Cuisines du monde: les bases
Une rubrique utile aux voyageurs qui souhaitent avoir un premier aperçu de ce qu'ils mangeront et boiront sur place, mais aussi à tous ceux qui apprécient chez eux les "bons petits plats exotiques" ou, à l'occasion, les adresses des restos et bistros étrangers de leur ville.
◊ Les bases :
A savoir, quelques rappels sur des ingrédients ou composantes culinaires assez répandus que l'on pourra trouver en voyage.
| Ingrédients : . Cacao . Epices . Epices (autre) . Herbes et aromates . Fromages du monde . Fruits exotiques . Igname . Maïs . Manioc . Mil . Patate douce . Pâtes . Riz . Tortillas |
Boissons : . Aguardiente . Bière . Cachaça . Café . Chicha . Coca-Cola . Coktail . Eau potable . Lassi . Maté . Mezcal . Ouzo . Pisco . Raki |
. Rhum . Saké . Tequila . Thé . Vin . Vodka . Whisky Divers : . La FAO . Religion et alimentation . Végétarisme . Fast food . Lexiques culinaires |
◊ A consulter :
. Merci vegan :
Quentin propose ses bons conseils pour devenir vegan et être en pleine forme.
. Restos du monde :
100 000 restos (moyen et haut de gamme) dans 7 000 villes du monde avec possibilité de réservation en ligne.
. Vegetarian Travel and Restaurants :
Recettes végétariennes du monde entier, plus des infos, conseils et suggestions pour les végétariens voyageurs.
. Street Food :
Des vendeurs de frites à ceux de tacos en passant par les marchands ambulants de kebab, quelques considérations sur la cuisine des rues dans différents pays.
. Saveurs du monde :
Complet avec des recettes par pays, des rubriques thématiques gastronomiques ou des conseils pratiques.
. Index Yahoo :
Annuaire consacré aux gastronomies du monde.
Voyager en musique
Les voyages ne sont pas forcément que paysages, monuments, ou même populations rencontrées. Pour certains, voyager est aussi le moyen de découvrir les musiques et les instruments spécifiques à chaque société.
Sélection de liens...
◊ Artistes, instruments... :
. Mondomix : Retrouvez les artistes (biographie, discographie, extraits musicaux), les labels, les médias, les concerts et les festivals de world music, ainsi que des interviews
. Musée des musiques traditionnelles du monde : Sans pour autant aller à l'autre bout du monde, on peut découvrir aussi, à Montoire (41), ce musée consacré aux musiques.
◊ A écouter :
Les différentes collections de CD consacrées aux musiques du monde et des morceaux à écouter sur le web.
. Buda Musique : Une des plus importantes collections consacrées aux musiques du monde, traditionnelles ou "urbaines".
. Air Mail Music : Une autre collection de musique du monde, CD et DVD.
◊ Carnets de voyages :
. "Paris-Pékin" : Paris-Pékin à vélo, en passant par l'Afrique du Nord. Au programme, la découverte et l'enregistrement de musiques locales traditionnelles avec ces anecdotes qui animeront d'une couleur actuelle des mélodies séculaires.
. "Musiques et sons du Népal" : Découvrez le Népal et ses habitants à travers leurs univers sonores et leurs coutumes musicales.
. "Une guitare autour du monde" : Jean-Pierre Jumez, journaliste et musicien, s'est produit en concert dans 170 pays. Découvrez son carnet de route de New-Yok à Bangkok, en passant par Buenos-Aires et Abidjan.
. "Musiques traditionnelles du monde" : Patrick Kersalé est ethnomusicologue. Il parcourt le monde à la recherche des musiques traditionnelles en voie de disparition. Il tente de préserver ce qui peut l'être encore et de restaurer ce qui reste dans les mémoires.
. "Le monde sifflé" : Les sifflements au coeur du monde. Voyage à la rencontre de peuples qui sifflent leur langue (ou jouent des musiques parlantes) et des animaux siffleurs.
. "Préhistoire des télécommunications" : Ou lorsque l'on s'aperçoit que finalement on n'invente vraiment jamais rien...
Les religions du monde
Dans de nombreux pays la ou plutôt les religions et croyances, par leurs importances, sont à la base de la culture et de la société. Pour découvrir ou mieux comprendre ces religions ou philosophies, on vous propose ici quelques bases et surtout des renvois vers des sites traitant en détails de celles-ci.
• En préambule :
Quelques définitions et "généralités" sur les religions et un "portail" très complet sur le thème.Répartition des différentes religions par pays.
◊ Les principales religions :
. Christianisme :
Le christianisme est la première religion avec environ 30% de chrétiens dans le monde (plus de 2,6 milliards de personnes).Elle se divise en trois ramifications principales avec les catholiques (1,2 milliard de croyants), prostestants (1 milliard) et orthodoxes (300 millions surtout en Europe de l'Est).
Chacune de ces branches, et plus particulièrement le protestantisme, peut être divisée également en divers courants que d'ailleurs, en voyageant, on aura l'occasion de côtoyer.
Parmi ceux-ci :
Les Mormons : 13 millions majoritairement au Canada et aux USA (notamment en Utah).
Les Mennonites : 1,3 million de personnes essentiellement aux USA, Belize et Yucatan, Paraguay.
Les Amish : très proches des Mennonites, ils sont environ 200 000 principalement dans le Nord-est des USA.
. Islam :
L'Islam est la deuxième religion du monde avec en gros 15% d'adeptes (1,3 milliard). Il est très présent en Asie, Moyen-Orient, Afrique et accessoirement en Europe. C'est l'Indonésie qui est le premier pays musulman au monde.
Divers courants et tendances existent au niveau de la religion avec deux dominantes que sont :
- L'Islam Sunnite : Islam traditionnel que l'on retrouve notamment en Asie du Sud-est et en Arabie Saoudite.
- L'Islam Chiite : Autre forme de l'Islam très présent surtout en Iran et au Moyen-Orient.
. Hindouisme :
L'hindouisme est la troisième religion la plus répandue avec près d'un milliard de pratiquants très majoritairement en Inde, au Népal et au Bangladesh.
C'est aussi une des bases de la société indienne (80% de la population y est hindouiste) qui dans la pratique a plus ou moins donné naissance à de très nombreux courants et sectes en Inde et dans la région.
. Autres religions indiennes :
- Jaïn :3 à 4 millions d'adeptes en Inde, notamment au Gujarat où sont présent plusieurs lieux saints, sur un total de 8 millions.
- Sikhisme :27 millions d'adeptes majoritairement en Inde du Nord (Punjab, Cachemire) et de fortes minorités dans les pays anglo-saxons (USA, Angleterre...). A l'origine c'est une secte créée au XVIe siècle qui s'est transformée peu à peu en religion mais aussi en mouvement politique (Cachemire).
- Zoroastrisme (ou Parsi) :Religion minoritaire de l'Inde venue d'Iran dont les membres (plutôt issus des classes aisées) sont essentiellement concentrés dans la région de Bombay. Connus pour les Tours du Silence à Bombay; lieu sacré où les cadavres des adeptes doivent être dévorés par les oiseaux.
. Bouddhisme :
Issu de l'Hindouisme, le Bouddhisme est l'une des grandes religions/spiritualités du monde avec 325 millions d'adeptes répartis pour beaucoup au Sri-Lanka, en Asie du sud-Est, Tibet.
. Confucianisme et Taoïsme :
Ce sont des philosophies et religions populaires de la Chine qui regroupent environ 230 millions d'adeptes.
Le Taoïsme est un mélange du culte des esprits de la nature et des ancêtres, des principes de Lao-Tseu et de croyances diverses.
Le Confucianisme est quant à lui une philosophie morale et politique d'après Confucius.
. Judaïsme :
Le Judaïsme compte environ 15 millions d'adeptes en Israël ainsi qu'essentiellement en Europe et Amérique du Nord.
◊ Quelques autres religions :
. Animisme
Sous le terme Animisme (et Chamanisme) sont regroupées de manière assez large toutes les religions dites "primitives" dont les fondements reposent, entre autres choses, dans le rapport de l'homme et la nature. On retrouve donc des religions animistes un peu partout sur la planète et notamment en Afrique, plus pour ce qui est du chamanisme chez les indiens des Amériques et nombre de populations de l'Asie du Nord-est (Sibérie, Mongolie, Chine...).
. Vaudou :
Au delà de ce qu'à pu reprendre le cinéma ou la littérature, le vaudou est à la fois une religion et une philosophie animiste importée d'Afrique de l'Ouest par les esclaves. Un culte et des rites africains auxquels s'ajoutent ponctuellement certains éléments de la religion catholique.
