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lundi, 28 mars 2016 09:16

Le Tour du monde pour 0 € à ABM Liège

Il n'aura fallu que deux jours en réservation pour remplir l'étage supérieur de la librairie Toutes Directions à Liège. Des l'annonce de la venue d'Adrien Laporte à la librairie, les mails arrivèrent en grand nombre.

Il faut dire que ce n'est pas seulement d'un tour du monde qu'est venu nous entretenir Adrien, mais d'un mode de vie. Il nous a parlĂ© d'auto-stop, de Helpex, de wwoofing ou encore des systèmes d'Ă©change local. Une soirĂ©e riche en informations. Toutes les infos sur le site d'Adrien : http://tourdumonde2010.free.fr/

Le mois prochain, le 16 avril, nous aurons une soirée recherche de coéquipiers.

mardi, 22 mars 2016 08:58

Les voyageurs autonomes

Les “voyageurs autonomes” est un blog édité par Nicolas, proposant aux globe-trotters, backpackers, nomades et autres aventuriers des articles illustrés pour préparer leurs activités quel que soit le lieu ou l'environnement naturel: Choisir son itinéraire et anticiper les dangers de l’environnement, préparer son sac à dos en résolvant les contraintes du poids de l’équipement, calculer ses besoins nutritifs et assurer son alimentation, bivouaquer en milieu naturel et utiliser les ressources naturelles mais aussi aborder la communication inter culturelle ou la gestion du stress…

Les articles pratiques constituent actuellement le corps et 80% du contenu du blog, cependant à maturité le blog équilibrera son contenu entre articles pratiques et sujets plus rédactionnels par l'intermédiaire d’une ligne éditoriale précise: Inspiration, éthique, nature, aventure, exploration et découverte, ces six mots résument bien les thématiques les plus fréquemment abordées .

Nicolas essaie de fidéliser un lectorat sensible aux thèmes abordés bien sûr mais aussi aux problématiques de développement durable, de protection de la nature, ... tout cela pour inciter à partir à la découverte d’un ailleurs.


L'ailleurs n’est pas forcement loin de chez soi, il s’appuie sur un concept récent la « micro aventure » : Les activités de plein air ne doivent pas être trop longues, trop difficile ni trop loin, il suffit d’attraper son sac à dos et s’inventer un voyage hors des sentiers touristiques, bivouaquer le temps d’une nuit dans le milieu naturel le plus. …

La base line  des "Voyageurs Autonomes Oser attraper son sac Ă  dos et s’inventer un voyage hors des sentiers battus”.

http://www.baroudcompagnie.com


lundi, 14 mars 2016 15:17

La santé en voyage aux Caraïbes

Pour optimiser son voyage aux Caraïbes, mieux vaut connaitre les risques auxquels on s'expose. Aussi, un point santé s'impose ! En premier lieu, il faut se munir de protection contre les virus et maladies de cette région, le grand ennemi des voyageurs.

Prévoir ses vaccins pour voyager serein

A cette fin, de nombreux vaccins existent : la diphtérie, le tétanos la poliomyélite, la coqueluche et la rouge sont ceux les plus usuels que l'on vous demande de faire même sans voyager. Il faut toutefois redoubler d'attention pour l'hépatite B qui est fortement recommandé en cas de séjour répété ou prolongé. Même chose pour l'hépatite A qui préserve de la fièvre Typhoïde présente dans presque tous les pays de la zone. De même, si vous partez à l'aventure dans les régions reculées, assurez-vous d'être vacciné contre la rage.

Le soleil et la mer, des faux amis

Si l'on part aux Caraïbes pour le soleil, il faut aussi apprendre à s'en méfier. L'ensemble de la région est soumise à un ensoleillement intense et exige donc une protection solaire au moins supérieure à 15 qu’on peut acheter même en ligne. Pour les déserts comme ceux du nord du Mexique, les bouteilles d'eau et les chapeaux sont évidemment de mise. Côté plages, la mer des Caraïbes est garnie d'oursins et de poissons venimeux, sans oublier les méduses et les coraux urticants. Regardez où vous mettez les pieds, au risque de vous blesser ! Si vous vous aventurez plus loin, méfiez-vous des requins... On vous aura prévenu !

[h2]Consommez malin pour limiter les risques[/h2]

L'hygiène alimentaire est très importante dans les Caraïbes. La surveiller revient à éviter de nombreuses maladies qui risqueraient de gâcher votre séjour. Concernant l'eau, il vaut donc mieux la préférer en bouteille capsulée. Si vous ne pouvez pas vous en procurer, n'hésitez pas à faire bouillir l'eau du robinet avant de la consommer. Les risques seront ainsi diminués.

