeau à la saison des pluies, du mois de novembre au mois de mars.
Il faut alors rester toute la journée sous une pluie battante !
Texte et photos Samuel Roche et Delphine Zamaine
De Llica au lac Titicaca
Le départ de Llica était plein d´interrogations car je n´avais aucune idée de la manière de rejoindre le Salar de Coipasa et Colchane, la frontière chilienne. Il existe bien un itinéraire par l´est du Salar de Coipasa qui circule sur le net, mais il y est fait mention de grande portion ensablée où il faut pousser. Et j´ai horreur de cela. J´ai donc décidé de tenter ma chance par le coté ouest. A la sortie de Llica déjà, la piste multipliait les embranchements. Si je n´avais pas tout à fait compris vers où rouler, j´avais en tous cas compris quel chemin ne pas prendre : je ne devais pas longer la montagne trop longtemps. La route était fort vallonnée et malheureusement pour moi, bien sableuse. J´ai donc fait comme tout le monde, j´ai poussé! J´arrêtais les rares véhicules passant par là pour me faire confirmer le chemin. J´ai fini par comprendre que je devais rouler vers Hizo, en passant par Challacollo. Et là, on m´a indiqué un village intermédiaire, Santa Victoria. Tous ces villages comptent une dizaine de maisons et sont en général déserts. Il faut crier dans la rue, pour espérer trouver une personne! Sur la route, un chauffeur de pick up m´a dit de tourner à droite à la prochaine intersection. Mais sur ces pistes, il y a des intersections tout le temps et je borne donc à suivre la piste principale, celle qui porte le plus de marque de passage. Le chauffeur m´a alors proposé de m´embarquer avec le vélo jusqu´à ladite intersection, ce que j´ai refusé. Il m´a alors gentiment dit qu´il y irait en voiture et m´y attendrait. Ce qu´il a fait ! Une heure plus tard, je le trouvais au volant de sa voiture, au milieu d´un croisement, sortant le bras pour me montrer vers où rouler.
Je suis donc bien arrivé dans le village de Hizo. J´y ai planté ma tente vite avant la nuit, devant l´école, pour me protéger du vent. Dans l´école, il n´y avait que la maîtresse et ses deux enfants. Et dans le village, une dizaine de personnes. J´ai découvert le plaisir de puiser l´eau dans un puits pour me faire cuire les pâtes. L´eau était trouble, mais une dame m´a dit qu´il n´y avait rien de mieux ici...
De Hizo, il était simple de rejoindre le salar de Coipasa, mais la piste était difficile, entre sable et tôle ondulée. En se rapprochant du salar, le sel rendait la piste plus dure et plus lisse. Si le salar d´Uyuni est sec, celui de Coipasa est plus humide, surtout sur les bords. J´ai suivi des traces jusqu´à arriver à une exploitation de sel. Des habitants d´un village voisins extrayaient des plaques de sel avec des pics et des pelles. Puis, une femme réduisait ces plaques en grains, à l´aide d´une pioche. Travail très difficile car le blanc du salar réverbère la lumière et la chaleur. Les travailleurs ne pouvaient pas se découvrir pour avoir moins chaud, ils auraient brûlés. C´est donc emmitouflés des pieds à la tête qu´ils effectuaient leur labeur. Entre quatre et six jours pour arracher au salar assez de sel pour remplir un camion. Et par camion, une centaine de dollars de paie, pour six personnes. Le sel sert à la voirie, pour les rues d´Oruro. En suivant mon instinct et ma boussole, je suis sorti du salar et j´ai rejoint le village de Colchane. J´espérais y trouver de la nourriture mais rien...L´hôtel de ce village faisait aussi bureau de change, et épicerie, mais on y trouvait que des petits gâteaux. Le lendemain matin, il n´y avait pas moyen d´acheter du pain dans ce village ! J´ai récupéré celui de la veille et de l´avant veille... Un peu maigre pour tenir les trois jours suivants ! J´ai quitté Colchane plein d´en train, filant vers les parcs naturels de Vicuna et de Lauca. Je savais que des beaux paysages m´attendaient, t je n´ai pas été déçu. Ca a monté durant un jour et demi, longeant des ruisseaux et des zones humides avec d´étranges oiseaux. J´ai atteint un col à plus de 4700 mètres, après un bivouac au pied de montagnes splendides. De nombreuses vigognes, cousines du lama en plus élégantes, couraient dans cet espace immense.