On retrouve le vaudou à Haïti et chez la diaspora haïtienne, plus sous le nom de Santeria à Cuba et de Candomblé au Brésil.
Même si officiellement juste 6% des haïtiens se disent vaudouisants, une immense majorité de la population pratique et croit dans le vaudou. En attendant, peu de chances pour le visiteur d'assister à des cérémonies ou même de parler du sujet avec les haïtiens.
. Rastafarisme :
Connus pour le reggae, Bob Marley et la ganja, le Rastafarisme trouve ses bases dans l'Ethiopie d'Haïlé Sélassié. C'est à la fois un mouvement mystique, politique et culturel (qui ne se limite pas qu'à la musique), présent en Jamaïque et quelques autres îles Caraïbes (environ 600 000 adeptes).
. Shinto :
Le Shintoïsme est la religion fondamentale du Japon qui honore les ancêtres. C'est un mélange d'animisme, de chamanisme et de polythéisme.
Sur les cultures: us et coutume par région
Us et coutumes, traditions, codes vestimentaires, sujets de discussions, marchandage, etc, par régions. Les grandes lignes, vos avis, questions et expériences plus des renvois vers des sites/pages web traitant du sujet plus en détails.
A signaler aussi qu'au delà d'ouvrages spécifiques sur le sujet ou encore des guides contenant au moins un chapitre sur les us et coutumes des pays traités, il existe également deux collections anglophones spécialisées sur le sujet et faites pour le voyageur : Global Books (une vingtaine de titres) et surtout Culture Shock (une bonne cinquantaine).
◊ Asie du Sud-est :
Comme le reste du continent, l'Asie du Sud-est possède une culture bien différente de la nôtre.En plus de la religion (bouddhisme, islam...), accueil, sourire, politesse et pudeur sont parmi les bases de la culture et du savoir-vivre local. Bref, les excès vestimentaires, de comportement ou autres, même les plus minimes, ne sont pas vraiment de mise. De plus, la gestuelle a, en Asie du Sud-est, une signification particulière et les contacts tactiles entre individus (ou même simplement toucher la tête de quelqu'un, montrer du doigt ou du pied...) ne sont pas forcément non plus les bienvenus surtout entre sexe opposé.
Quant aux thèmes de discussions possibles, ils seront toujours très consensuels (perdre la face notamment lors d'une discussion est ici l'une des pires choses) et plus que limités si vous souhaitez aborder tout ce qui est politique et autres sujets qui fâchent (prostitution, religion, familles royales...). Par craintes ou traditions nombre de sujets sont en effet tabous; ce qui dans un sens arrange bien des gouvernements locaux...
. Birmanie
. Cambodge
. Indonésie
. Laos
. Malaisie
. Singapour
. Thailande (+ autre)
. Vietnam
◊ Chine et Extrême-Orient :
En matière de traditions et de coutumes, l'Extrême-Orient aussi bien que la Chine révéleront quelques surprises au voyageur occidental, sans que pour autant on retrouve d'ailleurs les mêmes choses ou contraintes d'un pays à l'autre.
- Chine :
Beaucoup de règles de savoir vivre pour le visiteur en Chine. Comme dans nombre de pays asiatiques on se doit déjà de respecter certains usages notamment vis à vis des personnes (âge, rang social...). Ici aussi sourire, politesse, ponctualité, pudeur (mais aussi une certaine curiosité par rapport à ce qui est étranger) sont très présents dans les relations sociales qui demande gé,néralement calme et patience. Particularités chinoises, le fait de ne pas "perdre la face" et de ne pas dire forcément ce que l'on pense mais plutôt ce que l'autre veut entendre qui influent notamment sur les discussions. Des discussions pour lesquelles certains sujets sont tabous comme la sexualité, le Tibet, la dissidence, la politique en général et autres sujets qui fâchent...
- Japon et Corée :
Ces deux pays, et à la limite aussi Taïwan, offrent en quelque sorte un double visage au visiteur. Il y règne en effet un mélange de "modernisme" et de traditions. Donc, si comme ici les codes vestimentaires ne posent pas vraiment de problèmes, ni même dans une certaine mesure les sujets à aborder lors de discussions, on y retrouve cependant certaines valeurs propres à l'Asie comme par exemple la politesse, le respect ou une certaine pudeur. A cela s'ajoute ce que l'on pourrait qualifier comme une certaine rigueur et surtout de multiples traditions concernant aussi bien la maison que les salutations, l'hygiène, les repas, etc.
. Chine
. Japon
. Mongolie
. Taïwan.
Sur les cultures: us et coutume
Parmi les difficultés auxquelles le voyageur parti loin de chez lui peut être confronté, décrypter les us et coutumes locales en est une. Pas toujours évident en effet, lorsqu'on est à l'étranger, de savoir ce qui est autorisé ou pas, ce que l'on peut faire ou ne pas faire.
Au delà des clichés habituels des uns et des autres ou des uns sur les autres, il n'en demeure pas moins vrai que chaque culture ou population possède ses "spécificités sociales" dont il sera toujours utile d'en connaître les bases. Et ce même si notre monde tend de plus en plus à s'uniformiser...
• Circonstances :
A quelle(s) occasion(s) le voyageur peut - ou doit-il - tenir compte des spécificités locales ? A l'évidence, plus on s'éloignera de chez soi et de sa propre culture et plus on se trouvera confronté à des fonctionnements différents vis à vis desquels il faudra plus ou moins s'adapter. Ce sera le cas notamment pour ce qui est des pays non-occidentaux, lors de rencontres avec des populations aux traditions vivaces ou situées encore un peu à l'écart.
. Les apparences :
Même si le contact avec le monde extérieur reste limité, voire même inexistant, sa tenue vestimentaire de même que son attitude/comportement général sont les premiers éléments à prendre en considération (surtout si l'on est voyageuse). D'une certaine façon, cela demeure un peu le minimum au niveau du voyage (voire même de la vie de tous les jours) et ce quelle que soit d'ailleurs la destination.
- Tenue :
C'est généralement via sa tenue que s'établit le premier contact avec autrui. Si dans les pays occidentaux et quelques autres il n'y a donc en principe pas de problèmes (quoique certains lieux, notamment de culte, impliquent évidemment certaines limites), plus on en s'éloigne et plus il y aura de contraintes. D'où l'intérêt de s'habiller "neutre" le plus souvent en voyage.
Comme on peut s'en douter ce sont avant tout les voyageuses qui seront les plus concernées. Au delà de pays plutôt "intégristes" en la matière (Iran, Pays du Golfe...) une tenue jugées à tort ou à raison trop "sexy" pour l'endroit, un short, un décolleté ou même simplement des bras nus peuvent, entre autres, être mal perçus. Idem lorsqu'il s'agit de se baigner.
Quant aux hommes, eux aussi devront faire attention à l'occasion notamment par rapport au port du short ou de vêtements jugés "militaires".Enfin, s'habiller local n'est pas forcément toujours des plus judicieux ou peut parfois vite tourner au ridicule. Outre le fait que certaines choses ne sont pas faciles à (bien) porter quand on est pas habitué (le sari pour les femmes par exemple), cela pourra entraîner à l'occasion quelques incompréhension sinon moqueries de la part des gens du coin.
- Comportement et attitude :
Sans parler bien sûr des extrêmes, des choses simples ou admises ici peuvent choquer ailleurs, et cela d'ailleurs sans que l'on s'en rende même vraiment compte.
Par exemple s'asseoir par terre ou être allongé dans un lieu public, de même que d'être trop tactile (ou à l'inverse pas assez) lors de discussions, peut ne pas passer dans certains pays. Idem bien sûr pour ce qui est de l'attitude en public entre hommes et femmes (y compris à l'intérieur même d'un couple marié) et à plus forte raison si cela touche à l'homosexualité qui malheureusement n'est pas vraiment admise dans nombre de sociétés.Et puis logiquement certains lieux (notamment de culte) ou événements particuliers (ramadan entre autres) impliquent des choses à faire ou ne pas faire.
. Situations particulières :
Mais c'est bien sûr lors de rencontres formelles ou informelles que l'on devra à l'évidence faire preuve de discernements.
- Salutations (et remerciements) :
Tout contact commence généralement par des salutations; des salutations qui selon les pays ne revêtent pas la même forme. De la bise à la poignée de main en passant par le simple signe de tête ou au contraire le laïus obligatoire sur la situation du moment de la famille, le panel des salutations est vaste. Sans oublier que l'ensemble peut s'accompagner de gestuelles spécifiques ou de nuances selon ses interlocuteurs et leurs places dans la "hiérarchie".On retrouve un peu ce même principe au niveau des remerciements.