La diarrhée du voyageur est aussi légion dans cette zone. Pour vous en prémunir, attention à la consommation de fruits et légumes crus ou encore des fruits de mer. Le poisson présente également certains dangers, demandez un contrôle des autochtones avant de le manger, surtout lors de la saison des cyclones. Enfin, les produits laitiers pasteurisés doivent susciter votre vigilance: la brucellose sévit dans toute l'Amérique centrale.

Ça y est, vous êtes fin prêt à partir !

vendredi, 11 mars 2016 16:10

Eprise de vues

IMG 7245nPhotographe de 29 ans passionnée par les voyages, la nature, les découvertes, l’échange et les rapports humains.

Toute petite, une rencontre avec une jeune femme partant s’installer aux îles Samoa fut déterminante. Je me suis mis à rêver d’horizon lointain.

Apres mes études photo mon âme d’aventurière m’amène à un premier voyage en Amérique centrale en 2011. Là bas j’ai enfin pu découvrir la nature luxuriante dont j’avais tant rêvé depuis mon enfance et confirmer ainsi ma vocation de devenir photographe.

Depuis ce déclic je continue à parcourir le monde, découvrir mille merveilles et surtout à en témoigner à travers mon travail.

http://www.lea-bardet.com/


jeudi, 10 mars 2016 16:17

Bolivie La Paz : Un uppercut au creux de l’estomac

Oui, pour moi, La Paz a été un véritable uppercut dans le creux de l’estomac. Essayez de vous représenter : trois semaines de calme dans la campagne et les paysages du lac Titicaca, puis être confronté à cette banlieue à vomir, et plonger dans cet entonnoir vertigineux de millions de maisons accrochées aux collines. Une des plus grandes émotions que j’ai vécues. Débarquer à La Paz par avion n’offre pas ce contraste : le taxi ou le bus vous font traverser une ville “normale” puis vous plongent, plus bas, dans le centre de La Paz, qui est certes très animé, mais c’est le propre de chaque grande ville. Venant du nord, du Pérou en bus, cela vous fait traverser une zone de banlieue terrifiante.

En construction ou en destruction ?

Le chaos total. Baignée dans une pollution à couper au couteau, la vie se déroule tant bien que mal entre les tranchées dans la route, les zones effondrées, les chiens qui se nourrissent des sacs d’ordures éventrés, des vendeurs de glaces qui zigzaguent entre les voitures dans les bouchons, les véhicules en cours de réparation au milieu de la pseudo artère, les monticules de briques empilées pour une construction quelconque, sans oublier ces centaines, ces milliers de mini-commerces sur deux ou trois roues qui vous offrent absolument tout, aussi bien de la nourriture que des cadenas, soutien-gorges, couvercles de toilette ou des portables en-veux-tu, en-voilà. La position surélevée dans le bus nous permet de voir cette mer de taxis que forme cet embouteillage monstrueux.

Avant de prendre le bus, nous étions encore sur les bords du lac Titicaca, dans un village hors des circuits touristiques. Alors que nous marchions en direction de la route principale, un homme nous approcha et après nous avoir demandé quel était notre intérêt d’être chez eux, nous fit comprendre qu’ils étaient à la pause de midi et que c’est bien volontiers qu’il nous invitait à partager leur menu.

Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters N° 166, page 56

lundi, 07 mars 2016 09:44

Découvrir Cuba

Les vapeurs de rhum, les rythmes de salsa et le parfum si particulier de ses cigares : bienvenue Ă  Cuba !

La partie orientale de l'île a gardé toute son authenticité et la chaleur humaine des habitants est incomparable. Santiago de Cuba est la plus cubaine de toutes les villes. Si la musique occupe une place centrale dans cette cité, chaque année pendant le carnaval, elle s’insinue dans ses moindres recoins.

Dans le centre du pays, Cienfuegos qui s’étire sur une péninsule à l’abri d’une des plus grandes baies du pays est remarquable.

Une autre découverte avec la ville de Trinidad qui semble avoir conservé ses secrets pendant plus d’un siècle, et qui émerge enfin de son isolement pour dévoiler la douceur infinie de ses tons ocre, bleu et vert pastel.

Pour finir, La Havane est une capitale magnifique, tout rappelle sa splendeur d'antan et elle a ce côté magique qui en fait une ville inoubliable. Pour ne pas passer à côté de La Havane et de Trinidad lors de votre voyage à Cuba, de nombreuses agences comme Vacances Transat proposent des circuits à des prix abordables, permettant de découvrir la richesse de ce pays que l’on surnomme la perle des Antilles.

