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samedi, 16 mars 2024 07:48

Tour du monde à vélo

Je m'appelle Bernard et d'habitude, je pars chaque année faire des voyages à vélo de deux trois semaines, mais c'est toujours trop court.

Alors pour mes 50 ans, j'ai enfin pris une année sans solde pour pouvoir pédaler sans limite et avec la liberté de me laisser surprendre par les rencontres au fil des kilomètres.

J'ai débuté mon voyage à vélo en septembre en Ouzbékistan et j'ai encore des étoiles dans les yeux d'avoir contemplé les bâtiments et monuments de l'empire timouride en faïence bleue. Ensuite, je me suis lancé sur la route de la soie en pédalant dans le Pamir et ses sauvages vallées avant de me diriger sur la Karakorum Highway, direction sud au Pakistan. J'ai découvert dans ce dernier pays, une population qui est peinée que les européens le conçoivent avec des a priori très négatifs.

Et c'est vrai que je n'y ai trouvé que des gens bienveillants, me partageant quelques instants de leur vie autour d'un thé ou d'un repas, même quand la barrière de la langue aurait dû interdire cette rencontre. Poursuivant ma route, en traversant l'Inde tumultueuse et colorée, avant d'arriver au Népal dont les montagnes et la qualité de la route pourrait refroidir plus d'un cycliste. Cependant, en arrivant à un col, la vue sur les Annapurna baignés des rayons du soleil couchant compense largement les nombreuses heures à pousser le vélo sur des routes, des chemins et des pistes dont leur qualité fait qu'on peine à les différencier.

D'un saut de puce, je me suis offert le luxe d'un détour par le Bouthan. Ici pas de vélo, car pour éviter le tourisme de masse, les services d'un guide sont obligatoires et je ne voyais pas l'intérêt de pédaler suivi par une voiture pendant tout le séjour. Il vaut parfois mieux savoir renoncer à pédaler plutôt que d'en faire un non-sens. C'est encore l'esprit rempli du "Bonheur National Brut" partagé par les bouthanais que je recommence à pédaler sur des terres toujours plus lointaines, voire hostiles, l'Australie.

En roulant sur la piste la "Tasmanian Trail", en Tasmanie, j'y ai découvert à la fois des gens qui prennent le temps d'aider les cyclistes et le "whoop whoop". Ce terme est utilisé par les locaux pour désigner les endroits de leur pays où il n'y a rien en dehors de la nature sauvage. Donc pas de ville ou village, pas d'humain, pas de réseau de téléphone en cas d'urgence, pas de ravitaillement en eau potable et en nourriture, ...

Du coup, arrivant en Nouvelle-Zélande après ça, on a une sensation de détente absolue qui s'installe : ici pas de serpents ou d'araignées mortelles. Rien que des pistes de VTT avec des paysages sensationnels s'offrant comme une caresse pour les sens du cycliste.

Dans quelques jours, je m'envole pour le Chili afin de pédaler sur une mythique route pour les cyclos, la "carratera australe" et peut-être jusqu'à Ushuaia avant de rejoindre l'Afrique et finir en apogée aux chutes Victoria. Le mix entre des tronçons en avion et du "slow travel" à vélo, peut faire bondir certains cyclistes puristes, mais il permet de réaliser le rêve de pédaler dans tous les endroits où usuellement on se dit "c'est trop loin pour y aller, c'est pas la saison,...".

Alors, pourquoi se priver? Et vous, c'est quoi vos rêves?

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