- Hospitalité :
Lors d'une simple visite aussi bien que dans le cadre d'un hébergement chez l'habitant. Là aussi des codes existent avec, selon, des formulations, gestes, attitudes, voire cérémoniaux plus ou moins définis que sont censés appliquer chaque partie.
Et puis bien sûr l'hospitalité, surtout lorsqu'elle repose sur une notion de "gratuité", "d'échange" ou de "tradition", doit fonctionner sur un principe d'équilibre. Aussi bien en Europe qu'ailleurs on n'est pas là pour profiter à outrance de celui qui offre l'hospitalité, à plus forte raison s'il ne dispose que de peu de moyens. En ce sens, la pratique de certains voyageurs soit-disant désargentés visant à vivre quasiment au crochet des populations locales est assez pitoyable. A l'inverse, le visiteur n'est pas non plus une vache à lait prête à se faire dépouiller par tous et pour tout.
- Dormir :
Au delà du type de "literie" (lit, hamac, nattes...) certaines traditions ou habitudes jouent sur la façon de dormir, même si en définitive le voyageur n'est que rarement concerné par cela (y compris en résidant chez l'habitant). On préfère ainsi dormir dehors (cour, terrasse) à certaines périodes chez certaines populations, et d'autres cultures font que tout le monde dormira ensemble dans une même pièce ou au contraire hommes et femmes séparés.
A signaler aussi que la notion d'intimité n'est pas forcément la même selon les cultures. Dans certains cas, celle-ci pourra d'ailleurs être perçue comme limitée pour un occidental. Enfin, dernière chose, dans quelques pays ou hôtels le fait de ne pas être marié peut obliger un couple à dormir dans des chambres séparées.
- Boire et manger :
Au delà de l'attitude à avoir lors d'un repas, c'est surtout les traditions culinaires locales qui peuvent amener quelques questions. Horaires, nombre et durées des repas, façons de manger, plats proposés, interdits alimentaires ou aliments originaux sont parfois autant d'éléments de surprises. Sans oublier l'éternel "qui paye quoi".
Idem d'une certaine façon pour ce qui est de se désaltérer lorsqu'il s'agit de traditions; de la cérémonie du thé à l'apéro-maison ou l'alcool local en passant par l'importance sociale du pub/bar dans certains endroits.
En parallèle à tout cela, on notera aussi que même la simple utilisation des toilettes est loin d'être uniforme d'une société à l'autre.
- Conversation :
Sujet parfois délicat pour le voyageur tant dans le fond que la forme. En effet, selon les pays et populations, la conversation ne revêt déjà pas la même importance, ne se fait pas sur les mêmes rythmes et avec les mêmes attitudes. Avec bien sûr les thèmes à aborder et le niveau "autorisé" à défendre ses positions qui varieront du tout au tout selon les endroits, mais aussi les interlocuteurs (âge, sexe, origine, position sociale, vécu, etc) et leur degrés d'intimité/affinité. Et à la clé, à l'occasion, de gros problèmes de compréhension et d'acceptation des points de vue des uns et des autres...
- Photos, marchandage et souvenirs :
Trois situations particulières pour lesquelles traditions et coutumes entrent également en jeux.Dans de nombreux cas ou situations la prise de photos peut poser problème dès lors qu'il s'agit de personnes. Partout chacun est libre de son image, et si traditionnellement telle population ou catégorie de personnes n'aime ou ne veut pas être prise en photos pas la peine d'insister. Sinon, dans tous les cas, demander l'autorisation demeure la moindre des choses. Quant à payer ou offrir un cadeau en échange, la pratique est loin de faire l'unanimité y compris chez les accros de la photo.
Le marchandage fait partie des traditions dans de nombreux pays. Dès lors aucun remord à le pratiquer même si bien sûr tout ne se marchande pas et qu'il faut garder en tête la valeur des choses et des sommes en jeux pour les uns et les autres.Enfin, la chasse aux souvenirs ne doit pas déboucher sur le pillage du patrimoine naturel aussi bien que culturel d'une population. Là aussi certaines règles sont à suivre pour éviter que soit fait n'importe quoi.
◊ Catégories de voyageurs :
Le poids de la tradition et des coutumes ne s'exerce pas forcément toujours de la même manière d'un voyageur à un autre. Outre bien sûr la personnalité et le vécu de chacun, ou encore la connaissance du milieu recontré, la catégorie de voyageurs à laquelle on appartient - ou du moins on est associé - facilitera plus ou moins les choses.
Mais dans tous les cas ou presque, sachez que partout dans le monde le fait d'être étranger engendrera une certaine tolérance vis à vis des habitudes et du fonctionnement locals dès lors bien sûr que l'on ne fait pas n'importe quoi.
. Les voyageuses :
Plus que le voyageur, dans de nombreux endroits, la voyageuse se devra de décrypter les us et coutumes locales. Au delà bien sûr de la tenue vestimentaire, de l'attitude et du comportement à avoir en socièté ou en présence d'hommes, elle devra connaître un peu la place de la femme dans la culture locale et la vison de l'occidentale véhiculée dans celle-ci. A plus forte raison si elle voyage seule ou non accompagnée d'hommes.
Même si le statut d'occidentale lui confère le plus souvent une place à part, différente de celle de la femme locale, elle n'en sera pas pour autant toujours considérée tout à fait comme "l'égale" ou "l'interlocutrice" dans certains millieux (y compris occidentaux). Bref, elle devra souvent essayer de faire preuve d'intuition pour trouver sa place et déchiffrer à demi-mots ce qui lui est permis ou pas...
. Toutes catégories confondues :
En plus des voyageuses, chacun devra aussi d'un certaine façon décrypter spécifiquement les codes sociaux des lieux ou des situations qu'ils sera amené à côtoyer. Qu'on le veuille ou non, chaque personne ou catégorie de voyageur est en effet "regardée" par rapport à ce qu'elle représente. Ainsi le vacancier individuel ou de groupe n'est pas perçu comme le voyageur d'affaires, ni comme le résident étranger, ni bien sûr comme le local. De fait, les mêmes us et coutumes ne s'appliqueront pas de la même manière et les attentes ne seront pas toujours identiques selon la catégorie à laquelle on appartient. De plus, de nombreux stéréotypes ont la vie dure et la race, l'origine voire même la nationalité influeront dans bien des cas sur les contacts et la façon dont ceux-ci s'établiront.
◊ Alors, comment faire ?
. Faire simple :
Si au premier abord on peut se dire que trouver la bonne attitude n'est pas chose facile, il faut quand même relativisier. Avec un minimum de bon sens, un peu de pratique du voyage plus de l'information préalable sur la destination où on va, nombre de difficultés se trouvent déjà aplanies.De plus il ne faut pas oublier que, la plupart du temps, une certaine tolérance existe partout vis à vis de "l'étranger" et des impairs qu'il peut commettre. Le plus souvent il n'aura droit au pire qu'à un petit regard amusé de ses interlocuteurs.
Bref, pas la peine de trop se poser de questions ni même d'essayer à tous les coups d'appliquer maladroitement ce que l'on a pu lire ou entendre ça et là concernant chaque situation. Mieux vaut toujours faire simple et naturel et se référer ou demander à son entourage si on ne sait pas. Comme on le verra, les choses se passeront généralement très bien.
. Blocages et refus :
Mais, à la longue, il est vrai qu'on se trouvera parfois aussi confronté à des blocages. Des blocages liés à une différence de culture, de pratique, vécu, perception, interprétation d'une chose ou d'un événement qui pourront alors déboucher sur un refus.
- Refus "matériel" :
C'est le plus courant qui concerne notamment tout ce qui a trait à l'alimentation (difficulté à avaler certaines choses), l'alcool, l'hygiène, le "confort" ou encore l'environnement. Même si on sait que ces éléments peuvent s'intégrer dans des traditions ou cérémoniaux, on ne se sent pas toujours capable de passer outre certaines choses. A chacun ses limites, même si découvrir d'autres horizons représente souvent une bonne occasion pour les repousser...
Cela dit, bien que cela puisse parfois décevoir un peu ses interlocuteurs, autant dire alors les choses simplement et expliquer son refus. La plupart du temps elles n'en seront que mieux comprises et acceptées.
- Incompréhensions :
Autres mondes, autres cultures. Le fait est que nombre de choses peuvent aussi choquer ou interpeller le voyageur lors de ses périples. Des droits de l'Homme à la condition de la femme ou certaines couches de la population en passant par la religion et nombre de sujets socio-politiques plus ou moins sensibles, on ne sera pas forcément toujours en accord avec le "pays". Et l'on aura peut-être alors envie de réagir et d'aborder certains de ces sujets lors de ses rencontres.
