Cyclibre
Nous sommes partis de Belgique il y a deux ans. Après trois mois dans le nord de l'Europe, nous avons traversé en plein hiver la France, l'Espagne, l’Italie, la Grèce pour entrer en Turquie au printemps. Les beaux jours passés en Géorgie et dans le Caucase sauvage, l’Azerbaïdjan et la traversée de la Caspienne, le Kazakstan sous le soleil de juillet. Les montagnes Kirghizes qui nous ont gardés tout l'hiver à Bishkek.
Une pérégrination en vélo, pour chercher la liberté. Pour un dépaysement constant, progressif, sans précipitation, un déplacement lent, souvent interrompu au grè des envies et des rencontres. Pour découvrir le monde, suivre la route, s'immerger dans une vie différente, apprécier cette onde de bonheur qui monte en soi à la vue d'un paysage, lors d’une rencontre, ou juste comme ça, sans raison; mais aussi souffrir du froid, de la chaleur, de la faim ou de la soif et apprécier le simple bonheur d'une boisson chaude par un temps d'hiver ou une bouteille d'eau glacée dans la fournaise d'un été torride.
Voyager à son rythme c’est passer du merveilleux à l’horrible, du bon au mauvais, admirer la nature immaculée et se désespérer devant les désastres écologiques, longer de splendides édifices, des bâtiments grandioses et croiser des zones sinistrées ou de grands parcs industriels gris et nauséabonds.
Se confronter à la scandaleuse richesse des uns et la révoltante pauvreté des autres. C'est souvent rencontrer une générosité sans limite, une curiosité débordante, et parfois une indifférence antipathique.
Un nouveau départ au printemps, l'adieu aux amis, la tristesse mêlée à la joie de reprendre la route.
Deux mois pour traverser la Chine, franchir les montagnes, les forêts de bambous et arriver dans la jungle du Laos.
Nous sommes à Hanoi depuis un mois et avons décidé d’y passer un moment.
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