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jeudi, 10 septembre 2009 10:21

A 360 degrés




A 360 degrés
7 av. Milleret de Brou
75016 Paris



L'association A 360 degrés a pour but de développer, diffuser et promouvoir des projets de voyages utiles (humanitaire, environnement, culture-patrimoine). Son outil principal est un webzine mensuel (www. a360.org) au sein duquel sont mis en avant des projets individuels ou collectifs, ainsi que des expositions et évènements.



Entretien avec Arnaud Contreras,
membre fondateur de l'association



1999 a vu naître le projet "Sahara", une initiative de votre association. En quoi consiste plus exactement votre domaine d'action et ce qui vous différencie d'autres associations ?

Depuis 1999, nous développons le projet "Sahara" qui a pour but de faire découvrir les patrimoines naturels et culturels du Sahara et de sensibiliser le public à leur fragilité. Nous avons réalisé une fiche de sensibilisation à la fragilité des patrimoines sahariens à destination des voyageurs et des professionnels du tourisme. Quant à ce qui nous différencie d'autres associations travaillant sur cette zone, c'est notre approche. Nous cherchons à sensibiliser les touristes et voyageurs avant leur départ pour le désert.


Vous êtes en train de créer un comité de parrainage pour la diffusion de cette fiche sur le Sahara. Qu'attendez-vous d'une association comme ABM ?

A la lecture de votre magazine et de votre site Internet, on perçoit un réel investissement d'ABM et de ses adhérents dans la promotion du voyage responsable. Nous attendons des membre d'ABM et de tous ceux de notre comité de parrainage qu'ils soient des relais, qu'ils nous aident à diffuser la fiche (mails, contacts avec des voyageurs, agences de voyage) et à organiser des évènements de sensibilisation, des expos, des conférences.


Vous rentrez d'un voyage dans les oueds somptueux du désert libyen qui semblent aussi souffrir d'actes malveillants. Qu'avez-vous constaté ?

Avant tout, nous avons évolué dans un cadre vierge. Chaque jour nous a offert des horizons de sable ou de grès, des sites d'une qualité artistique unique qui n'ont fait que renforcer nos convictions de protéger ces beautés. Mais quel écoeurement que de découvrir des boîtes de conserve européennes, quantité de piles, des bouteilles en plastique dans ces endroits. Ecoeurant aussi de voir des peintures rupestres découvertes en 1998 et aujourd'hui complètement effacées parce qu'une personne non informée les a mouillées pour mieux les prendre en photo.
Nous avons aussi pu constater que nos amis touaregs étaient à l'écoute de notre projet.


Un film sur l'art des oueds est en préparation. Pouvez nous en dire plus sur ce reportage de sensibilisation au tourisme saharien ?

Ce documentaire est un carnet de bord de nos récentes explorations au Sahara. Le but est de faire découvrir au spectateur comment les hommes ont vécu au Sahara lorsqu'il était humide, lorsque les oueds coulaient en continu et que des artistes peignaient ou gravaient sur les rives de grès leur quotidien, leurs croyances. Outre leur aspect graphique, ces peintures et gravures sont les dernières traces de ces sociétés anciennes. Nous tenterons au travers de ce film de sensibiliser le public au respect des patrimoines naturels et culturels sahariens.


Quelle est votre priorité pour 2002 ?

Nous avons deux priorités. D'abord faire passer un message le plus rapidement possible : le tourisme dans le sud algérien reprend à grande échelle, des charters de touristes mal informés commencent à se rendre dans des paysages et des sites archéologiques peu protégés. Puis, par le biais de notre site Internet, mettre en valeur des projets de voyages utiles. L'air de rien, tous ces micro-projets font énormément évoluer les mentalités.




jeudi, 10 septembre 2009 10:20

A Pas de Loup




A pas de loup
12, rue Malautière
26220 Dieulefit
Email :



A pas de loup ou l'éco-volontariat, un engagement par l'action.
Le programme "Volontariat pour la Nature, pour la Terre et l'Homme" de l'association A pas de loup vise à sensibiliser le public sur la préservation de la nature et la protection des espèces animales et végétales en voie de disparition. Elle souhaite de plus l'impliquer grâce à sa participation active dans l'amélioration de son cadre de vie et de la relation homme/ nature.