Mais selon les destinations cela ne sera pas toujours vraiment possibles. Par craintes, principes ou traditions, dans divers pays notamment d'Asie, très rares seront en effet les personnes souhaitant aborder de tels thèmes, surtout si la discussion doit s'avérer passionnée. Autant de sujets tabous (qui arrangent d'ailleurs bien nombre de pouvoirs en place) pour des approches initiales reposant le plus souvent aussi sur des positions diamétralement opposées des uns et des autres.
Alors bien sûr il est vrai que voyager n'est pas juger, qu'il est toujours préférable de prendre du recul, d'oublier ses propres notions de valeurs et d'appréciations pour découvrir d'autres cultures, etc, etc. Mais doit-on pour autant tout accepter et/ou tout cautionner ? Chercher toujours à excuser ou idéaliser à outrance telle ou telle autre culture, y compris dans ce qu'elle nous semble avoir de plus excessif ou d'absurde ? Peut-être pas; entre le refus de la diversité et l'angélisme béat il existe un juste milieux.
Donc, s'il n'est bien sûr pas obligatoire de rechercher la polémique, d'aborder ce type de sujets à la moindre occasion avec le premier venu, il n'en demeure pas moins que si cela se présente rien n'empêche de donner calmement son point de vue même si au final chacun doit rester sur ses positions...
Sur les cultures: voyager seul(e)
Choix délibéré ou concours de circonstances, nombre de personnes voyagent en solitaire...
◊ Avantages et inconvénients du voyage en solitaire :
Voyager en solitaire ne prend pas la même signification selon bien sûr les destinations, les cultures rencontrées, le type et la durée du voyage envisagé, mais aussi l'expérience, le caractère, voire même le sexe de chacun. Seul point commun pour tous, c'est le plus souvent à la tombée de la nuit que l'impression de solitude est la plus forte.
En attendant, mieux vaut déjà ne pas aller trop à l'encontre de sa "nature" pour choisir de partir seul ou accompagné. Tout en sachant que des compromis existent et qu'il est toujours possible de partir à plusieurs en se ménageant en cours de route des moments, voire des périodes de plusieurs jours, où l'on voyagera en solitaire.
¤ Les avantages :
Incontestablement les inconditionnels du voyage en solitaire vous diront qu'être seul représente la liberté absolue, celle de voyager à son rythme, changer son itinéraire et faire ce que l'on veut quand on veut. Et être seul pousse à aller vers les autres en multipliant les rencontres même si, hormis en Europe ou en Amérique du Nord, il est parfois difficile de rester isolé tant la "curiosité" des locaux peut être importante. A l'opposé, on peut penser que voyager à plusieurs réduit cette envie de contacts en incitant, même inconsciemment, les gens à rester entre eux au détriment des autres voyageurs et populations locales.
Dans un autre domaine, cet aspect solitaire peut permettre à certains de mieux se connaître, se dépasser, prendre confiance et agir parfois en ce sens comme une thérapie.Néanmoins, le routard solitaire aura plus que tout autre intérêt à emporter avec lui quelques bons bouquins, sa musique et de manière générale d'autres choses qui lui tiennent à coeur et qui combleront les moments sans rencontres. Moments que certains pourront d'ailleurs mettre à profit pour tenir un journal de voyage.
¤ Les inconvénients :
- Difficultés :
Voyager seul présente aussi des inconvénients. Pour une fille seule certains pays ou régions (certains pays musulmans, l'Amazonie...) ne sont pas forcément faciles. Pour le voyageur débutant, partir avec d'autres personnes ou quelqu'un d'un peu expérimenté évitera pas mal d'erreurs, notamment pour des périples difficiles ou des pays très différents de ce qu'il connaît déjà. Sans parler de ceux qui au niveau langues maîtrisent avant tout.... le français. Dans ce cas, certains auront en effet tendance à ne rechercher que le contact d'autres francophones, ce qui dans les faits limitera quand même pas mal les possibilités de rencontres.
- Coûts :
Dans un autre domaine être seul revient également plus cher, ne serait-ce déjà qu'au niveau de l'hébergement que l'on payera proportionnellement plus qu'en voyageant à plusieurs, avec souvent aussi la certitude de récolter la plus mauvaise chambre ou la pire des tables quand il s'agit du resto. En matière d'hébergement justement si vous souhaitez partager votre chambre pour faire des économies (ou des rencontres), le plus simple après avoir choisi celle-ci est d'attendre à la réception l'arrivée d'un(e) autre solitaire pour lui proposer le partage (vous pouvez aussi laisser un message en ce sens à l'accueil); ça marchera neuf fois sur dix.
- Intendance :
De même, si l'on compte camper, faire sa cuisine, ou si l'on est assez chargé, personne ne sera là non plus pour porter une partie du matériel. En parallèle, on ne trouvera pas toujours le moyen de faire garder ses affaires pendant que l'on cherchera par exemple un hôtel, et nul ne partagera les longues attentes à faire la queue pour un billet de train ou de bus. Et puis il faudra assumer seul toutes les tâches habituelles du voyage (change, réservations, etc).
- Risques :
Mais de tous, l'inconvénient majeur demeure en cas de problèmes ou au niveau des risques (évitez d'ailleurs de partir seul s'il y en a trop) notamment pour les voyageuses. Et il est vrai que les voleurs de tous pays préféreront toujours s'attaquer aux personnes seules. Sans oublier qu'il est encore moins réjouissant d'être malade quand on n'a personne avec soi ou que l'on subit ce que l'on pourrait appeler "le stress du voyage et le choc des cultures".
Enfin à force de vivre seul ses voyages, ou simplement avec des gens de rencontres, un sentiment de frustration peut à la longue s'installer. L'impression d'avoir vu et vécu plein de choses que finalement on ne peut partager avec aucun de ses proches.
◊ Trouver et choisir des coéquipiers :
Avec au choix la possibilité de trouver ses compagnons avant ou pendant le voyage. Ceux qui redoutent particulièrement la solitude auront cependant intérêt à les chercher avant plutôt que d'espérer en trouver, pour un même itinéraire et une même durée, en cours de route. Toutefois, surtout dans le cadre d'un long périple, n'oubliez pas que le but et les envies de chacun (budget, centre d'intérêts, activités, notion de confort, etc) doivent converger un minimum pour espérer réussir son voyage.
. En cours de route :
Si vous cherchez en cours de route, au delà du hasard, n'hésitez pas à laisser des messages dans le hall des hôtels (et pas que les vôtres) en privilégiant d'ailleurs au niveau hébergement les lieux disposant de salle TV, terrasses, jardins, etc, qui facilitent la rencontre avec d'autres voyageurs. Profitez également des transports en commun qui laissent du temps pour les rencontres, favorisez les meilleures adresses mentionnées dans le Guide du Routard (elles sont toujours citées en premier) si vous cherchez des francophones, des Let's Go pour des américains et des Lonely Planet (et éventuellement Rough Guide) pour avant tout des voyageurs anglophones.Et puis bien sûr allez vers les autres, sans vous poser trop de (fausses) questions du style "comment vais-je les aborder ?", et le cas échéant n'hésitez pas à dire que vous en avez marre de voyager seul(e); les refus seront rares. Mais attention quand même de ne pas apparaître non plus par la suite comme un fardeau ou une contrainte pour vos nouveaux coéquipiers.
. Avant le départ :
Pour trouver des coéquipiers avant le départ le plus commode reste la petite annonce à passer, notamment à ABM (la Case, Globe-Trotters Mag) , ou les rencontres possibles lors des "soirées coéquipiers ABM"..
- Bien chercher :
De façon générale, pour une annonce soyez précis dans votre texte, n'hésitez pas à détailler qui vous êtes, ce que vous attendez et le type de voyage envisagé. Pour éviter ensuite les déceptions, prenez vos précautions en ne cherchant pas la veille du départ. Choisissez des équipiers (plusieurs si vous redoutez les tête-à-tête) qui partagent si possible les mêmes intérêts et la même façon de voyager que vous. Discutez et "testez-vous" avant, y compris dans les conditions du voyage à venir s'il s'agit d'un trek, d'un périple à vélo et surtout en bateau.
Situation fréquente, n'oubliez pas non plus que si "coéquipier cherche coéquipière" (ou l'inverse), au delà de l'aspect purement voyage, risquent fort tôt ou tard d'entrer en ligne de compte d'autres considérations plus personnelles, notamment s'il s'agit de longues durées. Autant en être conscient et ne pas éluder la question vis à vis de soi-même et de l'autre afin d'éviter qu'ensuite le voyage en pâtisse.
En attendant, si vous ne trouvez personne (ce qui serait étonnant), plutôt que de rester à la maison, partez en organisé; certains tour-opérateurs proposent des voyages de groupe ressemblant fort à de l'individuel.