Je suis arrivé au Salar Surire en milieu de journée. Un petit salar entouré de volcans et peuplé de flamands roses, de vigognes et de vizcucha. Ce dernier est une sorte de lièvre à longue queue qui pourrait aussi faire penser à un petit kangourou. Le refuge où je comptais passer la nuit étant fermé, je me suis installé devant pour faire un festin en attendant les gardes. J´emporte toujours une boîte de bon foie gras lors de mes voyages. Je le réserve pour les moments exceptionnels. Et là, face à ces paysages exceptionnellement beaux, et après des efforts pas négligeables, c´était le moment idéal pour le savourer. J´ai fait griller le pain rassis sur mon réchaud et j´ai déguster mes cent gramme de foie gras ! Une vizcucha peu timide a d´ailleurs tenté de prendre sa part !Le lendemain, j´ai suivi les conseils des gardes et ai chargé mon vélo dans un camion pour une cinquantaine de kilomètres. Depuis deux jours, je n´avais vu que trois voitures mais là il y avait un problème : une grosse entreprise exploite une partie du salar pour en extraire du sel de Bohr. Et on est loin des gens avec pelles et pioches du côté bolivien ! Ici, chaque matin, plus de cent camions roulent à toute allure sur la piste pour rejoindre l´usine de traitement. Des gros camions roulant vite sur une mauvaise piste, ca ne me disait vraiment rien, tant à cause de la poussière que du risque de passer sous leurs roues. J´ai donc fait le planton à l´entrée de la mine et après une heure, on a accepté de charger mon vélo dans un pick-up en panne, lui même chargé sur un camion.
A la descente de ce camion, un nouveau col à 4700 mètres m´attendait. Puis une descente vers la frontière où j´ai eu la joie intense de retrouver le bitume. On entre en Bolivie par une longue ligne droite forte pentue. J´y ai atteint 83 km/h ! A cette vitesse, je pensais arriver au village de Sajama très rapidement... Mais il fallait quitter la route principale pour onze kilomètres de piste. J´ai mis deux heures pour en venir à bout. Heureusement, je poussais au pied du volcan Sajama, il y a pire comme environnement. A l´hôtel, j´ai rencontré cinq alpinistes alsaciens qui m´ont conseillé de faire un "petit" sommet du côté de La Paz...
Le lendemain, j´ai eu la chance d´arriver jour de marché à Curahuara. Il n´a lieu que tous les quinze jours. Beaucoup de stands de nourriture, des vêtements, et beaucoup de bière... J´ai ensuite continué à rouler jusque Patacamaya, dans de vraies montagnes russes. J´ai finalement plongé dans un profond canyon, où les lamas gambadaient le long de la rivière. Si la circulation était limitée jusque Patacamaya, à partir de là, sur deux voies, il y avait une file presque ininterrompue de voitures, bus, minibus et camions. Tous roulant le plus vite possible et ne craignant pas de se dépasser au risque de se retrouver à trois en parallèle. Les paysages étant monotones et moi même étant quelque peu malade, j´ai fait les cent kilomètres en bus jusque La Paz. La Paz se trouve dans une cuvette. Depuis El Alto, une grande banlieue sur les hauteurs, on découvre la ville construite sur les flancs de cette cuvette. Les rues y sont assez étroites et très pentues. Les véhicule y crachent une fumée noire en montant, et sont au point mort en descente ! Ville peu aérée, sans verdure et sans arbres. Et il y a ici des germes qui traînent ! Dans mon hôtel, la moitié des clients semblaient avoir des troubles intestinaux.