Entretien avec Laurence Girard,
membre fondatrice de A pas de loup



Comment l'idée de développer l'éco-volontariat vous est-elle venue ?

Lors de mes études de tourisme je suis partie 3 mois faire l'étude de l'impact du tourisme sur l'environnement en péninsule antarctique. Comme la météo était mauvaise et que les débarquements des croisiéristes étaient souvent impossibles, j'ai eu la chance de participer à différents programmes avec les biologistes. J'ai réalisé qu'il n'y avait pas besoin de compétences scientifiques pour assister des professionnels dans leur travail et agir au niveau de la protection de l'environnement. Aucun organisme français ne permettait de s'impliquer dans des actions "éco-volontaires" comme cela existait dans certains pays anglo-saxons.


En 1994 vous décidez donc de créer l'association A pas de loup. Comment avez-vous procédé pour mettre en place vos programmes de volontariat ?

Nous étions 4 amis au départ avec notre réseau de relations, ce qui nous a permis de proposer nos premiers chantiers nature et missions à l'étranger en répondant à des besoins que nous connaissions. Puis, nous avons recensé à travers la presse tous les appels à bénévoles lancés par des structures locales accréditées à la recherche de volontaires. Enfin, c'est au cours de nos voyages personnels de repérage ou de loisirs que nous avons mis en place des relations permanentes avec ces structures. Aujourd'hui, nous recevons des propositions lors de conférences et salons ainsi que par Internet.
Nous avons élaboré une charte pour sélectionner les programmes répondant à certains critères tels l'implication de la population locale, un volet "conservation" en plus du volet "recherche".


Concrètement, quelles sont les actions de volontariat de votre association ?

La plupart des missions proposées sont permanentes. Elles réunissent trois aspects indissociables pour protéger efficacement une espèce animale et son écosystème : l'étude et la recherche scientifique, les travaux d'entretien et de contrôle des infrastructures d'accueil, les opérations de conservation et de surveillance des espèces protégées.
Nous proposons actuellement une vingtaine de missions en France et à l'étranger, réparties en Europe, Afrique, Amérique du Sud et Océanie. Au niveau international par exemple, nous proposons aux volontaires d'assister les gardes du Parc National des Abruzzes ou de contribuer à l'entretien des milieux naturels en Australie. Autre exemple, le suivi de chimpanzés réintroduits au Congo dans le sanctuaire de Conkouati, programme scientifique original et unique au monde, tant dans sa durée que dans sa réussite.


Qui peut participer et quelles sont les modalités ?


Tout le monde à partir de 16 ans. Notre sélection se fait surtout sur la motivation et la volonté de s'impliquer. Il s'agit également d'être conscient des conditions physiques, climatologiques ou psychologiques parfois difficiles sur certains chantiers. Nous avons alors un rôle de conseil envers les candidats.
Les volontaires doivent avoir du temps, avec un minimum de 5 jours pour la France et 1 mois pour l'étranger, et prévoir un peu d'argent. En effet, ces missions sont du bénévolat non défrayé. En général, il faut payer le transport jusqu'au site. Les frais de participation, comprenant le gîte et le couvert, ne dépassent jamais 100 F par jour.


Quel est le profil des adhérents ?

Nous avons 70 % de femmes, 30 % d'étudiants, avec un fort pourcentage de jeunes de 20 à 35 ans, 30 % d'entre eux proviennent de la région parisienne.


Quelles sont vos ambitions ?

Jusqu'à présent nous soutenions des structures locales de conservation par notre apport en main d'oeuvre. Aujourd'hui, nous souhaitons initier nos propres chantiers et missions de volontariat pour nous engager plus activement dans la protection de la nature. Il s'agit d'une étape importante dans notre développement qui va nécessiter de sérieuses recherches de partenaires et financeurs, ainsi que de personnel.






Budget "routard"


Au niveau budget, moins de dépenses d'hébergement (catégorie hôtels/motels) mais plus de transports que dans d'autres coins des USA. Comptez de 40 à 60 US $/jour par personne.



Précautions


C'est au climat rude et changeant qu'il faudra d'abord faire attention plutôt qu'aux personnes (peu de risques).



Gastronomie


Moins d'influences et de restos étrangers qu'ailleurs aux USA. Ici on mange "américain" (fastfood, pizza...) avec aussi beaucoup de viande de boeuf (très peu cher) et de barbecues.