Mais dans tous les cas, n'oubliez pas qu'il en va du voyage à plusieurs comme de la vie de couple : pour que ça marche c'est à chacun aussi et surtout d'y mettre du sien...
Sur les cultures: stress du voyage et choc des cultures
Voyager doit être un plaisir. Et pour que ce plaisir demeure, autant faire en sorte que tout se passe pour le mieux, y compris sur le plan psychologique.
◊ Savoir où on va :
La première chose évidente pour qu'un voyage se passe bien est déjà de savoir où on va mettre les pieds et quelles difficultés (en tous genres) on va rencontrer. "Connaître" un peu le pays avant d'y aller diminuera d'autant les craintes possibles sur place.
En outre, cela évitera souvent aussi un trop gros stress d'avant départ; stress d'ailleurs parfois accru pour certains par la peur de devoir prendre l'avion. D'où l'intérêt, dans tous les cas, de bien choisir ses destinations.
Bref, déterminez clairement vos envies (plus même vos moyens) et acceptez vos limites; vous n'êtes pas là pour prouver quelque chose au monde. Car même si tout cela ressemble à des évidences, combien de voyageurs sont rentrés écoeurés d'un voyage simplement parce qu'il s'étaient "trompés" de destination et étaient partis vers quelque chose de trop difficile pour eux. Comme le reste, voyager s'apprend. Alors plutôt par exemple que de s'en aller seul un an à l'autre bout du monde ne vaut-il pas mieux se tester et débuter sur des pays proches et des durées moins longues, surtout si l'on n'est jamais sorti d'Europe plus de trois semaines ou que l'on est toujours parti en organisé ?
◊ Habitudes et perceptions :
En voyageant on change ses habitudes, on perd peu à peu ses repères et certaines cultures sont tellement différentes de la nôtre. Alors allez-y prudemment et n'essayez pas systématiquement de voir et comprendre les choses à la manière occidentale. Relativisez, prenez si nécessaire vos distances, et dans les pays très pauvres pas d'apitoiement inutile, vous ne changerez pas le monde, où alors restez pour aider.
Quant à la perception négative des choses en voyage, elle dépend d'abord des repères habituels que l'on a en soi. Des choses "extraordinaires" ou totalement inconnues passeront mieux car on ne possède aucun élément de comparaison, alors que le transport, le confort d'un hébergement, l'attente seront automatiquement comparés (même inconsciemment) à ce que l'on connaît ou pratiqué chez soi. Bref, un repas attendu une heure ou une averse prise sur la figure dans un véhicule seront moins bien vécus que la traversée d'une rivière en crue trempé jusqu'aux os. L'inconvénient de cela demeure que tant que l'on n'oublie pas ces repères (et bien d'autres notamment au niveau relationnel), il est impossible de bien voyager dans des pays difficiles ou de cultures et traditions différentes.
◊ Stress et angoisse :
Le fait de se retrouver dans certains endroits à un moment donné d'un voyage peut avoir en soi un effet stressant. Soit que l'on soit dépassé par la culture locale (l'Inde est un exemple typique), le rythme de vie (les grandes mégalopoles ou au contraire la "campagne profonde"), le "trop de monde" (zones très touristiques ou encore l'Inde dans un autre genre), les tensions latentes (pays en crise), voire même l'environnement (le désert). Sans oublier qu'à tout cela peut s'ajouter le cas échéant des soucis personnels, y compris certains propres aux voyageurs (problème de budget, tension entre coéquipiers, etc). Bref, à de multiples occasions, le voyageur pourra voir son niveau de stress largement augmenter.
. Début de solution :
Pour le stress, voire l'angoisse, que l'on peut parfois éprouver en voyage, diminuez-les en adaptant votre rythme à votre état.
Et tant pis si le programme que vous vous étiez fixé n'est pas respecté. Là aussi, il peut être utile de ne pas réagir toujours en occidental, notamment pour tout ce qui concerne les questions d'horaires et le confort. Encore une fois relativisez et essayez de voir les choses de manière positive; vous êtes après tout en vacances. Et puis pour ceux qui voyagent en solitaire, si le poids de la solitude s'ajoute au "choc des cultures" cherchez des coéquipiers en cours de route.
Mais tant que le stress ne demeure qu'occasionnel ou de courte durée, pas ou peu de soucis à avoir. Après avoir analysé les causes, faire une pause, contacter ses proches, trouver un endroit sympa, un bon resto ou hôtel remettra le plus souvent les choses en place.
Par contre, en cas de stress prolongé mieux vaut agir au plus vite et le cas échéant passer même carrément à une autre étape de son voyage. Bref, tirer un trait définitif sur ce mauvais moment du voyage et passer à un autre.
◊ Longs voyages :
Enfin, pour de longs voyages ou entre deux difficultés, prévoyez des haltes de quelques jours dans des endroits que vous trouvez sympas. Et à l'occasion, n'hésitez pas à vous faire le bon resto ou le super hôtel. Même si vous avez l'impression de ne rien faire ou de gaspiller votre argent, vous rechargerez au moins vos batteries et continuerez d'un bon pied la suite du voyage.
D'ailleurs, pour un voyageur peu expérimenté ou un début du périple, mieux vaudra souvent privilégier le plus simple. De plus, il n'est pas forcément judicieux d'enchaîner trop ou trop longtemps des pays difficiles, ou même simplement dits du Tiers-Monde. Au delà de créer un contraste qui fera tour à tour apprécier les uns et les autres, c'est surtout en cas de problèmes de santé, de fatigue, ou simplement de "blues prolongé" que l'on aura intérêt à faire halte dans les pays "occidentalisés". Le fait de retrouver d'une certaine manière ses repères et de bénéficier de meilleures infrastructures permettra toujours de mieux recharger les batteries. D'autre part, cela sera aussi plus commode si vous comptez faire venir votre famille ou vos amis en cours de route.Dernier conseil, ne jouez pas les Rambo, dans tous les cas évitez les pays ou régions à risques...
Treks et randos: précautions particulières
Motivations, condition physique, risques naturels, mauvaises rencontres et autres problèmes de sécurité, si bien sûr lors de petites balades cela n'a qu'une importance relative ce sont par contre autant d'éléments à prendre en considération pour des treks et randonnées de niveaux supérieurs.
◊ La motivation :
Avant de détailler les précautions nécessaires pour une rando ou un trek, il n'est pas inutile de rappeler qu'à l'évidence mieux vaut être motivé avant d'entamer un périple, y compris des plus courts. Car, au delà du manque flagrant de plaisir à découvrir l'environnement, le manque de motivation peut facilement accroître la fatigue - ou son impression - et les risques physiques pouvant en découler si l'on a entrepris une marche difficile. Sans oublier l'aspect psychologique qui fera que les choses ne se passeront pas toujours bien avec les autres marcheurs ou membres de l'équipe, à plus forte raison si l'on est parti pour plusieurs jours.
Donc, comme toujours, autant se limiter à ses envies et commencer par des choses faciles ou des marches de courtes durées si la motivation n'est pas vraiment au rendez-vous.
◊ La santé du marcheur :
. Condition physique :
Au delà des risques de l'environnement, c'est aussi à soi-même et à son corps que l'on devra faire attention.
Dans tous les cas, il est préalablement nécessaire de savoir ou définir quel type de marche on va effectuer, sa durée, les dénivelés prévus, les charges que l'on aura à porter et les conditions particulières que l'on pourra rencontrer (altitude, climat, etc). Fonction de cela, on pourra ainsi déterminer la condition physique (voire mentale) nécessaire à la réussite de sa randonnée.Bref, autant être déjà en bonne condition physique ou en tous cas faire en sorte que celle-ci coïncide avec ce que l'on va vivre. A la limite, une petite préparation préalable est loin d'être toujours superflue, de même que pour certains périples, une visite chez son docteur notamment s'il y a risque de contre-indication.
. Désagréments physiques :
Pour toutes les catégories de marches et de marcheurs, il y a ceux que l'on pourrait qualifier de mineurs (problèmes de pieds, fringale, etc) et ceux plus graves (blessures, coup de chaud, de froid...).
Même chose pour ce qui est de l'alimentation, l'élément moteur indispensable au randonneur et trop souvent négligée par ce dernier.
◊ Les risques naturels :
Même pour le marcheur aguerri, la nature présente son lot de risques et de dangers. Entre autres choses :
. "Mauvaise appréciation" :
Soit en clair la nécessite d'être toujours conscient que les choses peuvent changer rapidement au cours d'une marche, y compris courte, et donc de prévoir et agir en conséquence. Sans oublier que les conditions météo ou naturelles de son point de départ ne seront jamais celles que l'on rencontrera par la suite.