Enfin, Vinales et ses « mogotes Â» (certainement les plus beaux paysages de Cuba) est un petit coin de paradis selon certains. Ici tout semble douceur de vivre, les multiples tonalitĂ©s de vert alternent avec une terre rouge, des maisons aux toits de palmes se parent de couleurs vives et gaies.

Quant aux Cubains, ils sont accueillants, chaleureux, avides d'Ă©changer, d'apprendre et de comprendre ; ils ont une joie de vivre incomparable malgrĂ© des conditions de vie difficiles... une vraie leçon de vie. Bref, si vous aimez faire de belles rencontres, un voyage Ă  Cuba rĂ©pondra sans aucun doute Ă  vos attentes.

Destination pour le moins contrastée au niveau touristique, Cuba plaira aussi bien aux amoureux de plages et de farniente avec ses innombrables "tout inclus", que ceux à la recherche de nature ou d'une culture bien particulière.

mercredi, 17 février 2016 15:01

Copenhague

< Copenhague (Danemark)

Date du voyage : février 2016

Durée : 1 semaine

Trajet  : Copenhague et Malmö (Suède)

Voyage effectué : à deux

 Guide : routard

Cartes utilisées : Celles des guides

Guide du routard

www.visitdenmark.fr

www.visitcopenhagen.com

Lieu de départ : Paris Orly

Lieu d’arrivée : Copenhague

Agence concernée : norwegian.com

Niveau de satisfaction (de 1 Ă  5) : 5

Vos commentaires : Bon rapport qualité/prix pour un vol low cost direct

Le réseau intérieur est : Très développé

Liaison rapide pour aller de l'aéroport jusqu'au centre ville (Gare centrale). 15 minutes. 36 DKK par personne

Le train permet aussi de rejoindre rapidement Malmö en Suède. (30 minutes ; 97 DKK aller). 2 contrôles des passeports sur le parcours (à la sortie du Danemark et à l'entrée de la suède). Changer de train à l'aéroport de Copenhague.

Possibilité de circuler à vélo. Loueurs ou vélib.

Niveau des hĂ´tels : moyen

Prix moyen par pers./nuit : 30 euros par personne en chambre double avec salle de bain privative

Détails (adresses, remarques, etc.) :

Auberge de jeunesse :
Copenhague Downtown Hostel
Vandkunsten 5, Copenhagen K, 1467,
Danemark
en plein centre, à 2 pas de l'hôtel de ville, à 5 min de la gare ferroviaire auberge sympa offrant tous les services espérés dans ce type d'hébergement : équipe sympa et efficace ; buffet petit déj

TB ; conseils pour visiter ; cuisine à disposition ; buffet gratuit le soir ; visites guidées gratuites ; bar animé ; club en sous-sol ; musique tous les soirs ou presque ; des dortoirs (10 lits maxi) ou des chambres, petites, (double ou triple) avec ou sans sdb. Propre.

Comme souvent en auberge de jeunesse, ne pas oublier les bouchons pour les oreilles, car du bruit.
Bref, une adresse animée et festive.

Coût moyen d'un repas au resto :Pour un repas complet en resto compter au mini 20 euros par personne
En catégorie plutôt : Resto du coin

Si l'hébergement fournit un petit déj. copieux, c'est le meilleur plan. Le midi on peut trouver des plats autour de 10 euros (burger ; sandwich).

Le soir, si l'hébergement met à disposition une cuisine, on peut se faire des petits plats pour pas trop cher, en achetant dans les magasins bio nombreux en ville.

Budget moyen par pers./jour entre 60 et 80 euros

Détails, remarques, précisions :

En fait, il faut continuellement faire attention au budget, car le niveau de vie est beaucoup plus élevé qu'en France.

De nombreux musées sont gratuits.

Pas besoin véritablement d'utiliser des transports pour visiter les quartiers intéressants de Copenhague. Tout est assez proche.

Officielle(s) : danois

Parlée(s) : danois et anglais

Remarques, précisions : tout se gère en anglais.

Vous avez particulièrement aimé les endroits suivants :

Tous les quartiers proches du centre-ville sont intéressants.
< Christianshavn a un charme particulier, entre Amsterdam et les docks.
< Christiana est à découvrir, mais ne pas rester uniquement sur la rue principale, aller autour du lac.
< Nyboder : un coin hors du temps en pleine ville.