Hébergements


Pas de touristes, donc pas vraiment de spéculations sur les prix. Plus qu'ailleurs, optez pour les motels et petits hôtels à prix intéressants ainsi que pour les quelques campings existants.






En avion


St Louis

Prix : 460/780 €.
Aéroport Lambert International à 15 km du centre (métro).
Pas de directs.
Vols avec changement (12h30 à 15h00) : Northwest, United, American, Us Air, Continental, Delta.

→ Que choisir ? Uniquement des compagnies US sur la destination et des tarifs assez similaires chez toutes, sauf peut-être en été lorsque les vols Northwest apparaissent généralement les plus intéressants. Bref, autant faire son choix selon les caractéristiques des vols (durée, horaires, route, escale, qualité du transporteur, panachages possibles, préacheminement de province) plutôt que sur le prix seul.



Depuis le reste des USA ou d'ailleurs


Avion

C'est St Louis (Missouri) qui en tant que base de la compagnie American (et auparavant TWA) est la ville de très loin la mieux desservie à tous niveaux. Ailleurs, bien moins de possibilités y compris au niveau domestique.

Autres

Trois lignes de train qui vont de la Côte est vers l'Ouest traversent le Midwest. Vu la faible urbanisation des états, le réseau routier est un peu limité et permet surtout de bien circuler sur l'axe est-ouest.



jeudi, 10 septembre 2009 10:19

Est-il possible de voyager sans "polluer" ?

Est-il possible de voyager sans "polluer" ?

Extrait de Globe-Trotters Magazine Numéro 79 (9-10/01)

J'aimerais donner mon avis au sujet des nombreux articles, à la mode actuellement, qui parlent d'éco-tourisme ou de pollution par le tourisme, voire même, dans le dernier numéro de Croissance, de boycotter ou cautionner par sa présence des pays reniant les droits de l'homme (Birmanie, Cuba, Iran, Irak, etc.). Je me permets d'avouer à "ceux qui savent", que moi je ne sais pas comment faire, chaque pays étant un cas particulier.
Il y a quelques années, un article de la revue d'ABM titrait "Merci Bouana" en parlant d'un couple qui avait offert un jean troué à son guide local. Peut-être devait-il lui donner une chemise Cardin neuve afin de creuser l'écart entre ceux qui côtoient les touristes et les autres ?

Il y a dix ans, au Viêtnam, notre petit groupe a donné 70 dollars à notre guide pour la remercier de son efficacité, alors qu'un professeur d'université gagnait 20 dollars par mois. J'ai eu honte, j'aurais dû lui donner 2 Francs pour m'avoir fait économiser 150 Francs sur une note de téléphone.
En 1983-1984, au Togo, un problème insoluble aux "beaufs" que nous étions : après avoir vidé un cubi de vin acheté à Ouagadougou, que faire de ce déchet encombrant et polluant ? Nous l'avons donné à un enfant. Ce qui nous a surpris, c'est qu'il a perdu son sourire et qu'il est parti en courant, serrant le bidon dans ses bras. Cinq minutes plus tard, un adulte est venu vers nous en tenant d'une main l'enfant qui n'avait pas lâché son "cadeau", et de l'autre une écuelle avec des oeufs de pintade qu'il nous a offerts après avoir eu confirmation que son fils ne nous avait pas volé ce "précieux déchet encombrant" dont nous ne savions que faire. Bien que la disproportion des valeurs de l'échange fût évidente pour nous, il nous a été impossible de refuser sous peine d'insulter cet homme qui, bien qu'ayant très peu de nourriture, considérait qu'un bidon fermé était un bien précieux dans une province où l'eau est à 4 ou 5 kilomètres. Que devions-nous faire ? Garder le bidon ou le détruire et priver ainsi une famille des avantages des déchets de notre civilisation ? Que "ceux qui savent" m'éclairent, car je n'ai toujours pas trouvé la réponse.