. Le soleil :
Attention danger ! Sur le sable, l'eau, la neige, les effets de la réverbération sont terribles. Bien se protéger la peau, les lèvres et surtout les yeux. Porter un chapeau et boire fréquemment.
. La chaleur :
Là aussi il est logiquement conseillé de boire abondamment de l'eau (et absorber une quantité suffisante de sel) afin de compenser les pertes dues à la sueur et de prévenir les risques de coup de chaud, d'épuisement ou de déshydratation. Un peu comme pour l'altitude, mieux vaut faire en sorte d'adapter progressivement son corps et ses efforts aux fortes chaleurs.
. Le vent :
Autre problème majeur. Donc, bien s'en protéger est important surtout que celui-ci fait baisser la température ambiante. Se méfier des coups de vent violents la nuit lorsque l'on campe; dans ce cas veiller à consolider sa tente solidement afin d'éviter qu'elle ne s'envole.
. La pluie et les orages :
S'équiper d'un poncho et faire attention aux déluges parfois imprévisibles qui peuvent se produire en montagne. Lors d'un bivouac, bien choisir son abri afin d'éviter tout accident de glissement ou de montée des eaux. Et puis bien sur emballez vos affaires à l'intérieur de votre sac à dos dans des sacs plastiques.
. Le froid :
Autre ennemi du marcheur. Donc, prenez garde aux amplitudes thermiques, notamment entre le jour et la nuit (y compris et surtout dans les déserts). Prévoyez toujours un équipement chaud à très chaud. surtout si vous devez bivouaquer. Au delà des risques de mort par hypothermie, le principal danger demeure les engelures pouvant dégénérer en gangrène.
. L'altitude :
Il est conseillé de s'acclimater et de monter lentement en altitude, très progressivement en respectant les paliers (700 m/jour entre 1 700 et 3 500 m et 400 m au delà). Redescendre sans hésiter en cas de mal à la tête, de vomissements, de fatigue durant plus de 24 heures. Attention aussi, lorsque l'on est déjà en altitude et que les étapes sont courtes de ne pas les enchaîner trop rapidement au risque d'aboutir à un dénivelé trop important. Chaque année, dans l'Himalaya, des marcheurs meurent sur de petits treks à cause de cela.
. Se perdre :
Avec la nature, c'est l'autre source principale de danger pour le marcheur, y compris dans des zones ou des conditions à priori peu difficiles. Toutefois, un minimum d'équipements (dont si nécessaire un GPS), de bon sens et la base au niveau orientation limiteront toujours les risques en la matière.
Première chose, évitez de partir seul ou sans quelqu'un connaissant la zone s'il s'agit de périples plus périeux. Consultez toujours la météo afin de savoir si vous rencontrerez du brouillard, de la neige ou des orages pouvant augmenter les chances de se perdre.Préparez votre itinéraire et d'après vos cartes évaluez les distances et les temps de marche correspondants à certaines repères que vous rencontrerez sur votre route. Le tout bien sûr en tenant compte de vos capacités ou de celles de votre groupe (pas de surestimation inutile !).Prenez au moins un vêtement chaud. Prévoyez toujours une marge en matière de nourriture et d'eau, mais aussi au niveau du temps de parcours pour ne pas se retrouver coincé par la nuit.Suivez toujours les chemins, sentiers et autres repères et évitez les raccourcis qui peuvent accroître les risques de s'égarer.
. En cas de problèmes :
Si vous vous sentez perdu, la première chose est de garder son calme et de faire le point. Ensuite, trois possibilités s'offrent à vous : faire demi-tour , aller de l'avant, trouver un coin pour dormir ou attendre des secours....
• Les animaux :
. Les gros :
C'est un risque relativement rare, même si la rencontre avec un ours dans le Grand Nord ou certaines montagnes, ainsi qu'avec quelques autres grosses bestioles en Afrique ou dans les jungles sont toujours possibles. Remettez-vous en à votre guide pour ce qui est des précautions et de la conduite à tenir. Dans les réserves, restez toujours dans les endroits autorisés et suivez à la lettre les recommandations des rangers ou même des locaux.
- A l'étape :
Egalement, il est toujours plus prudent de bien faire l'état des lieux des endroits où l'on souhaite s'arrêter, surtout pour dormir. Regardez s'il n'y a pas de traces fraîches d'animaux aux alentours et le cas échéant déménagez un peu plus loin. Attention aussi aux chemins d'accès aux point d'eau ou de transhumance. Enfin, et c'est peut-être là le plus important, ne laissez jamais de nourriture "odorante" dans votre tente, ou même à proximité, qui puisse attirer les animaux. Idem pour ce qui est des détritus. Mieux vaut tout envelopper et les éloigner, ou même dans certains cas les suspendre carrément aux arbres
.A l'inverse, rangez bien toutes vos autres affaires à l'intérieur de votre tente pour éviter que celles-ci ne soient dévastées pendants la nuit par des animaux généralement plus curieux que dangereux comme par exemple les singes. Sachez aussi qu'un feu ou une lampe allumée toute la nuit éloignera généralement les animaux.
Enfin, en cas de rencontre, essayez de garder votre calme, ne courrez pas, reculez doucement sans tourner le dos à l'animal et en faisant le moins de bruit possible. Les animaux n'attaquent l'homme que lorsqu'ils se sentent vraiment obligés. Donc, évitez bien sûr de les agresser ou d'aller les voir de plus prêt, surtout s'ils sont avec des petits.
. Les chiens :
Véritable fléau pour le randonneur/trekkeur et pas toujours qu'à l'autre bout du monde ! Du solitaire, y compris domestique, à la véritable meute (notamment dans certains coins d'Asie ou d'Afrique) autant faire attention. Donc, faites un détour ou attendez un peu si vous ne sentez pas la rencontre. Et, simplement si vous vous sentez menacé (pas la peine non plus d'énerver l'animal inutilement), n'hésitez pas à jeter une pierre, donner un coup de pied ou utiliser votre bâton de randonnée si vous en disposez d'un. Accessoirement, si l'on compte effectuer certaines marches, un vaccin anti-rabique peut être conseillé.
. Les petits venimeux :
Dans cette catégorie venimeuse, voire mortelle, on trouvera évidement les serpents, scorpions et autres araignées mais aussi tout un tas d'autres bestioles "locales" qui, du poisson au coquillage venimeux en passant par certaines variétés de grenouilles et différents insectes (et même plantes) apparemment inoffensifs, peuvent présenter un réel danger. Encore une fois, demandez et faites confiance aux guides et aux locaux qui vous diront quels sont les risques et quoi faire en cas de mauvaise rencontre.
- Précautions :
En attendant, deux ou trois trucs peuvent toujours s'avérer utiles. Un chapeau large lors d'un trek dans la jungle évitera de recevoir sur la tête les animaux indésirables tombés des arbres.Toujours vérifier au réveil, et même le reste du temps, si rien ne s'est infiltré dans ses chaussures, vêtements, sacs et autres contenants. Secouez toujours avant utilisation et, en cas de doute, fouillez avec un bâton plutôt que d'y mettre les mains.
Elémentaire, évitez aussi les chaussures ouvertes à l'étape si vous pensez qu'il y a des risques. Comme toujours, ne tuez l'animal qu'en cas d'absolue nécessité. Préférez toujours faire un détour ou attendre que celui-ci disparaisse. Et une fois mort ne le touchez pas avec les doigts, même HS certaines espèces sont encore venimeuses. Contre les morsures, vous pouvez toujours prévoir un aspi-venin.
. Les petits dérangeants :
De loin les plus nombreux avec, avant tout, les moustiques, mouches et autres abeilles.Même si la plupart ne présentent aucun risque, sinon de vous gâcher la vie, mieux vaut cependant prendre quelques précautions notamment vis à vis des moustiques. Si vous voyagez dans une zone de paludisme (transmis par certains moustiques), prévoyez déjà en conséquence au niveau prophylaxie. On rappelle aussi que les moustiques piquent d'abord le soir (donc portez des habits fermés dès la tombée de la nuit) et que l'utilisation de répulsifs sur la peau, les vêtements, la tente, limite les risques de piqûres.
◊ Les "mauvaises rencontres" :
. Criminalité et guérillas :
Pour terminer quelques mots sur les possibilités d'agressions et autres dangers du genre pouvant survenir en cas de marche, surtout dans les coins les plus reculés ou lorsque l'on part en solitaire.
Sans pour autant être fréquents les risques de mauvaises rencontres existent, et certains pays ou endroits comme par exemple les environs du lac Atitlan au Guatemala sont réputés en la matière. Heureusement la plupart du temps, on n'en voudra qu'à votre argent et à vos biens. Donc, comme toujours, pas la peine de jouer les héros et mieux vaudra obtempérer quitte à devoir ensuite refaire ses papiers et/ou se renflouer financièrement ou au niveau du matériel volé.