Musée des Beaux Arts de Copenhague : très chouette (peinture danoise et nordique)

Musée d'histoire nationale : très complet (collection viking ; histoire du Danemark)

< Christophe Homer (45)






mercredi, 17 février 2016 11:03

Week End raquette Ă  ABM Lyon

C'est Ă  l'initiative de Sylvie et de Bernard Frachet que les adhĂ©rents d'ABM Lyon avaient Ă©tĂ© conviĂ©s Ă  un « week-end raquettes Â» au cĹ“ur du massif du Vercors, près du col de Carri.

AllĂ©chĂ©s par la perspective de contempler des paysages enneigĂ©s, une vingtaine d' Â« ABMistes Â» s'Ă©taient inscrits Ă  cette sortie.

Las ! La neige n'Ă©tait pas vraiment au rendez-vous (il y en avait encore, mais trop peu pour chausser les raquettes). En revanche, le soleil Ă©tant lĂ  pour la journĂ©e du samedi, nous avons transformĂ© l'option « raquettes Â» en celle de «  chaussures de marche Â» , ce qui nous a permis dès notre arrivĂ©e sur place de partir pour une très jolie balade dans la forĂŞt environnante, avec de magnifiques aperçus, au dĂ©tour du chemin sur les montagnes enneigĂ©es environnantes…

La soirĂ©e a Ă©tĂ© bien entendu l'occasion d'apĂ©ros partagĂ©s et de rires dans une ambiance très conviviale qui a permis aux nouveaux inscrits de faire connaissance avec les plus anciens...et il semble que le courant se soit bien Ă©tabli !!

Comme la mĂ©tĂ©o Ă©tait moins favorable le lendemain, nous en avons profitĂ© pour aller visiter deux Ă©tablissements situĂ©s Ă  Vassieux-en-Vercors, non loin de notre gite. L'un assez inĂ©dit, intitulĂ© « le petit monde des santons de Provence Â»  a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă  l’initiative de restaurateurs locaux : Ils ont constituĂ©, par goĂ»t personnel, une sorte de petit musĂ©e rassemblant un milliers de figurines. Plus qu'une « crèche Â»gigantesque, ce petit musĂ©e, que nous recommandons, est une vĂ©ritable anthologie en miniature des traditions de la vie rurale en Provence au dĂ©but du 20ème siècle …

L'autre, que nous avons visitĂ© l'après-midi, est le MĂ©morial très connu de Vassieux-en-Vercors, rappelant les combats des fameux « maquis du Vercors «  pendant la 2ème guerre mondiale...

En fin de compte, malgré l'absence de la neige, nous avons tous passé un week-end très agréable.

Merci Ă  Sylvie et Bernard pour leur organisation sans faille et merci Ă  tous les participants pour avoir apportĂ© leur bonne humeur !

< Michelle R.

vendredi, 12 février 2016 13:52

Ispahan, la rose de l’Iran

Esfahan nesf-e jahan, dit un cĂ©lèbre dicton iranien, c’est-Ă -dire « Ispahan est la moitiĂ© du monde Â». DĂ©jĂ  Pierre Loti, le grand voyageur, s’émerveillait Ă  la vue de la citĂ© enchantĂ©e créée Ă  la fin du XVI è siècle par Shah Abbas Ier : « C’est un bois et c’est une ville Â», Ă©crivait-il. A quelques trois cent kilomètres au sud de TĂ©hĂ©ran, Ispahan semble jaillie d’un morne dĂ©sert de roc et d’argile.

Un riche passé

Largement baignĂ©e par les eaux de la Zayandeh Rud que le grand roi sut rĂ©partir dans tout l’oasis par un ingĂ©nieux système de canaux, Ispahan, la rose de l’Orient et la citĂ© des roses, s’étale dans une vaste cuvette cernĂ©e par deux pans de montagnes. DĂ©jĂ  connue au Xe siècle, sous les Bouyides, puis durant les deux siècles suivants sous les Seldjioukides, la ville fut ravagĂ©e par les armĂ©e mongoles et timourides, jusqu’à ce que Shah Abbas dĂ©cide de la relever et d’en faire sa capitale, une image du paradis sur terre. Toujours florissante et comptant jusqu’à 600 000 habitants au XVIIe siècle, elle fut ensuite saccagĂ©e par les Afghans, puis par les rois Qajars qui lui prĂ©fĂ©rèrent TĂ©hĂ©ran.