Après quelques jours pour me vaincre moi même ces microbes, le moment était venu d´atteindre le but de la première partie de mon voyage. Cette "route vers le nord" depuis San Juan se termine au lac Titicaca. J´ai pris un taxi pour rejoindre El Alto puis j´ai rouler vingt kilomètres dans une circulation très gênante. Manque de chance pour moi, c´était le jour de l´amitié et tous les enfants de la Paz faisaient des excursions en bus vers le lac... Mais après quelques heures à respirer la fumée noire des bus et à faire de grands signes pour qu´ils ne me serrent pas trop, la circulation s´est faite plus rare et j´ai aperçu au loin le bleu du lac. Ce n´est que le lendemain que j´ai atteint Copacabana, dans une certaine euphorie. D´une part car cela était mon objectif depuis deux moi, mais aussi car les paysages étaient beaux, très différents de ceux que j´ai traversé jusque là. Beaucoup d´eau, je me suis cru en bord de mer, dans un paysage méditerranéen.
Pour fêter cette arrivée, j´ai acheté de la farine, des œufs et du lait, et je me suis fait une vingtaine de petites crêpes sur le balcon de ma chambre d´hôtel. Ce fut délicieux, digne de ce grand jour ! Le lendemain, j´ai pris un bateau pour rejoindre l´île du soleil, que j´ai traversé à pieds. Voilà, c´était là le point le plus au nord de mon voyage. J´ai revu en marchant toutes les belles montagnes traversées depuis début août, toutes les rencontres, dans les écoles et sur le bord des routes. Il était temps de retourner à La Paz pour un dernier petit plaisir avant de prendre le bus vers le sud...
Raoul Jehl
http://notesvagabondes.free.fr/
Au-dessus du salar d’Uyuni
L’ascension du volcan Tunupa : une excursion hors des sentiers battus sur le salar d’Uyuni et un effort physique réel récompensé par le panorama.
Nous voici face à des momies
Lors de notre excursion dans le Sud- Lipez, nous avions foulé le salar d’Uyuni, mais sous un ciel blanc-gris.
Nous avons souhaité y retourner sous un ciel bleu et en profiter pour gravir le volcan Tunupa qui domine la vaste étendue de sel blanc. Nous qui avions réalisé le tour de quatre jours à partir de Tupiza, en partie parce qu’il n’y a pas beaucoup de tour-opérateurs et que le choix est vite réalisé, nous voilà à courir une bonne dizaine d’agences à Uyuni. Le tour classique passe par l’hôtel de sel, la ville des travailleurs du salar ainsi que l’île du Poisson, sites qu’il ne nous intéressait pas de revoir, alors que ce que nous souhaitons est un peu spécifique : fouler le salar et faire du trekking sur le volcan Tunupa.
Départ 9 h... en théorie. Le chauffeur n’arrive qu’à 9 h 15 et passe faire les courses au marché pour le repas du midi. 9 h 30, nous voilà enfin partis... pour nous rendre chez lui : il doit chercher ustensiles de cuisine et couverts. Vu le temps à patienter dans la voiture, la vaisselle ne devait certainement pas avoir été faite ! Les trois-quarts d’heure de retard sont vite oubliés dès que le 4x4 arrive sur le salar. Un premier arrêt nous permet de réaliser des photos humoristiques. Car c’est bien l’une des attractions touristiques, au-delà de l’aspect géologique. Les touristes rivalisent d’imagination pour obtenir des photos dignes des trucages de “Chérie, j’ai rétréci les gosses”.
Le fond blanc dévoilé par la surface du salar ainsi que le fond bleu du ciel permettent des jeux de changement d’échelle. Nous partons ensuite en direction du volcan Tunupa. Tel un marin qui semble apercevoir une île à l’horizon, nous distinguons le volcan qui grossit à mesure qu’on l’accoste. Il semble si proche, pourtant nous roulons encore et encore, et il reste toujours aussi lointain. Une heure et demie de traversée du salar nous sont nécessaires pour atteindre la base du volcan.


