Plus graves sont les risques politiques et de guérillas pouvant exister dans des régions de treks comme par exemple en quelques endroits de l'Himalaya. Au delà de se faire dépouiller, le marcheur peut parfois aussi y risquer sa vie.
. Le statut de "touriste".
En matière de sécurité, on rappelle que le statut de touriste à l'étranger présente le plus souvent autant d'avantages que d'inconvénients. En tant que source de devises pour les gouvernements on est ainsi souvent mieux protégé (cf. l'Egypte) et même parfois à l'abri des querelles politiques locales (certaines guérillas préservent aussi le tourisme en tant qu'apport de revenus potentiels). A l'opposé, il est clair que pour nombre de gens à travers le monde, occidental rime - souvent à juste titre d'ailleurs - avec dollars et que les tentations sont là. Sans parler pour les mouvements et groupuscules en tous genres de se faire un coup de "pub" par le braquage, l'enlèvement ou l'assassinat d'étrangers qui de plus feront diminuer à la longue les apports du tourisme pour le pouvoir qu'ils combattent.
Bref, de quelques natures que soient les risques, renseignez-vous toujours sur la situation du moment des zones que vous allez visiter. Avant de partir via notamment le site du Ministère des affaires étrangères, mais aussi et surtout sur place auprès des représentations consulaires, ONG et autres organismes, ainsi que des populations locales et des voyageurs rencontrés. Et si les choses ne semblent pas des plus sûres, abstenez-vous !
Treks et randos: organiser sa marche
Guide, porteurs, matériel, prix, quelques conseils pour ceux qui souhaitent tout organiser par eux-mêmes.
• Organiser soi-même sa marche :
Si l'expérience est tout à fait intéressante, mieux vaut être cependant débrouillard, négociateur et maîtriser un minimum l'anglais ou la langue locale sous peine au final de grosses déconvenues. Attention aussi à que cela ne coûte pas plus cher à l'arrivée que de passer par les services d'une agence locale ou internationale. Donc, déjà, ayez une idées des prix proposés par celles-ci pour un circuit identique et surtout des salaires et autres gratifications que vous devrez payer à votre équipe.
. A qui s'adresser et où ?
"Recruter" une équipe est tout à fait possible dans nombre d'endroits aussi bien pour des périples dans des zones désertiques, de jungles et bien sûr de montagnes notamment himalayennes. Ainsi, en Inde ou au Népal, vous n'aurez pas de mal à rencontrer des guides avec des ânes ou des porteurs prêts à vous accompagner. Le mieux est alors d'arriver dans la ville ou le village de départ et de demander aux gens s'ils connaissent des personnes fiables (plus voir aussi l'expérience des autres voyageurs en la matière). Mais dans tous les cas, pensez déjà à être autonome avec votre propre équipement (tente, duvet...) et, selon, votre nourriture.
Une fois le contact pris, il vous faudra établir ensemble votre itinéraire, le nombre de jours souhaités et vous mettre d'accord sur les conditions financières, y compris et surtout s'il y a des taxes et autres droits d'entrées pour accéder à certains coins (en gros, savoir qui paye quoi). A ce sujet, soyez réalistes et ne partez pas sur des étapes démesurées, hors de portée de votre condition physique ou de vos envies, et laissez une place aux changements de programme selon les conditions météo et autres aléas que vous rencontrerez ensuite en route. Et une fois les choses décidées, respectez-les !
• Porteurs, guide et cuisinier :
. Porteurs (et cuisinier) :
Concernant le portage, il est conseillé aux gens qui n'ont pas l'habitude de marcher des heures avec un sac pendant des jours ou des semaines, surtout en milieu difficile, de prévoir un porteur qui leur évitera de gâcher leur voyage. Donc, même s'il n'y a pas de logistique importante à emporter, penser à prendre quelqu'un pour porter ses affaires. La charge maximale pour un porteur est de 30 kg.
Dans tous les cas, dès lors que vous allez rencontrer des conditions particulières (température, altitude...), il est important de savoir aussi si vos porteurs et guides seront équipés en conséquence. Vous êtes responsable des personnes que vous embauchez ! A ce sujet, on renvoie d'ailleurs à "Porters rights" qui soulève quelques questions concernant les droits des porteurs et autres sherpas.
Alternative au(x) porteur(s), les animaux de bât (ânes, mules, chevaux, chameaux) qui se chargeront des bagages et seront encadrés par généralement une personne pour plusieurs animaux. En moyenne, chacun peut emporter une cinquantaine de kilos.Autre membre de l'équipe, le cuisinier. En général il n'est concerné que par le portage du matériel en rapport avec sa fonction et donc ne portera pas votre sac.
. Guide :
Le guide est de très loin la personne la plus importante. Pour les marches les plus longues ou difficiles il est nécessaire de bien le choisir sous peine de se voir embarquer en route dans quelques galères, sinon même dangers lorsque celui-ci est inexpérimenté. Dans tous les cas, c'est lui que l'on doit embaucher en premier et avec qui on discutera du périple et de ses à cotés. Donc, déjà, prenez obligatoirement quelqu'un qui parle au moins anglais ou du moins avec qui vous pourrez communiquer. Presque toujours c'est lui qui se chargera de recruter ensuite le reste de l'équipe et d'organiser l'intendance; donc évitez de lui "imposer" telle ou telle personne avec qui il n'aura peut-être pas "d'affinités". Tout en étant au préalable d'accord sur la composition de l'équipe, à l'évidence, évitez aussi d'intervenir dans ses choix et sur sa "gestion" de celle-ci en cours de route.
Dernière chose, ce n'est pas par ce que les gens sont du pays qu'il seront forcément de bons guides, voire porteurs, expérimentés et compétents. Le développement du tourisme dans certaines régions tend en effet à transformer un peu tout le monde et n'importe qui en guide potentiel.
◊ L'équipe et son matériel :
. L'équipe :
Guide, cuisinier, porteurs et/ou animaux de bât, c'est donc sur cette base que se constituera votre équipe. Mais avant toute chose, on le rappelle, posez vous déjà la question de l'utilité de recruter tout ce monde. Soit que les formules d'agences locales soient plus intéressantes et/ou bien moins compliquées à mettre en oeuvre, soit que finalement il est possible de réaliser sa marche seul sans encadrement.
Ensuite, embauchez ou faites embaucher le nombre de personnes adéquates. Rien ne sert d'avoir en effet une flopée de porteurs ou d'animaux ne portant presque rien. De même, si votre trek ne passe que par des villages où le ravitaillement est possible, un cuisinier et son attirail auront parfois bien moins d'utilité. Et dans certains cas même, un guide seul pourra suffire.Bref, composez avec votre périple, sa durée et ses conditions, même s'il est vrai que vos guides auront parfois tendance à surévaluer (pour de multiples raisons) le nombre de personnes nécessaires.
. Matériel :
Question matériel, soyez également clair sur ce que vous et l'équipe aurez besoin et ses coûts. Comme déjà dit, soyez au minimum autonome au niveau couchage et, selon, nourriture. Pour le reste remettez-vous en à votre guide tout en vérifiant à l'occasion la qualité et les quantités nécessaires. En principe, vous n'aurez qu'à vous soucier de ce qui vous concernera directement (donc pas la nourriture et autres équipements de l'équipe), même s'il est vrai que vous devez faire en sorte que votre "personnel" dispose du minimum au niveau sécurité pour ce qui est des passages les plus difficiles ou conditions extrêmes.
◊ Les prix :
- Le juste prix :
C'est la question cruciale. Donc, renseignez-vous au préalable, notamment auprès d'autres voyageurs, et ayez au moins comme repère "plafond" les prix proposés par les agences locales pour une prestation identique.
Dans tous les cas négociez bien, voire marchandez, avec votre interlocuteur privilégié qui sera en général votre guide. Etablissez avec lui le périple et la répartition des coûts (le plus important). Evitez d'ailleurs les intermédiaires si vous ne voulez pas que les prix montent. Très souvent, c'est lui qui empochera le budget total et repartira ensuite les salaires et autres dépenses. Pour plus de sécurité, certains voyageurs ne donnent qu'une partie de la somme avant le départ et le solde à l'arrivée. D'autres font signer un "contrat", même s'il est vrai que cela ne servira la plupart du temps guère à grand chose en cas de problèmes. Donc, à chacun de voir selon les situations.