Un essor donné par le dernier shah

Pour son bonheur, Ispahan enchanta le dernier shah, Reza Pahlavi, qui voulut la relever en en faisant un centre industriel et universitaire comptant aujourd’hui deux millions d’habitants. Peu à peu, ses ruines somptueuses, toutes émaillées de bleu, ont été restaurées, même si bien des jardins ont disparu. Par exemple, Chahar Baq, la principale avenue de la ville, si elle est toujours ombragée de platanes, n’est plus bordée que d’un seul jardin, celui des Rossignols, au lieu des quatre existant jadis. Ce jardin sert d’écrin au pavillon des Huit-Paradis, édifié en 1670 par Shah Suleyman et représentant les huit ciels de la cosmologie persane. Ici, les voûtes découpées de petites niches sont peintes de motifs floraux sur fond d’or, piqués d’éclats de miroirs censés captés l’essence immatérielle de la lumière. A côté, les jardins de l’hôtel Abbassi, un ancien caravansérail très bien rénové, abritent un joli pavillon de thé où prendre un verre le soir.

Au centre de la ville, la mosquée de l’Imam

On visite la vieille ville en s’orientant Ă  partir de la place de l’Imam, vaste quadrilatère flanquĂ© de quatre iwans, grands porches voĂ»tĂ©s et de la mosquĂ©e du mĂŞme nom au sud. EdifiĂ©e bien sĂ»r sur les ordres de Shah Abbas Ier par le grand architecte Ali Akbar Esfahani, cette mosquĂ©e et les iwans forment une immensitĂ© de mosaĂŻques dĂ©clinant tous les tons de bleu. L’ensemble est presque achevĂ© de restaurer. La mosquĂ©e est dĂ©diĂ©e au douzième Imam, le Mahdi qui, selon la croyance chi’ite, est entrĂ© enfant « en occultation Â» pour revenir en vainqueur Ă  la fin des temps. L’immense cour Ă  quatre iwans comprend un pavillon central accotĂ© Ă  l’iwan sud, vĂ©ritable bulbe turquoise flanquĂ© de deux minarets.

De part et d’autres, des médersas ou écoles coraniques symétriques sont également pourvues de cours intérieures. L’immensité de cette cour ponctuée de jets d’eau et de bassins où se mirent les divers monuments, de jardins fleuris offre une sensation d’espace et de liberté. Ses dimensions parfaites, dignes d’un disciple de Pythagore, déclinent à l’infini le nombre douze, celui du Madhi auquel la mosquée est dédiée. Une claustra perce les murs de la salle à coupoles prolongeant l’iwan ouest, formant, lorsque le soleil est à son zénith, cinq portes d’ombres et de lumières, les étapes de l’initiation religieuse, car Shah Abbas Ier était avant tout un monarque mystique suivant une philosophie de la nature basée sur les nombres.

Les féeriques mosaïques des iwans, allant du bleu clair au turquoise et au cobalt, travail le plus abouti sans doute de l’art iranien de la faïence, quand elles sont animées par l’eau et la lumière, deviennent les miroirs reflétant l’existence divine. Elles incarnent la transparence de Dieu, thème de prédilection du soufisme.

Le palais d’Ali Qapu et ses niches acoustiques

Son nom de Porte d’Ali lui vient de sa porte, objet de toutes les vénérations, car issue du mausolée d’Ali à Najaf, en Irak. Ce gendre du Prophète fut en effet le l er imam. Shah Abbas Ier fit bâtir son palais sur les restes d’un ancien pavillon timouride en 1610. Il comporte toujours six niveaux dans les ailes et trois dans le bâtiment central, les volumes s’allégeant au fur et à mesure de leur élévation. Dans la salle du trône aux délicates fresques florales, le shah recevait ses hôtes, assis autour d’un bassin à jets d’eau. Les grandes réceptions se donnaient dans le salon de musique, au troisième niveau central. Les murs sont doublés de panneaux de stuc découpés aux formes des divers plats, flacons et aiguières constituant la collection de porcelaines chinoises du shah, ce qui permettaient une résonance parfaite pour écouter le jeu des musiciens.

Le palais Chehel Sotun et ses fresques délicates

A gauche d’Ali Qapu et niché dans un joli jardin, ce palais, dit des Quarante Colonnes, fut édifié par Shah Abbas II à partir de 1647. Le palais ne possède en réalité que vingt piliers de platane, reflétés et doublés par l’eau d’un bassin, ce chiffre de quarante étant le symbole de l’abondance et de la maturité, Mahomet étant devenu le Prophète à l’âge de quarante ans.