Au cours de ce voyage où nous dormions dans les villages, sous la tente en préparant nos repas (achetés sur les marchés locaux), nous en profitions pour nourrir quelques enfants présents autour de nous. Expérience enrichissante qui ne nous a pas mis à l'abri quelques années plus tard de cotoyer l'extrême dénuement à La Paz en Bolivie. Nous étions quatre dans un restaurant avec des steacks qui dépassaient de nos assiettes quand une jeune indienne d'une douzaine d'années, belle comme une reine mais triste, vint nous mendier les restes de repas, jusqu'aux morceaux de gras que nous, "capitalistes repus", avions laissé de côté. On aime donner son assiette à un chien, mais pas à un humain. Ces gens sont fiers, ils ne mendient pas, sauf s'ils n'ont plus que cette solution. Que "ceux qui savent" m'éclairent, peut-être aurions-nous dû ne rien luis donner afin de ne pas la rendre dépendante du tourisme. On ne sort pas indemne d'une telle expérience et, depuis 1985, chaque fois que je repense à cette soirée, j'ai les larmes aux yeux.
Je dirai en conclusion que je ne sais toujours pas comment ne pas polluer une population par ma présence, mais cela m'a rendu plus humble.
(P. et P. Maret)




Adresses utiles

. Visit USA Commitee
Fermé au public. Toutes les demandes d'informations doivent se faire par audiotel (0 899 70 24 70 pour 1,35 € l’appel + 0,35 € la minute) ou par e-mail.

è Offices du Tourisme des différents états
Uniquement sur le Web, en anglais pour des envois de doc pas toujours possibles hors Amérique du Nord : Arkansas ; Dakota du Nord ; Dakota du Sud ; Iowa ; Kansas ; Missouri ; Nebraska ; Oklahoma.



Guides

. Les guides de voyage sur abm.fr (/!\ lien)

Très peu de tourisme et donc peu de choses de vraiment spécifiques ou complètes sur le Midwest; et en tous cas rien en français.
A signaler toutefois un "Great lakes-Midwest" chez Frommer's ainsi que quelques autres titres sur différentes zones de la région chez ce même éditeur ou chez Fodor que l'on ne trouvera d'ailleurs que quasiment sur place.
Plus largement, on pourra toujours utiliser pour un premier aperçu les ouvrages traitant de tout le pays (Rough Guide, Lonely Planet) ou concernant, selon, l'Est ou l'Ouest des USA (Let's Go...).


Cartes

. Les cartes sur abm.fr (/!\ lien)

Comme toujours c'est la collection Rand Mac Nally (cartes par états + plans de St Louis, Kansas City et Oklahoma City) qui vous offrira le plus de choix facilement disponible en France. Egakemnt Hallwag ("South Central US" et "North Central US").
Par contre, sur place, beaucoup de cartes et de plans spécifiques à voir notamment dans les "tourist center".


Autres

Recherche bibliographique et les librairies de voyages.


Sur Internet

. Carnets de voyage
> Iowa tour : récit d'un séjour à Des Moines, la capitale de l'Iowa.
> Badlands : quelques photos prises lors d'un voyage en 97 dans le Dakota du Sud.
> D'autres carnets sur la destination.

. Autres sites
> Road 66 : la célèbre route des pionniers qui reliait Chicago au Pacifique traverse trois états du Midwest.
> Lewis et Clarke : partis de St Louis, ce furent les premiers à explorer le Mississippi.

. Portails et fiches pratiques
....
jeudi, 10 septembre 2009 10:19

Fable du voyageur

Fable du voyageur.

Un homme voulut creuser un puits. Ne trouvant pas trace d'eau après avoir creusé vingt coudées, il s'arrêta et chercha un autre endroit. Il se remit à creuser et alla plus profond encore, mais ne trouva toujours rien. Il choisit alors une troisième place et creusa plus profondément encore, mais sans obtenir de résultat. La profondeur totale des trois trous atteignait à peu près cent coudées. S'il avait eu la patience de faire seulement la moitié de ce travail au même endroit, sans changer d'emplacement, il aurait sûrement trouvé de l'eau.
Ces sages paroles de Ramakrishna ne s'appliquent-elles pas magnifiquement à ceux qui voyagent tous azimuts ?
Que cherchent-ils au juste ? À sortir de leur désert intérieur ? Sont-ils assoiffés d'absolu au point de s'identifier à cette girouette montée sur un ventilateur ?
- T. M.-




jeudi, 10 septembre 2009 10:18

Plaidoyer pour la légèreté

Plaidoyer pour la légèreté.