- Rémunérations :
Quant aux rémunération, elles sont bien sûr variables selon les pays, les types de marches, les conditions ou difficultés et les compétences de gens. Par exemple dans l'Himalaya un porteur touche en moyenne 5 ou 6 €/jour lors de treks "classiques" et de 8 à 10 € dans des conditions plus difficiles. Idem en gros pour un cuisinier ou un muletier avec son animal. Quant aux guides, c'est le plus variable. De 7 à 10 €/jour s'il s'agit d'un porteur-guide à 15/20 € s'il gère une équipe ou pour de longues marches, et jusqu'à 40 ou 50 €/jour pour des périples très difficiles ou des conditions très particulières.
A cela il ne faut pas oublier - y compris d'ailleurs si l'on passe par des agences - de rajouter un pourboire pour chacun des membres en fin de voyage.
En gros, on peut partir sur une base de 10 ou 15% de la rémunération quotidienne de chacun à laquelle on pourra toujours ajouter quelques cadeaux utiles.
Treks et randos: avec qui partir ?
Randonnée ou trek, avec qui partir ?
Evidemment plusieurs options sont possibles selon les destinations, niveaux de difficultés et envies de chacun. Au choix : le tout compris depuis chez soi, partir en indépendant et tout organiser soi-même ou via une agence locale, marcher seul, en groupe ou en famille.
◊ Partir seul :
Sous entendu sans encadrement. Si bien sûr cela ne pose aucun problème pour nombre de randonnées, de treks faciles, balisés ou disposant d'infrastructures aux étapes, il n'en va pas de même dès lors que l'on sort un peu des sentiers battus (et encore). Car à vouloir la liberté totale, il ne faut pas oublier non plus les contraintes que cela imposera pour que les choses ne se transforment pas en galère ou même catastrophe.
. Autonomie :
Bref, dans ce contexte, il faudra savoir être autonome. C'est à dire faire face à plusieurs obligations qui sont de pouvoir se ravitailler et se loger, transporter son équipement, communiquer avec les locaux et surtout se repérer et éviter les dangers.
Se loger est en général le plus facile, il suffit d'emporter une tente ou de construire un périple qui passera par des refuges ou des villages.
Pour se nourrir, les difficultés interviendront évidemment dans les zones les plus reculées ou démunies. Dans ce cas emporter sa nourriture (énergétique) et un minimum de matériel de cuisine, voire même un combustible pour les endroits désertiques. Par mesure de sécurité, prévoyez au moins de un à trois jours de nourriture supplémentaire selon la durée prévue entre étapes où le ravitaillement sera possible.
Bien évidemment, surgira vite le problème de pouvoir transporter tout cela et le reste. Passé une quinzaine de kilos par personne, en milieu ou conditions difficiles, n'espérez pas vous-même assumer la charge.
Reste aussi le problème de la communication. Au delà de dialoguer avec les personnes rencontrées, il peut être utile, sinon vital, de savoir demander un renseignement et surtout comprendre les réponses. On touche d'ailleurs là le risque premier de partir seul ou sans personne connaissant le terrain. Car, quels que soient les milieux, déserts, montagnes ou jungles, cela ne s'improvise pas. Hors les chemins les plus fréquentés, on risque vite de se perdre, sans parler des aléas climatiques et autres risques ou accidents que l'on ne saura pas anticiper.
Donc, restez réalistes et conscients des choses (et de vos capacités), quitte à adapter/modifier votre projet. Ne partez seuls que pour des périples et/ou dans des conditions présentant un minimum de sécurité; et ce même pour les durées les plus courtes...
◊ Le "tout compris" par agence :
En clair partir en "tout organisé" en s'adressant avant tout à des spécialistes du trek ou de la marche. Généralement, les voyagistes européens correspondent avec des agences locales qui mettront à leur disposition la logistique, les guides et tout le personnel nécessaire (eux ne fournissant que l'accompagnateur).
. Avantages et inconvénients :
Cela demeure une bonne solution si l'on veut ne s'occuper de rien, dispose de peu de temps, ou que l'on a pas envie de gérer soi-même le voyage/trek. Autre avantage, on se retrouvera en principe avec des gens qui ont la même motivation et niveau que soi (et parlent la même langue) dans une structure qui, à l'occasion même, pourra s'adapter à vos envies. De plus, en principe, il n'y aura pas de mauvaises surprises. Inconvénients : un prix qui inclus fort logiquement la prestation et les marges du Tour-Opérateur et de ses prestataires, plus souvent aussi un planning assez peu souple.
Quant aux puristes qui disent que partir en groupe dans ces conditions nuit ensuite sur place à l'environnement ou au contact avec les populations, on peut répondre que "organisé" ne veut pas forcément dire "troupeau" (on voit parfois aussi des troupeaux de routards) et que le reste est d'abord une question d'individu et de choix de prestataires compétents et responsables...Pour avoir une idées de ce que proposent les agences françaises, on vous renvoie encore une fois au moteur de recherche de Trek Mag.
. Quelques "spécialistes" :
Il existe en gros une quinzaine de bons spécialistes reconnus en France dont les documentations ne sont toutefois, la plupart du temps, disponibles qu'auprès des agences de la marque ou en ligne.
. Allibert (treks montagnes et déserts)
. Atalante (rando pédestre)
. Chamina (idem)
. Club Aventure (dominantes treks)
. Explorator (randos découvertes et autres)
. Grand Nord-Grand Large (milieux polaires).
. La Balaguère (rando et trekking)
. La Route du Sahara (Sahara)
. Nomade (dominante treks)
. Pedibus (randonnée)
. Point Afrique (Sahara)
. Terres d'aventure (le voyage à pied)
. Tirawa (rando et trekking)
. UCPA (orienté jeunesse)
. Visages-Trekking (rando et trekking)
• Agences locales :
C'est une option choisie pour diverses raisons par certains : partir sur place et s'adresser à une agence locale. En effet, rien ne vous empêche de réaliser vous-même la trame de votre voyage puis de compléter ponctuellement et localement avec des propositions d'agences pour ce qui concerne la marche.
Dans la plupart des pays, on trouvera facilement des prestataires locaux proposant des circuits ou pouvant organiser des treks à la carte. Petit détail, via ces agences locales vous retrouverez parfois les groupes organisés des voyagistes européens. A signaler aussi qu'au départ des capitales ou des villes hors zones de trek, nombre de prestataires vous proposeront déjà des marches. Même si cela peut être intéressant, mieux vaut attendre la plupart du temps d'être réellement sur place pour faire son choix.
. Le choix :
Concrètement, autant savoir déjà ce qui existe et donc se renseigner avant le départ via Internet mais aussi et surtout l'expérience des autres (l'un des buts d'ABM).
Sur place, pendant au moins une demie-journée, prenez le temps de voir ce que l'on peut trouver et de comparer les prestations et compétences des uns et des autres. Et cela même si dès votre arrivée vous êtes harcelés par des foules de rabatteurs (qui pour aider votre décision vous "offriront" le trajet jusqu'à votre hôtel ou une visite "gratuite" de la ville), votre hôtelier ou à la limite n'importe quelle personne rencontrée. Et puis bien sûr, pour choisir, discutez avec d'autres voyageurs qui en reviennent. Enfin, une fois que l'affaire est conclue, n'hésitez pas à écrire noir sur blanc ce qui a été convenu avec les tarifs et gardez un exemplaire du contrat afin d'éviter toute polémique.En attendant, il est clair que passer par un prestataire vous facilitera toujours la vie et vous fera gagner éventuellement un peu d'argent au niveau des équipements nécessaires dont vous ne disposez pas (tente, matériel de cuisine...). Cela permet aussi d'aller dans des endroits où vous n'iriez pas seul et de découvrir plein de choses que ces agences connaissent et pratiquent parfois depuis longtemps. Inconvénient : on ne sera pas forcément avec des francophones (groupe, guides) et un minimum de connaissance de l'anglais est souvent nécessaire si l'on veut communiquer.
◊ Marcher en famille :
Deux mots enfin pour ceux qui souhaitent marcher en famille.
Il est tout à fait possible d'emmener des enfants à partir de 4 ou 5 ans en balade pour quelques kilomètres. A partir de 8 ans, ils peuvent généralement parcourir de 8 à 15 km/jour. Bien sûr, on ne doit pas choisir de circuits trop difficiles, présentant de forts dénivelés ou des montées en trop haute altitude, ou encore s'effectuant dans des conditions de températures un peu rudes.Sur le plan pratique, on pourra toujours prendre un porteur ou un animal chargé de transporter l'enfant. Et puis bien évidemment, intéressez vos enfants en proposant tout au long du parcours des jeux ou des découvertes en leur montrant les paysages, la flore et la faune...
Pour plus de détails on renvoie à un article de Trek Mag sur le sujet .