La salle du trône ou talar est surmontée d’un admirable plafond en marqueterie de bois. Au fond d’un iwan à stalactites étincelant d’or et de miroirs, le roi prenait place sur son trône et discutait avec ses courtisans. Dans la salle d’audience, où il recevait les ambassadeurs étrangers tandis que des danseuses réjouissaient ses hôtes en musique, les murs sont couverts de peintures représentant ses exploits guerriers, ceux de son père et de leurs ancêtres avec le réalisme et la précision des miniatures persanes.

L’ambiance du vieux bazar

Tout le lacis de ruelles auxquelles on accède par le portail de Qeyssariyeh datant du XVII è siècle, pourvu d’une horloge commémorant la victoire de Shah Abbas Ier contre les Portugais en 1614. Une allée voûtée longue de 2 km le relie à la mosquée du Vendredi, tandis que le coupe une série d’allées latérales flanquées de mosquées, médersas, caravansérails ou hammams. De grandes cours l’aèrent et sont remplies d’une multitude d’ateliers, la plupart étant dédiés à la confection des tapis, aux dessins des faïences émaillées, au travail des métaux ou à l’exécution de miniatures sur papier ou os de chameau. L’ambiance est bon enfant et le marchandage toujours admis.

 

La mosquée du Vendredi, la quintessence de l’art iranien

En suivant donc cette longue allĂ©e voĂ»tĂ©e, on parvient, plus au sud de la ville, Ă  cette fameuse mosquĂ©e du Vendredi s’élevant près d’un vaste chantier destinĂ© Ă  l’agrandir. Elle rĂ©sume elle seule dix siècles d’art sacrĂ© iranien. Elle aussi s’organise autour d’une vaste cour pourvue d’un bassin aux ablutions et flanquĂ©e de quatre iwans. La foule y est toujours très dense, avec cet Ă©trange mĂ©lange de ferveur et de bonne humeur propre aux mosquĂ©es iraniennes. Derrière les arcades entourant cette cour se dĂ©ploient diverses salles de briques de terre cuite couvertes de petites coupoles. On en compte 474, dont pas une n’est semblable !

Le soir au bord de la Zayandeh Rud

Situés au sud de la vieille ville, deux ponts datant du XVII è siècle, Si-o-Seh Pol et Pol-e Khaju, attirent le soir les habitants d’Ispahan. On s’assied sur les berges pour pique-niquer en famille en contemplant le coucher du soleil ou l’on regarde juste la rivière d’où Ispahan la belle tira sa prospérité. Certains chantent au son d’une guitare ou d’un harmonica, le chant est repris en chœur. Quelques hommes esquissent un pas de danse. On se promène gaîment d’une rive à l’autre en dégustant la bière iranienne, sans alcool bien sûr.

Isaure de Saint Pierre (75)



jeudi, 11 février 2016 15:54

COULEURS DE COLOMBIE

Quand Gabriel Garcia Marquez nous quitte en avril 2014, il laisse derrière lui une œuvre littéraire immense où des chapitres entiers sont consacrés à sa Colombie natale. Lors de notre voyage en novembre 2013, je me suis replongée avec bonheur dans « Cent ans de solitude » et « L’amour au temps du choléra ».

La Colombie est une terre littéraire. Des écrivains nous accompagneront dans ce voyage et nous aideront à découvrir ce pays où la violence existe mais pas que... où les trafics existent mais pas que...
Car depuis plus de dix ans déjà, crimes et poudre blanche ne sont plus les mots qui définissent la Colombie.

Nous découvrirons des paysages à couper le souffle, des villages anciens préservés, des villes où le tourbillon urbain affirme et revendique que l’Amérique est aussi Sud américaine... Bien de nombreux atouts pour séduire un voyageur curieux d’ailleurs !

BOGOTA : VILLE CAPITALE AMERICAINE
A 4000 m d’altitude, le pilote avertit les passagers que l’avion entame la descente. Cliquetis des ceintures, excitation de l’arrivée... 3500 m, tout va bien. 3000 m, on attend toujours. 2640 m, un choc ! Pas violent mais sourd et qui s’accompagne d’un bruit de roulement pneumatique. En fait, ça y est, on est arrivé à Bogota.
Capitale perchée en haut des Andes, Bogota est une des trois capitales les plus hautes du monde et la plus grande ville de Colombie. Elle a enfanté dans ces trente dernières années une zone urbaine tentaculaire de près de sept millions d’habitants.