Nous ne sommes attendus nulle part, par personne.... Pourtant nous sommes des milliers à débarquer pour regarder, sentir, goûter, s'imprégner d'un monde, d'une culture, d'individus auxquels nous imposons tout à trac notre présence.
Car voyager, c'est non seulement déplacer son corps et - dans le meilleur des cas - son esprit, mais également modifier l'environnement dans lequel nous nous parachutons sans crier gare.
Voyager, c'est déranger, déplacer, perturber, changer...
C'est la règle du voyage. Nul ne peut s'y soustraire, même bardé des meilleures intentions, même pétri des meilleures considérations humanitaires. On ne peut à la fois choisir d'être là et dénier les conséquences de sa présence qui, quoi qu'en disent les tenants du touristiquement correct (pas d'aumône, pas de friandises, payer le juste prix...) ne sont pas que négatives.
Pourquoi la rencontre des cultures, le choc des rencontres personnelles, le mélange des modes de pensée ne devraient étonner, surprendre que le voyageur (et augmenter son stock d'anecdotes et de diapos) ? L'Autre devant rester immuable, drapé dans sa culture immémoriale, incrusté à vie dans son environnement, forcément meilleur avant que la peste voyageuse ne survienne...
Autre question : doit-on être un spécialiste des problèmes géopolitiques, des questions ethniques, des dossiers écologiques pour avoir le droit de voyager dans un pays du Tiers-Monde ? Voyages que la plupart d'entre nous envisagent comme des loisirs plutôt que comme une prise de conscience de la mocheté du monde.
Pas de fausse honte ni de culpabilité de circonstance, ni d'angélisme larmoyant. À la "conscience concernée" en bandoulière, autre forme de l'arrogance occidentale, substituons le bon sens toujours en éveil. En clair, un bonbon donné avec du coeur et de l'amour à un gosse fera toujours moins de dégât qu'une attitude distante, adoptée "pour son bien". Car, au fond, qu'est-ce qui est le plus scandaleux : notre passage, dont il ne faut pas nier les répercussions parfois dramatiques, ou notre insensibilité face aux êtres rencontrés, aux situations vécues ?
Notre présence physique n'est-elle pas rendue plus insupportable par notre absence intérieure ?
- P. L. -


Repères


• Huit états au coeur des USA, entre la Côte est et l'Ouest américain
• 1 441 000 km2 pour 19,1 millions d'habitants
• Ville principale : St Louis (Missouri)
• Décalage horaire : hormis un bout du Nord-ouest, - 7 heures de décalage par rapport à la France (GMT - 6 ou - 5; Central Standart Time)
 



Présentation


C'est une région formée de 8 états à l'ouest du fleuve Mississippi : Dakota du Nord, Dakota du Sud, Nebraska, Kansas, Oklahoma, Arkansas, Missouri, Iowa. Elle s'étend de la frontière canadienne au nord à la Louisiane au sud, et des Appalaches à l'est aux Rocheuses à l'ouest. Elle forme d'ailleurs entre ces deux chaînes montagneuses une zone de transition au relief plat et monotone (sauf au sud) propice à l'élevage et surtout à l'agriculture (maïs, blé, soja...).

Grand comme trois fois la France, le Midwest compte peu d'agglomérations et moins de 20 millions d'habitants dont plus du quart réside dans le Missouri qui accueille St Louis, la plus grande ville.

Si cette partie des Etats-Unis a connu à l'époque de la Conquête de l'Ouest son heure de gloire, celle-ci est désormais synonyme d'une "Amérique rurale, tranquille et conservatrice" aux paysages monotones, et n'est au mieux qu'une zone de transit rapide pour la quasi-totalité des voyageurs.



jeudi, 10 septembre 2009 10:18

Tourisme en milieu polaire : des voyageurs responsabilisés

Tourisme en milieu polaire : des voyageurs responsabilisés.

L'association "À Pas de Loup" (48 av. Felix Faure, 75015 Paris) a été créée en 1994 par des naturalistes comme centre de réflexion et d'information sur la faune et les zones naturelles d'intérêt écologique, notamment les régions polaires, ainsi que sur les moyens de les connaître et de les protéger. Un de nos sujets de réflexion est le tourisme polaire qui est un phénomène qui doit se développer de façon responsable et durable, sans culpabilisation excessive, afin d'optimiser cette activité pour le bien des visiteurs, ainsi que des visités et de leur environnement.
Voici un extrait des actes du 3e colloque international sur "l'Ecotourisme polaire" organisé par l'association "Étude des touristes en Antarctique" durant la saison 1993/94.