Peu de temps à Bogota. La température est indéfinissable, un entre-deux de printemps et d’automne.
Juan Gabriel Vasquez écrit dans Le bruit des choses qui tombent : « La petite averse aux gouttes épaisses a bientôt cédé la place à une pluie violente : en quelques secondes, le ciel est devenu aussi sombre et bombé que le ventre d’un âne et avant même que nous ayons eu le temps d’aller nous abriter, nos chemises étaient trempées. »

Centre historique de Bogota, la Candelaria exhibe une belle architecture autour de la place Bolivar. Souvenir d’une époque récente explosive, l’architecture moderne fricote avec le classique. Et Bolivar qui n’a toujours pas retrouvé son épée...

VILLA DE LEYVA ET BARRICHARA : VILLES COLONIALES ESPAGNOLES
Ville espagnole totalement préservée, Villa de Leyva a pour toile de fond des collines arides et pour cœur de ville une place Mayor de plus d’un hectare harmonieuse et flanquée de bâtiments coloniaux ordonnés.
A quelques kilomètres, le monastère de Ecce Homo réserve des surprises... statues de saints privés de leurs atours formant happening !
Sur le chemin du retour, nous traversons un lieu cérémoniel avec un observatoire astronomique et d’autres cailloux aux formes pleines de promesse !

Autre beauté coloniale espagnole, Barichara compte parmi les plus belles de Colombie. Ruelles pavées bordées de maisons traditionnelles, la ville se love dans un site enchanteur.
Epousant le relief montagneux, l’ancien chemin royal indigène nous mène au petit village de Guane.

LA MER DES CARAIBES
Nous arrivons plein Nord sur la mer des Caraïbes avec ses villes colorées et ses paradis perdus.
Quelques kilomètres dans la jungle du parc national naturel de Tayrona
et nous voici arrivés au Chaiama pueblito, village d’indiens constitué de 250 terrasses organisées entre cercle autour d’un espace de rencontre.
La descente nous mène aux plages, image de carte postale et baignade interdite !

Nous sommes sur les terres de Gabriel Garcia Marquez. Il écrit dans Cent ans de solitude : « Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Bendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. »

Carthagene 2CARTHAGENE DES INDES : LE NOUVEAU MONDE
Première ville fondée par les espagnols sur le continent sud-américain, Carthagène des Indes fut un des principaux ports de commerce du Nouveau Monde.
Vieille ville fortifiée, château bastion, quartier colonial, extension en gratte-ciel à Bocagrande... Comme horizon, le ciel chauffé à blanc se fond dans la mer des Caraïbes.
Tout est fait pour s’y plaire : l’histoire s’y raconte sur chaque pierre, le soleil s’apprivoise sous des terrasses ombragées, chaque coin de rue est une incitation à flâner. Le centre historique est offert aux piétons et aux calèches.

On retrouve alors avec bonheur Gabriel Garcia Marquez dans l’Amour au temps du choléra :
« Elle (Fermina Daza) ne prêta aucune attention à l’insistance des charlatans qui lui offraient le sirop de l’amour éternel, ni aux suppliques des mendiants couchés sous les porches avec leurs plaies suintantes, ni au faux Indien qui tentait de lui vendre un caïman apprivoisé. Elle se laissa aller à une longue et minutieuse promenade, sans but précis, s’accordant des pauses qui n’avaient d’autre motif que de savourer sans hâte l’esprit des choses. Elle entrait sous chaque porche où il y avait quelque chose à vendre et partout elle trouvait quelque chose qui argumentait son envie de vivre. Elle s’enivra de la senteur de vétiver des étoffes dans les malles, elle s’enveloppa dans des soies imprimées, rit de son propre rire en se voyant déguisée en gitane avec une peineta et un éventail de fleurs peintes, devant le miroir en pied de l’Alambre de oro.
...
Chez le marchand d’épices, pour le pur plaisir de l’odorat, elle froissa des feuilles de sauge et d’origan dans les paumes de ses mains et acheta une poignée de clous de girofle, une autre d’anis étoilé, une de gingembre et une de genièvre, et sortit en riant aux larmes à force d’avoir éternué sous l’effet du piment de Cayenne. »

San Augustin 2SAN AUGUSTIN : PARC ARCHEOLOGIQUE
Nous remontons le fleuve Magdalena plein Sud pour arriver à San Augustin. Dans toute la haute vallée, le site archéologique est exceptionnel mais les hommes ont oublié leur histoire précolombienne. Le site archéologique aurait été occupé de – 3300 à + 800 après JC.
Préservées sur des terrains qui pourraient être des « green » les statues, appelées chinas sont vraisemblablement toutes liées à des rites funéraires.
Taillées dans des blocs de tuf, leur taille peut avoisiner les 6 m.
Humain ou animal, l’expression n’est pas toujours aimable. L’attitude est parfois violente. La fascination est intacte.

Un poème de Borges me revient en mémoire :
« Nous voilà devenus l’oubli que nous serons.
La poussière élémentaire qui nous ignore,
qui fut le rouge Adam, qui est maintenant
tous les hommes, et que nous ne verrons.

Nous sommes en tombe les deux dates
du début et du terme. La caisse,
l’obscène corruption et le linceul,
triomphes de la mort et complaintes.

Je ne suis l’insensé qui s’accroche
Au son magique de son nom.
Je pense avec espoir Ă  cet homme

qui ne saura qui je fus ici-bas.
Sous le bleu indifférent du Ciel
cette pensée ma console. »

Entre chaque site, les hommes s’activent dans les vallées escarpées.

POPAYAN : VILLE BLANCHE
Située au cœur de la vallée verdoyante de la Cauca, la blanche Popayan a conservé le charme désuet des villes coloniales. Chaque regard se tourne vers une église à la façade sculptée ou une casa aux balcons de fer forgé abritant une cour carrée fleurie.

Salento 2SALENTO : VILLE COULEUR
Salento joue avec les couleurs et elle se veut la plus belle ville de l’Antioquia. Murs blancs et menuiseries de couleurs vives. Toutes les audaces sont permises.

Aux alentours, les plantations de café se visitent.
Dans Un bel morir, Alvaro Mutis écrit que :« Lorsqu'ils parvinrent aux caféiers, il éprouva une nouvelle fois la fascination intacte de cette atmosphère tiède, accueillante et pleine de cette végétation soignée aux tons incomparables, qui semblait choisie exprès pour ses effets de beauté naturelle et ordonnée à la fois ».

Près de Salento et à plus de 2000 m d’altitude dans la Vallée del Cocora, les derniers palmiers à cire se dressent fièrement vers le ciel.

MEDELLIN : LE PRINTEMPS ETERNEL
Medellin est une ville moderne et cosmopolite. Ancienne capitale mondiale de la cocaïne, la ville pleurait ses morts par milliers dans les années 80.
La littérature est fortement marquée par cette époque. Dans un livre écrit en hommage à son père, Hector Abad raconte: « Quelques dix jours après le crime, je dus me rendre à la morgue pour réclamer les vêtements et les objets personnels de mon père. On me les remit dans un sac en plastique et je les emportai à son bureau, sur la carrera Chile. Je défis le tout dans la cour : les vêtements ensanglantés, la chemise tâchée de sang, avec les déchirures des balles, la cravate, les souliers. Du col du veston sauta quelque chose qui rebondit avec force sur le sol. Je regardai bien : c’était une balle. Les juges n’avaient même pas pris la peine de fouiller ses vêtements. Le lendemain, je portai cette balle au tribunal, tout en sachant que cela non plus ne servirait à rien. »

La phrase est plus crue dans « La Vierge des tueurs » de Fernando Vallejo : « ...Dieu est le Diable. Les deux sont un, la thèse et son antithèse. Bien sûr que Dieu existe, partout je trouve des signes de sa méchanceté. Devant le Salón Versalles qui est une cafétéria, il y avait l'autre soir un gamin en train de renifler du sacol, une colle de cordonnier hallucinogène. Et d'hallucination en hallucination elle finit par t'empoisser les poumons jusqu'à te débarrasser de l'agitation et des déboires de cette vie et t'éviter de continuer à respirer le smog. Pour ça le sacol est très bien. Quand j'ai vu le petit humer le flacon je l'ai salué d'un sourire. Ses yeux, terribles, se sont plantés dans les miens, et j'ai vu qu'il me voyait jusqu'à l'âme. Sûr que Dieu existe. »

Au début des années 90, la ville s’offre une renaissance en désenclavant les quartiers défavorisés par un maillage de câbles en complément du réseau métropolitain.
Effacés tueurs, sicaires, Pablo Escobar... En 2000, le maire Sergio Fajardo Valderrama dirige la ville avec comme slogan « De la peur à l’espoir ». Medellin devient alors une métropole prospère. La colombe de la paix retrouve sa silhouette.
Ville mère de Botero, Medellin est une galerie d’art à ciel ouvert. A quelques encablures du centre ville, le peintre muraliste Pedro Nel Gomez a fait quelques adeptes dans le quartier. Non loin, le cimetière San Pedro abrite des pleureuses dont l’émotion est palpable.

< Véronique Gauthier
ABM Nantes


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