Résultats de l'enquête sociale
Fréquentation de la Péninsule et de Hannah Point (île Livingston, Shetland sud) en bateau et visiteurs. Cette année là, onze bateaux ont été enregistrés par la NSF dans les eaux de la Péninsule contre neuf l'année d'avant.

Motivations des visiteurs
Les premiers visiteurs de l'Antarctique étaient des passionnés, des naturalistes, des fous d'oiseaux. Désormais, plusieurs types de croisiéristes s'y retrouvent avec des motivations parfois inattendues.
Les uns viennent car ils ont atteint la soixantaine et ont parcouru tout le reste du monde. Ils ont regardé des brochures et ont cherché le produit original, la destination qu'ils n'ont pas encore faite. Ce sont les blasés.
D'autres, souvent plus jeunes, sont attirés par les destinations bizarres, anormales, extraordinaires et se sont décidés sur une publicité qui leur promettait de faire autre chose que les autres touristes. Ce sont les non-conformistes.
D'autres encore sont des habitués des croisières et ont choisi l'Antarctique comme ils auraient choisi les Caraïbes, où ils sont déjà allés. Ce sont les croisiéristes. Ils viennent pour le confort du type de voyage "croisière", pour la société, l'assis tance permanente et les loisirs à bord.

Observation d'un même groupe de touristes sur les sites divers
J'ai pu observer les conduites des quelque 400 passagers du "Marco Polo" de façon systématique sur des sites de débarquement divers et variés.
Répartition spatiale :
Pour les six débarquements, les principaux types de déplacement ont été de :
- se diriger vers les fortes concentrations animales;
- suivre les itinéraires recommandés et les chemins artificiels tracés;
- se disperser s'il n'y avait pas d'itinéraire visible ou recommandé. Les visiteurs allaient alors n'importe où sans comprendre et sans avoir de réflexion intelligente par rapport aux réactions animales.
Si l'itinéraire recommandé par les guides ne rapprochait pas assez les visiteurs des animaux ou si l'espace de visite autorisé obligeait à une trop grande densité de visiteurs et ne nécessitait que peu de déplacements, alors ils sortaient de l'espace recommandé et prenaient des initiatives ou s'inclinaient de façon disciplinée mais étaient vite saturés et rentraient sur le bateau. Peu restaient en groupe, mais si le guide donnait des explications, ils étaient très intéressés et avides d'informations et de conseils de conduite s'ils étaient désorientés par l'absence de direction évidente.
Y-a-t-il eu violations des codes de conduites ? :
Le comportement des visiteurs était globalement respectueux du milieu naturel qu'ils rencontraient. Ils étaient impressionnés par l'environnement et semblaient avoir en mémoire les multiples recommandations, lorsqu'ils en avaient eues. La plupart donc, observait les distances recommandées, soit par discipline, soit par sensibilité envers la nature, mais les visiteurs ne se préoccupaient pas du piétinement des lichens et des mousses, et ne réagissaient pas forcément au comportement animal. Ils semblaient parfois indifférents par inattention, souvent par méconnaissance des réactions animales.
Lorsque les distances n'étaient pas respectées, il s'agissait d'une part, des approches conscientes par les preneurs de photos et d'autre part, des transgressions inconscientes par les marcheurs aveugles et sourds à leur impact et au danger qu'ils couraient parfois avec les otaries.
Enfin, certains suivaient bêtement les silhouettes devant eux, se préoccupant plus des cailloux sur lesquels ils posaient les pieds que de l'environnement général.

Conclusion
Malgré tout, les touristes en Antarctique ont un comportement particulièrement responsable comparativement au tourisme organisé dans des régions plus clémentes. Certains comportements inadaptés peuvent être améliorés par les conférences d'information et la disponibilité de guides compétents, ainsi que par une diminution de la taille des groupes et l'augmentation de la durée des visites.
Le tourisme n'a que très peu d'impact actuellement, mais il est à risques et si des réglementations sont difficiles à mettre en place du fait du statut international de l'Antarctique, les codes de conduite des voyagistes, les labels et les chartes sont à encourager pour que la qualité et la durabilité soient les critères de développement du tourisme en Antarctique.
- L. G. (chercheur et consultante en éco-tourisme) -





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